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  • JUSTICE MALIENNE

    JUSTICE MALIENNE

    Deux poids deux mesures et des… démesures

    La justice malienne a été toujours caractérisée, malheureusement,  de tout le temps, par le sentiment frustrant d’être à deux poids, deux mesures. Le citoyens lambda, sait très bien que celle rendue à son nom est très souvent à deux vitesses ! Comme l’a si bien dit Jean de La Fontaine, « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » Ou bien elle ne jugera même pas si vous avez beaucoup d’argent . . .

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  • Mountaga Tall : l’élégance d’un combat, la violence d’une disparition

    Mountaga Tall : l’élégance d’un combat, la violence d’une disparition

    De Ségou à Bamako, le parcours d’un homme qui a fait du droit et de la démocratie sa boussole politique-jusqu’à son enlèvement dans la nuit du 2 au 3 mai 2026.

    DANS le Mali des grandes promesses démocratiques, des désillusions politiques et des recompositions successives, Me Mountaga Tall fait partie de ces figures qui ne passent jamais tout à fait hors champ. Avocat de renom, leader politique, parlementaire, ministre, critique des pouvoirs en place : son parcours dessine moins une trajectoire linéaire qu’une longue conversation, parfois tendue, souvent lucide, avec l’histoire malienne.

    L’enfant de Ségou et la discipline du droit

    Né à Ségou en 1956, Mountaga Tall appartient à cette génération qui a grandi dans l’après-indépendance et ses espérances fondatrices. Très tôt, il se tourne vers le droit, comme si le langage de la loi devait devenir son instrument naturel pour lire le monde, le contester et, peut-être, le corriger. Ses études le conduisent à Dakar, où il se forme à la rigueur juridique avant de prêter serment comme avocat. Dans les prétoires, il apprend l’architecture du raisonnement ; dans la vie publique, il en fera une méthode.

    Le combat démocratique et la naissance du CNID

    Au temps du parti unique, il s’impose parmi ceux qui réclament davantage de liberté, davantage de débat, davantage d’institutions capables de tenir tête aux rapports de force. Il participe à la création du CNID-Faso Yiriwa Ton, formation qui deviendra l’un des repères de l’opposition démocratique malienne. Avec lui, la politique prend les accents d’une discipline : pas de démonstration tonitruante, mais une fidélité aux principes, une patience tactique, une confiance dans la durée.

    Le pouvoir, de l’intérieur et de l’extérieur

    Candidat à la présidentielle, député, responsable parlementaire, puis ministre, il a connu les lieux du pouvoir de l’intérieur sans jamais donner l’impression d’y dissoudre sa singularité. Il a fréquenté l’État sans se confondre complètement avec lui. Chez lui, l’autorité ne vient pas du seul rang institutionnel, mais de l’épaisseur d’un parcours où l’on retrouve à la fois la discipline du juriste et la vigilance de l’opposant.

    La rupture avec la junte et le retour à la critique

    Dans les années récentes, alors que le pays entre dans une nouvelle séquence dominée par la transition militaire, Mountaga Tall prend de la distance avec le pouvoir en place. Il critique certaines orientations, défend le rôle des partis politiques et rappelle, avec une insistance de juriste, qu’aucune stabilité durable ne peut se construire en fragilisant les cadres démocratiques.

    Bamako, 2–3 mai 2026 : la nuit où tout bascule

    Dans la nuit du 2 au 3 mai 2026, Me Mountaga Tall est enlevé à son domicile de Bamako par des hommes armés et encagoulés circulant dans des véhicules sans immatriculation. Selon sa famille, son épouse a été brutalisée alors qu’elle tentait de filmer la scène et son téléphone a été confisqué. À ce jour, ni son lieu de détention ni l’autorité responsable de l’opération n’ont été clairement identifiés.

    Amnesty International a appelé les autorités maliennes à clarifier immédiatement son sort et sa localisation, signalant le risque de disparition forcée si l’opération a été menée par des agents de l’État ou avec leur accord. La presse internationale a vu dans cet enlèvement le signe d’un durcissement inquiétant du climat politique malien.

    La tenue d’un homme, la fragilité d’un pays

    Ce qui frappe chez Me Mountaga Tall, c’est la tenue. Une manière de parler qui ne cherche ni le fracas ni l’effet, mais l’efficacité d’une parole pesée. Une présence qui dit quelque chose de rare dans la vie politique contemporaine : l’idée qu’on peut encore tenir un cap sans renoncer aux nuances. Dans un pays où les crises ont souvent brusqué les hommes et accéléré les destins, il a avancé avec une forme de gravité tranquille, presque classique, comme si la politique était d’abord une affaire de constance morale.

    Il n’a pas seulement accompagné l’histoire du Mali contemporain ; il en a incarné certaines contradictions les plus fortes. Il dit les espoirs démocratiques, les promesses du pluralisme, les désenchantements du pouvoir et la difficulté, toujours recommencée, de bâtir un ordre politique stable. À sa manière, il est l’un de ces hommes dont le parcours raconte un pays tout entier.

    Adama Dramé

  • La paranoïa des Viltrumites du Qahel : Anatomie d’une décapitation stratégique globale 

    La paranoïa des Viltrumites du Qahel : Anatomie d’une décapitation stratégique globale 

     « Quand les géants de fer décident de raser la forêt, ils ne coupent pas les herbes folles. Ils abattent d’abord les grands arbres, ceux dont la cime ose défier le ciel et dont l’ombre protège le reste du vivant. » 

                                            === Par A K Dramé === 

    L’HISTOIRE contemporaine des relations internationales se souviendra peut-être de ce début de siècle comme de l’ère de la Grande Sélection planétaire. Une époque où la puissance brute, désinhibée par l’effondrement du droit international, a troqué les habits subtils du soft power pour la violence chirurgicale et absolue. Dans l’univers de la bande dessinée et de la science-fiction, les « Viltrumites » incarnent cette race extraterrestre humanoïde dont la survie et l’expansion reposent sur un darwinisme social poussé à son paroxysme : l’élimination systématique de toute faiblesse interne, suivie de la colonisation implacable de l’univers. 

    Pourtant, la science-fiction n’est jamais qu’un miroir grossissant de nos réalités les plus sombres. Aujourd’hui, une dynamique similaire — que l’on pourrait qualifier de «paranoïa des Viltrumites du Qahel » — s’observe à l’échelle du globe, et de manière particulièrement aiguë sur le continent africain. Une rationalité froide et impitoyable s’est emparée des centres de pouvoir hégémoniques, qu’ils soient étatiques, oligarchiques ou militaro-industriels. Leur doctrine ? La décapitation préventive de l’altérité.

    Pour maintenir leur domination, ces nouveaux empires ne cherchent plus seulement à contrôler les ressources ; ils s’acharnent à éradiquer, par la mort ou l’incarcération, tout ce qui peut faire office de chef, tout ce qui ose s’habiller du costume de la souveraineté, tout ce qui dégage une aura de résistance, tout ce qui pense, et tout ce qui critique. 

    La doctrine Viltrumite : De la fiction à la géopolitique réelle 

    Dans l’allégorie qui nous occupe, le « Qahel » (subtil écho au Qaaheli et aux zones de fractures géostratégiques) devient le laboratoire d’une expérience terrifiante. Les Viltrumites réels ne viennent pas d’une autre galaxie. Ils sont le produit d’une fusion entre la haute technologie de surveillance, le mercenariat militarisé et des élites locales ou globales prêtes à tout pour figer le statu quo. 

    Leur force colossale ne réside pas dans des « atomes intelligents », mais dans des algorithmes de reconnaissance faciale, des drones tueurs et des systèmes de surveillance de masse comme Pegasus. Leur invulnérabilité apparente est celle de l’impunité juridique internationale. 

    Cette force s’accompagne d’une névrose obsessionnelle : la peur du leader organique. L’histoire des révolutions nous enseigne que pour qu’une masse informe devienne un mouvement historique, il faut un catalyseur. Les Viltrumites du Qahel l’ont parfaitement compris. Leur stratégie ne consiste plus à répondre aux revendications des peuples, mais à stériliser le sol pour qu’aucune tête ne dépasse. 

    Les cinq cibles de la purge permanente : 

    1. Ceux qui peuvent être chefs : Les organisateurs, les leaders syndicaux, les figures communautaires capables de structurer le mécontentement.
    2. Ceux qui s’habillent comme un président : Ceux qui incarnent la dignité de l’État ou d’une alternative crédible, refusant la posture de la marionnette ou du vassal. 
    3. Ceux qui ont une forte aura : Les figures charismatiques — artistes, intellectuels, opposants — dont la simple présence magnétise les foules. 
    4. Ceux qui ont une capacité de réfléchir : Les technocrates intègres, les universitaires, les stratèges qui refusent les dogmes imposés par les institutions financières internationales ou les puissances tutélaires. 
    5. Ceux qui critiquent : Les journalistes, les lanceurs d’alerte, les voix dissidentes sur les réseaux sociaux. 

    L’Afrique en ligne de mire : Le laboratoire de la décapitation politique 

    C’est en Afrique, et particulièrement dans la bande sahélo-saharienne et l’Afrique centrale, que cette grille de lecture théorique trouve ses illustrations les plus tragiques et les plus concrètes. Le continent subit une forme de « Grande Sélection » géopolitique où chaque émergence d’un leadership authentique est perçue par les forces viltrumites (locales ou occidentales/orientales) comme une menace existentielle. 

    L’éradication du charisme et de l’aura 

    Le souvenir du traitement infligé aux leaders historiques plane comme un avertissement permanent. De Patrice Lumumba à Thomas Sankara, la méthode viltrumite a toujours consisté à tuer l’homme pour tuer l’idée. Aujourd’hui, la méthode s’est modernisée mais le but reste le même. 

    Prenons le cas des figures de la société civile au Qaaheli. Dès qu’un leader d’opinion émerge avec une aura capable d’unifier les populations au-delà des clivages ethniques ou partisans, il devient une cible. Qu’ils finissent en exil forcé, derrière les barreaux sous des motifs fallacieux de « démoralisation de l’armée » ou « haute trahison », ou qu’ils disparaissent mystérieusement lors de patrouilles nocturnes, le message est clair : l’aura est un crime de lèse-majesté. 

    Le refus du « costume présidentiel » 

    S’habiller comme un président, au sens géopolitique, signifie refuser le costume du subalterne. Lorsque des dirigeants ou des opposants africains adoptent une posture de dignité souveraine, refusant de courber l’échine lors des sommets internationaux, le système viltrumite s’active pour les diaboliser. 

    On l’a vu à travers la gestion des crises politiques en Afrique de l’Ouest. Quiconque tente de redéfinir les termes de l’échange économique (sur l’uranium, l’or ou le pétrole) ou rompt avec les accords militaires coloniaux est immédiatement qualifié de « putschiste infréquentable » ou de « dictateur en herbe », tandis que des régimes autocratiques mais dociles sont célébrés comme des « modèles de transition démocratique ». C’est l’emprisonnement systématique de quiconque a la stature d’un chef d’État alternatif. 

    Exemples concrets à travers le monde : La paranoïa globale 

    Cette paranoïa des Viltrumites ne se limite pas aux frontières du Qahel africain. Elle s’observe à travers le monde, dessinant une cartographie de la répression préventive.

    Le cas du Proche-Orient : La liquidation des cadres 

    Au Proche-Orient, la doctrine de l’élimination de « tout ce qui peut être chef » a atteint un niveau industriel. Les assassinats ciblés de leaders politiques, de commandants militaires, mais aussi de scientifiques, d’ingénieurs et d’intellectuels palestiniens, libanais ou iraniens, démontrent cette volonté de détruire la structure cognitive et organisationnelle de l’adversaire. On ne combat plus seulement une armée ; on élimine quiconque possède « la capacité de réfléchir » et d’organiser la résistance de demain. 

    En Amérique latine : Le « Lawfare » contre l’aura politique 

    En Amérique latine, les Viltrumites du néolibéralisme ont utilisé le lawfare

    (l’instrumentalisation de la justice) pour briser ceux qui ont une forte aura populaire. L’acharnement judiciaire contre des figures de la gauche continentale, visant à les rendre inéligibles ou à les jeter en prison, participe de cette même paranoïa : 

    empêcher le retour de leaders capables de fédérer les classes populaires contre les oligarchies financières. 

    En Europe et en Asie : La criminalisation de la critique 

    Même au sein des démocraties libérales occidentales, que l’on pensait immunisées, la panique des élites face à la contestation a provoqué un durcissement spectaculaire. Les lois anti-terroristes sont désormais détournées pour ficher et arrêter les militants écologistes radicaux ou les intellectuels critiques. En Russie ou en Chine, la paranoïa de l’État-Viltrum se traduit par la disparition pure et simple des avocats des droits humains, des journalistes d’investigation et de quiconque ose « critiquer » la ligne du Parti ou du Kremlin. 

    RégionCible PrioritaireMéthode ViltrumiteGoal Géopolitique
    Qaaheli (Qahel)Leaders souverainistes & Intellectuels Arrestation arbitraire, diabolisation, élimination Contrôle des ressources et maintien du statu quo 
    Proche-OrientCadres, Ingénieurs, Chefs politiques Assassinats ciblés, frappes de haute précision Destruction de la capacité réflexive et organisationnelle 
    Amérique LatineLeaders populaires charismatiques Lawfare (guerre juridique), emprisonnement Préservation des privilèges oligarchiques 
    Espace OccidentalLanceurs d’alerte, Écritiques, Écologistes Surveillance de masse, mort sociale, criminalisation Protection de l’ordre techno-capitaliste 

    La psychologie de l’Empire : Pourquoi les Viltrumites ont-ils peur ? 

    La question fondamentale que pose l’observateur est toujours celle de la cause profonde : Pourquoi une puissance qui se prétend colossale et invulnérable cède-t-elle à une telle paranoïa ?

    La réponse réside dans la fragilité inhérente de la domination injuste. L’Empire viltrumite, malgré sa technologie et ses armes, sait qu’il est minoritaire. Il sait que sa légitimité est nulle. Sa plus grande hantise n’est pas une armée conventionnelle, mais une idée. Une idée portée par une voix forte, structurée par un esprit brillant, et adoptée par un peuple lassé de l’oppression. 

    Lorsque les Viltrumites du Qahel arrêtent un enseignant parce qu’il a critiqué la gestion d’une crise, lorsqu’ils tirent sur un jeune leader étudiant doté d’une forte aura, ce n’est pas un signe de force, c’est un aveu de faiblesse panique. Ils craignent le « patient zéro » de la révolution. Ils savent que si la capacité de réfléchir se propage, leur empire de carton-pâte, fondé sur la terreur et le pillage, s’effondrera comme un château de cartes. 

    Les atomistes de l’esprit universel ne peuvent tolérer que le peuple trouve ses propres guides. L’ordre établi exige des masses amorphes, des consommateurs dociles, des exécutants muets. 

    Vers la fin de l’impunité ?

    On ne saurait conclure cette analyse sans entrevoir les limites historiques de la doctrine viltrumite. Dans l’univers de la fiction, la force brute finit toujours par butter sur un écueil imprévu : l’humanité de ceux qu’elle cherche à asservir, et la trahison interne de ses propres principes. 

    Sur le terrain réel du Qahel et d’ailleurs, la politique de la terre brûlée intellectuelle et politique produit souvent l’effet inverse de celui escompté. En éliminant les chefs modérés, en emprisonnant ceux qui s’habillent comme des présidents et acceptent encore le jeu institutionnel, en bâillonnant la critique constructive, les oppresseurs ne suppriment pas la colère : ils la radicalisent.

    En coupant les têtes pensantes, ils forcent les corps sociaux à sécréter une résistance diffuse, horizontale, acéphale, et par conséquent beaucoup plus difficile à identifier, à infiltrer et à détruire. La paranoïa des Viltrumites est une prison mentale qui les condamne à une guerre éternelle contre un ennemi invisible et renaissant : l’esprit critique humain. L’histoire n’est pas une fatalité écrite par les puissants ; elle reste le produit de la lutte de ceux qui, envers et contre tout, refusent de cesser de penser. 

  • EFFONDREMENT DU STADE MUNICIPAL DE KOULIKORO 

    EFFONDREMENT DU STADE MUNICIPAL DE KOULIKORO 

    Un manque total d’expertise

    EFFONDREMENT DU STADE MUNICIPAL DE KOULIKORO 

    Un manque total d’expertise

    UNE tornade, oui ! Mais… Il y a bien eu une tornade ravageuse locale à l’origine de l’effondrement d’une partie du Stade Municipal Diarra-H de Koulikoro dans la nuit du 13 mai 2026. 

    Même si aucune enquête sérieuse ne confirme ou infirme un défaut de construction, une erreur gravissime expliquerait cependant l’incident. Dans un communiqué pour le moins laconique publié sur le réseau sociaux, des acteurs visiblement impliqués, ont tenté de justifier l’accident. À les croire sur parole, un «vent violent» aurait frappé les installations et causé l’ effondrement d’une partie de la tribune. Une version contestée par des observateurs dont des habitants et voisins du site. Certains ont littéralement démenti la thèse d’une «tornade» et des «vents violents» consolidant ainsi la thèse d’un défaut de construction d’autant que furent épargnées des installations moins solides tels un centre de santé à proximité; des mobiliers comme les enseignes aux alentours, une maisonnette couverte de tôles… Le «vent violent» et la «tornade» ne seraient donc que des arguties. Qu’en est-il  exactement ? Nous avons consulté les archives de la météo de cette nuit fatidique du 13 mai 2026. Selon ces documents officiels soigneusement archivés sur les sites dévolus à la météo mondiale dont Mali-météo, il eut bien à Koulikoro, dans la nuit du 13 mai 2026, une tornade et des vents violents susceptibles de provoquer d’importants dégâts. Voici quelques relevés des services météorologiques en question : dans la nuit du 13 mai 2026 à Koulikoro, les archives météo indiquent «une chaleur lourde (température autour de 34 °C vers 23h), une humidité élevée […] Des phénomènes extrêmes: […]- Rafales de vent : estimées entre 70 et 90 km/h, avec une direction dominante Sud-Ouest vers Nord-Est. – Nature du phénomène : tornade locale ou microburst, rare mais destructeur dans la région» […]. 

    C’est quoi un «microburst» alors? Explications des Experts : «Un microburst (ou microrafale) est une rafale descendante extrêmement violente issue d’un orage, qui frappe une zone très limitée (moins de 4 km de large) avec des vents soudains pouvant dépasser 100 km/h, provoquant des dégâts comparables à une tornade mais durant seulement quelques minutes» [. ..]. «Microburst : rafale descendante d’air froid et dense qui s’écrase au sol puis se disperse horizontalement. Durée : 2 à 10 minutes; Extension horizontale : inférieure à 4 km (au-delà, on parle de microrafale)». De toute évidence, le site a été frappé par un «Microburst» et pas étonnant que des installations de proximité pourtant plus fragiles soient épargnées et que ceux qui logent à côté du stade n’aient rien vu. Tout s’explique ! Mais alors où se trouve le péché des constructeurs puisque la science justifiant désormais le phénomène et écartant la thèse du défaut de construction ? 

    Absence d’études de terrain 

     Ici à Koulikoro et plus précisément à l’endroit abritant le site, la géographie a créé un couloir naturel favorisant ainsi la naissance des «Microburst». La combinaison de collines avoisinantes, d’un cours d’eau majeur (le fleuve Niger) à proximité, la présence d’une vallée, cette combinaison selon les experts, a créé un couloir propice à la circulation du vent et à la naissance de microrafale très puissants. Ériger un obstacle dans ce corridor, c’est condamner l’édifice à un effondrement certain. C’est bien ce qui est arrivé : une partie du Stade faisait obstacle au vent… Et patatras ! Mais seulement voilà : pourquoi les concepteurs n’ont pas envisagé ce scénario en procédant à une étude de terrain et surtout, en consultant les archives ? Il ressort de nos investigations, que les Ingénieurs ont été confrontés au même phénomène météorologiques en 2002 lors de la première réfection du même site. Une partie de leur construction fut tout simplement emportée par le fameux «Microburst». Ils durent vite reprendre les calculs et refaire les travaux en intégrant cette fois-ci les réalités du terrain. Les responsables de l’Entreprise en charge de la nouvelle réfection n’avaient donc qu’à consulter les archives ou , tout simplement, interroger certains acteurs. En clair, le responsable de l’échec est bien connu. Non un défaut de construction, il s’agit tout simplement d’un défaut de suffisance des constructeurs. 

    Batomah Sissoko

  • 65e finale de la Coupe du Mali : Le Djoliba AC dicte sa loi face au FC Diarra

    65e finale de la Coupe du Mali : Le Djoliba AC dicte sa loi face au FC Diarra

    Les Rouges de Bamako ont gravé une nouvelle ligne à leur palmarès. Ce samedi 30 mai 2026, le Djoliba AC s’est imposé 2-0 face au FC Diarra au stade Mamadou Konaté, décrochant ainsi la 21éme  Coupe du Mali de son histoire.

    Grand favori de cette 65e édition, le Djoliba AC n’a pas laissé de place au doute. Les pensionnaires de Hérémakono ont fait la différence dès la première période grâce à un réalisme glacial :

    • 37e minute : Fodé Touré ouvre le score (1-0).
    • 45e + 3 minutes : Mohamed L. Sissoko enfonce le clou juste avant la pause (2-0).

    Face à cette efficacité, le FC Diarra n’a pas démérité. Pour sa toute première finale depuis sa création en 2010, le club a tout tenté pour refaire son retard. Cependant, ses vagues offensives se sont systématiquement heurtées à une défense du Djoliba solidement guidée par son capitaine, Aboubacar Diarra, dit « Senior ».

    En seconde période, forts de leur avance, les Rouges ont géré la rencontre avec maîtrise, contenant sans trembler les assauts adverses jusqu’au coup de sifflet final.

    En route vers le doublé

    Cette victoire historique permet au Djoliba AC d’asseoir un peu plus sa domination sur le football malien et d’entrevoir un doublé Coupe-Championnat. Les Rouges survolent actuellement le championnat national avec 50 points au compteur (soit 8 longueurs d’avance sur leur dauphin) à seulement six journées du terme de la saison.

    Les récompenses de la finale

    La cérémonie de clôture a mis à l’honneur les performances des deux équipes ainsi que les individualités marquantes :

    Distinction / ÉquipeRécompense financièreDotation sportive
    Djoliba AC (Vainqueur)25 000 000 F CFATrophée & Médailles d’or
    FC Diarra (Finaliste)10 000 000 F CFAMédailles d’argent
    Boubacar Diarra « Senior » (MVP)500 000 F CFATitre de meilleur joueur

    M. NIANG

  • Mali : Le réveil du colosse budgétaire

    Mali : Le réveil du colosse budgétaire

    IL ne se contente plus de résister ; elle impose désormais sa propre cadence. Sous le ciel de Bamako, les chiffres racontent une épopée de souveraineté où les régies financières, telles des sentinelles de la République, transforment la terre, le commerce et la production en un bouclier de résilience. Plongée au cœur d’une moisson fiscale historique qui redessine les contours de l’avenir de l’État.

    Dans le silence feutré des bureaux du ministère de l’Économie et des Finances, une lettre datée du 9 avril . . .

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  • Sadio Camara, le général discret devenu pièce maîtresse du pouvoir malien

    Sadio Camara, le général discret devenu pièce maîtresse du pouvoir malien

    LA mort du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, dans une attaque d’une rare audace contre Kati, ouvre une nouvelle séquence d’incertitude à Bamako. Dans le Mali de la transition, peu de figures militaires ont autant pesé dans les équilibres du pouvoir que cet homme. Artisan de la ligne sécuritaire du régime et visage d’une armée qui se veut refondée, il incarne à la fois la montée en puissance des militaires et les incertitudes d’un pays encore en quête de stabilité.

    Un officier façonné par l’institution

    Né à Kati en 1979, Sadio Camara appartient à cette génération d’officiers formés dans les écoles militaires maliennes et façonnés par les décennies de crise sécuritaire au Sahel. Passé par l’École militaire interarmes de Koulikoro, il s’est construit loin des projecteurs, dans la hiérarchie de l’armée, avant de s’imposer comme un homme de confiance au sein de l’appareil sécuritaire. Son parcours traduit une trajectoire classique d’officier, mais dans un contexte où l’armée est devenue l’acteur central de la vie politique.

    De la  même promotion que les généraux Assimi Goïta et Modibo Koné, avant d’accéder au premier plan, il a occupé des fonctions liées à l’encadrement et à la formation militaire. Cette expérience lui a donné une réputation de technicien rigoureux, attaché à la discipline et au commandement. Dans un pays où l’armée a longtemps été fragilisée par les revers sur le terrain, ce profil a contribué à faire de lui un nom crédible au sein des cercles de pouvoir.

    L’un des visages du basculement de 2020

    Commandant du camp de la Garde Nationale, Sadio Camara s’est imposé dans le paysage national lors du coup d’État d’août 2020, qui a renversé Ibrahim Boubacar Keïta et ouvert une nouvelle séquence politique au Mali. Très vite, il est apparu comme l’un des militaires appelés à structurer la transition. Sa nomination au ministère de la Défense, en octobre 2020, n’a rien eu d’anodin : elle lui a donné un rôle clé dans la conduite de la refondation militaire et dans la nouvelle doctrine sécuritaire du pouvoir.

    À partir de là, son nom s’est confondu avec celui de l’État en transition. Dans les faits, il est devenu l’un des piliers de l’architecture politique issue du putsch, aux côtés du noyau dur militaire autour du colonel Assimi Goïta bombardé général au titre que les quatre membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) qui renversa le magistère  corrompu d’Ibrahim Boubacar Keïta . Son ascension illustre la manière dont le pouvoir a été recentré autour des uniformes, dans un contexte de défiance envers les élites civiles et de crise profonde de l’autorité publique.

    Le ministre de la Défense et la logique de puissance

    À la tête du ministère de la Défense, Sadio Camara a porté le discours d’une armée en reconquête. Son action s’inscrit dans une rhétorique de souveraineté, de restauration de la dignité militaire et de reprise en main du territoire national. Pour ses partisans, il incarne un tournant : celui d’une armée mieux équipée, plus confiante et moins dépendante des schémas de coopération traditionnels.

    Cette orientation s’est aussi accompagnée d’un repositionnement géopolitique du Mali, marqué notamment par un rapprochement avec la Russie. Sadio Camara est souvent présenté comme l’un des acteurs de cette recomposition stratégique, dans laquelle Bamako cherche à diversifier ses alliances sécuritaires et à rompre avec les tutelles jugées inefficaces. Ce choix a renforcé son poids politique, mais aussi la controverse autour du régime.

    Un homme de l’ombre

    Ce qui distingue Sadio Camara, c’est aussi sa manière d’exister dans le pouvoir : sans emphase, sans excès de parole, mais avec une présence constante dans les dossiers décisifs. Peu porté sur la mise en scène personnelle, il a cultivé l’image d’un homme sobre, méthodique, davantage technicien que tribun. Dans un environnement politique souvent dominé par les déclarations spectaculaires, cette retenue lui a donné une réputation d’efficacité.

    Mais cette discrétion nourrit aussi une autre lecture : celle d’un pouvoir militaire qui se consolide hors du débat démocratique, dans les cercles fermés de la transition. Sadio Camara n’est pas seulement un ministre ; il est devenu le symbole d’une époque où l’armée entend définir elle-même les contours du redressement national. C’est précisément ce qui fait sa force politique, et ce qui alimente, en retour, les critiques.

    Une figure révélatrice du Mali d’aujourd’hui

    Au-delà du personnage, Sadio Camara raconte le Mali contemporain. Il dit la fragilité d’un État confronté à l’insécurité, la montée en puissance d’une armée devenue arbitre du destin national, et la tentation d’un pouvoir fondé sur l’efficacité sécuritaire plutôt que sur la compétition politique. Son parcours résume une bascule : celle d’un militaire passé du rang des officiers à celui des hommes qui comptent dans la définition du futur du pays.

    Il reste toutefois une figure ambiguë. Pour les uns, il est l’un des artisans du redressement de l’État malien. Pour les autres, il est l’un des symboles d’une transition qui s’éternise et d’un pouvoir militaire qui se normalise. Entre ces deux lectures, Sadio Camara demeure un acteur central, à la fois discret et décisif, dans un Mali où l’armée n’est plus seulement une institution : elle est devenue un projet politique.

    Vulnérabilité de l’État malien 

    Le cas Sadio Camara illustre l’un des paradoxes majeurs de la transition malienne : la promesse d’un rétablissement de l’autorité de l’État par ceux-là mêmes qui ont pris le pouvoir en s’écartant du jeu démocratique. Son ascension, sa posture et son influence disent beaucoup d’un pays où la sécurité a pris le pas sur le débat politique, et où les militaires se sont installés au cœur de l’avenir national. Dans ce paysage mouvant, il n’est pas un simple ministre : il est l’un des hommes qui donnent forme au Mali de la transition.

    Si la mort de Sadio Camara est confirmée, elle marquera bien plus qu’une perte humaine ou institutionnelle. Elle poserait frontalement la question de la vulnérabilité de l’État malien, au moment même où le pouvoir militaire affirme vouloir restaurer l’autorité et la souveraineté sur l’ensemble du territoire. Le symbole serait sévère : le ministre chargé de la défense tombant dans une attaque au cœur de la capitale militaire du pays.

    Adama Dramé

  • FORUM D’ADJAMÉ

    FORUM D’ADJAMÉ

    Après avoir réussi avec brio la construction du marché la SICG court derrière son dû depuis 23 ans !

    EN 1997, la Société ivoirienne de concept et de gestion (SICG) de Mohamed Saïdi Jamal signait un contrat BOT avec la Commune d’Adjamé pour la construction d’un marché dénommé Forum des Marché d’Adjamé. 

    Le financement du Forum est une alchimie qui a surpris plus d’un. En effet c’était la première fois en Côte d’Ivoire qu’une entreprise signait un BOT avec une entité. BOT ( Build-Operate-Transfer) signifie: Construire-Exploiter-Transférer.

    Autrement dit, la SICG, qui est une entreprise privée,  finance et construit le Forum des marchés d’Adjamé sur fonds propres, elle l’exploite durant une période de 25 ans pour rembourser son investissement plus sa marge via les loyers des boutiques, box et étals puis cède l’infrastructure à la Mairie d’Adjamé gratuitement et ce, en bon état.

    Ce BOT permettra de construire un marché de 30 000 m2 comprenant 5 000 box et 1800 étals et un centre commercial de 600 magasins. Le coût global de toutes ces constructions réalisées est estimé à 13 990 000 000 de FCFA.  Elles devraient générer 500 millions de recettes communales par an. 

    Le coût de construction de cette partie du Forum des Marchés est estimé à  9 000 000 000 FCFA environ.

    Dans le BOT signé,  la SICG devait se faire payer sur les droits d’Attribution pour les boxes et étals d’une part et d’autre part sur les Pas de Portes et  les loyers issus des magasins. 

    Ainsi, la SICG percevra au niveau des 30 000 m2  des droits d’attribution pour un montant de 3 540 000 000 FCFA. Le solde du coût de construction  soit 5 460 000 000 FCFA sera répercuté sur les revenus locatifs des 600 magasins.

    Autre frais pris en charge par la SICG,  celui du  recasement de 3 000 anciens commerçants du marché d’Adjamé. 

    Le coût dudit recasement s’est élevé  â 300 000 000 FCFA. Tous ces frais seront  répercutés sur les revenus locatifs. 

    Quant à la construction des 600 magasins,  leur coût est estimé à 4 000 000 000 FCFA . 

    Sur ce montant la SICG percevra  2 500 000 000 FCFA au titre des pas de portes.

    Il faut ajouter à cela les frais architecturaux, bureaux d’études, bureau de contrôle et divers frais de gestion estimés à 1 200 000 000 FCFA.

    Finalement , sur un coût de 13,990 milliards , la SICG a perçu au titre des droits d’attribution et des pas de portes

    6 040 000 000 FCFA 

    La différence soit 7 090 000 000 FCFA majorés des intérêts et des frais d’exploitation  sera répercutée sur les 600 magasins sur une période de 25 ans.

    Ce beau joyaux est inauguré en décembre 2000.

    Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, des commerçants locataires, dès février 2002, vont créer une association dénommée ACOPROMA ( Association des commerçants Propriétaires des Magasins au Forum d’Adjamé). Ils solliciteront auprès du Ministère de l’Intérieur un Récépissé pour légaliser leur association. Ils se heurteront au niet du ministre de l’intérieur , Feu Boga Doudou, ayant pour Directeur de cabinet Feu Désiré Tagro, au motif que les commerçants ne sont propriétaires des magasins du Forum des Marchés d’Adjamé. 

    En février 2002, un groupe de Personne crée une Association dénommée ACOPROMA ( Association des commerçants Propriétaires des Magasins au Forum d’Adjamé). Cette Association sollicitera auprès du  Ministère de l’Intérieur un Récépissé pour légaliser leur Association.

    Le Ministre d’État,  Ministre de l’intérieur,  Feu Boga Doudou , ayant pour Directeur de Cabinet Feu Désiré Tagro , rejettera l’appellation ACOPROMA au motif que les commerçants ne sont propriétaires des magasins du Forum des Marchés d’Adjamé. Ce qui est d’une évidence qui crève les yeux

    Il a été constaté que ces derniers ont pensé,  à tort,  qu’après avoir versé 2  milliards de nos francs,  ils ne devraient plus payer un franc à SICG. Ils oublient tout simplement que le coût de la construction de la partie marché ( soit 30 000 m2 ) doit être supporté par les loyers des magasins. A moins que la Commune d’Adjamé et l’État compensent la SICG.  Ils oublient que le cahier des charges du Forum a été imposé à la SICG par la Commune d’Adjamé. Cette dernière ne leur impose aucun franc injustifié.

    En réalité , les occupants des magasins s’imaginent que les droits d’attribution de la partie marché ont couvert la totalité du coût de construction des 30 000 m2.

    La SICG,  dans tous les marchés qu’elle a eu à construire à Abidjan, a permis aux Communes de bénéficier à minima 50% des édifices réalisés et ce sans avoir à sortir un seul franc. Ce qui n’est pas le cas des marchés construits par d’autres entreprises à Adjamé et ailleurs.

    Même pas 10% des espaces ont été accordés  à la Commune d’Adjamé. 

    En outre , les droits d’attribution et les Pas de Portes sont exorbitants. 

    Au Forum , la SICG proposait pour un magasin de 12 m2 , un Pas de porte à 

    5 000 000 millions .

    Aujourd’hui à Adjamé, dans les nouveaux marchés,  les Pas de porte sont proposés à 25 millions minimum pour un magasin de 12 m2. Quelque fois, ils atteignent 30 à 60 millions. Pour un étal, 500 000 FCFA quand la SICG proposait 300 000 FCFA 

    Au regard des nouveaux contrats signés par la Commune d’Adjamé avec des entreprises,  on peut dire que le BOT de SICG avec la Mairie d’Adjamé relatif au Forum, semble avoir été  un contrat léonin au détriment de la SICG qui, depuis près de 23 ans se bat pour récupérer son dû.
    Nous y reviendrons amplement

    Adama Dramé

  • Changements climatiques

    Changements climatiques

    LE Vieux Alber Samir est formel : « Les origines de la crise multiforme actuelle dans les pays du Sahel remontent très loin dans le passé ». L’Octogénaire toujours enturbanné est mélancolique lorsqu’il évoque le sujet. « Les bourgoutières» dit-il, amer ! « Enlevez leur gestion chaotique des raisons de cette crise et il ne restera presque plus rien ! ». Comment donc, interrogeons-nous ? « De simples herbacées»… ! Visiblement satisfait de l’occasion d’éclairer un autre ignorant de la journée, Alber expliqua alors . . .

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  • FEMAFOOT : L’ère Mahazou Baba Cissé s’ouvre sous le signe des réformes

    FEMAFOOT : L’ère Mahazou Baba Cissé s’ouvre sous le signe des réformes

    Mali entame un tournant décisif. Le 16 avril 2026, à Bamako, Mahazou Baba Cissé a été officiellement porté à la présidence de la Fédération malienne de Football (FEMAFOOT). Ce scrutin, supervisé par la FIFA, la CAF et l’UFOA-A, marque la fin d’une période de turbulences et l’ambition d’un nouveau départ.

    Un plébiscite pour une rupture nécessaire

    Seul candidat en lice, Mahazou Baba Cissé a obtenu un score écrasant : 69 voix sur 72, soit 95,83 % des suffrages. Si l’absence de concurrence a limité le suspense, ce résultat traduit une volonté collective de rompre avec la gestion de l’ancien président, Mamoutou « Bavieux » Touré, dont le mandat s’est achevé sur fond de contestations et d’échecs sportifs.

    Le nouveau comité exécutif, installé le 19 avril, dispose désormais de quatre ans pour transformer l’institution.

    Le Profil : Un gestionnaire face à l’urgence

    Né en 1973 et diplômé de l’ENA de Bamako, Mahazou Baba Cissé est un homme d’affaires aguerri (mines, services). Déjà impliqué dans le milieu via l’Académie ABM Foot et le FC Malicoura, il bénéficie d’une solide image de gestionnaire. Pour légitimer son élection et dissiper le scepticisme, il a annoncé trois axes prioritaires :

    1. Transparence financière : Audit rigoureux et clarté sur les primes.
    2. Réconciliation nationale : Unifier les clubs, les ligues et les anciennes gloires.
    3. Professionnalisation : Moderniser la formation et les structures de l’élite.

    Un Bureau de Mission : L’équilibre avant l’action

    Pour mener à bien ces réformes, le nouveau président s’est entouré d’une équipe diversifiée. Le sommet de la pyramide est composé d’un quatuor de choc :

    • Mahazou Baba Cissé (Président)
    • Bassala Touré (1er Vice-président)
    • Me Famakan Dembélé (2e Vice-président)
    • Général Ousmane Wélé (3e Vice-président)

    Le chantier crucial de l’arbitrage

    C’est le point noir du football malien. Soupçons de favoritisme, manque de transparence et décisions controversées ont longtemps miné la crédibilité du championnat.

    Sous la direction de Koman Coulibaly, la commission des arbitres sera scrutée de près. Mahazou Baba Cissé a promis de ne pas gérer ce dossier à distance : il prône un dialogue direct et sans intermédiaire avec le corps arbitral pour restaurer une confiance brisée et garantir des mécanismes de désignation équitables.


    Organigramme du Comité Exécutif

    L’équipe est structurée autour de profils sectoriels ciblés :

    CommissionResponsable
    FinancesCheick O. Haïdara
    MédiasAlassane Souleymane
    Technique / DéveloppementFagnery Diarra
    ArbitresKoman Coulibaly
    Marketing & TVMoustaphe Diop
    JuridiqueAbdoulaye Aboubacrine
    SécuritéCol. Mamady N’fani Diakité
    CompétitionsBoubacar Dramé
    Football ProfessionnelAbdine Sangaré
    Football FémininDiaty N’Diaye
    Football des JeunesDramane Coulibaly « Scifo »

    Conclusion : Le temps de la preuve

    Si la structure semble solide sur le papier, l’histoire du football malien rappelle que les noms ne suffisent pas. Mahazou Baba Cissé devra transformer cette diversité de profils en une force de réforme cohérente.

    Le nouveau bureau n’aura pas d’état de grâce. Sa réussite sera jugée sur des actes concrets : la fin des querelles intestines et le retour de la transparence. Le terrain, plus que les discours, rendra son verdict très prochainement.

    M. NIANG

  • Les Etats-Unis, le général Goïta et le nouveau Sud

    Les Etats-Unis, le général Goïta et le nouveau Sud

    L’administration américaine ne fait pas du Mali un simple partenaire bilatéral. Elle cherche à l’impliquer dans sa  politique multidimensionnelles qui se déroule sur une scène planétaire. Elle se dissocie donc complètement du rétrécissement d’optique macronien. Cependant elle s’inscrit dans la longue durée et n’ignore par les spécificités maliennes et l’arrivée de nouvelles générations au pouvoir qui se distinguent des élites qu’elle connaissait.

    Le Mali, un pivot de l’antiterrorisme 

    En . . .

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  • Boncana Maïga, le maestro malien qui a marié le Niger et La Havane

    Boncana Maïga, le maestro malien qui a marié le Niger et La Havane

    Boncana Maïga, disparu le 28 février 2026 à Bamako, restera comme l’un de ces rares musiciens dont le nom se confond avec une esthétique tout entière : celle du pont patiemment jeté entre l’Afrique de l’Ouest et les Caraïbes, entre le fleuve Niger et le Malecón de La Havane. Flûtiste élégant, arrangeur redouté, pédagogue discret mais exigeant, il aura façonné pendant plus d’un demi‑siècle le son moderne d’une Afrique qui se veut à la fois fidèle à ses racines et pleinement mondialisée.

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  • L’État au-dessus du verbe : Le crépuscule de l’enquête

    L’État au-dessus du verbe : Le crépuscule de l’enquête

    L’État au-dessus du verbe : Le crépuscule de l’enquête

    Sous les cieux d’une souveraineté fièrement reconquise, un spectre juridique resurgit des archives de l’histoire coloniale pour s’imposer comme l’arbitre suprême du débat public : l’« atteinte au crédit de l’État ». Ce qui n’était jadis qu’une protection technique des finances publiques se métamorphose aujourd’hui en une armure sémantique, rendant l’exécutif invulnérable à la contradiction. Dans ce nouveau . . .

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  • L’encensoir et la plume : 

    L’encensoir et la plume : 

    Le crépuscule de la sentinelle

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                      Par A K DRAMÉ 

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    Le journalisme ne semble plus être l’art de rapporter le réel, mais celui d’orchestrer la dévotion. Entre les louanges gravées à la gloire des nouveaux « maîtres » et l’invocation mystique des héros du passé, l’information s’efface devant l’hagiographie. Analyse d’une profession qui, à force de chanter les louanges des puissants, finit par murer le peuple dans le silence.

    La métamorphose du clergé de l’information

    Le journalisme, jadis contre-pouvoir et miroir des tourmentes sociales, subit une mutation génétique inquiétante. Dans l’arène médiatique contemporaine, l’information pure — brute, rugueuse, nécessaire — s’efface devant une hagiographie de commande. On ne rapporte plus les faits ; on érige des statues de papier.

    Comme l’analysait Ignacio Ramonet dans « La Tyrannie de la Communication », nous assistons à une inversion des valeurs : la communication (l’art de séduire et de contraindre les esprits) a dévoré l’information (l’art de libérer par la connaissance). Le métier de journaliste s’apparente désormais à celui d’un greffier de la gloire, où la vérification cède le pas à la célébration. On n’interroge plus l’action publique, on la sanctifie.

    L’instrumentalisation du mythe

    Pour draper le présent dans les plis de l’épopée, on exhume les ombres de Soundiata Keïta et de Tiéba Traoré. Mais cette utilisation de l’histoire n’est pas une célébration de la culture : c’est une cosmétique du pouvoir.

    En transformant les dirigeants en réincarnations mythologiques, une partie de la presse déserte sa mission sacrée d’analyse pour devenir le chœur antique d’une tragédie où le citoyen n’est plus que spectateur. Invoquer les ancêtres illustres ne sert plus à inspirer le futur, mais à paralyser toute critique au présent. Qui oserait contester celui que la plume présente comme l’héritier du Mandé ?

    L’économie du panégyrique

    Pourquoi cette capitulation ? Sous le vernis du patriotisme, se cache une réalité plus prosaïque : l’insécurité économique des médias. Dans un marché publicitaire exsangue, l’État et ses démembrements deviennent l’unique client viable.

    Ramonet nous prévenait : quand l’information devient une marchandise soumise à la loi du plus fort, elle cesse d’éclairer pour devenir un outil de « surveillance et de punition » symbolique. 

    Le « journalisme de révérence » devient alors une stratégie de survie. On ne vend plus de l’information au lecteur, on vend de la docilité au décideur. C’est la naissance d’un « Lobby de la Louange » où la déontologie est sacrifiée sur l’autel de la subsistance.

    Le silence des ombres portées

    Ce journalisme de cour crée une illusion d’optique délétère : à force de braquer les projecteurs sur la « splendeur » des chefs, on plonge le reste du pays dans une zone d’ombre. La réalité sociale, avec ses aspérités et ses souffrances, devient invisible car jugée trop « terne » face au récit héroïque imposé par les officines de communication.

    La plume n’est plus une arme de libération, mais un accessoire de décorum. Ce glissement sémantique est dangereux. Car lorsqu’un peuple ne reçoit plus que l’écho de ses propres mythes magnifiés, il perd de vue la réalité de ses urgences : l’école, la santé, la sécurité réelle au-delà des communiqués de victoire.

    Revenir à la dignité du « Non »

    Un pays ne se construit pas sur le seul culte de la personnalité. 

    La presse doit retrouver sa dignité de « quatrième pouvoir ». Servir la nation, ce n’est pas flatter ceux qui la dirigent, c’est exiger d’eux la grandeur qu’ils prétendent incarner.

    Il est temps de sortir des salons où l’on se complaît dans l’éloge facile. Le journalisme doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un miroir sans tain, une sentinelle dans la nuit, et surtout, la voix de ceux qui n’ont pas de griots pour chanter leur survie quotidienne. Pour que la communication ne soit plus cette tyrannie qui nous rend aveugles, mais le lien qui nous rend libres.

    A.K Dramé

  • NTABACORO

    NTABACORO

    L’AGONIE DE LA SOIF :  LE CRIME SILENCIEUX DU « ROBINET MORT »

    Alors que le droit à l’eau est proclamé comme un pilier de la dignité humaine, les 150 000 résidents des logements sociaux d’Attbougou subissent un calvaire moyenâgeux. Entre promesses technocratiques et faillite industrielle, la SOMAGEP SA vient de rompre bien plus qu’une canalisation : elle a brisé le contrat social qui lie l’État à ses citoyens les plus vulnérables.

    Il est des silences qui hurlent. À Ntabacoro Attbougou, ce n’est pas le . . .

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  • LA PLUME D’ACIER AU CŒUR DE SOIE 

    LA PLUME D’ACIER AU CŒUR DE SOIE 

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    À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, ce 8 mars 2026, nous tournons nos regards vers une icône de la presse malienne. Directrice de « L’Inter de Bamako », Amy Sanogo n’est pas seulement une journaliste ; elle est, depuis plus de trente-cinq ans, la voix infatigable des sans-voix et le rempart des opprimés. Portrait d’une femme de conviction qui a fait de l’encre le sang de son engagement pour le Mali.

    Dans les salles de rédaction où l’agitation est constante et où l’urgence dicte sa loi, une silhouette se détache par sa sérénité et sa détermination inébranlable. Amy Sanogo. Un nom qui résonne comme une promesse de vérité dans le paysage médiatique malien. Alors que le monde célèbre les droits des femmes, il est essentiel de s’arrêter sur le parcours de celle qui a passé plus de trois décennies à écrire l’histoire de son pays, une édition à la fois.

    Une vie au service de la vérité

    Trente-cinq ans de carrière. Ce n’est pas un simple chiffre, c’est une vie de sacerdoce. Depuis ses débuts, Amy Sanogo a choisi le camp de la difficulté : celui des « plus faibles ». Là où d’autres auraient pu céder à la facilité ou au confort des salons dorés, elle a préféré arpenter les terrains poussiéreux et écouter les récits oubliés. À travers les colonnes de L’Inter de Bamako, elle a dénoncé les injustices avec une rigueur analytique qui force le respect, mais surtout avec une humanité qui touche au cœur.

    La « Maman » de la Presse malienne

    Au-delà de sa fonction de Directrice de publication, Amy est une « femme battante » dans le sens le plus noble du terme. Dans un secteur souvent dominé par les hommes, elle a su imposer sa marque, non par la force, mais par l’excellence de son travail et la solidité de ses principes. Elle incarne cette génération de femmes maliennes qui portent le pays sur leurs épaules, alliant la douceur de la bienveillance à la fermeté du défenseur des droits humains.

    [Image de la presse écrite au Mali et journalisme engagé]

    Un héritage gravé dans l’encre

    Rendre hommage à Amy Sanogo aujourd’hui, c’est célébrer la résilience. C’est reconnaître que derrière chaque article de L’Inter de Bamako, il y a une veille citoyenne constante. Son engagement ne s’est jamais émoussé face aux crises que le Mali a traversées ; au contraire, il s’est fortifié. Elle reste une boussole pour la jeune génération de journalistes, leur montrant que la presse est avant tout un outil de développement social et de protection des libertés.

    En ce 8 mars 2026, le Mali ne salue pas seulement une journaliste émérite, il remercie une fille dévouée, une patriote dont la plume continuera longtemps d’éclairer les zones d’ombre de notre société.

    Merci, Amy, pour ces 35 années de lumière. 

      A K Dramé

  • RAMADAN

    RAMADAN

    Moov Africa Malitel perpétue la tradition

    MOOV Africa Malietl a apporté un important lot de sucre à l’association Ançardine. La cérémonie de remise a été effectuée le mercredi 11 mars sous l’égide du  nouveau directeur général de Moov Africa Malitel, Abdellah Tabhiret. Ce dernier accompagné de sa famille et de ses plus proches collaborateurs, s’est rendu au domicile du guide des Ançars, Chérif Ousmane Madani Haidara, à Banconi. Cette visite, première du genre pour le patron de l’opérateur historique des télécommunications au Mali, avait un double sens. Il s’agissait non seulement pour lui de présenter ses civilités au guide des Ançars, mais aussi de procéder à la remise de sucre à son association dans le cadre de l’opération du mois sacré de Ramadan. 

    Le directeur général de Moov Africa Malitel a salué le guide religieux pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, avant de procéder à la remise symbolique du sucre et de recueillir les conseils et bénédictions du guide des Ançars.

    « Cette action de remise s’inscrit dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises. Nous les accompagnons depuis 10 ans et nous sommes très heureux de notre collaboration avec cette association. Nous allons continuer à les appuyer. Je remercie le guide pour sa bienveillance. J’ai aussi beaucoup apprécié le Mali, qui partage beaucoup de points communs avec le Maroc, notamment l’histoire et la religion« , a déclaré le directeur général Abdellah Tabhiret. 

    A travers son nouveau DG, Moov Africa Malitel  perpétue ainsi une tradition une tradition vielle d’une décennie.

    Source : Service communication de Moov Africa Malitel

  • Incendie à répétions du Marché Dossolo Traoré 

    Incendie à répétions du Marché Dossolo Traoré 

    Fatalité ou déficit de gouvernance ?

    Réunion de crise pour panser les plaies après l’incendie du  marché Dossolo Traoré communément appelé Sougouni-Koura;  agitations à la Chambre de Commerce (CCIM); désespoirs des victimes… Puis, plus rien ! Le même exercice en 2013, 2018, 2021 et aujourd’hui Février 2026… C’est en effet la quatrième fois de son histoire que ledit marché, certainement le plus important de la capitale voire du pays, est frappé par un incendie. Des enquêtes en vue de . . .

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  • APPROVISIONNEMENT DE COMBUSTIBLES D’EDM

    APPROVISIONNEMENT DE COMBUSTIBLES D’EDM

    Arnaque  autour de huit traites 

    L’Energie du Mali (EDM) est souvent secouée par des scandales financiers, mais cette fois-ci, elle semble en être la victime, elle et deux autres sociétés pétrolières de la place. 

    Au départ c’est une commande de gaz-oil à hauteur de 2 milliards passée à la régulière et payée par huit traites qui vire au scandale. Trois sociétés ont, tour à tour, réclamé la créance relative à la même commande. De quoi s’agit-il ?

    DANS le cadre  de l’approvisionnement en combustibles de ses centrales, l’EDM a signé, le 22 août 2023, avec la Société Soudan Petroleum représentée par Fodé N’Diaye,  un contrat portant sur la livraison de 5 000 m3 de gasoil que celle-ci a honorée du 29 août au 18 septembre 2023. 

    En guise de règlement, l’EDM a remis huit (8) traites à Soudan Petroleum d’un montant total de 2 043 377 200 FCFA à la date du 15 décembre 2023. Dans le cadre de règlement des dettes de l’EDM, la Banque Atlantique Mali (BAM) a procédé à l’escompte  de quatre (4) de ces traites et a réglé à Soudan Petroleum la somme de 1 003 377 200 FCFA à la date  du 25 juin 2024. Notez bien cette date.

    Mais bizarrement, le 13 mai 2024, EDM reçoit une signification de cession de créances de Soudan Petroleum en faveur de Sokaf Energy pour le montant de, tenez-vous bien de : 2 043 377 200 FCFA et le 8 décembre 2025, EDM reçoit une nouvelle signification de cession, cette fois-ci de Sokaf Energy en faveur de la société Lah et Fils toujours  pour le même montant total initial de 2 043 377 200 FCFA. Le hic est que le représentant de la société Lah et Fils, Mamadou Lah dit Mama Lah affirme détenir les huit traites originales. On est en plein mélodrame kafkaïen !

    Comment se fait-il que la BAM qui a déjà escompté en faveur de Soudan Petroleum 4 traites  d’un montant total de 1 003 377 200 FCFA à la date 25 juin 2024 ne détienne pas les huit traites originales ? Ce qui est matériellement impossible. Les titres originaux ne peuvent pas se trouver en même temps dans les livres de la BAM qui a dû forcément payer sur cette base et entre les mains de la société Lah et Fils qui réclame paiement ?

    Comment se fait-il que Soudan Petroleum qui a cédé les huit (8) traites à Sokaf Energy de Modibo Karagnara le 13 mai 2024 puisse escompter quatre (4) d’entre elles d’un montant total de 1 003 377 200 FCFA auprès de la BAM 43 jours plus tard ?

    C’est pour faire la lumière sur tout cela que le DG de EDM-SA, Madani Dravé, a déposé plainte auprès du procureur de la République près le Pôle national économique et financier.

    Pour EDM-SA, ces faits laissent présumer l’existence de deux lots de traites « originales » donc, de manœuvres frauduleuses caractérisées de faux et usage de faux en écritures de banque. C’est à juste titre qu’elle a demandé l’ouverture immédiate d’une enquête préliminaire, l’identification et l’interpellation des auteurs et complices de ces falsifications, la saisie des titres détenus par la société Lah et Fils ainsi que ceux détenus par la Banque Atlantique aux fins d’expertise graphologiques et techniques pour déterminer l’authenticité des documents. Elle se réserve le droit de se constituer partie civile ultérieurement pour réclamer réparation de tout préjudice subi.

    Le Sphinx dans son œuvre de salubrité publique a essayé de démêler le cohérent du boursouflé et pour cela l’animal antique a mis ses longues ailes sur plusieurs documents afférents à la ténébreuse affaire. Notre constat est qu’apparemment, et une fois n’est pas coutume, les sociétés Sokaf Energy sarl et Lah Fils ont été victimes d’une arnaque de la part de Fodé N’Diaye, le gérant de Soudan Petroleum qui se trouve actuellement en prison et ce bien avant le déclenchement de cette affaire, pour avoir escroqué Mamadou Niagandou NDC.

    Selon nos radars, il  a été extrait pour être écouté sur l’affaire, il y a deux jours.

    Sokaf Energy sarl représentée par Mohamed Camara a pris le soin de passer par cabinet de Me Amadou Diop, notaire respecté de la place, pour acheter, le 10 mai 2024, la créance contre l’EDM auprès de Soudan Petroleum

    La même précaution a été prise par Mama Lah pour la cession de la même créance de 2 043 377 200 FCFA par acte notarié devant le cabinet de Me Salif Karamoko Notaire. Il est formel, c’est lui qui détient les huit ( 8) traites originales remises à Soudan Petroleum par EDM-SA. Comment Fodé N’Diaye a pu escompter et se faire payer par la Banque Atlantique la bagatelle de 1 003 377 200 FCFA le  25 juin 2024 soit 43 jours après avoir cédé les 8 traites originales à Sokaf Energy Sarl au prix initial de 2 043 377 200 FCFA ?

    Soit il a cédé les traites originales à Sokaf Energy Sarl et a utilisé des photocopies de 4 traites, en toute connaissance de cause,  pour se faire payer par la BAM, auquel cas, il a eu le concours de complices à l’interne ! Ou bien il a fourgué des photocopies à Sokaf Energy Sarl qui, de bonne foi – ou bien ayant senti l’arnaque- a filé le bébé à Lah et Fils. 

    Autant de questions sur lesquelles les enquêteurs  du PNEF se font le devoir, depuis le 29 janvier, de jeter un faisceau de lumière.

    Au moment où nous mettons sous presse, une vingtaine de personnes ont été déjà écoutées parmi lesquelles les DG de l’EDM et de la Banque Atlantique, des cadres et responsables des deux sociétés ; mais aussi les responsables des sociétés Sokaf Energy Sarl et Lah et Fils. Selon nos radars, il ressort qu’au cours des auditions et confrontations, les langues commencent à se délier, et tout laisse à croire, en attendant la suite des enquêtes,  que les traites détenues par la société Lah et Fils sont authentiques. Mais on est au Mali et comme le disent si bien nos amis Anglais : « Wait and see ! »

    Adama Dramé

  • JUSTICE

    JUSTICE

    Le Haut Conseil Islamique (HCIM) cité dans un scandale d’expropriation

    Le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM)/ antenne de Mopti crée  de toutes pièces une concession fictive qu’elle attribue à la victime Djénéba Malick Cissé. À Bamako dans l’antre du célèbre Prêcheur Cherif Ousmane Madani Haïdara, présumé défenseur de la Veuve et de l’Orphelin, rien vu, rien entendu ! Étrange ! vue de dépouiller une veuve de sa part d’héritage, la commission religieuse du 

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  • BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Tiani à Alger : réalignement discret ou clarification diplomatique ?

    En se rendant à Alger pour y rencontrer le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le général Abdourahamane Tiani a posé un geste politique lourd de symboles. Depuis le renversement de Mohamed Bazoum en juillet 2023, Niamey s’est retrouvé au cœur d’un bras de fer régional, notamment avec la CEDEAO qui brandissait alors la menace d’une intervention militaire. À l’époque, Bamako s’était érigé en bouclier diplomatique du Niger, affirmant que toute action armée serait considérée comme une . . .

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  • TIRAGE AU SORT LIGUE AFRICAINE DES CHAMPIONS 

    TIRAGE AU SORT LIGUE AFRICAINE DES CHAMPIONS 

    Le Stade malien croise le fer avec le Mamelodi Sundowns

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    LA Confédération africaine de football (Caf) a procédé, ce mardi, au tirage au sort des quarts de finale de la Ligue africaine des champions.  Seul représentant malien dans cette compétition interclubs, le Stade malien de Bamako a hérité du Mamelodi Sundowns. 

    Après avoir terminé la phase de groupes en tête, le champion du Mali aura l’avantage de recevoir les Sud-Africains lors du match retour de ces quarts de finale. En cas de qualification pour les demi-finales, les Blancs de Bamako croiseront le fer avec le vainqueur du duel opposant l’Espérance sportive de Tunisie aux Égyptiens d’Al Ahly.

    Déjà à cette étape de la compétition, les Blancs de Bamako ont réalisé la meilleure performance pour un club malien dans cette compétition en atteignant les quarts de finale.  Une performance inédite pour les pensionnaires du complexe sportif de Sotuba qui avaient déjà également réussi la prouesse de devenir le premier club malien à remporter la Coupe de la Confédération.  C’était un 5 décembre 2009.

    M.NIANG 

  • 6e JOURNEE COUPE DE LA CONFEDERATION 

    6e JOURNEE COUPE DE LA CONFEDERATION 

    Le Djoliba AC enregistre sa première victoire en écrasant le FC San Pedro (4-0) 

    Le Djoliba AC de Bamako a écrasé le FC San Pedro de la Côte d’Ivoire lors de la 6e et dernière journée des matchs de poules de la coupe CAF par le score de 4-0. C’était  dimanche au stade du 26 Mars de Bamako.

    Enfin une victoire pour le Djoliba AC en Coupe de la Confédération (CAF) ! Les Rouges de Bamako sauvent l’honneur lors de la 6e et dernière journée des matchs de poules en faisant exploser le FC San Pedro de Côte d’Ivoire, corrigé 4 buts à 0. Cette victoire est historique pour les Rouges de Bamako, car elle met fin à une série noire de 11 matchs sans succès en compétitions africaines interclubs (six en Ligue des Champions et cinq en Coupe de la Confédération).

    Avec cette victoire, le Djoliba AC (4 points) termine à la 3e place du groupe A à une longueur devant son adversaire du soir. C’était d’ailleurs le principal enjeu de cette rencontre puisque les deux équipes étaient déjà éliminés depuis la quatrième journée. C’était du reste le dernier match de l’entraineur du Djoliba AC, Boudo Mory, qui a annoncé la veille son départ du club de la capitale.

    Les Rouges peuvent quand même nourrir de grands regrets. C’est même un rendez-vous manqué, tant Aboubacar Diarra dit « Senior », et ses coéquipiers avaient largement les moyens de sortir de cette poule. Ils ont raté le coche dès le début du tournoi en enchaînant les défaites. Pis, l’équipe était en panne d’efficacité, ne réussissant presque pas à scorer jusqu’à la 5e journée. Des performances bien insuffisantes pour une équipe qui ambitionne de se qualifier pour les quarts de finale.

    A l’issue de cette ultime journée, l’USM d’Alger avec 14 points termine en tête de la poule A. Les Algériens sont suivis par les Marocains d’Olympic Club de Safi avec 13 points. Le Djoliba AC 4 points et le FC San Pedro terminent respectivement à la 3e et 4e place.  Les deux premiers sont qualifiés pour les quarts de finale tandis que les deux derniers sont out de la compétition.  

    M. NIANG

  • PROCÈS PARAMOUNT-AIRBUS

    PROCÈS PARAMOUNT-AIRBUS

    PROCÈS PARAMOUNT-AIRBUS

    Le ministère public requiert 10 ans de Prison pour les prévenus présents et la perpète pour les absents

    Le procès dit affaire Paramount-Embraer a atteint sa vitesse de croisière avec le réquisitoire du procureur qui a requis 10 ans pour les accusés présents à la barre et la prison à perpétuité pour ceux qui sont absents dont notamment l’ancien Premier ministre Boubou Cissé, les ex-ministres Mamadou dit Igor . . .

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  • AFFAIRE SECUREK ET ORANGE MALI

    AFFAIRE SECUREK ET ORANGE MALI

    Depuis un an, SecureK et Orange Mali se livrent une joute juridique  sans précédent  sur le plan tant national qu’international. Ladite bataille a fini par emporter le fameux DG de la société de téléphonie, Aboubacar Sadik Diop,  et 80% de son staff. Le désormais ex-DG d’Orange Mali a été démis de ses fonctions depuis octobre 2025. Pour sauver les apparence, la Société nationale de téléphonie du Sénégal (Sonatel), la maison-mère d’Orange Mali a organisé un semblant pot de départ en d . . .

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  • BABALY BAH DONNE SA VERSION DES FAITS

    BABALY BAH DONNE SA VERSION DES FAITS

    Après l’ancien Premier ministre et ancien ministre de l’Économie et des Finances, Boubou Cissé, l’ex-ministre de l’Économie et des Finances, Mamadou Diarra dit Igor et l’ex-ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tiéman Hubert Coulibaly,  Babaly Ba, l’ex-PDG de la BMS, ,  dans un communiqué qui nous est parvenu,  donne sa version des faits sur le marché d’achat de véhicules blindés de type Marauder avec la société sud-africaine Paramount. Une affaire que la justice malienne doit examiner  avec beaucoup de minutie.

    J’ai pris connaissance, le vendredi 29 juillet 2022, des termes du communiqué du Procureur Général près la Cour Suprême de la République du Mali selon lequel un mandat d’arrêt international a été lancé contre ma personne ainsi que trois autres illustres concitoyens. La démarche s’inscrit, notamment, dans l’ouverture, par la Chambre d’accusation de cette haute juridiction, d’une information judiciaire sur des faits qualifiés de crime de faux et usage de faux, d’atteinte aux biens publics et de complicité de ces infractions, faits liés à l’exécution du marché public dit PARAMOUNT, lequel marché s’inscrit dans la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire.

    Je note, d’ores et déjà, que la surmédiatisation de ce communiqué, amplement relayé par les organes de presse nationaux et internationaux, est de nature à jeter le discrédit sur les personnes visées. En effet, la motivation dudit communiqué et, subséquemment, la décision d’émettre un mandat d’arrêt international contre ma personne découlent des conclusions du rapport de la Conseillère spéciale du Président de la Transition chargée des audits sur lesquelles ont d’ailleurs porté tous les interrogatoires auxquelles j’avais été soumis auparavant.

    Je rappelle à toutes fins utiles que dans le cadre du dossier objet de la présente procédure, j’ai effectué plusieurs passages devant les officiers de police judiciaire le parquet du Tribunal de Grande Instance de la Commune 3 en charge du Pôle économique et financier.

    Je signale, par ailleurs, que les règles déontologiques, le principe du contradictoire en l’occurrence, n’ont jamais été observées. En effet, c’est aux fins d’éviter les erreurs et allégations sans fondement – comme c’est manifestement le cas – que les responsables des structures sont associés aux audits les concernant – mais j’ai été interrogé sur la base d’un rapport auquel je n’ai jamais pu accéder. Il n’est dès lors pas étonnant que le réquisitoire du Procureur Général soit bâti sur des conclusions totalement erronées comme quoi les autorités de la Défense et des Finances de l’époque avaient simulé un marché qui n’a jamais existé, afin de sortir de l’argent public à travers les services de la BMS. 

    Tous les justificatifs du marché attestant de son existence formelle ainsi que de sa conformité aux dispositions réglementaires ont été pourtant versés au dossier lors de mes interrogatoires successifs. Il s’agit notamment de la copie du marché dûment signé, des factures payées, des bordereaux de livraison, des différents échanges de courriers entre les parties, etc.

    Mon rôle de banquier agissant es qualité m’incline par ailleurs à apporter les clarifications suivantes : ma responsabilité devrait être recherchée dans le montage technique et financier du dossier, dans l’observance des procédures d’accord de crédit de l’institution à chacune des étapes de l’opération ainsi que dans l’implication effective de ses instances décisionnelles. Or aucun des actes posés par les soins dans cette opération n’engage ma responsabilité personnelle.

    Sur un tout autre plan, il me paraît utile de rappeler que j’ai consacré une bonne partie de ma vie à œuvrer pour le développement de mon pays. J’ai eu le privilège de porter la BMS depuis sa création, en 2002, et d’en assurer le bon fonctionnement jusqu’à mon départ à la retraite, en Décembre 2018. Cela grâce à la confiance du Président Alpha Oumar Konaré, de son Premier Ministre Feu Mandé SIDIBE (paix à son âme) et de son Ministre de l’Économie de l’époque, Bacari Koné, pour ne citer que ceux-ci. À cet égard, je suis fier d’avoir été le vecteur par lequel leur vision politique pour le Mali s’est traduite en une réalité économique et financière, avec l’avènement d’une banque purement nationale. J’en profite pour rendre par la même l’occasion un hommage appuyé au Conseil d’Administration ainsi qu’à l’ensemble du personnel de la BMS SA, dont l’engagement a permis de hisser notre enfant commun dans le peloton de tête des banques maliennes.

    A la lumière de ce qui précède, je précise qu’à aucun moment je n’ai été informé, ni mêlé à une compromission quelconque par rapport à ce dossier, qui a été traité avec la rigueur habituelle et dans le strict respect des procédures de la banque. Au demeurant, le dossier mère se trouve encore dans les archives de la banque et pourrait être consulté au besoin.

    Enfin, je voudrais mentionner au passage le préjudice moral engendré par une publicité humiliante et dégradante tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, à travers ce mandat d’arrêt qui m’a contraint à démissionner de deux postes d’administrateurs.

    Je reste néanmoins confiant et serein quant à la suite des évènements, tout en espérant que toute la lumière sera faite dans cette affaire en toute impartialité et dans la transparence.

    Babaly BA 

    Ancien DG de la Banque Malienne de Solidarité (BMS-sa)

  • Niger : Que recouvre le changement aux finances ?

    Niger : Que recouvre le changement aux finances ?

    30 janvier 2026

    Au Niger, un léger réaménagement du gouvernement a été annoncé lundi 26 janvier 2026, sur décret d’Abdourahamane Tiani. Ali Mahamane Lamine Zeine (AMLZ) perd le portefeuille de l’Économie et des finances, mais conserve la fonction de Premier ministre qu’il occupe depuis aout 2023. Les media français, dont Jeune Afrique[1], qui mettent en musique la campagne organisée par les soutiens de Bazoum, le président déchu, répètent que la fin . . .

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  • GÉOPOLITIQUE

    GÉOPOLITIQUE

    Mahmoud Dicko : une figure ambiguë et incontournable

    Mahmoud Dicko est aujourd’hui l’une des figures les plus influentes et les plus controversées du Mali, à la croisée du religieux et du politique, sans jamais avoir occupé de fonction élective. Ancien professeur d’arabe devenu imam, il s’est imposé comme une conscience morale autoproclamée, capable de faire descendre des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Bamako et de peser sur le destin des présidents maliens.

    Né au milieu des années 1950 dans . . .

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  • VERIFICATION FINANCIERE DE LA GESTION DE LA PHARMACIE POPULAIRE DU MALI

    VERIFICATION FINANCIERE DE LA GESTION DE LA PHARMACIE POPULAIRE DU MALI

    Des irrégularités financières s’élevant à plus de 270 millions de FCFA sur lesquels 14 626 686 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification.

    La gestion de la Pharmacie Populaire du Mali a fait l’objet (PPM) d’une vérification financière au titre des exercices 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025 (25 août). Elle avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses et de recettes. Les travaux de vérification ont concerné la passation, l’exécution et le règlement des marchés publics, l’exécution de recettes, la gestion des stocks, le paiement de salaires et accessoires et le paiement des impôts et taxes.

    Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

    Irrégularités  administratives

    La mission de vérification a constaté que la Direction Générale de la PPM ne soumet pas le budget à l’approbation expresse du Ministre de tutelle avant son exécution. Elle n’a pas sollicité l’autorisation du Ministre de tutelle pour la signature des contrats dont le seuil le requiert et elle n’applique pas le taux réglementaire de l’Impôt sur les Revenus de Valeurs Mobilières (IRVM). 

    Au regard de ces constatations, l’équipe de vérification a recommandé au Président Directeur Général de la PPM de requérir l’approbation expresse du Ministre de tutelle avant l’exécution du budget ; de solliciter l’autorisation préalable du Ministre de tutelle pour les contrats dont le seuil le requiert ; d’appliquer le taux de l’IRVM conformément à la législation en vigueur.

    Irrégularités financières :

    La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 270 150 829 FCFA. Sur ce montant, 14 626 686 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Le reliquat non régularisé s’élève à 255 524 143 FCFA.

    Ces irrégularités financières sont relatives au non-respect des procédures de passation des marchés publics ; au paiement d’avantages indus aux agents non membres des commissions d’analyse des offres pour un montant de 13 250 000 FCFA ; à la perte de ressources financières issues des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation à la suite de la non-conclusion de contrats pour des acquisitions dont le seuil le requiert pour un montant total de 49 355 021 FCFA ; à la non-déclaration et au non-paiement de l’IRVM aux services des Impôts pour un montant total de 3 012 582 FCFA ; à la non-justification de l’utilisation de tickets de carburant pour un montant total de 20 129 716 FCFA ; à l’octroi irrégulier de carburant aux membres des commissions de réception pour un montant total de 46 821 550 FCFA ; à la simulation de mise en concurrence ; aux faux enregistrements de contrats pour un montant total de 73 256 700 FCFA et à la non-application de pénalités sur des marchés non exécutés dans les délais contractuels pour un montant total de 49 698 574 FCFA

    Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Président de la Section des Comptes de la Cour Supreme, au Procureur de la République Financier et au Directeur Général des Impôts. 

  • CAN 2025 : Le sacre sénégalais et le rêve brisé marocain

    CAN 2025 : Le sacre sénégalais et le rêve brisé marocain

    Le Sénégal a remporté la CAN 2025 au Maroc en s’imposant 1-0 après prolongation en finale contre le pays hôte, au terme d’un tournoi intense marqué par un niveau de jeu relevé et une dramaturgie constante jusqu’au dernier soir. Ce sacre offre aux Lions de la Teranga un deuxième titre continental et confirme leur statut de grande puissance du football africain moderne.

    LA CAN 2025 est organisée par le Maroc, qui accueille le gratin du football africain dans des stades modernisés de Rabat, Casablanca, Marrakech, Tanger, Fès et Agadir. Portés par un public bouillant et l’élan de leur demi-finale de Coupe du monde 2022, les Lions de l’Atlas se présentent comme l’un des grands favoris au titre.

    Dès la phase de groupes, le Maroc assume ce statut en prenant la tête de son groupe, notamment grâce à une victoire inaugurale face aux Comores et un succès convaincant contre la Zambie. L’ambition est claire : offrir au pays son deuxième sacre continental à domicile après celui de 1976,  dans un contexte où le football devient un vecteur majeur de rayonnement diplomatique et d’unité nationale.

    Une phase de groupes très relevée

    Le format à 24 équipes propose six groupes extrêmement compétitifs, où plusieurs cadors confirment leur rang tandis que quelques outsiders se frayent un chemin vers les huitièmes. L’Égypte, emmenée par Mohamed Salah, signe un parcours quasi parfait au premier tour, tout comme l’Algérie et le Nigeria, solides leaders de leurs groupes respectifs.

    Dans d’autres poules, le suspense est total jusqu’à la dernière journée, à l’image d’un groupe F où la Côte d’Ivoire et le Cameroun livrent un bras de fer à distance, rejoints par un Mozambique accrocheur. Au terme de ce premier acte, la hiérarchie du continent se confirme : Sénégal, Maroc, Nigeria, Égypte, Algérie et Côte d’Ivoire avancent en favoris vers les matches à élimination directe.

    Les temps forts des matchs à élimination directe

    La phase à élimination directe offre un condensé de ce que la CAN a de plus spectaculaire : matchs basculant dans les dernières minutes, prolongations répétées, séances de tirs au but et scénarios renversants. L’Algérie, qui avait survolé sa poule, se heurte à un Nigeria très discipliné, qui l’élimine en quarts de finale grâce à l’efficacité de son secteur offensif, emmené par Ademola Lookman.

    De son côté, le Maroc se fraye un chemin jusqu’au dernier carré en dominant notamment la Zambie puis en maîtrisant ses rencontres à domicile, porté par un Brahim Díaz étincelant, futur meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations. En demi-finales, les Lions de l’Atlas écartent l’Égypte, tandis que le Sénégal fait plier le Nigeria au terme d’un duel tactique et physique de très haut niveau.

    Une finale Maroc–Sénégal sous haute tension

    La finale oppose donc le pays hôte, le Maroc, au Sénégal, champion d’Afrique 2021 et décidé à confirmer sa montée en puissance dans la durée. Disputée à Rabat, la rencontre se joue dans un stade en fusion, avec une pression maximale sur les épaules des Marocains, qui rêvent d’un sacre à domicile.

    L’une des images les plus marquantes de cette CAN voit les joueurs sénégalais quitter le terrain, menés par Pape Thiaw, après l’attribution d’un penalty dans les derniers instants contre le Maroc. Ce geste de contestation collective, rarissime à ce niveau, marque les esprits et alimente les débats sur l’arbitrage et la tension extrême de la compétition.

    Le match est d’abord verrouillé, chaque équipe refusant de se découvrir, avant de s’ouvrir progressivement au fil des minutes, ponctué d’actions litigieuses, d’une atmosphère électrique et d’interruptions de jeu. Brahim Diaz chargé de transformer le pénalty  tente une Panenka, la balle atterrit dans les mains du gardien sénégalais, Mendy. 

    La rencontre bascule finalement en prolongation, lorsque Pape Gueye, d’une frappe en lucarne, offre au Sénégal le but du titre, plongeant les supporters marocains dans le silence et déclenchant une explosion de joie à Dakar.

    Bilan sportif et grandes individualités

    Statistiquement, la CAN 2025 s’inscrit dans la continuité d’une compétition de plus en plus offensive, avec 121 buts inscrits, soit un peu plus de 2,3 buts par match, un record par rapport à l’édition précédente. Le Marocain Brahim Diaz termine meilleur buteur avec cinq réalisations, confirmant son rôle central dans le parcours des Lions de l’Atlas.

    Côté sénégalais, Sadio Mané est élu meilleur joueur du tournoi, symbole de la maturité de cette génération qui enchaîne les performances de haut niveau sur la scène africaine. Ademola Lookman (Nigeria) est sacré meilleur passeur avec quatre passes décisives, illustrant la qualité offensive d’une équipe nigériane qui monte sur le podium en arrachant la troisième place.

    Héritage et portée de la CAN 2025

    Au-delà du titre, la victoire du Sénégal au Maroc consacre une sélection désormais installée dans la durée parmi les références du football africain, capable de gagner loin de ses bases et dans un climat hostile. Pour le Maroc, la défaite à domicile laisse un goût amer mais confirme l’ancrage du pays dans le haut du tableau continental, avec une génération appelée à rejouer les premiers rôles lors des prochaines éditions.

    L’organisation marocaine, la ferveur populaire et le niveau de jeu affiché renforcent le statut de la CAN comme vitrine majeure du football mondial, offrant aux talents africains une scène suivie bien au-delà du continent. Entre explosion offensive, dramaturgie permanente et confirmation des grandes nations, la CAN 2025 restera comme l’édition du deuxième sacre sénégalais et du rêve brisé marocain à domicile.

    M.N

  • NOUVELLE CONFIGURATION DE LA SCÉNE POLITICO-MILITAIRE MALIENNE

    NOUVELLE CONFIGURATION DE LA SCÉNE POLITICO-MILITAIRE MALIENNE

    Des alliances contre-nature mais très porteuses

    Le FLA (Front de libération de l’Azawad) en passe de s’allier officiellement au JNIM de Iyad Ag Aly et déjà très avancé avec le Gouvernement en exil de Chérif Koné; le CFR (Coalition des Forces pour la République) de Mahamoud  Dicko ratissant désormais large au sein de la classe politique et bénéficiant d’une  sympathie certaine au plan international puisque laissant entrevoir le scénario syrien … Cela devient visiblement . . .

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  • BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    L’or malgache à Dubaï

    Selon nos radars, le Colonel Michael a effectué un déplacement à Dubaï dans des conditions très suspectes :sans escorte, ni garde du corps, accompagné de personnes dont les activités suscitent de sérieuses interrogations, et avec le transport d’une quantité importante d’or répartie dans plusieurs malles dans la valeur est estimée à plus de 50 millions de dollars.

    Le départ a été planifié à 03h30 du matin afin de ne pas attirer l’attention. Cette opération aurait dû rester . . .

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  • Interdiction de visa US aux pays de l’AES 

    Interdiction de visa US aux pays de l’AES 

    Le désaveu ? 

    SI l’Oncle SAM (USA) avait, jusqu’à ce jour observé un silence plutôt profitable aux régimes militaires du Sahel, la récente décision portant interdiction de visa aux ressortissants de ces contrées annonce visiblement un changement de cap.

    Le 16 décembre dernier, l’administration américaine a imposé une interdiction totale d’entrée aux ressortissants du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les trois pays de l’AES ou  Alliance des États du Sahel. Bien entendu, l . . .

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  • Les neuf records qui pourraient tomber lors de la CAN 2025

    Les neuf records qui pourraient tomber lors de la CAN 2025

    Certains records de la Coupe d’Afrique des nations semblent intouchables, d’autres vacillent à l’approche de l’édition 2025 au Maroc. Buteurs en feu, passes décisives, affluence dans les stades : voici les neuf marques qui pourraient être égalées ou battues par les stars de cette CAN.

    Les Ivoiriens Yaya Touré et Laurent Pokou et le Congolais Pierre Ndaye Mulamba pourraient perdre leurs records lors de l’édition 2025 de la CAN.

    La Coupe d’Afrique des Nations débute, dimanche 21 décembre, au Maroc jusqu’au 18 janvier. L’occasion de revenir sur les records de cette compétition. Alors que certains paraissent indéboulonnables, d’autres pourraient tomber à l’occasion de l’édition 2025. Les stars Mohamed Salah, Sadio Mané ou encore Sébastien Haller vont-ils pouvoir s’en emparer ?

    Les records accessibles

    Meilleur buteur sur une seule édition : le Congolais Ndaye Mulamba détient le record absolu avec neuf buts inscrits lors de la CAN 1974. Lors de la dernière édition en 2024,  Emiliano Nsué de l’équipe de Guinée équatoriale a décroché le soulier d’or avec cinq réalisations. Des attaquants stars comme l’Ivoirien Sébastien Haller, l’Égyptien Mohamed Salah ou le Sénégalais Sadio Mané seront-ils capables cette année de réaliser une telle performance ?

    Meilleur buteur sur un seul match : lors de la victoire 6 à 1 de la Côte d’Ivoire contre l’Éthiopie en 1970, l’Ivoirien Laurent Pokou avait inscrit cinq des buts du jour en à peine plus d’une heure de jeu.

    Meilleur passeur de l’histoire : l’Ivoirien Yaya Touré est considéré comme le meilleur passeur de l’histoire de la CAN avec sept offrandes en 29 matches à ses partenaires entre 2004 et 2015. Avec six passes décisives au compteur en cinq participations à la CAN, le Sénégalais Sadio Mané pourrait lui chiper ce record.

    L’Égyptien Mohamed Salah compte pour l’instant quatre passes décisives en quatre participations.

    But le plus rapide : le but le plus rapide de la CAN a été inscrit après seulement 23 secondes de jeu. C’était lors de l’édition 1994, quand Ayman Mansour permettait à l’Égypte d’ouvrir la marque contre le Gabon (score final 4-0). 

    Record de participations consécutives : la Tunisie a participé aux dernières 16 dernières Coupes d’Afrique des nations. Les Aigles de Carthage n’ont pas manqué cet événement depuis 30 ans et devrait enregistrer, à moins d’un forfait de dernière minute, leur 17e participation consécutive au Maroc.

    Plus large victoire : l’écart le plus large entre deux équipes à l’issue d’un match est de cinq buts. C’est arrivé trois fois dans l’histoire : Côte d’Ivoire – Éthiopie 1970 (6-1), Côte d’Ivoire – Guinée 2008 (5-0) et Botswana – Guinée 2012 (1-6).

    Plus grand nombre de buts dans un match : le record date d’Égypte – Nigeria en 1963. Ce jour-là, neuf buts ont été inscrit, le match de la phase de groupes se concluant sur le score de 6-3.

    Plus grand nombre de cartons jaunes dans un match : la palme revient à la rencontre Burkina Faso – Gabon (CAN 2022) durant laquelle pas moins de 15 cartons jaunes ont été distribués. Mention spéciale pour le Gabonais Sidney Obissa, seul joueur de la rencontre à avoir été expulsé après deux avertissements.

    L’édition avec le plus de buts inscrits : la CAN 2024 en Côte d’Ivoire fut la plus prolifique de l’histoire avec 119 buts inscrits lors de cette édition. Le record précédent, datant de 2008, est amélioré de 17 buts. Logique avec l’élargissement à 24 équipes et la multiplication des matches.

    Records de la CAN : buteurs, sélections, matchs et performances marquantes

    Les records intouchables

    Meilleurs buteurs de l’histoire :

    Samuel Eto’o : 18 buts inscrits en 29 matches entre 2000 et 2010

    Laurent Pokou : 14 buts en 12 matches entre 1968 et 1970

    Rachidi Yekini : 13 buts en 20 matches entre 1984 et 1994

    Joueurs ayant participé au plus d’éditions de la CAN : quatre joueurs se partagent le record de huit participations à des Coupes d’Afrique : le Camerounais Rigobert Song, l’Égyptien Ahmed Hassan, le Ghanéen André Ayew et le Tunisien Youssef Msakni.

    Joueur ayant disputé le plus de matches de CAN : le Camerounais Rigobert Song a disputé 36 matches en 8 éditions.

    Joueurs ayant remporté le plus d’éditions de la CAN : les Égyptiens Essam al-Hadary et Ahmed Hassan sont les seuls joueurs ayant remporté à quatre reprises la compétition. En plus du fabuleux triplé en 2006, 2008 et 2010, ils étaient déjà de la partie lors du sacre de 1998.

    Record de victoires : l’Égypte, avec sept trophées glanés, est le patron de l’Afrique.

    Record de podiums : le Nigeria compte 16 podiums dans son histoire – trois victoires, cinq médailles d’argent et huit de bronze. L’Égypte en affiche 13 avec sept victoires, trois médailles d’argent et trois médailles de bronze.

    Plus grand nombre de titres consécutifs : l’Égypte est la seule nation à avoir réalisé un triplé lors des éditions 2006, 2008 et 2010.

    Meilleure série de victoires : l’Égypte n’a pas connu la défaite en phase finale de CAN durant 24 matches entre 2006 et 2017. C’est le Cameroun qui brisera la série lors de la finale de cette édition.

    Meilleure affluence sur un match : la finale de la CAN 1986 Égypte-Cameroun avec 120 000 spectateurs au Caire. Lors de l’édition 2025 organisée au Maroc, les stades ayant la plus grande capacité sont ceux de Ibn-Batouta à Tanger (75 600 places) et du Prince Moulay-Abdellah à Rabat (69 500 places).

    (Source France 24)

  • COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 2025

    COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 2025

    Les Aigles prêts à décoller au Maroc

    LA 35e édition de la CAN se tiendra au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc. 24 pays sont qualifiés pour la compétition, parmi lesquels le Mali qui nourrit de grandes ambitions. Habitués de la compétition, les Aigles espèrent enfin décrocher un premier sacre continental.

    Une décennie de régularité, un rêve jamais réalisé

    Le Mali s’apprête à disputer sa 10e CAN consécutive, preuve d’une constance remarquable sur la scène africaine. Finalistes malheureux en 1972 et médaillés de bronze (3ème) en 2012,  les Aigles n’ont jamais soulevé le trophée. Avec l’arrivée du technicien belge Tom Saintfiet à la tête de la sélection, l’objectif est clair : franchir un cap.

    « Nous ne venons pas pour participer, mais pour gagner », a déclaré Saintfiet lors de l’annonce de la liste des 27 joueurs.

    Un groupe A redoutable

    Le tirage au sort a placé le Mali dans un groupe A très relevé, aux côtés du pays hôte le Maroc, de la Zambie (championne d’Afrique 2012) et des Comores, en pleine progression. Le calendrier est dense :

    – 22 décembre : Mali vs Zambie au Stade Mohammed V, Casablanca

    – 26 décembre : Maroc vs Mali au Stade Prince Moulay Abdellah, Rabat

    – 29 décembre : Comores vs Mali au Stade Mohammed V, Casablanca

    Trois matchs en huit jours: la gestion physique et mentale du groupe sera déterminante.

    Une sélection dense et ambitieuse :

    Le Mali peut compter sur un effectif équilibré, mêlant expérience et jeunesse. Le retour de Yves Bissouma (Tottenham) et la réintégration du capitaine Hamari Traoré (Paris FC) renforcent l’assise du groupe. Des cadres comme Amadou Haïdara (RB Leipzig), El Bilal Touré (Besiktas) ou Néné Dorgeles (Fenerbahçe) incarnent les espoirs d’un parcours historique.

    Le milieu de terrain, riche en profils techniques et athlétiques, constitue l’atout majeur des Aigles. Si Saintfiet parvient à en tirer le meilleur, le Mali pourrait rivaliser avec les plus grandes nations du continent.

    Un enjeu de rachat et de reconnaissance

    Éliminés au Mondial 2026, les Aigles abordent cette CAN avec un esprit de revanche. Quart-de-finalistes en 2023, ils visent désormais, au minimum, une place en demi-finale, tout en rêvant d’un premier sacre.

    Selon les projections d’Opta, le Mali dispose de 5,95 % de chances de remporter la CAN 2025, ce qui le place au 8e rang des favoris. Derrière les poids lourds que sont le Maroc, le Sénégal, l’Égypte ou le Nigeria, les Aigles avancent masqués, mais déterminés.

    Dans une compétition où la passion peut renverser les pronostics, le Mali pourrait bien créer la surprise.

    Composition des groupes :

    Les 24 équipes sont réparties en six groupes de quatre. Les deux premiers pays de chaque groupe seront qualifiés pour les huitièmes de finale ainsi que les quatre meilleurs troisièmes. 

    Voici la composition des groupes.

    Groupe A : Maroc (pays hôte), Mali, Zambie, Comores

    Groupe B : Égypte, Afrique du Sud, Angola, Zimbabwe

    Groupe C : Nigeria, Tunisie, Ouganda, Tanzanie

    Groupe D : Sénégal, République démocratique du Congo, Bénin, Botswana

    Groupe E : Algérie, Burkina Faso, Guinée équatoriale, Soudan

    Groupe F : Côte d’Ivoire (tenante du titre), Cameroun, Gabon, Mozambique

    Calendrier des rencontres

    Le match d’ouverture se jouera le dimanche 21 décembre, à 20 heures, entre le Maroc et les Comores (groupe A). Les matchs de poules se disputeront ensuite jusqu’au 31 décembre.

    Lundi 22 décembre : Mali – Zambie (groupe A) à 15 heures ; Afrique du Sud – Angola (groupe B) à 18 heures ; Égypte – Zimbabwe (groupe B) à 21 heures.

    Mardi 23 décembre : République démocratique du Congo – Bénin (groupe D) à 13 h 30 ; Sénégal – Botswana (groupe D) à 16 heures ; Nigeria – Tanzanie (groupe C) à 18 h 30 ; Tunisie – Ouganda (groupe C) à 21 heures.

    Mercredi 24 décembre : Burkina Faso – Guinée équatoriale (groupe E) à 13 h 30 ; Algérie – Soudan (groupe E) à 16 heures ; Côte d’Ivoire – Mozambique (groupe F) à 18 h 30 ; Cameroun – Gabon (groupe F) à 21 heures.

    Vendredi 26 décembre : Angola – Zimbabwe (groupe B) à 13 h 30 ; Égypte – Afrique du Sud (groupe B) à 16 heures ; Zambie – Comores (groupe A) à 18 h 30 ; Maroc – Mali (groupe A) à 21 heures.

    Samedi 27 décembre : Bénin – Botswana (groupe D) à 13 h 30 ; Sénégal – République démocratique du Congo (groupe D) à 16 heures ; Ouganda – Tanzanie (groupe C) à 18 h 30 ; Nigeria – Tunisie (groupe C) à 21 heures.

    Dimanche 28 décembre : Gabon – Mozambique (groupe F) à 13 h 30 ; Guinée équatoriale – Soudan (groupe E) à 16 heures ; Algérie – Burkina Faso (groupe E) à 18 h 30 ; Côte d’Ivoire – Cameroun (groupe F) à 21 heures.

    Lundi 29 décembre : Zimbabwe – Afrique du Sud (groupe B) à 17 heures ; Angola – Égypte (groupe B) à 17 heures ; Zambie – Maroc (groupe A) à 20 heures ; Comores – Mali (groupe A) à 20 heures.

    Mardi 30 décembre : Ouganda – Nigeria (groupe C) à 17 heures ; Tanzanie – Tunisie (groupe C) à 17 heures ; Botswana – République démocratique du Congo (groupe D) à 20 heures ; Bénin – Sénégal (groupe D) à 20 heures.

    Mercredi 31 décembre : Guinée équatoriale – Algérie (groupe E) à 17 heures ; Soudan – Burkina Faso (groupe E) à 17 heures ; Gabon – Côte d’Ivoire (groupe F) à 20 heures ; Mozambique – Cameroun (groupe F) à 20 heures.

    Huitièmes de finale : du samedi 3 au mardi 6 janvier 2026.

    Quarts de finale : les vendredi 9 et samedi 10 janvier.

    Demi-finales : le mercredi 14 janvier à 18 heures et 21 heures.

    Match pour la troisième place : le samedi 17 janvier à 17 heures.

    Finale : le dimanche 18 janvier à 20 heures.

    La liste du Mali pour la CAN 2025

    Gardiens : Djigui Diarra (Young Africans), Ismael Diawara (Sirius), Mamadou Samassa (Laval)

    Défenseurs : Sikou Niakaté (Braga), Abdoulaye Diaby (Grasshopper), Woyo Coulibaly (Sassuolo), Fodé Doucouré (Le Havre), Hamari Traoré (Paris FC), Nathan Gassama (Baltika Kalinigrad), Mamadou Fofana (New England Revolution), Ousmane Camara (Angers), Amadou Dante (Arouca FC)

    Milieux : Amadou Haidara (RB Leipzig), Lassane Coulibaly (Lecce), Mohamed Camara (Al Sadd), Mamadou Sangaré (Lens), Aliou Dieng (Al Ahly), Yves Bissouma (Tottenham), Mahamadou Doumbia (Al-Ittihad), Ibrahima Sissoko (Bochum)

    Attaquants : Nene Dorgeles (Fenerbahçe), Gaoussou Diarra (Feyenoord), Mamadou Camara (Laval), Kamory Doumbia (Stade Brestois), El Bilal Touré (Besiktas), Mamadou Doumbia (Watford), Lassine Sinayoko (AJ Auxerre), Gaoussou Diakité (Lausanne Sport)

    M. NIANG

  • BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Échange de prisonniers

    Cela fait six mois que les responsables du Front de Libération du fantomatique Azawad ont proposé à nos autorités d’échanger quelque prisonniers issus de leur rang contre tous nos militaires qu’ils détiennent actuellement en otage dans le Nord du Mali. Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, cela fait un semestre qu’ils n’ont obtenu la moindre réponse.

    Finalement les rebelles se demandent si  Bamako se soucie vraiment du cruel sort . . .

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  • GOUVERNANCE

    GOUVERNANCE

    Le mal malien : aux racines d’une crise multidimensionnelle

    LE Mali semble enfermé dans un cercle vicieux : violences récurrentes, effondrement d’un État fragile, crise humanitaire, misère sociale. Derrière l’acronyme « crise » se cache un pays fracturé, affaibli, tiraillé entre espoirs déçus et dangers constants. L’expression « mal malien » — loin d’être une simple métaphore — renvoie à l’ensemble des maux politiques, sécuritaires, sociaux et humanitaires qui rongent le pays, depuis plus de trente ans.

    Vaste territoire au cœur du Sahel . . .

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  • COOPÉRATION

    COOPÉRATION

    L’AES est mal partie !Plus de deux ans après son lancement, l’Alliance des États du Sahel (AES) peine visiblement à décoller et sa devise, «Un Espace – Un Peuple – Un Destin» s’apparente tous les jours un peu plus, à un slogan creux.

     

    LA Confédération des États du Sahel (AES) a été créée le 16 septembre 2023 ;  Elle regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger; trois pays du sahel enclavés et historiquement caractérisés par . . .

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  • COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS

    Le Mali vise le titre

    LES compétitions interclubs africaines seront suspendues à partir de maintenant pour laisser place à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui débute le 21 décembre prochain. La 3e journée de la phase de groupes reprendra à partir du 23 janvier 2026.

    Pour ce qui concerne la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, tous les regards du continent seront tournés vers le Maroc, pays hôte de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui se jouera du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.

    Le Duel des Favoris : L’enjeu de la Rédemption

    L’édition 2025 s’annonce comme une confrontation entre la nouvelle garde et les puissances traditionnelles, dans un contexte de surprises où le vainqueur de 2023 (Côte d’Ivoire) est à la fois tenant du titre et en quête de confirmation.

    Placé dans le Groupe A aux côtés du pays hôte, le Maroc, de la Zambie et des Comores, le Mali n’a qu’un seul objectif : le titre. Sur le papier, le groupe est ardu, mais les Aigles ont les moyens de s’imposer.

    Sous l’impulsion de sa génération talentueuse, le Mali rêve de décrocher son tout premier titre continental. L’ambition est de faire mieux que les demi-finales atteintes par le passé.

    Les Clés du Groupe A :

    Maroc (Hôte) : Le match clé pour la première place. Une victoire ou un nul contre les Lions de l’Atlas serait un énorme coup de pouce psychologique.

    Zambie : Un adversaire traditionnellement technique et accrocheur. Une victoire est impérative pour bien se placer.

    Comores : L’équipe surprise des dernières années. Le Mali devra faire preuve de sérieux pour éviter tout faux-pas.

    Le Mali, qui se positionne comme un sérieux prétendant pour le titre, doit absolument chercher la première place du groupe pour s’assurer un tableau plus favorable en huitièmes de finale.

    Le Maroc, en pleine préparation pour co-organiser la Coupe du Monde 2030, a misé sur des infrastructures modernes dans six villes (Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès, Tanger).: La compétition bénéficiera de l’intégration de la VAR dès la phase de groupes, d’un calendrier optimisé pour les joueurs évoluant en Europe, et de stades rénovés.

    Au-delà du terrain, la CAN 2025 est vue comme une vitrine du savoir-faire marocain et un catalyseur pour le développement économique et social du continent.

    Le match d’ouverture opposera le Maroc aux Comores le 21 décembre 2025.

    M. NIANG

  • COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    Le Stade Malien entre dans l’Histoire du Football Malien

    LE Stade Malien de Bamako a marqué un tournant historique pour le football malien en devenant le premier club du pays à remporter un match en phase de groupes de la Ligue des champions africaine.

    Cette victoire emblématique a eu lieu dimanche dernier lors de la 2e journée de la phase de groupes, au cours de laquelle, les « Blancs de Bamako » se sont imposés 2-1 face au Simba SC de Tanzanie, et ce, malgré un penalty manqué.

    Avec ce succès, le Stade Malien, qui avait déjà décroché un nul (0-0) lors de la 1ère journée contre l’Espérance Sportive de Tunis, totalise désormais 4 points sur 6 possibles.

    Un exploit salué 

    Les Stadistes effacent ainsi le précédent record du Djoliba AC, qui n’avait pu enregistrer aucune victoire lors de sa participation à la phase de groupes la saison précédente.

     Le Stade Malien réaffirme son statut de club pionnier, étant le premier (et le seul à ce jour) à avoir remporté un trophée continental, la Coupe de la Confédération en 2009 (le Djoliba AC ayant échoué en finale en 2012).

    À l’inverse du Stade Malien, le Djoliba AC connaît un début de campagne difficile en Coupe de la Confédération. Les « Rouges » ont enchaîné une deuxième défaite en deux matchs :

    Journée 1 : Défaite 1-0 à Bamako.

    Journée 2 : Défaite 2-0 face au C San Pedro (Côte d’Ivoire) le week-end dernier.

    Le Djoliba est actuellement dernier de son groupe avec 0 point, tandis que l’USM Alger mène la course avec 6 points.

  • RUSSIE-AES

    RUSSIE-AES

    RUSSIE-AES

    La Cacophonie, et si l’OTAN préparait une intervention !

    Les dernières semaines ont été marquées par des sorties médiatiques contradictoires traduisant un profond malaise au sein de la confédération des États du Sahel (AES) et révélant du coup les graines d’une éventuelle intervention de la France et alliés.Dans un discours tonitruant lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Conféd . . .

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  • GUINÉE-BISSAU.                                   « Le dernier « Embaloment  » est un peu trop fort de café 

    GUINÉE-BISSAU. « Le dernier « Embaloment  » est un peu trop fort de café 

    On savait l’homme roublard mais cette-fois, ce qu’il a sorti est un peu fort de café. 

    C’est la première dans l’histoire de la centaine -112 exactement- de coups d’État réussie en Afrique sur 214 tentatives  depuis 1950, qu’un chef d’État  annonce en direct sa chute aux médias. Un coup d’État fomenté selon lui par des trafiquants de drogue ! Plus grave, le même président au lendemain continue à conservé son téléphone mobile pour . . .

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  • UN JOUR DANS L’HISTOIRE

    UN JOUR DANS L’HISTOIRE




    VËTU de blanc sur la photo, s’appuyant sur un sceptre, Mohamed Ould Mohamed Mahmoud Arawani, cadi de Tombouctou de 1929 à 1959.
    Il est le concepteur de l’Azawad politique. En 1958, il va réclamer l’indépendance du Nord du Mali en 1958, après avoir réuni près de 300 notables à Tombouctou.
    Il sera arrêté en novembre 1959 sur ordre de Modibo Keïta et passera une dizaine d’années en prison.
    C’est le Comité militaire de libération nationale (CMLN) qui a renversé ce dernier qui procédera à sa libération vers 1972-1973.
    Il mourra  à Tombouctou en1976.

  • 5 ANS APRES

    5 ANS APRES

    ATT, le dernier repère

    IL y a des morts qui ne passent pas. Cinq ans après, le Mali parle encore d’Amadou Toumani Touré comme on parle d’un ancien voisin, vrai et authentique dont la porte est restée entrouverte. Il n’est plus là, mais tout le monde continue d’y jeter un œil, comme pour vérifier si, par hasard, il ne serait pas revenu s’asseoir sur le perron du pays.

    On croyait avoir tourné la page. On croyait même l’avoir mal lue, cette décennie d’ATT, avec le narratif que ses plus grands détracteurs veulent des compromissions, des trafics au Nord, ses notables trop puissants, ses militaires trop faibles. Et pourtant, à chaque crise, à chaque pénurie, à chaque chaos, un nom revient, presque instinctivement : ATT. Non pas comme une nostalgie politique, mais comme une référence morale.

    Il n’était ni idéologue, ni tribun. Il n’avait ni la verve d’un révolutionnaire, ni la froideur d’un technocrate. ATT parlait peu, mais il écoutait. Et dans ce pays où les gens n’ont plus l’habitude d’être entendus, cela suffisait à faire de lui un homme à part.

    Son sourire, sa manière de tendre la main aux paysans, son souci presque paternel d’apaiser plutôt que d’imposer, tout cela formait une sorte de langage politique qui n’existe plus. Sous lui, le Mali n’était pas parfait, mais il était habitable. Le débat, encore vivace, était simple : pouvait-on être ferme sans être dur ? Gouverner sans crier ?

    Dans un Sahel aujourd’hui saturé de postures martiales, de discours de rupture et d’ennemis intérieurs, ATT représentait une forme d’équilibre. Il incarnait ce que le philosophe appelait “la douceur du pouvoir”, cette capacité rare de diriger sans inquiéter.

    Le vent de la Libye 

    On oublie souvent qu’ATT avait vu venir la tempête. Dès la chute de Kadhafi en 2011, il avait perçu la menace des « revenants » de Libye, ces combattants Touaregs lourdement armés, rentrant dans le Nord poreux avec des pick-up, des missiles et un goût de revanche.

    Face à cette menace, il n’avait pas choisi la guerre immédiate, mais la prévention. Il avait alors dépêché en mission des figures respectées, des leaders communautaires et religieux touareg, parmi lesquels Iyad Ag Ghaly lui-même, encore loin du jihadisme, pour calmer les esprits et réintégrer ces hommes dans le giron national.

    C’était une diplomatie de proximité, presque artisanale, mais lucide : ATT voulait éviter la conflagration. Le 22 mars 2012, le putsch des militaires a tout interrompu, tout précipité. Le dialogue s’est rompu, l’État s’est fissuré, et ce qu’ATT voulait prévenir s’est réalisé : la guerre, la partition de fait, l’effondrement de l’armée.

    La vérité

    Car il y eut un malentendu. Pour ses affidés et une frange importante de Maliens, « ATT était l’homme des grandes réformes structurelles ». Orpour des politiques comme Oumar Mariko et autres qui ne lui ont fait aucun cadeau pendant que le front grondait, « Il n’a pas rebâti l’armée, ni assaini durablement les institutions. Il a laissé faire, parfois trop ». Mais il n’a pas volé, il n’a pas trahi. Et cela, dans la mémoire populaire, compte davantage que toutes les conférences nationales.

    Ses détracteurs l’accusent d’avoir laissé le pays dériver jusqu’à 2012. Ses partisans rappellent qu’il a été renversé par ceux qui prétendaient sauver la patrie, et qui, en vérité, ont précipité son effondrement. Entre ces deux visions, la vérité se niche quelque part : ATT qui a vu venir la tempête, a été balayé par elle, mais ceux qui l’ont chassé ont oublié de refermer le toit.

    Humanité politique 

    Pourquoi son image revient-elle toujours ? Parce qu’elle rassure. Parce qu’elle rappelle une époque où l’État, même imparfait, avait encore visage humain. Parce qu’ATT symbolisait un Mali du dialogue et du pragmatisme, loin des slogans et des guerres d’égo.

    Dans une société aujourd’hui divisée entre exaltation militaire et désillusion sociale, son souvenir agit comme un antidote à la peur. On ne regrette pas seulement l’homme, mais ce qu’il représentait : une forme d’équilibre, une décence, une humanité politique devenue rare.

    Trancher

    ATT est mort sans avoir cherché à revenir, fidèle à cette pudeur qui fut toujours sa marque. “Soldat de la démocratie”, il l’était jusque dans son effacement. En 1992, il avait rendu le pouvoir aux civils, un geste que peu d’uniformes ont osé imiter depuis. Ce geste-là devrait suffire à justifier une place dans l’histoire.

    Mais au fond, ce que le Mali regrette le plus, ce n’est pas le président. C’est le style. Cette manière d’incarner le pouvoir sans l’arrogance du pouvoir. Cette capacité à croire encore que gouverner, c’est écouter avant de trancher.

    ATT n’était pas un saint. Il n’était pas non plus le coupable idéal. Il fut simplement un homme juste dans un temps injuste. Son Mali n’était ni fort ni pur, mais il tenait debout. Et c’est peut-être cela, au fond, que le pays ne parvient pas à oublier : cette impression d’équilibre perdu, ce sentiment d’avoir connu, un jour, un État qui respirait à la mesure de ses citoyens.

    Alors non, personne n’est irremplaçable. Mais il arrive que certaines présences, par leur simplicité, deviennent des repères. ATT n’est plus là, mais sa silhouette continue d’habiter les interstices du pouvoir.

    Le Mali, pour guérir, devra cesser de chercher un autre ATT. Il devra, à l’image de celui qu’il pleure encore, apprendre à écouter, à apaiser, à gouverner sans haine. Parce qu’au fond, ce pays n’a jamais manqué de héros. Ce qui lui manque, c’est un peu d’humanité.

    Issiaka Tamboura journal Le Soft

  • LE JOUR OU ATT A VOULU EMPECHER LA GUERRE DU NORD

    LE JOUR OU ATT A VOULU EMPECHER LA GUERRE DU NORD

    Récit d’une médiation impossible

    les couloirs feutrés de Koulouba, Amadou Toumani Touré pressent la tempête. Depuis des semaines, des pick-up chargés d’armes et de combattants venus de Libye franchissent la frontière du nord. Les vents chauds du désert ramènent vers le Mali des hommes qu’on croyait perdus dans les sables de Kadhafi, bardés d’armes lourdes et de nostalgie révolutionnaire.

    ATT, le soldat devenu président, connaît ces sables mouvants mieux . . .

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  • FINALES COUPES DU MALI DE BASKETBALL 2025 | 

    FINALES COUPES DU MALI DE BASKETBALL 2025 | 

    Triomphe du CRBT en Messieurs et du Djoliba AC en Dames 

    LA saison 2024–2025 de basketball malien a livré son verdict dimanche avec les finales de la Coupe du Mali, marquées par les sacres du CRBT chez les hommes & du Djoliba Athletic Club chez les dames. Deux finales disputées à la salle Abdallah Mahamane Haïdara du 26 mars.

    Le DAC s’offre un titre majeur

    Opposées à l’As Real de Bamako, les dames du Djoliba Athletic Club n’ont . . .

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  • TZ-98D ne répond plus !

    TZ-98D ne répond plus !

    Chronique de milliards de francs engloutis dans la guerre du Sahel

    DANS la nuit du 31 mars au 1er avril, un drone de l’armée malienne arrête soudainement de communiquer avec sa station au sol ; les opérateurs imaginent d’abord une défaillance de communication temporaire ou une panne technique ; le drone s’était en fait écrasé près de Tinzawatène, au nord-est du Mali à la frontière algérienne, une zone où l’armée malienne combat des groupes armés . . .

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  • SECUREK vs ORANGE-MALI

    SECUREK vs ORANGE-MALI

    Le dossier désormais au niveau de la CCJA et devant les tribunaux français

    remplacement brutal des trois prestataires sécuritaires par une société́ estrangère, IENG, aux connexions floues et aux ramifications douteuses soulève des inquiétudes jusque dans les milieux de la sécurité́ nationale. Cette externalisation risque de coûter très cher à Orange Mali d’autant plus que SecureK Sarl est prête à se battre jusqu’au bout. 

    Malgré toutes les tentatives d’intimidation et de menaces de la part . . .

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  • Mali : Rivalités au sein de l’équipe dirigeante, acquisition de drones turcs et effondrement du pays

    Mali : Rivalités au sein de l’équipe dirigeante, acquisition de drones turcs et effondrement du pays

    Si l’acquisition par le Mali de drones Bayraktar de fabrication turque a marqué une étape importante dans la modernisation des forces armées maliennes, elle a également mis en lumière des tensions internes dévastatrices au sein de l’équipe dirigeante. Ces rivalités viennent s’ajouter à une situation déjà critique, où le pays sombre dans un chaos sécuritaire et politique de plus en plus profond.

    AU moment où le Mali se trouve à un tournant de son histoire, avec une guerre contre les djihadistes qui semble s’intensifier chaque . . .

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    Si l’acquisition par le Mali de drones Bayraktar de fabrication turque a marqué une étape importante dans la modernisation des forces armées maliennes, elle a également mis en lumière des tensions internes dévastatrices au sein de l’équipe dirigeante. Ces rivalités viennent s’ajouter à une situation déjà critique, où le pays sombre dans un chaos sécuritaire et politique de plus en plus profond.

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  • Bamako sous menace ? L’ombre d’un blocus du GSIM plane sur la capitale malienne

    Bamako sous menace ? L’ombre d’un blocus du GSIM plane sur la capitale malienne

    TROIS ans après le départ des troupes françaises, les djihadistes, disons plutôt les terroristes, sont aujourd’hui aux portes de Bamako. Les forces paramilitaires de Wagner devenues Africa corps n’ont pas pu empêcher l’effondrement du système sécuritaire de notre pays dont l’armée est, malheureusement, de plus en plus divisée.

    Alors que la situation sécuritaire au Mali se dégrade, des inquiétudes croissantes émergent concernant une possible escalade des violences à Bamako, la capitale malienne. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM . . .

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  • 5 ANS APRES

    5 ANS APRES

    ATT, le dernier repère

    Il y a des morts qui ne passent pas. Cinq ans après, le Mali parle encore d’Amadou Toumani Touré comme on parle d’un ancien voisin, vrai et authentique dont la porte est restée entrouverte. Il n’est plus là, mais tout le monde continue d’y jeter un œil, comme pour vérifier si, par hasard, il ne serait pas revenu s’asseoir sur le perron du pays.

    ON croyait avoir tourné la page. On croyait même l’avoir mal lue, cette décennie d’ATT, avec le narratif que ses plus grands détracteurs veulent des compromissions, des trafics au Nord, ses notables trop puissants, ses militaires trop faibles. Et pourtant, à chaque crise, à chaque pénurie, à chaque chaos, un nom revient, presque instinctivement : ATT. Non pas comme une nostalgie politique, mais comme une référence morale.

    Il n’était ni idéologue, ni tribun. Il n’avait ni la verve d’un révolutionnaire, ni la froideur d’un technocrate. ATT parlait peu, mais il écoutait. Et dans ce pays où les gens n’ont plus l’habitude d’être entendus, cela suffisait à faire de lui un homme à part.

    Son sourire, sa manière de tendre la main aux paysans, son souci presque paternel d’apaiser plutôt que d’imposer, tout cela formait une sorte de langage politique qui n’existe plus. Sous lui, le Mali n’était pas parfait, mais il était habitable. Le débat, encore vivace, était simple : pouvait-on être ferme sans être dur ? Gouverner sans crier ?

    Dans un Sahel aujourd’hui saturé de postures martiales, de discours de rupture et d’ennemis intérieurs, ATT représentait une forme d’équilibre. Il incarnait ce que le philosophe appelait “la douceur du pouvoir”, cette capacité rare de diriger sans inquiéter.

    Le vent de la Libye 

    On oublie souvent qu’ATT avait vu venir la tempête. Dès la chute de Kadhafi en 2011, il avait perçu la menace des « revenants » de Libye, ces combattants Touaregs lourdement armés, rentrant dans le Nord poreux avec des pick-up, des missiles et un goût de revanche.

    Face à cette menace, il n’avait pas choisi la guerre immédiate, mais la prévention. Il avait alors dépêché en mission des figures respectées, des leaders communautaires et religieux touareg, parmi lesquels Iyad Ag Ghaly lui-même, encore loin du jihadisme, pour calmer les esprits et réintégrer ces hommes dans le giron national.

    C’était une diplomatie de proximité, presque artisanale, mais lucide : ATT voulait éviter la conflagration. Le 22 mars 2012, le putsch des militaires a tout interrompu, tout précipité. Le dialogue s’est rompu, l’État s’est fissuré, et ce qu’ATT voulait prévenir s’est réalisé : la guerre, la partition de fait, l’effondrement de l’armée.

    La vérité

    Car il y eut un malentendu. Pour ses affidés et une frange importante de Maliens, « ATT était l’homme des grandes réformes structurelles ». Orpour des politiques comme Oumar Mariko et autres qui ne lui ont fait aucun cadeau pendant que le front grondait, « Il n’a pas rebâti l’armée, ni assaini durablement les institutions. Il a laissé faire, parfois trop ». Mais il n’a pas volé, il n’a pas trahi. Et cela, dans la mémoire populaire, compte davantage que toutes les conférences nationales.

    Ses détracteurs l’accusent d’avoir laissé le pays dériver jusqu’à 2012. Ses partisans rappellent qu’il a été renversé par ceux qui prétendaient sauver la patrie, et qui, en vérité, ont précipité son effondrement. Entre ces deux visions, la vérité se niche quelque part : ATT qui a vu venir la tempête, a été balayé par elle, mais ceux qui l’ont chassé ont oublié de refermer le toit.

    Humanité politique 

    Pourquoi son image revient-elle toujours ? Parce qu’elle rassure. Parce qu’elle rappelle une époque où l’État, même imparfait, avait encore visage humain. Parce qu’ATT symbolisait un Mali du dialogue et du pragmatisme, loin des slogans et des guerres d’égo.

    Dans une société aujourd’hui divisée entre exaltation militaire et désillusion sociale, son souvenir agit comme un antidote à la peur. On ne regrette pas seulement l’homme, mais ce qu’il représentait : une forme d’équilibre, une décence, une humanité politique devenue rare.

    Trancher

    ATT est mort sans avoir cherché à revenir, fidèle à cette pudeur qui fut toujours sa marque. “Soldat de la démocratie”, il l’était jusque dans son effacement. En 1992, il avait rendu le pouvoir aux civils, un geste que peu d’uniformes ont osé imiter depuis. Ce geste-là devrait suffire à justifier une place dans l’histoire.

    Mais au fond, ce que le Mali regrette le plus, ce n’est pas le président. C’est le style. Cette manière d’incarner le pouvoir sans l’arrogance du pouvoir. Cette capacité à croire encore que gouverner, c’est écouter avant de trancher.

    ATT n’était pas un saint. Il n’était pas non plus le coupable idéal. Il fut simplement un homme juste dans un temps injuste. Son Mali n’était ni fort ni pur, mais il tenait debout. Et c’est peut-être cela, au fond, que le pays ne parvient pas à oublier : cette impression d’équilibre perdu, ce sentiment d’avoir connu, un jour, un État qui respirait à la mesure de ses citoyens.

    Alors non, personne n’est irremplaçable. Mais il arrive que certaines présences, par leur simplicité, deviennent des repères. ATT n’est plus là, mais sa silhouette continue d’habiter les interstices du pouvoir.

    Le Mali, pour guérir, devra cesser de chercher un autre ATT. Il devra, à l’image de celui qu’il pleure encore, apprendre à écouter, à apaiser, à gouverner sans haine. Parce qu’au fond, ce pays n’a jamais manqué de héros. Ce qui lui manque, c’est un peu d’humanité.

    Issiaka Tamboura journal Le Soft

    LE JOUR OU ATT A VOULU EMPECHER LA GUERRE DU NORD

    Récit d’une médiation impossible

    Dans les couloirs feutrés de Koulouba, Amadou Toumani Touré pressent la tempête. Depuis des semaines, des pick-up chargés d’armes et de combattants venus de Libye franchissent la frontière du nord. Les vents chauds du désert ramènent vers le Mali des hommes qu’on croyait perdus dans les sables de Kadhafi, bardés d’armes lourdes et de nostalgie révolutionnaire.

    ATT, le soldat devenu président, connaît ces sables mouvants mieux que quiconque. Ancien négociateur du Pacte national, artisan de la réconciliation après la rébellion de 1990, il sait que le pays glisse à nouveau vers le précipice. Mais il n’a pas encore renoncé. Dans un ultime réflexe d’homme d’État, il tente une médiation préventive, une paix discrète, avant que la guerre ne s’impose.

    Tout commence en 2011, lorsque les bombes de l’OTAN font tomber le régime de Kadhafi. Des centaines de combattants touaregs, longtemps intégrés aux forces du « Guide », reprennent la route du Mali. Leur retour, massif, chaotique, inquiète. Un ancien de la région de Kidal se souvient : « On les a vus arriver en colonnes, avec des armes lourdes montées sur des Toyota. Ils disaient rentrer chez eux, mais on sentait déjà que quelque chose se préparait. »

    Les convois remontent la boucle du Niger. Ils sont menés par des vétérans du désert comme Mohamed Ag Najim, et des figures de l’ancienne cause touarègue. Ensemble, ils forment bientôt un mouvement flambant neuf, le MNLA, le Mouvement National de Libération de l’Azawad. Leur objectif : un État touareg indépendant. Leur force : des armes et un sentiment d’injustice.

    La dernière carte d’ATT

    À Bamako, ATT comprend le danger. Il sait que l’armée malienne, prise au piège d’un défi immédiat et minée par les frustrations, ne tiendra pas à coup sûr face à ces hommes aguerris revenus du front libyen avec un arsenal de guerre volé dans les magasins d’armes du guide Libyen. Alors, il choisit une voie inédite : la diplomatie communautaire. Plutôt que d’envoyer uniquement des troupes, il dépêche des émissaires issus des grandes composantes touarègues pour apaiser la situation.

    Iyad Ag Ghaly, El Hadj Ag Gamou, Mohamed Ag Erlaf, Agatam Ag Alhassane : quatre noms, quatre figures respectées du Nord. Leur mission : convaincre les anciens de se désarmer, d’accepter un cantonnement, et d’intégrer les rangs de l’armée malienne. ATT veut éviter la guerre par la parole, par la confiance, par les liens communautaires. « Le président avait misé sur le cousinage et la sagesse des chefs », confie un proche de Koulouba. « Il croyait que le Mali pouvait encore se parler. »

    Le vieux et les jeunes loups

    Mais sur les quatre chefs touaregs sollicités, un seul fut réellement écouté par les jeunes de sa communauté Imghad revenus de Libye : El-Hadj Ag Gamou. Les autres, Iyad Ag Ghaly, Mohamed Ag Erlaf et Agatam Ag Alhassane, n’exercèrent aucune influence sur ces combattants armés et déterminés.

    « À l’époque, raconte un témoin de ces tractations, nous n’avons pas suivi le mouvement des jeunes. Nous estimions que notre situation ne le permettait pas : nos enfants, nos frères, étaient dans l’armée malienne. Gamou, lui, était commandant de zone à Gao avant d’être rappelé à Bamako. Et puis, l’État s’était engagé à intégrer nos frères revenus de Libye avec leurs grades. Pour nous, il valait mieux rester du côté du président. »

    Iyad Ag Ghaly, officiellement rangé des armes, respecté de tous, tentait alors de jouer le rôle de médiateur pour le compte d’ATT auprès des jeunes de sa communauté Ifoghas, les plus récalcitrants. Il plaidait pour le dialogue, exhortait les jeunes à éviter le conflit. Mais ces derniers, galvanisés par le retour triomphal et l’armement libyen, refusaient toute tutelle, y compris celle du légendaire Iyad. Parmi eux, Bilal Ag Acherif, son cadet de plus de vingt ans dans la même tribu des Ifoghas, se montrait particulièrement intransigeant.

    « ATT avait misé sur le prestige des leaders traditionnels pour nous convaincre de négocier, poursuit un témoin. Mais il n’avait pas de base réelle de discussion à proposer. À la fin, j’ai dit à Iyad, par respect pour lui, que nous n’avions plus besoin qu’il serve de messager au gouvernement du Mali. »

    Treize ans plus tard, impossible d’entendre la version d’Iyad Ag Ghaly lui-même, devenu l’ennemi public numéro un du Mali et chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) qui veut asphyxier Bamako. 

    Pour remonter le fil, une interview à laquelle notre rédaction a participé en 2022 est édifiante. Mohmed Ag Aharib alors à Bamako à cette date raconte : « Iyad était obligé de les rencontrer. Il fallait bien gérer cette situation. Les Bilal et d’autres avaient d’abord monté un mouvement pacifique, le MNA. Mais très vite, les lignes se sont brouillées. Il y avait un tiraillement entre deux idéologies : celle du dialogue et celle de la confrontation. Quand Iyad a compris que les jeunes voulaient en découdre avec Bamako, il a choisi de ne pas leur laisser le terrain. C’est ainsi qu’il a fondé Ansar Dine, en ralliant des éléments de la résistance initiale. »

    Ainsi, au moment même où ATT croyait négocier la paix par l’entremise d’un vieil ami respecté, seul Gamou parvint à peser sur les jeunes Imghad, tandis qu’Iyad et les autres se retrouvaient écartés, impuissants face à la radicalisation des combattants revenus de Libye.

    Les premières rafales

    Les premières rafales éclatent autour de Ménaka. L’armée malienne, mal préparée, subit des revers sanglants. À Aguelhok, des dizaines de soldats sont massacrés, exécutés après leur capture. Le pays retient son souffle. Mais à Bamako, la colère monte, pas contre les rebelles, mais contre le pouvoir. Les militaires de base, épuisés, accusent le président d’abandonner ses troupes. L’incompréhension se transforme en mutinerie.

    À l’aube du 22 mars, des tirs éclatent à Kati. Un groupe de sous-officiers renverse Amadou Toumani Touré. L’homme qui tentait encore de négocier la paix est chassé du pouvoir par ceux qui le tenaient pour responsable de la guerre. En une nuit, l’État s’effondre. Le Nord, privé de commandement, est livré aux rebelles. Kidal, Gao, Tombouctou tombent les unes après les autres. « Le coup d’État a détruit la dernière chance de paix », reconnaîtra plus tard un diplomate ouest-africain. Le Mali vient d’entrer dans sa plus longue décennie de crise.

    Pendant que Bamako s’enfonce dans le chaos, Iyad Ag Ghaly, l’ancien émissaire d’ATT, prend les armes, cette fois au nom du jihad. Son mouvement, Ansar Dine, s’allie d’abord au MNLA avant de le renverser. La charia remplace le rêve d’Azawad. Les mausolées de Tombouctou sont détruits, les femmes voilées de force, les musiciens réduits au silence. L’émissaire de la paix devient le chef d’une croisade. Et le Mali, celui de la cohabitation et du cousinage, bascule dans l’ère du jihadisme.

    Un pays trahi par ses propres démons

    Treize ans plus tard, le constat reste douloureux. Les anciens collaborateurs d’ATT en sont convaincus : « Si le coup d’État n’avait pas eu lieu, le Mali n’aurait pas perdu le Nord. » Le plan d’intégration des ex-combattants était prêt. Les leaders touaregs avaient accepté de servir de médiateurs. Mais le putsch de Kati a brisé la chaîne de commandement, jeté l’armée dans la confusion et ouvert la voie à l’effondrement. Le reste appartient à l’histoire, celle d’un pays déchiré, d’un président trahi, et d’un émissaire perdu.

    La leçon d’ATT

    Le drame malien ne s’est pas joué à Aguelhok ou à Tombouctou, mais bien à Kati, ce matin de mars 2012 où des soldats, croyant sauver la patrie, ont précipité sa chute. ATT, le bâtisseur de consensus, n’aura pas survécu à la fracture qu’il voulait éviter. Mais dans la mémoire du Mali, son ultime mission reste celle d’un homme qui, jusqu’à la dernière minute, aura essayé de sauver la paix.

    I.T

  • INTERVIEW

    INTERVIEW

    Mme Camara Binta Mallet : « Je supplie le Général Assimi Goïta  de me remettre dans mes droits »

    Mme Camara Binta Mallet s’est battue durant cinq longues années pour récupérer la mine d’or dans laquelle les 238 millions qu’on lui escroqués ont été investis. Malgré une longue joute juridique qu’elle a gagnée en première instance, à la Cour d’Appel, à la Cour Suprême et au tribunal du Commerce et toutes les grosses de jugement qu’elle  détient, des Chinois continuent à exploiter sa mine. Dans cette interview qu’elle a accordée au Sphinx, elle lance un appel désespéré au Général  Assimi Goïta, afin de l’aider à récupérer son bien.

    Le Sphinx : Depuis que votre cousin vous a  demandé de lui donner de l’argent afin que tu deviennes son associée dans une société d’exploitation d’or, jusqu’à ce jour, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, où vous  en êtes aujourd’hui ?

    CE dossier m’a complètement lessivée. J’ai fait plus de vingt allers-retours de 2015 à 2025, cela fait exactement dix (10) ans ! Récemment, mon frère m’a appelée pour qu’on discute.

    Quand j’ai gagné mon procès à la Cour d’Appel, on m’a fait savoir qu’il n’y pas d’argent à la mine

    Il m’a appelée pour me dire qu’il est lui-même fatigué ; qu’il allait me donner des détails sur la mine. Je lui ai dit que cela ne pouvait se faire qu’en la présence d’un huissier de justice. Ce qu’il a accepté. Devant l’huissier, il a avoué qu’effectivement l’argent que je lui ai remis a servi à acheter une mine d’or.. C’est avec ce PV d’audition que j’ai saisi le ministre avec le concours de mon avocat. Siaka Coulibaly. Ce dernier nous a reçus et nous lui avons donné toutes les explications. Au ministère des Mines, on m’a donné un conseiller, Mohamed Dramane Traoré qui m’a beaucoup aidée. J’ai été au Tribunal du Commerce. Le jugement a eu lieu, des experts ont été nommés pour délimiter la surface de la mine avec précision.

    J’ai gagné au Tribunal du Commerce. J’attendais à que justice me soit rendue avant d’agir. J’ai récupéré la grosse du jugement. Je me suis fait accompagner par un huissier pour me rendre enfin sur ma mine, j’ai trouvé qu’elle est occupée  et exploitée par des Chinois.

     J’ai saisi le Procureur du Tribunal de Sikasso qui m’a donné des gendarmes afin qu’on aille remettre une convocation au chef du village. Là, on nous a fait comprendre qu’il y a des autorités municipales qui sont impliquées dans le dossier. Quand j’ai remis la convocation je suis restée vers Kadiolo. J’ai fait plusieurs navettes entre Sikasso et Bamako. Il y a de l’insécurité dans la zone ; j’ai fait même un accident avec lesdits Chinois.
    Quand j’ai donné la convocation au chef du village, il m’a dit qu’il n’est pas seul que le chef du village attenant était aussi impliqué dans la cession de ma mine aux Chinois.

    A ma grande surprise, j’ai constaté que les gendarmes et les deux chefs du village se sont arrangés ! Comment ? Je ne le sais pas.

    Une semaine après l’ACB m’a demandé de venir afin qu’il y ait une confrontation entre les Chinois et moi. Malgré tout, je me suis rendue sur les lieux, mon avocat et moi,. Là aussi, au lieu d’une confrontation en les occupants et moi, l’ACB, Madou Diarra nous a demandé de nous rendre, tous ensemble,  à la mine pour une confrontation entre les Chinois et moi. Arrivés sur la mine, à ma grande surprise, il m’a demandé de montrer les délimitations de celle-ci . Comment puis-je montrer les délimitations de la mine qui fait 10 ha, alors je suis ni technicienne, ni topographe. Et ce, non pas devant les Chinois qui occupent la mine sans titre ni droit, mais avec leur guide.

    Je suis encore surprise d’apprendre qu’on a donné le dossier à un autre juge d’instruction alors que j’ai gagné de 2015 à nos jours ! En première instance, à la Cour d’Appel puis à la Cour Suprême  puis je suis venue au tribunal du Commerce, après dix ans de joutes juridiques. Comment se fait-il qu’un nouveau juge d’instruction soit désigné ? J’ai payé de ma propre poche tous les frais de justice durant toute cette décennie.

    Pendant ce temps, des Chinois sont en train d’exploiter la mine qui leur a été donnée par ceux-là même qui disaient qu’elle n’existait pas et moi je suis là à les regarder faire. Or, j’ai mis 238 millions de CFA dans cette affaire sans compter les frais de justice que j’évoquais tantôt !

    Je félicite la justice malienne qui m’a remise dans mes droits. J’ai mis ma main sur toutes mes grosses de justice mais elles sont pour moi comme des trophées sans valeur puisque je n’arrive à les exploiter. C’est la raison pour laquelle, je lance un appel de détresse au général Asssimi qui a dit que tout citoyen malien lésé peut faire recours à lui, s’il a les preuves de ce qu’il dit. La justice malienne a joué sa partition, c’est à lui, le président du Haut conseil de la magistrature de jouer la tienne.

    Un pays où il n’y a pas de justice sociale est un pays qui est toujours des problèmes. Moi, j’ai passé tout mon temps à travailler en France. J’ai dépensé 238 millions dans cette affaire sans compter les frais de justice, de transport et de séjour à Bamako. Je demande au président de la Transition de m’aider à récupérer ma mine. Comment se fait-il que ceux qui n’ont pas dépensé un kopeck dans la mine sont en train de l’exploiter ? C’est injuste.

    Je suis fatiguée, je n’ai plus d’argent. Qu’on demande aux  Chinois de  quitter mon domaine. Ce qui me fait le plus de mal, c’est quand j’ai eu ma dernière grosse de jugement, je suis partie à la Direction nationale de la Géologie et des Mines (DNGM ), ils m’ont demandé  de dégager une servitude dans le domaine  et qu’il est interdit d’y faire du dragage. Je leur ai que je suis prête à céder 1 km2 de servitude sur les 10 Km2 donc il me restera 9 Km2 que je peux exploiter. Mais ce qui me fait mal est qu’ils me disent que le dragage est interdit alors que  les Chinois sont en train de faire justement du dragage sur mon propre domaine. Allez y comprendre quelque chose !

    C’est le général Assimi Goïta lui-même qui a dit que tout Malien opprimé, spolié, ostracisé peut s’adresser  à lui ; à condition d’avoir toutes les preuves de ce qu’il avance. Moi, je me suis battue pendant cinq (5) ans devant  plusieurs tribunaux maliens, j’ai gagné partout ; je détiens les grosses de tous ces jugements mais je n’arrive pas à mettre ma main sur mon bien. C’est incroyable dans un Mali qui se dit souverain que des citoyens maliens soient spoliés ainsi ; qui plus est par des étrangers ! 

    Il se peut que le Mali ait des problèmes parce qu’il y a trop de frustrés, trop de pauvres lésés. Il faut que les plus hautes instances du pays mettent fin à ces injustices, sinon ce pays ne sera jamais stable ! Je sais que le karma existe. 
    Je souhaite que le général Assimi Goïta me reçoive afin que je lui montre toutes les preuves que j’ai. 

    Tout monde est au courant de mon dossier au niveau de la justice, à commencer par le procureur de la Cour d’Appel, feu Daniel Tessogué, Balla Coulibaly, Arizo Maïga ( qui vient malheureusement de nous quitter, Ndlr), tous reconnaissent que mon dossier est clair comme l’eau de roche. Je demande donc au président Assimi Goïta de m’aider. Il est mon dernier espoir.

    Propos recueillis par Adama Dramé

  • SUPER COUPE BEN OUMAR SY 2025

    SUPER COUPE BEN OUMAR SY 2025

    Le Stade Malien Super Champion 2025 

    LA nouvelle saison 2025-2026 de la Fédération Malienne de Football (FMF) a été officiellement lancée le dimanche 16 novembre dernier dans un stade Mamadou Konaté vibrant, à l’occasion de la Super Coupe Ben Oumar Sy 2025. Cette affiche de prestige opposait le Stade Malien de Bamako, champion en titre du Mali et vainqueur de la Coupe du Mali 2025, au Djoliba AC, dauphin du championnat national et malheureux finaliste de la Coupe du Mali.

    Un Classico qui a tenu toutes ses promesses

    Ce choc, toujours très attendu, revêtait une importance particulière puisqu’il mettait aux prises les deux représentants maliens sur la scène des compétitions interclubs africaines.

    Face à une domination souvent stérile des Rouges de Hèrèmakono, le réalisme et la discipline tactique des Blancs de Sotuba ont finalement fait la différence. L’unique but de la rencontre est survenu juste avant la pause et a été l’œuvre de l’attaquant Zoumana Simpara. Ce but, marqué contre son ancienne formation, a permis au Stade Malien de s’imposer sur le score minimal de un but à zéro (1-0), s’adjugeant ainsi l’édition 2025 de la Super Coupe Ben Oumar Sy.

    Une Revanche et la Confirmation d’une suprématie historique

    Ce succès est bien plus qu’un simple trophée de début de saison. Il s’agissait d’une véritable revanche pour le Stade Malien. En effet, la précédente Super Coupe, jouée le 17 novembre 2024 pour le compte de la saison 2024-2025, avait vu le Djoliba AC s’imposer nettement sur le score de 2 à 0 face aux Stadistes.

    En remportant ce match, le Stade Malien de Bamako a non seulement pris sa revanche, mais a surtout confirmé sa suprématie historique dans cette compétition. Avec ce nouveau sacre, les Blancs portent leur record à 16  Supers Coupes Ben Oumar Sy, creusant l’écart avec leur grand rival, le Djoliba AC, qui en est à 10 titres.

    En résumé, sur les confrontations récentes en championnat, on a noté une alternance de victoires. Cependant, les Stadistes ont clairement dominé les rencontres cruciales en 2025, remportant à la fois la dernière finale de la Coupe du Mali, le dernier classico en Championnat, et désormais, la Super Coupe. Le Djoliba AC devra réagir rapidement en championnat pour inverser la tendance face à son éternel concurrent.

    Bilan des Confrontations Récentes (2025)

    Ce duel est l’épisode le plus récent d’une série de confrontations intenses qui ont rythmé la saison 2025 :

    CompétitionDateMatchScoreVainqueur
    Super Coupe B.O.S.16/11/2025Stade Malien vs Djoliba AC1 – 0Stade Malien
    Finale Coupe du Mali31/05/2025 (64e édition)Stade Malien vs Djoliba AC1 – 0Stade Malien
    Championnat NationalDernier ClassicoStade Malien vs Djoliba AC3 – 1Stade Malien
    Coupe du Mali (non-finale)28/04/2024Stade Malien vs Djoliba AC2 – 1Stade Malien

    M. NIANG

  • Réponse au ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop

    Réponse au ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop

     

    Lors du forum de Lomé sur la paix et la Sécurité le 11 Octobre 2025, le ministre malien des Affaires étrangères a tenu des propos sans fondements sur le Président Modibo Keita, père fondateur de la République Malienne (22 Septembre 1960) et l’une des figures les plus emblématiques du Panafricanisme au cours de la décennie 1960

    LORD du forum de Lomé sur la paix et la Sécurité le 11 Octobre 2025, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop,  a tenu des propos sans fondements sur le Président Modibo Keita, père fondateur de la République malienne (22 Septembre 1960) et l’une des figures les plus emblématiques du Panafricanisme au cours de la décennie 1960. 

    Lorsqu’il accède à la magistrature suprême le 22 septembre 1960, Modibo avait 45 ans ! Il avait alors accumulé 24 années de militantisme politique, après avoir reçu une formation d’élite dans la plus prestigieuse institution française, l’École William Ponty à Dakar. Il fût, tour à tour, Instituteur, animateur de journal, Maire de Bamako, emprisonné en France à la Prison de la Santé, Député à l’Assemblée nationale française, Ministre de plusieurs gouvernements français (Félix Gaillard, Bourges-Maunory) … Et tout cela, dans la fine fleur de l’âge. 

    Modibo Keïta était le parfait exemple d’une jeunesse « révolutionnaire » éminemment consciente des exigences du pouvoir et du militantisme. C’est pour cela qu’il rayonna en Afrique à l’Organisation de l’unité Africaine, au plan international, lors du Sommet des Non-Alignés etc…

    Modibo était l’incarnation de la dignité malienne. Il était une source vivifiante des espoirs de l’Afrique post-coloniale. Jusqu’à présent, ceux qui proclament la « souveraineté », qui veulent créer une « monnaie africaine » détachée du franc CFA, qui fustigent les Occidentaux à la tribune des Nations Unies… sont encore très loin de ce que Modibo, Nkrumah, Nasser, Nyerere ont réalisé aux débuts des indépendances.

    Le Président Abdel Aziz Bouteflika, Paix à son âme (ancien Ministre des Affaires étrangères durant cette période) confia concernant le ministre malien des Affaires étrangères, Ousmane Ba, que « tant que le Mali ne s’était pas exprimé cela signifiait que l’Afrique n’avait pas parlé ». C’est dire à quel point le Mali était porteur du drapeau de l’Espérance africaine et des peuples du Tiers-Monde (Afrique Asie, Amérique Latine). Signalons pour l’histoire, que Ousmane Ba, en tant que chef de la diplomatie malienne détient jusqu’à présent le record mondial d’applaudissement à la tribune des Nations Unies. 

    Modibo reçut à Bamako tous les grands combattants du Tiers-Monde : Nelson Mandela avant son incarcération à Roben Islands, Che Guevara, Amilcar Cabral… tous vinrent apprendre de lui.
    Les mérites des pères fondateurs (Modibo Keïta, de Nkrumah, Nasser…) sont aujourd’hui largement méconnus. Cela s’explique par le fait que les Puissances occidentales ne veulent pas que l’Afrique devienne pleinement maîtresse de son destin afin de continuer à exploiter ses immenses ressources humaines, minières, énergétiques à leur seul profit. 

    L’ignorance est une arme puissante aux mains des Occidentaux. C’est pourquoi, les générations montantes doivent continuer, avec humilité, à s’inspirer des générations précédentes afin de changer le cours de l’histoire mondiale. L’Afrique deviendra alors la Matrice d’une Humanité porteuse d’espérance pour tous les Peuples de notre Planète. Être Souverain, c’est écrire son propre destin. C’est ce que firent Modibo Keïta et ses compagnons. A nous de faire de même. 

    Moussa Sow
    Washington DC USA

  • COOPÉRATION 

    COOPÉRATION 

    Quand les incohérences de la politique étrangère plongent le Mali dans le… pétrin Pour la première fois de son histoire, Bamako s’est « ralliée » à Israël contre la Palestine. C’était à la faveur de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) au siège de l’organisation, à New York, du 22 au 29 septembre 2025. Une insulte à l’endroit des pères fondateurs et du peuple malien. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg…Le plus grand rendez-vous . . .

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  • BLOCUS DES CORRIDORS DE RAVITAILLEMENT

    BLOCUS DES CORRIDORS DE RAVITAILLEMENT

    Au-delà des actes terroristes : l’inadmissible fragilité du Mali

    Le cri de la pompe à essence vide résonne sur l’étendue du territoire malien. En seulement deux semaines de blocus sur les axes d’approvisionnement par des groupes armés, le pays entier, de la capitale aux régions les plus reculées, a été frappé par une pénurie de carburant paralysante. Cet événement, loin d’être un simple incident logistique, met brutalement en lumière une vérité crue et . . .

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  • TENSION ENTRE LA FRANCE ET LE MALI

    TENSION ENTRE LA FRANCE ET LE MALI

    Les conséquences de la suspension de la coopération sécuritaire entre Paris et Bamako

    La tension entre Paris et Bamako atteint son paroxysme avec l’expulsion par Paris de deux diplomates maliens et la suspension de sa coopération antiterroriste, en représailles à l’arrestation controversée d’un agent français à Bamako. Cette crise ouvre une période d’incertitude et fait basculer l’équilibre sécuritaire au Sahel.

    Une escalade inédite

    Les relations diplomatiques entre la France et le Mali connaissent une détérioration sans précédent. Le 17 septembre 2025, Paris a annoncé l’expulsion de deux diplomates maliens en poste dans la capitale française, en réponse directe à l’arrestation, un mois plus tôt à Bamako, d’un agent diplomatique français accusé d’espionnage.
    Dans le même temps, la France a décidé de suspendre sa coopération antiterroriste avec les autorités maliennes, un choix lourd de conséquences dans une région déjà déstabilisée par la présence de groupes armés djihadistes.

    Les diplomates maliens dans le viseur de Paris

    La France a déclaré « persona non grata » deux représentants maliens. Batné Ould Bouh Coulibaly, contrôleur général de police, attaché de défense auprès de l’ambassade du Mali en France depuis 2021. Ce haut fonctionnaire, qui a occupé divers postes sous la transition dirigée par le général Assimi Goïta, assurait la coordination des relations militaires et sécuritaires avec Paris. Ousmane Houmani Camara, lieutenant-colonel de gendarmerie et conseiller consulaire au Consulat général du Mali à Paris depuis 2017. Ancien directeur du Renseignement intérieur au Mali, il est considéré comme un rouage essentiel de l’appareil sécuritaire malien.

    Selon les autorités françaises, ces deux diplomates étaient en réalité des agents de renseignement opérant sous couverture, ce qui a motivé leur expulsion.

    L’arrestation d’un diplomate français à Bamako

    Cette décision s’inscrit en réaction à l’interpellation, le 14 août 2025, de Yann Vezilier, deuxième secrétaire de l’ambassade de France au Mali et ancien officier de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). Officier supérieur de l’armée de l’air avec près de trente ans de service, il était officiellement accrédité auprès des autorités maliennes.

    Arrêté dans les rues de Bamako par la Sécurité d’État, il est accusé de « conspiration contre le gouvernement ». Selon le ministre malien de la Sécurité, Daoud Aly Mohammedine, son arrestation s’inscrit dans le cadre d’un complot présumé impliquant plusieurs officiers supérieurs maliens. Parmi eux figurent les généraux Abass Dembélé et Néma Sagara, présentés comme les cerveaux d’une tentative de déstabilisation.

    Pour Paris, il s’agit d’un abus manifeste : l’officier français bénéficie de l’immunité diplomatique en vertu de la Convention de Vienne de 1961, ratifiée par le Mali en 1968. Cette convention stipule que les agents diplomatiques sont inviolables et ne peuvent être ni arrêtés ni détenus.

    Bras de fer diplomatique

    Dès le 15 août, les autorités françaises ont saisi Bamako pour obtenir la libération de leur agent. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a assuré que le dossier relevait de la Sécurité d’État. Une rencontre entre services de renseignement français et maliens a eu lieu, permettant de réaffirmer « le respect réciproque » et l’attachement à la coopération sécuritaire. Paris s’est dit prêt à dialoguer, mais uniquement après la libération du diplomate.

    Constatant l’absence de progrès, la diplomatie française a multiplié les pressions. Le 4 septembre, le chargé d’affaires malien à Paris, Bakary Dembélé, a été convoqué et averti que la France prendrait des mesures de rétorsion dès le 8 septembre si Bamako ne se conformait pas à ses obligations internationales. Ces mesures incluent :la suspension de la coopération technique sécuritaire et consulaire, la mobilisation de l’Union européenne en faveur de sanctions ciblées, une éventuelle révision de la présence diplomatique française à Bamako, et, en dernier recours, une saisine de la Cour pénale internationale.

    Une rhétorique antifrançaise ravivée

    Cette affaire intervient dans un contexte où le discours antifrançais connaît un regain de vigueur au Mali. Depuis le coup d’État de 2020, les colonels -devenus par la suite généraux- au pouvoir ont progressivement durci leur ligne, multipliant les accusations contre des militaires soupçonnés de collusion avec des puissances étrangères.

    Relayée par certains médias locaux et amplifiée par des réseaux prorusses, cette rhétorique vise à renforcer la légitimité des autorités de transition tout en consolidant leurs alliances stratégiques, notamment avec la Russie, qui a remplacé le groupe Wagner par ses forces d’Africa Corps.

    Une rupture historique

    Malgré les tensions et l’expulsion de l’ambassadeur français en 2022, Paris et Bamako avaient jusqu’ici maintenu une coopération sécuritaire minimale, centrée sur l’échange d’informations dans la lutte antiterroriste. La suspension annoncée marque donc une rupture sans précédent, susceptible de modifier durablement l’équilibre sécuritaire dans la région.

    Quelles conséquences pour le Mali et la région ? La crise actuelle pourrait avoir des effets en chaîne. La suspension de la coopération fragilisera la lutte contre les groupes armés djihadistes affiliés au JNIM et à l’État islamique.

    Le Mali risque un isolement accru vis-à-vis de l’Union européenne et de ses partenaires occidentaux. Une baisse des investissements étrangers, des restrictions de mobilité et un durcissement des conditions pour les ressortissants maliens en France sont à prévoir. La crise pourrait accentuer le retrait des partenaires occidentaux du Sahel et ouvrir davantage la voie à l’influence de la Russie et de la Chine.

    Une instabilité accrue en perspective

    Au-delà du bras de fer bilatéral, cette crise illustre la fragilité de l’architecture sécuritaire au Sahel. Dans un pays où plus de 14 000 personnes ont péri depuis 2020 selon l’ONG Acled, et où les violences s’étendent vers le sud, la suspension de la coopération avec la France risque d’aggraver l’instabilité et d’isoler encore davantage le Mali sur la scène internationale. 

    Adama Dramé

  • OCTOBRE 2025 30e ANNEE DU MOIS DE SOLIDARITE AU MALI 

    OCTOBRE 2025 30e ANNEE DU MOIS DE SOLIDARITE AU MALI 

    Moov Africa Malitel met les petits plats dans les grands  

    C’est ce mercredi 29 octobre 2025 que l’entreprise citoyenne Moov Africa Malitel a procédé à sa traditionnelle remise de dons dans le cadre du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion aux populations plus vulnérables de notre société. Cette traditionnelle générosité de l’opérateur téléphonique soutient les efforts des autorités pour améliorer les conditions de vies des plus démunis. 

    Présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilynne, en compagnie de Mme Oumou Sall Seck ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, cette cérémonie de remise de dons est une occasion pour le premier opérateur de téléphonie mobile dans notre pays de réaffirmer son engagement en faveur de la population malienne. 

    Prenant la parole le premier, le représentant de la délégation spéciale de la mairie de la Commune IV du District de Bamako a souhaité la cordiale bienvenue à tous les invités de cette cérémonie, avant de remercier Moov Africa Malitel pour son traditionnel geste de solidarité.

    A sa suite, la marraine de l’UMAV et le médecin chef de Bafoulabé choisis comme  porte-paroles de tous les bénéficiaires, ont remercié Moov Africa Malitel pour son geste, une générosité bien instaurée chez l’opérateur.

    Dans son allocution, Abdelaziz Biddine, Directeur de Moov Africa Malitel, a souligné l’importance de la solidarité et a réaffirmé l’engagement de sa société à accompagner les efforts des autorités pour soutenir les populations. Selon lui, “Donner est un devoir, et un droit pour celui qui reçoit”. 

    Rappelons que le mois d’octobre de cette année 2025 coïncide avec le 30e anniversaire du mois de la solidarité. Pour cela Moov Africa Malitel a mis les petits plats dans les grands, Les dons remis sont variés et destinées à une cinquantaine de structures qui œuvrent auprès des populations les plus vulnérables. Il s’agit des équipements agricoles ; des équipements médicaux ; des kits scolaires, des tables-bancs, du matériel de savonnerie ; des groupes électrogènes, des tricycles pour des personnes en situation de handicap, du matériel de forage, des sacs de riz, des cartons de pâtes alimentaires etc. 

    Quant au ministre de la Communication qui a présidé la cérémonie, il a exprimé toute sa gratitude et sa satisfaction pour cette grande contribution de Moov Africa Malitel, avant de remercier l’opérateur pour son geste qui contribuera à améliorer la qualité de vie de nombreuses personnes.

    M. NIANG

  • Les 11 péchés capitaux de la transition 

    Les 11 péchés capitaux de la transition 

    Si les soutiens de la transition se comptent désormais sur les doigts d’une seule main, cela fait indubitablement suite à l’accumulation d’erreurs, de nombreuses insuffisances et beaucoup trop de suffisance, des décisions légères et surtout au manque de concertation et peut-être, de la méconnaissance ou de l’ignorance des règles élémentaires de gouvernance. 

    Nous procédons ici à une énumération (non un classement hiérarchique) des insuffisances, errances et écarts à l’origine de ce qu’il convient appeler le bourbier dans lequel pataugent désormais les . . .

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  • Article sans titre 7514

    Le 15 octobre 2025, Zoumana Sacko fut rappelé à Dieu, Allah, Swt, à l’instar de Thomas Sankara, l’icône de la Révolution Burkinabè, qui fût sauvagement assassiné par des traitres à l’Afrique et tous les Peuples épris de Justice et de Liberté.

    Une douleur profonde m’assaille. « Zou », était, non seulement, mon Ainé, mais il était surtout, politiquement, mon idole. Nous avions en commun une admiration sans bornes pour le Président Modibo Keita, le père fondateur de la République malienne contemporaine. Zou disséquait avec une précision « chirurgicale » la vie et l’œuvre de Modibo Keita, notamment :

    – ses activités politiques, éducatives, culturelles dans le Soudan « français” ;

    – son séjour en France en tant que Parlementaire et Ministre de la Quatrième République finissante etc…

    Modibo était un référentiel pour Zou, tout comme pour moi, ce qui était le fondement d’une amitié fraternelle inaltérable.

    Zou a su démontrer que la corruption, la gabegie, l’injustice, n’étaient nullement une fatalité. Ces fléaux majeurs de notre société pouvaient, bel et bien, être combattus et vaincus. Il a, ainsi, été appelé « Zorro » pour avoir mis un terme à un Traffic d’or impliquant la Sabena (compagnie aérienne belge) et des proches du régime militaire du Général Moussa Traoré. 

    De même, il a su rétablir le paiement régulier des salaires qui, à l’époque, enregistrait des retards « astronomiques ».

    À la chute du Général Moussa Traoré, le 26 mars 1991, c’est donc, sans coup férir, qu’il fut choisi pour devenir Premier ministre du Gouvernement de la Transition. Après l’organisation de la Conférence Nationale (31 juillet-12 août 1991), il mènera, tambour-battant, l’organisation du référendum constitutionnel (janvier 92) des élections législatives et municipales [Avril 92) et présidentielles. Le 08 juin 1992 Alpha Oumar Konaré accèdera à la magistrature suprême.

    Zou mènera une nouvelle vie hors du pays ( à Madagascar au PNUD et ensuite au Zimbabwe [comme Secrétaire exécutif de African capacity Building Foundation (ACBF). Il demeura drapé dans son intégrité, hostile à toute compromission, pourfendant dans ses communiqués les dérives dans lesquelles le Mali avait plongé sous les différents gouvernements d’Alpha Oumar Konaré, ATT, IBK etc…

    Issu d’un milieu familial « traditionnel », il était un « preux chevalier, sans peur ni reproche ».

    Dors en paix mon Camarade, mon icône !

    Moussa Sow,

    Washington DC, 20 octobre 2025.

  • Ne pars pas trop loin, Amidou… 

    Ne pars pas trop loin, Amidou… 

    (Lettre d’un cadet de robe à un aîné, fils de Kita et homme de justice) 

    El Mansouria, le 10 octobre 2025 

    « Quand un aîné s’en va, c’est une bibliothèque qui s’éteint. » 

    — Amadou Hampâté Bâ 

    Préambule 

    Avant même de prendre la plume, je mesure la difficulté de cet instant.

    Car c’est malgré le deuil encore frais de la mort de ma sève nourricière, celle qui m’a donné la vie, la force et le verbe, que je prends aujourd’hui la parole pour rendre hommage à mon aîné, mon confrère, mon ami, Me Hamidou (Amidou) DIABATÉ.

    La douleur est double : celle du fils qui pleure sa mère, et celle du cadet qui perd un aîné admiré et admirable.

    Mais l’une et l’autre m’imposent le même devoir : celui de la fidélité, celui de la transmission.

    Et c’est au nom de cette fidélité que j’écris ces lignes, pour dire, simplement : merci, Amidou.

    I. Kita, notre mémoire commune 

    Mon cher Amidou, 

    Nous venons tous deux de Kita, cette ville qui ne produit pas seulement des hommes, mais des récits.

    Kita, cité des griots et des lettrés, des DIABATÉ, KOUYATÉ, CISSÉ, KONATÉ et KÉITA, bastion des traditions mandingues où la parole vaut serment et la mémoire, patrimoine.

    Tu en étais un digne fils — de cette lignée où la parole, avant d’être proférée, s’éprouve et se pèse.

    Tu savais que la justice, comme la parole, ne doit jamais être prononcée à la légère.

    Nous étions unis par cette origine commune : la terre des équilibres, la terre des serments.

    C’est de là que vient sans doute notre fidélité au droit — cette idée que la règle n’est pas une arme, mais un rempart.

    II.  Le juge et la robe du droit 

    Tu fus d’abord juge de paix à compétence étendue, homme de loi et de raison.

    Tu jugeais comme on enseigne : avec patience et discernement.

    Les justiciables t’aimaient parce qu’ils comprenaient la justice à travers toi.

    Tu ne punissais pas : tu expliquais.

    Tu n’imposais pas : tu convainquais.

    Tu avais cette rare vertu de savoir que le droit ne se mesure pas au nombre de condamnations, mais à la qualité des réconciliations.

    Tu faisais du tribunal un espace de pédagogie morale et de paix sociale. Ton style de juge était celui d’un homme qui savait que la loi sans humanité n’est qu’un glaive sans poignée.

    III.  L’avocat et la foi dans la justice 

    Puis tu devins avocat.

    Tu passas du siège à la barre avec la même dignité, la même rectitude, la même foi.

    Tu ne plaidais pas pour séduire, tu plaidais pour convaincre.

    Tu étais de ces avocats pour qui la parole n’est pas un spectacle, mais un service. Ta voix portait la raison, ton ton inspirait la confiance.

    Tu faisais partie de cette race d’hommes de robe qui rappellent que le droit est une discipline morale avant d’être une profession libérale.

    IV. Le démocrate et le bâtisseur de l’État de droit 

    Mais, Amidou, ton combat ne s’est jamais limité au tribunal.

    Tu étais un homme de conviction et de démocratie.

    Tu crus, dès les premières heures du combat civique, qu’il était possible de bâtir au Mali un État de droit, où la justice ne serait pas le prolongement du pouvoir, mais son contrepoids.

    Ton engagement dans le mouvement démocratique malien fut une leçon de courage et de clairvoyance.

    Tu faisais partie de cette délégation historique, ce petit groupe d’hommes que l’histoire retiendra comme les artisans du renouveau politique du Mali : Bakary KAREMBÉ, Demba DIALLO, Boissé TRAORÉ, et ton ami, notre aîné et confrère Mountaga TALL, alors plus jeune président d’association en voie de devenir parti politique.

    Je revois encore cette image : la frêle silhouette de Me Hamidou DIABATÉ, au nombre des personnalités qui montèrent à Koulouba, le pas ferme mais le cœur grave, pour remettre — sans murmure ni détour — la lettre par laquelle le mouvement démocratique demandait au général Moussa Traoré de quitter le pouvoir, après vingt-trois années de règne.

    Ce jour-là, Amidou, tu n’étais pas seulement avocat : tu étais le citoyen en robe, celui qui parle au nom du peuple sans renier sa profession.

    Tu avais compris que la robe noire, quand elle s’avance pour dire non à l’injustice, devient l’uniforme du courage.

    V. Le ministre et le serviteur de la République 

    Ton parcours t’amena ensuite au sommet de l’État.

    Tu fus ministre de la Justice, Garde des Sceaux, et, plus tard, Chef de l’opposition parlementaire.

    Mais tu n’y cherchas ni les honneurs ni les privilèges : tu y cherchas la réforme, l’équité, la continuité du droit.

    Ta célèbre “loi Hamidou DIABATÉ” sur le contentieux foncier demeure un texte de référence, tant elle porte ta marque : l’équilibre entre le droit moderne et le droit coutumier, la protection des paysans, la pacification des rapports de propriété.

    Tu as prouvé qu’on pouvait réformer sans casser, moderniser sans mépriser.

    Mais ton œuvre ministérielle ne s’arrête pas là.

    Tu fus aussi le principal artisan et metteur en œuvre du Programme Décennal de Développement de la Justice — le PRODEJ —, vaste plan de réforme qui permit de sortir la justice malienne de la détresse institutionnelle et matérielle où elle se trouvait alors.

    Grâce à ton engagement et à la confiance des partenaires internationaux, notamment du gouvernement canadien, le Mali reçut un appui substantiel, décisif pour l’avenir de son système judiciaire.

    Sous ta direction, le PRODEJ posa les fondations d’une justice moderne, accessible et proche des citoyens.

    C’est dans ce cadre qu’ont été créés les tribunaux communaux, dont six dans les communes de Bamako, afin d’assurer la proximité entre la justice et les justiciables.

    C’est encore dans ce même mouvement qu’ont été construites les premières “Maisons de justice”, symboles concrets de la réconciliation entre l’institution et le citoyen.

    Tu fis également doter les juridictions de micro-ordinateurs, de photocopieurs, d’ouvrages et de codes modernes reliés, redonnant ainsi souffle et efficacité à l’appareil judiciaire.

    Grâce à toi, la justice malienne fit un pas décisif vers la modernité.

    Par cette œuvre de réforme, tu as montré que le droit ne s’impose pas par décret, mais se construit par la méthode, la patience et la vision.

    Tu avais cette conviction rare que la justice est une institution vivante, et qu’elle meurt chaque fois qu’elle se coupe du peuple.

    VI.  L’homme de mesure et de raison 

    Tu étais, Amidou, un homme d’équilibre.

    Dans les débats, tu savais écouter avant de répondre, temporiser avant de trancher.

    Tu savais que la démocratie se nourrit de désaccords civilisés, non d’invectives.

    Ta parole apaisait, ton silence rappelait.

    Tu avais la grandeur des hommes calmes, et la rigueur des esprits lucides.

    VII.  La chaîne des aînés 

    Avant toi, d’autres confrères ont quitté ce monde : mon promotionnaire et ami Simon BAGAYOKO, mon aîné et frère de cœur, Me Hassane BARRY, et bien d’autres encore avant vous.

    Ils t’ont précédé au chapitre de la mort, comme on dit chez nous, ouvrant la marche silencieuse de ceux qui, un à un, rejoignent la rive de la mémoire.

    Vous formez à présent une chaîne d’aînés, une fraternité de confrères et d’ombres bienveillantes, qui veillent sur nous depuis l’autre monde.

    À travers vos départs successifs, c’est une génération entière du Barreau malien qui s’en va — celle des hommes de conviction, des voix claires, des consciences droites.

    Au nombre de ces visages qui reviennent à ma mémoire, je pense à ma consœur et associée Aïda NIARE-TOURÉ, au Bâtonnier Seydou Ibrahim MAÏGA, au Bâtonnier Magatte SEYE, à Boubacar TAPO, Ibrahim MAÏGA, Boubèye MAÏGA, Baber BOCOUM, Mamadou GAKOU, et à tant d’autres dont les noms, effacés par le temps, demeurent pourtant gravés dans la conscience du Barreau et dans nos cœurs d’avocats.

    Tous, à leur manière, ont incarné la même fidélité à la robe, le même courage tranquille, la même foi dans le droit et dans la justice.

    Et par vos vies, par vos exemples, vous nous rappelez que la robe ne s’use pas de vieillesse : elle se transmet de génération en génération, comme un serment silencieux entre les vivants et les morts.

    VIII.  Les avocats morts au service du droit 

    Par ton départ, Amidou, je salue aussi tous les avocats morts au service du droit. Ceux qui, dans les prétoires, dans les prisons, dans les dossiers impossibles, ont défendu le faible contre le fort, la loi contre l’arbitraire.

    Je pense à ceux qui sont tombés, épuisés par le combat de la justice, parfois brisés par l’ingratitude des puissants, mais toujours fidèles à leur serment.

    À tous, nous devons reconnaissance et gratitude.

    Et à toi, Amidou, nous devons cette leçon : la robe noire ne vieillit pas, elle se transmet.

    IX.  La robe, le droit et la responsabilité morale 

    C’est pour cela que nous continuons à la porter, cette robe noire, symbole d’humilité et de résistance.

    Nous la portons pour rappeler à ceux qui violent les lois et les règlements, à ceux qui détournent le droit pour pervertir la justice, à ceux qui manipulent la justice pour violer les libertés, qu’un jour, ils paieront le prix de leurs forfaitures.

    Le droit n’oublie pas.

    La justice, même blessée, finit toujours par se relever.

    Et les avocats, même isolés, finissent toujours par se retrouver du bon côté de l’histoire.

    X.  Le message aux vivants 

    Amidou, ton départ nous enseigne qu’il faut écrire, transmettre, enseigner. Il faut que nos jeunes avocats sachent que le droit n’est pas qu’un métier : c’est un engagement moral.

    Que la République ne soit pas qu’un décor : c’est une idée qu’il faut entretenir chaque jour, par la rigueur, le travail et la parole juste.

    Toi, tu as fait ta part.

    Tu as bâti, transmis, servi.

    Et à présent, c’est à nous de continuer, en ton nom, pour que le droit reste vivant, humain, malien et universel.

    Épilogue – Le dernier mot du cadet 

    Alors, Amidou, ne pars pas trop loin.

    Reste dans nos mémoires, dans nos combats, dans nos serments.

    Reste dans la lumière de Kita, dans la fidélité du Barreau, dans la conscience du droit.

    Tu as vécu en homme libre, tu pars en homme digne.

    Et nous, tes cadets, nous te promettons une seule chose : la mémoire, la fidélité et la continuité.

    Ton confrère, ton ami, ton frère de robe.

    Mamadou Ismaïla KONATÉ Avocat à la Cour – Barreaux du Mali et de Paris 

    Ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice 

  • IHEM

    IHEM

    Diadié Sankaré invite la promotion qui porte son nom à marcher sur ses pas…ou à le dépasser

    L’Institut des Hautes Études en Management (IHEM) a vibré, le 4 octobre 2025, au rythme d’une cérémonie empreinte d’émotion, de fierté et d’espérance, à savoir, la graduation de la promotion M. Diadié dit Amadou SANKARÉ, un moment où le savoir, le travail et la vision se sont conjugués au futur.

    Cette célébration du mérite a réuni un parterre de personnalités, parmi lesquelles le parrain de la promotion, M. Diadié dit Amadou SANKARÉ, fondateur du Groupe SAER, et figure emblématique du leadership entrepreneurial africain.

    Un moment solennel d’émotion et de reconnaissance

    La cérémonie a marqué la fin d’un parcours exigeant pour 17 lauréats, symboles d’une jeunesse formée, engagée et tournée vers l’avenir. Entre témoignages poignants, remises de diplômes et distinctions honorifiques, l’IHEM a réaffirmé sa vocation : former des leaders responsables, compétents et conscients de leur rôle dans le développement du Mali et de l’Afrique.

    Dans son allocution magistrale, le Président fondateur de l’IHEM, M. Abdoullah Coulibaly, a salué le choix du parrain :  » En portant le nom de Diadié dit Amadou SANKARÉ, cette promotion s’inscrit dans la lignée d’hommes et de femmes qui croient à la création de valeur et à l’engagement patriotique. « 

    Et d’ajouter avec force : »Le Mali a besoin de bâtisseurs et non de spectateurs. Soyez des acteurs de changement, des créateurs d’opportunités et des pionniers du développement durable. »

    “Accomplir la vie”, le message du parrain 

    Dans un discours d’une rare profondeur, Diadié dit Amadou SANKARÉ a su toucher les cœurs tout en invitant les jeunes à affronter la vie avec courage et humanité : « Ce que vous allez affronter est encore plus dur que ce que vous avez vécu jusque-là. Cependant, je suis conforté par cette rage de réussite qui est en vous. C’est un gage d’espoir pour vous, vos formateurs et surtout pour vos parents. » A-t-il insisté. 

    L’homme d’affaires à la posture internationale, celui-ci même qui travaille 1440 secondes sur 1440 secondes par 24h, tout en humilité, a livré une leçon de vie qui résonne comme un testament moral : « Accomplir la vie, c’est réussir vos rêves tout en demeurant humains et humbles, tout en restant généreux envers les autres auxquels vous devez secours. C’est rester fidèle aux valeurs que vous ont enseignées vos parents et vos professeurs. Accomplir la vie enfin, c’est vous battre pour le développement de votre Maliba. » A-t-il déclaré. 

    Ces mots, empreints de sagesse et de patriotisme, ont suscité une vive émotion dans l’assistance, rappelant que la réussite n’a de sens que si elle sert la communauté.

    Diadié dit Amadou SANKARÉ, la passion d’entreprendre, le bâtisseur 

    À 60 ans, Diadié dit Amadou SANKARÉ incarne l’un des visages les plus inspirants du management africain moderne. Premier diplômé de l’IHEM, il symbolise la réussite d’un homme parti de la fonction publique pour devenir un serial entrepreneur panafricain.

    Diplômé en 1983 de la Faculté des Sciences Économiques de l’Université de Dakar, il débute comme Inspecteur des Services Économiques avant d’occuper de hautes fonctions dans l’administration : Conseiller économique du Gouverneur de Koulikoro, Directeur financier, puis PDG de l’Office des Relais Touristiques de l’Intérieur (ORT).

    Sa participation à la privatisation du Grand Hôtel de Bamako, de l’Hôtel de l’Amitié et de la SOTELMA illustre déjà son sens de la stratégie et de la gestion publique. En 1993, mû par le désir d’autonomie et d’impact, il crée la Société Africaine d’Études et de Réalisations (SAER), devenue aujourd’hui SAER-EMPLOI, premier opérateur de ressources humaines et d’outsourcing en Afrique de l’Ouest.

    Visionnaire et infatigable bâtisseur, il multiplie les initiatives : Mali Créances (2007), DS Consulting (2009), IMS (2011), et bien d’autres sociétés intégrées au sein du SAER Group, une holding panafricaine regroupant une cinquantaine d’entreprises opérant dans les secteurs du mining, de l’agro-industrie, du conseil, de la sécurité, des technologies et de l’emploi.

    Sa réussite, forgée dans l’effort, repose sur des valeurs cardinales : discipline, humilité, solidarité et excellence.

    La symbolique d’une promotion qui doit dépasser son parrain

    En baptisant cette promotion “M. Diadié dit Amadou SANKARÉ”, l’IHEM a voulu transmettre un message fort qui est celui de l’exemplarité, de la vision et du dépassement de soi.

    « Notre mission n’est pas seulement de diplômer, mais de former des leaders responsables capables de conjuguer compétence et conscience, ambition et humilité », a souligné Abdoullah Coulibaly, Président fondateur de l’IHEM. 

    La promotion SANKARÉ est ainsi appelée non seulement à incarner le modèle du parrain, mais surtout à le dépasser en poursuivant son combat pour une Afrique qui produit ses propres solutions, valorise ses talents et bâtit son avenir.

    L’héritage d’un modèle à suivre

    En célébrant cette cérémonie, l’IHEM a rappelé qu’un diplôme n’est pas une fin en soi, mais un début de responsabilité.

    À travers Diadié dit Amadou SANKARÉ, c’est tout un idéal de leadership éthique, de patriotisme économique et de foi en la jeunesse qui est honoré.

    La promotion M. Diadié dit Amadou SANKARÉ porte désormais le flambeau d’un héritage fait d’effort, de conviction et d’amour pour le Mali. Et comme l’a si bien dit le parrain : « Accomplir la vie, c’est se battre pour le développement de son pays. »

    Diadié est l’incarnation du mérite, de la vision et de l’excellence managériale

    Mamadou CAMARA Info360.info

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    Madagascar : L’eau, le feu, le sang…l’impasse ?

    La duperie Jirama

    Les quotidiens comme le Monde en France ou le Temps à Genève ont incriminé la Jirama, la société publique qui fournit l’eau et l’électricité dont l’incurie aurait déclenché le ras le bol de la population. Jira veut dire énergie et Rano, l’eau. Ma, est l’inévitable Madagascar. L’eau a un caractère sacré chez les Malgaches car elle baigne le riz et un peuple doit être uni comme le Vary (le riz) et la Rano (l’eau). Mais très peu de personnes bénéficient ou souffrent des déficiences de la Jirama. Les riches ont des générateurs, des surpresseurs et de l’eau minérale, les pauvres, si nombreux, ne sont pas raccordés aux réseaux d’électricité et d’eau. Les manifestants montraient comme à Gaza leurs bidons jaunes que l’on remplit d’eau des puits (souvent pollués) ou des canaux remplis de déjections humaines. La Jirama vend le mà 4000 Ariary (Ar) soit ¾ d’euro ce qui est peu cher pour les bénéficiaires d’un abonnement. Le bidon jaune de 25 litres se remplit entre 1000 et 2000 Ar soit 40 000 à 80 000 Ar le m. Les propriétaires de puits sont en train de s’enrichir mais dans un contexte où les clients s’appauvrissent un peu plus. La zone franche industrielle où les pauvres cherchent un salaire très faible est compromise. En effet, la fin de l’AGOA, arrivée à échéance le 30 septembre 2025 sans renouvellement à cause du «shutdown» du gouvernement américain, expose Madagascar à un choc économique majeur, avec plus de 550 000 emplois menacés, principalement dans le secteur textile et les zones franches. Les exportations malgaches vers les États-Unis sont désormais taxées à 15 %, entraînant une perte immédiate de compétitivité et un signal négatif pour les investisseurs, alors que le pays figurait parmi les principaux bénéficiaires non pétroliers de ce programme. Si une extension rétroactive reste possible après l’adoption du budget américain, les opérateurs doivent continuer à assurer les procédures d’exportation pour espérer un remboursement ultérieur des droits de douane. En attendant, le tissu industriel, les chaînes logistiques et l’économie nationale subissent de plein fouet cette interruption, aggravée par la crise politique interne.

    Coté électricité, toute réponse au déficit de l’offre suscite des distorsions qui se paieront très cher et très vite. Pour répondre aux manifestations contre le délestage, les autorités ont supprimé les coupures électriques, obligeant les turbines thermiques d’Ambohimanambola à fonctionner en continu. Leur consommation dépasse 15 000 litres de carburant par jour, générant une facture lourde en devises, aggravée par la volatilité des prix internationaux et la faiblesse de l’Ariary. La Jirama, en déficit, ne peut financer ce surcoût, transférant la charge sur l’État, déjà sous forte pression budgétaire. Les économistes y voient une réponse d’urgence qui achète du temps mais accroît le déficit, la dette et les risques d’arbitrages douloureux, faute d’une stratégie durable fondée sur la diversification énergétique, la maîtrise de la demande et le redressement de la Jirama.

    Un régime débranché ?

    Mais la tragicomédie de la Jirama qui dure depuis trois décennies semble moindre à l’aune du drame de l’impasse du régime Rajoelina. Depuis le 25 septembre, Madagascar est secoué par des manifestations massives, principalement portées par la Génération Z et les étudiants, mais également soutenues par d’autres groupes sociaux. Les contestations portent sur des revendications politiques majeures telles que la dissolution du Sénat et de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) ainsi que la démission du président de la République. Celui-ci espérait, conseillé par Paris, qu’en licenciant son inamovible Premier ministre, Christian Ntsay et en présentant des excuses il pourrait repartir pour une nouvelle période d’autocrate capable de tous les scandales lui rapportant de l’argent. Or à Tsimbazaza, siège du Parlement, les groupes parlementaires de l’Assemblée nationale peinent à trouver un consensus sur la sortie de crise, aucune décision n’ayant été prise après la première journée de discussions, l’opposition exigeant notamment l’arrêt de la violence et la prise en compte des revendications des manifestants avant toute nomination de Premier ministre. Le président Andry Rajoelina, après avoir dissous le gouvernement, avait donné 72 heures pour proposer un successeur à Christian Ntsay, qui devra former rapidement une nouvelle équipe capable de rétablir l’ordre, gérer l’administration, répondre aux besoins sociaux essentiels et incarner une figure d’autorité acceptée à la fois politiquement et par les manifestants, notamment la Génération Z, rendant le choix du futur chef du gouvernement particulièrement délicat. 

    Le carcan, legs des Putschistes

    Cependant, la sortie de crise se heurte à la rigidité du cadre juridique. Selon la Constitution de 2010, seul le Parlement réuni en Congrès ou par référendum peut modifier des institutions comme le Sénat ou la HCC. La HCC, institution clé dans la vie politique malgache, contrôle la conformité des lois et tranche les contentieux électoraux, mais sa dissolution ou modification nécessiterait également une révision constitutionnelle. Quant à la démission du président, ici encore, le cadre constitutionnel fixe des limites précises. Le chef de l’État peut bien sûr décider de quitter volontairement ses fonctions en adressant une lettre à la HCC. Il peut également être déclaré empêché définitivement en cas de faute grave ou d’incapacité, mais cette décision relève justement de la HCC. Ces manifestations révèlent une crise profonde de confiance envers les institutions malgaches, soulignant l’écart entre les attentes populaires et les contraintes imposées par la Constitution. Le texte de la constitution malgache, comme celui de beaucoup de constitutions africaines, est vicié dès l’origine, car conçu par des putschistes et amendé par des dirigeants sans scrupules qui cherchent la présidence éternelle. Andry Rajoelina qui est dans l’œil du cyclone est le type même des fabricants d’institutions dévaluées et inefficaces en temps de crise. 

    La compétition armée intraélitaire

    De nationalité française, l’actuel président est d’abord arrivé à son poste par un coup d’État, en 2009, et il y est revenu et maintenu par de successifs hold-up électoraux avec la complicité internationale. Mais plus qu’une question institutionnelle, son départ représente la volonté majoritaire du pays d’en finir avec la dégradation des conditions minimales de vie pendant que s’accumule la richesse ostentatoire d’élites corrompues que synthétise le maitre d’Andry Rajoelina, le milliardaire Mamy Ravatomanga[1], dispensant les prébendes aux généraux comme aux hommes politiques.

    Mamy Ravatomanga

    La revendication politique des manifestants comme celle de tout mouvement populaire dénonçant l’organisation inégalitaire de la société est plurivoque et hybride. Et le sang qui coule, plutôt que de sceller les partisans du changement, est utilisé pour les dissuader de toute violence. C’est particulièrement vrai à Madagascar pays chrétien. Mais c’est une nation divisée entre protestants proches de Marc Ravalomanana, le président légitime renversé et exilé en 2009 par le putschiste catholique Rajoelina qui avait la bénédiction de l’évêque de Tananarive et de l’ambassadeur de France. Mal informé par l’église catholique et le nonce apostolique, le Pape Léon XIV a exprimé sa profonde tristesse face à la situation à Madagascar, où depuis le 26 septembre, selon lui «au moins 22 personnes ont perdu la vie lors des manifestations contre les coupures d’eau et d’électricité.» Il y a eu beaucoup plus, tués, soit par les gendarmes de Richard Ravalomanana, soit par les miliciens de Mamy Ravatomanga. Ce dernier dans son académie de sécurité[2]abrite 25 hommes de Wagner habitués des boites de nuit et de grandes beuveries. En 2025, la création de la milice de Ravatomanga dirigée par un officier français de gendarmerie[3], Bruno Lemasson, renvoie à la milice de Rajoelina pour laquelle intervient depuis 2020 aussi un français, Bruno Bertagna, administrateur général de la société de sécurité VIGIE High Tech Security[4].

    Milices contre Cyber changement

    La violence est clairement du côté des puissants. Les morts dans certains lieux symboliques de la capitale sont clairement attribuées.  La milice de Pierre Bleue (la traduction en français de Ravatomanga) est responsable des morts par balle d’Ambohibao. Et les pillages ont pu se développer en raison de la passivité des policiers et de la mobilisation de gros bras qu’utilise le pouvoir pour discréditer le mouvement. Le mouvement de la génération Z a réussi à éviter ses pièges en grande partie car il échappe aux églises comme aux partis et qu’il représente une alliance cyber entre jeunes gens connectés de la bourgeoisie et toute la jeunesse des réseaux sociaux qui y partagent les images du président Rajoelina et de son conseiller français et homonyme, Patrick Rajoelina, qui fanfaronnent à New-York. Le TIM, le parti de Marc Ravalomanana a réussi, avec son service d’ordre non armé, a réussi à pacifier Ambohijatovo, cœur symbolique de la contestation. Mais cette manifestation d’un ordre alternatif non violent où s’exprime la jeune et petite bourgeoisie de la capitale (dite Z) est intolérable à la galaxie armée des caciques qui se déchirent pour le pouvoir suprême. 

    Ainsi, une semaine après le début des manifestations de la Génération Z à Madagascar, les Forces de défense et de sécurité (FDS) renforcent leur dispositif autour d’Ambohijatovo, désormais bouclé et inaccessible aux manifestants. Des barrages filtrants, véhicules blindés et cordons policiers empêchent tout regroupement, témoignant de la volonté des autorités d’empêcher toute percée. Plusieurs tentatives de manifestation, notamment à Mahamasina et dans divers quartiers populaires comme Antaninandro, Ankadifotsy ou Behoririka, ont été dispersées par des gaz lacrymogènes après des affrontements ponctués de jets de pierres. Une manifestation à Mahamasina en présence de personnalités politiques a également été stoppée brutalement. Malgré la répression, des foyers de contestation persistent en périphérie du centre-ville. Dans un communiqué, l’État-major mixte opérationnel (Emmonat) justifie ce verrouillage par la nécessité de maintenir l’ordre, prévenir les actes de vandalisme et permettre aux citoyens de vaquer à leurs occupations. L’État de droit garantit la liberté d’expression, mais cela ne veut pas dire que tout est permis, selon le communiqué. L’Emmonat appelle à des manifestations pacifiques dans les lieux autorisés, soulignant que le non-respect des règles nuit à la société et appelle à la retenue face à la violence. Au moins deux enfants, dont un nourrisson de deux mois asphyxié par des gaz lacrymogènes et un adolescent de 13 ans blessé au visage, ont été victimes récemment des tirs des éléments des forces de l’ordre à Antaninandro et à Ampandrana. 

    Risques et options

    Dans la foulée du retour des forces de l’ordre qui brisent toute tentative de manifestation politique, les partisans du président Andry Rajoelina préparent une contre-offensive après cinq jours de manifestations de l’opposition et du mouvement Gen Z. Plusieurs groupes proches du pouvoir, dont le TGV, le TMH, les Pro-ANR et d’autres partis alliés, envisagent d’organiser une grande manifestation publique pour défendre « la démocratie et la légalité ». Ils bénéficient aussi du soutien de citoyens réclamant un retour à la normalité pour reprendre leurs activités quotidiennes. Les organisateurs souhaitent mobiliser les victimes des récents pillages, les investisseurs, les étudiants, les jeunes et tous ceux favorables à Andry Rajoelina. Bien que cette mobilisation reste pour l’instant au stade des annonces sur les réseaux sociaux, si elle se concrétise, le risque d’affrontements entre civils, voire d’une guerre civile, ne peut être exclu. Les réseaux sociaux donnent en effet de nombreux détails sur les proches de Rajoelina et n’hésitent à des appels aux meurtres et à la dégradation des biens de ces derniers. Chez les militaires il y a plus de division entre les clans et les unités qu’une volonté d’un retour à l’ordre et au dialogue républicain. Il y a des ultra de la violence militaire qui pensent à prendre la tête de la répression en particulier au sein du Groupe de Sécurité et d’Intervention Spéciale (GSIS) de la Gendarmerie. Richard Ravalomanana qui a déjà assuré l’intérim de la présidence semble prêt à prendre le relais mais le président (très peu visible) envisage d’autres options comme une transition qui serait confiée à Marc Ravalomanana…

    Olivier Vallée

    [2] Antananarivo, 12 Juillet, 18h55 – Madagascar se dote d’un centre de formation de haut niveau dans le domaine de la sécurité. La Madagascar Security Academy (MSA) a été inaugurée vendredi à Andakana, en périphérie d’Antananarivo. Ce complexe flambant neuf, porté par le groupe Sodiat et son fondateur Mamy Ravatomanga, entend répondre aux défis de souveraineté nationale, de professionnalisation et de création d’emplois durables. L’objectif est de former des professionnels malgaches et internationaux “compétents, responsables et fiers de leur mission”, indique le directeur général de l’Académie, Bruno Lemasson.

    [3] Madagascar, Comment le tycoon Mamy Ravatomanga avance ses pions dans la sécurité privée, L’ancien officier de gendarmerie Bruno Lemasson a pris les rênes de la Madagascar Security Academy, une société de formation professionnelle aux métiers de la sécurité fondée par le puissant homme d’affaires Mamy Ravatomanga. Publié le 24/06/2025 à 4h40 GMT

    [4] Selon les confidences de quelques gendarmes, c’est sa société qui a eu le monopole d’importation des matériels de maintien de l’ordre comme les grenades lacrymogènes, les flash ball avec les billes noires qui avaient blessé les candidats Raobelina à l’œil (usage strictement interdit dans les pays démocratiques), Ravalomanana ou Rivo Rakotovao (ancien président par intérim). In : Une République bananière (1ère partie), La gazette de la grande île, 29/10/2023

  • TENSION ENTRE LE MALI ET LA FRANCE

    TENSION ENTRE LE MALI ET LA FRANCE

    Paris suspend sa coopération sécuritaire

    Alors que la tension entre Paris et Bamako atteint son paroxysme, la France expulse deux diplomates maliens et suspend sa coopération antiterroriste, en représailles à l’arrestation controversée d’un agent français à Bamako. Cette crise ouvre une période d’incertitude et fait basculer l’équilibre sécuritaire au Sahel.

    Une escalade inédite

    Les relations diplomatiques entre la France et le Mali connaissent une détérioration sans précédent. Le 17 septembre 2025, Paris a annoncé l’expulsion de deux diplomates maliens en poste dans la capitale française, en réponse directe à l’arrestation, un mois plus tôt à Bamako, d’un agent diplomatique français accusé d’espionnage.
    Dans le même temps, la France a décidé de suspendre sa coopération antiterroriste avec les autorités maliennes, un choix lourd de conséquences dans une région déjà déstabilisée par la présence de groupes armés djihadistes.

    Les diplomates maliens dans le viseur de Paris

    La France a déclaré « persona non grata » deux représentants maliens. Batné Ould Bouh Coulibaly, contrôleur général de police, attaché de défense auprès de l’ambassade du Mali en France depuis 2021. Ce haut fonctionnaire, qui a occupé divers postes sous la transition dirigée par le général Assimi Goïta, assurait la coordination des relations militaires et sécuritaires avec Paris. Ousmane Houmani Camara, lieutenant-colonel de gendarmerie et conseiller consulaire au Consulat général du Mali à Paris depuis 2017. Ancien directeur du Renseignement intérieur au Mali, il est considéré comme un rouage essentiel de l’appareil sécuritaire malien.

    Selon les autorités françaises, ces deux diplomates étaient en réalité des agents de renseignement opérant sous couverture, ce qui a motivé leur expulsion.

    L’arrestation d’un diplomate français à Bamako

    Cette décision s’inscrit en réaction à l’interpellation, le 14 août 2025, de Yann Vezilier, deuxième secrétaire de l’ambassade de France au Mali et officier de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). Officier supérieur de l’armée de l’air avec près de trente ans de service, il était officiellement accrédité auprès des autorités maliennes.

    Arrêté dans les rues de Bamako par la Sécurité d’État, il est accusé de « conspiration contre le gouvernement ». Selon le ministre malien de la Sécurité, Daoud Aly Mohammedine, son arrestation s’inscrit dans le cadre d’un complot présumé impliquant plusieurs officiers supérieurs maliens. Parmi eux figurent les généraux Abass Dembélé et Néma Sagara, présentés comme les cerveaux d’une tentative de déstabilisation.

    Pour Paris, il s’agit d’un abus manifeste : l’officier français bénéficie de l’immunité diplomatique en vertu de la Convention de Vienne de 1961, ratifiée par le Mali en 1968. Cette convention stipule que les agents diplomatiques sont inviolables et ne peuvent être ni arrêtés ni détenus.

    Bras de fer diplomatique

    Dès le 15 août, les autorités françaises ont saisi Bamako pour obtenir la libération de leur agent. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a assuré que le dossier relevait de la Sécurité d’État. Une rencontre entre services de renseignement français et maliens a eu lieu, permettant de réaffirmer « le respect réciproque » et l’attachement à la coopération sécuritaire. Paris s’est dit prêt à dialoguer, mais uniquement après la libération du diplomate.

    Constatant l’absence de progrès, la diplomatie française a multiplié les pressions. Le 4 septembre, le chargé d’affaires malien à Paris, Bakary Dembélé, a été convoqué et averti que la France prendrait des mesures de rétorsion dès le 8 septembre si Bamako ne se conformait pas à ses obligations internationales. Ces mesures incluent : la suspension de la coopération technique sécuritaire et consulaire, la mobilisation de l’Union européenne en faveur de sanctions ciblées, une éventuelle révision de la présence diplomatique française à Bamako, et, en dernier recours, une saisine de la Cour pénale internationale.

    Le 10 septembre 2025, le chargé d’affaires malien à Paris, Bakary Dembélé, a été contacté par l’ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner. Ce dernier a rappelé le caractère illégal de la détention de Yann Vezilier au regard du droit international. Il a suggéré aux autorités maliennes de privilégier l’apaisement en procédant à l’expulsion du diplomate français ou en le déclarant persona non grata, plutôt que de le maintenir en détention. Selon lui, une telle décision permettrait d’éviter une escalade diplomatique jugée inutile entre Bamako et Paris, qui pourrait entraîner le soutien actif des alliés de la France.

    Une rhétorique antifrançaise ravivée

    Cette affaire intervient dans un contexte où le discours antifrançais connaît un regain de vigueur au Mali. Depuis le coup d’État de 2020, la junte au pouvoir a progressivement durci sa ligne, multipliant les accusations contre des militaires soupçonnés de collusion avec des puissances étrangères.

    Relayée par certains médias locaux et amplifiée par des réseaux prorusses, cette rhétorique vise à renforcer la légitimité des autorités de transition tout en consolidant leurs alliances stratégiques, notamment avec la Russie, qui a remplacé le groupe Wagner par ses forces d’Africa Corps.

    Une rupture historique

    Malgré les tensions et l’expulsion de l’ambassadeur français en 2022, Paris et Bamako avaient jusqu’ici maintenu une coopération sécuritaire minimale, centrée sur l’échange d’informations dans la lutte antiterroriste. La suspension annoncée marque donc une rupture sans précédent, susceptible de modifier durablement l’équilibre sécuritaire dans la région.

    Quelles conséquences pour le Mali et la région ? La crise actuelle pourrait avoir des effets en chaîne. La suspension de la coopération fragilisera la lutte contre les groupes armés djihadistes affiliés au JNIM et à l’État islamique.

    Le Mali risque un isolement accru vis-à-vis de l’Union européenne et de ses partenaires occidentaux. Une baisse des investissements étrangers, des restrictions de mobilité et un durcissement des conditions pour les ressortissants maliens en France sont à prévoir. La crise pourrait accentuer le retrait des partenaires occidentaux du Sahel et ouvrir davantage la voie à l’influence de la Russie et de la Chine.

    Une instabilité accrue en perspective

    Au-delà du bras de fer bilatéral, cette crise illustre la fragilité de l’architecture sécuritaire au Sahel. Dans un pays où plus de 14 000 personnes ont péri depuis 2020 selon l’ONG Acled, et où les violences s’étendent vers le sud, la suspension de la coopération avec la France risque d’aggraver l’instabilité et d’isoler encore davantage le Mali sur la scène internationale.Et c’est dommage !

    Adama Dramé

  • LADJI BOURAMA AIR FORCE ONE

    LADJI BOURAMA AIR FORCE ONE

    Près d’un milliard dépensé pour un réacteur ! la réaction du procureur de la République vivement attendue

    17 septembre 2024-17 septembre 2025, voilà un an, jour pour jour, que l’image du terroriste mettant le feu à un des deux réacteurs de l’aéronef présidentiel malien a fait le tour du monde à travers les réseaux sociaux. Ce triste jour dans l’histoire de notre pays, les terroristes qui se cachent derrière la religion musulmane . . .

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  • ACHAT DE L’AVION PRÉSIDENTIEL ET DES ÉQUIPEMENTS MILITAIRES        

    ACHAT DE L’AVION PRÉSIDENTIEL ET DES ÉQUIPEMENTS MILITAIRES        

    Flash-back sur l’une des meilleures enquêtes du Sphinx

    Le scandale de l’achat de l’aéronef présidentiel que votre journal préféré a baptisé : Ladji Bourama Air Force One et celui du non moins sulfureux marché d’achat d’équipements et de matériels pour l’Armée sera enfin jugé.  

    L’alerte a été donnée par « Le Sphinx ». En début novembre 2013, votre journal préféré annonçait la signature par le ministre de la . . .

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  • AXE BAMAKO – WASHINGTON 

    AXE BAMAKO – WASHINGTON 

    Assimi a-t-il laissé Moscou en plein vol ?

    APRES la France, la Russie, Bamako se tourne en ce moment vers les États-Unis de Donald Trump avec lesquels elle a scellé un pacte dans le domaine du renseignement militaire. Toute chose qui risque de contrarier le Kremlin et susciter ses courroux. 

    C’est le Washington-Post, journal américain qui a levé le lièvre dans sa livraison du lundi 15 Septembre 2025. Selon le confrère américain, « les États-Unis ont récemment intensifié leur coopération en matière de renseignement avec les autorités militaires maliennes […]. L’administration Trump avait partagé des informations sur les groupes armés et ces renseignements ont été utilisés dans des opérations militaires contre des groupes extrémistes dans le nord du pays ». 

    Une information qui risque fort de contrarier Moscou dont les troupes sont présentes au Sahel et au Mali en particulier. 

    Il ne peut en être autrement si l’on se réfère aux déclarations plutôt impérialistes de Poutine selon lesquelles « là où un soldat russe pose le pied, cela nous appartient [à la Russie] ». Le soldat russe a bien posé le pied au Sahel.

    Et pourtant, Moscou peut-elle légitimement se prévaloir d’un quelconque titre de propriété au Sahel même avec la bénédiction de la junte ? Avant le Kremlin, l’oncle SAM (les États-Unis) y avait mis pied.

    Début Mars 2021, alors que le Kremlin ne pensait pas encore au Sahel, Maliens et Américains lançaient les bases d’une coopération militaire. Le 09 mars 2021 en effet, le Vice-président de la Transition malienne, Assimi Goïta, recevait le Commandant des opérations spéciales américaines pour l’Afrique.

    Général Dagvin Anderson, Commandant des Forces spéciales américaines pour l’Afrique, basées à Stuttgart en Allemagne, avec son hôte du jour jetaient ainsi les bases d’une coopération militaire entre leurs deux pays. Moscou n’arriva qu’une année plus tard sur incitation d’une partie de la société sous influence du groupe Wagner, du moins, dit-on dans certains milieux.

    Le retour vers Washington aujourd’hui surtout après les nombreux échecs et des résultats très mitigés des groupes russes Wagner et Africa corps, ne peuvent que réconforter les autorités de la transition dans leur nouvelle orientation.  Mais sera-t-elle sans conséquences ?

    Batomah Sissoko

  • Article sans titre 7444

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    La France vient de déclarer deux diplomates maliens ‘persona non grata’ 

    Ousmane Houmani Camara et Batné COULIBALY sont deux diplomates maliens en poste à Paris qui viennent d’être déclarés le 17 septembre 2025 « persona non grata » par la France dans un contexte de tensions diplomatiques entre les deux pays.

    Lieutenant-colonel de gendarmerie, Ousmane Houmani CAMARA est conseiller consulaire au Consulat général du Mali à Paris depuis 2017. Paris le considère comme un membre des services de . . .

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  • Niger, le moment 2015

    Niger, le moment 2015

    Beaucoup de quotidiens rappellent l’événement qui s’est déroulé il y a 100 ans à la même date. En rappelant les faits saillants de l’année 2015 au Niger il s’agit ici plutôt de saisir le sens de ce qui s’est mis en place alors dans les domaines politiques, sécuritaires, économiques, religieux, etc.  Ce n’est pas l’occasion de célébrer ou de déplorer l’année 2015 mais plutôt d’essayer de voir ce qui se prolonge de ce moment . . .

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  • TIRAGE AU SORT DU TOURNOI UFOA-A 

    TIRAGE AU SORT DU TOURNOI UFOA-A 

    Nos U17 dans un groupe relevé 

    -A a procédé le lundi dernier à l’hôtel Radisson Collection de Bamako au tirage au sort de son tournoi qualificatif pour le 16e Championnat d’Afrique des Nations U17.

    Le tirage au sort du tournoi UFOA-A qualificatif à la Coupe d’Afrique des Nations U17 s’est déroulé sous la présidence du ministre de la Jeunesse et des Sports Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, qui avait à ses côtés ses collègues des Affaires Étrangères et celui du Travail et de la Formation Professionnelle, les responsables de l’UFOA-A et de la Fédération malienne de football. 

    Lors de la compétition qui se déroulera  du 3 au 18 octobre 2025 à Bamako et Koulikoro, Nos U17 — les Aiglonnets — évolueront dans un groupe relevé, composé du Liberia, de la Gambie et de la Guinée-Bissau.

    Le Sénégal, de la Sierra Leone, de la Mauritanie, et la Guinée Conakry seront dans la poule B

    Format et enjeux 

    Le tournoi se déroulera en deux phases : une phase de groupes suivie d’une phase à élimination directe. Les deux premiers de chaque poule devraient se qualifier pour les demi-finales, puis les vainqueurs disputeront la finale. Outre le titre régional WAFU A, cette compétition servira de base de qualification et d’observation en vue de la CAN U17, offrant aux jeunes talents l’occasion de se révéler sur la scène continentale.

    Stades et villes hôtes 

    Les rencontres se dérouleront dans trois enceintes : le Stade Mamadou Konaté, le Stade Ouezzin Coulibaly (Bamako) et le Stade Mamadou Diarra H. de Koulikoro. Le choix de plusieurs sites permettra de déployer les matches sur l’ensemble de l’agglomération et d’accueillir un large public.

    M. NIANG

  • AFRO-BASKET U16 2025 FILLES ET GARCONS

    AFRO-BASKET U16 2025 FILLES ET GARCONS

    L’Égypte et la Côte d’Ivoire couronnées

    sélections nationales U16 filles d’Égypte et garçons de la Côte d’ivoire ont été sacrées championnes d’Afrique à l’issue de l’édition 2025 de l’Afro-basket qui s’est disputé à Kigali au Rwanda du 2 au 14 septembre dernier. 

    L’Égypte remporte l’Afrobasket U16 Filles 2025 en battant la Côte d’Ivoire par 66 à 54 et succède au Mali, dont les Aiglonnes avaient enchaîné huit titres. 

    Ce résultat marque la fin d’une ère celle où  les Aiglonnes dominaient la compétition après une série remarquable de huit trophées consécutifs.

    Le Mali reste une référence du basket-ball féminin jeunes en Afrique. La génération qui a permis ces huit titres a posé des bases solides pour la formation, la tactique et la culture de la gagne chez les joueuses maliennes. Les structures de détection et d’encadrement maliennes, souvent citées en exemple, ont contribué à faire du Mali un vivier de talents pour les sélections jeunes et l’équipe nationale senior.

    Pourquoi ce passage de témoin ? L’Afro basket U16 est un révélateur de cycles générationnels. La hiérarchie se resserre, d’autres fédérations investissent dans les formations et les championnats jeunes, et les rotations de joueuses entre catégories modifient les équilibres. 

    Pour le Mali, cette finale manquée doit servir d’alerte constructive : maintenir l’excellence exige de continuer à renforcer les académies, les compétitions nationales et l’encadrement technique.

    Cette perte du titre après une telle domination invite à une lecture stratégique. Les Aiglonnes conservent un fort capital d’image et d’expérience, mais la priorité sera la consolidation du vivier U16/U18, l’amélioration des parcours de formation et la préparation des prochaines échéances continentales et mondiales. Les jeunes joueuses maliennes auront à cœur de reprendre le flambeau et de reconquérir le trophée.

    Perspectives : le Mali reste attendu comme l’un des favoris des prochaines éditions grâce à son histoire et à ses structures. Le travail sur la continuité des filières, la visibilité des championnats nationaux et l’émulation entre clubs sera décisif pour redevenir champion continental U16.

    Chez les garçons, la Cote d’Ivoire décroche son premier titre.

    L’histoire du basketball ivoirien s’est écrite en lettres d’or ce dimanche 14 septembre à Kigali. Les Éléphanteaux U16 ont remporté l’Afro basket 2025 en s’imposant brillamment en finale face aux Lionceaux du Cameroun (62-49). Ce succès historique permet à la Côte d’Ivoire de devenir championne d’Afrique U16 pour la toute première fois.

    Après une 6ᵉ place en 2023, la nouvelle génération, emmenée par Jean-Philippe Oka, Raphaël Ouédraogo et leurs coéquipiers, a su hausser son niveau de jeu pour inscrire son nom dans les annales du basket africain

    Face à une redoutable équipe camerounaise, les Éléphanteaux ont fait preuve d’une impressionnante maturité tactique et mentale. Portés par leurs supporters, ils ont imposé leur rythme et pris l’ascendant dès le troisième quart-temps (38-30). Le dernier acte a confirmé leur domination : 24 points inscrits pour conclure sur le score final de 62-49. Avec ce sacre, la Côte d’Ivoire décroche également son billet pour le prochain Mondial U17.

    M. NIANG

  • PASSEPORT MALIEN

    PASSEPORT MALIEN

    EMPTECH, le choix opaque d’un contrat de plusieurs milliards par entente directe

    Un parfum pestilentiel d’opacité entoure l’attribution d’un marché public malien de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. Selon nos informations, c’est la société EMPTECH, basée à Shenzhen en Chine, qui a emporté de fabrication de nos passeports. 

    Mais ce marché, conclu sans appel d’offres ouvert ni concurrence réelle, soulève des interrogations sur les méthodes de passation et la gouvernance publique dans ce que les thurif . . .

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  • BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    L’Armée dément un prétendu « faux blocus »

    Le 8 septembre, le porte-parole de l’armée malienne, le Colonel-major Souleymane Dembélé, a réfuté les allégations selon lesquelles certains axes stratégiques — notamment entre Kayes, Diéma et Nioro — seraient sous blocus prolongé. Il indique que les incursions djihadistes n’ont duré que 20 à 30 minutes maximum et dénonce une « guerre de l’information » visant à instaurer la psychose. Selon lui, les forces maliennes, aidées par l’Alliance des États du Sahel (AES), gardent le . . .

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  • La méthode IB fera-t-elle école ?

    La méthode IB fera-t-elle école ?

    Alors que la situation militaire et sécuritaire du Burkina Faso ne cesse de se détériorer, il semble que la voie empruntée par le capitaine Traoré, dit IB, chef du Faso, ne soit pas dénuée d’intérêt pour d’autres dirigeants de l’AES et que ses choix politiques et économiques fassent preuve de réalisme. 

    L’importation des VDP ?

    L’hivernage, comme on dit au Sahel, a été agité pour les trois pays de l’AES. Cependant l’opinion publique internationale et africaine retiendra surtout les secousses et les bifurcations intervenues au Niger et au Mali. Le puissant ministre de l’intérieur nigérien, le général Toumba a ainsi décidé, au début du mois d’août, la formation de milices destinées à mobiliser la population et à encadrer la jeunesse sur le modèle des Volontaires de la Patrie (VDP) du capitaine Traoré (dit IB) qui préside aux destinées du Burkina Faso. 

    Le général Toumba s’est appuyé sur une entité civile qui s’était opposée directement au président déchu Bazoum, le mouvement citoyen M62. Il est le promoteur de l’initiative[1] de volontariat sécuritaire baptisée Garkouwar Kassa, signifiant « Boucliers de la Patrie »[2]. Ce projet vise à mobiliser les civils pour soutenir les missions des forces de défense et de sécurité (FDS), dans un contexte où les autorités militaires tendent à conforter la souveraineté du pays. Cependant la souveraineté a bon dos et le ministre de l’intérieur a surtout fait le constat des défaillances des troupes et éléments de sécurité sous ses ordres et parfois du peu d’entrain de l’armée, confrontée à des approvisionnements difficiles. Les opérations contre les Groupes armés non étatiques (GANE) sont également handicapées par les lacunes du renseignement militaire et policier. Appuyé par le Conseil consultatif de la refondation (CCR), Garkouwar Kassa entend former des groupes de volontaires pour intervenir dans divers domaines liés à la sécurité : patrouilles nocturnes en lien avec les forces de l’ordre, campagnes de sensibilisation sur le civisme et le patriotisme, ou encore lutte contre la désinformation. Selon le ministre de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba, l’objectif est de créer un maillage communautaire permettant de renforcer la vigilance collective face aux menaces internes et externes. Le projet débute à Niamey mais pourrait s’étendre à d’autres régions du pays.

    Le général Toumba, très proche de la Turquie, est habitué à des manœuvres sinueuses. Ainsi l’ambassadeur Ittié, présent à Niamey lors du coup d’État du 23 juillet 2023, déclarait devant l’Assemblée nationale, lors de son retour en France : « La moitié des putschistes étaient présents le 14 juillet[3] à la Résidence – et ce jour-là, le général Toumba, devenu ministre de l’intérieur, était quasiment tombé dans mes bras en me disant combien extraordinaire était la politique française en Afrique en matière de sécurité. Précédemment, lors de la visite au Niger du chef d’état-major des armées, le même général Toumba, qui avait été commandant des forces opérationnelles à Ouallam où se trouvaient les forces françaises, avait longuement expliqué que nous devions rester là et qu’il fallait montrer aux Maliens et aux Burkinabés que le système de coopération avec la France était celui qu’il fallait mettre en œuvre. »

    Las, le Niger n’est plus le bon exemple à suivre pour Paris, car le même ambassadeur Ittié soulignait : « Les auteurs du coup d’État au Niger ont repris les étapes qui avaient été suivies au Mali et au Burkina Faso. Mais au Mali les putschistes ont mis huit mois pour mettre en œuvre leur programme, quatre mois au Burkina Faso et un peu moins d’un mois au Niger. »

    La réhabilitation de Sankara

    La partie qui se joue dans la reprise par les autres pays de l’AES des approches d’IB concerne les enjeux spécifiques et parfois sensibles qui préoccupent les dirigeants des forces armées. Toumba et ses proches ont anticipé la rupture ouverte au sein des élites martiales maliennes[4] au mois d’août au Mali. Le pouvoir de Bamako a ainsi, entre autres, entrepris d’arrêter un héros de l’armée malienne, le général Abass Dembélé, ancien gouverneur de la région de Mopti, qui avait été évincé de ses fonctions, il y a peu, en mai 2025. Le général Dembélé exigeait publiquement que lumière soit faite sur le massacre de Diarafabé qui avait coûté la vie à une vingtaine de villageois peuls en mai. Le général Dembélé, avant de gravir les échelons de la hiérarchie avait impressionné les militaires français de Serval avec son Groupement des commandos volontaires (GCV). Une unité de forces spéciales qui s’était distinguée lors de la reconquête du nord du pays.

    A Niamey, comme à Bamako, la divergence entre officiers incrustés dans le pouvoir d’État et ceux qui poursuivent l’espoir d’une victoire sur les groupes armés ou, du moins la reconstitution de l’union nationale, s’accentue. IB montre indirectement un mode d’emploi à ses pairs : soumettre l’armée, étouffer la société civile, et mener plutôt une guerre de propagande que des combats effectifs contre les ennemis du Faso. Á la différence de ses pairs, il a su rester capitaine quand les autres accumulent les galons et les fortunes. Mais en dépit de l’aura de Sankara dont il bénéficie encore un peu, il a su se dégager des promesses de sa première période et il écoute ses proches qui ne veulent plus recevoir les souverainistes à la façon de Kémi Séba.

    L’accommodement avec la réalité ?

    Quand il prend la tête du Faso, Traoré redonne à Ouagadougou, avec ses hôtes panafricanistes et tonitruants, des airs de capitale africaine de la révolution. Sur le plan des relations internationales, comme des rapports avec les institutions internationales, il s’affirme alors en rupture, plus proche de Moscou que du FMI. Pour les Ghanéens voisins, et beaucoup de pays anglophones d’Afrique, derrière Traoré, revenait l’image de Nkrumah, le premier à affirmer que l’homme noir pouvait maitriser son destin économique à travers les choix nationaux de stratégies de développement et de conduite de l’après-indépendance.

    Ainsi l’actuel président ghanéen, quand il presse les dirigeants de l’AES de revenir dans la CEDEAO, est bien conscient que la trajectoire alternative des États sahéliens dissidents peut remettre en cause sa propre recherche d’une négociation avec les marchés internationaux pour restructurer la dette publique externe du Ghana. La jeunesse africaine, pour sa part, voit l’esprit de Sankara derrière la nationalisation par le Faso de deux mines d’or et l’inauguration d’une raffinerie pour le métal précieux au crédit du capitaine Traoré. Ouagadougou sera également dotée d’un nouvel aéroport (Ouagadougou-Donsin Airport) selon IB et surtout les investissements dans l’agriculture et la construction assurent au pays un certain dynamisme économique. Beaucoup vont croire un temps à la promesse de rupture[5] avec le FMI qu’affichait, au début de son pouvoir, le capitaine Traoré. Une imagerie cultivée par la propagande digitale intensive du frère d’IB qui veut faire croire à un Faso renouant avec l’autonomie idéologique et concrète de l’ère Sankara. Traoré s’y ancrerait dans son refus initial des conditions que le tandem FMI-Banque mondiale impose aux pays africains pour recevoir des crédits qu’il faut rembourser au prix de restrictions budgétaires et de génuflexions politiques internationales. En fait, il n’en sera rien, et Traoré avec une équipe de technocrates civils, poursuit, sans consulter ses amis de l’AES, une étroite coopération avec les institutions de Bretton Woods.

    La bataille de la « consolidation » budgétaire

    En prenant le pouvoir dans un pays modelé par Compaoré et les flux financiers de l’Occident, Traoré héritait d’une mécanique financière délicate à enrayer et d’une dette publique qu’il doit continuer à rembourser[6]. Le Faso devait, au seul FMI, 328 millions d’USD au 31 décembre 2024. Cette somme incluait 302 millions USD d’une “Extended Credit Facility” de quatre ans conclue entre le FMI et le Faso en septembre 2023. Il y a quatre semaines, sur ces 302 millions USD, 32 millions ont été décaissés[7] par le FMI, satisfait de la résilience de l’économie burkinabé, selon la terminologie pernicieuse de cette institution, mais surtout en raison des ajustements budgétaires considérables consentis par le régime militaire en place. Le déficit budgétaire s’est ainsi réduit, passant de 6,5 % du PIB en 2023 à 5,6 % en 2024, grâce à une contraction forte des dépenses sociales et à une mobilisation robuste des recettes. 

    Le déficit subsistant sera principalement financé par des emprunts sur le marché régional des capitaux (UEMOA), où le Burkina Faso fait face à une hausse significative des taux d’intérêt, dépassant 9 % pour les bons du Trésor à 12 mois. Pour le FMI, la croissance économique (soit celle du PIB) devrait atteindre 5 % d’ici 2027. La production minière devrait augmenter et la croissance des secteurs agricoles et des services devrait rester ferme. Le gouvernement reste engagé, toujours selon le FMI, dans une politique de consolidation budgétaire, bien que les besoins de dépenses demeurent élevés. La dette publique, en pourcentage du PIB, devrait diminuer progressivement jusqu’en 2027. Le taux d’inflation devrait baisser en accord avec la reprise du secteur agricole et se conformer à la fourchette cible de l’Union économique des États de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), dès 2025. Les prévisions de croissance et la baisse attendue de l’inflation devraient permettre une diminution progressive de la pauvreté d’environ 1 pp par an jusqu’en 2027. Le climat des affaires et la réglementation fiscale du Faso sont jugés positivement par l’OCDE, le syndicat des pays riches à économie de marché. Le compte bancaire à la BCEAO du Faso a donc, sous l’ère Traoré, été crédité jusqu’à présent de 131.3 millions USD par le FMI[8]. Cette collaboration s’avère plus fructueuse que ne semblaient l’annoncer les prises de position du capitaine et la prudence du FMI dans le monde sahélien. Il faut rappeler le contexte. Le Burkina doit combattre des forces armées non-étatiques menaçantes et qui concentrent leurs coups sur les régions excentrées du Faso. Traoré avait besoin de ces ressources financières dont le FMI est le déclencheur.

    Le Faso joue en solo ?

    Les institutions financières internationales de Bretton Woods, lorsqu’elles prêtent en 2023, ont conscience que les premiers postes de dépenses du budget national du Faso demeurent la défense et la sécurité. Elles entérinent donc que leur argent sert au régime pour défendre l’État et le territoire agressés de l’intérieur. Mais, dans le même temps, la junte et ses alliés vont consolider leur emprise sur le pays en s’adjoignant les compétences technobureaucratiques et en détruisant les oppositions ou les organisations de la société civile (OSC). 

    Cependant le Burkina reste un cas à part en Afrique de l’Ouest et il se distingue même des pays confédérés de l’Alliance des États du Sahel. En 2022, la France restait encore le principal partenaire commercial et, en 2025, bien que l’aide américaine soit officiellement suspendue, des exercices militaires conjoints aux deux armées (US et Burkina) ont eu lieu au Faso, non loin de Ouagadougou.

     Les Français, y compris ceux liés à la défense et à la sécurité, malgré l’année de rétention de quatre agents de la DGSE, obtiennent des visas pour le Faso, ce qui n’est pas possible au Niger. La balance courante, c’est-à-dire la différence entre les exportations et les importations de biens et services montre la dépendance du Burkina vis-à-vis de ses fournisseurs, y compris européens. Le FMI et les autres prêteurs du monde permettent au Faso de payer ses commandes d’armes, de blé, et d’engrais fournis par les Russes, ce qui est assez ironique. 

    Les autorités du Burkina demeurent rassurantes pour leurs financiers extérieurs car elles mettent en œuvre des méthodes de gestion qu’ils jugent transparentes. La gouvernance des finances publiques et les réformes structurelles de l’économie vont dans le sens du néolibéralisme et il semble bien que, dans les actes, le capitaine ne soit pas jugé comme rebelle aux injonctions du consensus de Washington. Le pouvoir militaire burkinabé promet ainsi de rendre public bientôt le « Governance Diagnostic Assessment (GDA) », un examen conduit par des experts désignés par le FMI pour évaluer la qualité de la gestion des comptes publics. Il lui faudra ensuite mettre en place un plan d’actions pour mieux contrôler les dépenses, de salaires en particulier, et enfin apurer les arriérés de la dette, en particulier vis-à-vis des créanciers extérieurs. Ceux qui prêtent au Burkina poursuivent leurs efforts afin de récupérer leur mise et ainsi Traoré les tiens d’une certaine façon. Mais, de l’autre il leur donne les gages d’une stratégie financière qui s’avère en accord avec les canons des marchés financiers et les normes de l’UEMOA.

    Le jeu dangereux avec Abidjan

    Autant le capitaine Traoré peut, comme ses pairs de l’AES, abandonner la CEDEAO et provoquer les grands pays d’Afrique de l’Ouest comme la Côte d’Ivoire, autant ses finances publiques restent subordonnées à la bienveillance des marchés de l’UEMOA. En mai 2024, le Burkina Faso a levé 130 milliards de francs CFA (environ 208,5 millions de dollars) sur le compartiment syndication du marché financier régional de l’UEMOA. Fin novembre 2024, le pays a bouclé une opération similaire, mobilisant 103,92 milliards de francs CFA (environ 167 millions de dollars), dépassant l’objectif initial de 100 milliards de francs CFA. Cette levée de fonds était nécessaire pour compenser la baisse des crédits extérieurs et financer des projets d’infrastructures et de développement prioritaires. 

    Le 22 novembre 2023, le Burkina Faso avait levé 15 milliards de francs CFA sur le marché financier régional, via une émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT). Cette opération visait à « assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’État du Burkina ». Les souscriptions provenaient principalement du Burkina Faso, du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Le 5 décembre 2024, le Burkina Faso a mobilisé 78,48 milliards de francs CFA sur un objectif initial de 100 milliards de francs CFA, soit un taux de couverture de 78,48 %. Cette opération comprenait des BAT de 91 jours et de 364 jours, ainsi que des OAT de 3, 5 et 7 ans. Les souscriptions provenaient de plusieurs pays de la zone UEMOA, notamment du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Sénégal et du Togo. Ces opérations s’inscrivaient dans le cadre d’un programme global visant à mobiliser 1 220 milliards de francs CFA en 2024, après une performance inférieure à 1 000 milliards de francs CFA en 2023. On notera que ni le Mali ni le Niger ne financent le Burkina. En effet, ils dépendent eux-mêmes de la bonne volonté des banques des autres pays de l’UEMOA qui leur font payer cher les émissions de titres de l’État qui obèrent un peu plus la dette publique souveraine due à des créanciers privés.

    Le capitaine IB

    L’accord avec le FMI et les satisfecit donnés par l’institution sont nécessaires à la poursuite des nombreux crédits extérieurs qu’a mobilisé, ces dernières années, le Faso. Entre 2022 et 2025, le Burkina Faso a contracté plusieurs prêts auprès de diverses institutions financières pour financer ses projets de développement. En octobre 2023, un prêt de 15,17 milliards de FCFA a été accordé par la BADEA pour soutenir les projets du Fonds national de la finance inclusive.  En mai 2024, un prêt de 27,5 milliards de FCFA (50 millions de dollars) a été contracté pour assurer la disponibilité de produits pétroliers à moindre coût, atténuer les tensions de trésorerie et augmenter la marge bénéficiaire de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures. L’Association internationale de développement (AID) (groupe de la Banque mondiale) a accordé, entre juillet 2023 et juin 2024, des prêts totalisant 256,28 milliards de FCFA qui ont financé le déficit budgétaire sous la couverture de projets sans investissements réels. La Banque islamique de développement (BID) a financé deux projets pour un total de 92,37 milliards de FCFA. La Banque ouest-africaine de développement (BOAD, une institution rattachée à la BCEAO (actionnaire) et à l’UEMOA) a prêté au titre de neuf projets pour une valeur totale de 78,51 milliards de FCFA et rare prêteur bilatéral, la ⁠République populaire de Chine a signé pour un prêt de 29,73 milliards de FCFA contracté pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 25 MW avec stockage de 5 MW dans le projet Kaya. 

    Il est indéniable que les activités bancaires et économiques du Faso bénéficient des flux que le FMI et l’UEMOA sanctionnent positivement. Le FMI et les autres financeurs du Faso acceptent que les ressources financières dégagées à l’international et dans l’UEMOA aillent surtout à l’État militarisé qui dépense de 600 à 800 milliards de FCFA par an pour défendre la patrie contre des attaques répétées et endogènes. Mais le vrai patron de l’UEMOA, le président Ouattara s’irrite du comportement apparemment insoumis d’IB. Il est vrai que ces deux initiales sont un très mauvais souvenir pour celui qui semble s’instaurer président à vie de la Côte d’Ivoire. Mais de même qu’IB a besoin d’un ennemi symbolique plus proche que le gouvernement français, le président ivoirien pourrait être tenté de défaire le système qu’IB a institué au Faso. La clique de Compaoré et l’extrême droite française, derrière le gendarme Bassolé, poussent à la confrontation et agitent la presse et les media contre Ouagadougou.

    Le mythe de Junior Jesus ?

    Les bailleurs de fonds gardent les chiffres en tête et la tête froide. Ils savent que le Faso est susceptible de mener la guerre et de poursuivre la libéralisation de l’économie, « en même temps ». De plus, les exportations d’or du Faso assurent des rentrées directes de devises, donc la solvabilité de l’État et le PIB frise les 20 milliards d’USD. La pauvreté (un revenu de moins de 2.15 USD par jour) a décliné depuis 2022. Les détracteurs acharnés de Traoré ne devraient pas oublier que Compaoré n’a jamais soulagé la misère de son peuple. 

    Le pilote d’aviation Rawlings et Castro

    Un consensus extérieur, bien particulier à la relation bienveillante que les bailleurs de fonds entretiennent depuis longtemps avec le Burkina, se met en place, y compris avec un régime de plus en plus fâché avec les libertés publiques. En dépit de la mauvaise humeur de Ouattara, loin d’être irréprochable comme démocrate, nombre d’acteurs financiers et politiques d’Occident veulent continuer d’aider Traoré à récupérer une partie des 40% du territoire perdus et à instaurer des institutions renouvelées et décentralisées pour remédier à la faillite des élites civiles. Alors certains préfèrent le comparer à Jerry Rawlings qui, à 32 ans, prit le pouvoir en 1979 au Ghana. Il voulait assainir les mœurs politiques de son pays et chasser la corruption au point qu’il reçut le surnom de “Junior Jesus”. Après 19 ans de pouvoir et une politique de bon voisinage, voire de copinage, avec Compaoré, Junior Jesus laissa toutefois un pays encore très dépendant vis à vis de l’Occident. Mais IB n’a sans doute par l’étoffe de Junior Jésus pour se mettre dans les pas de Jerry John Rawlings. Celui-ci, en décembre 1996, se présenta aux élections présidentielles ghanéennes et les remporta. Rawlings aura réussi après deux coups d’État et deux élections démocratiques à s’installer aux plus hautes fonctions de son pays pendant près de vingt ans. 

    Olivier Vallée


    [1] « Cette initiative se propose d’organiser des patrouilles nocturnes dans les quartiers en coordination avec les FDS, des activités de formation et de sensibilisation sur le patriotisme et le civisme, la lutte contre la désinformation et la manipulation des citoyens par des ennemis internes et externes du Niger, des actions d’intérêt communautaire ».

    [2] https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/niger-avec-garkouwar-kassa-le-m62-veut-former-une-milice-civile-pour-appuyer-les-forces-de-s%C3%A9curit%C3%A9/ar-AA1JZFYr

    Sécurité participative ou militarisation de la population ?

    [3] Celui précédent le coup d’État du 23 juillet 2023.

    [4] Dr Maxime RICARD, Chercheur Afrique de l’Ouest à l’IRSEM, MALI KURA, MALI FANGA, LA TRAJECTOIRE POLITIQUE DU MALI SOUS DOMINATION MILITAIRE, Note de recherche 132, IRSEM, novembre 2022

    [5] https://tmafrica.co.ug/news/new-chapter-africa-burkina-fasos-president-traore-declines-imf-and-world-bank-funds

    [6] https://dubawa.org/false-burkina-fasos-president-ibrahim-traore-has-not-rejected-loans-from-the-world-bank/

    [7] World Bank, 21 Jun 2025, IMF Finishes Burkina Faso Credit Facility Review, The IMF Executive Board completed today the third review under the Extended Credit Facility Arrangement for Burkina Faso. This enables an immediate disbursement of about US$32.8 million.

    [8] Washington, DC: The Executive Board of the International Monetary Fund (IMF) completed the third review under the 48-month Extended Credit Facility (ECF) arrangement that was approved on September 21, 2023 . The completion of the review enables the immediate disbursement of SDR 24.08 million (about US$32.8 million), bringing total IMF financial support under the arrangement to SDR 96.32 million (about US$131.3 million).

  • ELIMINATOIRES MONDIAL 2026

    ELIMINATOIRES MONDIAL 2026

    C’est presque fini pour les Aigles du Mali

    Les chances de qualifications des Aigles du Mali pour la prochaine coupe du monde est minime sinon impossible. En effet, battu par le Ghana lors de la 8e journée de ces éliminatoires, le Mali avec seulement 12 points à deux journées de la fin de cette compétition n’a plus son destin en mains.

    Le Ghana a frappé un grand coup dans cette huitième journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, en venant à bout du Mali 1-0 dans un duel de haute intensité dans le groupe I. 

    La Libye, elle, s’est imposée (2-0) sans trembler contre l’Eswatini et entretient encore l’espoir.

    Dominateurs de bout en bout, les Black Stars ont confisqué le ballon, multipliant les offensives face à une défense malienne regroupée. Pourtant, malgré leur pressing constant, la finition a longtemps trahi les ambitions ghanéennes. Dominer sans concrétiser : un scénario qui a fait trembler tout un stade.

    Mais la délivrance est venue peu après la pause. À la 49e minute, sur un corner de Jordan Ayew, Djigui Diarra s’est manqué et Alexander Djiku a propulsé le Ghana vers un succès crucial (1-0). Avec 19 points, les Ghanéens consolident leur première place et se rapprochent à grands pas du Mondial.

    Les Aigles du Mali ont résisté avec courage, portés par un Djigui Diarra longtemps héroïque. Mais ce revers les laisse à la 4e place avec 12 points, une situation délicate qui complique sérieusement leurs chances de qualification. La frustration est immense pour une équipe qui avait cru pouvoir tenir tête jusqu’au bout.

    Classement du groupe I :

    1er Ghana 19 points

    2e Madagascar 15 points

    3e Comores 15 points

    4e Mali 12 points 

    5e Centrafrique 5 points

    6e Tchad 1 point

    M NIANG

  • AFRO-BASKET U16 FILLES ET GARCONS KIGALI 2025

    AFRO-BASKET U16 FILLES ET GARCONS KIGALI 2025

    Le Mali confirme son statut de favori

    Les sélections U16 du Mali poursuivent leur parcours sans faute à Kigali, où garçons et filles ont validé leur ticket pour les quarts de finales

    Les sélections U16 du Mali poursuivent leur parcours sans faute à Kigali, où garçons et filles qui ont dicté leur loi sur leurs adversaires en matchs de poule et validé leur ticket pour les quarts de finale. En attendant leur troisième sortie prévue pour ce mercredi contre l’Égypte qui décidera de la première place du groupe C, 

    Maliens et Égyptiens les deux cadors du Groupe C se dirigent vers un choc attendu ce mercredi à Kigali, qui pourrait bien être l’un des temps forts de la phase de groupes.

    En effet, alors que le tournoi AfroBasket U16 2025 se rapproche des matches à élimination directe, le cercle des prétendants commence à se dessiner.

    L’Égypte et le Mali ont tous deux enchaîné une deuxième victoire qui les propulsent en quarts de finale.

    Les Pharaons ont dû s’employer pour battre le Liberia 74-61, tandis que le Mali a résisté à un Maroc combatif pour s’imposer 67-54.

    Ces deux nations, déjà titrées par le passé, sont connues pour leur régularité au plus haut niveau. Leur affrontement mercredi déterminera non seulement le vainqueur du Groupe C, mais donnera aussi une indication sur leur potentiel à Kigali.

    Leur confrontation directe mercredi s’annonce comme l’une des affiches majeures de la phase de groupes. Le vainqueur terminera en tête du Groupe C et abordera la suite du tournoi avec un maximum de confiance et d’élan.

    A noter que les garçons du Mali avaient d’abord dominé le Libéria 67-54 pour leur première sortie. 

    Chez les filles, la deuxième confrontation a eu lieu le 6 septembre 2025 face à la Côte d’Ivoire. Dans ce duel entre voisines, après un premier quart temps équilibré (11–11), les Maliennes ont pris l’ascendant grâce à une défense resserrée et une attaque portée par Awa Keita (24 points, 6 rebonds) et Maria Diawara (19 points). La victoire 65–38 vient s’ajouter à leur entrée réussie contre l’Angola (52–44), confirmant une supériorité technique et physique dans le groupe B. Déjà qualifiées pour les quarts, elles ont étrillé la Guinée Conakry (76-32) pour leur troisième match de poule et consolider du coup leur première place du groupe. Après les matches de poules, les deux sélections du Mali incarnent une même dynamique : invaincues, déjà en quarts et concentrées sur la suite d’un tournoi qui a souvent souri au Mali dans les catégories jeunes. À Kigali, l’attente est désormais tournée vers leurs prochaines sorties décisives, où garçons comme filles auront l’occasion d’affirmer encore davantage la place du pays au sommet du basket continental.

    M. NIANG

  • AFFAIRE DES 20 MILLIONS DE MASQUES

    AFFAIRE DES 20 MILLIONS DE MASQUES

    Youssouf Bathily et ses trois co-détenus renvoyés devant les assises malgré la livraison effective des 20 millions de masques

    En novembre prochain, cela fera 3 ans que l’ex-président de la Chambre de Commerce du Mali et ses co-détenus dans l’affaire « Covidgate » croupissent en prison. L’affaire vient d’être renvoyée devant les assises malgré la livraison effective des 21 millions de masques comme l’ont constaté de nombreux compatriotes sur les antennes de l’Ortm. Mieux une lettre de Harouna Niang, ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements au moment des faits plus la liste des bénéficiaires en font foi. 

    Malgré donc l’effectivité de la livraison totale des 21 millions de masques, Youssouf Bathily, Cheick Oumar Camara et Lamine Sacko respectivement, président, secrétaire général et comptable de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) au moment des faits viennent d’être renvoyés devant la Cour d’Assises par Chambre d’accusation de la Cour d’Appel. Ils sont poursuivis « atteinte aux biens publics, blanchiment de capitaux et favoritisme » 

    Cependant la même Chambre d’accusation a accordé un non‑lieu partiel à certains autres prévenus, notamment Soya Golfa Bathily, Sékou Draméra, Alpha Paul Guindo et Alou Bathily. 

    Les 20 millions de masques rentraient  dans le cadre de l’exécution du programme présidentiel « Un Malien, un masque », lancé en 2020 sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Le programme avait pour but de fournir gratuitement à la population malienne 10 millions 50 000 masques chirurgicaux et 9,950 millions masques lavables et réutilisables, pour un montant total de 10,9 milliards de nos francs. L’ensemble de la commande des 20 millions de masques a été faite auprès de fournisseurs étrangers et locaux sous la supervision de la CCIM, en partenariat avec son ministère de tutelle. Les masques ont bien été réceptionnés et distribués, comme l’a confirmé le BVG à l’époque. Néanmoins, l’enquête avait mis en lumière des irrégularités dans les procédures administratives et financières, notamment en matière d’enregistrement des contrats et de paiement de certains droits, malgré un arrêté ministériel prévoyant des exonérations.

    Joint par « Le Sphinx » un des avocats de Youssouf Bathily est on ne peut plus clair : « Le rapport du BVG est disponible sur le Net, il n’a jamais fait mention de détournement des fonds nos clients. Les vérificateurs sont allés dans toutes les structures bénéficiaires pour constater l’effectivité des livraisons desdits masques. Ces mêmes vérificateurs reconnaissent même avoir retrouvé le restant desdits masques stocké dans certains endroits visités. Les Maliens se souviennent encore de la disponibilité des masques dans tous les bureaux de vote lors des Législatives du 19 avril 2020 ! Les images de la réception des masques par les deux ministres, celui du Commerce et celui des Transports, acheminés à Bamako par un cargo d’Ethiopian Airlines, existent à l’Ortm et chez tous médias présents ce jour-là !  Qui peut dire encore qu’il y a eu détournement dans cette affaire.   Le Vegal a reproché le non payement des droits d’enregistrement des différents contrats. Ce qui ne tient pas puisqu’il y avait exonération totale de tous les droits, impôts et taxes du fait de la pandémie COVID-19 et l’arrêté d’exonération existe. Dire que les marchés ont été donnés sans contrat et dire en même temps que les droits d’enregistrement des contrats n’ont pas été payés. Il y a de quoi réfléchir non ? Le rapport du BVG parle plutôt d’irrégularités liées à la gestion des masques de protection pendant la pandémie de Covid‑19. C’est tout ! » 

    Ces propos sont corroborés par la lettre du ministre de tutelle de la CCIM, en l’occurrence Harouna Niang, en charge, au moment des faits, du ministère de l’Industrie, du Commerce et de la promotion des Investissements et par la liste des bénéficiaires dont Le Sphinx détient copie (Voir documents)

    L’ancien président de la CCIM avait obtenu, en juin 2023, une liberté provisoire, contre le paiement d’une caution de 150 millions FCFA puis celle-ci a subitement augmenté jusqu’à 850 millions FCFA ! Puis le Procureur avait introduit un pourvoi, et la Cour avait cassé cette décision, estimant que les investigations étaient encore en cours.

    Bathily risque de durer en prison, car selon nos radars, il serait plutôt victime d’un règlement de compte de la part d’un hiérarque du régime. Celui-ci ne lui aurait jamais pardonné de s’être rendu, en tant président d’une association de Diawando, à la tête d’une délégation, à Koulouba pour demander à Assimi Goïta de lui dire de laisser tranquille la femme avec laquelle il avait des atomes crochus, puisqu’elle était la femme légitime d’un de ses frères. A l’époque l’amant galonné avait juré de lui faire voir de toutes les couleurs pour avoir eu le courage d’informer le président de la transition. Et il semble avoir tenu parole .

    En effet après cette fameuse visite à Kouoluba, beaucoup d’eau a ensuite coulé sous les ponts car la désormais célèbre dame a changé de côté. Mais ça, c’est une autre histoire sur laquelle Le Sphinx reviendra. Très certainement.

    Adama Dramé

  • Dette sénégalaise : la boite de Pandore

    Dette sénégalaise : la boite de Pandore

    En février 2025, l’avenir financier du nouveau Sénégal, né des élections portant le PASTEF au pouvoir, était déjà sombre. En effet la cour des comptes du Sénégal, soudainement, découvrait la gestion calamiteuse de Macky Sall de 2019 à 2024[1]. Pourtant, bien avant, les avertissements au sujet de l’endettement croissant du pays et des déficits budgétaires excessifs n’avaient pas manqué venant entre autres d’économistes réputés comme entre autres Daniela Gabor, Ndongo Samba Sylla et Peter Doyle.

    Partenariats public-privé

    L’économiste Ndongo Samba Sylla, opposé au Franc CFA, avait déjà noté que le Plan Sénégal Émergent(PSE) de Macky Sall bénéficiait principalement au capitalisme français[2]. Sylla met en avant le fait que «la France demeure le premier investisseur au Sénégal, avec un stock d’investissement direct estimé à 2 milliards d’euros, soit 43 % du total de l’investissement extérieur au Sénégal. Le pays abrite près de 250 filiales d’entreprises hexagonales qui emploieraient plus de 30 000 personnes. La France est l’un des principaux bénéficiaires du plan Sénégal émergent (PSE) »[3]. Les grands projets d’infrastructure du PSE ont été financés par des partenariats public-privé. Le PASTEF se retrouve ainsi à présent confronté à une dette considérable en dollars américains du fait du financement des grands travaux commencés par Wade et poursuivis sans mesure par Macky Sall, lui-même encouragé par la « doctrine Macron », dont Daniela Gabor et Ndongo Samba Sylla avaient illustré les effets négatifs[4].

    L’économiste Ndongo Samba Sylla

    Il y a donc aujourd’hui une certaine mauvaise foi de la part du FMI à faire semblant de découvrir la dette publique qu’auraient caché les successifs gouvernements, soit au moins 7 milliards d’USD. Cependant plusieurs facteurs ont aggravé la sous-estimation de la dette publique du Sénégal, en dehors des dissimulations frauduleuses que la cour des comptes dénonce après coup. Ndongo Samba Sylla pointe comme l’agence de notation Moody’s les défauts de comptabilisation par le Sénégal comme par beaucoup d’États des dettes fluctuantes liées aux partenariats public-privé comme à la garantie de la dette des entreprises publiques. Une partie de l’endettement français est la résultante de la garantie donnée par la République à EDF afin de construire le nucléaire dont le coût réel est caché. Les partenariats public-privé ont été à la base des grands investissements de Macky Sall (aéroport, autoroute à péage, etc.). Le calcul anticipé de leur montant effectif est délicat et les mauvaises surprises par contre toujours au rendez-vous, y compris en France. Ndongo Samba Sylla, qui critique systématiquement les effets néfastes du rattachement du FCFA à l’euro, table que la dette s’est accrue aussi du fait du cours de change et des emprunts en euro-obligations de Macky Sall. Ces emprunts malgré leur nom sont remboursés en dollars américains. La dette sénégalaise s’alourdit donc avec les partenariats public-privé et demande de plus en plus de devises hors euros pour son remboursement. 

    Le jeu dangereux de la garantie de l’État

    La myriade d’entreprises publiques au Sénégal pèse aussi sur la dette et chaque jour de nouvelles obligations à la charge de l’État se découvrent. La cour des comptes estimait que la dette garantie par l’État s’élevait à 2300 milliards de FCFA, soit quatre fois ce que l’on voyait apparaitre dans les relevés hors bilan des budgets de l’État. En 2025 la charge des remboursements de la dette s’élève à 2900 milliards de FCFA portant le besoin de financements de l’État à 20% du PIB. La dette sénégalaise rapportée au PIB est la plus élevées de l’UEMOA, surpassant la situation de pays comme le Niger ou le Mali. 

    Moody a donc abaissé la notation[5] du Sénégal considérant de plus qu’il faudra rembourser le secteur bancaire national pour 2500 milliards de FCFA. De toutes parts apparaissent des obligations soit mal enregistrées, soit sous-évaluées. Ainsi, la société gestionnaire de l’aéroport international Blaise- Diagne (AIBD), codétenue par l’État sénégalais et le duo d’entreprises turques Limak et Summa réclame d’Air Sénégal l’acquittement de nombreux impayés, dont le montant total s’élève à près de 32 millions d’euros (environ 21,5 milliards de francs CFA). Une somme qui inclut non seulement les redevances dues à LAS – soit 15 millions d’euros –, mais aussi les créances d’une poignée d’acteurs nécessaires au fonctionnement de l’aéroport par lequel transite la quasi-totalité des vols opérés par Air Sénégal. Cette requête intervient environ trois mois après que le gouvernement sénégalais s’est engagé à apurer les comptes d’Air Sénégal, qui enchaîne les déboires depuis un an. Alors que le premier ministre, Ousmane Sonko, avait annoncé un plan de sauvetage censé remettre la compagnie à flot avant la fin de juin, cette dernière tarde encore à s’acquitter de ses dettes, dont l’ensemble est estimé à environ 150 millions d’euros (100 milliards de francs CFA). Air Sénégal doit en outre procéder au remboursement de plusieurs institutions bancaires, au premier rang desquelles Bpifrance. 

    Dans un courrier adressé à la compagnie en janvier 2025, la banque publique d’investissement française (BPI) s’enquérait déjà de la situation financière de la compagnie, qui lui doit la somme de 14 millions d’euros (plus de 9 milliards de francs CFA) liée à l’achat de deux ATR 72-600 et de deux Airbus. 

    L’esquive du FMI

    Le FMI faisait confiance à Macky Sall, sans doute aveuglément car le président Macron et l’Union européenne considéraient également qu’il était un bon élève tant dans son éloignement vis-à-vis de l’Islam que de sa propension à l’économie de marché. Le PASTEF malgré son programme économique libéral a fait peur au FMI et l’occasion de lui refuser les 2 milliards d’USD promis au régime précédent de Macky Sall a été fournie par le rapport de la cour des comptes. Pour faire bonne figure le FMI a déclaré qu’en juin 2025 il reviendrait sur son gel à condition que le gouvernement lui présente un rapport de gestion budgétaire sur le premier trimestre qui indique des mesures fortes de correction des dépenses sociales et d’attrition du déficit.

    Le pacte faustien avec le FMI

    Une combinaison explosive car au même moment il fallait que le Sénégal rembourse une échéance des fameux eurobonds empruntés auparavant. Donc le ministère des finances n’a pas produit ce rapport de bonne conduite mais il est allé chercher les 2 milliards d’USD que le FMI gelait sur le marché régional (UEMOA) des capitaux. Cela représente une émission de titres publics en hausse de 267% par rapport aux 343.46 milliards de FCFA levés au premier semestre 2024. La dette est passée donc en 2025 à 119% du PIB et le service explose annonçant soit des réductions des dépenses publiques, soit un défaut de paiement. C’est à la fin de ce mois que le ministre des finances devrait déposer un plan de redressement des comptes publics mais sur fond de désaccord entre le Premier ministre raidi contre le FMI et d’un président Bassirou Diomaye Faye conscient de l’impasse d’un affrontement avec les Institutions Financières Internationales de nouveau sous la férule du Département du Trésor américain.

    Sur le plan domestique la BCEAO (Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest)a entamé une politique de répression du crédit par la hausse des taux d’intérêt suite à la Covid 2019 et le nouveau tandem à la tête du Sénégal fait face à la baisse de la liquidité monétaire interne. Mais la BCEAO ayant son siège à Dakar le PASTEF ne peut pas s’engager dans une confrontation avec la Côte d’Ivoire, le pays dominant de l’UEMOA et prêt avec la France à asphyxier le Sahel.

    Sortie de route ?

    Un peu en porte à faux avec l’Alliance des États du Sahel et Abidjan, le nouveau président sénégalais se montre avec Patrice Talon du Bénin, sans que celui-ci ne lui soit d’un grand secours. La Guinée n’est pas spécialement amicale avec un régime démocratique comme celui du Sénégal. La junte guinéenne arrive à maintenir de bons rapports avec les États occidentaux, au premier rang desquels la France. Depuis 2022, des forces spéciales françaises forment discrètement l’armée guinéenne à la lutte contre le terrorisme dans le nord du pays.

    Le président sénégalais

    De toute manière, le Sénégal est pris dans un étau. La politique d’aide au développement de l’Afrique subsaharienne échoue depuis 60 ans au Sénégal et en Afrique.  Tandis que l’investissement est réalisé par les Occidentaux, la plupart des biens de consommation sont importés de Chine (premier partenaire commercial). Dans un environnement dépourvu d’écosystèmes industriels, les investissements désordonnés sont souvent vains. L’emploi informel qui concerne 85 % de la population subsaharienne demeure la règle, les revenus augmenteront peu. Il faut rembourser les banques européennes et américaines et payer les importations chinoises sans qu’aucune possibilité d’une offre nationale ne se dégage.

    Pour ne pas désespérer les électeurs la recherche de fonds s’est poursuivie à la fin du mois de juin 2025. Le Sénégal a ainsi émis un emprunt sous forme d’obligation à moyen et long terme pour plus de 500 millions d’USD. Les taux débiteurs sont supérieurs à 6%. Il s’agit de ressources destinées à investir dans les secteurs sociaux, l’énergie et les infrastructures. L’arrangeur est Société Générale Sénégal et son véhicule régional SG Capital Securities West Africa qui essaieront de convaincre les banques de la CEDEAO et de l’UEMOA de souscrire à cette opération.  Mais la position des banques marocaines, très présentes sur le marché régional de l’Afrique de l’Ouest et dont l’actionnaire secret reste le royaume chérifien, demeure sceptique. En effet Macky Sall coule des jours heureux à Marrakech et il serait peu apprécié que la nouvelle équipe au pouvoir poursuive par trop des investigations à son sujet.

    Le déficit budgétaire a atteint 12% du PIB en 2024 et ne devrait pas baisser en dessous de 8% en 2025. Il a fallu ces neuf derniers mois débourser 1,4 milliards d’USD de service de la dette, dont le paiement des intérêts des eurobonds. Comme au Niger, ce sombre tableau est souvent masqué par les rentrées des premières exportations d’hydrocarbures qui dopent le PIB 2025. Mais le plan de sauvetage de juillet 2025 ne pourra pas éviter la restructuration de la dette et déjà les conseillers financiers de place de Paris sont à Dakar. Les années 2026 et 2027 seront les plus dures avec de nouveaux remboursements massifs d’eurobonds. Les prêteurs multilatéraux et bilatéraux publics, y compris la BAD et la BOAD ne se pressent pas d’aider le Sénégal, attendant le versement de la facilité du FMI, qui elle-même va s’articuler à la restructuration de la dette. Le signal le plus inquiétant de la chute de la maison Sénégal est donné par la banque JP Morgan qui calcule la perte de rendement de sa dette souveraine à 11.5% sur un an. Les eurobonds émis par le Sénégal s’échangent aujourd’hui à 80% de leur valeur.

    Rupture au sommet ?

    Ces contraintes financières ramènent immanquablement le président sénégalais à un alignement avec les alliés français et européens. La remise de la base aéronavale de Dakar par le chef des troupes françaises en Afrique, Pascal Ianni[6], un proche du président Macron, ne doit pas faire oublier le retour en force des Européens dans le système militaire sénégalais. Début juillet, le Conseil de l’Union européenne (UE) a adopté pour la première fois une mesure d’assistance à destination des forces armées sénégalaises. Cette enveloppe, d’un montant de 10 millions d’euros réparti sur trois ans, s’inscrit dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix (FEP), un mécanisme mis en place par Bruxelles pour fournir des équipements et infrastructures militaires à des pays partenaires. Pour superviser le programme, l’UE a nommé comme opérateur l’Économat des armées (EdA), un établissement public à caractère commercial (Épic) qui dépend du ministère français des armées. Cette entité a notamment été prestataire logistique de Barkhane, l’opération militaire française au Sahel. L’EdA aura pour mission de sélectionner des sous-traitants pour livrer du matériel non létal à l’armée sénégalaise. L’objectif est d’appuyer notamment ses efforts en matière de surveillance terrestre et fluviale ainsi que dans la collecte de renseignements. Ces subsides doivent permettre de se prémunir contre la propagation des groupes armés terroristes qui sévissent au Sahel, en particulier au Mali voisin. Le Premier ministre Sonko pour sa part regarde plutôt vers les jeunesses mobilisées au Sahel ou dans son pays, indifférentes au réalisme du Chef de l’État sénégalais.

    Olivier Vallée


    [1] https://www.courdescomptes.sn/wp-content/uploads/2025/02/Rapport-de%CC%81finitif-sur-la-situation-des-finances-exercice-2019-au-31-mars-2024.pdf

    [2] https://geopolitique.eu/auteurs/ndongo-samba-sylla/

    [3] Ibid.

    [4] Ndongo Samba Sylla et Daniela Gabor, La doctrine Macron en Afrique : une bombe à retardement budgétaire,https://legrandcontinent.eu/fr/2020/12/24/la-doctrine-macron-en-afrique-une-bombe-a-retardement-budgetaire/

    [5] https://dmarketforces.com/moodys-downgrades-senegal-ratings-after-court-of-auditors-findings/

    [6] Le général de brigade Pascal Ianni nommé à la tête d’un commandement militaire pour l’Afrique. Cette création inédite intervient alors que la France prévoit de réduire à quelques centaines d’hommes sa présence militaire en Afrique de l’Ouest et centrale. Par Le Parisien avec AFP, Le 27 juin 2024 à 23h39

  • EXTERNALISATION DES SERVICES D’ORANGE MALI

    EXTERNALISATION DES SERVICES D’ORANGE MALI

    Quand la société de téléphonie viole ses propres textes

    • Orange Mali, comme Le Sphinx le rappelait dans sa dernière édition, viole ses propres textes. En effet l’article D.313-7-1 nouveau est clair en la matière : Il stipule :  » Avant d’entamer la procédure d’externalisation , l’entreprise qui compte procéder à cette pratique doit consulter le comité syndical ou à défaut les délégués du personnel. Le procès-verbal de cette réunion doit être communiqué à l’inspection . . .
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  • FINALE DE LA COUPE DU MALI 2025

    Stade Malien – Djoliba AC, le derby final de la saison

    Qui sera le charmant époux de Dame Coupe du Mali 2025 entre le Stade Malien et le Djoliba AC ? La réponse ce samedi 31 mai à l’issue de la 64ᵉ finale de cette compétition emblématique du football malien.

    Le Stade du 26 Mars sera l’arène principale de l’ultime combat entre les deux poids lourds du football malien. Après s’être déjà mesuré leur force cette saison à plusieurs reprises – notamment lors de la Super Coupe Ben Oumar Sy, remportée par les Rouges, et des confrontations en championnat (match nul 1-1 à l’aller et victoire 3-1 pour le Stade Malien au retour) – les deux équipes se retrouvent pour un ultime duel ce samedi qui promet de faire vibrer les amoureux de notre sport roi.

    Pour arriver à ce stade de la compétition, le Stade Malien, tenant du titre, a écarté le FC Diarra en demi-finale avec une victoire sur le fil (1-0), grâce à un but de Moctar Cissé à la 89ᵉ minute. De son côté, le Djoliba AC a dû batailler face à l’USFAS, arrachant sa qualification après une séance de tirs au but intense (6-5)

    et un score vierge (0-0) au terme du temps réglementaire et des prolongations.

    Ce choc en finale ne sera pas une première, puisque les deux formations se sont déjà affrontées 13 fois à ce stade de la compétition. Le Stade Malien domine légèrement ce duel historique avec 7 victoires contre 5 pour le Djoliba AC.

    Un enjeu majeur pour les deux équipes

    Déjà sacré champion du Mali à deux journées de la fin du championnat, le Stade Malien vise le doublé coupe-championnat, un exploit qui viendrait couronner sa saison. Mais son éternel rival, le Djoliba AC, veut renverser la tendance et sauver sa saison avec un sacre prestigieux.

    Au-delà du trophée, cette finale représente un affrontement de prestige entre deux géants du football malien. Avec 23 Coupes du Mali au compteur pour le Stade Malien et 20 pour le Djoliba AC, la rivalité est plus que jamais féroce.

    Quelques finales marquantes

    Le Stade Malien triomphant : 1961, 1984, 1985, 1986, 1988, 1990, 2013, 2018. 

    Le Djoliba AC victorieux : 1975, 1979, 1983, 1998, 2009.

    Rendez-vous demain samedi pour une bataille qui s’annonce électrique !

    M. NIANG

  • TOURNOI INTERNATIONAL MAURICE REVELLO

    TOURNOI INTERNATIONAL MAURICE REVELLO

    La liste des 23 Aigles convoqués connue

    Le sélectionneur national des Aigles espoir du Mali Fousseiny Diawara a rendu publique la liste des joueurs convoqués pour le tournoi international Maurice Revello de football qui se jouera dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, en France.

    Le Tournoi Maurice Revello 2025, anciennement connu sous le nom de Tournoi de Toulon, se déroulera du 3 au 15 juin 2025 dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, en France. Huit équipes nationales de jeunes talents réparties en deux groupes s’affronteront pour succéder à l’Ukraine, vainqueure de l’édition 2024. Il s’agit de :

    Groupe A : Arabie Saoudite, France, Mali, Panama

    Groupe B : Congo, Danemark, Japon, Mexique

    Le Mali fait son retour : Après une absence de près de neuf ans, les Aigles espoirs du Mali participent à nouveau au tournoi. Ils sont très attendus . Voilà leur programme

    Première participation pour le Congo : Le Congo fera ses débuts dans cette prestigieuse compétition.

    Préparation pour la Coupe du Monde U20 : Le tournoi sert également de préparation pour la Coupe du Monde U20 2025 qui aura lieu au Chili (du 27 septembre au 19 octobre).

    L’équipe de France U20 : Le sélectionneur Bernard Diomède a retenu vingt-six joueurs pour cette compétition.

    Calendrier des matchs de groupe (à noter que les demi-finales, matchs de classement et finale auront lieu les 13, 14 et 15 juin) :

    Mardi 3 juin 2025 (Stade Parsemain, Fos-sur-Mer) :

    14h00 : Mali – Panama

    17h30 : France – Arabie Saoudite

    Mercredi 4 juin 2025 (Stade Parsemain, Fos-sur-Mer) :

    14h00 : Congo – Japon

    17h30 : Mexique – Danemark

    Vendredi 6 juin 2025 (Parc des Sports, Avignon) :

    14h00 : Panama – Arabie Saoudite

    17h30 : France – Mali

    Samedi 7 juin 2025 (Lieux à confirmer) :

    14h00 : Japon – Mexique

    17h30 : Danemark – Congo

    Lundi 9 juin 2025 (Stade de Lattre, Aubagne) :

    14h00 : Arabie Saoudite – Mali

    17h30 : Panama – France

    Mardi 10 juin 2025 (Lieux à confirmer) :

    14h00 : Danemark – Japon

    17h30 : Mexique – Congo

    La liste des 23 joueurs

    Gardiens : Oumar Kalifa Pona, Angers SCO (France), Émile Doucouré, Beerschot VA (Belgique), Mayamé Sissoko, Quevilly Rouen Métropole (France).

    Défenseurs : Fousseyni Doumbia, Eintracht Francfort (Allemagne), Ibrahim Badegne Diarra, Sporting CP (Portugal), Souleymane Sagnan, RC Lens (France), Issiaka Soukouna, Stade rennais (France), Dan Sinaté, Angers SCO (France), Eden Gassama, Guingamp (France), Séga Sanogo, Troyes (France), Cheick Doumbia, Rodez (France).

    Milieux : Ibrahim Diarra, FC Barcelone (Espagne), Sékou Koné, Manchester United (Angleterre), Hamidou Makalou, Stade brestois (France), Ange Martial Tia, Stade de Reims (France), Ousmane Thiero, Rapid Wien (Autriche).

    Attaquants : Mahamoud Barry, Villarreal CF (Espagne), Ibrahim Kanaté, Anderlecht (Belgique), Wilson Samaké, Stade rennais (France), Mamadou Doumbia, Watford (Angleterre), Gaoussou Diakité, FC Liefering (Autriche), Abdoulaye Niakaté, Caen (France), Aboubacar Sidibé, FC Sochaux-Montbéliard (France).

    Sélectionneur : Fousseni Diawara

    Il est à noter que cette sélection est composée exclusivement de joueurs expatriés. Le Mali est placé dans un groupe relevé et affrontera le Panama, la France et l’Arabie Saoudite.

    M NIANG

  • TELECOMMUNICATIONS

    TELECOMMUNICATIONS

    SECURE K VS ORANGE MALI

    Seconde saisie des comptes d’Orange Mali

    Petit à petit les dirigeants d’Orange Mali qui se croyaient en terrain conquis au Mali commencent à revenir sur terre. Après une première saisie suivie d’une main- levée pour avoir soldé les arriérés du mois de janvier, Secure K, face à l’entêtement du directeur général d’Orange Mali vient de procéder ce lundi à une seconde saisie record sur tous les 14 comptes de la soci . . .

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  • BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BVG : Baby choisit son successeur

    Il l’avait promis et il l’a fait. Depuis plus de deux ans (2) à l’avance, le Vérificateur général sortant, Samba Alhamdou Baby disait à qui veut l’entendre qu’il fera tout pour que son Secrétaire général lui succéde au Bureau du Vérificateur général. Chose promise, chose due ! Et chose faite !

    En effet depuis le 16 mai dernier, Abdoul Aziz Aguissa, le Secrétaire général du bureau sortant du BVG est nommé Vérificateur général selon le décret N° 2025-0344/PT-RM signé des main du président de la Transition, Assimi Dembélé himself ! Comme l’avait promis le Vérificateur général sortant. Ce dernier était allé plus loin en donnant le nom du futur adjoint d’Aguissa et même celui du nouveau Ségal de ce dernier.

    Nommé sous IBK en 2018 pour services rendus quand il était Ségal du ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Samba Alhamdou Baby, un proche de “Ma Famille d’Abord” a déménagé à Koulouba avec armes et bagages aux lendemains du coup d’Etat téléphoné du 18 août 2020. Et depuis, le BVG a perdu de sa superbe, devenant ainsi un véritable instrument de réglement de comptes entre les mains des nouveaux tenants du pouvoir.

    C’est ainsi que depuis 4 ans et demi, le Bureau du Vérificateur général n’a pas de programme de vérification. La liste des ministères, directions ou Entrprises d’Etat à auditer vient d’en haut et/ou de la saisine de ministres qui veulent f… en prison leurs cadres récalcitrants.

    On tente même d’orienter certains vérificateurs vers des cadres qui n’ont rien à voir avec les détournements comme les cas de la Primature sous Boubèye et Choguel, de la CMDT ou de la Sonatam sur lesquels Le Sphinx reviendra prochainement.

    On demande même à mentir sur certains alors qu’ils sont blancs comme neige. Bref, ce sont des pratiques qu’on ne connaissait pas ni sous Sidi Sosso Diarra “Monsieur Manque-à-gagner ni sous Amadou Ousmane Touré.

    Fonctionnaire au Commissariat au développement institutionnel (CDI), Abdoul Aziz Aguissa a été récruté comme Ségal par le VG Amadou Ousmane Touré, un poste nouveau dans l’architecture structurelle du BVG. Il a pris une disponibilité renouvelable de 2011 qui a pris fin en 2021. Normalement, il devrait retourner à son corps d’origine en tant que fonctionnaire mais que nenni. Depuis quatre(4) ans donc, il se trouve dans une situation pas tout à fait catholique. N’est-ce pas à cause de cela que la nouvelle loi N° 2021-069 du 23 décembre 2021 instutant le BVG fut initiée par son mentor Samba Alhamdou Baby pour créer un vide relatif au recrutement et au statut des fonctionnnaires au BVG. N’a-t-elle pas été prise à dessein pour protèger son Ségal ainsi que d’autres fonctionnaires se trouvant dans la même situation ?

    Le tout nouveau VG habite un bâtiment administratif à Faladié auquel il n’a pas droit depuis 14 ans.

    En janvier 2024, Le VG sortant lui a octroyé une prime dite d’installation alors qu’il est installé depuis …14 ans.

    Selon nos radars, le nouveau VG aurait eu également l’onction du ministre de l’Economie et des Finances. Pour quel intèrêt ?

    La question que le citoyen lambda est en droit de se poser est celle de savoir quel exemple de gouvernance les autorités actuelles voudraient faire valoir en choisissant l’ancien Ségal du BVG qui n’est pas au-dessus de tout soupçon ?

    Bref, il y a plusieurs anecdotes, plusieurs arrangements entre petits copains et coquins sur lesquels Le Sphinx reviendra prochainement.

  • SPECULATION FONCIERE A NIAMANA

    SPECULATION FONCIERE A NIAMANA

    Amadou Kéïta, un enseignant meurt de chagrin

    Son histoire ressemble à celles de plusieurs autres citoyens de la première génération de Maliens qui ont gagné honnêtement leur pain à la sueur de leur front et qui, à l’orée de leur retraite, sont confrontés à des spéculateurs fonciers véreux qui leur arrachent leurs biens immobiliers acquis après tant d’années de labeur avec la complicité des gens sans foi ni loi tapis dans l’ombre et qui meurent, le plus souvent de chagrin face à l’injustice . . .

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  • AES : Marcher sur trois jambes ?

    AES : Marcher sur trois jambes ?

    Avant de partir à l’assemblée annuelle de la BAD (le 28 mai 2025) où le nouveau président de l’institution sera désigné parmi des candidats nationaux de poids (Zambie, Mauritanie, Sénégal, etc.), les responsables économiques et financiers de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont retrouvés à Bamako.

    La délicate Tri-D

    Au menu de ce sommet malien de mai 2025, le Liptako Gourma1 qui a donné son nom à la charte constitutive de la Conféd . . .

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  • 64e FINALE DE COUPE DU MALI

    64e FINALE DE COUPE DU MALI

    Un autre duel entre le Stade malien et le Djoliba AC

    La Fédération malienne de Football a programmé la finale de la 64e édition de la coupe du Mali le 31 mai prochain qui mettra aux prises cette année le Stade Malien au Djoliba AC. Les deux équipes ont validé leur ticket pour ce grand rendez-vous à l’issue des rencontres de demi-finales remportées respectivement face au FC Diarra et l’USFAS.

    La grande finale de l . . .

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  • AFRO-BASKET FEMININ

    AFRO-BASKET FEMININ

    Les pays fixés sur leur sort

    Les groupes de l’Afro-basket Féminin 2025 sont connus à l’issue du tirage au sort effectué à Abidjan le mercredi 23 avril 2025. La Côte d’Ivoire, pays organisateur est dans une poule relevée.

    Du 26 juillet au 3 août 2025 les planchers du Palais des Sports de Treichville vont vibrer au rythme de l’édition 2025 de l’afro-Basket. A trois mois du démarrage de cette compétition, les pays participants à la compétition sont . . .

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  • Fiba Afrobasket 2025 :

    Fiba Afrobasket 2025 :

    AFRO-BASKET FEMININ

    Les pays fixés sur leur sort

    Les groupes de l’Afro-basket Féminin 2025 sont connus à l’issue du tirage au sort effectué à Abidjan le mercredi 23 avril 2025. La Côte d’Ivoire, pays organisateur est dans une poule relevée.

    Du 26 juillet au 3 août 2025 les planchers du Palais des Sports de Treichville vont vibrer au rythme de l’édition 2025 de l’afro-Basket. A trois mois du démarrage de cette compétition, les pays participants à la compétition sont fixés sur leurs adversaires dans la phase de groupe.

    Les Ivoiriennes devront se battre contre les Angolaises et les Egyptiennes. Le Mali, le Cameroun et le Soudan du Sud composent le groupe B.  Logé dans la poule C, le Sénégal jouera contre l’Ouganda et la Guinée

    Le Nigeria, quadruple tenant du titre, se trouve dans la poule D en compagnie du Mozambique et du Rwanda.

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    Afro-basket Féminin 2025 : Composition des groupes

    Groupe A :

    Côte d’Ivoire

    Égypte

    Angola

    Groupe B :

    Mali

    Cameroun

    Soudan du Sud

    Groupe C :

    Sénégal

    Ouganda

    Guinée

    Groupe D :

    Nigeria

    Mozambique

    Rwanda

  • CONTENTIEUX ENTRE ORANGE-MALI ET SECUREK

    CONTENTIEUX ENTRE ORANGE-MALI ET SECUREK

    L’actuel DG d’Orange-Mali a-t-il oublié les valeurs que revendique sa boite ?

    Aboubacar Sadikh Diop : un homme qui ne manque d’étoffe titrait à la une votre journal préféré qui ne croyait si bien dire.

    En effet depuis qu’il a débarqué sur les rives du Djoliba avec dans ses bagages IENG Engering, l’actuel DG d’Orange-Mali se croit en pays conquis.

    Foulant du pied les valeurs cardinales que revendique la première société de t . . .

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  • CONTENTIEUX ENTRE ORANGE-MALI ET SECUREK

    L’actuel DG d’Orange-Mali a-t-il oublié les valeurs que revendique sa boite ?

    Aboubacar Sadikh Diop : un homme qui ne manque d’étoffe titrait à la une votre journal préféré qui ne croyait si bien dire.

    En effet depuis qu’il a débarqué sur les rives du Djoliba avec dans ses bagages Eing Engering, l’actuel DG d’Orange-Mali se croit en pays conquis.

    Foulant du pied les valeurs cardinales que revendique la première société de téléphonie au Mali en terme de chiffres d’affaire, à savoir : audace, confiance, proximité, TRANSPARENCE, dynamisme, innovation, simplicité et RESPONSABILITE.

    Ces valeurs donc reposent sur le respect par Orange-Mali des engagements pris vis-à-vis de ses partenaires à qui elle oblige en retour d’épouser les mêmes valeurs qu’elle, parmi lesquelles, l’éthique et la transparence. Un partenariat qui doit se faire dans une relation gagnant-gagnant dans lequel son intégrité ne devra jamais être prise à défaut. Ses travailleurs doivent être ouverts et explicites comme l’exige la même charte.

    Après avoir renvoyé, à tour de bras, des centaines de travailleurs appelés « intermédiaires » en violantau passage tous les droits dde ces derniers et ceci en dépit de plusieurs mises en garde de l’Inspection du Travail qu’il a cavalièrement jetées à la poubelle, le voilà, à travers une externalisation, battre en brèche tous engagements pris par Orange- Mali vis-à-vis de ses partenaires parmi lesquels, les trois sociétés de droit malien qui gardent ses sites depuis plus de dix-huit ans comme SecureK .

    C’est par simple courrier qu’il les a informées que dorénavant, leur nouveau interlocuteur est Ieng Inginering avec laquelle il est venu dans ses bagages de Guinée- Conakry et qui, comme l’expliquait « Le Sphinx » dans sa précédente édition, a une réputation plus que sulfureuse. A telle enseigne que les appels d’offres qu’elle a remportées au Sénégal avec Sonatel -qui a acheté Orange-Mali-, et en Côte d’Ivoire furent mis au rébus à la suite des mises en garde des Américains qui soupçonnent son PDG habitué des paradis fiscaux, d’avoir des accointances avec des milieux islamistes. Il est vrai qu’au Mali, on n’est pas à une contradiction près !

    Lors des négociations avec les trois sociétés de gardiennage, Eing Ingering va faire preuve du même mépris des lois maliennes. Elle n’offre que 60 % de ce que leur payait Orange-Mali, et c’est à prendre ou à laisser. Avec une telle proposition, lesdites sociétés pour pouvoir tenir le coup seront obligées de licencer la moitié de leurs effectifs ; donc de mettre à la rue des milliers de pères de famille maliens, lesquels, il va s’en dire, pour tenir le coup seraient contraints de regagner le camp des terroristes qui proposeraient au minimum 250 000 CFA comme salaire mensuel à leurs combattants .

    Comme quoi, pour alimenter le terreau fertible des terroristes, Orange- Mali à travers Ieng, ne s’y serait pas pris autrement.

    Orange-Mali va d’ailleurs commettre une erreur fatale puisqu’au même moment que son nouveau partenaires négociait avec les sociétés de gardiennage pour réduire drastiquement leurs salaires, elle a mis de facto fin au contrat qui la lie avec ces dernières, accumulant ainsi plusieurs arrièrés vis-à-vis de leurs désormais ex-partenaires qui, continuaient comme si de rien n’était, à surveiller ses si

    Une brèche dans laquelle SecureK s’est engouffrée pour saisir tous ses biens immobiliers et mobiliers et tous ses comptes dans toutes les banques au Mali. Une saisie dont la valeur est estimée à plus de 60 milliards de nos Francs

    Comme on le voit l’actuel DG d’Orange-Mali est très loin de défendre les valeur que la société qu’il dirige incarne ? Ou du moins incarnait.

    Oui il y a loin de la coupe aux lévres .

    Affaire à suivre

    Adama Dramé

  • RÉVÉLATION SUITE À L’ASSASSINAT DE BOUBOU TIGAL

    RÉVÉLATION SUITE À L’ASSASSINAT DE BOUBOU TIGAL

    Les balles du crime ont mystérieusement disparu

    03 coups de feu mais aucune trace des balles tirées à bout portant. L’enquête, si enquête il y a, reste au point de mort. Toute chose qui rend le drame davantage suspect et mystérieux.

    Le leader de la communauté peuhle du nom de Boubou Tigal Cissé a été tué à bout portant le 19 mars dernier aux environs de 19 heures par deux assaillants non encore identifiés. Il a été pris pour cible . . .

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  • RÉVÉLATION SUITE À L’ASSASSINAT DE BOUBOU TIGAL

    Les balles du crime ont mystérieusement disparu

    03 coups de feu mais aucune trace des balles tirées à bout portant. L’enquête, si enquête il y a, reste au point de mort. Toute chose qui rend le drame davantage suspect et mystérieux.

    Le leader de la communauté peuhle du nom de Boubou Tigal Cissé a été tué à bout portant le 19 mars dernier aux environs de 19 heures par deux assaillants non encore identifiés. Il a été pris pour cible pendant qu’il rentrait chez lui en voiture en compagnie de son chauffeur. Deux individus sur une moto ont surgi de nulle part et ont tiré sur lui.

    Selon le témoignage recueilli auprès de son chauffeur, les assaillants et bourreaux, en vue de se rassurer du résultat de leur forfait, sont descendus de leur engin et avec leurs téléphones portables, ont pris des photos de la dépouille du malheureux avant de se retirer. Des tueurs à gage pour un assassinat commandité ?

    Cet attentat survenait en tout cas, après le kidnapping dont le défunt avait auparavant fait objet de son vivant. Il était donc ciblé. Mais par qui et pour quoi? Mystère et boule de gomme, en tout cas, jusque- là. Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête.

    Deux (02) autopsies pour rien ?

    Il nous revient, suite à nos investigations, que deux autopsies ont été effectuées sur la dépouille du malheureux au CHU Gabriel Touré. La première, par un personnel qualifié de la Gendarmerie nationale (ce qui en rajoute au mystère) et la seconde, par le personnel médical du CHU en question (Gabrié Touré).

    C’est seulement après ces deux autopsies, que le corps a été remis aux membres d’une commission créée par les proches et famille de la victime.

    Les deux autopsies ont bien confirmé la mort par balles. Mais quelles balles? Et que sont-elles devenues ?

    En matière de crime de cette nature, les projectiles sont susceptibles de faire avancer les enquêtes. Ils peuvent déterminer le type d’armes utilisées (artisanale, de chasse, issus de dotation militaire, etc.) et même fournir des indices sur l’utilisateur, donc sur le/ou les assassins (amateurs ou professionnels). Pour faire court, les projectiles sont déterminants dans la suite des enquêtes.

    Où sont donc ces fichus projectiles? Ils sont tout simplement introuvables. Etaient-ils logés dans le corps de la victime? Les deux autopsies n’ont rien trouvé. Du moins, officiellement.

    Se peut-il alors qu’ils aient perforé et traversé le corps ? Si oui, trois blessures béantes auraient été faites à la sortie. Aussi, les balles se seraient logées quelques part dans le siège du vehicule dans lequel la victime a été abattue.

    Mais les témoins, proches et membres de la famille dont le chauffeur, n’ont absolument rien trouvé: pas de blessures béantes dans le dos et pas de projectiles logés quelque part dans le véhicule. Où sont donc les fameux projectiles ?

    Celui qui connaît leur destination, connaît probablement les assassins ou presque.

    A suivre

    Batomah Sissoko

  • BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Généralbougou ou Hèrèbougou

    Le nouveau quartier huppé des Généraux

    On se croirait ici dans une ville huppée européenne voire de la Chine émergente tant le luxe et la modernité déjà perceptibles, y sont insolents.

    Il s’agit du nouveau quartier ou même d’une nouvelle cité en plein chantier dans la commune de Baguinda sur la route de Ségou.

    Il ressort des indiscrétions auprès du voisinage immédiat que c . . .

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  • PMU-Mali :

    PMU-Mali :

    Le gâteau !

    Si l’actuel DG du PMU-Mali peut se targuer d’avoir réussi à diviser pour mieux régner (ce qui ici, est de bonne guerre), il a cependant du souci à se faire par rapport à sa gestion.

    C’est certainement grâce à un syndicat parallèle créé pour les besoins de la cause, que le PMU Mali, un des plus grands pourvoyeurs de recettes du Mali, a pu éviter la paralysie suite à la grève décrétée par le SYNABEF. Une partie du personnel proche de la Direction n’ayant pas suivi le mot d’ordre. Ce qui est bien à l’avantage de la Direction. Mais le revers de la médaille existe.

    Pour arriver à ce résultat, il a fallu casser, briser, torpiller et affaiblir toute tendance dissidente.

    Des syndicalistes ont été déclassés et les soutiens propulsés au sommet et en violation de toute orthodoxie et surtout de la liberté syndicale.

    Au même moment, certains cadres valeureux ont été exclus. Mais tenez-vous bien: au même moment, d’anciens DGA n’ont même plus de bureau.

    La gestion de l’actuel locataire est en outre fortement décriée : trafic d’influence, favoritisme, népotisme, violation des textes ; exclusions attributions de marchés douteux…

    Selon nos sources généralement bien informées, les fournisseurs ne sont nullement choisis dans le respect de règles de gestion. Pour la petite histoire, un prestataire de service a été embauché en qualité de chef de service sans aucune évaluation préalable. Un proche ? L’heureux élu bénéficie en tout cas de gros avantages.

    Il existe- là un véritable cercle fermé où se retrouvent, frères, amis, cousins, proches de ministres et de hauts gradés…

    Qui a déjà dit que le Mali ne sera plus un gâteau ?

    Batomah Sissoko

  • FRANCOPHONIE

    FRANCOPHONIE

    L’émotion importe en ce qu’elle nous permet de survivre. Certes l’expression du pathos étanche l’émotion et soulage, mais il faut en convenir, on ne construit rien avec les récriminations stériles ni le ressentiment. « Ventre affamé, n’a point d’oreille » dit l’adage et pour preuve les écoliers les plus doués se trouvent être également les mieux nourris. Dès lors les implications de l’environnement immédiat apparaissent quant aux résultats des politiques sociales et d’enseignement. Les dérives structurelles récurrentes en Europe jusqu’à la fin du moyen âge, expliquent de nos jours les ventres faméliques qui sillonnent les rues de Bamako, Ségou, Kidal … elles découragent les observateurs les plus enthousiastes et battent en brèche leurs arguments mélioratifs au regard des 58 hotspots de détritus et d’eaux usées non traités de Bamako la Capitale du « Mali B ». Sous ces latitudes, la confusion entre éducation, enseignement et culture est rédhibitoire, or beaucoup s’y risquent et s’y égarent. L’amalgame entre expression fonctionnelle et idiomatique des différents dialectes est si prégnant et les langues si imbriquées qu’ils ne pourraient engendrer autre chose que la confusion.                                                                  L’éducation commence au berceau, au dos de « maman » pour reprendre une expression vernaculaire et souligner combien la structure familiale est importante dans le processus des apprentissages, le corpus de l’enseignement dispensé dans un pays donné, lui, relève de l’élaboration, de la structuration. La décrépitude de l’éducation et celle de l’enseignement sont signalées ici et là, maîtres du primaire, professeurs du secondaire et de l’université s’exprimeraient mieux que quiconque sur la question au demeurant, n’est-ce pas leur domaine de compétence ? Ce que chacun pourrait avancer sans risque de démenti, c’est qu’en 1968 la jeunesse française a souhaité l’amour libre et la pilule contraceptive dans les supermarchés, les politiciens ont saisi cette occurrence pour s’engouffrer dans la brèche et pousser le Général de Gaulle dans les escaliers, et dans la poursuite de ce mouvement, ils ont sonné le glas du « latin-grec ». Une aubaine pour les syndicalistes anti-cléricaux farouches et les réformes successives de l’enseignement qui avaient déjà le « latin-grec » dans le viseur et la qualifiaient de langue morte. Il en a résulté qu’aucun avocat français n’est en mesure en 2025 de conduire un plaidoyer en latin de bout en bout. Le dernier en date de cette performance, était Maître Charles VERNY résistant et déporté qui fut également le plus jeune ministre du Général De Gaulle. Son épouse, Madame Monique VERNY fut la secrétaire de Modibo KEÏTA, chargée par ce dernier de l’acquisition pour la République du Mali des hôtels particuliers dont ceux de la rue du Cherche-Midi abritant l’ambassade, rue des Pyramides abritant Air Mali, rue Chernovich dans le quartier huppé du XVIèmearrondissement et enfin à Bourg-la-Reine, la résidence de l’ambassadeur.                                           La révolte étudiante de mai 1968 a fait des émules, en effet les mêmes aspirations de bohème et d’amour libre enfièvreront la jeunesse universitaire à travers le monde et se répandront sur toute la planète en dehors des pays totalitaires engagés eux, dans l’expérience communiste. En France, Mai 68 sonnera le glas de la vieille société bourgeoise enclose dans les valeurs religieuses ainsi que le triptyque « famille, patrie, travail ». Ce changement axiologique se poursuivra avec ses implications culturelles, cultuelles et politiques en Europe, aux USA et même en Afrique. Une des résultantes désastreuses de cette mutation fut l’arrivée à l’Elysée d’illettrés qui n’hésitent pas à confier la plume du Président de la République Française à quelques hurluberlus crypto-savants pour qui des philosophes majeurs comme Aimé Césaire et Socrate sont demeurés impénétrables. « Ce sont les langues d’enseignements qu’il faut revoir » nous préconisent les « gourous du cénacle », après avoir expurgé les manuels scolaires de la racine latine et grecque, puis rangé la collection « Lagarde et Michard » parmi les vieux grimoires, c’est la langue française elle-même qui est chapitrée. Les langues vernaculaires seraient-elles la solution ? Blaise Pascal enseigne : « Plutôt une tête bien faite qu’une tête bien pleine ». Cette assertion répondrait-elle à la problématique de la langue au mieux ? Les exemples de l’arabisation en Algérie et en Syrie ont clivé la société, puis l’ont scindée en deux : une élite polyglotte accédant facilement à toutes les bibliothèques y compris les occidentales et une masse hétéroclite d’arabophones incapables de synthèses, mais beaucoup plus dense et foisonnante de Docteurs et de chercheurs dont les diplômes et les niveaux intellectuels ne correspondent à aucun canon universitaire reconnu, davantage prompts à prêcher qu’à disserter.                                                  « Si j’avais à risquer, DIEU m’en garde, une seule définition de la déconstruction, brève, elliptique, économique comme mot d’ordre, je dirais sans phrase :plus d’une langue » Jacques DERRIDA. Excellence rime avec Exigence, elles marchent ensemble dans la rigueur sans laquelle point de science. « Cogito ergo sum » nous a offert les clés de la méthodologie dans son fabuleux discours et gracieusement mis en ligne dans toutes les bibliothèques numériques, alors lecture à volonté. Promouvoir les langues vernaculaires, d’accord, mais sans la moindre réduction du nombre de personnes désireux d’accéder à l’universel. Taxonomie et Docimologie sont les deux piliers du brandon de la connaissance sémantique garantissant l’union de la lettre et de l’esprit, car délestée de ce dernier la lettre est meurtrière.

                                                                                                              Dr S.KAMARA                                                                                                                          Cabinet Auteuil-Passy                                                                                                                4, Square Raynouard                                                                                                                  75016 Paris

  • TREMBLEMENT DE TERRE A ORANGE-MALI

    TREMBLEMENT DE TERRE A ORANGE-MALI

    Pour avoir refusé de régler le litige financier qui les oppose, SECUREK saisit tous les biens mobiliers et immobiliers et tous les comptes d’Orange au Mali.

    C’est un véritable séisme qui a secoué ce jour la société de téléphonie Orange-Mali. Pour avoir refusé de régler des arriérés de factures, qu’elle lui doit depuis des mois, la société de gardiennage de droit malien, Securek, a saisi tous les biens mobiliers et immobiliers -dont le siège sis . . .

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  • Fourniture d’électricité au Mali

    Fourniture d’électricité au Mali

    L’Agence française de développement au secours

     La ligne Manantali-2   arrive presque à destination, à savoir Bamako. Elle permettra la fourniture d’électricité depuis le barrage vers une grande partie de la capitale malienne et  au-delà. Les travaux sont très avancés et le mois de juillet 2025 est annoncé pour la connexion au réseau du Sud du pays. La ligne Manantali -2 est un projet de l’OMVS largement financé par l’Agence Française de Développement (AFD), un . . .

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  • CONFIDENCES ET BRÈVES DU SPHINX

    CONFIDENCES ET BRÈVES DU SPHINX

    Centrale de  SANOKOROBA : Les Russes jettent l‘éponge

    La Société Russe Novawind a renoncé au marché des centrales solaires de Sanakorobafaute de financement, voire de préfinancement. Elle fait désormais place à une entreprise chinoise qui s’occupe de l’affaire. Il fallait un investissement de 120 milliards F CFA pour Sanokoroba… Un montant indisponible chez les russes.

    Pas de problème chez les Chinois. Il existe ici plusieurs banques de financement et de préfinancement.

    Seul hic pour le Mali : les travaux . . .

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  • MALI – ALGERIE

    MALI – ALGERIE

    Attention à l’escalade !

    Aucun doute : le drone malien a été abattu en territoire malien par l’armée algérienne qui se prévaut d’une légitime défense et des actes de provocation de la partie malienne pour justifier sa décision. Au-delà de ce jeu de ping-pong, des accusations souvent fantaisistes et des tentatives de récupération politiques, les deux pays doivent, au plus vite ouvrir des pourparlers afin de ramener la quiétude de part et d’autre. Nulle n . . .

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  • SAISIE DE MARCHANDISES

    SAISIE DE MARCHANDISES

    Quand la négligence coupable de la DRCC – DB cause de graves préjudices à «Wakane Négoce lnternational»

    La Direction Régionale du Commerce de la Consommation et de la Concurrence de Bamako (DRCC – DB) a causé de graves préjudices à la société «Wakané Négoce international» en rendant ses conteneurs frigorifiques inutilisables.
    Ces conteneurs, faut-il le rappeler, constituent le principal outil de travail de ladite société. Ils ont totalement dégradés au point d’être désormais hors d’usage.

    Les prestations fournies au profit de certaines structures étatiques notamment la
    DRCC – DB peuvent, par la suite, s’avérer problématiques voire lourdes de conséquences pour les entreprises privées. Tel fut le cas de «Wakané Negoce». Mais comment en est-on arrivé-là?

    Rappel des faits

    La Direction Régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence de Bamako (DRCC – DB) a procédé à la saisie provisoire de marchandises de contrebande sur l’axe Bamako-Kourémalé aux environs du Village de Kamalé.
    Le 10 février 2017 (retenez bien la date), lesdits produits ont été déchargés et consignés dans deux (02) conteneurs frigorifiques sis aux Halles de Bamako et appartenant à l’entreprise «Wakané Négoce International».
    Lesdits produits devaient être initialement enlevés à l’expiration d’une période de dix (10) jours, un délai qui n’a pas été respecté par I ‘administration en cause. Souvenez-vous: C’était le 10 février 2017 !
    Ainsi, la présence des marchandises de contrebande saisies, plusieurs années au-delà
    du terme convenu, est indéniablement à l’origine du préjudice matériel subi par l’entreprise «Wakane Négoce International» se traduisant par la dégradation de ses conteneurs frigorifiques. L’image en fac-similé illustre à suffisance l’ampleur des dégâts.
    Dans sa quête d’une solution négociée «Wakane» adressa au contentieux de l’État une
    correspondance tendant à un règlement négocié du différend qui l’oppose à la DRCC-DB
    relatif au préjudice matériel qu’elle a subi.
    Nous osons espérer que l’État Malien saisirait cette opportunité afin de décanter une situation qui n’a que trop duré, permettant ainsi à l’entreprise «Wakané» de se soustraire de la mauvaise passe qu’elle traverse et sauver les emplois.

    À suivre

  • DEFIS DU DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE

    DEFIS DU DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE

    L’Afrique a atteint en 2022 plus d’un milliard d’habitants, quand le continent demeure encore de ce jour celui dont le PIB est le plus faible au monde. Très mal arrimée aux échanges internationaux, l’Afrique ne reste pas pour autant en marge de la mondialisation. Elle s’y intègre de manière contrastée mutatis mutandi.        
    Les défis à relever restent nombreux pour que l’Afrique sorte du sous-développement et s’insère honorablement dans la mondialisation : maitriser la croissance démographique et la croissance urbaine, subvenir aux besoins alimentaires et sanitaires des populations, surmonter l’instabilité́ politique et progresser dans la voie de l’intégration régionale, etc. Le développement durable, qui n’est pour l’instant pas une priorité́ pour les dirigeants africains, gagnerait à être mieux pris en considération tout particulièrement pour les pays côtiers qui doivent impérativement intégrer la fonte des glaciers de l’antarctique afin d’anticiper la hausse du niveau de la mer de deux mètres qui surviendra assurément à brève échéance ! Tous les gouvernants devraient veiller à assurer aux populations africaines une répartition plus équitable des revenus générés par les richesses et les potentialités du continent, non par générosité mais aux fins du dynamisme économique. Les finances internationales se caractérisent aujourd’hui par une épargne surabondante dans les pays industrialisés et un manque d’opportunités d’investissement aux taux souhaités, quand sur le continent africain c’est la faiblesse du taux de bancarisation avec une surliquidité qui est la caractéristique majeure. Cependant, les perspectives d’amélioration des standards de vie en Asie poussent les coûts de production à la hausse sur ce continent, ouvrant la voie à une très prochaine délocalisation vers l’Afrique. Les crises financières successives (la bulle internet, Lehman Brothers) ont ébranlé la croyance toute libérale en l’efficience du marché la fameuse « main invisible » qui le régulerait spontanément ! C’est dans ce contexte qu’on procède actuellement au remaniement des indicateurs macro-prudentiels du système financier aux fins d’une meilleure articulation avec les règles micro-prudentielles pour correspondre aux besoins locaux. L’évolution majeure du mode de financement à long terme, participe du constat d’essoufflement des finances publiques des pays développés en même temps que la faible capacité financière des Etats dans les pays sous-développés. Les investissements dans les infrastructures intègrent par conséquent davantage le secteur privé dans le cadre de partenariat publics privés (PPP).                    La guerre en Ukraine, et l’arrivée d’une administration inédite à la « maison blanche » vont certainement changer la donne, mais pas le paradigme.         

    Que recherche un investisseur en 2025 ?                                                                                          Sans le moindre doute, un retour sur investissement sûr et dans le meilleur délai, ce qui requiert trois éléments imbriqués et indissociables:

    1. Climat des affaires favorable à la croissance économique, soit l’élaboration d’infrastructures entrepreneuriales et financières habilitées à capter les opportunités d’investissement, une maîtrise de la croissance démographique urbaine et rurale dans l’intelligence d’une répartition équitable de la productivité et des revenus générés à partir des richesses manufacturières et les autres potentialités du pays et enfin l’évolution vers l’industrialisation.
    2. Du fait de la stabilité politique et de l’existence des infrastructures ci-dessus citées, les pays développés attirent les bons investissements mais il y a beaucoup de prétendants (ce qui génère de la concurrence). Lorsque tous investissent sur le même produit, le prix de l’actif montera tandis que la rentabilité de l’investissement baissera automatiquement. C’est ainsi que l’économie spéculative n’a de cesse d’entraîner l’économie réelle dans les turpitudes de la « main invisible ». En général, les taux de retour sur investissement pour les infrastructures sont très attractifs même en Afrique, ce sont les délais qui paraissent très longs.
    3. L’Afrique est à ce jour très faiblement arrimée au reste de l’économie mondiale (1%). Cet isolement met le continent à l’abri de la volatilité des retours sur investissements dans les crises récurrentes de l’économie spéculative, offrant aux investisseurs Etrangers des opportunités de diversification en redirigeant leurs placements dans l’économie réelle. (ex : La Chine se positionne très fortement dans ce secteur, notamment dans l’industrialisation au Maroc)                                                               

    Quatre écueils nuisent au climat des affaires dans bon nombres de pays africains :

    1. L’instabilité politique avec son corollaire de l’extrême faiblesse du cadre juridique ne garantissent pas une bonne organisation cadastrale. Or il est nécessaire de mettre à l’abri les investisseurs Étrangers des expropriations abusives ou des pressions fiscales à l’emporte pièce.                                       Nb : notion d’empreinte dématérialisée inviolable + gestion administrative informatique.                      Rappel : « La vocation de l’État est d’accompagner le développement par la mise à disposition des infrastructures physiques (énergie, routes, ponts, chemin de fer, barrages, lycée agricole, lycée technique, écoles de sages-femmes etc.), par la mise à disposition des infrastructures juridiques (code des investissements, mesures fiscales incitatives) ainsi que les instruments financiers ( Banque d’investissements et assurances…). Il lui appartient d’opérer les choix politiques propitiatoires aux investissements publics et privés.                                         Le droit devrait pouvoir encadrer l’Etat en le maintenant dans les limites de ses prérogatives, il doit protéger le citoyen ainsi que l’entreprise privée de l’arbitraire étatique et enfin il doit empêcher quiconque de brider la productivité. Le Ministère public (le Parquet) devrait pouvoir traduire tout contrevenant devant la Haute Cours de Justice »    Dr S.KAMARA                                                                                                                                                                       Au registre des solutions, l’Etat devrait pourvoir à la constitution de partenaires locaux forts à l’organisation de collectivités locales ainsi qu’à leur appui dans la maîtrise des instruments financiers et œuvrer pour qu’elles acquièrent une véritable culture entrepreneuriale.
    2. La récente chute du prix du pétrole à mis en difficulté les pays comme le Nigéria, l’Angola, la Guinée Equatoriale, pour indiquer que les investissements doivent obéir à une cohérence dans la synergie des complémentarités, car la réduction du trafic, induit conjointement l’amenuisement des recettes et la contraction du rendement de l’investissement. C’est la raison pour laquelle, la même concaténation doit régir l’aménagement du territoire (installations portuaires, grands axes routiers, aéroportuaires, ponts, installations agricoles, manufactures, usines, etc.) et l’organisation du tissu économique permettant la proactivité de l’État qui fait en sorte que les régions se rejoignent et les ressources pleiges les unes des autres se valorisent mutuellement.
    3. La difficulté à trouver localement les ressources humaines qualifiées, incite les entreprises chinoises par exemple à importer de la main d’œuvre, obérant ainsi le transfert de compétence aux nationaux. Cela met l’accent sur l’impérieuse nécessité des efforts à fournir pour l’enseignement professionnel et technique, de même que pour la formation de personnels de soins primaires.
    4. Lorsqu’on achète des actions dans un projet en Afrique, on peut difficilement les revendre. Ainsi très peu d’acteurs sont orientés vers le continent (malgré une surabondance de l’épargne) : les risques de dévaluation, d’instabilités politiques, d’hérésies militaires ou irrédentistes, enfin les risques d’endémies manu-portées en rapport avec la surpopulation et les difficultés d’accès à l’eau potable, aux installations sanitaires et aux soins, sont si importants et les rendements trop éloignés dans le temps que les projets restent dans les tiroirs. La corruption des dirigeants vient de surcroît anéantir tous les espoirs ! Un remède efficace pourrait enfin venir à bout de la corruption : l’empreinte dématérialisée inviolable + la gestion administrative informatique.

    Traiter ces 4 écueils, par la mise en place d’un cadre juridique incitatif pour les investisseurs institutionnels, par la sécurisation des investissements, par instauration d’un État strictement borné dans ses attributions régaliennes, par la définition d’une politique agricole, manufacturière et industrielle en cohérence avec les ressources énergétiques, par l’éducation des populations et par l’appropriation d’une géopolitique pertinente, traiter ces écueils est le préalable indispensable nous semble-t-il à tout essor économique. Le rôle des infrastructures solides est capital dans la croissance économique, le retour sur investissement y est assuré à terme (Il en a été ainsi de tous les gros investissements américains : plan MARSHALL, investissements au Japon à Hongkong et en Corée !)

                               Les acteurs d’un projet d’infrastructures et son financement                                   (on entend par infrastructures, ce qui rend les services essentiels à la collectivité)

    Les besoins en Afrique d’infrastructures touchent :                                                            

    • Les transports : réseau routier, transports en commun, autoroutes, réseaux ferroviaires, ports et aéroports
    • Les «utilities» : production, transport et distribution de gaz, eau, électricité
    • Les infrastructures sociales : écoles, hôpitaux, équipements culturels et sportifs, bâtiments publics.
    • Les réseaux de télécommunication
    • L’environnement : traitement de l’eau et des déchets (par l’éducation et la coercition), efficacité énergétique avec une préférence aux énergies renouvelables bas coût.

    Les ambitions de développement ne peuvent avoir d’aboutissement qu’en s’appuyant sur l’idonéité des infrastructures nécessaires, elles mêmes agrées par le Gouvernement (Maître d’ouvrage) et les Partenariats Publics Privés (PPP = Maître d’œuvre) en lien avec les Fonds d’investissements.                                         En résumé l’ordre des priorités pourrait se décliner ainsi :                                                         Communications, axes principaux + ponts et routes secondaires.                                                  Enseignement technique et professionnel, plus spécialement lié aux soins de santé primaires aux activités agricoles et maraîchères, à la pêche ainsi qu’à l’artisanat.                                                                             Gestion de l’eau, adduction et recueil des eaux usées, installations sanitaires et l’entretien. Installations sportives, d’expression corporelle et leur animation. Maison de la culture et du numérique (communication, partenariat, jumelage…)                                                                                                                          Pallier à la surpopulation de la capitale, par la projection de la « nouvelle ville »                                                       La lutte contre la corruption pourrait profiter de l’encadrement des transactions administratives par la numérisation en procédant à la dématérialisation des supports grâce à la technologie de l’empreinte unique et inviolable de type blockchain.           

    DRr Souleymane Kamara

    Cabinet Passy

    XVIème Arrondissement Paris                                                                                                                                    

  • CAN U17 :

    CAN U17 :

    Les qualifiés africains pour le Mondial U17

    La phase de groupes de la CAN U17 2025 est achevée, huit pays ont officiellement validé leurs tickets respectifs pour la Coupe du monde U17 prévue en fin d’année, du 3 au 27 novembre, au Qatar. Des sésames décrochés directement en terminant parmi les deux premières places des groupes de la CAN U17, qui bat son plein depuis le 30 mars dernier jusqu’au 19 avril prochain.

    Les troisièmes de groupes se disputeront les deux derniers billets lors des barrages qui auront lieu samedi. Ainsi, l’Ouganda va en découdre avec la Gambie ; et l’Égypte croisera le fer avec l’Angola.

    Zoom sur les 8 premiers qualifiés.

    Maroc

    Premier du groupe A grâce à une meilleure différence de buts que son dauphin la Zambie comptabilisant le même nombre de points (7), le Maroc, pays hôte, a pulvérisé l’Ouganda d’entrée (5-0), puis partagé le point du nul avec la Zambie (0-0), avant de dominer la Tanzanie (3-0) en clôture.

    Zambie

    À l’instar du Maroc, la Zambie s’est facilement imposée lors de la première journée (1-4 contre la Tanzanie) et a entériné sa qualification face à l’Ouganda (victoire 1-2) après le résultat nul avec les Lionceaux de l’Atlas. 

    Burkina Faso

    Premier qualifié, et seule équipe à avoir réalisé un sans-faute, le Burkina Faso a successivement pris le meilleur sur le Cameroun (2-1), l’Égypte (1-2) et l’Afrique du Sud (2-0) dans le groupe B. Un message fort envoyé à ses futurs adversaires. À commencer par la Zambie qu’elle affrontera en quarts de finale jeudi.

    Afrique du Sud

    Auteure de performances decrescendo, l’Afrique du Sud doit en partie sa qualification à la contre-performance du Cameroun lors de la dernière journée devant l’Égypte (défaite 1-2). Les Amajimbos ont battu les Égyptiens dans un match spectaculaire (4-3) avant de successivement concéder un nul flatteur contre les Camerounais (0-0) et un revers devant le Burkina Faso.

    Tunisie

    Victorieuse 0-3 de la Somalie d’entrée puis de la Gambie (1-2) ce lundi durant l’ultime journée, la Tunisie a obtenu son pass en tant que première du groupe C devant le Sénégal avec lequel ils se sont neutralisés durant la deuxième journée (0-0).

    Sénégal

    Rare équipe à avoir gardé ses cages inviolées, le Sénégal, tenant du titre a assuré le minimum sans être flamboyant grâce à ses deux succès 1-0 puis 2-0 aux dépens de la Gambie et de la Somalie respectivement séparés d’un nul avec la Tunisie.

    Côte d’Ivoire

    À l’image de la Tunisie ou du Sénégal, la Côte d’Ivoire a connu une baisse de régime lors de la deuxième journée symbolisée par un score nul et vierge face à l’Angola (0-0). Pour le reste, elle s’est nettement imposée 6-1 puis 2-4 au détriment de la Centrafrique et du Mali respectivement. Vu leur production, c’est l’une des meilleures équipes du premier tour.

    Mali

    Rare équipe à jouer la dernière journée avec la qualification déjà en poche, le Mali a remporté ses deux premiers matchs, 2-1 puis 2-0 contre l’Angola et la Centrafrique réduite à neuf contre 11. Lors de leur dernier match de groupes ce lundi, les Aiglonnets ont été surclassés dans le derby face à la Côte d’Ivoire.

    CAN U17 : 5 pépites qui ont marqué la phase de groupes

    Au lendemain de la fin de la phase de groupes de la CAN U17 2025, qui se déroule au Maroc depuis le 30 mars dernier jusqu’au 19 avril prochain, Afrik-Foot a couché cinq pépites sorties du lot, et qui méritent une attention particulière pour la suite de la compétition, et peut-être de leur carrière.

    Ashraf Tapsoba (Burkina Faso)

    L’attaquant burkinabè de 15 ans est l’un des rares à avoir marqué à chaque match de son équipe. Athlétique et rapide, le joueur du Real du Faso a inscrit 4 buts, dont un doublé et un lob spectaculaire depuis le milieu de terrain en ouverture face au Cameroun (2-1, 1ere journée), ainsi qu’une passe décisive. Ashraf Tapsoba a été élu homme du match à deux reprises. 

    Ibrahima Sory Sow (Sénégal)

    Dans une équipe sénégalaise à vocation défensive (aucun but encaissé), Ibrahima Sory Sow (16 ans) a démontré son volume de jeu en brillant aussi bien dans les tâches défensives qu’en attaque. 

    C’est simple, en marquant 2 des 3 buts de son équipe, le milieu de Dakar Sacré-Cœur est la principale arme offensive des Lionceaux. Avec un coup franc transformé, un autre renvoyé par le poteau (contre la Tunisie) et un penalty inscrit, les tenants du titre tiennent avec Ibrahima Sory Sow un redoutable tireur de coup de pied arrêté.

    Alynho Haïdara (Côte d’Ivoire)

    C’est peut-être le joueur plus impressionnant de la phase de groupe. Puissant et boulimique de buts, Alynho Haïdara, 16 ans, est de loin le meilleur buteur du premier tour de cette CAN U17. Auteur d’un quadruplé retentissant contre la Centrafrique (6-1) lors de l’entrée en lice des Éléphanteaux, le sociétaire de Mayence – seul joueur de l’effectif ivoirien à évoluer à l’étranger – a ensuite planté un doublé au troisième match face au Mali (2-4) pour porter provisoirement son total à 6 réalisations agrémentées d’une passe décisive, toujours devant les Maliens. Le duel de jeudi contre Ibrahima Sory Sow en quart de finale s’annonce explosif.

    Seydou Dembélé (Mali)

    Si Alynho Haïdara figure parmi les plus en vue en termes de stats, ce n’est pas le cas de Seydou Dembélé, plus discret à ce niveau (1 but au compteur), mais non moins important dans les succès de son équipe. Âgé de 17 ans, le numéro 10 malien brille de par son travail dans l’entrejeu. Son prix d’homme du match en marge de la deuxième journée sans qu’il n’ait scoré devant la Centrafrique (0-2) fait du pensionnaire de l’Académie Jean-Marc Guillou de Bamako un élément à suivre. 

    Ilies Belmokhtar (Maroc)

    Là où on attendait Ibrahim Rabbaj, “le Messi de Chelsea”, Ilies Belmokhtar a démontré qu’il était celui sur lequel il fallait compter pour le reste des événements du côté du Maroc. Du moins, jusqu’ici. L’ailier droit de l’AS Monaco a laissé transparaître son potentiel au travers de ses 3 réalisations, dont un doublé contre l’Ouganda (5-0) en ouverture, et sa passe décisive dans le dernier match de groupe du Maroc, pays hôte, face à la Tanzanie (3-0). Ce qui fait de lui l’un des principaux dangers à surveiller pour l’Afrique du Sud en quart de finale

  • Al Quaïda au Sahel: la tentation dangereuse de l’Occident

    Al Quaïda au Sahel: la tentation dangereuse de l’Occident

    Le paravent diplomatique

    L’actualité du Sahel ce n’est plus la lutte contre Al Quaïda dans l’AES. C’est plutôt l’ignorance de la revendication Amazigh séculaire de reconnaissance. Et le déplacement des enjeux sécuritaires vers le sud de l’Afrique de l’Ouest. A la mi-mars, il y a quelques jours, la fondation Konrad Adenauer a fait le buzz avec son rapport « Une ligne de front avec le djihadisme tracée dans le sable du Sahel : les populations du nord Bénin et Togo en quête de solution ». Son auteur, Mathias Khalfaoui, est un consultant français en charge de la sécurité humaine en Afrique de l’Ouest, avec un vif intérêt pour les États côtiers. Il prend le relais des chercheurs franco-sahéliens qui nourrissaient les notes politiques de l’OIF sur les États du Sahel. Devant leur parti pris manifeste contre les régimes militaires des pays du Sahel, il est de plus en plus fait recours au paravent diplomatique de l’envoyé spécial de l’UE pour le Sahel et à la Konrad-Adenauer-Foundation. Cela permet, dans les couloirs de Bruxelles, de susurrer que finalement le Mali est un partenaire acceptable et que le Premier ministre Ali Lamine Zeine au Niger est un interlocuteur possible.

    Coalition globale contre DAESH

    Pour la fondation Adenauer, Ulf Laessing, a écrit le rapport  «The West Fast Losing Influence in the Sahel»[1]. En réalité ce n’est pas l’Occident global qui disparait de l’Afrique mais surtout la France et l’UE, impuissantes militairement et surtout incapables d’une analyse cohérente, honnête et historique de la zone et de ses problèmes structurels. Les consultants franco-sahéliens de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) prétendaient, encore, il y a peu : « C’est avec le Secrétariat exécutif du G5 Sahel que l’Union européenne prévoit « un rôle de premier ordre» en matière de coordination et de pilotage. Traduisant un « régionalisme sécuritaire » qui englobe « la paix et la sécurité régionales ». Ce hold-up de Paris sur l’argent de l’UE n’a jamais pu se réaliser. Et les partenaires de Paris enregistrent à présent la fin de la partie pour le G 5. David Doukhan enterre le G 5 dans son rapport « The G5 Sahel: The end of the road » du 13 Février 2024, destiné à l’International Institute for Counter-Terrorism.

    C’est le point de départ d’une véritable refonte de la stratégie de l’Occident. Les vrais patrons du nouveau scénario qui se met en place au Sahel sont les Etats-Unis, le Royaume Uni et l’OTAN.  Ce sont les trois puissants animateurs de la «Global Coalition against Daesh» rassemblant 88 États de par le monde. La nouvelle donne prend acte de la rivalité accrue[2] entre d’une part Al Quaïda, et d’autre part l’Islamic State in the Sahel (ISIS) lié à l’Islamic State in the Greater Sahara (ISGS). L’ennemi principal devient l’ISIS. Et les penseurs de ce réaménagement, Philip Loft et Louisa Brooke-Holland, sont à Londres et viennent de fournir une note de doctrine à la Chambre des Communes à travers le document «Countering Islamic State/Daesh in Africa, Syria and Iraq» du 18 mars 2025.

    Le représentant du désarroi européen

    Joao Gomes Cravinho, le représentant spécial de l’UE pour le Sahel, est tellement désarmé, devant l’impuissance française et européenne, qu’il se raccroche à la Turquie : « I think that Türkiye is a country with whom we are interested in working in the European Union and with the countries of the Sahel in order to generate a wide international coalition that can support that region, stability of that region is important for all of us.» L’ambassadeur de Turquie à Bamako est le seul diplomate à accepter de discuter avec Joao Gomes Cravinho lors de sa visite malienne car Ankara est aussi le partenaire du Royaume-Uni pour le dépeçage de la Syrie. La répétition de ce pacte au Sahel se dessine.

    La nomination de João Cravinho reflétait, parait-il, la volonté de l’UE de renouveler son engagement envers le Sahel. Il n’en a rien été et il est en train de valider au Sahel le schéma de la normalisation d’Al Quaïda en Syrie et la focalisation de la lutte contre l’ISIS en Afrique, en Irak et en Afghanistan. Pourtant João Gomes Cravinho et Mohammad-Saïd Darviche étaient, jadis, lucides sur la faiblesse de Lisbonne dans l’aire sahélienne : « Le Portugal a conservé des liens culturels et politiques étroits avec ses anciennes colonies africaines mais n’exerce aucune véritable influence diplomatique. Dans les autres pays importants du continent, le Portugal n’a pratiquement aucune existence[3]

    Revenir au tandem Alger-Rabat

    Peut-être que le Maroc et l’Algérie seraient des partenaires plus efficaces que l’UE dans l’élaboration d’un mécanisme de négociations de la paix durable au Sahel. Dans cette équation il faut repenser l’espace et prendre conscience que la souveraineté n’est plus véritablement une notion purement géographique. L’Union européenne est incapable pour elle-même de cette remise en cause. Perturbée en Ukraine, elle se trouve aspirée à la fois dans l’orbite d’Ankara et inféodée au coup d’État du MI 6 britannique au Moyen-Orient[4]. Pour construire une paix durable au Sahara et au Sahel, de petites-moyennes puissances régionales comme le Maroc ont un rôle décisif à jouer. En effet,   la débâcle de la France et de l’UE en Afrique a suscité un nouveau multilatéralisme et grâce à la diversification des leviers de la politique étrangère, les États comme le Maroc ne sont plus seulement des pivots utilisés par des grandes puissances : ils sont reconnus comme des acteurs souverains, autonomes, et influents[5]. Comme le constate Peter Katzenstein, ces puissances parviennent à défendre leur rôle au sein du système international «non pas parce qu’elles ont trouvé une solution au problème du changement mais parce qu’elles ont trouvé un moyen de vivre avec le changement »[6]. « Tout l’enjeu consiste alors dans la capacité du Royaume, non pas à concurrencer la France ou à tenter de dominer les institutions multilatérales francophones, mais à convertir l’ombre française en lumière projetée dans l’espace africain.[7]»

    La cause amazigh, un facteur de paix

    L’autre dimension capitale de l’association de l’Algérie et de la Libye à la lutte contre la terreur au Sahel réside dans la question refoulée de l’autonomie amazigh. Ces deux États, en particulier à l’époque de Kadhafi, ont participé à donner aux Touaregs des moyens politiques, financiers et militaires de s’affirmer sans céder à une dérive islamiste. C’est ce que rappelle Ilyas El Omari, Marocain et connaisseur des guerres civiles et des nations sans État comme les Amazighs.

    Pour lui, la création «d’une entité politico-militaire portant les aspirations du peuple de l’Azawad à l’autodétermination » , le Front de Libération de l’Azawad, n’est pas nécessairement défavorable à des pourparlers avec certains dirigeants d’Al-Qaïda. À condition que les compromis recherchés à cette occasion soient assujettis aux objectifs du Front et que toute violence soit bannie

    Un détachement des forces de l’AES

    Ilyas El Omari soulignait comment si l’Union européenne était capable d’entendre les positions du FLA, elle percevrait son choix délibéré contre la terreur.  Ainsi se dessine une option pour échapper au califat d’Al Quaïda. « Ces dernières années, des tentatives de reconfiguration du panorama sécuritaire et politique dans la région sahélienne d’Afrique se sont manifestées. Certaines puissances mondiales semblent chercher à reproduire les configurations observées en Afghanistan et en Syrie. Dans ce climat, le Front de Libération de l’Azawad, mouvement favorable à l’autodétermination du peuple de l’Azawad, répudie catégoriquement le terrorisme, l’extrémisme, et toute entité prônant la violence. »

    Le dialogue entre l’UE et l’AES est mort

    Emmanuela Del Re, quand elle était représentante spéciale de l’UE pour le Sahel, s’était montrée en faveur d’une reprise des relations avec le Niger, au grand déplaisir du Quai d’Orsay et de l’Élysée qui ont entravé sa quête de négociation. «Je crois que le dialogue est la seule stratégie capable de protéger les intérêts de l’UE et de la préparer aux changements futurs. Cependant, cette conviction, partagée par les Nations Unies et d’autres acteurs importants tels que la Banque mondiale, n’est pas particulièrement appréciée par certains pays. Mais je crois fermement au dialogue, et que celui-ci protège aussi les intérêts de certains États membres comme la France, qui traverse actuellement une période très difficile au Sahel. Je crois, même à contre-courant, que c’est la seule stratégie », avait réitéré la représentante spéciale Del Re. Aujourd’hui João Cravinho veut reprendre cette posture de relations privilégiées avec les gouvernements sahéliens alors qu’elle n’a plus aucun sens car les trois États de l’AES ont une position commune de négation de l’Azawad, sans préparer en interne l’émergence d’une réconciliation avec les Touaregs comme avec les Peuls.

    Le FLA force de paix et contrepoids militaire

    Il semblerait plus judicieux de trouver une arène, hors Union européenne, où rassembler les Amazighs du Sahara et du Sahel avec les partis politiques et la société civile de l’AES. Ce serait une bonne manière de réunir les puissances de la région (Algérie, Maroc), d’amorcer une forme civile de cohabitation avec les régimes militaires et d’engager la transition dans la paix vers l’autonomie des Amazighs. Wassim Nasr est mal inspiré quand il estime que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), filiale sahélienne d’al-Qaïda, est à même de détruire Wagner et donc de faire disparaitre le régime malien[8]. La seule force capable de battre militairement Wagner, c’est-à-dire sans action terroriste, reste le Front de Libération de l’Azawad.

    Olivier Vallée


    [1] Ulf Laessing, Head of the Sahel Programme Konrad-Adenauer-Foundation in Bamako, «The Sahel Crisis», The West Fast Losing Influence in the Sahel”, The Sahel Crisis Keys, IEMed. Mediterranean Yearbook 2024

    [2] A year has passed since the relationship between the Al-Qaeda-affiliated Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) and Islamic State in the Greater Sahara (ISGS) deteriorated into a full-fledged turf war in the Sahel, joining the league of conflict between Al-Qaeda (AQ) and Islamic State (IS). The conflict between JNIM and ISGS is among the deadliest in the […]

    [3] « Les relations post-coloniales portugaises », Pôle Sud, nº 22,2005, p. 89-100. Chapitre 8

    [4] Voir : «Countering Islamic State/Daesh in Africa, Syria and Iraq» du 18 mars 2025.

    [5] Yousra Abourabi, « Les conséquences de la politique africaine du Maroc : entre gains relatifs et transformations géopolitiques », In: La politique africaine du Maroc

    [6] Peter J. Katzenstein, « Small States and Small States Revisited », New Political Economy, mars 2003, vol. 8, nº 1, pp. 9-30.

    [7] Yousra Abourabi, « Les conséquences de la politique africaine du Maroc, op. cit.

    [8] https://legrandcontinent.eu/fr/2024/09/20/le-tournant-de-bamako-6-points-sur-la-nouvelle-strategie-dal-qaida-contre-wagner-au-sahel/

  • AES : Du souverainisme à la reconquête des ressources minières

    AES : Du souverainisme à la reconquête des ressources minières

    16 mars 2025

    L’étape souverainiste

    Le souverainisme est un qualificatif que les détracteurs de l’AES ont fini par admettre, François Misser, dans la revue New South du 1er mars 2025, https://www.southworld.net/west-africa-winds-of-resource-nationalism-blow-across-the-sahel/, rappelle le rôle que Kemi Seba, nom de renaissance kémite et panafricaniste de Stellio Gilles Robert Capo Chichi a joué dans cette mutation. Ce n’est pas une nouvelle pour les lecteurs du Sphinx qui ont été entretenu du statut de leader politique dont bénéficie le fondateur de l’ONG « Urgences panafricanistes ». Kemi Seba est même le conseiller spécial du président de la transition nigérienne, le général Tiani.

    Kemi Seba. CC BY-SA 4.0/Boubs Sidibe

    Il ne faut négliger qu’à présent l’influence du souverainisme se diffuse en Afrique, y compris dans les pays anglophones. Kemi Sema se réclame l’héritier des présidents Kwame Krumah, et Thomas Sankara. Au Ghana, la conscience noire de Kwame Krumah a fait l’objet d’un colloque intellectuel de haut niveau il y a quelques jours. John Dramani Mahama, à la tête du Ghana a besoin de l’hinterland des trois pays du Sahel qui ont formé une confédération, l’Alliance des États du Sahel, l’AES. Mais ce n’est pas seulement pour cette raison que le président ghanéen était il y a quelques jours, dans les États du Sahel : le Burkina Faso, le Mali et le Niger, trois pays gouvernés par des militaires putschistes et qu’il espérait convaincre de revenir au sein de la CEDEAO, le bloc ouest-africain qu’ils ont quitté fin janvier.

    Il bénéficie de l’aura, comme son pays, de la révolution panafricaniste de Kwame Krumah et sa propre opinion publique, de plus, attend de cet héritage une inspiration et une politique nouvelle.

    En attendant, le laboratoire de la révolution panafricaniste est au Niger selon la déclaration de Kemi Sema à l’agence d’information turque Anadolu. L’article de François Misser examine, après le développement de la thématique souverainiste, suite à la rupture d’avec l’interventionnisme militaire français, le passage à la prise de contrôle des ressources minières.

    Saisies d’or au Faso et au Mali

    Le premier acte de réappropriation des ressources minières est venu du Burkina Faso qui, en février 2023, a saisi 200 kilogrammes d’or extrait par la firme canadienne Endeavour Mining. Puis, en 2024, les autorités du Faso ont nationalisé les mines d’or de Boungou et de Wahgnion toujours dans l’orbite d’Endeavour Mining. Le projet national du Burkina est de transformer l’or dans une raffinerie dont la construction a commencé en novembre 2023.

    Le président Ibrahim Traoré a déclaré, en début d’année 2025, vouloir récupérer les licences d’exploitation de l’or, ce qui signifie, sinon une nationalisation des compagnies minières, du moins un contrôle plus étroit, avec la renégociation de tous les contrats actuels avec les partenaires étrangers.

    Le 2 janvier 2025, la justice malienne a ordonnée la saisie de trois tonnes d’or détenues par la société malienne Barrick Gold qui devrait à l’État du Mali la somme de 5.5 milliards USD. Cette décision de justice intervient après le litige qui a opposé les autorités à Barrick Gold. Ces dernières ont incarcéré plusieurs dirigeants de la filiale locale et lancé un mandat d’arrêt contre le PDG, Mark Bristow.

    Loulo-Gounkoto Gold Mine Complex in Mali. Photo: Endeavour Mining

    Un espace budgétaire élargi

    Le 2 janvier 2025, la justice malienne a ordonnée la saisie de trois tonnes d’or détenues par la société malienne Barrick Gold qui devrait à l’État du Mali la somme de 5.5 milliards USD. Cette décision de justice intervenait après le litige qui avait opposé les autorités à Barrick Gold. Le pouvoir malien a incarcéré plusieurs dirigeants de la filiale locale et lancé un mandat d’arrêt contre le PDG, Mark Bristow.

    Le gouvernement a également saisi les stocks d’or de Barrick provenant des mines de Loulo et de Gounkoto dans l’Ouest du Mali et les a transporté en hélicoptère à Bamako pour les déposer dans un établissement financier public,  la Banque Malienne de Solidarité.

    Ripostant, Barrick a annoncé, le 13 janvier 2025, qu’elle suspendait l’extraction d’or et demandait l’arbitrage du Centre International de Règlements des conflits sur l’investissement basé à Washington DC (International Centre for Settlement of Investment).

    En ce moment, des négociations ont toujours lieu entre Barrick et le gouvernement malien. Dans le dossier on trouve les griefs réciproques de non-paiement des taxes et impôts d’un côté, et de l’autre la saisie des stocks d’or. Quoiqu’il en soit le nouveau code minier donne à l’État des droits accrus sur son sous-sol.

    Barrick tient compte de la résolution du régime militaire malien qui, en novembre 2024, avait arrêté le patron et deux employés de la société minière australienne Resolute Mining. Ils ne furent libérés qu’après que la compagnie Resolute Mining consente à un versement de 160 millions USD à l’État.

    Le ministre de l’économie Alousseni Sanou se félicite de cette politique de redressement fiscal et de renégociation des contrats qui aurait rapporté plus d’1 milliard USD au Mali. Les réformes du secteur minier devraient également permettre d’augmenter le budget annuel de l’État de 20%. Le président Assimi Goïta assure que ces nouveaux revenus miniers procurent les moyens de rembourser la dette extérieure et intérieure et d’acquérir des équipements militaires.

    Mine d’uranium au Niger

    Le Niger en rupture avec Orano

    Au Niger, c’est l’uranium qui est en jeu. En 2024 le nouveau pouvoir militaire retire la licence de la mine de Imamouren détenue par le géant français implanté historiquement au-dessus d’Agades, Orano (voir précédent papier d’Olivier Vallée). Orano perdait ainsi des réserves estimées à 200 000 tonnes d’uranium. En octobre 2024, Orano décidait unilatéralement de cesser la production de sa filiale Somaïr, où elle détient 63.4% des parts sociales contre 36.6% à l’État du Niger. En réponse, Ousmane Arbachi le ministre des mines évoquait l’arrivée d’un partenaire russe tandis qu’Orano montrait son intention de recourir à l’arbitrage international.

    François Misser estime que la rhétorique souverainiste et les actions opérées contre les partenaires miniers extérieurs peuvent décourager l’investissement occidental. Mais les régimes militaires installés de l’AES semblaient pouvoir compter sur la Chine, la Russie et la Turquie pour se substituer aux anciens opérateurs miniers mentionnés.

    Commentaires : Les toutes récentes expulsions de dirigeants chinois de la filière pétrolière au Niger montrent la détérioration des relations de l’ancienne amitié entre Niamey et les opérateurs orientaux. Le président Trump qui militarise la présence américaine en Libye et au Maroc ne regarde pas favorablement la menace des régimes de l’AES sur les intérêts privés de l’Occident. Cela ajoute à la volonté des Etats-Unis de contrer la présence militaire russe dans la zone. Le Niger parait moins irriter Washington dans la mesure où Orano reste un groupe public français à 90 %. Et toute fâcherie avec la Chine est regardée comme un signe favorable pour la diplomatie agressive des Etats-Unis. Est-ce un ressort de la longue liste de griefs du Niger vis-à-vis des Chinois qui ont été secourables quand la CEDEAO et l’UEMOA voulait l’asphyxier financièrement ?

    Olivier Vallée

  • N’Y CROYEZ PAS UN  MOT !

    N’Y CROYEZ PAS UN  MOT !

    Les nouvelles taxes de 10% sur l’achat de crédit téléphonique et de 2% sur  les services de transaction par mobile money ont du mal à passer chez les Maliens. La bronca est à son paroxysme dans le pays. Et ceux qu’on appelle à Kati les « Fasoden jugu » commencent à s’organiser afin de trouver les moyens adéquats pour la contourner.

    Oui, disent-ils, ils sont prêts à se sacrifier pour payer les nouvelles taxes mais à condition que les autorités en fassent autant. Qu’elles diminuent leurs salaires et indemnités et le train de vie de l’État. Et pourquoi pas ne pas prendre rien que son salaire de colonel comme le président de la transition du Burkina Faso qui continue à prendre son salaire de capitaine ?

    Pendant qu’ils nous imposent cet autre lourd fardeau, poursuivent-ils, le budgets des institutions ne cessent d’augmenter au vu et au su de tout le monde. « Doromé kélen té bô ala » a dit l’un de leurs membres à qui veut l’entendre.

    Mais pourquoi cette chasse frénétique à l’argent de nos autorités ? Selon nos radars, le Mali devrait beaucoup d’argent à la Fédération de Russie et contrairement au communiqué dithyrambique qui a sanctionné la visite du vice-ministre russe de la Défense, le général Younous-Ber Evkurov, les relations sont un peu gâchées par ce contentieux.

    Toujours selon eux, les Russes auraient demandé que le Mali solde ces arriérés. Notamment  ceux qu’il doit aux « instructeurs » russes que les mêmes langues de vipère appellent :  « supplétifs Wagner ».

    Toujours selon nos radars, ces derniers menaceraient de prendre leurs cliques et leurs claques et de rentrer fissa à Moscou si cela n’est pas fait dans les plus brefs délais ! Ce qui aurait créé une véritable panique chez le généralissime Assimi et ses ouailles. Bref, les nôtres sont acculés, d’où l’idée « géniale »  de la création du Fonds  de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social qui frappe, encore une fois,  les Maliens dans leur  portefeuille déjà vide !

    Les « Fasoden jugu »  commencent d’ores et déjà à diffuser les parades qu’ils  ont trouvées : ils conseillent aux Maliens de passer moins de temps au téléphone ; d’éviter le plus possible les canaux habituels de transferts d’argent, soit en allant remettre le pognon à main propre ou bien en passant par le western union de nos parents Maraka.

    La gestion des fonds générés par les nouvelles taxes est confiée à Koulouba en dehors du budget national ; l’argent sera domicilié non pas au trésor public mais dans une banque commerciale -la BNDA, nous renseigne un de nos radars- (Art. 4 du décret ) et son mode de gestion est décidé par le généralissime Assimi Goïta himself (art. 2) ; le Secrétaire général de la Présidence sera l’ordonnateurs des dépenses (Art. 7)  ; l’argent pourra être dépensé en dehors des procédures des marchés publics selon l’article 12 du décret paru dans le J.O.

    Les « Fasoden  jugu » sont formels : « On demande aux Maliens de payer et de pas s’occuper du reste ! ça sera comme les fonds de solidarité de la transition de 2012-2013 qui ont été d’une opacité criarde, jurent-ils ! »  

    En effet,  les Maliens qui sont ponctionnés n’ont aucun moyen de vérifier  l’utilisation de l’argent généré, surtout lorsqu’il  peut être utilisé dans projets à «  caractère urgent » ou du «  secret défense ». Bref, la porte est grande ouverte pour toutes sortes d’abus  au Maliba des généraux diagnéwati!

  • Pensée du jour :

    Pensée du jour :

    « Si tu savais ce qui se dit derrière ton dos, tu arrêterais de rire avec beaucoup de gens. »

  • Les 7 péchés capitaux des 5 Généraux

    Les 7 péchés capitaux des 5 Généraux

    «Péchés capitaux» ou «vices cardinaux», ils sont au nombre de 7 à l’origine de graves décadences dans la vie des hommes ici-bas. Dans la littérature populaire, il s’agit de la «colère, l’avarice,  l’envie, orgueil, la gourmandise, la luxure et la paresse». Ils vont au-delà et fustigent  plutôt les plus grands défauts humains. Ils sont généralement évoqués pour mettre en évidence la bêtise humaine en général.

    Dans les histoires bibliques et coraniques en l’occurrence . . .

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  • BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Les autorités ghanéennes avaient fini par rétropédaler

    Le Ghana a instauré en mai 2022 une taxe de 1,5% sur les transactions monétaires électroniques dépassant l’équivalent de $13 US. La taxe n’a pas eu l’effet escompté; en janvier 2023, le gouvernement a baissé la taxe à 1%. Une étude universitaire (The impact of electronic levy on mobile money transactions: lessons from Ghana, Paul Takyi, University of Science and Technology, Kumasi, Ghana, July 2024 ) démontre que la taxe électronique a eu un effet réducteur sur les transactions d’argent mobile. Le nombre des transactions a baissé de 24% et la valeur des transactions a baissé de 47%.

  • La controverse de BAMAKO

    La controverse de BAMAKO

    « La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque » cette assertion d’Einstein, reste à nos jours d’actualité. En effet, soixante ans après l’indépendance, les Maliens ne savent plus à quel saint se vouer ! Civils et Militaires se renvoient la responsabilité de l’échec. Les uns et les autres ont alternativement gouverné le pays, puis les édiles ont amalgamé les deux catégories pour présider à leur destinée en procédant par intermittence à des élections chaque fois entachées d’irrégularités diverses, sans jamais parvenir aux résultats escomptés, pis encore, tout l’édifice semble s’affaisser au point d’atteindre un délabrement institutionnel anomique. Les uns et les autres se rejettent la faute, quand dans l’intervalle naquit arme à la main, une troisième catégorie issue de zones irrédentes, résolue à la partition du territoire. La France et dans son sillage, l’Europe et les Nations-Unies s’interposent en installant sur le même périmètre trois armées aux missions différentes. Les pays limitrophes s’embarrassent de cette situation et réagissent différemment mais sans concertation. Les enjeux spatiaux déterminent une organisation velléitaire et ce nomos criminogèneengendre tous les maux obsidionaux. La diversité des intérêts intriqués et la confusion des esprits ( patiemment alimentée et entretenue par une théodoxie salafiste ) dissimulent de sombres desseins aux relents anti-Républicains dans la nostalgie de pratiques esclavagistes et autres archaïsmes, tant qu’on ne peut faire l’économie de la géopolitique ni de la poliorcétique pour démêler l’écheveau et proposer l’amorce d’une sortie de crise. Une tare rédhibitoire, rémanente, est formellement identifiée : la Corruption, et depuis 1992 elle ne cesse de croître telle un chancre mou, elle gangrène l’ensemble du corps social, l’administration, la justice et toute la classe politique. Prébendes, malversations, concussions, fraudes sont devenues des pratiques habituelles. Le bilan des différentes équipes de gouvernement mutatis mutandis, tout le long des soixante années est globalement négatif, avec une détérioration accentuée cette dernière décennie. Le constat d’échec est sans appel, la bonne preuve est que la capitale, Bamako croupit sous les déchets, les eaux usées, les déversements à l’emporte-pièce d’ordures urbaines, les boues et effluents d’égouts, un ensemble constituant plusieurs hots pots de pollution qui acheminent la vermine vers le fleuve Niger. Dans ce temps, la nouvelle des récoltes abondantes de l’orpaillage alors même que son organisation est laissée en déshérence, s’est répandue en ondes concentriques jusque sur les rives de l’Euphrate. La géopolitique commence avec les rivalités d’intérêts, et la guerre n’est que la poursuite d’une politique géographique que la diplomatie échoue à résoudre ex ante. Sur cette scène, deux nouveaux acteurs font une apparition remarquée, ils viennent d’Asie et du Moyen-Orient : la Chine et les pétro-monarchies. Tous les deux souhaitent une nouvelle organisation du commerce mondial mettant un terme aux accords de Bretton-Woods. Quels sont leurs arguments ?

    La Chine offre l’ingénierie financière ainsi que sa maîtrise de l’industrie portuaire, routière, aéroportuaire et ferroviaire avec un marché dynamique d’environ 1,393 milliard de consommateurs ou plus.               

    Les pétro-monarchies proposent des financements, une organisation vectorielle et stratifiée de la société, correspondant à une « restructuration pseudo-moderniste de la féodalité » se résumant à la multiplication des manifestations cultuelles et culturelles.                                                             

    Dans les deux cas, il est illusoire de promener sa sébile, les rivalités d’intérêts dressent les uns contre les autres, cependant que la « toute puissance » américaine contestée, n’a pas la moindre intention d’abdiquer, elle proclame « la liberté et la démocratie » et sous sa bannière toutes les nations signataires des accords de Bretton-Woods se sont rangées.

    La vieille classe politique malienne et les jeunes militaires s’observent depuis leur « casemate » respective, tandis que le « religieux » fourbit ses armes, il a été de tous les combats, son habileté consistant en ses « mea maxima culpa » tout azimut, puis à se ranger du côté des vainqueurs.         Rompu à la dialectique des masses, le religieux sait qu’en chavirant un navire qui cabote offre plus de chance de survie qu’un navire qui prend le large ! Il sait que dans ces occurrences aucune des considérations partisanes, catégorielles ou corporatistes n’est salvifique, seules les compétences sont salvatrices. Les maliennes et les maliens commencent de comprendre qu’ils sont dans un seul et même navire dénommé « MALI » qui vogue depuis 1960 en cabotant. Militaires et civils doivent convenir qu’il siérait de doter le bateau dans lequel ils sont tous embarqués, d’instruments numériques et de géolocalisation pour une navigation hauturière au lieu de chercher vainement un Capitaine idéal, un hypothétique épigone de J. Campbell maitrisant la science du sextant, car en effet, le développement, c’est prendre le grand large, chacun à son poste. Savoir lire l’aire sous la courbe suppose une bonne imprégnation au calcul de l’intégral que tout décideur véritable devrait maîtriser !

    Cette métaphore filée illustre à mon sens la crainte évidente de voir à terme le « vivre ensemble » des maliens aller à vau-l’eau et le navire « MALI » couler à pic, sombrant corps et biens.

    Dr Kamara Souleymane

    Cabinet Auteuil-Passy.

    4, Square Raynouard 75016 Paris                                 

    Tel: 01 45 25 63 48          

  • SYNDICAT NATIONAL DES COMMERCANTS ET CONTRBUABLES DU MALI (SYNADCOM)

    SYNDICAT NATIONAL DES COMMERCANTS ET CONTRBUABLES DU MALI (SYNADCOM)

    Défendre et promouvoir les droits et les intérêts de tous ses membres

    Un nouveau syndicat dénommé syndicat national des commerçants et contribuables du Mali (SYNADCOM) a été officiellement mis sur les fonts baptismaux la semaine dernière dans la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) en présence des autorités administratives et politiques du District de Bamako et des faitières des commerçants.

    On notait la présence d’éminentes personnalités dont les représentants du gouverneur du District de Bamako et du président de la Délégation spéciale de la mairie du District, de la CCIM, des différentes chambres consulaires, des impôts, entre autres

    Un bureau de 130 membres, avec comme Secrétaire général Cheick Oumar Sacko, Samba Siby Trésorier général adjoint et Moussa Sidibé comme Secrétaire administratif a été présenté au public. Les 8 délégations régionales : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, et Kidal, toutes représentées à la présente cérémonie disposent chacune d’un bureau de 43 personnes. Hormis le District de Bamako dont la mise en place du bureau est prévue pour bientôt.

    Selon son Secrétaire général Cheick Oumar Sacko, le SYNADCOM est composé de plus de 60 % des membres fondateurs du Syndicat national des Commerçants détaillants du Mali (SYNACODEM) fondé il y a plus de 20 ans, et qui ne répond plus l’exigence actuelle des commerçants et des contribuables. Aux dires de Sacko, à la création du SYNACODEM ils étaient tous dans le commerce de détail. A ce jour, la plupart d’entre eux sont devenus des industriels, des importateurs et exportateurs, des employeurs, etc.

    C’est pour cette raison qu’ils ont créé  le SYNADCOM pour réunir toutes les catégories de commerçants du Mali aussi bien que des transporteurs et entrepreneurs. Il s’agit en somme d’un regroupement d’hommes et de femmes qui évoluent dans le secteur privé et qui contribuent au développement économique du pays en payant leurs taxes et impôts.

    Il faut signaler que c’est en juillet 2024 que le SYNADCOM a reçu son récépissé, et c’est seulement le mercredi 19 février 2025 que le Syndicat national des commerçants et contribuables du Mali a procédé à son officialisation avec la présentation de son équipe dirigeante aux personnalités de l’administration publique et des faîtières des commerçants.

    A noter que le SYNADCOM a pour crédo “défendre et promouvoir les droits et les intérêts de tous ses membres sans distinction et d’obtenir en particulier une juste rétribution de leurs activités dans des conditions de dignité, de justice”

    M. NIANG

  • AFRO BASKET ANGOLA 2025

    Tous les qualifiés sont connus

    Le tableau de 16 équipes pour le FIBA Afro-Basket 2025 que l’Angola va abriter est maintenant complet après la fin des éliminatoires.

    Le tableau de 16 équipes pour le FIBA Afro-Basket 2025 que l’Angola va abriter est maintenant complet après la fin des éliminatoires. Les 20 équipes nationales ont disputé un total de 59 matches au cours des trois fenêtres de qualification dans six villes africaines.

    Les 20 équipes nationales ont disputé un total de 59 matches au cours des trois fenêtres de qualification dans six villes africaines.

    Les éliminatoires ont commencé par la fenêtre 1 à Monastir, en Tunisie, et au Caire, en Égypte, en février 2024, et se sont poursuivies avec la fenêtre 2 à Dakar, au Sénégal, avant les dernières étapes ce mois-ci à Antananarivo, Rabat et Tripoli.

    Sur les 20 équipes nationales qui ont participé aux éliminatoires, la République centrafricaine, le Gabon, le Kenya et le Maroc ont été éliminés, tandis que les 16 autres équipes se sont qualifiées pour la phase finale, qui se tiendra en Angola du 12 au 24 août.

    Le dimanche 23 février, la Guinée et le Rwanda ont obtenu les deux derniers billets pour le tournoi africain de cette année.

    La liste complète des équipes qualifiées pour le FIBA AfroBasket 2025 est la suivante :

    Angola, Cameroun,  Cap-Vert,  Côte d’Ivoire,  République démocratique du Congo,  Égypte,  Guinée,  Libye,  Madagascar,  Mali,  Nigeria,  Rwanda,  Sénégal,  Sud Soudan, Tunisie,  Ouganda.

  • Les FAMA dans le dispositif de l’AES

    Les FAMA dans le dispositif de l’AES

    La création d’une force conjointe de l’AES il y a peu reflète l’insuffisance des structures nationales pour lutter contre un ennemi hybride et mobile. Cependant chaque nation de l’ensemble AES connait des trajectoires militaires spécifiques et se trouve engagée dans des coopérations extérieures qui n’ont pas la même intensité. Des trois armées, celle de Bamako partage depuis 1961 une collaboration militaire intense en termes de fournitures et de formation avec l’URSS. Moussa Traoré plus orienté vers l’Occident ne fera rien pour moderniser les forces de défense qui vont conserver les modes et les matériels de combat hérités du pari de Modibo Keita.

    La création d’une force conjointe de l’AES il y a peu reflète l’insuffisance des structures nationales pour lutter contre un ennemi hybride et mobile. Cependant chaque nation de l’ensemble AES connait des trajectoires militaires spécifiques et se trouve engagée dans des coopérations extérieures qui n’ont pas la même intensité. Des trois armées, celle de Bamako partage depuis 1961 une collaboration militaire intense en termes de fournitures et de formation avec l’URSS. Moussa Traoré plus orienté vers l’Occident ne fera rien pour moderniser les forces de défense qui vont conserver les modes et les matériels de combat hérités du pari de Modibo Keita.

    De la paix à la guerre civile

    Avec les attaques d’une coalition de groupes armés dissidents au nord du pays en 2012 et des dissensions internes l’armée a subi un choc. Elle en est ressortie en partie débarrassée de son héritage de nombre d’opérations de maintien de la paix en Afrique et dans le reste du monde :

    • Congo, Zaïre, puis République démocratique du Congo (1960-1964 et depuis 1990 au compte de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo),
    • Libéria en 1990,
    •  Sierra Leone en 1997,
    • Angola(1993 -1998),
    • Haïti (2004), etc.

    La France avec le projet RECAMP a voulu faire des soldats maliens des champions de la paix et de la démocratie en faisant semblant d’ignorer les nombreuses menaces endogènes et exogènes pesant sur le pays. Le résultat a été l’incapacité des FAMA à défendre et la paix et la démocratie. Son véritable défi que ni l’UE ni l’OTAN ne l’ont aidé à relever était de devenir une force capable de se battre sur plusieurs fronts et avec des ennemis aux tactiques diverses.

    Aujourd’hui on trouve des inflexions très nettes de l’armée malienne qui se trouve aux premiers rangs pour la conservation de l’unité et de l’intégrité de la nation. L’armée malienne ou les Forces Armées du Mali ont connu une nette transformation organisationnelle et matérielle de 2021 à 2024 sous l’impulsion de son chef d’État-major Oumar Diarra. L’équipement en drones, en avions, chars et véhicules de transport a été fourni par la Chine, la Russie, la Turquie et les Émirats Arabes Unis. Les dépenses militaires annuelles qui incluent la direction générale de la gendarmerie nationale (DGDN), l’armé de l’air et la garde nationale du Mali (GNM) s’élèvent à 600 millions US $. Certaines estimations parlent d’un effectif de 55 000 hommes. On peut penser qu’il se ventile en 35 000 hommes pour les FAMA et la DGGN dont une partie seulement est opérationnelle et 10 000 hommes pour la GNM. Cela correspond à une force de frappe lors de batailles semi-conventionnelles qui s’avère dissuasive, d’autant plus avec l’appui de l’Africa Corps. Ce que ni la MINUSMA ni les forces françaises et européennes n’avaient pu faire, les FAMA sont parvenues à l’accomplir en partie. Cependant le combat n’est pas gagné tant les adversaires sont enracinés dans l’économie illicite et jouent sur des répertoires idéologiques combinés et successifs.

    A qui s’opposent les FAMA ?

    On peut citer, comme adversaires des unités de combat maliennes, Ansar al-Din composée majoritairement de Touaregs de Kidal, la (Katiba Macina où l’on trouve surtout des Rimaybe, un sous-groupe Peul de caste subordonnée, ), Al Mourabitoun, plus composite dans l’origine de ses membres venus du Mouvement pour le Djihâd en Afrique de l’Ouest (MUJAO), mais où Bella (des anciens esclaves des Touaregs, Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) avec de nombreux Peuls et Touaregs,  le JNIM pour sa part est devenu une puissance économique avec l’imposition de taxes, le vol de bétail et les trafics de la drogue aux personnes en passant par les cigarettes et où s’activent des Arabes du Tilemsi et de Gao. Le chercheur Alain Antil fait remonter aux années 2010 l’affirmation de ces activistes dans le trafic de cocaïne : « Il semble que l’économie de la cocaïne au Nord du Mali était principalement aux mains des Lamhar (ou Arabes du Tilemsi), et les Imghad. Grâce à l’argent de la drogue, ces communautés ont pu acheter des armes et renforcer des milices dirigées.  

    Le système de défense et le dispositif de combat malien doit donc faire face à une violence structurelle ancienne et s’exerçant sur plusieurs registres. Il s’avère donc plus exposé que ses partenaires de l’AES à des ennemis ayant engrangé des ressources financières, déployé à travers des réseaux nationaux et internationaux et susceptibles de se joindre entre eux pour certains coups névralgiques comme il y a peu à l’aéroport de Bamako.

    La doctrine islamique des groupes armés sur le terrain malien est plastique. Après l’instauration de l’émirat islamique de l’Azawad en 2012-2013 et son impasse , le JNIM opte pour une plus grande insertion dans le milieu local avec un respect de façade pour les chefs traditionnels. Cela a permis des implantations à Nampala, Ségou, et dans des villages proches de Mopti. Cela se nomme la stratégie graduelle du Djihad. Avec un certain ménagement d’Israel et des Etats-Unis dans les déclaration publiques. Le plus notable de ces acteurs soucieux de mêler à la terreur un peu de couleur locale reste Iyad Ag Ghaly, à la fois se réclamant des Touaregs et d’Al Quaïda. Le rôle de fédérateur et d’idéologue d’Ag Ghaly est ancien en plaidant pour une structure faitière comme le Jama’at Nasr al-Islam wal Muslimin (JNIM). Il y a subordonné Ansar Dine et le Front de Libération du Macina, Al Mourabitoun et AQMI.

    Le durcissement de la guerre ?


    La fragmentation des théâtres d’opérations, la guerre hybride et les associations conjoncturelles des groupes armés non étatiques demandaient à l’armée nationale de renouveler ses méthodes et ses vecteurs. Cela passait par un renforcement aérien permis avec l’acquisition de dizaines d’avions de chasse, d’hélicoptères, d’avions de transport, de radars et autres drones (notamment fournis par les Russes). Comme ses pairs de l’AES, Bamako a choisi les drone Bayraktar de type TB2

    d’élites.

    Mais il ne faut pas passer sous silence le discret mais efficace soutien chinois. Avec ses sociétés militaires privées Pékin peut assurer la propre sécurité de ses intérêts économiques et de ses ressortissants. Les informations satellitaires sont partagées avec le Mali et une partie du matériel logistique est remis aux FAMA. Ses compagnies de sécurité privée chinoises au Mali avec l’AES pourront plus facilement intervenir auprès de leurs homologues affectés aux installations pétrolières de la coopération entre le Niger et la Chine. L’Intelligence Artificielle sera déterminante de plus en plus dans la conduite de la guerre. Les capacités de la Chine dans cette technologie est au menu des échanges entre le Mali et Pékin.

    La Russie à travers la combinaison de Wagner et de l’Africa Corps détient les fils d’une coordination militaire sur les fronts des trois pays de l’AES.  L’Africa Corps a pris le relais de Wagner en conservant une partie de ses hommes, en tolérant la poursuite des activités économiques antérieures et en transformant son capital d’expériences dans les opérations. L’Africa Corps s’efforce de ne pas répéter les exactions contre les civils de Wagner et rende compte directement à Moscou de l’évolution de la situation.

    Cependant les troupes maliennes et leurs partenaires du Niger et du Faso savent qu’il ne faut escompter la montée en puissance de l’Africa Corps. La guerre en Ukraine mobilise les forces de l’ex Wagner. Et la protection des bases aériennes stratégiques en Libye garde la priorité de l’affectation des experts et des combattants aguerris de l’Africa Corps. Après des succès remportés auprès d’Haftar quelques centaines d’hommes de l’Africa Corps ont gagné la partie nord du Niger mais on ne signale pas de déploiement au Mali. On compte une centaine d’hommes de cette société militaire au Burkina mais ils ne semblent pas se battre au côté de l’armée du Faso. Ils seraient plutôt affectés à la mine d’or de Nordgold détenue par le puissant oligarque Alexey Mordashov.

    L’Africa Corps malgré le tapage fait autour de sa présence ne dispose pas dans l’AES d’une capacité décisive. Il peut partager des informations et des renseignements que les services russes parviennent à collecter. Mais il a cessé après la prise de Kidal de compter comme un soutien efficace des FAMA. Sa seule présence dissuade d’autres forces étrangères de vouloir s’implanter.

    La Russie doit jouer la carte du fournisseur décisif d’équipements militaires avec une chaine logistique assez bien établie à partir de Conakry et de la Libye. Le Monde signale ainsi le 24 janvier 2025 que la Russie livre des dizaines de chars et de blindés au Mali et réorganise son dispositif militaire en Afrique[1].  Des hélicoptères Mil de combat et de transport de troupe, ainsi que des avions de chasse Sukhoï ou L-39, avaient déjà été livrés aux autorités maliennes début 2023, mais pas autant de véhicules militaires. Les FAMA vont disposer de plus d’une centaine d’engins, dont des blindés de combat BMP-3, des blindés de transport de troupes BTR-82 ou encore des blindés sanitaires « Linza ».

    Il est fort probable qu’une bonne partie de ce matériel n’a pas été exhibée lors du défilé de la fête de l’Armée ;

    Olivier Vallée


    [1] https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/24/au-mali-la-russie-procede-a-une-importante-livraison-de-blindes-et-reorganise-son-dispositif-militaire_6514120_3210.html

  • Article sans titre 7118

    INSOLITE

    En 1961, la police a arrêté trois personnes masquées et portant des armes automatiques ! Lors de l’enquête, il s’est avéré que les trois voulaient filmer une scène simple pour convaincre une société de production de leurs talents d’acteurs ! La police a fixé une caution de 2 000 dollars pour chacun d’eux, mais deux ont été libérés tandis qu’un est resté…

    La personne qui est restée en prison n’avait personne pour payer les 2 000 dollars de sa . . .

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  • ELIMINATOIRES CAN FEMININE 2026

    ELIMINATOIRES CAN FEMININE 2026

    Les qualifiées pour le second tour sont connues

    Du 19 au 26 février 2025, les matchs du premier tour des éliminatoires de la CAN Féminine 2026 ont été disputés. Au terme de ces différentes rencontres, 15 sélections ont validé leur qualification pour le second et dernier tour.

    15 équipes qualifiées au second tour des éliminatoires de la CAN Féminine 2026.

    Les équipes qualifiées pour le dernier tour

    Le suspense était entier dans certains matchs. L’Ethiopie a fait son retard du match aller sur l’Ouganda et s’est imposée (2-0). A l’issue des tirs aux buts, la sélection éthiopienne a validé sa qualification (5-4).

    Le Kenya a fait tomber la Tunisie dès le premier tour des éliminatoires ce mercredi. Après 0-0 à l’aller, les Tunisiennes ont été battues (1-0) à Sousse, à domicile. Pas de CAN Féminine 2026 pour l’équipe nationale de Tunisie.

    A domicile, le Cap-Vert a composté son billet pour le second tour. Au Nacional Estadio de Praia, la sélection cap-verdienne a écarté la Guinée suite à sa victoire (4-1). Au match aller, les deux équipes se sont séparées sur un score paritaire de 2 buts partout.

    Le Togo, l’Algérie et le Mali se sont qualifiés sans peine au 2e tour après avoir surclassé respectivement Djibouti, le Soudan du Sud et le Gabon. Le Sénégal est passé directement au dernier tour sans jouer après le forfait du Tchad.

    Gambie, Bénin, Égypte, Mali, Algérie, Éthiopie, Namibie, Kenya, Angola, Burkina Faso, RDC, Togo, Sénégal passent au dernier tour qualificatif pour la CAN Féminine 2026.

    Tous les résultats des matchs retour du premier tour

    Gambie 2-1 Niger (4-1 sur l’ensemble des deux matchs)

    Sierra Leone 1-3 Bénin (2-5)

    Égypte 2-2 Rwanda (3-2)

    Mali 4-1 Gabon (10-1)

    Algérie 3-0 Soudan du Sud (8-0)

    Éthiopie 2-0 Ouganda (2-2 sur l’ensemble des deux matchs, qualification Ethiopie dans les tirs aux buts 5-4)

    Namibie 1-0 Eswatini (4-0 )

    Tunisie 0-1 Kenya (0-1)

    Zimbabwe 2-1 Angola (3-3 sur l’ensemble des deux matchs, victoire Angola dans les tirs aux buts 5-4)

    Burkina Faso 4-1 Burundi (5-1)

    RDC 0-0 Botswana (2-0)

    Togo 5-0 Djibouti (10-0)

    Cap-Vert 4-1 Guinée (6-3)

    Guinée Équatoriale 1-1 Tanzanie (2-4)

    Les combinaisons au dernier tour des éliminatoires de la CAN Féminine 2026

    Le deuxième tour aura lieu du 20 au 28 octobre 2025. Après les matchs du premier tour des éliminatoires et les différentes qualifiés, les combinaisons au second tour sont désormais connues. Il y aura quelques chocs à ne pas rater. Entre autres RDC – Afrique du Sud, Algérie – Cameroun, Sénégal – Côte d’Ivoire.

    Le Bénin, après avoir sorti la Sierra Leone au premier tour va défier le grand Nigeria. Les Amazones, pour accéder à la CAN Féminine 2026, doivent créer la sensation en écartant les Super Falcons. La tâche s’annonce difficile pour Aude Gbedjissi et ses coéquipières.

    Angola – Malawi

    RDC – Afrique du Sud

    Tanzanie – Ethiopie

    Namibie – Zambie

    Burkina Faso – Togo

    Algérie – Cameroun

    Egypte – Ghana

    Kenya – Gambie

    Bénin – Nigeria

    Cap-Vert – Mali

    Sénégal – Côte d’ivoire

    M.NIANG

  • AFFAIRE MINISTÈRE PUBLIC VS KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    AFFAIRE MINISTÈRE PUBLIC VS KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    4 ans après le mandat d’arrêt lancé contre Karim Kéïta et la mise sous mandat dépôt du général Moussa Diawara, le généralissime Assimi Goïta, les généraux N’Diaw, Camara et Wagué tentent de sauver le soldat Karim Kéïta

    29 janvier 2016-29 janvier 2025, voilà neuf (9) ans que notre collègue et confrère Birama Touré a rendu l’âme dans cellule N°4 de la Direction Générale de Sécurité d’État commun . . .

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  • AFFAIRE BIRAMA TOURÉ

    AFFAIRE BIRAMA TOURÉ

     Depuis plus de 2 ans, le Trésor américain qui a accusé  Karim Kéïta d’avoir organisé l’enlèvement, la torture et le meurtre de Birama Touré, attend toujours la version des faits que ce dernier avait promise

    Le 9 décembre 2022, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor des Etats-Unis, lors de la commémoration de la Journée internationale de lutte contre la corruption et de la Journée des droits de l’homme, sanctionnait un large éventail de plus de 40 personnes dont le sulfureux Karim Kéïta que le Trésor américain accuse d’avoir détourné des fonds publics et reçu des pots-de-vin pour favoriser l’attribution de contrats à certaines entreprises. Le Trésor a décidé de le sanctionner – gel des avoirs, interdiction de se rendre aux États-Unis –  d’abord pour des soupçons de corruption liés aux affaires de l’achat de l’avion présidentiel et des contrats d’équipements militaires surfacturés datant de 2014. Last and not lease, le Trésor américain accuse Karim Kéïta d’avoir organisé l’enlèvement, la torture et l’assassinat du notre collègue et confrère Birama Touré

    « Je tiens à réaffirmer mon innocence », avait déclaré Karim Keïta dans un communiqué datant du mercredi 14 décembre 2022. Il y dénonçait « des procédures à finalités politiques évidentes », un « lynchage » organisé par « des médias instrumentalisés » et le non-respect de la présomption d’innocence dont il devrait bénéficier « jusqu’à ce que la preuve contraire soit apportée. »

    Ce dernier à travers ses avocats avaient promis d’apporter les preuves de son innocence Mais voilà bientôt 27 longs mois que le Trésor américain qui a gelé ses avoirs et l’interdit de se rendre aux Etats-Unis attend sa version des faits. Comme des millions de Maliens. Mais en vain.

    Ce communiqué du Trésor américain qui vient corroborer les enquêtes du site « Africa Kibaru » et  des journaux « Le Pays », « Le Matinal » et « Le Sphinx », se base sur des faits vérifiés à plusieurs niveaux par les agents du renseignement américain a été reçu par Karim Kéïta, ses parents et ses aficionados comme un coup de massue dont ils ne se sont jamais relevés

    Dans son communiqué, le  Trésor américain, dit «  avoir pris au cours de l’année 2021 de nombreuses mesures pour promouvoir la responsabilité́ des auteurs de violations des droits de l’homme et des acteurs corrompus à travers le monde, y compris des sanctions contre des dizaines d’individus et d’entités « Les acteurs corrompus et les auteurs de violations des droits de l’homme s’appuient tous deux sur les lacunes du système financier international pour mener leurs activités », a déclaré́ le sous-secrétaire au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, Brian E. Nelson.

     « Au cours de l’année 2021, renseignait le communiqué, « le Trésor américain a fait de la lutte contre la corruption et les graves atteintes aux droits humains une priorité́ absolue, notamment par le recours à des sanctions financières et la résolution des vulnérabilités des systèmes financiers américain et international. En exposant le comportement flagrant de ces acteurs, nous pouvons contribuer à perturber leurs activités, à démanteler leurs réseaux et à les priver de ressources. »

    Assassinat de Birama Touré

    Dans le même communiqué , le Trésor américain précisait que « Karim Keita est le fils de l’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keita et l’ancien président de la Commission de Sécurité́ et de Défense de l’Assemblée nationale du Mali. Qu’il supervisait  les dépenses de la Défense du Mali de février 2014 à août 2020, lorsque l’armée a renversé́ son père. » Toujours selon le même communiqué, «  Keita aurait utilisé́ sa position pour recevoir des pots-de-vin, attribuer des contrats à des affilies qui lui ont ensuite versé des pots-de-vin et détourner des fonds publics en surpayant des contrats de matériel. Par l’intermédiaire de son père, Karim Keita se serait arrangé pour retirer de leurs fonctions les fonctionnaires qui ne soutenaient pas sa corruption. Qu’il a également ostensiblement organisé des pots-de-vin pour soutenir la réélection de son père. Après l’éviction de son père, Keita s’est enfui en Côte d’Ivoire, où il occupe le poste de PDG de Konijane Strategic Marketing.. L’OFAC désigne Karim Keita conformément à l’EO 13818 comme entant une personne étrangère qui est un fonctionnaire actuel ou ancien du gouvernement, ou une personne agissant pour ou au nom d’un tel fonctionnaire, qui est responsable ou est complice de, ou s’est directement ou indirectement engagé dans la corruption, y compris le détournement de biens de l’État, l’expropriation de biens prives à des fins personnelles, la corruption liée à des contrats gouvernementaux ou à l’extraction de ressources naturelles, ou les pots-de-vin. L’OFAC désigne également Konijane Strategic Marketing, basé en Côte  d’Ivoire, comme étant détenu ou contrôlé par Karim Keita. Séparément, Karim Keita est également accusé d’avoir organisé́ l’enlèvement, la torture et le meurtre apparent de Birama Touré, un journaliste qui enquêtait sur l’implication de Keita dans la corruption. Plusieurs témoins affirment avoir vu Touré dans une prison gérée par les services de renseignement maliens avec des signes clairs d’avoir été brutalement torturé. Au moins un témoin a affirmé́ avoir vu le corps apparemment sans vie de Touré retiré de la prison en présence de Karim Keita. Ce dernier aurait fait pression sur un avocat pour qu’il ne prenne pas en charge le cas de Touré, tandis qu’un autre témoin a affirmé́ que Touré lui avait dit en prison qu’il a été arrêté́ sur les ordres de Keita. ( C’est nous qui soulignons, Ndlr)

    A.D ( source : Office of Foreign Assets Control (OFAC)

  • AFFAIRE KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    AFFAIRE KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    Pour avoir insisté à écouter à quatre reprises le colonel Cheick Oumar N’Diaye et les tortionnaires de Birama Touré, le ministre Kassogué mute le juge d’instruction Mohamed Saïdou Séne à… Kimparana

    Il s’appelle Mohamed Saïdou Séne, précédemment juge d’Instruction du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI. Il est nommé juge à compétence étendue de Kimparana.

    Le saviez-vous? C’est lui qui a demandé à quatre reprises que les colonels Cheick Oumar N’Diaye, Ousmane Camara dit Omani et les tortionnaires de Birama  lui soient confiés. Quatre demandes de mise à disposition qui sont restées sans suite. Non content de refuser ses  demandes insistantes, on  l’a écarté définitivement  du dossier !

    Le juge d’instruction Mohamed Saïdou Séne du tribunal de grande instance de la commune IV qui s’occupait de l’affaire d’enlèvement, de séquestration, de tortures de notre collègue et confrère Birama Touré a été muté comme juge à compétence étendue à Kimparana.  Le seul crime qu’il a commis c’est d’avoir refusé d’obéir aux injonctions du ministre  de la justice Mahamoudou Kassogué. Il a envoyé à ce dernier quatre demandes de mise à disposition des colonels Cheick Oumar N’Diaye et Ousmane Camara dit Oman , du commandant Cheick Tidiane Diarra, Seydou Dionsa et du tortionnaire en chef de la S.E qui a pris en charge  de Birama Touré, à savoir : Aboubacar Koné dit Abacha, et de ses agents aux fins de les écouter et de les mettre sous mandat de dépôt. Toutes ces quatre demandes de mise à disposition sont restées sans suite. Aucune réponse n’est aussi venue ni du ministre de la justice, Kassogué ni du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le désormais général Sadio Camara,  qui a pourtant donné son accord pour écouter l’ancien directeur de la Sécurité d’État, le général multimilliardaire Moussa Diawara qui a été mis sous mandat de dépôt par le doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de la commune IV, Sidi Abdine Maïga depuis le 29 juillet 2021. Selon nos radars, depuis quelque  mois,  l’ex-directeur de la Sécurité d’État passe le plus clair de son temps chez lui à la maison qu’au Camp I où il est censé être détenu.

    Toujours selon les mêmes radars, le juge Séne après s’est finalement rendu compte que l’alibi inventé par le colonel N’Diaye qui vient d’être renvoyé du ministère de la Défense et des Anciens combattants, ne tenait pas la route aurait demandé,  pour simplifier les choses, à ce dernier de prouver qu’il était à Paris le vendredi 29 janvier 2016, le jour où Birama Touré a disparu. Ce que ce dernier n’a pas pu. Il lui aurait ensuite demandé de prouver qu’il n’était pas à Bamako ce même jour. Ce qu’il n’a pas pu démontrer non plus. Pour battre en brèche son alibi-bidon, le juge Séne aurait sollicité la Police aux frontières de l’Aéroport international Modibo Kéïta de Bamako-Sénou où on lui fait savoir que le colonel Cheick Oumar N’Diaye après être rentré à Bamako était bel et bien au Mali à la date indiquée. Le colonel N’Diaye informé de la réponse de la Police aux Frontières, avec l’arrogance qui le caractérise, aurait tout simplement répondu : « l’Aéroport  Bamako-Sénou n’est pas la seule voie de sortie  du Mali »

    Pourquoi, le ministre de la justice, garde des Sceaux et des droits de l’Homme Mamoudou Kassogué protège-t-il ces personnes qui sont présumées avoir jouer un rôle important dans la mort de Birama Touré dans les geôles de la sécurité d’État ? Pourquoi le ministre Kassogué veut-il étouffer à jamais l’Affaire Birama Touré ? La réponse est maintenant limpide comme l’eau de roche : il obéît aux ordres du généralissime Assimi Goîta et ceux des désormais  généraux Malick N’Diaw, Sadio Camara.

    Ce qui se passe dans cette affaire Birama Touré n’honore pas la justice qui continue aujourd’hui d’être la plaie puante de la Transition malienne malgré la « rectification » intervenue le 24 mai 2021 qui avait  suscité tant d’espoirs pour l’avènement d’un Mali-Kura qu’avaient  promis le nouveau chef d’État, Assimi Goïta et son Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.  Ce deuxième coup d’État remettait en cause les orientations du premier  qui -c’est désormais un secret de Polichinelle-  a été fomenté par le général Moussa Diawara pour écarter le M5 RFP – le grand mouvement populaire qui bouta le régime corrompu et criminel d’Ibrahim Boubacar Kéîta- hors du de la gestion des affaires.

    Comment peut-on muter un magistrat de 2ème grade, 1er groupe , 3ème échelon précédemment juge d’instruction à Bamako comme juge à compétence étendue à Kimparana, un fief bourré de terroristes ? Est-ce pour le réduire à jamais au silence ? Est-ce pour le jeter en pâture afin qu’il devienne à jamais la victime d’une attaque terroriste organisée ? Ce sont là les questions que se posent beaucoup de ses collègues magistrats que « Le Sphinx » a  interrogés à la suite du grand mouvement intervenu dans le monde de la justice malienne ; un mouvement qu’ils jugent d’ailleurs « à forte connotation partisane » (sic). On aurait voulu éliminer le juge Sène au propre comme au figuré, on ne s’y aurait pas pris autrement.

    Flash-back 

    Le nom de Karim Kéïta évoqué par le capitaine Ballo

    Contrairement à ce qui est dit, Dramé, le dirpub du « Sphinx » n’a pas été le premier à citer le nom de Karim Kéïta dans la disparition de Birama Touré. Lors de son audition au camp I de la gendarmerie nationale, le capitaine Ballo, l’officier  qui était chargé de l’enquête lui a dit exactement ceci:

    – M. Dramé, le nom de Karim Kéîta est cité dans cette affaire

    Dramé : C’est ma première nouvelle

    Qu’en pensez-vous ?

    – Je n’en pense rien du tout. Nous avons dit que dans cette affaire, nous n’excluons aucune hypothèse. Nous sommes un journal d’investigation, naturellement nous avons beaucoup d’ennemis. Quand nous annoncions la disparition de Birama Touré, c’est Karim Kéïta qui était à la Une de notre journal. Il se baladait dans un jet privé. Je lui ai personnellement demandé s’il avait acheté un avion, il m’a dit :non !

    – Est-ce qu’il l’a loué ? il a dit : non !

    – Est-ce qu’il l’a emprunté, il a également répondu : non !

    Il se pourrait qu’en voyant sa photo à la Une à côté de celle de Birama, comme nous sommes dans un pays à fort taux d’analphabétisme, que certains aient fait l’amalgame.  Mais en tout état de cause, interrogez Karim Kéïta lui-même, je ne pense pas qu’il va vous opposer son immunité parlementaire pour refuser de répondre à vos questions.

    Ce passage a été tronqué dans notre déposition. Au lieu : « …Il se pourrait que certains aient fait l’amalgame » on peut y lire de : « La seule chose qui mérite d’être soulignée par rapport à la publication concerne le numéro (parution du 05 février 2016) de mon journal dans lequel j’ai parlé de l’avion de Karim Kéïta (fils du président de la République) En haut de la page, il y a un bandeau sur lequel il y a la photo de Birama et l’annonce de sa disparition. Certains ont pensé que c’est Birama qui a fait l’article, ils ont fait l’amalgame. Je ne sais pas qui peut en vouloir à Birama ».

    Ce passage tronqué, nous l’avons su quand Le Sphinx a  pu mettre ses longues ailes sur le rapport fait par les pandores, en la circonstance, avant notre exil parisien. La falsification est manifeste, puisque le jargon utilisé n’est pas celui des journalistes.

    Le fameux rapport des gendarmes dont les fadettes ont été également caviardées a conclu à une disparition volontaire de Birama Touré comme l’affirmeront dans un post signé« Les Amis de Katio » en l’occurrence Karim Kéïta himself certainement dans les secrets de Dieu : Deux ans, jour pour jour, après la disparition de Birama, il affirme que ce dernier se trouve à Dakar où on peut le voir à la place des dockers au port de Dakar et qu’il est en contact permanant avec les membres de sa famille.

    Comment la défense du général Moussa Diawara a pris l’eau de toutes parts

    « Le Sphinx » a observé depuis un certain temps un silence qui lui a été imposé par ses avocats pour ne pas entraver la plainte déposée en France contre X pour enlèvement, séquestration, tortures et assassinat de Birama Touré,  plainte introduite par un  de ses neveux  résident en France dont les tribunaux sont compétents en la matière. La procédure pénale dans le droit français est très délicate, toute pièce évoquée lors de l’enquête peut être retirée par le juge. D’où notre silence. C’est d’ailleurs cette plainte introduite en France contre laquelle le presqu’octogénaire conseiller de Boubèye aujourd’hui décédé s’est battu, allant jusqu’à nous appeler de Bamako pour nous dire que : « La famille Touré a opté pour la justice malienne ». Ce qui était un mensonge éhonté de sa part.

    Coincées par les révélations du site Africa Kibaru puis des journaux « Le Matinal », « Le Pays»  d’abord,  puis du Sphinx ensuite, la stratégie adoptée par les autorités sous le régime corrompu et criminel d’IBK a été et demeure de nier la présence même de Birama Touré dans les locaux de la Sécurité d’État. C’est ainsi qu’elles décidèrent d’antidater le départ des tortionnaires de Birama Touré de la SE qui furent convoqués après les révélations du Sphinx et d ‘Africa Kibaru par leur hiérarchie pour accorder leurs violons dans le cas où.

    En effet, après le décès de Birama Touré, Aboubacar Koné dit Abacha, Moussa Samaké dit Dri Le Tueur et Lassine Fatakara Coulibaly ont été mutés respectivement aux entrepôts maliens d’Abidjan, Lomé et Dakar. Les colonels Cheick Oumar N’Diaye et Ousmane Camara dit Omani furent chassés et reversés  à leur corps d’origine : la gendarmerie,  par le général Moussa Diawara. Ils ont tous bénéficié d’un logement social grâce à l’intervention de leur mentor Karim Kéïta.

    Le colonel N’Diaye sera bombardé par la suite commandant de Légion de gendarmerie de Ségou en novembre 2017 après une forte pression sur son ami et complice Karim Kéïta avec lequel il prétend pourtant n’entretenir aucune relation malgré le pick-up de marque Toyota de couleur blanche double cabine que ce dernier  lui a offert. Et les soirées de beuverie qu’ils faisaient ensemble au Bla-Bla d’où serait partie toute cette horrible affaire, selon une de nos sources..

    On se souvient que le colonel N’Diaye avait prétendu après la parution de l’article du talentueux journaliste Vincent Hugeux, n’avoir pas pris au sérieux les accusations gravissimes du Sphinx. Il pensait tout simplement que le journal prêchait le faux pour connaître le vrai ! Karim Kéïta intentera d’ailleurs un procès contre notre confrère français qu’il perdra lamentablement.

    Et pour se conformer au plan machiavélique concocté par Boubèye qui a été nommé Premier ministre,  entre autres, pour étouffer à jamais  l’affaire Birama Touré, Cheick Oumar N’Diaye proclama urbi et orbi qu’il était à l’école de guerre à Paris le 29 janvier 2016 ce qui s’avérera être un gros canular par la suite !

    Quant au colonel Ousmane Camara dit Omani, qui a interrogé Birama Touré à son arrivée à la SE en présence du  même colonel N’Diaye, il sera muté à Paris après avoir attendu plus de quatre mois la délivrance de son visa. Les autorités françaises qui avaient des coopérants à la S.E au moment des faits, étaient-elles au parfum de la mort de Birama Touré ? Un de nos radars affirme que oui !

    Pour le général Moussa Diawara tout ce que les journaux (Le Matinal, Le Pays, le site Africa Kibaru, Le Sphinx) ont écrit n’est que pur mensonge. Le militaire et le policier qui ont prétendu avoir vu Birama Touré lors de sa détention ne sont jamais revenus à la S.E après leur évasion du Camp I et leur extradition par les autorités guinéennes depuis Conakry où ils étaient partis se cacher.  L’un d’eux, en l’occurrence, le colonel Abdoulaye Maïga qui avait pourtant filé le tuyau au journal « Le Pays » pendant sa détention à la MCA jura non seulement n’avoir jamais entendu parler de Birama Touré lors de sa première détention à la S.E mais aussi n’être jamais revenu au « Camp Boiro malien » après leur séjour guinéen. Il sera, lui aussi, inculpé pour complicité d’enlèvement, séquestration, torture  et mis sous mandat de dépôt à la MCA puis sous contrôle judiciaire. Sa femme qui a des atomes crochus avec un de ses geôliers, en l’occurrence le colonel N’Diaye, servit de relais. Son compagnon d’infortune, qu’il a d’ailleurs essayé de retourner, un homme digne qui fait partie d’une espèce rare au Mali, reconnut devant le juge d’instruction Sidi Abdine Maïga avoir partagé la cellule avec Birama Touré. Mieux, lors d’un changement de cellule comme c’est la routine à la S.E, ses geôliers lui mirent la même cagoule que Birama Touré portait pour le faire sortir de la cellule où ils venaient de mettre ce dernier pour une autre.

    Les 4 heures de supplique du général Diawara

    Le général Moussa Diawara informé de  sa demande de  mise à disposition introduite par le Procureur Touré  a supplié pendant plus de 4 heures d’horloge, en vain, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Sadio Camara, de ne pas donner suite à celle-ci.

    Une fois devant le doyen des juges d’instruction, Sidi Abdine Maïga, il décida d’opter pour le déni intégral. Mais malheureusement pour lui, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance, Idrissa Hamidou Touré et le doyen des juges d’instruction du même tribunal, Sidi Abdine Maïga ont abattu un travail extraordinaire. Ils sont parvenus à écouter une vingtaine de témoins parmi lesquels des agents de la Sécurité d’État et la personne dans les bras de qui Birama Touré a rendu l’âme dans la cellule N°4 dudit service.

    Appelé une seconde fois pour confirmer ses propos, le général Moussa Diawara réitéra ses salades qui n’étaient pas de saison. Mais contrairement à ce qu’il pensait, il sera mis sous mandat de dépôt par le juge Maïga qui lui notifia les dépositions de ses ex-agents qui disaient tout le contraire de ce qu’il soutenait mordicus.

    Oui : Birama Touré a été détenu et est bel et bien mort à la Sécurité d’État. Oui : le policier et le militaire ont été détenus deux fois dans les geôles de la S.E et ont bel et bien vu Birama Touré lors de leur second séjour.

    Birama Touré est mort dans mes bras

    Le témoignage du codétenu entre les bras de qui Birama Touré a rendu son dernier souffle est édifiant. Ce dernier, appelons-le Madou, était détenu à la S.E où on l’avait transformé en mouchard. On l’introduisait dans différentes cellules comme détenu afin de recueillir les confidences des autres détenus et les transmettre à leurs geôliers ; En retour, il avait droit à la bonne nourriture, quelques subsides et à l’air libre pendant plusieurs heures de la journée.

    Son témoignage remonte à novembre 2021. Interrogé sur PV, par le juge d’instruction et le Procureur, il réaffirma que Birama Touré est décédé dans ses bras ; qu’il a aussitôt frappé lourdement la porte de la cellule N° 4 en criant fort pour demander de l’aide. Toujours selon lui, le lendemain de son décès, le corps de Birama Touré enroulé dans un sac de riz de 100 kg en nylon se trouvait à l’arrière du pick-up de marque Toyota double cabine appartenant au colonel N’Diaye. Celui-là même que Karim Kéïta lui a offert.

    Étaient présents ce jour-là outre le général Moussa Diawara, les colonels Cheick Oumar N’Diaye et Ousmane Camara dit Omani, le (des)honorable Karim Kéïta , président de la Commission Défense et Sécurité et non moins fils du président de la République, Aboubacar Koné dit Abacha. Étaient également présents, tenez-vous bien deux journalistes : Ibrahim Famakan Coulibaly, Président de l’Union des journalistes de l’Afrique de l’ouest (UJAO) qui servait de collaborateur au général Moussa Diawara et Makan Koné, chargé de communication à la Primature alors dirigée par Modibo Kéîta. Les deux journalistes avaient été appelés par le général Diawara afin de trouver la bonne formule pour annoncer le décès de Birama Touré à leurs confrères.

    Finalement, le général Moussa Diawara  se ravisa en leur disant qu’il va d’abord aviser QUI DE DROIT. Toujours selon ce témoin, le corps de Birama Touré fut amené nuitamment par Abacha qui conduisait le pick-up et ses éléments.

    Malheureusement, Makan Koné n’a pas pu être auditionné par le juge, il est décédé le 13 décembre dernier. Trois jours avant le jour que le juge d’instruction Maïga avait choisi pour l’auditionner puis l’inculper. Quant à Ibrahim Famakan Coulibaly, il nous a quittés en mars 2017, donc quatre (4) ans avant la terrible révélation. Que leurs âmes reposent en paix.

    Le ministre Kassogué bloque la demande de mise en disposition du colonel N’Diaye, Aboubacar Koné et autres ?

    La question qui intrigue tout le monde dans cette affaire pourtant claire et limpide qu’on veuille  coûte que coûte rendre trouble celle-ci : pourquoi les colonels N’Diaye et Omani Camara, le commandant Aboubacar Koné dit Abacha et les deux autres tortionnaires de Birama Touré n’ont jamais été auditionnés par le parquet de la Commune IV alors que le général archimillionnaire  Moussa Diawara est inculpé et détenu au Camp I de la gendarmerie nationale depuis plus de 3  ans ? 

    Avant que son parquet ne soit dessaisi du dossier dans des conditions rocambolesques que l’on sait, le procureur Idrissa Hamidou Touré sur la demande du juge Maïga a bel et bien envoyé une demande de mise à disposition conformément à l’article 17 du statut des militaires par voie hiérarchique mais ladite demande a été bloquée le ministre de la Justice Mamoudou Kassogué. Pour en avoir le cœur net, « Le Sphinx » a envoyé, en son temps,  un texto puis un voice au garde des Sceaux pour lui demander sa version des faits. Lesdites sollicitations  sont demeurées sans réponses.

    Le  Procureur Touré et  Sidi Abdine Maïga, doyen des juges d’instruction de la Commune IV d’alors, ont abattu un travail colossal dans l’affaire malgré les pressions, les menaces et les chausse-trapes de la chancellerie  Outre le rapport circonstancié, ils auraient même mis la main sur le registre de la S.E où figure bel et bien le nom de Birama Touré devant lequel ne se trouve aucune signature.

    Selon nos radars, c’est la brèche dans laquelle veulent s’engouffrer les conseils du général multimilliardaire Moussa Diawara, en cas de procès. Pour eux, si le D.G n’a pas signé, c’est qu’il n’était nullement au courant de la présence de Birama Touré dans geôles de la SE. Un argument qui risque d’être insuffisant, car avant tout,  notre généralissime était bel et bien le Tout Puissant directeur général de la Sécurité d’État où plus d’une dizaine de personnes sont mortes dans des conditions infrahumaines. La dernière en date, avant la chute d’IBK est un enseignant du nom de Moussa Daou dit Madhi, un ressortissant de San.

    Ne soyons pas dupe,   le général Moussa Diawara ne peut, tout seul,  enlever, séquestrer et torturer et enterrer notre collègue et confrère Birama Touré ? D’autres agents de la S.E ont certainement intervenus. Or tout le monde sait qu’il n’y a pas de cumul de responsabilité en matière pénale, elle est INDIVIDUELLE !

    Jamais dans une affaire de disparition forcée les choses n’ont été aussi claires et limpides. Les assassins, les commanditaires et leurs complices sont tous connus et pourtant cette affaire traine depuis 9  ans maintenant. Mais que voulez-vous, nous sommes au Mali.

    Une affaire claire comme l’eau de roche

    Dans une vidéo devenue virale, le procureur Touré demande à ses collègues magistrats  de ne pas toujours se réfugier derrière le devoir de réserve pour se taire sur certaines choses graves. Nous lui demandons ainsi qu’aux juges Sidi Abdine Maïga et Mohamed Saïdou Séne de dire au peuple malien tout ce qu’ils savent sur cet abominable crime d’État qu’on veut étouffer vaille que vaille.

    Nous ne saurions conclure sans féliciter Oumar Diarra le 3ème juge d’instruction qui a hérité du dossier. Il a eu le toupet de convoquer Karim Kéïta, le fils du président de la République au moment où  ce dernier était au zénith de son pouvoir. Même s’il a été obligé, par la suite, d’annuler ladite convocation sous peine d’être  radier des effectifs de la magistrature, il mérite notre plus profond respect.

    Que des meurtriers tentent désespérément de se dépêtrer des filets de la justice grâce aux milliards qu’ils ont volés au peuple, cela peut se comprendre. Ce qui est dégueulasse et inacceptable, est que d’autres personnes  acceptent d’entrer dans leur jeu sordide.

    Allah Le Tout Puissant a dit : «  Mieux vaut détruire la Kaaba que de tuer un être humain innocent ». Tous ceux qui ont participé à l’odieux assassinat de Birama Touré qui est mort dans des conditions infrahumaines dans les geôles de la Sécurité d’État rendront gorge un jour. Ici-bas ou dans l’au-delà. Ils brûleront dans le feu ardent de la Géhenne. ETERNELLEMENT.

    Adama Dramé

  • Arrêt des financements de l’USAID, sortie de la CEDEAO, départ des partenaires, augmentation des taxes…

    Arrêt des financements de l’USAID, sortie de la CEDEAO, départ des partenaires, augmentation des taxes…

    La Transition malienne seule face à son destin

    La Transition malienne traverse à l’heure actuelle une période très difficile et pas seulement du fait des contingences internationales. Au mauvais sort s’ajoutent, à n’en pas douter les incohérences, la mauvaise gestion, la corruption et à la limite, la trop grande suffisance. Et les lendemains ne s’annoncent pas certains.

    Les promesses sont nombreuses : construction de centrales solaires, nucléaires, d’usines d’armements et de munitions… Les autorités de la transition ne sont décidément pas avares en promesses.

    Et très récemment, à la faveur des présentations de vœux du nouvel an, le chef de l’État a annoncé  un Plan d’Actions global pour l’horizon 2025-2026, comportant plusieurs grands projets de visant, dit-il,  à stabiliser le pays et à répondre aux attentes urgentes de la population:

    1. Défense et Sécurité : Assurer une protection efficace des citoyens et du territoire national face aux multiples menaces.

    2. Réformes Politiques et Institutionnelles : Jeter les bases d’institutions fortes et transparentes.

    3. Satisfaction des Besoins Fondamentaux : Garantir l’accès à l’eau, à l’énergie, à l’emploi et à une alimentation suffisante pour tous.

    4. Amélioration de la Couverture Sanitaire : Renforcer les infrastructures et les services de santé pour un accès à des soins de qualité.

    5. Rénovation du Système Éducatif : Réformer l’éducation pour préparer les générations futures aux défis de demain.

    6. Apaisement du Climat Social : Renforcer la cohésion sociale en favorisant le dialogue et la concertation.

    7. Renforcement de la Diplomatie : Positionner le Mali comme un acteur responsable et respecté sur la scène internationale.

    8. Organisation d’Élections Transparentes et Apaisées : Garantir des scrutins inclusifs, justes et représentatifs.

    Le pays a-t-il les moyens de sa politique ? Le doute est autorisé. La récente imposition de taxes en vue de renflouer les caisses de l’État (une décision très controversée) montre bien que ce sont les moyens qui manquent le plus.

    Ces impositions ne sauraient, en tout état de cause, assurer le financement des « grands projets » du  fameux Plan d’Actions Global pour l’Horizon 2025-2026.

    Arrêt des financements de l’USAID, départ des partenaires au développement, sortie de la CEDEAO…

    Si l’arrêt des financements de l’USAID a un impact moindre sur le Mali, mais combiné au départ des partenaires au développement et à la sortie de la CEDEAO, la situation du pays devient davantage incertaine.

    Juste pour donner un aperçu : le récent financement de l’USAID au Mali  est de l’ordre de 148,5 millions de dollars (environ 101 milliards de FCFA). Un montant qui s’ajoute aux 250 millions de dollars (environ 170 milliards de FCFA) déjà accordés au pays courant 2023-2024 pour les secteurs de la santé, la gouvernance, l’agriculture et l’éducation de base (source Ambassade des Etats-Unis au Mali).

    L’arrêt de ces financements survient après celui d’autres donateurs (pour cause de «souveraineté» ou d’une trop grande suffisance) permettant tous à l’État, d’investir dans d’autres secteurs non moins prioritaires.

    La sortie de la CEDEAO vient davantage compliquer la situation…

    L’État, voire la transition malienne est désormais seule face à son destin et à des populations de plus en plus exigeantes et lasses de résilience.

    Ses annonces à la limite folkloriques l’empêchent  de revoir certaines de ses prises de position pour le moins extrêmes. Qu’à cela ne tienne.

    Il existerait des moyens, non de combler les abysses, mais de compenser au moins quelque peu les manques à gagner causés par une gestion très controversée et une arrogance à tout égard: la sincérité des dépenses et la transparence des affaires  publiques.

    A titre illustratif : les enquêtes et déclarations sur la cession frauduleuse des bâtiments publics n’ont encore rien donné ; rien non plus au sujet du trafic d’or, des attributions douteuses des marchés publics (cas des groupes électrogènes et carburant de l’EDM S.A ; des engrais de la CMDT, etc.).

    Pour faire court, il semble plus facile pour les décideurs d’imposer de nouvelles taxes que d’assainir les gestions. Il va alors s’en dire que les mêmes causes provoquant les mêmes effets, le pays risque bien de revenir au même point. Mais jusqu’à quand continuera-t-on à tourner en rond ?

    Batomah Sissoko

  • TANJA LE RETOUR ?

    TANJA LE RETOUR ?

    Aux assises du changement ?

    Le Niger a donné le top départ d’un processus dont on ne sait pas encore s’il va aboutir à la restitution du pouvoir politique aux civils. Dans tous les cas les rencontres entre la société nigérienne et le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie vont avoir lieu en février 2025 sous le nom d’Assises nationales. Les invités d’honneur des assises régionales, et par ricochet des Assises nationales, sont les Nigériens de l’intérieur, les chefs traditionnels, les jeunes, les enseignants et les chercheurs. C’est un renouvellement notable des consultations de ce type et on s’éloigne donc des schémas de la conférence nationale. Le CNSP encadre bien l’exercice car la commission nationale chargé de la conduite des Assises nationales est rattachée au Chef de l’État. Après un débat à la base le compte rendu et les recommandations des Assisses vont être entre les mains d’experts où il faut noter que les militaires sont quasi absents à l’exception du colonel major Maman Souley. Il faut observer aussi la présence de femmes comme mesdames Mariama Gamatié et Aissata Seyni. Deux anciens ministres de l’époque pré-Issoufou sont associés à la commission nationale : Ibrahim Mayaki et Idi Ango Omar. Ibrahim Mayaki ne s’est pas montré opposé à collaborer avec des militaires putschistes ni particulièrement courageux quand ce que l’on nomme communément la démocratie était menacée dans leur pays. Ce sont également, du fait de leur génération et de leur milieu social,  des hommes politiques sans clivage irrémédiable avec la France ou ce que l’on nomme la communauté internationale.

    Les thématiques

    Idi Ango Omar préside la commission thématique N°1 qui semble la plus déterminante avec l’objet « Paix, sécurité, réconciliation nationale et cohésion sociale.» en réalité c’est la sous-commission « Refondation politique et institutionnelle » qui va donner l’architecture de la nouvelle maison constitutionnelle du Niger. Deux conseillers techniques de poids vont en donner le ton : Mamane Oumaria, conseiller du Président du CNSP et Larwana Ibrahim conseiller du Secrétaire Général du Gouvernement, en charge de l’élaboration des textes fondamentaux de la République. La sous-commission N°5 (la dernière) s’occupe de « Justice et Droits de l’homme » sous la présidence d’un poids lourd intellectuel du temps de Mamadou Tanja. Il y a quelques jours il semblait approuver d’ailleurs le lancement officiel des activités de l’Institut Tandja Mamadou pour la Paix, la Démocratie et le Développement (ITM/PDD), une organisation apolitique et à but non lucratif qui entend œuvrer pour la promotion des valeurs incarnées par l’ancien Président de la République, «un patriote et nationaliste par excellence ». Une initiative portée par les anciens collaborateurs politiques et militaires mais aussi les proches et partisans de l’ex Chef d’État, de 1999 à 2010, qui vise à promouvoir la vision et les idéaux incarnées par le défunt Tandja Mamadou, qui a tiré sa révérence le 24 novembre 2020 en léguant à la prospérité un immense héritage marqué par des valeurs imbues de patriotisme dont beaucoup de nigériens sont encore nostalgiques surtout dans le contexte actuel d’affirmation de la souveraineté nationale.

    Ruralité et souveraineté

    A cette occasion, Mamadou Tandja a été annexé en tout bien tout honneur à la lutte pour la souveraineté que mène le Niger. On a rappelé que le désir d’Indépendance de l’ancien président du Niger lui a valu bien des intimités notamment de la part des puissances impérialistes qui se sont appuyés sur des valets locaux pour conduire au coup d’état du 18 février 2010 qui l’a renversé. Aujourd’hui, et bien que nul ne soit parfait, l’histoire est en train de donner raison à l’ancien Président à l’évocation de son engagement en faveur du monde rural. Lors des différentes interventions, il a été également mis en exergue la manière dont il a su s’adapter à l’évolution politique du pays en se muant en véritable démocrate, respectant les règles du jeu et prônant la paix, la consultation et concertation pour un véritable développement à la base qui tienne compte des moyens propres et des intérêts du Niger et des nigériens.

    La trajectoire spécifique du Niger

    L’une des interventions qui a le plus capté l’attention de l’assistance de la cérémonie d’inauguration de l’Institut Tandja Mamadou pour la Paix, la Démocratie et le Développement, est celle du juriste et constitutionaliste Dagra Mamadou qui a exalté les mérites de la démocratie en dépit de ses imperfections avant de s’appuyer sur l’expérience de l’ancien chef de l’État dont il fut ministre de la Justice pour soumettre des pistes de réformes politiques majeures pour sortir la démocratie nigérienne des sentiers battus. Cela semble un signe positif que la référence à la démocratie, malgré très souvent l’aspect formel de ce pouvoir du peuple à travers les élections, ne soit pas censurée à l’occasion des assises nationales 2025.

    Mais cela n’a rien de vraiment étonnant. Le Niger a connu une histoire politique difficile et parfois agitée, mais avec une trajectoire bien différente de celles du Faso et du Mali. On a beaucoup critiqué le projet de Tanja de faire un mandat de plus et cela a rejailli sur son pouvoir qualifié d’autoritaire. Cependant la définition occidentale de l’autoritarisme et de la démocratie ne fait pas de distinction subtile, qu’il s’agisse du régime de Sassou-Nguesso au Congo-Brazzaville ou celui de Kagamé au Rwanda, d’Eyadéma au Togo ou de Compaoré au Burkina Faso, tous sont ou étaient classés comme étant autoritaires par les différents indicateurs disponibles (Freedom House, Polity IV,  Transformation Index, etc.). Dans ces régimes, le réseau présidentiel exerce une influence fortement hégémonique sur l’ensemble de l’appareil d’État,  notamment l’administration, le système judiciaire et l’armée, ainsi que sur les circuits économiques formels et informels. La limite de mandats n’est donc pas perçue comme étant un obstacle insurmontable.

    Par contre, notons malgré tout que le régime de Tanja qui a tenté un troisième mandat était pourtant démocratique (ou plutôt semi-démocratique) et qu’Issoufou comme Bazoum ont truqué les élections sans être désavoués par la communauté internationale. L’armée du Niger est également singulière dans son rapport à la constitution et à son esprit. Au Niger, après que le président Tanja avait éliminé tous les obstacles formels, incluant la dissolution de l’Assemblée et le limogeage des sept juges de la cour constitutionnelle qui s’opposaient à sa tentative de changement de la règle des mandats, c’est finalement l’armée qui est intervenue, a écroué Tandja, mis en place une période de transition, et finalement redonné le pouvoir aux civils.

    L’armée, la rue, les élections

    Quant à la situation au Burkina, il faut relever que le contrôle du président sur l’entité militaire tenait davantage d’un leurre, dans la mesure où il l’exerçait surtout sur le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), dont la montée en puissance s’était faite au détriment des autres entités sécuritaires. Ces dernières ont donc peu hésité avant d’intervenir en faveur des segments de la population qui avaient exprimé leur opposition au changement de la règle des mandats. Ainsi, il ne faudrait pas négliger le rôle qu’a exercé la société civile dans les échecs subis par Tandja et Compaoré. Au Niger, le régime a été affaibli par l’opposition de la rue, mais aussi par l’intervention de l’armée.

    Il reste aux Assises de déterminer la légitimité des institutions organisant les élections au Niger.

    En 2020, la Coalition pour une alternance politique 20-21 (CAP 20-21) revendiquait la révision du Code électoral, rejetait les résultats de l’audit du fichier électoral biométrique, contestait la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et de la Cour constitutionnelle, évoquant leurs impartialité et complaisance avec le parti au pouvoir. Rappelons que la campagne présidentielle, censée commencer officiellement le 5 décembre

    2020, se déroulait dans un contexte sécuritaire complexe : l’état d’urgence proclamé dans trois régions sur huit : Diffa, Tillabéry et Tahoua, couvrant pratiquement un tiers du territoire du pays.

    Si la transition passe par les urnes il faudra que le PNDS-Tarayya renonce à se référer au moins au président déchu, Mohammed Bazoum. L’élection amorcera ainsi la restructuration de la scène politique nigérienne avec une ex-opposition qui devrait coaliser le MNSD-Nassara et ses alliés. Les Assises pourraient être un indicateur de la capacité des militaires au pouvoir, des institutions et des hommes politiques nigériens d’écouter la leçon de Tanja et la voix des jeunes.

    Olivier Vallée

  • COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    Le tirage au sort des quarts de finale prévu à Doha le 20 février

    La Confédération Africaine de Football (CAF) s’apprête à organiser le tirage au sort des quarts de finale des compétitions de clubs pour l’année 2025, à savoir la Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération africaine. Cet évènement se tiendra à Doha le 20 février, comme annoncé par la CAF.

    C’est le tirage au sort de la Coupe de la Confédération qui aura lieu en première position, il sera suivi par celui de la Ligue des Champions le même jour.

    Malheureusement, les clubs du Mali et du Sénégal ne seront pas représentés lors de ces quarts de finale, car les équipes de ces pays ont déjà été éliminées de la compétition.

    Pour le Sénégal, le Tengueth FC a été éliminé lors des tours préliminaires de la Ligue des Champions, et le Jaraaf a terminé à la troisième place du groupe C de la Coupe de la Confédération, derrière des équipes telles que l’USM Alger et l’ASEC Abidjan.

    Pendant ce temps, les représentants maliens dans ces compétitions à savoir le Djoliba et le Stade Malien ont tous échoué en phase de poule.

    Malgré l’absence de clubs sénégalais dans les quarts de finale, plusieurs joueurs sénégalais évoluant dans des clubs africains participeront à cette phase de la compétition. Parmi eux, on trouve Ethane Aimé Jr Tendeng, Ousmane Diouf, El Hadj Madické Kane et Marc Jr Mendy, tous joueurs d’Al Hilal au Soudan.

    Concernant la Coupe de la Confédération, Paul Valère Bassène et Mamadou Lamine Camara représenteront l’AS Berkane du Maroc. Ces joueurs soulignent la présence sénégalaise continue grâce aux talents exportés vers d’autres ligues africaines.

    Quant aux champions en titre, Al Ahly d’Égypte détient le trophée de la Ligue des Champions, tandis que le Zamalek est le dernier vainqueur de la Coupe de la Confédération.

    Les clubs qualifiés pour les quarts de finale de la Ligue des Champions comprennent Al Ahly et Al Hilal, ainsi que des équipes telles que l’AS FAR du Maroc et l’Espérance de Tunis, entre autres. Pour la Coupe de la Confédération, les équipes concurrentes incluent Zamalek, l’ASEC Mimosas, et le CS Constantine, parmi d’autres.

    M.NIANG

  • CAN U17 : Le Mali dans la poule « D »

    CAN U17 : Le Mali dans la poule « D »

    La Confédération Africaine de Football (CAF) a effectué ce jeudi 13 février le tirage au sort de la CAN des moins de 17 ans Maroc 2025. Avec 16 équipes participantes, 4 poules ont été constituées. 

    Logé dans la poule « D », le Mali a comme adversaires : l’Angola, la Côte d’Ivoire en plus d’un représentant de l’UNIFFAC (Union des Fédérations de football d’Afrique centrale) qui sera connu à l’issue du tournoi qualificatif de ladite zone. Prévue au Maroc, la présente édition de la compétition se déroulera du 30 mars au 19 avril.

    A l’issue de la phase de poules, les deux meilleures équipes classées de chaque poule se qualifient pour les quarts de finale ainsi qu’à la Coupe du monde qui se tiendra du 5 au 27 novembre au Qatar.

    A noter que le prochain Mondial U17 sera disputé par 48 pays.

  • L’UNTM isolée

    L’UNTM isolée

    04 Centrales Syndicales signent une convention de plateforme

    La nature a horreur du vide, dit-on. Un concept mis en évidence à travers la signature d’une convention entre les quatre principales centrales syndicales de la place dont la CSTM, la CDTM (Centrale Démocratique des Travailleurs du Mali), la CMT (Confédération malienne du Travail) et l’USTM, le dernier-né des quatre centrales. Il existe cinq centrales au Mali, la grande absente est bien évidemment l’UNTM dont les prises de position  et inconstances ne sont pas étrangères au présent regroupement et à son isolement.

    La cérémonie de signature a eu lieu au siège de la Confédération Syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) ce jeudi 13 Janvier 2025.

    Eric Diarra, le Secrétaire Général de l’USTM

    Les quatre Centrales syndicales entendent mener ensemble et pour cinq (05) ans des actions dans le cadre du dialogue social et une lutte commune au profit des travailleurs maliens en général et de leurs membres en particulier.  Un syndicalisme pour le développement, ont-elles prôné.

    La nature a horreur du vide, disions-nous. La plupart des membres quatre centrales syndicales sont issus de l’UNTM. Les derniers départs en date sont ceux de l’USTM (l’Union Syndicale des Travailleurs du Mali).

    Les 13 et 14 janvier 2025, plus de 150 délégués venus de Kayes et Ménaka ont pris part au Stade du 26 Mars de Bamako, au conseil et au congrès constitutif  de la nouvelle centrale Syndicale dont la devise est «Egalite, équité et Justice».

    Il s’agit des travailleurs de la Santé, de l’Énergie, de l’Éducation, de l’Industrie, du Développement rural, de la Communication, de l’Hôtellerie… Bien entendu, à la suite des prises de position de l’UNTM, en porte-à-faux avec les principes syndicaux, il faudra s’attendre à l’arrivée de nombreux comités et sections aussi bien de l’Administration d’État que du Secteur privé.

    Signalons que l’USTM a à sa tête un bureau de 80 membres démocratiquement élus. Le Secrétaire général s’appelle  Éric Diarra, également Secrétaire général du Syndical de l’Aviation civile et représentant des Travailleurs de l’ASECNA auprès de l’OCCN (Organe Communautaire de concertation et de Négociation couvrant les 18 pays membres de l’ASECNA.

    Preuve de leur détermination, les principaux délégués invités à prendre au conseil constitutif de ladite centrale ont fait le déplacement sur Bamako à leurs propres frais.

    Le  SG Éric Diarra, dans son intervention,  dit privilégier «la paix, la sécurité, le dialogue pour l’apaisement du climat social au Mali».

    A travers la signature de cette convention, le quatuor a tout pour s’imposer comme principale force syndicale du pays et interlocuteur des pouvoirs publics. Faut-il désormais conjuguer l’UNTM de Yacouba Katilé au passé ?

    M.N

  • CENTRALES SOLAIRES DE SAFO, SANANKORO, DIALAKORO, TIAKADOUGOU…

    CENTRALES SOLAIRES DE SAFO, SANANKORO, DIALAKORO, TIAKADOUGOU…

    Mais où sont donc les contrats ?

    Des maires limogés, arrêtés et incarcérés, des conseils communaux dissouts, du tapage assourdissant… Les projets de constructions de centrales solaires n’accusent pas seulement du retard dans leur exécution, ils drainent également dans leurs sillages autant d’anomalies que de non-dits.

    Le lundi 06 janvier dernier, lors de la cérémonie de présentation de vœux  des Forces . . .

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  • Silence, on rackette les populations au nom d’Assimi

    Silence, on rackette les populations au nom d’Assimi

    Les populations de Kimparana, San et Yangasso (région de San), ne savent plus à quel Saint se vouer. Et pour cause. Des responsables d’une association à connotation ethnique se disant très proche soutien du président de la Transition, arnaquent en ce moment les malheureux déjà appauvris par les conséquences des aléas climatiques.

    Au nom d’Assimi, les responsables de cette entité ethnique, imposent à chaque village le paiement de 10.000 F CFA en plus d’un sac de mil pour, disent-ils, venir en aide aux populations victimes d’inondation. Et afin . . .

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  • COMITÉ SYNDICAL DES DOMAINES DE L’ÉTAT ET DU CADASTRE

    COMITÉ SYNDICAL DES DOMAINES DE L’ÉTAT ET DU CADASTRE

    Les perdants persistent et signent

    Après avoir été débouté par la justice, le Secrétaire général sortant mène en ce moment des opérations de déstabilisation contre le nouveau bureau.

    Ils espéraient profiter d’une tranquillité bien méritée après le verdict de laCour d’Appel en son audience du mercredi 18 Décembre 2024. Il s’agit bien de ceux de la tendance victorieuse du comité syndical des Domaines de l’État et du Cadastre. Le perdant (le sieur Diakité), après avoir été débouté et par le tribunal de Grande Instance de la Commune III au cours de son audience du 30 Novembre 2024 ; et par la Cour d’Appel au mois de 30 Novembre 2024, le perdant disions-nous, tente aujourd’hui de semer d’autres troubles au  sein de la Direction. Il s’agit, cette fois-ci, de troubler le processus de relecture de l’Arrêté définissant la clef de répartition des ristournes.

    Pour rappel : la Loi accorde des avantages aux travailleurs suite à l’atteinte des objectifs de recettes assignés ; une disposition valable pour tous les services d’assiettes fiscales (Impôts, Douanes, Trésor, etc.).   

    Dans le cas express des Domaines de l’État et du Cadastre, il existe une grande disparité, voire une grande injustice.

    Au titre de l’année 2024, le service a réalisé une performance  de 110% et ce, depuis le mois de novembre 2024 ; soit une réalisation de 210 sur une prévision de 190 milliards F CFA.

    Et des compartiments se sont particulièrement illustrés dans cette prouesse. Il s’agit  de la Direction Régionale des Domaines et du Cadastre de Bamako, de la Direction Régionale de Koulikoro ; de la Direction Générale…

    Pour raison de justice et d’équité, la clé de répartition est censée tenir compte de ces spécificités d’où la nécessité de sa relecture. Et c’est là qu’interviennent des proches du perdant, le sieur Diakité. Ils sont accusés par l’autre tendance de semer le trouble au sein de la commission de relecture dudit Arrêté. Ils n’ont visiblement pas supporté leur défaite devant les tribunaux… La stratégie des fauteurs de trouble est bien connue: une répartition des ristournes sur la base de l’Arrêté conflictuel serait source de litiges et de démobilisation de la troupe et par extension, de désaveu du comité syndical qu’ils tentent de discréditer.

    Après avoir donc perdu au niveau syndical et  devant les juridictions compétentes, les déboutés remettent çà au niveau de l’administration.

    A suivre

    Batomah Sissoko  

  • Autodéfense collective au Sahel ?

    Autodéfense collective au Sahel ?

    Au début de l’année 2025, l’Alliance des États du Sahel (AES), fondée en septembre 2023, passe à un pallier supérieur de sa confédération en décidant de mobiliser une force militaire commune multi-armes et partageant le renseignement. La croissance des actions de sabotage et de destruction par différents groupes armés non-étatiques (GANE) ainsi que l’interférence dans la guerre sahélienne de pays non africains, dont l’Ukraine, explique cette réponse collective. Cependant d’autres points sont à prendre en compte pour mesurer . . .

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  • L’AES face à une difficile convergence

    L’AES face à une difficile convergence

    Il y a peu « Le Sphinx » , votre journal préféré  qui s’inscrit délibérément dans le cadre de l’AES rappelait le péril de l’autarcie pour le Mali. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger appartiennent à l’Union monétaire et économique d’Afrique de l’Ouest (UEMOA) dont les économies sont astreintes à respecter des critères de convergence, à l’image des États membres de l’ Union européenne. Pour rappel, l’UEMOA, créée en 1994, a pour mission de promouvoir l’intégration économique et . . .

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  • TIRAGE AU SORT DE LA CAN 2025 

    TIRAGE AU SORT DE LA CAN 2025 

    Les 24 équipes fixées sur leur sort ce lundi

    Après la publication du dernier classement FIFA de l’année 2024 qui a permis la Confédération africaine de football (CAF) de constituer les chapeaux pour le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 (CAN), les 24 pays qualifiés seront fixés sur leur sort aujourd’hui.

    C’est aujourd’hui lundi 27 janvier 2025 que la confédération Africaine de football procédera au tirage au sort . . .

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  • CONSEIL AU SEIN DE LA FIFA ET DE LA CAF

    CONSEIL AU SEIN DE LA FIFA ET DE LA CAF

    C’est dans une déclaration sous forme de communiqué publiée par la fédération malienne de football que Mamoutou Touré dit Ba-Vieux, l’actuel président de la Fédération malienne de Football (Femafoot), a annoncé sa décision de retirer sa candidature pour des postes au sein de la FIFA et de la CAF. Cette décision intervient après une épreuve judiciaire difficile qu’il a vécue, suite à son arrestation le 9 août 2023. Selon ses déclarations, cette période de détention de 17 mois, sans possibilité de lib . . .

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  • Mali 2025 

    Mali 2025 

    Le péril de l’autarcie financière

    En fin d’année 2024, l’UEMOA va mal. Le changement des règles de fonctionnement de la BCEAO n’a jamais été explicité et aboutit à dévoiler la faillite du modèle exportateur des pays membres. Malgré cette configuration dégradée de l’UEMOA, le Mali et l’AES ont préféré quitter la CEDEAO. Le Mali parmi les membres de l’UEMOA se trouve particulièrement éprouvé par les effets de la Covid-19 et la guerre que mènent plusieurs groupes extrémistes et sécessionistes. Dans cette phase critique que traversent l’UEMOA et le Mali se révèle la faillite du modèle économique exportateur. La croissance du PIB tirée par les matières premières vendues au reste du monde ne suffit pas à assurer le maintien du PIB réel par habitant.

    Un environnement régional menaçant

    L’Union (UEMOA) exporte principalement des matières premières au premier rang desquelles (en 2022 – dernières données disponibles) l’or (28,3%), le cacao (14,4%), les produits pétroliers (9,2%), le coton (7%), le caoutchouc (4,9%) et l’anacarde (3%). Ses principaux clients sont la Suisse (19,9% du total des ventes), le Nigeria (12,5% contre 9% en 2020, en hausse tendancielle), l’Inde (6,9%), suivis de l’Afrique du Sud (6,6%), des Pays-Bas (5%) et de la France (4,1%). Le principal exportateur de la zone est la Côte d’Ivoire, qui représente à elle-seule autour de 42,2% des ventes, – une part en légère hausse (40,6% en 2021). Les achats de l’UEMOA sont par nature très diversifiés, les États-membres étant largement importateurs de biens intermédiaires et de consommation finale. Le principal fournisseur est la Chine (15,6%, en légère diminution de 0,6 point), suivie de la France (9,7%, en baisse de 1,9 points), devant l’Inde (8%, en hausse de 0,2 point) et le Nigeria (7,2%, en hausse de 1,6 point.).

    Le Mali est devenu un mono exportateur à la différence des autres pays de l’UEMOA. Il vend 3000 milliards CFA d’or par an contre 100 milliards respectivement pour le coton et le bétail. Les destinations majeures des exportations (2018-2022) (en %, moyenne sur 5 ans) sont également spécifiques :

    • Émirats arabes unis : 59,4
    • Suisse : 19
    • Asie (hors Émirats arabes unis) : 8,4
    • Afrique du Sud : 8,0

    L’or malien se négocie à Dubai et à Genève. Les transferts des migrants vers le Mali sont la deuxième recette après l’or car ils apportent 600 milliards FCFA par an. Les analyses montrent que ces transferts se concentrent sur la région de Kayes et bénéficient davantage au quintile le plus riche de la population.

    En 2023, la dette publique malienne est presqu’à parts égales interne (50,5%) et externe (49,5%). Les principaux créanciers extérieurs sont la Banque mondiale (40,8%), la BOAD (14,2%) et le FMI (8,7%). Quant à la dette domestique, elle est essentiellement composée de titres publics (85,7%). Ces titres publics sont les obligations et bons du Trésor que les États vendent aux banques de l’UEMOA pour financer le budget. Les pays regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel sont moins endettés que les pays côtiers comme le Sénégal, le Togo ou la Côte d’Ivoire.

    Par contre le Mali se distingue par une particulière dépendance vis-à-vis du marché des titres publics de l’UEMOA.  Son encours global des titres publics est estimé à 24.771,7 milliards à fin juin 2024 ou 19,0% du PIB, contre 22.617,1 milliards ou 18,4% du PIB en 2023. La part du Mali est de plus de 3200 milliards de FCFA[1], autant que le Sénégal et 1000 milliards de FCFA de moins que la Côte d’Ivoire qui compte pour 40% des exportations de l’UEMOA. De plus la RCI et le Sénégal  peuvent bénéficier du marché international des Eurobonds et possèdent des économies plus diversifiées que le Mali.

    Les pays regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel sont moins endettés globalement que les pays côtiers comme le Sénégal, le Togo ou la Côte d’Ivoire mais sont prisonniers de l’UEMOA pour le financement des déficits budgétaires.

    Le poids de la dette

    Comme membre de l’Union Économique et Monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMOA) le Mali a présenté un projet de loi de finances 2025 qui s’inscrit clairement dans les critères de convergence de cet ensemble. Ces critères prévoient une stabilisation de la dette et la réduction du déficit budgétaire.

     Évolution de la dette publique du Mali de 2016 à 2021

    Source : DGDD

    La dette intérieure (voir ci-dessus) a été souscrite sur le marché des bons du Trésor placés auprès des banques des pays de l’UEMOA. Cette organisation, comme la CEDEAO, ont réagi au renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Keita, en imposant des sanctions économiques au Mali, entraînant des conséquences considérables sur l’économie et l’endettement du pays.

    La croissance économique malienne a chuté à 3,7% en 2022, l’inflation a atteint un record de 9,7%, et l’endettement a dépassé les 50% du PIB. Rappelons les sanctions : Il s’agissait de la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali ; la suspension de toutes les transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali, à l’exception des produits suivants : biens de consommation essentiels, produits pharmaceutiques, les fournitures et équipements médicaux, y compris le matériel pour le contrôle de la COVID-19, les produits pétroliers et l’électricité ; le gel des avoirs de la République du Mali dans les Banques Centrales et Commerciales de la CEDEAO ; la suspension du Mali de toute aide financière des institutions financières de la CEDEAO (BIDC et BOAD).

    La dette publique malienne a décollé avant la prise du pouvoir par le comité militaire. On note en effet une augmentation de l’encours de la dette malienne, passant de 35,9 % du PIB en 2016 à 50,6 % du PIB en 2021. Cet encours total résulte de la dynamique de la dette interne, qui a connu une croissance rapide de 93,13%, passant de 912,5 milliards de FCFA en 2016 à 1 763,3 milliards de FCFA en 2020. Les sanctions de l’UEMOA et de la CEDEAO ont de plus affaibli durablement le Mali du point de vue de la perception de sa solvabilité par les prêteurs. Ainsi, en septembre 2024, plusieurs tentatives d’émission de bons et d’obligations du Trésor sur le marché financier de l’UEMOA se sont soldées par des échecs qui menacent la trésorerie de l’État du Mali, voire la liquidité de l’économie.

    La solitude financière

    La particularité du Mali, au sein de l’UEMOA, et même de l’AES, est d’être le seul pays sans accord avec le FMI. L’institution financière internationale ne reproche pas fondamentalement au Mali son endettement croissant. Ce n’est que le stock qui progresse automatiquement du fait des arriérés mais il n’y a pas de nouveaux emprunts. Le FMI attendait que le gouvernement du Mali en 2024 engage la réduction de la masse salariale de la fonction publique et assimilés.

    Cette masse salariale compte pour plus de la moitié des dépenses de l’État. Rien n’a été fait dans ce sens et le FMI a donc suspendu l’accord initial avec le Mali (2024) et n’a pas décaissé les sommes attendues. L’effet automatique de ce retrait du Fonds a été la méfiance des banques de l’UEMOA. La BCEAO dépend à présent complètement du FMI qui assure la gestion des avoirs en devises depuis la réforme des accords monétaires concoctée par Emmanuel Macron et Alassane Ouattara le 21 décembre 2019 à Abidjan. Peu d’experts se posent des questions sur ces accords mais leurs principales modifications sont lourdes de conséquence pour les États membres :

    • la suppression de l’obligation de centralisation des réserves de change sur le compte d’opérations au Trésor français ;
    • le retrait de la France des instances de gouvernance de la Zone : les représentants de la France dans les organes décisionnels de l’UEMOA, et notamment au Conseil d’administration de la BCEAO et à la Commission bancaire de l’UMOA ne siègent plus dans ces instances.

    Beaucoup de critiques de la zone franc se réjouissent de l’éviction de la France mais ils ne savent pas où se trouvent à présent les réserves de change du Mali et elles ne sont plus rémunérées. La puissance ivoirienne n’a plus aucun contre poids dans les instances de la BCEAO. Le vice-gouverneur burkinabé est un ancien agent du FMI qui assume à présent la charge de la gestion des réserves de la BCEAO.

    Il ne faut rien attendre pour 2025 de la BCEAO.  Par ailleurs, les dons extérieurs qui contribuaient au budget du Mali, après l’explosion de 2019 où ils culminent à 208 milliards,  vont décliner à 52 milliards en 2022.

     En 2025, faute d’accord avec le FMI, la comptabilisation des dons extérieurs dans le PLF est modeste. Les dons extérieurs en matière budgétaire et de projets seront en effet en baisse. Pour 2025, il est attendu un montant de 75,098 milliards de FCFA de dons budgétaires contre une prévision de 86,320 milliards de FCFA en 2024. Plus qu’une baisse de 11,221 milliards de FCFA, il est fort probable, sauf accord avec le FMI, que rien ne sera versé. Ce montant se décompose en dons projets fixés à 75,000 milliards de FCFA contre le même montant en 2024 et en dons programmes qui sont attendus pour 0,098 milliard de FCFA contre un montant de 11,320 milliards de FCFA en 2024.

    Habituellement, les dons programmes concernent l’Appui Budgétaire Sectoriel (ABS) et l’Appui Budgétaire Général (ABG) en dons. S’agissant de l’ABS, il passe de 7,557 milliards de FCFA dans le budget de l’État de 2024 à 0,098 milliard de FCFA dans le budget pour 2025, soit une baisse de 7,459 milliards de FCFA ou un taux de diminution de 98,70%.

    L’or à la rescousse du budget 2025 ?

    L’économie malienne reste fortement concentrée et exposée aux fluctuations des cours mondiaux de ses principaux produits d’exportation, l’or et le coton. Le secteur primaire représente 39% de la valeur ajoutée. En raison de deux campagnes cotonnières désastreuses (-75% de production pour 2019/2020, -55% pour 2022/2023), le Mali a été relégué au 3ème rang des producteurs africain de coton, mais devrait retrouver sa première place pour la campagne 2023/2024, alors que le coton est habituellement son 2ème produit d’exportation. Le secteur secondaire (22% du PIB) reste dominé par la branche métallurgie et fonderie qui reflète l’importance et le dynamisme de la production aurifère. Le pays est le 3ème producteur africain d’or (102 tonnes produites en 2022, selon le World Gold Council) qui représente 81% de ses exportations en 2022. Le secteur tertiaire (essentiellement commerce, transports, télécom) représente 39% du PIB.

    Mais 2024 se révèle une mauvaise année économique au Mali. En effet, la croissance ralentirait à 3,8%, du fait principalement des délestages électriques (qui atteignent 19 heures dans certaines zones) et d’une baisse de la production aurifère, suite à la fermeture temporaire de deux mines. Sous l’hypothèse d’une résorption des difficultés électriques et d’une amélioration des conditions de financement, la croissance rebondirait en 2025, pour retrouver son niveau de 4,4%.

     Sous l’effet de contraintes de financement, le déficit budgétaire s’est réduit à 3,9% du PIB en 2023, après 5% du PIB en 2022. La baisse du déficit budgétaire résulte particulièrement d’une forte hausse des recettes fiscales (+1,6% du PIB), due en partie à un rebond des recettes douanières en 2023, qui avaient été inhabituellement faibles en 2022 en raison des sanctions de la CEDEAO. A noter que la masse salariale a fortement progressé ces dernières années (5,1% du PIB en 2019 à 7,7% du PIB en 2023), représentant environ 50% des recettes fiscales l’an dernier, au-dessus de la norme de communautaire maximale de 35%. Cette progression serait en lien avec les dépenses sécuritaires. Selon le FMI, le déficit budgétaire ne peut être réduit sans la contraction de ces dépenses de personnel. D’où l’absence de financement extérieur nouveau en 2024 et en perspective pour 2025.

    La loi de finances 2025 table sur les recettes fiscales nettes, constituées d’impôts directs et indirects en augmentation de 263,122 milliards de FCFA, soit un taux d’augmentation de 12,70%. Cet accroissement projeté prend en compte les retombées positives de l’application des nouvelles dispositions législative et réglementaire à savoir, la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant code minier en République du Mali qui a d’ailleurs été la base du redressement fiscal appliqué aux principaux opérateurs miniers étrangers.

    La compagnie australienne Resolute prévoit le paiement de 160 millions de dollars en liquide au Trésor malien. Resolute a déjà réglé la moitié de la somme en puisant dans ses «réserves de trésorerie» et réglera le reste «au cours des prochains mois à partir des sources de liquidités existantes.» Cette transaction s’inscrit dans la stratégie des autorités de la Transition visant à renégocier les contrats miniers avec les producteurs d’or qu’elles accusent d’avoir causé un manque à gagner compris entre 482,1 et 964,3 millions de dollars à l’État suite à un audit réalisé l’an dernier dans la foulée de la révision du code minier. L’accord conclu avec Resolute prévoit ainsi un cadre de discussions pour la migration des actifs de la compagnie vers le code minier de 2023.

    Avant le groupe australien, Bamako avait déjà conclu des deals avec les Canadiens Allied Gold, Robex Resources et B2Gold, qui ont accepté le versement de plusieurs dizaines de millions de dollars pour solder les griefs qui leur étaient reprochés. Mais des discussions avec le canadien Barrick, propriétaire de la plus grande mine d’or du Mali, n’ont pas encore abouti.

    Quelques semaines avant l’arrestation du PDG de Resolute, quatre employés de Barrick avaient d’ailleurs été brièvement détenus à Bamako, avant l’annonce d’un accord avec le gouvernement. Barrick a indiqué avoir versé 50 milliards FCFA à l’État malien. Selon l’agence Reuters, les autorités réclament environ 500 millions de dollars à Barrick qui espère un accord définitif d’ici la fin de l’année.

    Un budget 2025 risqué

    Le pari des recettes du budget 2025 repose donc sur l’or et la hausse des cours du pétrole qui alimente la taxe sur les produits pétroliers à la pompe. En 2022 le Mali a doublé ses exportations, par rapport à 2016, en atteignant 5 milliards USD. Une prouesse qui justifie la révision du code minier mais le rendement fiscal de ce prélèvement sur les opérateurs aurifères n’est pas assuré en 2025.

    Le financement du déficit budgétaire par le marché de l’UEMOA d’une part, et par les bailleurs de fonds publics extérieurs d’autre part, semble compromis en 2025. Quant à l’investissement public il reste principalement à la charge de l’épargne publique qui n’est pas au rendez-vous.

    Olivier Vallée


    [1] Sources : UMOA-Titres, AMF-UMOA, BCEAO. Données arrêtées au 30 juin 2024

  • N’Y CROYEZ PAS UN MOT

    N’Y CROYEZ PAS UN MOT

    Élections en 2027

    Selon nos radars, une grosse manœuvre politique est en gestation. Dans le cadre de la réconciliation nationale drivée par l’ex-PM Pinochet « Le Tonton national », les autorités veulent prendre une loi d’amnistie afin de permettre à tous ceux qui sont poursuivis par la justice et /ou en exil de revenir au bercail et de participer aux futures échéances électorales.

    Cette loi d’amnistie a cependant une contre-partie : les mêmes autorités vont demander un . . .

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  • AFFAIRE BARRICK GOLD OU BANAL RÉGLEMENT DE COMPTES ?

    AFFAIRE BARRICK GOLD OU BANAL RÉGLEMENT DE COMPTES ?

    Le DG des Impôts retenu deux jours à la S.E. Les raisons !

    Jeudi noir à la Direction Générale des Impôts ! Le Directeur Général Mathias Konaté a été interpellé par des Agents de la Sécurité d’État pour des motifs très discutables.  La démarche a profondément affecté le moral des travailleurs et remet en cause la méthode des interpellateurs.

    à la suite d’une banale décision d’affectation de simples agents que le . . .

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  • HCMF

    HCMF

    La diaspora malienne vent debout contre l’incarcération de Demba Diabira

    Les Maliens résidents en Ile de France sont venus nombreux pour manifester samedi dernier devant l’ambassade du Mali à Paris, rue Cherche Midi, contre l’arrestation et l’incarcération au Mali du Président sortant du Haut conseil des Maliens de France, Demba Diabira.

    Ce dernier, en visite à Bamako, a été arrêté et mis sous mandat de dépôt par un juge d’instruction du Tribunal de grande instance de la commune IV, suite à la plainte de Dalla Dramé, la présidente auto-proclamée du nouveau bureau de HCMF, soutenue par les autorités – qui dirigent le Mali depuis le coup d’État téléphoné du 20 août 2020 du général Moussa Diawara- mais aussi et surtout par l’éternel président des Maliens de l’Extérieur, Habib N’Goye Sylla que ces mêmes autorités maintiennent à sa place en violation de tous les textes.

    La présidente auto-proclamée a déposé plainte contre Demba Diabira,  non  pas en France où il est censé avoir  détourné les fonds du HCMF mais au Mali, où naturellement, elle a ses soutiens qui rêvent de mettre l’association sous leurs bottes  en vue des futures échéances électorales.

    C’est justement contre cette injustice que des milliers de Maliens de Paris et d’Ile de France  ont manifesté devant l’ambassade du Mali à Paris. Les manifestants sont vent debout contre ce complot ourdi à partir de Bamako d’autant plus que Dionounda Camara dit Harouna et Alassane Kéïta, respectivement Trésorier général et Président de la Commission électorale du Haut conseil des Maliens de France,  ont délivré une attestation sur l’honneur à Demba Diabira dans laquelle ils précisent que ce dernier n’a, à aucun moment,  été mêlé à la gestion des fonds relatifs aux cotisations des associations membres du HCMF. Donc, poursuivent-ils dans la même correspondance, toute accusation portée contre le Président sortant concernant la gestion  de ce fonds relève de la mauvaise foi, voire de la diffamation.

    Ils précisent dans la même correspondance que la Commission électorale a l’obligation d’établir son rapport financier qui doit être présenté à l’Assemblée générale élective lors de la passation  de pouvoir entre le bureau sortant et le nouveau bureau. Et c’est justement à cette exigence statutaire que Madame Dramé refuse à se conformer avec un déni catégorique d’inclure les autres candidats puisqu’aucune majorité absolue n’a été obtenue le 30 juin dernier lors de l’élection du bureau. Mais tout cela Dalla Dramé n’en a cure, la justice malienne itou !

    C’est la raison pour laquelle, ils sont nombreux les manifestants qui  considèrent Demba Diabira comme un otage dans ce qu’ils qualifient de tentative de récupération du HCMF par les autorités actuelles qui comptent en faire un vivier électoral en vue des futures échéances électorales ; car c’est de ça qu’il s’agit !

    Et pourtant Demba Diabira qui est aujourd’hui incarcéré à la MCA s’est beaucoup investi pour la réussite de cette transition. Mais hélas, comme beaucoup d’autres soutiens, il se retrouve aujourd’hui en prison !

    Affaire à suivre

  • LES PROTAGONISTES DU COMITÉ SYNDICAL DES DOMAINES DE L’ÉTAT ET DU CADASTRE DEVANT LA COUR D’APPEL CE MERCREDI

    LES PROTAGONISTES DU COMITÉ SYNDICAL DES DOMAINES DE L’ÉTAT ET DU CADASTRE DEVANT LA COUR D’APPEL CE MERCREDI

    Et pourtant, la nouvelle équipe a réalisé une performance de 110%

    Il a  fallu juste une année de quiétude aux travailleurs du secteur des Domaines de l’État et du Cadastre pour dépasser l’objectif de recettes assigné à hauteur de 110%. Mais l’incorrigible perdant de la procédure judiciaire remet ça auprès de la Cour d’Appel.

    Le tribunal de Grande Instance de la Commune III a tranché la question au mois de d’août dernier au . . .

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  • CLASSEMENT FIFA DU MOIS DE NOVEMBRE

    CLASSEMENT FIFA DU MOIS DE NOVEMBRE

    Les Aigles du Mali progressent de trois places

    Classés 54e au classement mondial du mois d’octobre, les Aigles du Mali ont connu un bon de 3 places dans le récent classement Fifa du mois de novembre après leurs brillantes performances réalisées lors des deux dernières journées éliminatoires de la Can-2025 à laquelle ils se sont brillamment qualifiés.

    Après les deux dernières journées des éliminatoires de la Can-2025 (6e et 7e), à l’issue desquelles tous les qualifiés sont connus, la Fédération internationale de football association (Fifa) a dévoilé́ son classement mensuel des nations pour le mois de novembre.

    En terminant les deux dernières journées éliminatoires de la Can par des victoires éclatantes (1-0) contre le Mozambique à l’extérieure et (6-0) face à l’Eswatini à domicile avec des performances couronnées d’une qualification à la Can-2025 en étant premier du groupe “I” avec 14 points, le Mali a connu une belle avancée dans ce nouveau classement Fifa en se hissant de la 9e à la 8e place africaine et de la 54e position à la 51e à l’échelle mondiale.

    A titre de rappel, lors de ces éliminatoires de la Can 2025, le sélectionneur Tom Saintfiet et ses protégés ont fait un parcours sans faute (6 matchs, 4 victoires, 2 nuls) avec 14 points engrangés en 6 journées. Un bon augure pour les Aigles du Mali qui reprendront au mois de mars 2025 les éliminatoires de la coupe du monde 2026. 

    A noter qu’après 4 journées disputées dans ces éliminatoires du Mondial Etats-Unis d’Amérique-Mexique-Canada, le Mali occupe la 4e place de son groupe avec 5 points et se trouve à 4 points du leader, les Comores (9 points), à six journées de la fin des éliminatoires.

    TOP 20 du classement : Rang africain et mondial

    1-Maroc (14ème)

    2- Sénégal (17e)

    3-Égypte (33e)

    4-Algérie (37e)

    5-Nigéria (44e)

    6-Côte d’Ivoire (46e)

    7-Cameroun (49e)

    8-Mali (51ième)

    9-Tunisie (52ème)

    10-RSA (57e)

    11-RD Congo (61ième)

    12-Burkina Faso (66e)

    13-Cap-Vert (72e)

    15-Ghana (77e)

    16-Guinée (78e)

    17-Gabon (84e)

    18-Angola (85e)

    19-Zambie (87e)

    20-Ouganda (88e)

    21-Guinée Équatoriale (93e)

     M.NIANG

  • Orano au Niger : Une attitude radioactive

    Orano au Niger : Une attitude radioactive

    Après la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis renversaient les gouvernements de leur pré carré latino-américain au gré des ennuis de leurs firmes géantes comme United Fruit. Orano, l’héritière de la sulfureuse Areva, semble inverser ce schéma, et pratiquer une guerre économique et politique contre le Niger pour le compte de l’Élysée.

    Orano est actionnaire, avec Sopamin1, une société de patrimoine représentant l’État du Niger, de la Somaïr, l’opérateur historique des mines d’uranium[1] dont on fait le «yellow cake». Il s’agit donc d’abord d’une relation d’entreprises portant chacune des soucis de gestion. Orano décide d’arrêter la production sur les sites de Somaïr[2] avec l’argument qu’il n’y a pas eu d’exportations d’uranium nigérien en 2024. Sopamin, préoccupée du maintien de l’emploi et de la chaine de valeur dans une région sensible souhaite acheter[3] à Somaïr une partie du stock non exporté. Nicolas Maes, patron d’Orano, en pointe dans les accusations diverses et variées contre Niamey, se plaint de tout : les conditions d’extraction et les coûts financiers sont trop élevés et surtout il n’est pas possible d’exporter la production. Nicolas Maes a donc évoqué la possibilité de transporter en Namibie[4] par avion l’uranium de Somaïr pour une valeur de stock estimée à 300 millions US $. 

    La manœuvre est couteuse et grossière. Déplacer le stock nigérien en Namibie où Orano poursuit ses activités correspondrait à une saisie-arrêt. Une large partie du litige souterrain avec Orano porte sur la dette de Sopamin qui s’est alourdie de manière douteuse durant les années Issoufou et Bazoum. Les accusations américaines largement relayées en 2024 d’ un accord secret conclu entre le gouvernement nigérien et l’Iran pour l’exportation de « yellow cake » vers ce pays expliquent aussi le gel des exportations.

    1 Nigerien state company Sopamin is a shareholder with Orano, which holds a majority stake in Somaïr, the last site that the French group was still operating in the country.

    L’actuel Premier ministre nigérien a en effet été très direct avec les autorités américaines en réfutant complètement la rumeur d’un accord actuel entre l’Iran et le Niger. Le fait qu’aucune exportation d’uranium ne soit intervenue en 2024 renforce la position officielle de ne pas être en contravention avec l’AIEA.

    Orano dévoilera finalement sans trop de finesse la raison politique de son offensive tous azimuts contre le pouvoir de Niamey. Le groupe nucléaire français dénonce d’abord le ministre nigérien Ousmane Arbachi qui lors du forum Russie-Afrique de Sotchi a invité les compagnies minières russes à venir dans son pays. Ousmane Arbachi, à cette occasion, précisait que le sous-sol du Niger est riche de beaucoup d’autres minerais que l’uranium.

    Puis Orano donne l’explication[5] de sa stratégie de la menace et de la tension géopolitique  : « Concernant les sociétés françaises, le Chef de l’État ne reconnait pas les autorités nigériennes. Dans ce cas est-il possible que l’État du Niger accepte que des compagnies françaises continuent d’exploiter nos[6] ressources nationales ».

    Après les désastres technologiques d’Areva et ses malversations en milliards d’Euros , en particulier en RCA, Orano devait donner une autre image du géant atomique. Elle demeure pourtant à 90 % dépendante de l’État qui a refusé d’introduire le groupe en bourse, cela lui imposant des subventions bien lourdes en ce moment de crise française des finances publiques. Le président Macron pèse sur le retrait d’Orano du Niger et cette compagnie expose sans fards la volonté politique de la France. Cela rappelle beaucoup un autre fleuron de la Françafrique, Elf Afrique.

    Le conseil des ministres du Niger, en septembre dernier, anticipait le départ d’Orano et créait une entité publique «Timersoi National Uranium Company » (TNUC). En 2025, avec des partenaires nouveaux comme l’Azerbaïdjan entre autres, le Niger entend bien reprendre l’exportation d’uranium, une source d’énergie qui mobilise les acteurs du Sud global. La mine nigérienne de Dasa devrait aussi prendre le relais des sites de la Somaïr à partir de 2026. 

    Olivier Vallée


    [1] Niger is the world’s seventh largest producer of uranium and has the highest-grade ores on the African continent. It accounts for 4.7% of the world’s natural uranium production. In 2022, Niger provided more than a quarter of the uranium used in the European Union, the second biggest supplier aMer Kazakhstan, according to Euratom. France has depended on Niger for up to 15% of its uranium needs.

    [2] Somaïr Board of Directors mee<ng has failed to resolve growing tensions between shareholders – France’s Orano (63.4%) and Niger state company Sopamin (36.6%). Niger’s military government is disputing a decision by Orano to cease uranium production at the Somaïr uranium mine. Orano announced in October that it was stopping production in face of increasingly difficult operating conditions and financial issues.

    [3] Niger states in the document wish to « purchase 210 tons of uranium through the natural channel of

    Sopamin, » which it said would « allow Somair to continue its activites. »

    [4] Orano’s decision followed border closures between Niger and Benin, which leM 1,050 tons of uranium concentrate from the 2023 and 2024 stockpiles stranded. Orano estimates the value of the blocked uranium at €300m ($324m), representing almost half of the site’s average annual production. Orano said it had considered various op<ons to no avail, including airliMing uranium through Namibia.

    [5] https://www.neimagazine.com/news/nigeroranouraniumdisputeescalates/?cfview

    [6] He added: “With regards to French companies, the French government – via its head of state – has said it does not recognise the Niger authorities,” he said. “Does it seem possible in this case that we, the State of Niger, accept that French companies continue to exploit our natural resources?”

  • Hommage à Issa Ndiaye    

    Hommage à Issa Ndiaye    

    Le philosophe s’est éteint le Samedi 30 Novembre 2024 à Paris où il résidait pour ses soins.  

    J’ai connu Issa Ndiaye vers le milieu des années 80. À l’époque, il menait une sorte de « résistance syndicale » face à la dictature du général Moussa Traoré qui l’avait injustement radié de la fonction publique. Au cours de cette période, il venait quotidiennement à la coopérative Jamana pour rédiger ses correspondances adressées au Bureau international du travail (BIT) et à ses nombreux contacts et réseaux progressistes d’Afrique, d’Europe, d’Amérique Latine et d’Asie qui ne cessaient de lui de témoigner leur solidarité militante.

    En définitive, le Bureau international du travail, dans une magnifique délibération a instruit à la dictature du général Moussa Traoré de rétablir le syndicaliste dans tous ses droits.  

    C’est au cours de cette période difficile de sa vie qu’Issa et moi avons noué des liens qui, au fil du temps se sont raffermis, surtout, pendant la phase décisive de la lutte du mouvement démocratique menée par l’ensemble des forces progressistes: ADEMA, CNID, US-RDA…

    Issa, le philosophe a joué un rôle déterminant pour mettre un terme à l’une des plus féroces dictatures d’Afrique à cette époque.

    Je garde de Issa Ndiaye le souvenir de ses excellents portraits et hommages qu’il a rendus à ses camarades Mohamed Lamine Traoré, Hama Cissé et à certains héros tels Fidel Castro, Frantz Fanon et Salvador Allende.  

    Excellent portraitiste, Issa avait le mérite d’être objectif, il dressait un portrait objectif des personnes auxquelles il rendait hommage. Je tâcherais d’imiter modestement son style.

    Issa Ndiaye était timide, peu communicatif. Mais, lorsqu’on  franchissait la barrière de sa timidité, on découvrait un homme chaleureux, très social, profondément ancré dans la tradition malienne consistant à  rendre service à son prochain. Issa était un homme blessé, ayant énormément souffert des multiples arrestations et tortures infligées par la sinistre police politique de la dictature du général Moussa Traoré.

    Depuis 2020, Issa était en traitement à Paris. Nous nous entretenons quotidiennement sur tous les sujets politiques national et international. Ces échanges réguliers étaient fructueux et féconds pour moi. J’apprenais constamment auprès de mon ainé, même si nos échanges pouvaient être parfois houleux car le brillant philosophe était rigide. Par exemple, je ne comprenais pas sa modération envers certains systèmes de gouvernance qu’il avait toujours abhorrés.

    Au-delà de cela, Issa demeure et demeurera à jamais l’un de mes mentors auprès de qui j’ai beaucoup appris, notamment, en matière de philosophie. Le Mali reconnaît en lui, un homme de forte conviction, un ardent patriote ayant toujours su mettre son savoir au service des plus humbles. Pour lui, la théorie marxiste est  un instrument précieux pour guider l’action de notre jeunesse et pour résoudre les nombreux défis auxquels l’Afrique se trouve confronter..

    Issa était une voix engagée au service de l’humain, d’où sa participation à de nombreux foras en Europe, Afrique, Asie, Amérique Latine.

    Puisse la Jeunesse d’aujourd’hui s’inspirer des enseignements de ce digne fils du Mali pour être le vecteur principal du changement qui mettra fin aux errements qui plombent notre société, à savoir: l’appât du gain facile, le mensonge, l’hypocrisie, la cupidité, la fourberie et la méchanceté.

    La mort est une loi implacable qui s’impose à chaque être humain. Issa Ndiaye, le philosophe l’affirme brillamment: « le combat que l’on livre contre la mort est et restera toujours, quoiqu’on fasse une aventure personnelle, indicible, impossible à partager, la plus grande des tragédies humaines. Le face à face avec la mort reste terrible même pour un philosophe, même s’ils y sont, des fois, mieux préparés que le commun des Mortels, le philosophe sait mieux que quiconque boire la ciguë de l’ existence, il sait boire la mort avec le souffle de la vie ».  

    Malgré la gravité du mal qui l’emporta, Issa est resté un intrépide combattant sur son lit d’hôpital en continuant à conseiller et éclairer par ses analyses.  

    Dors en paix, cher frère, toi qui n’as jamais renoncé au combat. Tes enseignements demeureront notre bréviaire pour le Mali à construire.  

    Adieu philosophe, ton combat demeurera une source d’inspiration inépuisable.  

    Ton frère Moussa Sow. Washington DC, USA.

  • CEREMONIE DE SIGNATURE D’UN ACCORD DE COOPERATION ENTRE LA BANQUE OUEST AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BOAD) ET LE BUREAU DU VERIFICATEUR GENERAL (BVG)

    CEREMONIE DE SIGNATURE D’UN ACCORD DE COOPERATION ENTRE LA BANQUE OUEST AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BOAD) ET LE BUREAU DU VERIFICATEUR GENERAL (BVG)

    Le jeudi 5 décembre 2024 à 15 heures, le Vérificateur Général M. Samba Alhamdou BABY et le Vice-Président chargé du Support et du Contrôle de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), M. Soares Cassama Braima Luis,  ont signé un accord de coopération entre le Bureau du Vérificateur Général (BVG) et la BOAD. C’était sous l’égide du Ministre de l’Économie et des Finances M. Alousséni Sanou. Cette activité s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre le BVG et la BOAD en vue de mutualiser les efforts dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

    Dans son allocution de bienvenue, le Vérificateur Général a indiqué que ce protocole de coopération « permet de traduire en acte concret la volonté commune de nos deux Institutions qui s’engagent pour une utilisation judicieuse et optimale des ressources publiques » et a précisé que « le processus a bénéficié de l’accompagnement de Monsieur le Ministre de l’Économie et des Finances, Gouverneur de la BOAD pour le Mali, qui a bien voulu marquer son accord pour la signature du protocole d’accord ». Il ajouta que « par cet Accord, le Bureau et la BOAD s’engagent à partager mutuellement, entre autres, les résultats des missions de vérification sur la gestion des projets et programmes financés par la BOAD au Mali. L’Accord permettra également de renforcer les capacités du personnel du Bureau sur les procédures de la BOAD ».

    Rappelant un proverbe africain, le Vice-Président de la BOAD dira : « L’Union dans le troupeau oblige le lion à se coucher avec la faim ». Car, « en unissant nos efforts, nos compétences et nos ressources, nous nous donnons plus de chance de faire échouer les tentatives des acteurs de cette gangrène. A cet égard, la déclaration de la politique générale de la BOAD stipule que dans le cadre de sa mission de financement du développement, la Banque porte la responsabilité de s’assurer que ses ressources financières et les produits de ses activités sont convenablement gérés et que les fonds consentis par elle dans le cadre de ses financements soient employés exclusivement aux fins pour lesquelles ces financements sont accordés. »

    Le choix du BVG, dira-t-il est lié « aux résultats qu’il a atteints qui attestent le chemin parcouru. Depuis sa création, la BOAD lutte pour une bonne gestion des ressources financières et combat sans relâche la corruption et la délinquance économique et financière. »

    Le Ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni Sanou dira que « cette signature de protocole va en droite ligne des instructions données par Son Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’État. C’est pourquoi une large place est faite à la lutte contre la corruption et la délinquance financière dans le plan d’action gouvernemental. A plusieurs reprises, le BVG a été sollicité par les autorités pour faire l’évaluation de performance ou souvent pour effectuer des contrôles dans les projets ou dans le cadre du budget sur financement interne. La BOAD, structure de financement régional et la BVG signent un accord dans le sens d’amélioration les résultats pour que l’argent arrive au niveau du citoyen. Et cette signature va aider le BVG à suivre des financements externes. C’est pourquoi j’exhorte les autres, notamment la Banque Mondiale et la BAD à emboiter le pas de la BOAD. »

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    MICROFINANCE

    Une nouvelle page s’ouvre avec SAMA Finance S.A

    SAMA Finance S.A ouvre une nouvelle page de la microfinance dans notre pays avec le lancement officiellement de ses activités et l’inauguration du nouveau siège à Hamdallaye ACI 2000, dans le quartier des affaires.

    La cérémonie était présidée par le Président de l’APSFD (Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés), Modibo Coulibaly, qui avait à ses côtés le Président Directeur Gén . . .

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  • MOIS DE SOLIDARITE

    MOIS DE SOLIDARITE

    Moov Africa Malitel respecte la tradition

    C’est ce vendredi 6 décembre 2024 que l’entreprise citoyenne Moov Africa Malitel a procédé à sa traditionnelle remise de dons dans le cadre du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion aux populations plus vulnérables de notre société. Cette traditionnelle générosité de l’opérateur téléphonique soutient les efforts des autorités pour améliorer les conditions de vies des plus démunis.

    Présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilynne, en compagnie de Mme Oumou Sall Seck ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, cette cérémonie de remise de dons est une occasion pour le premier opérateur de téléphonie mobile dans notre pays de réaffirmer son engagement en faveur de la population malienne.

    Prenant la parole le premier, le représentant du Maire de la Commune IV du District de Bamako a souhaité la cordiale bienvenue à tous les invités de cette cérémonie, avant de remercier Moov Africa Malitel pour son traditionnel geste de solidarité. A sa suite, le porte-parole des bénéficiaires, Abdoulaye Temblély, a remercié Moov Africa Malitel pour son geste, une générosité bien instaurée chez l’opérateur, dit-il.

    Dans son allocution, Abdelzaziz Biddine, Directeur de Moov Africa Malitel, a souligné l’importance de la solidarité et a réaffirmé l’engagement de sa société à accompagner les efforts des autorités pour soutenir les populations. Selon lui, “Donner est un devoir, et un droit pour celui qui reçoit”, mais il faut le faire à temps a-t-il conclu.

    Cette année, Moov Africa Malitel n’a pas pu effectuer sa traditionnelle remise de dons courant octobre dédié mois de la solidarité, la cérémonie a été organisé un peu en retard en décembre pour des contraintes organisationnelles.

    Les dons remis sont variés et destinées à une cinquantaine de structures qui œuvrent auprès des populations les plus vulnérables. Il s’agit des équipements agricoles ; des équipements médicaux ; des kits scolaires, des tables-bancs, du matériel de savonnerie ; des groupes électrogènes, des tricycles pour des personnes en situation de handicap, du matériel de forage, des sacs de riz, des cartons de pâtes alimentaires etc.

    Quant au ministre de la Communication qui a présidé la cérémonie, il a exprimé toute sa gratitude et sa satisfaction pour cette grande contribution de Moov Africa Malitel. Aux dires de Alhamdou Ag Ilynne a rappelé qu’ : “Il n’est jamais trop tard pour faire du bien”, avant de remercier l’opérateur pour son geste qui contribuera à améliorer la qualité de vie de nombreuses personnes.

    M. NIANG

  • 2e JOURNEE DES COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    2e JOURNEE DES COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    Un point pour chacun des représentants maliens

    Les deux représentants du Mali aux compétitions Africaines des clubs, le Djoliba AC en ligue des champions et le Stade Malien en Coupe CAF ont été tous tenu en échec à l’issue des rencontres de la deuxième journée de ces compétitions.

    Le week-end , lors de la deuxième journée de ligue africaine des champions et de la coupe CAF. Le Djoliba AC le représentant du Mali en ligue des champions, après avoir subi une cinglante défaite (0-4) lors de la première journée contre l’Espérance de Tunis, était face dimanche dernier face au représentant égyptien au Stade du 26 Mars de Bamako. Au terme de cette rencontre les Rouges de Bamako n’ont pu faire mieux qu’un nul à domicile (0-0). Le Djoliba qui ciblait sur une opération de 9 points à domicile a laissé filer 2 points. Quant au Stade Malien de Bamako qui était en déplacement en Angola, il est revenu avec un point. Les poulains de Mamoutou Kané Mourlé ont tenu en échec le représentant angolais par le score d’un but partout (1-1). Pour rappel, lors de la première journée de cette coupe CAF, le Stade Malien a dominé les Sud-Africains par le score de deux buts à zéro (2-0).  

    M N 

  • RAPPORTS (COMPARÉS) BVG – OCLEI

    RAPPORTS (COMPARÉS) BVG – OCLEI

    Regards croisés et résultats mitigés

    OCLEI, VEGAL… Des méthodes controversées ?

    BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Affaire des Miniers voyous contre l’État du Mali

    Des responsables des impôts fortement soupçonnés

    DÉCÈS DU PROFESSEUR ISSA N’DIAYE

    PHASE FINALE DE LA COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS: Le Mali pour sa 14e phase finale et la 10e consécutive

    TIRAGE AU SORT CAN FEMININE: Les 12 pays fixés sur leur sort

    VERIFICATION FINANCIERE DES OPERATIONS DE RECETTES ET DE DEPENSES DE LA DIRECTION GENERALE ET DES DIRECTIONS DES ZONES DE PRODUCTION DE L’OFFICE DU NIGER

    Des irrégularités financières s’élevant à plus de 3 milliards de FCFA

    NIGER : L’impossible sevrage de l’Europe hypercoloniale ?

  • BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Affaire des Miniers voyous contre l’État du Mali

    Des responsables des impôts fortement soupçonnés

    D’indélicats personnages des Mines ont récemment tenté d’arnaquer l’Etat du Mali à hauteur de plusieurs milliards F CFA. Le coup a foiré grâce à la vigilance des services financiers   de l’Etat et du Ministre Sanou en l’occurrence. Les enquêtes sont en cours. Les interpellations aussi.

    Et surtout, n’allez pas croire que les suspects . . .

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  • RAPPORTS (COMPARÉS) BVG – OCLEI

    RAPPORTS (COMPARÉS) BVG – OCLEI

    Regards croisés et résultats mitigés

    Si les deux documents évoquent à l’unisson un fort «engagement du «Président de la transition», «le Général d’armée Assimi Goïta» dans la lutte contre la corruption au Mali, les résultats obtenus de 2022 et 2023 sont loin d’être significatifs. La preuve !

    C’est presque simultanément que les rapports de l’année 2023 du Bureau du Vérificateur Général (BVG) et de l’Office . . .

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  • Encadré

    Encadré

    OCLEI, VEGAL…

    Des méthodes controversées ?

    «Des dossiers transmis à la justice par les structures de contrôle de 2018 à 2023, n’ont pas encore fait objet de jugement» regrettent des responsables des structures concernées. Pourquoi donc ? Nous avons échangé avec des Magistrats. 

    De toute évidence, les Magistrats ne semblent nullement approuver certaines démarches et méthodologies des structures de contrôle qu’ils jugent  en porte-à-faux avec le droit en général et la présomption d’innocence en particulier.

    A en croire, les spécialistes du droit que nous avions consultés, les accusations des structures (BVG, OCLEI) ne reposent nullement sur des faits irréfutables mais plutôt sur des supputations.

    Aussi, déplorent-ils, les droits des accusés   ne sont pas respectés dans certains cas. Le rapport étant publié avant que le mis-en-cause apporte ses justificatifs, et dans certains cas, ses arguments pour sa défense ne sont pas tout simplement pris en compte/

    Le rapport entre les comptes bancaires et le cumul des revenus légitimes des accusés, aux yeux de ces Magistrats, ne constituerait nullement une preuve de détournement ou de malversation.

    Il s’avère en effet, dans certains cas, que le compte bancaire d’un particulier serve de caisse d’épargne ou de réception à toute une communauté. Le phénomène est fréquent dans les milieux fournissant d’importants contingents de la diaspora. Puisque présentant des garanties et selon la personnalité du détenteur, le compte bancaire du fonctionnaire en question  peut alors servir  de caisse de dépôt et de coffre-fort pour les envois des migrants.

    Un autre aspect de la question qui échapperait aux contrôleurs, de l’avis des Magistrats : les fonctionnaires des services de poursuites et de recouvrement jouissent de très importants avantages dans le cadre de l’exercice de leurs missions. Il s’agit en général des responsables et agents des Douanes, Impôts, trésors, entre autres.

    Une opération de redressement, de saisie ou les ristournes d’une pénalité peuvent engendrer d’importantes ressources pour l’auteur de l’exploit. Et c’est légal.

    Et un simple  décalage entre l’année budgétaire, le paiement de ces ristournes et la mission de contrôle et de vérification peut susciter de graves incompréhensions et accusations non fondées.

    En clair, les Magistrats remettent en cause l’Article 02 de la Loi N°2014-015 du 27 Mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite.

    Ceci explique-t-il l’apparente impunité dont bénéficieraient de présumés suspects ?

    Batomah Sissoko

  • NIGER                                               L’impossible sevrage de l’Europe hypercoloniale ?

    NIGER  L’impossible sevrage de l’Europe hypercoloniale ?

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    Pour ceux qui sont ravis de mettre en épingle les éclats de l’État du Niger, le renvoi du chef de délégation de l’Union européenne est une occasion de plus. Par contre on oublie bien volontiers tout le dispositif de sanctions et de restriction contre le pays que Josep Borrel et ses alliés français ont déployé après la déchéance de Mohammed Bazoum. Le Niger a été le laboratoire des politiques de sujétion de la France et de l’Union européenne depuis plus de 10 ans . . .

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  • PHASE FINALE DE LA COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS

    PHASE FINALE DE LA COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS

    Le Mali pour sa 14e phase finale, 10e consécutive

    Les rencontres de la 6e et dernière journée des éliminatoires de la Coupe d ‘Afrique des Nations ont été disputées la semaine dernière à travers le continent. A l’issue de cette ultime journée, les 24 pays qui seront présents à la phase finale sont tous connus. Les Aigles du Mali qui seront à ce rendez-vous Marocain en 2025, disputeront leur 14e phase finale de coupe d’Afrique, la 10e consécutive.  

    Les rideaux sont tombés la semaine dernière sur les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025. Au terme des six journées disputées dans ces éliminatoires par chacune des équipes engagées, on connait désormais les 24 pays qualifiés à la phase finale de la 35e édition de la CAN dont le Mali.

    Les Aigles du Mali qui se sont brillamment qualifiés pour la phase finale de la coupe d’Afrique des nations depuis la 5e et avant dernière journée des éliminatoires de cette compétition contre le Mozambique à Maputo ont terminé ces éliminatoires en beauté à domicile lors de la 6e et dernière journée en étrillant l’Eswatini par le score de six buts à zéro (6-0) au Stade du 26 Mars de Bamako. Au Maroc en 2025 le Mali sera sa 14e participation à une phase finale de la coupe d’Afrique des nations, et du coup pour la 10e fois consécutive. 1972,1994,2002, 2004, 2008, 2010, 2012, 2013, 2015, 2017, 2019, 2021, 2023, 2025.  

    L’édition 2025 de la Coupe d’Afrique des Nations se jouera dans le royaume chérifien au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Cette 35e édition du grand rendez-vous biennale du football continental se fera sans le Ghana et la Guinée Conakry qui seront les grands absents de ce rendez-vous. Une première absence pour les Black Stars depuis deux décennies

    Les Black Stars du Ghana, quadruples champions d’Afrique, manqueront le tournoi pour la première fois des 20 dernières éditions.  Le Syli national de la Guinée qui n’avait besoin que d’un match nul a été coiffé au poteau dans le groupe H par la Tanzanie par le score d’un but à zéro.

    Les 24 nations qualifiées pour la CAN 2025 :

    Maroc

    Afrique du Sud

    Algérie

    Angola

    Bénin

    Botswana

    Burkina Faso

    Cameroun

    Comores

    République démocratique du Congo

    Côte d’Ivoire

    Égypte

    Gabon

    Guinée équatoriale

    Mali

    Mozambique

    Nigeria

    Ouganda

    Sénégal

    Soudan

    Tanzanie

    Tunisie

    Zambie

    Zimbabwe

    M. NIANG

  • TIRAGE AU SORT CAN FEMININE

    TIRAGE AU SORT CAN FEMININE

    Les 12 pays fixés sur leur sort

    Le tirage au sort de la 15e édition de la Coupe d’Afrique des Nations féminine a eu lieu le vendredi 22 novembre 2024, au Maroc.

    La cérémonie a marqué le début symbolique de la compétition, qui se déroulera du 5 au 26 juillet 2025.

    Avec des confrontations alléchantes et des enjeux majeurs, le tournoi promet de mettre en valeur le meilleur du football féminin africain. Les équipes ont été réparties en trois groupes, chacun promettant des matchs intenses et des affrontements palpitants. 

    Groupe A : Maroc, Zambie, Sénégal, RD Congo

    Pays hôte et finaliste de la précédente édition, le Maroc aura la pression de répondre aux attentes de son public.

    Les Lionnes de l’Atlas affronteront la Zambie, qui a décroché une honorable troisième place en 2022, et le Sénégal, une équipe qui a montré une amélioration continue sur la scène continentale. 
    La RD Congo, absente des dernières éditions, revient avec l’espoir de surprendre la concurrence et de reconquérir son lustre d’antan.

    Groupe B : Nigéria, Tunisie, Algérie, Botswana

    Véritable locomotive du football africain, le Nigeria, onze fois champion, visera un 12e titre pour conforter sa domination.

    La Tunisie cherchera à confirmer ses récents progrès, tandis que l’Algérie fait un retour très attendu dans la compétition.

    Le Botswana, outsider, pourrait jouer le rôle de perturbateur, face à une équipe en pleine ascension.


    Groupe C : Afrique du Sud, Ghana, Mali, Tanzanie

    L’Afrique du Sud, tenante du titre et forte de sa victoire en 2022, devra faire face à des adversaires redoutables.

    Le Ghana, riche de sa tradition footballistique, aura pour objectif de revenir au sommet. 
    Le Mali et la Tanzanie, souvent délaissés, auront à cœur de prouver leur capacité à rivaliser avec les meilleures du continent.

    Avec des groupes aussi variés et captivants, la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2024 s’annonce comme un moment charnière dans l’histoire du football féminin africain. 
    Le pays hôte, le Maroc, aura une double responsabilité : assurer une organisation sans faille et briller sur le terrain.

    CAF online

  • Article sans titre 6845

    DÉCÈS DU PROFESSEUR ISSA N’DIAYE

    Le Professeur Issa N’Diaye, décédé à Paris ce 30 novembre 2024, était une figure emblématique du Mali.

    Philosophe, universitaire, et homme politique engagé, le Professeur Issa N’Diaye était une figure emblématique du paysage intellectuel malien.

    Il fut Ministre de l’enseignement supérieur, puis ministre de la Culture et de la Recherche scientifique de 1992 à 1993. Il était une référence.

    Voici une de ses contributions sur l’homme malien :

    «Tant que l’appât du gain facile restera la base de la philosophie du citoyen malien ordinaire, rien de bon ne se fera dans le pays»

    «Le problème n’est pas seulement le pouvoir d’Etat, c’est aussi et surtout le Malien lui-même. Il faut arriver à le changer. Pas évident ! Tant que l’appât du gain facile restera la base de la philosophie du citoyen ordinaire, rien de bon ne se fera dans le pays. Tant que le mensonge, l’hypocrisie, la cupidité, la fourberie et la méchanceté resteront au cœur de la citoyenneté, il n’y a rien à espérer. Il suffit de voir le spectacle de la ruée actuelle à travers les associations créées pour capter les sommes d’argent distribuées à l’occasion par les candidats. Devant l’argent, aucune morale. Tous les coups sont permis. La corruption est devenue le système national de débrouillardise à tous les niveaux, aussi bien au niveau de l’Etat, des appareils civils comme militaires, des secteurs de la société civile et religieuse. Les rapports sociaux en sont dénaturés. Le mal est profond. L’incivisme a atteint un tel degré qu’il menace l’avenir même du pays».

    Dors en paix, Professeur Issa N’Diaye

  • Article sans titre 6841

    La Direction et tout le personnel du Journal «Le Sphinx» ont le regret de vous annoncer le décès de notre frère, ami et Collaborateur, Ibrahim Kouyaté dit Ibou « Grand Griot». Décès survenu le samedi 30 Novembre 2024 des suites d’une courte maladie.

    Les obsèques ont eu lieu le dimanche 1er Décembre 2024 au domicile familial sis à Medina-Coura.

    Que son âme repose en paix ! Dors en paix, «Grand Griot» !

  • APRÈS LE SCANDALE DU BOEING PRÉSIDENTIEL…

    APRÈS LE SCANDALE DU BOEING PRÉSIDENTIEL…

    Le train de la calamité financière

    LADJI BOURAMA AIR FORCE ONE ET MAGFORCE

    Pourvu que le renvoi ne soit pas définitif

    TOURNOI QUALIFICATIF U17 UFOA

    Le Mali battu par le Sénégal aux tirs au but

  • Pensée du jour :

    Pensée du jour :

    « Le chemin de la vérité est celui du paradoxe : pour l’éprouver, il faut la contempler sur la corde raide. Quand la vérité devient acrobate, nous pouvons la juger. »

  • LADJI BOURAMA AIR FORCE ONE ET MAGFORCE

    LADJI BOURAMA AIR FORCE ONE ET MAGFORCE

    L’affaire des contrats d’armement surfacturés, comme celle de l’acquisition de l’avion présidentiel, ont pris d’autant plus d’ampleur qu’elles ont toutes deux éclaté quelques mois après le début du premier mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait fait de la lutte contre la corruption et l’impunité l’un de ses principaux arguments de campagne.

    De 2013 à 2017, l’État malien a perdu plus de 300 milliards de francs CFA (457 millions d’euros) à cause de la fraude et de la mauvaise gouvernance, selon les rapports présentés . . .

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  • APRÈS LE SCANDALE DU BOEING PRÉSIDENTIEL…

    APRÈS LE SCANDALE DU BOEING PRÉSIDENTIEL…

    Alors que l’on n’a pas encore fini d’éplucher les chiffres et rapports relatifs au prix de l’avion présidentiel, (affaire de l’achat du Boeing 707 d’IBK), la mise sur rail du Train dit de la «Souveraineté» soulève à son tour autant d’interrogations que de zones d’ombre. Bien malin qui connait aujourd’hui le montant réel affecté à ce gigantesque projet malheureusement mort-n . . .

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  • TOURNOI QUALIFICATIF U17 UFOA-A

    TOURNOI QUALIFICATIF U17 UFOA-A

    Le Mali perd aux tirs au but devant le Sénégal

    Finalement les U 17 maliens ont perdu par 5 à 4 aux tirs aux buts. Un parcours très honorable. Du coup les deux finalistes sont qualifiés pour la Coupe d’Afrique des U 17 qui aura lieu en Côte d’Ivoire.

    Après reports et incertitudes, le tournoi qualificatif U17 UFOA A a finalement démarré mardi dernier au stade Lat Djor de Thiès au Sénégal. Le Mali qui évolue dans le groupe B en compagnie de la Sierra Leone, de la Guinée Bissau, et de la Mauritanie a entamé sa campagne dans ce tournoi U17 UFOA-A mercredi au stade Maniang Soumaré de Thiès contre la Sierra Leone. Le premier match a été un succès pour l’équipe de l’entraîneur Adama Djéfla Diallo, qui a assuré le service minimum grâce à un but précoce de Seydou Dembélé à la 8ème minute. Cette victoire étriquée a placé le Mali en tête du Groupe B avec 3 points, devant la Mauritanie et la Guinée-Bissau, qui ont fait match nul 0-0 dans le cadre de la journée dans ce groupe. Les jeunes Maliens ont confirmé leur leadership dans ce groupe à l’issue de rencontres de la deuxième journée. En effet, le Mali a battu la Sierra-Léone par le minimum d’un but à zéro (1-0). Désormais avec six points au compteur, deux victoires en autant de sorties, les Aiglons termineront premier du groupe B quelle que soit l’issue de la troisième journée, et joueront les demi-finales avec le deuxième du groupe A, qui sera soit la Gambie, soit le Libéria.

    Les vaillants U 17 maliens ont perdu au finish aux tirs aux buts (5-4) devant le pays hôte. Les deux pays sont qualifiés pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations U17 qui se disputera en Côte d’Ivoire en 2025.

    M. NIANG

  • ELIMINATOIRES COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 4e JOURNEE

    ELIMINATOIRES COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 4e JOURNEE

    Les premiers qualifiés sont déjà connus

    Les rencontres de la quatrième journée des éliminatoires de la CAN 2025 ont vu sept équipes décrocher leur qualification en plus du Maroc hôte de la compétition.

    A deux journées de la fin des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations 2025 dont le Maroc aura l’insigne honneur d’abriter, sept pays ont déjà décroché leur ticket pour la phase finale de cette compétition en plus du pays hôte. A cet effet, à l’issue des rencontres de la 4e journée disputée la semaine dernière, l’Égypte, l’Algérie, l’Angola, la RDC, le Cameroun, le Sénégal, et le Burkina-Faso ont validé leur ticket pour ce grand rendez-vous continental. En plus de ces sept pays, deux autres pays, à savoir le Mali la Côte d’Ivoire avaient aussi l’opportunité de valider leur billet mais, ont raté l’occasion en concédant le nul, et s’inclinant respectivement face à la Guinée Bissau et à la Sierra-Leone.

    En déplacement à Bissau pour le compte de la 4e journée, les Aigles maliens qui avaient 7 points au compteur pouvaient valider leur ticket pour la CAN 2025 avec une victoire. Mais, ils n’ont pas pu faire mieux qu’un match nul, tenus en échec par les Jurtus de la Guinée Bissau sur un score nul et vierge (0-0).

    Quant aux Éléphants Ivoiriens, un nul suffisait à leur bonheur, mais, ils ont été dominés par les Leones Stars par le minimum (1-0). Maliens et Ivoiriens vont devoir attendre la prochaine journée pour valider leur ticket pour le Maroc.

    A l’issue de cette 4e journée, une nouvelle hiérarchie continentale se dessine :

    Égypte, Algérie, l’amorce d’un nouveau cycle

    Brillants à domicile, plus gestionnaires à l’extérieur : ainsi se présentent l’Égypte et l’Algérie dans ces éliminatoires de la CAN 2025. Toutes deux dirigées par des nouveaux sélectionneurs (Hossam Hassan sur le banc des Pharaons, Vladimir Petkovic sur celui des Fennecs), ces équipes en reconquête après une CAN plus ou moins en deçà des attentes laissent entrevoir des lendemains plus fastes. Si côté égyptien Mohamed Salah reste une star offensive à la hauteur, à l’image du bilan irréprochable des siens (4 matchs, 4 victoires, 10 buts inscrits, 0 encaissé), ce n’est plus le cas de Riyad Mahrez côté algérien. Revenu le mois dernier pour ces éliminatoires, l’ancien joueur de Manchester City reste porteur du brassard de capitaine mais n’a débuté que deux des quatre matchs disputés par les champions d’Afrique 2019. Son apport à l’équipe nationale fait aujourd’hui débat en Algérie.

    Angola, RDC, sur la bonne lancée de la CAN 2023

    La RD Congo reste fidèle à ses bonnes habitudes. En avance sur ses objectifs lorsqu’ils terminèrent en Côte d’Ivoire au pied du podium de la CAN 2023, les Léopards ont été parmi les premiers à se qualifier pour l’édition suivante. A Dar es Salam, les hommes de Sébastien Desabre a poursuivi son sans-faute en prenant pour la deuxième fois le meilleur sur la Tanzanie (2-0). La délivrance est intervenue dans les dernières minutes de la partie grâce à un doublé de Meschack Elia. L’ailier des Young Boys, qui vient de franchir le cap des 40 sélections chez les Léopards, permet aux demi-finalistes de l’édition 2023 en Côte d’Ivoire, de demeurer invaincus et avec des filets toujours inviolés dans ces éliminatoires, avec 4 « clean sheets » consécutives en autant de rencontres (6 buts marqués, 0 but encaissé).

    Une dynamique similaire est à l’œuvre en Angola. Les Palancas Negras ont également réussi un carton plein avec un bilan quasi-identique (6 buts marqués, 1 seul encaissé) dans une poule abritant également un Ghana en bien mauvaise posture. La sélection lusophone capitalise les certitudes acquises lors de la dernière CAN, qui la vit atteindre les quarts de finale. A sa tête, le Portugais Pedro Gonçalves fait tomber les records les uns après les autres : premier coach à qualifier l’équipe pour le CHAN puis la CAN, auteur de la meilleure performance de l’équipe en phase de groupes de la CAN, entraîneur le plus victorieux de l’histoire de l’Angola, vainqueur de sa première COSAFA Cup en deux décennies.

    Burkina Faso, Sénégal, Cameroun, un standing à tenir

    La petite histoire retiendra que le Burkina Faso a été la première équipe à décrocher sa qualification. Au bénéfice d’un carton plein face au Burundi, les Étalons disputeront au Maroc la quatorzième phase finale de leur histoire. Obligés depuis des années à recevoir loin de leur pays, plongé dans une crise sévère, les coéquipiers de Bertrand Traoré s’accommodent bien de cette expatriation forcée. Coaché depuis le printemps par le technicien local Brama Traoré, ce groupe évolue par petites touches. Contrainte par un réservoir plus limité que ceux des voisins malien, ivoirien ou ghanéen, cette stabilité porte ses fruits : le pays des hommes intègres n’a manqué qu’une phase finale depuis 2010 et atteint trois fois le dernier carré durant cette période (finaliste en 2013, demi-finaliste en 2017 et 2021).

    Avec 10 points, comme le Burkina Faso, le Sénégal sera également de la fête au Maroc. Les Lions de la Teranga s’en sont remis à leur maître à jouer Sadio Mané pour s’imposer au Malawi et composter leur ticket. Le principal enjeu s’est déplacé en coulisses : non renouvelé par le ministère des Sports au terme de son contrat, fin août, Aliou Cissé avait cédé sa place à son ex-adjoint Pape Thiaw. Les autorités sénégalaises devraient désigner un successeur dans les semaines à venir. La qualification précoce leur offre un surcroît de sérénité pour faire ce choix.
    De la sérénité, le Cameroun en manque depuis qu’une guerre des chefs oppose la Fédération, présidée par Samuel Eto’o, au ministère des Sports autour du choix par ce dernier du sélectionneur Marc Brys. Malgré ce contexte tendu, du moins jusqu’au récent accord sur la constitution d’un staff technique, le technicien belge présente un bilan très positif. Avec 10 points en 4 matchs, les Lions Indomptables, deux fois vainqueurs du Kenya ce mois-ci, font partie de cette première fournée de qualifiés pour l’édition 2025. Au-delà d’avoir atteint ce premier objectif, le successeur de Rigobert Song peut se targuer de présenter un contenu en progrès et d’avoir fait des choix payants, comme en témoigne le but de Boris Enow dès sa première sélection, à Kampala (Ouganda) face au Kenya.

    M. NIANG

  • ASSURANCE MALADIE

    ASSURANCE MALADIE

    Prevalya Africa et la SFI signent une convention de coopération à Bamako

    La Société financière internationale (SFI) et Prevalya, du Groupe SAER ont signé une convention de partenariat afin d’accroitre l’accès à l’Assurance maladie volontaire pour les marginalisés issus des secteurs formel ou informel. Pour le PDG du Groupe SAER, Diadié dit Amadou Sankaré, cette signature est l’aboutissement de plusieurs mois de collaboration et d’efforts soutenus entre les dirigeants de Prevalya , avec lui à leur tête et ceux de la société financière internationale (SFI).

    Cette convention permettra de définir une stratégie d’expansion et de renforcez les activités de Prevalya, incluant des prestations et services innovants, afin d’élargir l’accès à l’assurance maladie à travers les canaux numériques pour un plus grand nombres de Maliens. Ce qui est pour Prevalya, sa manière d’apporter sa contribution dans l’épanouissement du Mali. Puisque sans une véritable politique sanitaire point de développement.

    Selon Aliou Maiga, Directeur du Groupe des Institutions Financières de l’IFC « Cet accord permettra de définir une stratégie d’expansion et de renforcer les opérations de Prevalya, incluant des prestations et services innovants et contribuera à l’évolution de l’architecture technique et informatique de Prevalya, favorisant ainsi son développement tout en continuant à garantir sa sécurité financière. Il n’est pas simplement une formalité, il représente un engagement profond à collaborer étroitement, à innover ensemble et à relever les défis de demain. »

    Pour Mody Diakité, Directeur par intérim de Prevalya, son groupe a pleine confiance aux capacités et à l’ expertise de la SFI de les accompagner dans ce domaine. Il reste convaincu que cette collaboration portera ses fruits dès le premier semestre suivant sa mise en œuvre

    Pour conclure, il a remercié le PDG du groupe SAER , Diadié dit Amadou Sankaré ainsi que toutes les équipes impliquées dans la préparation de cet accord pour leur dévouement et leur professionnalisme.
    Diadié Sankaré s’est dit très fier de l’aboutissement du projet, un rêve devenu réalité grâce au travail soutenus des cadres de SAER Group . Pour lui la mise en œuvre du projet, vu comme un rêve devenu réalité pour améliorer le tissu social du pays.

    La société Prevalya Africa Mali, filiale du SAER GROUP, est au cœur de l’initiative de l’inclusion sociale, visant à étendre la couverture sociale à diverses catégories de travailleurs maliens. SAER GROUP est connu pour ses investissements dans le développement social et économique a joué un rôle crucial dans le partenariat avec lé SFI qui représente une avancée significative vers la concrétisation de leurs objectifs communs.

    Ce partenariat est un engagement mutuel envers l’inclusion sociale en République du Mali.

    Le Tandem veut améliorer les conditions de vie des populations vulnérables. Leur objectif principal est d’assurer une meilleure couverture sociale pour le travailleurs de l’économie informelle et les indépendants. Une très belle initiative en fin de compte.
    A.D

  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    Après avoir jalousement gardé les budgets des institutions dissoutes lors du coup d’État contre le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en 2020, mis en place un gouvernement d’exclusion, choisi des membres du Conseil national de transition (CNT) en fonction des relations, prolongé la transition pour se maintenir au pouvoir, un autre coup de massue vient d’achever le peuple malien. En effet, depuis mercredi dernier, les tombeurs d’IBK, se sont auto-proclamés généraux sans se soucier de la grande misère du peuple malien. Ça n’est de trop pour une . . .

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  • Libye : La réinvention saison II ?

    Libye : La réinvention saison II ?

    Rupture de compromis ?

    Depuis le mois de juillet 2024 la Libye connait une série de batailles des nominations en vue du contrôle de positions économiques stratégiques. Ces glissements dans les hautes sphères s’accompagnent de mouvements de troupes et de guerres entre milices avec leurs cortèges de déplacements et d’exactions. Mais ce qui ressemble de prime abord à une phase supplémentaire du chaos libyen pourrait peut-être amorcer la réinvention du compromis de 2021 et la consolidation d’une nouvelle génération en . . .

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  • AFFAIRE LADJI BOURAMA AIR FORCE ONE ET DES ÉQUIPEMENTS MILITAIRES

    AFFAIRE LADJI BOURAMA AIR FORCE ONE ET DES ÉQUIPEMENTS MILITAIRES

    Un renvoi salutaire pour la manifestation de la vérité

    DGI / DGE  : AFFAIRE DGE-DGI, SERVICES DES IMPÔTS

    Échec et mat !

    Libye

    Après l’été de la clarification

    ELIMINATOIRES CAN 2025, 3e JOURNEE

    Le Mali, leader du groupe I

    TIRAGE AU SORT COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

       Groupes abordables pour Le Djoliba AC et le Stade Malien

  • LADJI BOURAMA AIR FORCE ONE ET MAGFORCE

    LADJI BOURAMA AIR FORCE ONE ET MAGFORCE

    Un renvoi salutaire pour la manifestation de la vérité

    L’affaire des contrats d’armement surfacturés, comme celle de l’acquisition de l’avion présidentiel, ont pris d’autant plus d’ampleur qu’elles ont toutes deux éclaté quelques mois

    après le début du premier mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait fait de la lutte contre la corruption et l’impunité l’un de ses principaux arguments de campagne.

    De . . .

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  • DGI / DGE  : AFFAIRE DGE-DGI, SERVICES DES IMPÔTS

    DGI / DGE  : AFFAIRE DGE-DGI, SERVICES DES IMPÔTS

    Échec et mat !

    Il ne manquait certainement plus que ça : prétendre le financement de l’hypothétique campagne politique de l’Homme fort de la Transition pour justifier les impairs et échecs ! Bien évident, une argutie qui ne convainc personne mais ne manquant cependant pas poids dans le microsome des chercheurs de place au sein de l’administration publique. Mais comment en est-on arrivé-là !

    D’abord ce constat ! Du jamais vu dans l’histoire de la . . .

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  • Libye : après l’été de la clarification

    Libye : après l’été de la clarification

    Tripoli, en Libye, est le théâtre, depuis dimanche, de combats entre la milice de Zintan (de l’Ouest), ralliée au maréchal Haftar de l’Est, et la milice de Kekla soutenue par le groupe armé Fajr Libya (Aube de Libye).  Dans l’Est, les hommes de Haftar affrontent le conseil de la Choura de Benghazi pour la prise de contrôle de la base aérienne de Benina.

    Ce dernier épisode, précurseur d’une vase épreuve de force suit l’attaque de Tripoli, en juin, par la brigade de Misrata . . .

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  • TIRAGE AU SORT COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    TIRAGE AU SORT COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    Groupes abordables pour Le Djoliba AC et le Stade Malien

    Le tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération ainsi que celle de la Ligue Africaine des champions a été effectué le lundi dernier au siège de la CAF en Égypte. Les représentants du football malien dans ces compétitions, à savoir le Djoliba AC en Ligue des champions et le Stade Malien en Coupe de la Confédération sont dans des groupes abordables. 

    Pour la nouvelle saison 2024-2025, le football malien sera présent sur les deux tableaux des deux compétitions interclubs Africains à savoir la Coupe de la Confédération et la Ligue des Champions. A cet effet, l’instance suprême du Football Aaricain a dévoilé la composition des groupes et le calendrier des compétitions à l’issue du tirage au sort effectué la semaine dernière au Caire.

    En Coupe de la confédération, le représentant malien dans cette compétition, le Stade Malien de Bamako évoluera dans le groupe B en compagnie du RS Berkane du Maroc, du CD Lunda Sul et aux New-comers sud-africains de Stellenbosch.

    Pour la Ligue africaine des champions, le Djoliba AC a hérité du groupe D. Les Rouges de Bamako qui se sont qualifié pour la première fois de leur histoire en phase de poule de cette compétition affronteront  l’ES Tunis, les Pyramids FC, et le GD Sagrada Esperança d’Angola.

    Composition des groupes de la Ligue des champions :

    Groupe A : TP Mazembe (RDC), Young Africans SC (TAN), Al Hilal (SUD), MC Alger (ALG)

    Groupe B : Mamelodi Sundowns (RSA), Raja CA (MAR), AS FAR (MAR), Maniema Union (RDC)

    Groupe C : Al Ahly SC (EGY), CR Belouizdad (ALG), Orlando Pirates (RSA), Stade d’Abidjan (CIV)

    Groupe D : ES Tunis (TUN), Pyramids FC (EGY), GD Sagrada Esperança (ANG), Djoliba AC (MLI)

    Composition de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération :

    Groupe A : Simba SC, CS Sfaxien, CS Constantine, FC Bravos do Maquis

    Groupe B : RS Berkane, Stade Malien, Stellenbosch, CD Lunda Sul

    Groupe C : USM Alger, ASEC Mimosas, ASC Jaraaf, Orapa United

    Groupe D : Zamalek SC, Al Masry, Enyimba, Black Bulls

    M. NIANG

  • ELIMINATOIRES CAN 2025, 3e JOURNEE

    ELIMINATOIRES CAN 2025, 3e JOURNEE

    Le Mali leader du groupe I

    En s’imposant devant les Jurtus de la Guinée Bissau lors de la 3ee journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2025, les Aigles du Mali prennent la première place du groupe I au dépend du Mozambique qui a été tenu en échec par l’Eswatini dans l’autre match du groupe

    Un mois après les deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations, que le Maroc aura l’insigne honneur d’organiser en décembre 2025 et janvier 2026, le continent a vibré le week-end dernier au rythme des rencontres de la 3e journée, avant la 4e journée prévue cette semaine.

    Au Stade du 26 Mars de Bamako, les Aigles du Mali rencontraient les Jurtus de la Guinée Bissau pour le compte de la 3e journée. A l’issue de cette rencontre la sélection nationale du Mali s’est imposée devant son homologue guinéen par le minimum d’un but à zéro (1-0). L’unique but de la rencontre a été marqué par El Bilal Touré d’une tête piquée à la 62e suite à un slalom au sein de la défense bissao-guinéenne  d’Adama Traoré dit Malouda.

    Une courte, mais éclatante victoire qui vaut son pesant d’or, puisque dans l’autre match du groupe, le Mozambique qui était co-leader avec le Mali après les rencontres des deux premières journées disputées au mois de septembre a été tenu en échec par le Eswatini par le score d’un but partout (1-1).

    Le Mali avec désormais 7 points au compteur contre 4 pour les Mozambicains, s’installe seul dans le fauteuil du leader du groupe I en attendant les rencontres de la 4e journée qui se jouent ce mardi.

    Les Aigles iront à Bissau et le Mozambique se rendra du côté d’Afrique du Sud pour affronter l’Eswatini. En cas de victoire des Aigles à l’issue de cette journée, le Mali avec 10 points,  serait déjà qualifié pour la CAN 2025 avant même les 5e et 6e journées.   

    A signaler que pour cette double confrontation pour le compte de la 3e et 4e journée des éliminatoires, le sélectionneur national des Aigles a convoqué 24 joueurs. Parmi lesquels un nouvel Aigle, Ibrahima Cissé un défenseur évoluant en Allemagne.

    Il faut aussi noter le retour de certains cadres de l’équipe qui avaient manqué les deux précédentes journées, il s’agit entres autre de Lassine Sinayoko, d’Amadou Haïdara, de Néné Bitra Dougéles, d’Ibrahima Sissoko.

    La liste des Aigles convoqués pour ces deux rencontres a été dévoilée par le technicien Belge Tom Saintfiet, lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant match qu’il a animée au siège de la fédération Malienne de football le dimanche 6 octobre dernier.

    Liste des joueurs convoqués :

    Gardiens : Djigui Diarra (Young Africa)

    Youssouf Koïta (Djoliba AC)

    N’Golo Traoré (Stade Malien)

    Défenseurs : Salim Diakité (Palerme)

    Abdoulaye Diaby (Gall)

    Mamadou Fofana 5 (Amiens SC)

    Ibrahima Cissé (Schalke 04)

    Ousmane Diallo (Djoliba AC)

    Fodé Doucouré (Red Star FC)

    Milieux :

    Amadou Haïdara (Leipzig)

    Aliou Dieng (Al Kholood)

    Lassana Coulibaly (Lecce)

    Mamadou Sangaré (Rapid Vienne)

    Mamadou Doumbia (Antwerp)

    Yves Bissouma (Tottenham)

    Ibrahim Sissoko (Bochum)

    Attaquants :

    El Bilal Touré (VSB Stuttgart)

    Adama Malouda Traoré (Ferencevaros)

    Moussa Djenepo (Antalyalsprt)

    Amady Camara Sturm Graz)

    Nene Bitra Dorgeles (Salzbourg)

    Lassine Sinayoko (AJ Auxerre)

    Mamadou Doumbia  (Watford)

    Sekou Koïta (CSKA Moscou)

    M. NIANG

  • Rentrée scolaire [2024] au forceps

    Rentrée scolaire [2024] au forceps

    Les mauvais points du Ministre de l’Education

    Rien ne va plus entre ce syndicat et non des moindres, et le Ministre de l’éducation. Il s’agit du SNEC (Syndicat National de l’Education et de la culture), l’un des plus vieux du microsome syndical du pays.

    Le Ministre de l’Éducation, le Dr Amadou Sy Savané,  tient visiblement à sa rentrée scolaire, vaille que vaille. Un récent communiqué court mais  plein de détermination a rappelé tous les acteurs à ladite reprise.

    Mais la mesure n’est de l’avis de tous. Evoquant plusieurs motifs, de nombreux acteurs dont le SNEC et certains parents d’élèves, mettent en avant des contraintes majeures.

    Des salles de classes, disent-ils, sont  en ce moment occupées par les sinistrés des inondations ou des victimes fuyant l’insécurité. Ces derniers refuseraient justement de quitter les lieux.

    Dr Amadou Sy Savané minimise la portée de ce constat arguant que seulement 183 classes sur 20.161 dont dispose le pays au niveau du fondamental sont occupées. 19.978 sont donc disponibles soit environ 90%.

    Ce que le Ministre oublie ou feint d’oublier est que le service météo a d’ores et déjà annoncé des pluies tardives. Et le gouvernement a, à son tour, annoncé des mesures de prévention à l’adresse des populations contre les intempéries et cet hivernage exceptionnel en particulier.

    Aussi, rétorquent les Enseignants, la commission chargée de l’orientation  des admis au DEF n’a pas encore siégé. Une déclaration rejetée du revers de la main par le Ministre qui rappelle que dans l’histoire de l’école malienne, aucune orientation n’a auparavant jamais été effectuée à la date du 1er Octobre. 

    Les protestataires rappellent en outre la conjoncture actuelle. Faut-il le dire ? C’est sur le fil du rasoir que certains fonctionnaires ont reçu leurs salaires au titre du mois de Septembre 2024. D’autres attendent toujours. 

    Il nous revient, en tout état de cause qu’une grande majorité de parents d’élèves (des secteurs public et privé)  ne sont pas prêts.

    Quelles sont donc les véritables motivations du Ministre pour qui sait que les deux autres pays de l’AES (Niger et Burkina) ont, pour les mêmes raisons avancées par les parents d’élèves et syndicalistes maliens, procédé à report de la date de la rentrée?

    L’on sait en tout cas, qu’un grand nombre de décideurs ont les leurs à l’extérieur du pays ou dans des établissements privés et huppés de la capitale accessibles à coup de centaines de milliers F CFA. Alors que la reprise des classes intervienne sous l’orage, les grêles ou sous la foudre, eux resteront à l’abri,  c’est du moins, ce que pensent de nombreux parents d’élèves et syndicalistes. Ces derniers (ceux du SNEC en l’occurrence) ont justement boudé l’invitation du Ministre en vue de la préparation de la rentrée scolaire. Ce dernier persiste et signe. Le bras de fer est donc engagé. Il risque de perdurer au-delà de la rentrée des classes. Rentrée qui devrait avoir lieu demain 1er octobre  vient d’être reportée au 4 novembre prochain. Le Dr Sy Savané a mis un peu d’eau dans son « niamacoudji ».

    Batomah Sissoko  

  • ACHAT DE L’AVION PRÉSIDENTIEL ET MARCHÉ D’ÉQUIPEMENTS MILITAIRES    

    ACHAT DE L’AVION PRÉSIDENTIEL ET MARCHÉ D’ÉQUIPEMENTS MILITAIRES    

    Le rapport sans concession de la Section des Comptes de la Cour Suprême

    L’audit de la section des comptes de la Cour suprême sur le sulfureux marché d’achat de l’avion présidentiel « Ladji Bourama Air Force One » et le marché malodorant d’équipements militaires offert à Sidi Mohamed Kagnassy alors conseiller spécial du président Ibrahim Boubacar Kéïta est sans appel.

    Selon ledit rapport que « Le Sphinx » a survolé de ses longues ailes, « Le Boeing BBJ 737-700 IGW 1999 a . . .

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  • LE TÉMOIGNAGE DE TIENA COULIBALY À LA COUR D’ASSISES SPÉCIALE :

    LE TÉMOIGNAGE DE TIENA COULIBALY À LA COUR D’ASSISES SPÉCIALE :

    Un homme de rigueur du Fonds, un cas d’Ecole

    Comparant devant la Cour d’assises spéciale en qualité de témoin expert financier au compte du Parquet, dans l’affaire avion présidentiel et équipements militaires, l’ex ministre de l’économie et de finance Tiena Coulibaly, au 3e jour du procès, Mercredi 25 Sept 2024, a dévoilé sa méthode de travail, et expliqué les raisons de ses incessantes lettres de cadrage aux départements ministériels.

    Les éclairages apportés par Tiena Coulibaly dans le respect du code de marché public sont de taille. L’homme est un adepte de la bonne gestion macroéconomique. Celui qui a été plusieurs fois ministres de l’Economie et de finance, de la Défense, des Investissements, de la Justice, répondait aux questions des juges relatives aux contrats des marchés publics.

    Le natif de Boré dans la région de Douentza, quand il était ministre de l’économie, a envoyé une vingtaine des lettres à des ministres pour exiger le respect du code de marché public, comme quoi, il ne paiera pas un franc CFA.

    A Yamoussa Camara, ministre de la défense d’alors, une dizaine des lettres ont été adressées par Tiena, concernant des contrats. Le ministre Coulibaly instruisait donc son collègue de la défense à mettre les contrats qui lui parvenaient sous l’article 8 du code de marché public, dès lors que cela était zappé.

    Économiste rigoureux jusqu’au bout des ongles, qui avait sa signature sur le CFA, explique que sa méthode de travail consiste, d’abord, à discuter avec les techniciens, avant de donner son avis, à chaque fois qu’il est devant une situation qui engage l’Etat. Il estime que le ministre de l’économie est l’homme le plus puissant d’un gouvernement, et que lui seul peut engager l’Etat. Il peut être dur avec certains ministres quand il s’agit de fonds, lesquels penseront que leur collègue de finance est contre eux. A ce niveau, il faut savoir négocier.  »Quand je quittais le département de finance, deux ministres ne me parlaient pas », affirme-t-il.

    Interrogé sur le paiement des mandats, il dira que le mandat c’est le papier, il n’est pas l’argent. On peut avoir un mandat et sans être payé. Histoire de dire que ce n’est pas tous les contrats ou mandats, il faut payer sans en être certain du respect des réglementations en vigueur.

     »Aucune dépense non prévue dans le budget ne peut être exécutée », selon lui, qui ajoute qu’en cas de catastrophe naturelle, l’Etat peut faire des dépenses imprévues, mais qui seront prises en compte par un collectif budgétaire.

    En conclusion, à la demande du Parquet, il estime que l’achat de l’avion présidentiel et équipements militaires non prevu dans le budget en cours, est techniquement pas normal. Et politiquement, je ne sais pas. Rires dans la salle…

    O.Morba/Le Nouveau Courrier.

  • SCANDALE DES BÂTIMENTS DE L’ÉTAT BRADÉS

    SCANDALE DES BÂTIMENTS DE L’ÉTAT BRADÉS

    Les présumés auteurs clairement identifiés… Et pourtant !

    Si le crime remonte du temps de feu IBK, il persiste et demeure en outre impuni voire cautionné sous cette transition. Il s’agit de l’affaire, que disons-nous, du scandale du patrimoine bradé de l’État du Mali.

    C’est en effet sous le régime défunt d’Ibrahim Boubacar Kéïta, que plusieurs bâtiments publics ont été cédés à certains opérateurs économiques à des prix . . .

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  • CHAN Total Energies 2024 :

    CHAN Total Energies 2024 :

    La CAF officialise les pays hôtes et les dates des éliminatoires

     La Confédération africaine de Football a annoncé que le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie accueilleront conjointement le Championnat d’Afrique des Nations CAF Total Energies 2024.

    La compétition se déroulera entre le 1er et le 28 février 2025. Les informations concernant les stades et les sites d’entraînement seront communiqués en temps voulu.

    La phase de qualification au tournoi commencera avec un premier tour, prévu entre le 25 et le 27 octobre 2024, suivi d’un autre tour du 1er au 3 novembre 2024. Le deuxième tour des qualifications se déroulera du 20 au 22 décembre et du 27 au 29 décembre 2024.

    Les places de qualification pour le tournoi ont été distribuées de la manière suivante :

    Trois équipes qualifiées seront présentes dans chacune des zones UFOA A, UFOA B, UNAF, UNIFFAC et COSAFA.

    La région de la CECAFA, incluant les trois pays organisateurs, bénéficiera d’une place additionnelle en raison de sa qualification automatique en tant que zone hôte. En tout, 19 équipes participeront à la phase finale de la compétition.

    Qualifiés d’office en tant qu’hôtes, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie prendront part aux éliminatoires et seront rejoints au tournoi final par l’équipe qui obtiendra le meilleur résultat lors des éliminatoires de la zone CECAFA.

    Source CAF

  • SUPER COUPE CAF

    SUPER COUPE CAF

    La Supercoupe ne réussit pas à Al Ahly

    Le Zamalek a terrassé le géant égyptien Al Ahly (1-1, 3-4 tab), dans le derby Caïrote à Riyad, en Arabie Saoudite pour le compte de la finale de la Supercoupe de la CAF. Une minute avant la pause, l’international palestinien Wessam Abou Ali avait pourtant ouvert le score pour les Diables Rouges sur un penalty concédé par le Tunisien Hamza Mathlouthi (1-0, 44e). Et il a fallu attendre la seconde période pour voir les Chevaliers Blancs . . .

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  • COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    Les qualifiés de la phase de groupes de la Ligue des Champions et de la coupe CAF connus

    On connait désormais les 16 clubs Africains qui vont disputer la phase de groupe de la prestigieuse et lucrative Ligue Africaine des Champions.

    Après le succès des phases préliminaires retour de la Ligue des Champions CAF Total Energies le week-end dernier, les meilleurs clubs d’Afrique se préparent désormais à entrer dans la phase de groupes . . .

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  • Libye : la voie du sabre ?

    Libye : la voie du sabre ?

    La Libye depuis deux mois traverse de nouveau une crise. Les symptômes les plus notables de la division entre les camps politico-militaires sont d’une part l’arrêt des exportations pétrolières et d’autre part la paralysie de la banque centrale. Les cœurs du système économique et financier battent au ralenti et l’asphyxie du pays menace avec déjà la dévaluation et l’inflation du dinar libyen. Le recours aux armes, comme il est de coutume depuis 2011,  s’annonce comme un élément de la sortie de l . . .

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  • PAGE NOIRE

    PAGE NOIRE

    C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Mamadou Lamine Haïdara dit Mao, ancien-député-maire de la Commune II et ex-président du Djoliba AC à l’Hôpital Corbeil Essonnes (Ile de France) le jeudi 26 septembre 2024.

    L’enterrement a eu lieu à Bamako, hier dimanche 29 septembre 2024 à 16 h.

    A sa veuve Awa, à ses enfants, à sa grande sœur à Abidjan, à ses frères Abdoulaye, Ousmane, Sanoussi, Mamoutou et à tous ses parents, amis et alliés, la Rédaction du journal Le Sphinx . . .

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  • TERRORISME

    TERRORISME

    Attaques contre l’AES : signes d’un déficit stratégique ?

    AFFAIRE DU MAGISTRAT DOUBLÉ D’HOMME D’AFFAIRES

    Outre le Magistrat, un responsable de l’AIGE et du Trésor public également cités

    LE DILEMME DES PASSEPORTS DANS L’ESPACE AES

    Le business

    ATTAQUES JIHADISTES

    Attention à l’amalgame et au délit de faciès

    LIGUE AFRICAINE DES CHAMPIONS

    Qualification historique du Djoliba AC en phase de poule

    FINALES COUPE DU MALI DE BASKET 2024

    Le sacre du Stade Malien en dames et de l’AS Police chez les hommes 

  • TERRORISME

    TERRORISME

    Attaques contre l’AES : signes d’un déficit stratégique ?

    L’anniversaire récent de la confédération de l’AES a ravivé les pronostics négatifs sur sa situation et ses perspectives économiques. Pourtant le Niger et le Mali montrent des résultats dans ce domaine qui sont loin d’être aussi mauvais que ne le prédisaient les Cassandre, en particulier français. Ainsi, le Mali a adopté le mercredi 18 septembre 2024, en Conseil des ministres, le projet de Loi de finances pour l’exercice . . .

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  • ATTAQUES JIHADISTES

    ATTAQUES JIHADISTES

    Attention à l’amalgame et au délit de faciès

    Les récents drames survenus à Bamako ont laissé paraitre de profondes divisions dans la société malienne ainsi qu’une voie royale vers la déperdition.

    Après les attaques jihadistes du 17 Septembre dernier à Bamako, les populations, ou du moins certains individus peut être sous le coup de la colère, la rancœur, la panique  voire de la folie, se sont livrés à une chasse aux sorcières . . .

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  • LE DILEMME DES PASSEPORTS DANS L’ESPACE AES

    LE DILEMME DES PASSEPORTS DANS L’ESPACE AES

    Le business

    Pendant que le président Burkinabé se targue déjà d’avoir confectionné son passeport sans le label de la CEDEAO,  au Mali, on appelle les usagers à retirer leurs cartes biométriques CEDEAO et pendant que le président de la transition annonce la mise en circulation très prochaine d’un passeport AES. Beaucoup trop d’anomalies !

     «Dans les jours qui viennent, un nouveau passeport biométrique de l’Alliance des États du Sahel (AES) sera mis . . .

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  • AFFAIRE DU MAGISTRAT DOUBLÉ D’HOMME D’AFFAIRES

    AFFAIRE DU MAGISTRAT DOUBLÉ D’HOMME D’AFFAIRES

    Outre le Magistrat, un responsable de l’AIGE et du Trésor public également cités

    Lorsqu’un Magistrat, un Responsable du Trésor et autre en charge de la gestion des Élections se mettent ensemble pour dépouiller un pauvre citoyen, qu’est-ce que cela donne ? Forcement la galère pour la victime et la déchéance de l’État. 

    «JUSTICE ET JUSTICIABLES – Magistrat et Homme d’affaires, il  fait arrêter et dépouille son partenaire . . .

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  • LIGUE AFRICAINE DES CHAMPIONS

    LIGUE AFRICAINE DES CHAMPIONS

    Qualification historique du Djoliba AC en phase de poule

    Pour la première fois de son histoire un club du Mali, à savoir le Djoliba AC de Bamako obtient son billet pour la phase de poule de la Ligue Africaine des champions. De son côté le Stade Malien, un habitué et ancien détenteur de la coupe CAF a aussi décroché son ticket pour la phase de poule de cette compétition.

    Le week-end a été marqué à travers le continent par les rencontres retour du deuxième tour préliminaire des compétitions africaines des clubs. Deux équipes maliennes étaient concernées par ces compétitions, à savoir le Stade Malien en coupe CAF qui recevait le représentant du Liberia le vendredi au Stade du 26 Mars de Bamako, et le Djoliba AC en ligue des champions, était en déplacement à Lomé où il a croisé le fer avec l’ASKO de Kara du Togo. A l’issue de ces différentes rencontres, la moisson a été très fructueuse pour les clubs maliens. En effet, le Mali a réussi le cent pour cent en faisant qualifier ses deux représentants qui étaient sur le front africain. Les deux représentants maliens aux compétitions africaines des clubs, à savoir : le Stade Malien en en coupe de la Confédération CAF, et le Djoliba AC en ligue Africaine des champions ont décroché leurs tickets pour les phases de poules des différentes compétitions respectives à l’issue des rencontres retours du deuxième tour préliminaire disputées le week-end dernier à travers.

    D’abord le vendredi le Stade Malien de Bamako en coupe de la Confédération africaine de football (CAF) a offert son hospitalité Paynesville du Libéria pour le compte de ces matchs retour du deuxième tour préliminaire. Dans cette rencontre, les protégés de Mamoutou Kané Mourlé, faut-il le rappeler, qui s’étaient inclinés à l’aller par le minimum d’un but à zéro (0-1) à Monrovia, ont renversé la situation à domicile en s’imposant par le score de trois buts à un (3-1) pour décrocher leur ticket pour la phase de poule de la coupe CAF. En Ligue des champions, le représentant malien dans cette compétition, le Djoliba qui était en déplacement dans la capitale togolaise avec une courte longueur d’avance, a validé son billet à l’extérieur en battant l’ASKO de Kara par le minimum de (1-0), et se qualifie pour la première fois de son histoire à une phase de poule de Ligue africaine des champions. Qualification historique d’un club du malien à la phase de poule de la Ligue Africaine des champions ce jour 22 septembre 2024, date historique du 64e anniversaire de l’indépendance du Mali. 

    M NIANG

  • FINALES COUPE DU MALI DE BASKET 2024

    FINALES COUPE DU MALI DE BASKET 2024

    Le sacre du Stade Malien en dames et de l’AS Police chez les hommes 

    Les finales de l’édition 2024 de la Coupe du Mali de basketball ont été remportées par le Stade Malien au niveau des dames et par  l’AS Police chez les hommes respectivement devant les Rouges de Bamako et les Blancs de Bamako sous la haute présidence de son Excellence Dr Choguel Kokalla Maïga Premier Ministre, chef du gouvernement. 

    Les planchers du Palais des . . .

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  • HAUT CONSEIL DES MALIENS DE FRANCE

    HAUT CONSEIL DES MALIENS DE FRANCE

    Quand Habib Ngoye Sylla réveille les vieux démons de la division au sein du HCMF

    Affaire des faux et usage de faux à la DGE (Service des Impôts)

    Et le faux procura le vrai !

    NOUVEAU PASSPORT AES

    Le Mali d’ASSIMI GOITA pris à son propre jeu ?

    JUSTICE ET JUSTICIABLES

    Magistrat et Homme d’affaires, il  fait arrêter et dépouille son partenaire

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    « CENTRALES SOLAIRES AU MALI  – Le grand bluff ! »

    Le Ministre tente de démentir : des têtes bien pensantes l’en dissuadent

  • HAUT CONSEIL DES MALIENS DE FRANCE

    HAUT CONSEIL DES MALIENS DE FRANCE

    Quand Habib Ngoye Sylla réveille les vieux démons de la division au sein du HCMF

    Rien ne va plus au niveau du Haut conseil des Maliens de France. Ayant voulu instaurer, de bonne foi,  le consensus entre les candidats, le bureau sortant n’a pas vu les manœuvres de Bamako sous la houlette du controversé et très contesté président du Haut conseil des Maliens de l’Extérieur Habib Ngoye Sylla et du ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Int . . .

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  • Soudan : les alchimistes du pire

    Soudan : les alchimistes du pire

    Le mammouth oublié

    Soudan, entre les massacres des populations de Gaza et la guerre fratricide de l’Ukraine et de la Russie, déroule parfois ses populations chassées, pillées et affamées. La tragédie accompagne cette immense contrée dessinée par l’empire ottoman dès 1821 et caricature de la colonisation britannique débutée en 1898. La France enviait pourtant à Londres ce morceau d’Afrique irrigué par le Nil et prolongement de l’Égypte, également longtemps avant un fleuron de la sublime Porte. Le Mali avait reçu le nom de Soudan français pour mieux rappeler la fascination pour cette immense tranche du cake africain découpé à la conférence de Berlin.

    Dès le début de leur occupation, les maitres étrangers du Soudan abandonnent le Sud, peuplé de Noirs, aux razzias d’esclavagistes venus de la Mer Rouge et de l’Océan Indien sans parler des Arabes du Machrek. Le nord du Soudan où se trouve la capitale Khartoum est considéré par les colonisateurs comme une zone utile dotée de quelques rudiments de service public et d’infrastructures pour l’exploitation du potentiel agricole considérable de terres fertiles.

    Quand le Soudan devient une nation indépendante, c’est l’élite éduquée du Nord qui s’installe au pouvoir et considère tout ce qui l’entoure comme la périphérie d’un centre arabe qui génère un système d’accumulation de la richesse basé sur la discrimination vis-à-vis des groupes nomades et des sédentaires négro-africains. Tout va à Khartoum et reste à Khartoum dans les années d’après l’Indépendance avec des régions oubliées et méprisées comme le Darfour et des parties Sud du pays, en particulier celles limitrophes de l’Érythrée.

    Omar el Béchir peu de temps après la prise du pouvoir

    Les premières élites intellectuelles et/ou économiques sont historiquement liées aux grands partis politiques soudanais que sont le Democratic Unionist Party (DUP) mené par la famille Mirghani et adossé à la confrérie de la Khatmyya et le National Umma Party (NUP) dirigé par la famille Al Mahdi qui s’adosse aux Ansar (les Ansar sont les « compagnons » de la famille Al Mahdi descendante de Mohamed Ahmed Ibn Abdallah qui se proclame Mahdi à la fin du XIXe siècle et établit, après avoir chassé Turcs et Britanniques, un régime théocratique au Soudan).Les divisions religieuses et raciales, les inégalités économiques et l’exclusion des partis politiques de la vie institutionnelle vont susciter des guerres civiles à répétition.

    Le Sud finira par faire sécession et possède à présent sa capitale et son gouvernement à Juba. Au Nord, la vie politique est marquée par l’alternance et parfois la conjugaison d’une forme de démocratie parlementaire et de régime militaire. Il en ressort la formation d’un État prédateur et autoritaire que ses dirigeants, civils ou en uniforme, reproduisent dans le temps. Dans ce contexte, la guerre devient un mode d’expression politique d’autant plus que le pays est marqué par la grande révolte du Mahdi qui va défaire l’empire britannique en la personne de Gordon Pacha. Après l’accession à la souveraineté nationale,  la révolution apparait au Soudan comme une voie de libération incarnée par un puissant parti communiste. Les Américains y mettront bon ordre en favorisant la réaction et les militaires. Un jeu dangereux qui aboutit en 1989 à l’accession au pouvoir du National Islamic Front (NIF) qui deviendra le National Congress Party (NCP). Au programme de ce parti inspiré par le modèle de la Malaisie : une administration autoritaire, un Islam militant et la suprématie raciale arabe. Et le début de la montée de l’homme qui a transformé le destin du Soudan en fractionnant cet État mammouth : Omar El Béchir.

    Dix ans après, en 1999, ce cocktail explosif de pouvoir sans partage est servi par l’extraction abondante de pétrole. L’élite de la capitale s’enrichit un peu plus et la périphérie s’appauvrit davantage. L’industrie pétrolière est accaparée par le haut commandement militaire, les grands commerçants et les castes de l’administration. Conforté par de puissants alliés internationaux et soucieux de préserver l’identité arabo-musulmane, le régime signe avec la rébellion du Soudan du Sud, le SPLM, des accords de paix en 2005. Ces accords de paix prévoient l’organisation d’un référendum d’autodétermination du Soudan du Sud en 2011 et la tenue d’élections nationales « libres » en 2010. Durant cette période (début des années 2000 à 2010), et malgré le conflit meurtrier du Darfour, le Soudan connaît une période de (très) relative libéralisation politique. Les partis politiques sortent de la clandestinité et commencent à reprendre des activités, de multiples associations et syndicats étudiants se créent ou se remobilisent pour contester la domination des groupes islamistes liés au pouvoir sur les campus, de nombreuses associations et ONG voient le jour dans le sillage du regain d’activité des partis politiques, du conflit au Darfour et de l’apport financier des ONG internationales. Il ne faut certes pas surévaluer cette libéralisation politique : les partis politiques sont toujours sévèrement contrôlés, la presse subit la censure et la violence de la National Intelligence Security Service (NISS). On verra cette mouvance civile tenter de revenir au premier plan avec l’éviction d’Omar el Béchir. Celui-ci a d’ailleurs bâti son pouvoir sur la NISS qui regroupe les services extérieurs et intérieurs de sécurité soudanais. La NISS a en charge de contrôler la presse et les opposants et commande un certain nombre d’unités paramilitaires -comme les Rapid Support Forces- jusqu’en 2018. C’est l’année du réaménagement du système soudanais de défense et de sécurité et le prélude à la fin d’Omar el Béchir et au début de la guerre actuelle qui oppose les Sudan Armed Forces (SAF) et les Rapid Support Forces (RSF).

    Le moment Omar el Béchir

    Omar El Béchir, en 1989,  à travers le renversement de Sadek El Mahdi bouscule l’héritier d’une dynastie et met fin au bipartisme de fait qui régnait sur le Soudan. Un coup d’État appuyé par le Front islamique national (NIF) de son mentor Hassan al-Tourabi, décédé en 2016 après être devenu son opposant. Omar El Béchir, élu deux fois à la présidence dans des scrutins boycottés par l’opposition, en 2010 (68,2 % des voix) et 2015 (94 %), comptait briguer un troisième mandat en 2020. En 1989, cet homme vient de nulle part et pourtant il amorce une carrière politique exceptionnelle et va jouer un rôle sur la scène mondiale. En effet,  le militaire qui s’installe au pouvoir avec le National Islamic Front impose à ses pairs et aux élites civiles sa personnalité puissante et une vision neuve pour le Soudan. Il reste bien sûr le produit du système d’exploitation et de ségrégation mis en place à la période coloniale et parachevé après l’Indépendance. Omar El Béchir poursuit la politique de confiscation des richesses et des pouvoirs au profit des élites arabes de la capitale. Les massacres se poursuivent contre les populations non-arabes du Soudan du Sud, du Nil bleu et des monts Nouba. Il va aussi héberger Oussama Ben Laden entre 1991 à 1996. Cela vaut au Soudan d’être placé par les Etats-Unis sur la liste des « États soutenant le terrorisme ». Dans un premier temps, le président soudanais n’en tient pas compte car Ben Laden injecte des fonds dans l’économie soudanaise. Omar El Béchir veut du pouvoir et de l’argent et s’affranchit peu à peu de l’armée nationale dans laquelle il n’a pas confiance et facilite la formation de groupes politico-militaires à son service. Telles les milices arabes janjawid dans l’Ouest impliquées dans la guerre sanglante qui éclate au Darfour en 2003. Présenté à la fois comme une lutte entre « Arabes et Africains » et « gouvernement contre rebelles », ce conflit entraîne la mort de plus de 300 000 personnes et le déplacement de plus de 2 millions d’habitants.

    En 2009, la Cour pénale internationale (CPI) lance contre Omar El Béchir un mandat d’arrêt pour «crimes de guerre et contre l’humanité » au Darfour, avant d’ajouter le crime de génocide en 2010. Cependant Omar El Béchir a de puissants amis dont la Chine et il s’impose comme un leader islamique remplaçant les confréries originales du Soudan par des Frères musulmans d’humeur nationaliste. Erdogan n’a pas encore l’aura qu’il posséde aujourd’hui chez les Frères musulmans et les fonds islamiques affluent à Khartoum. En 1973, il s’est battu physiquement contre Israël avec les Égyptiens, et il invente un libéralisme économique en faveur des élites qui l’autorise à mépriser les leçons du FMI. Son maitre en Islam et en économie sera le tyran malaisien Mahathir Mohamad[1], Premier ministre depuis 1981 et à la tête d’un quasi-émirat riche en hydrocarbures en particulier. Mahatir s’opposera aux différentes agressions occidentales contre l’Irak et inaugure ce qui deviendra le bloc émergent des États qui veulent une position neutre du Global South. La condamnation de la CPI lui vaut le soutien de l’Afrique et lui permet de présenter comme celui qui défie l’Occident et sa justice des vainqueurs.

    Absorbé par la protection des frontières avec le Tchad en particulier et confiant dans la collaboration secrète avec la CIA, Béchir n’a pas vu venir la surprise du Sud. Après deux interminables guerres (1955-1972 et 1983-2005) qui auront fait des millions de victimes, le régime d’Omar El Béchir prend acte de la création du Soudan du Sud, le 9 juillet 2011.  Cela se traduit par la perte d’un quart du territoire et surtout des trois quarts des ressources pétrolières. Un scénario qui n’était pas écrit d’avance : John Garang, le leader historique sud soudanais, imaginait au contraire un nouveau Soudan dans lequel la dictature des tribus arabes du Nil serait remplacée par une fédération démocratique. Sa mort dans un accident d’hélicoptère en 2005 précipitera la marche vers l’indépendance du Sud sans qu’Omar El Béchir ne cherche à l’enrayer. La perte de cet immense réservoir de pétrole qu’était le Sud pèse sur le budget de Khartoum mais permet au NIF d’éviter toute contestation politique au nom du front commun contre les sécessionistes du Sud et les traitres pacifistes de la société civile au Nord. Le poids en Afrique comme dans le monde du Soudan de Khartoum n’a pas diminué, au contraire. Le Soudan Sud est abandonné après son Indépendance et la France comme l’Europe n’y ont que des représentants médiocres, incultes des réalités de cette nation multiple et dépourvus de ressources financières pour rattraper un immense retard en matière de développement ?

    La carte ci-dessous qui date de 2023 est parlante dès 2003. Le Darfour à l’Ouest sur la carte est un enjeu pour la Libye et le Tchad qui seront les premiers acteurs de la transnationalisation du conflit que Roland Marchal diagnostiquait dès 2006.

    Roland Marchal écrivait alors : « Plusieurs États ont joué un rôle essentiel dans le maillage des conflits au Tchad et au Darfour. Certains l’ont fait consciemment ; pour d’autres, il s’agit plutôt d’effets non intentionnels de leurs politiques ; pour la France en particulier, il s’agit sans doute d’un aveuglement de plus». Les barbouzes françaises apprécient le régime d’Omar El Béchir et à ses débuts, le francophone Hassan El Tourabi, diplômé de la Sorbonne, sert de courroie de transmission. Charles Pasqua sait en particulier reconnaitre les hommes de qualité et arrache l’extradition de Carlos. J’ai assisté en 2018 à l’École militaire française à la présentation de la réforme des Forces Armées Soudanaises (SAF) qui prévoyait les Rapid Support Forces. Paris va commencer à se poser des questions quand les civils et les officiers chassent Omar El Béchir en 2019. Ce dernier a agi comme un maitre artificier jouant de la division du pays, d’une diplomatie des services secrets qui lui permettait de téléphoner au Mossad comme à la DGSE, de l’émergence d’armées non étatiques mais transnationales comme les Rapid Support Forces (objet de la partie 3 de cette série) et de relations financières solides avec l’Islam militant. Le tout a fini par lui exploser la figure. Et le Soudan avec.

    La revanche de Frankenstein

    Omar El Béchir venait de la banlieue du pouvoir, personne par contre ne sait où Hemedti, soit petit Mohammed, est né. Il a migré au Soudan probablement à partir du sud du Tchad. Il est tout à fait indifférent à l’idée d’État nation. C’est assez grotesque d’écrire qu’il s’agit d’un combat à mort pour le pouvoir entre Burhan, le chef de l’armée et lui. On assiste plutôt avec les Special Rapid Forces d’Hemedti à l’instauration d’une puissance transnationale privée dont la raison sociale est la captation des richesse.

    L’homme est une créature fabriquée par Omar El Béchir mais qui va s’échapper du système qui pensait l’utiliser. La scission des forces de défense et de sécurité en trois groupes, décidée par Omar El Béchir, lui a procuré un instrument redoutable : les Rapid Support Forces. Ce n’est pas une milice, comme on l’écrit souvent, ni un groupe paramilitaire, mais un contrepoids à l’armée conventionnelle dirigée par des officiers conservateurs, proches du modèle égyptien de capitalisme d’État au service des militaires. Le général Mohammed Hamdan Daglo, dit Hemedti, porte l’uniforme régulier de son corps et ne se révèle un dissident que lorsqu’il s’oppose, de manière hypocrite, à la répression, par l’armée conventionnelle, de la révolte des civils sur la période 2019-2021.

    La dégradation de la situation économique après le coup d’État d’octobre 2021 va le convaincre de revenir à sa grande entreprise personnelle de pillage et de désorganisation de l’ensemble de la zone soudano-sahélienne. Le coup d’État de 2021, de plus,  met en lumière ce qu’Omar El Béchir dissimulait avec art. Le Soudan ne survit que grâce à des soutiens extérieurs. A l’instigation de la France (qui a versé 5 milliards d’Euros au FMI), les créanciers occidentaux ont annulé la dette soudanaise lors du gouvernement civil (2019-2021).  Presque 50 % du blé consommé au Soudan provient de Russie. 

    Le 15 avril 2023, la guerre civile s’installe à Khartoum. Elle oppose les troupes de l’armée régulière du général Al-Burhan, au pouvoir depuis son coup d’État du 25 octobre 2021, et les Forces de soutien rapide (SFR) du général Mohammed Hamdan Daglo. Ce dernier et ses troupes sont bien sûr plus aguerris que les soldats de l’armée régulière, émasculés par la surveillance constante des services secrets au service d’Omar El Béchir et des Frères musulmans. Hemedti s’est entrainé au massacre et au déplacement rapide de ses forces avec les Janjawid du Darfour auxquels il a agrégé des mercenaires venus du Tchad, de RCA, de Libye et du Niger. Outre les atrocités commises au Darfour, Hemedti est à la manœuvre dans les opérations extérieures (OPEX), comme une armée occidentale. De 2017 à 2019, les miliciens d’Hemedti ont massacré les populations civiles au Yémen comme ils l’avaient fait auparavant au Darfour. Les 40 000 hommes du corps expéditionnaire soudanais au Yémen, engagés avec le financement des Émirats Arabes Unis et armés par la France, s’activent à présent dans leur propre pays.

    Le patron Hemedti est riche des millions d’US $ que ses bailleurs lui donnent, de l’or qu’il exploite avec sa famille et des trafics qu’il entretient avec un de ses homologues, le maréchal Haftar. De nombreux combattants d’Haftar rejoignent d’ailleurs l’offensive actuelle des RSF dans l’Ouest du Soudan. Haftar et Hemedti sont liés par le monde des trafics, du Captagon à l’or, en passant par le bétail, les femmes, les migrants et les voitures volées. Pour Haftar, la victoire des RSF est un gage de la reconduction de l’économie criminelle dans le triangle Libye, Tchad et Soudan. L’accès à Port Soudan serait pour Haftar une alternative à la perte de la côte libyenne de mieux en en mieux surveillée par l’aviation militaire gouvernementale de Tripoli. La LNA, l’armée d’Haftar a contribué au renforcement et à la formation des RSF en vue des batailles actuelles. C’est un juste retour des choses car 1000 soldats d’Hemedti, payés par les Émirats, ont aidé Haftar dans sa piteuse tentative de prendre Tripoli. Un des fils d’Haftar,  Sadiq Haftar, est le président honoraire d’une grande équipe de football du Soudan et son père a emprisonné un chef de milice soudanaise Moussa Hilal, ennemi d’Hemedti et vainqueur de Wagner dans certains affrontements en RCA. Haftar et Hemedti combinent avec habileté et duplicité les soutiens russes et émiratis et ont établi une logistique d’approvisionnement militaire et en carburants s’appuyant sur plusieurs pays et s’étirant sur des milliers de kilomètres. Il y a quelques jours à Benghazi l’équipe de football soudanaise de Sadiq Haftar venait disputer un match amical face à une équipe libyenne.

    Sur le terrain soudanais, Hemedti a bénéficié des appuis de ses voisins du Tchad et d’Éthiopie. Les Émirats Arabes Unis ont ainsi, avec les partenaire éthiopien et tchadien,  libéré Hemedti de toutes entraves dans son entreprise de contrôle du Darfour et de l’Ouest du pays. Une bonne partie des forces spéciales des services de renseignements soudanais se sont ralliées aux SFR et dans l’entourage du général Hemedti, les Islamistes, proches jadis d’Omar El Béchir, font leur apparition. Le choc du 7 novembre 2023 en Israël fait paraitre en Occident bien lointain les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme enregistrés depuis plusieurs décennies au Soudan. Comme le bourreau du Tigré, Hemedti a les mains libres pour les exactions de très grande envergure contre les populations de souche africaine du Soudan.

    En faisant la jonction entre la frontière tchadienne, où Abu Dhabi a joué récemment un rôle politique et militaire déterminant, et Port Soudan, les RSF ouvriraient une route inédite à la pénétration physique du Golfe en Afrique de l’Est et scelleraient la marginalisation de l’Égypte. Hemedti est un nomade indépendant de la matrice soudanaise qui participe à l’édification d’une géopolitique inédite de l’Afrique au-dessus de l’Équateur.

    C’est le dernier quart d’heure pour le régime de Khartoum et seul l’Iran, maitre de la Mer Rouge avec le levier des Houthis, pourrait sauver Burhan de la défaite totale.  Burhan est un assez bon stratège diplomatique à défaut d’être un tacticien militaire. Il a ainsi rétabli des relations diplomatiques avec l’Iran le jour de l’attaque du Hamas en Israël. Un acte qui ne lui vaut pas la sympathie des Etats-Unis qui le rendent responsable de la crise humanitaire soudanaise que les Nations-Unies déplorent comme d’habitude.

    La volonté d’impuissance

    Mais que fait la communauté internationale devant le désarroi et les souffrances d’au moins la moitié des 50 millions de Soudanais ? Le conseil de sécurité n’a pas engagé de mise en garde à l’adresse d’Hemedti et le système des Nations-Unies, comme il se baptise lui-même, révèle son inefficacité à enrayer les massacres et à secourir les victimes. S’il perd la bataille, Hemedti sera comme Omar El Béchir accusé de crimes de guerre et Ali Burhan reçoit déjà de fortes pressions du département d’État américain qui aimerait que les ONG américaines, adventistes en particulier passent par Port-Soudan. Les leaders soudanais qui s’affrontent ont déjà leurs refuges dans le Golfe au cas où l’issue des combats leur serait définitive. L’incapacité de la CPI à se saisir d’Omar El Béchir relativise la menace d’une justice internationale discréditée.

    Aucune des deux parties guerrières en présence ne relâche la pression dans les combats et les exactions. Les canaux humanitaires ne sont ouverts qu’avec parcimonie et après des chantages en particulier d’Hemedti. Les forces régulières de l’armée soudanaise sont craintives devant les SFR et seule leur aviation décolle mais pour bombarder les zones civiles. Cela ne plait pas aux Américains qui, via leurs ambassadeurs au Kenya et à Addis Abeba, le font savoir. Le seul contributeur majeur effectif qui vient à en aide aux populations pour l’instant apparait l’Arabie Saoudite, généreuse en vivre, abris, et médicaments. Mais les ONG saoudiennes n’ont que peu d’accès aux régions où les SFD dominent et elles sont nombreuses.

    Riyad se positionne en apparence sur le plan humanitaire lors des discussions en cours à Genève. Pour l’instant ce sont les SFR qui sont louées comme le « good guy » de l’affaire car des vivres et des médicaments ont pu arriver au Kordofan et au Darfour. Deux régions où les SFR rencontrent de fortes résistances, non pas du fait des forces armées soudanaises, mais de milices soutenues par le Tchad d’un côté, et l’Érythrée de l’autre. Ali Burhan est mal vu par les médiateurs extérieurs car il refuse de participer à des négociations dont il sait qu’il sera le perdant. Chez les bonnes fées de la médiation, à côté de l’Arabie saoudite, on compte les Etats-Unis, la Suisse, l’Égypte, les Émirats Arabes Unis et des figurants, les Nations-Unies et l’Union africaine. L’ennemi déclaré reste la famine et le choléra alors que le mal est ailleurs, il s’agit de la guerre qui frappe les civils essentiellement. Les commentateurs alertent sur le fait que le Soudan deviendrait un État en faillite comme la Somalie ou une nation fragmentée comme la Libye. Il est les deux depuis si longtemps que ces remarques semblent dérisoires pour rester poli.

    D’autres protagonistes devraient être présents dans les négociations en cours, comme la Chine, la Russie, l’Iran, la France, la Turquie, la Grande-Bretagne l’ancien colonisateur. Le services secrets français et ceux d’Omar El Béchir collaborent depuis longtemps et l’anti-islamisme de façade d’Hemedti plait à Paris comme les massacres d’Haftar à Benghazi ont été mis sur le compte de la lutte contre le terrorisme. Le président Macron, le Trésor sous l’égide de Bruno Lemaire et les affaires étrangères poursuivent leur ambition singulière au Soudan. Rétablir une troisième voie civile qui départagerait les deux protagonistes militaires. Se poser comme redresseur des comptes publics soudanais et traiter la considérable dette extérieure et peut-être récupérer les 5 milliards US $ avancés. Obtenir des marchés afin que les entreprises françaises soient en bonne place pour la reconstruction. Le président Macron est mécontent d’Haftar qui s’entend très bien avec Melloni et aide le Niger, la bête noire de l’Élysée. Comme il est l’ami d’Hemedti, celui-ci n’est plus aussi bien vu à Paris.

    La Chine depuis l’Indépendance est présente au Soudan et a su avec l’extraction du pétrole jouer un rôle majeur dans l’enrichissement du pouvoir de Khartoum sans se brouiller avec le Sud-Soudan indépendant. Elle a trouvé dans cet univers troublé le laboratoire de sa doctrine de la non-interférence. Elle va continuer de s’y référer tant que ses intérêts vitaux ne sont pas menacés. Mais l’attentisme américain au Soudan parie sur la désagrégation des réseaux historiques d’affaires et d’usines d’armement de la Chine. La conflagration générale du Soudan met à mal il est vrai des années d’investissement et des créances élevées sur le Trésor soudanais.

    Dans la dernière ligne droite de la campagne pour les élections américaines, le président Biden va intensifier ses efforts pour une sortie de la crise soudanaise avec la priorité donnée à une trêve et à la réponse humanitaire. C’est nécessaire pour une opinion publique américaine longtemps mobilisée sur les mauvais traitements des chrétiens du Soudan. Et aujourd’hui traumatisée aux bombardements de Gaza comme aux meurtres de masse au Soudan. Le Foreign Policy Institute de la Johns Hopkins University School of Advanced International Studies à Washington est le laboratoire qui élabore les campagnes de presse sur la question et l’agenda des étapes de la paix provisoire et armée au Soudan. Ce ne peut être que le cas. La Russie n’est plus la bienvenue dans la zone de Benghazi et par conséquent n’a plus aucune retenue à soutenir Khartoum avec l’allié stratégique et tactique qu’est l’Iran. La question cruciale qui s’annonce est : qui des Émirats Arabes Unis ou du couple Russie-Iran tiendra les ports maritimes soudanais. Les Etats-Unis ont déjà fait leur choix.

    Olivier Vallée


    [1] Mahathir, tyran repenti, au défi de la démocratie en Malaisie

    A 92 ans, le plus vieux leader de la planète sait que ses jours sont comptés. Il doit prouver que le gouvernement qu’il a formé en fin de semaine dernière est capable de se montrer à la hauteur de ses promesses. Par Bruno Philip (Kuala Lumpur, envoyé spécial)

    Publié le 15 mai 2018 à 06h50

  • En prélude à la Suppression de la Cour d’Assises…

    En prélude à la Suppression de la Cour d’Assises…

    L’affaire Madame Fily Bouaré et autres bientôt jugées

    C’est décidé : la Cour d’Assises sera bientôt supprimée suite aux réformes engagées par le Gouvernement et conformément à la nouvelle législation (codes pénal et de procédure pénale).

    Pour ce motif, le jugement de Madame Fily Bouaré et autres affaires pendantes devant cette juridiction seront évacués lors de l’ultime et dernière audience de la Cour d’Assises initialement prévue au début de . . .

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  • Affaire des faux et usage de faux à la DGE (Service des Impôts)

    Affaire des faux et usage de faux à la DGE (Service des Impôts)

    Et le faux procura le vrai !

    Nous écrivions dans notre précédente livraison : «un des principes juridiques indéniable et  incontestable est que le faux ne saurait procurer le vrai. Mais à la Direction des Grandes Entreprises (DGE) et la Direction Général des Impôts (DGI), des personnages accusés de tripatouillages et dont les preuves ont été clairement établies, mettent en avant le caractère impuni de leurs supercheries respectives dans le temps, pour se prévaloir aujourd’hui du droit qu’elles . . .

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  • BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    « CENTRALES SOLAIRES AU MALI  – Le grand bluff ! »

    Le Ministre tente de démentir : des têtes bien pensantes l’en dissuadent

    Suite à notre publication sous le titre «CENTRALES SOLAIRES AU MALI  – Le grand bluff ! », Mme le ministre de tutelle a ordonné à un haut fonctionnaire de son département d’aller apporter le démenti de cette affirmation sur l’ORTM. Le responsable en question était juste appelé à aller mentir en soutenant le contraire de nos affirmations. Le malheureux visiblement pas habitué à pareille . . .

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  • NOUVEAU PASSPORT AES

    NOUVEAU PASSPORT AES

    Le Mali d’ASSIMI GOITA pris à son propre jeu ?

    Les pays de l’AES veulent aujourd’hui leur propre passeport biométrique. Normal, voire souhaitable ; sauf qu’il existe encore et toujours à l’heure actuelle, un gros scandale autour des mêmes documents maliens. Il s’agit de l’affaire Cissé-Technolgy du nom de l’opérateur économique malien injustement dépossédé  dudit marché dans des conditions pour le moins obscures. Quel crédit aura donc le futur  document de voyage de l . . .

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  • Sans titre titre

    Sans titre titre

    JUSTICE ET JUSTICIABLES

    Magistrat et Homme d’affaires, il  fait arrêter et dépouille son partenaire

    Que non ! Il ne s’agit nullement d’un banal fait divers ! Mais d’une violation flagrante de la Loi portant statut de la magistrature et qui vaut aujourd’hui l’incarcération et le dépouillement d’une victime de tous ses biens. Les faits sont établis.

    La victime, répondant au nom de Samir Haïdara est aujourd’hui . . .

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  • PAGE NOIRE

    PAGE NOIRE

    C’est avec une immense tristesse que nous avons été informés du décès de notre frère, confrère et ex-collègue, Ely Dicko, survenu le vendredi 06 septembre 2024 à Rosny-sous-Bois.

    L’enterrement a lieu à Bamako, le vendredi 13 septembre 2024.

    A sa femme Coumba Fofana, à ses enfants Fafaly, Cheick Hamala et ses frères, à ses parents, amis, alliés et connaissances, toute la Rédaction du journal « Le Sphinx » présente ses condoléances les plus attristées.

    Dors en paix Cher Frère

    IN-MEMORIAM 

    En cette aube naissante du 6 septembre 2024, le ciel parisien s’est soudainement assombri avec la terrible nouvelle de ta disparition subite.

    Cher ainé Ely Dicko, tu es parti sans crier gare, sur la pointe des pieds sans nous dire Adieu comme tu as vécu, discrètement et humblement.

    La communauté malienne de France dans sa grande diversité, de toutes obédiences, de toutes les chapelles unanimement salue en toi, ton humanisme, l’infatigable citoyen de la cause des plus précaires d’entre nous, des sans-voix, bref des plus déshérités, qu’ils soient Maliens ou Africains, peu importait pour toi.

    Depuis ton décès, les témoignages pleuvent sur tous les forums des migrants en France, qui pour rappeler ton profond humanisme, qui pour dire des anecdotes qui en disent long sur le journaliste non partisan et l’homme du devoir fraternel que tu étais.

    En plus de 25 années de vie citoyenne en France, tu as été de tous les combats de la diaspora malienne de France avec discrétion et abnégation.

    Un autre temps fort de ta vie dans les foyers des migrants auprès des résidents africains particulièrement Maliens (Foyer Sunjata, Foyer Bara, Foyer ADEF de Montreuil et Foyer Edouard Branly)

    À ton épouse Coumba Fofana, à tes enfants Fafaly et ses frères, aux Familles : (Dicko, Siby, Diallo, Ndiaye) à l’Union  Presse Communication (UPCOM) association des journalistes Maliens de France, à l’AMAP, au journal le Républicain, à Mali-Info, Essor, Carcan , au journal le REFLET à tous  tes amis proches je présente mes sincères condoléances et prie pour le repos éternel de ton âme ainsi que pour tes devanciers.
    À  Nioro du sahel , ta ville de naissance dont tu étais si fier , nous Maliens de France à l’unisson, nous disons Grand Merci pour avoir donné à la diaspora et au Mali un Fils pétri du grand humanisme sahélien. Repose en paix pour l’Éternité.

     Qu’Allah Subhana Watallah dans sa miséricorde infinie t’accueille parmi les Bienheureux. Amina.

    Ton petit Frère Baïdy Dramé,

  • FIBA U-18 AFROBASKET 2024

    FIBA U-18 AFROBASKET 2024

    Le Mali au sommet de l’Afrique en filles et garçons

    Les sélections nationales U-18 filles et garçons du Mali ont été sacrées championnes d’Afrique à l’issue des compétitions de l’édition 2024 de FIBA afro-basket qui se sont déroulés du 2 au 15 Septembre dernier à Pretoria en Afrique du Sud. 

    Les rideaux sont tombés samedi dernier sur l’édition 2024 de FIBA U-18 Afro-basket filles et garçons avec le sacre des deux sélections nationales du Mali qui se sont imposées en finale respectivement devant le Nigéria et le Cameroun. En finale Dames, les Aiglonnes du Mali ont dominé les D-Tigers U18 du Nigéria (76-56) dans un match entièrement à leur portée. Ainsi, la sélection nationale U18 du Mali remporte son 9e titre, un record enregistré dans cette compétition de catégorie d’âge en 2024, après ceux remportés en 1996, 2000, 2006, 2008, 2014, 2016, 2018, 2022. Contrairement à la finale Dames, celle des Garçons a été  beaucoup plus relevée, et rythmée avec   plein de rebondissements entre deux formations qui se sont croisées en match de poule, remporté par le Mali (62-58). Au terme de cette rencontre de l’édition 2024 de FIBA u-18 Afro-basket, les Aiglons du Mali se sont encore imposés devant les Lionceaux du Cameroun (60-51) pour être sacrés champions d’Afrique pour la troisième fois de son histoire.

    FIBA U18 Afro-Basket : Parcours sans faute des équipes maliennes

    Sacrés champions d’Afrique dans cette compétition FIBA U18 Afro-Basket, les formations du Mali filles et garçons ont dominé de bout en bout l’édition 2024 de ce tournoi. En match de poule, les filles ont entamé la compétition face à l’Angola, qu’elles ont battu (51-43), pour sa deuxième sortie, l’équipe du Mali a étrillé son homologue de la Zambie par le score précédant de (136-13), et pour leur troisième match de poules, les Maliennes ont dominés les Marocaines (97-61). Pour les rencontres à élimination directe, les Maliennes se sont imposées respectivement devant le Rwanda (86-57) ¼ de finale, et le Cameroun (103-45) en ½ finale, avant de remporter la finale contre le Nigéria (76-56).

    Chez les garçons, le Mali démarré la compétition face à son grand rival le Sénégal, battu (64-50), avant de prendre le dessus sur le Cameroun (62-58), et la Côte d’Ivoire (73-69).En quart de finale, le Mali a éliminé le Nigéria sur le score de (81-70), avant de retrouver le Sénégal en demi-finale, dans un second duel entre les formations où il y avait de l’électricité en l’air. A l’issue de cette rencontre, les Aiglons  se sont une fois de plus iimposés  face aux Lionceaux Sénégalais pour décrocher en même temps une place pour la finale et un ticket pour la coupe du monde.   

    Il est à noter que les deux équipes maliennes, ainsi que leurs adversaires en finales, le Nigeria (filles) et le Cameroun (garçons), représenteront le continent à la Coupe du Monde 2025 dans leur catégorie en Suisse.     

    Pour rappel, il faut signaler le FIBA U18 African Championship qui est devenu FIBA U18 Afro-Basket en changeant de nom a réuni dans le tournoi majeur des jeunes les 12 meilleures équipes nationales du continent à Pretoria en Afrique du Sud, du 02 au 15 septembre 2024, 12 meilleures formations africaines filles et garçons des moins de 18 ans réparties en trois poules.

    Composition des Poules :

    Garçons :

    Groupe A : Mali, Côte d’Ivoire, Cameroun, Sénégal

    Groupe B : Égypte, Angola, Ouganda, Nigeria

    Groupe C : Afrique du Sud, Maroc, Zambie, Rwanda

    M. NIANG

  • 2E JOURNEE DES ELIMINATOIRES CAN 2025

    2E JOURNEE DES ELIMINATOIRES CAN 2025

    Le Mali en déplacement s’impose devant Eswatini

    En deuxième journée des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, les Aigles du Mali en déplacement ont enregistré une courte et éclatante victoire sur le Eswatini par le minimum d’un but à zéro (1-0).

    Plusieurs stades du continent Africain a vibré la semaine dernière au rythme de la deuxième journée des éliminatoires de la CAN Maroc 2025. A cet effet, les Aigles du Mali étaient en déplacement en Afrique du Sud pour affronter l’Eswatini. A l’issue de cette rencontre, les joueurs de Tom Selfiet nouvel homme fort des Aigles du Mali ont ramené de leur voyage une courte et précieuse victoire. Ils ont dominé l’Eswatini par le minimum d’un but à zéro (1-0). L’unique but de la rencontre a été marqué par le nouveau capitaine des Aigles Yves Bissouma. Faut-t-il le rappeler, Bissouma avait aussi inscrit le but égalisateur du Mali contre le Mozambique lors de la première journée de ces éliminatoires.

    Résultats de la 2e journée et classement complet des groupes :

    Groupe A

    Gambie 1-2 Tunisie
    Madagascar 1-1 Comores

    Classement

    1er Tunisie   6 points
    2e Comores     2 points
    3e Gambie   1 point
    4e Madagascar 1 point

    Groupe B

    Gabon 2-0 République Centrafricaine

    Lesotho 0-1 Maroc

    Classement
    1er Maroc     6 points
    2e Gabon       3 points
    3e République Centrafricaine 3 points
    4e Lesotho     0 point

    Groupe C

    Botswana 0-4 Égypte

    Cap-Vert 2-0 Mauritanie

    Classement
    1er Egypte          6 points
    2e Cap Vert         3 points
    3e Mauritanie    3 points
    4e Botswana      0 point

    Groupe D

    Nigeria 0-0 Rwanda
    Bénin 2-1 Libye

    Classement
    1er Nigeria        4 points
    2e Bénin            3 points
    3e Rwanda        2 points
    4e Libye             1 point

    Groupe E

    Algérie 3-0 Liberia

    Guinée Équatoriale 2-2 Togo

    Classement
    1er Algérie           6 points
    2e Togo                  2 points
    3e Guinée équatoriale 1 point
    4e Liberia            1 point

    Groupe F

    Angola 2-1 Soudan
    Niger 1-1 Ghana

    Classement
    1er Angola   6 points
    2e Soudan   3 points
    3e Niger     1 point
    4e Ghana     1 point

    Groupe G

    Zambie 3-2 Sierra Leone
    Tchad 0-2 Côte d’Ivoire

    Classement
    1er Côte d’Ivoire       6 points
    2e Zambie                 3 points
    3e Tchad                   1 point
    4e Sierra Leone       1 point

    Groupe H

    Guinée 1-2 Tanzanie

    Éthiopie 0-2 RD Congo

    Classement
    1er RD Congo        6 points
    2e Tanzanie            4 points
    3e Éthiopie             1 point
    4e Guinée               0 point

    Groupe I

    Eswatini 0-1 Mali

    Mozambique 2-1 Guinée-Bissau

    Classement
    1er Mozambique                4 points
    2e Mali                          4 points
    3e    Guinée Bissau    3 points
    4e Eswatini                 0 point

    Groupe J

    Namibie 1-2 Kenya
    Zimbabwe 0-0 Cameroun

    Classement
    1er Cameroun           4 points
    2e Kenya                     4 points
    3e Zimbabwe             2 points
    4e Namibie                 0 point

    Groupe K

    Soudan du Sud 2-3 Afrique du Sud
    Ouganda 2-0 Congo

    Classement
    1e Ouganda                      4 points
    2e Afrique du Sud            4 points
    3e Congo                            3 points
    4e Soudan du Sud           0 point

    Groupe L

    Burkina Faso 3-1 Malawi
    Burundi 0-1 Sénégal

    Classement
    1er Burkina Faso    4 points
    2e Sénégal            4 points
    3e Burundi          3 points
    4e Malawi             0 point

    M. NIANG

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE  FINANCIERE

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE  FINANCIERE

    ACHAT DE L’AVION PRÉSIDENTIEL ET DES ÉQUIPEMENTS MILITAIRES

    Mme Bouaré Fily Sissoko, Mahamadou Camara et autres à la barre

    AFFAIRE DES  FAUSSAIRES DE LA DGE (SERVICE DES IMPOTS)

    Quand la Cour suprême ridiculise l’État du Mali

    Bras de fer Ministère des Sports – Comité Olympique

    Des potes et secrétaires de bureau, membres de la délégation malienne au JO de Paris

    FOOTBALL

    Hommage au premier buteur malien des Aigles à Yaoundé 72

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE  FINANCIERE

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE  FINANCIERE

    ACHAT DE L’AVION PRÉSIDENTIEL ET DES ÉQUIPEMENTS MILITAIRES

    Mme Bouaré Fily Sissoko, Mahamadou Camara à la barre

    Moustapha Ben Barka, Sidi Mohamed Kagnassy, Amadou Baïba Kouma, Nouhoum Kouma, Mamadou Lamine Diakité, le général Moustapha Drabo et le colonel-major Nouhoum Dabitao seront jugés par contumace et des mandats d’arrêt seront lancés contre eux.

    C’est en principe le mardi 17 septembre prochain que la Cour d’Assises jugera . . .

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  • AFFAIRE DES  FAUSSAIRES DE LA DGE (SERVICE DES IMPOTS)                              Quand la Cour suprême ridiculise l’État du Mali

    AFFAIRE DES  FAUSSAIRES DE LA DGE (SERVICE DES IMPOTS) Quand la Cour suprême ridiculise l’État du Mali

    Elle a osé ! Nonobstant l’existence de preuves matérielles irréfutables, de décisions administratives en bonne et due forme du gouvernement à travers le département du travail et de la fonction et visiblement sans argument convaincant,  la Cour suprême a  en effet osé valider le faux ouvrant ainsi la voie à une dangereuse jurisprudence pour le pays tout entier. N’importe quel faussaire pourrait ainsi se prévaloir de ce jugement pour… Et si c’était le but recherché en prélude aux affaires similaires en instance ?

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  • BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    `

    Bras de fer Ministère des Sports – Comité Olympique

    Des potes et secrétaires de bureau, membres de la délégation malienne au JO de Paris

    Un audit oui, mais pourquoi pas la liste des membres de la délégation malienne à Paris

    LE SPHINX

    L’un des protagonistes affirme avoir déboursé la rondelette somme de 300 millions F CFA  pour la participation du Mali aux JO Paris . . .

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  • Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako – DRCCC-DB

    Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako – DRCCC-DB

    Une grave faute administrative… La victime réclame justice

    Dur temps pour l’entreprise Wakane Négoce international : l’activité paralysée, le principal outil de travail en l’occurrence les conteneurs endommagés, conséquence de sept (7) longues années, au-delà du terme convenu, d’entreposage de produits de contre bandes saisis par la Direction régionale du commerce de la consommation et de la concurrence du district de Bamako (DRCC – DB)

    Les faits :

    Le 10 Février . . .

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  • FIBA U18 AFROBASKET 2024

    FIBA U18 AFROBASKET 2024

    Le FIBA U18 African Championship a changé de nom et s’appelle désormais, FIBA U18 AfroBasket. Il s’agit de la compétition majeure des jeunes.

    Le tournoi réunit les 12 meilleures équipes nationales du continent.

    Il est organisé par le bureau régional Afrique de la Fédération internationale de basketball.

    La première édition de ce championnat a eu lieu en 1977 au Caire, en Égypte. L’Égypte a remporté le tout premier titre continental U18.

    À ce jour, l’Égypte champion en titre et le Nigeria sont les pays les plus titrés avec 6 trophées chacun en 22 éditions. L’Angola suit avec quatre titres.

    Il s’agit d’une biennale qui donne l’occasion à certains des meilleurs espoirs africains de montrer leurs compétences et leur talent.

    Madagascar, hôte de la dernière édition, a surpris le monde du basket en battant quelques grands noms du continent avant de se contenter de la deuxième place.

    Cette année, le concours se déroulera à Pretoria en Afrique du Sud, du 02 au 14 septembre 2024 avec 12 meilleurs formations africaines filles et garçons des moins de 18 ans réparties en trois poules

    Groupe A : Mali, Côte d’Ivoire, Cameroun, Sénégal

    Groupe B : Égypte, Angola, Ouganda, Nigeria

    Groupe C : Afrique du Sud, Maroc, Zambie, Rwanda

    Pour rappel : en deux sorties le Mali a déjà enregistré deux victoires, en fille le Mali dominé l’Angola (51-43), et étrillé la Zambie (136-13) du jamais vu. Chez les garçons, les Aiglons ont d’abord dominé le Sénégal (64-50), avant de s’imposer devant le Cameroun (62-58).

    A signaler que le vainqueur et le finaliste du FIBA U18 AfroBakset 2024 gagneront le droit de représenter l’Afrique lors de la prochaine Coupe du monde FIBA U19 2025 en Suisse.

  • SUPER COUPE CAF TOTAL ENERGIES

    SUPER COUPE CAF TOTAL ENERGIES

    La CAF dévoile la nouvelle identité visuelle de la compétition

    La Confédération Africaine de Football a lancé la nouvelle identité visuelle pour la Supercoupe de la CAF TotalEnergies, annonçant ainsi un nouvel épisode palpitant dans l’histoire en constante mutation du football africain.

    La Supercoupe de la CAF TotalEnergies est l’une des principales compétitions de clubs de la CAF. Elle met aux prises les vainqueurs de la Ligue des Champions CAF TotalEnergies et de la Coupe de la Confédération CAF TotalEnergies.

    C’est à Riyad, en Arabie Saoudite, que la Supercoupe de la CAF TotalEnergies 2024 aura lieu le 27 septembre.

    La refonte de l’identité visuelle de la Supercoupe de la CAF TotalEnergies puise son inspiration dans le trophée actuel, tout comme l’identité visuelle récemment dévoilée par la CAF pour la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies en début d’année.

    Grâce à l’expansion et à la popularité grandissante du football africain dans le monde, le lancement de la nouvelle identité visuelle de la Supercoupe de la CAF TotalEnergies confirme la détermination infaillible de la CAF à optimiser continuellement l’image de marque de l’ensemble de ses compétitions.

    Le Secrétaire Général de la CAF, M. Véron Mosengo-Omba, a affirmé que la présentation de la nouvelle identité de la Supercoupe de la CAF TotalEnergies marque une étape supplémentaire dans l’essor du football africain, qui a été reconnu et acclamé partout dans le monde ces dernières années.

    Cette année, deux rivaux du football égyptien s’affronteront lors de l’édition à venir : Al Ahly SC, lauréat de la Ligue des Champions CAF TotalEnergies, et Zamalek SC, détenteur de la Coupe de la Confédération CAF TotalEnergies.

    La présentation de la nouvelle image de marque renforce l’enthousiasme croissant entourant cet affrontement, qui aura lieu pendant la Riyadh Season 2024 et s’inscrit dans la lignée du succès de cet événement dans l’accueil de plusieurs grands événements sportifs ayant attiré une attention internationale considérable ces dernières années.

    Pour toute demande de renseignements supplémentaires, veuillez contacter :  

    communications@cafonline.com  

    CAF | Département de Communication

  • PREMIERE JOURNEE ELIMINATOIRES CAN 2025

    PREMIERE JOURNEE ELIMINATOIRES CAN 2025

    Le Mozambique tient le Mali  en échec (1-1)

    En première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025, les Aigles du Mali ont été tenus en échec par les Mambas du Mozambique un but partout, c’était vendredi au stade du 26 mars de Bamako.

    Les rencontres de la première des éliminatoires de la prochaine coupe d’Afrique des nations dont la phase se disputera au Maroc en 2025 ont été jouées le week-end dernier à travers le continent. Pour cette journée inaugurale de ces éliminatoires de la CAN, les Aigles du Mali étaient aux prises avec les Mambas du Mozambique le vendredi dernier au stade du 26 Mars. Pour cette première sortie de la sélection nationale, qui était le baptême de feu de Tom Saintfiet nouveau sélectionneur du Mali, les Aigles du Mali à domicile n’ont pu faire mieux qu’un match nul d’un but partout (1-1). Pour ce premier test grandeur nature du nouvel homme fort des Aigles, il n’a pas eu la chance de mettre la main sur tous les joueurs clés de la sélection. En effet, plusieurs cadres de l’équipe nationale avaient signé forfaitpour cause de blessure. Privés des habituels ténors de l’équipe, les Aigles ont eu du mal à rentrer dans le match et laissant du coup l’initiative aux Mozambicains.

    Les Mambas, avec leur jeu collectif et leur esprit combatif comme l’avait souligné Tom Saintfiet lors de sa conférence d’avant match, ont pris confiance au fil des minutes. La faute à une formation des Aigles timorée. Et les Mozambicains qui n’en demandaient pas mieux ont logiquement trouvé le chemin des filets à la 37e minute par Cipriano Catano. Libre de tout marquage, l’attaquant des Mambas réceptionne un ballon au point de penalty et d’un tir puissant du pied gauchechristifie le portier Djigui Diarra, qui n’a fait que constater les dégâts avec le mauvais positionnement de sa défense centrale.

    C’est sur ce score que la pause intervint.

    Au retour des vestiaires, le sélectionneur procède à un changement avec la rentrée de Mohamed Camara en lieu et placede Lassana Coulibaly et une réorganisation tactique. La rentrée de l’ancien joueur de Monaco va libérer Alou Dieng donnant ainsi une nouvelle âme au milieu de terrain. Désormais plus combatifs, les Aigles prennent la direction des opérations, et assiègent le camp mozambicain. Face à cettesituation, les Mambas décident de se regrouper en défense afin d’enrayer les offensives maliennes.

    Ils réussissent à le faire jusqu’à la 52e minute où le capitaine Yves Bissouma, à la réception d’un ballon, à l’entrée de la surface de réparation, d’un tir tendu trompe le gardien mozambicain mettant ainsi les pendules à l’heure. Malgré plusieurs tentatives de la part des Aigles aucun autre but ne sera marqué, et les deux équipes se séparent sur ce score d’un but partout.

    En attendant la 2e journée de ces éliminatoires qui se jouera ce mardi 10 septembre en Afrique du Sud contre Eswatini, le sélectionneur national des Aigles doit tirer les leçons sur cette rencontre de la première journée contre le Mozambique. Rappelons que dans l’autre rencontre du groupe I, la Guinée-Bissau à domicile a pris le meilleursur Eswatini, par le minimum, d’un but à zéro (1-0). Ce mardi, Mozambicains et Guinéens de Bissau seront également aux prises pour le compte de la deuxième journée

    M. NIANG

  • Hommage au premier buteur malien des Aigles à Yaoundé 72

    Hommage au premier buteur malien des Aigles à Yaoundé 72

    Traoré, dit Alliance Bakari est decedé le 25 août 2024. Il fut un joueur talentueux, polyvalent, d’une classe exceptionelle, capable d’être, à la fois, milieu de terrain, défenseur central et attaquant.En 1972, il participa avec brio à la huitième édition de la Coupe d’Afrique des nations de Yaoundé 72, lors de laquelle il marqua le premier but du Mali grâce à une prouesse technique de l’inimitable Salif Keita, dit Domingo, qui lui permit de foudroyer le talentueux gardien de but du Togo Tommy Sylvestre. De ce fait, il ouvrit, lors de ce tournoi, le festival de butsde l’équipe malienne qui marqua 11 buts au cours de cette Coupe d’Afrique des Nations, obtenant ainsi, le titre de meilleure attaque avec le titre de meilleur buteur avec cinq buts marqués par Cheick Fantamady Keita.

    Alliance Bakari était disponible pour son pays. Tour à tour, il participa aux événements suivants :  

    • Deuxièmes Jeux Africains de Brazzaville en 1965 ;
    • Aux deux finales des Clubs maliens: en 1965 quand le Stade malien s’inclina devant l’Oryx de Douala ainsi qu’à la finale quele Réal de Bamako perdit contre le Stade d’Abidjan. Il figurait, bien evidemment dans les rangs de la glorieuse équipe malienne de Yaoundé 72 qui s’inclina devant les Diables du Congo-Brazzaville à la stupéfaction unanime de tous.

     À la fin de sa carriere, Alliance Bakari se devoua à la formation des jeunes du Renaissance-Club, nouvelle appelation de son Club originel. Il inculqua aux jeunes l’esprit de devouement ansi que le patriotisme tel que lui-même et tous les jeunes de sa generation avaient reçu de la Première République sous l’egide du Président Modibo Keita.

    Alliance Bakari dort désormais aux cotés des quinze autres membres de l’équipe de Yaoundé 72.

    Notre pays doit imperativement honorer tous ceux qui font la fierté du pays tant à l’interieur qu’au dehors.

    Cher Alliance Bakari dort en paix. Qu’Allah, Swt, t’ouvre les Portes de Son Firdaws, Amine.

    Moussa Sow,

  • CORRUPTION ET SURFACTURATION DANS L’ATTRIBUTION DES MARCHÉS DES ROUTES

    CORRUPTION ET SURFACTURATION DANS L’ATTRIBUTION DES MARCHÉS DES ROUTES

    La machine d’État en panne et/ou complice ?

    CENTRALES SOLAIRES AU MALI 

    Le grand bluff !

    COUR D’ASSISES

    Bakary Togola, le Roi du coton et ses co-accusés  vont-t-il derechef passer entre les mailles du filet de la justice malienne ?

  • CORRUPTION ET SURFACTURATION DANS L’ATTRIBUTION DES MARCHÉS DES ROUTES

    CORRUPTION ET SURFACTURATION DANS L’ATTRIBUTION DES MARCHÉS DES ROUTES

    La machine d’État en panne et/ou complice ?

    Illégalement attribués à des entreprises nationales et étrangères, puis annulés pour défaut de sincérité, ces marchés à l’origine des poursuites contre l’ex-ministre Madame Fily Bouaré,  ont pourtant été de nouveaux réattribués et désormais en cours d’exécution, par les mêmes entreprises sans la moindre correction. Et l’un des protagonistes, cerveau du frauduleux montage, haut fonctionnaire à la DFM concernée, a été «autorisé» à quitter . . .

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  • COUR D’ASSISES

    COUR D’ASSISES

    Bakary Togola, le Roi du coton et ses co-accusés  vont-ils encore passer entre les mailles du filet de la justice malienne ?

    Bakary Togola méditant sur son sort à la MCA

    Le verdict de l’affaire dite des « ristournes de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton » va tomber dans les tout prochains jours. Bakary Togola surnommé « Le roi du coton » et ses co-accusés vont-ils s’en sortir derechef&nbsp . . .

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  • CONFIDENCES ET BRÈVES DU SPHINX

    CONFIDENCES ET BRÈVES DU SPHINX

    Service des Impôts – DGE, DGI :

    Quand le faux est appelé à procurer le vrai

    Un des principes juridiques indéniable et  incontestable est que le faux ne saurait procurer le vrai. Mais à la Direction des Grandes Entreprises (DGE) et la Direction Général des Impôts (DGI), des personnages accusés de tripatouillages et dont les preuves ont été clairement établies, mettent en avant le caractère impuni de leurs supercheries respectives dans le temps, pour se prévaloir aujourd’hui du droit qu’elles sont censées . . .

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  • CENTRALES SOLAIRES AU MALI

    CENTRALES SOLAIRES AU MALI

    Le grand bluff !

    Selon la Ministre en charge de l’Energie au mois de Mai dernier sur les antennes de l’ORTM, la Centrale Solaire de Sanankoroba sera raccordée au réseau EDM au mois de Septembre 2024, c’est-à-dire, dans quelques jours. Mais accrochez-vous bien : c’est seulement  le 14 Aout dernier que les choses sérieuses ont commencé à propos de cette centrale. Qui s’interrogeait déjà si Assimi n’a pas été encore floué ? Bien entendu, votre humble et préféré serviteur, «le . . .

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  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    CARTE BIOMETRIQUE

     Le cadeau encombrant du ministre de la sécurité

    On dirait que le ministre de la Sécurité ne sait plus quoi faire de ses cartes biométriques de la CEDEAO qui sont disposées à travers le pays. Après avoir privé les gens de documents d’identité pendant plus de deux ans, le ministre veut se débarrasser des cartes biométriques. Dans un communiqué publié le vendredi 09 août dernier, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile . . .

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  • LIBYE

    LIBYE

    Benghazi : qui arrêtera les Haftar ?

    Benghazi est devenue la capitale de l’Est de la Libye et ses « frontières militaires » s’établissent loin dans l’ouest du pays. La ville a été éprouvée en 2024 par les pluies et les inondations. La catastrophe suivait les destructions de quartiers entiers de la ville au cours de la période de belligérance 2017-2018.

    Destructions dans le centre-ville de Benghazi

    Le martyr de la ville a recommencé lorsqu’en mai 2014 . . .

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  •  Classement FIFA, juillet 2024 Zone Afrique

     Classement FIFA, juillet 2024 Zone Afrique

    La suprématie marocaine perdure

    Les Lions du Maroc (1ers africains, 12èmes mondiaux), décevants lors de la dernière CAN mais auteurs d’un parcours historique lors de la Coupe du Monde 2022, dominent toujours le classement continental. Ils perdent ce mois-ci deux places au classement FIFA et se positionnent désormais en tant que quatorzièmes mondiaux.

    Il est important de rappeler que les Marocains ont réussi à détrôner les champions d’Afrique sénégalais cette année. Ces derniers occupent désormais la deuxième place en Afrique et ce après un règne qui avait duré près de six ans, de 2018 à 2024.

    L’Égypte, la Côte d’Ivoire et le Nigeria complètent le Top 5 africain

    Il est également important de souligner que l’équipe nationale de l’Égypte s’installe curieusement à la troisième place du podium africain, devant la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre (4e), ainsi que le Nigeria, finaliste de la dernière CAN 2024.

    Classement FIFA – Le Top 20 des meilleures Nations en Afrique

    1. Maroc (14e)
    2. Sénégal (19e)
    3. Égypte (36e)
    4. Côte d’Ivoire (38e)
    5. Nigeria (39e)
    6. Tunisie (41e)
    7. Algérie (46e)
    8.  Cameroun (51e)
    9. Mali (53e)
    10. Afrique du Sud (57e)
    11. RD Congo (60e)
    12. Ghana (64e)
    13. Cap-Vert (65e)
    14. Burkina Faso (67e)
    15. Guinée (77e)
    16. Gabon (83e)
    17. Guinée Équatoriale (88e)
    18. Angola (90e)
    19. Bénin (91e)
    20. Zambie (92e)

     Le Top 10 mondial juillet 2024

    Au classement mondial, l’Argentine, championne du monde en titre et récente vainqueur de la Copa America, continue de monopoliser la première place mondiale mais sent toutefois le souffle de la France qui occupe toujours la 2e position, devant l’Espagne, récente lauréat de l’Euro 2024.

    1. Argentine
    2. France
    3. Espagne
    4. Angleterre
    5. Brésil
    6. Belgique
    7. Pays-Bas
    8. Portugal
    9. Colombie
    10. Italie
  • Mali : un pays débarqué de l’histoire ?

    Mali : un pays débarqué de l’histoire ?

    L’actualité récente dévoile la montée des pressions sur le Mali et l’impact du réaménagement des équilibres internationaux en Afrique. A travers trois problématiques il transparaît l’absence de stratégie diplomatique du comité militaire en place à Bamako. La nomination et l’activisme du ministre Diop n’ont débouché ni sur un positionnement international du Mali ni sur la délivrance d’un message de mémoire et d’avenir aux citoyens maliens de l’extérieur et de l’intérieur. La communauté malienne en RCI s’insurge contre la rupture entre son pays et la CEDEAO. Elle estime que cela va lui couter de l’argent pour les cartes de séjour et que sa mobilité dans la zone sera réduite. Il s’agit de l’avenir, mais pour le passé, les Maliens semblent aussi marginalisés. Ainsi le rôle des combattants maliens dans le débarquement en Provence est aux oubliettes, autant à Paris qu’à Bamako. Alors que le Président Macron dénie au Sahara occidental le droit à l’autodétermination, aucune concertation d’initiative ouest-africaine ne se dessine pour rechercher un compromis entre les points de vue de l’Algérie et du Maroc. Pourtant cette question n’est ni éloignée ni indifférente au géant territorial qu’est le Mali. Bamako aurait une gêne de recevoir l’appui de la Russie ? Ce qui expliquerait une certaine pause dans l’action diplomatique d’un pays qui avec Modibo Keita, Blondin Bèye et ATT avait compté sur la scène africaine mais aussi mondiale. Le 29 novembre 1980, Alioune Blondin Bèye, ministre des affaires étrangères maliennes de l’époque, déclara la reconnaissance de l’OLP (Organisation pour la Libération de la Palestine) et de son ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire Abou Rabba. Les régimes successifs ont été fidèles à cette ligne politique et ont tâché de l’exprimer lors des votes de sanctions prises contre Israël au sein de l’ONU et d’autres institutions internationales comme l’UNESCO. Aujourd’hui la relation entre l’État hébreu et le Mali, surtout au regard du massacre quotidien des habitants de Gaza n’est pas clairement définie.  Il ressort de tout cela ambiguïtés et lacunes qui interrogent. Le ministère des affaires étrangères souffre soit d’être subordonné aux élites martiales soit d’être paralysé de leur déplaire. Il ne peut y avoir à la fin qu’un État malien réduit à peau de chagrin sur le plan international et une perte de visibilité de leur nation par les citoyens de l’intérieur et ceux nombreux d’une des plus grandes diasporas du monde.

    L’isolement mémoriel

    Le 15 Août, non loin du fort de Brégançon, le président Macron entend remonter sur le podium en commémorant le débarquement en Provence des troupes alliées. Les Français libres ont pu enchainer le débarquement du 6 juin 1944, mais à condition de blanchir les soldats qui vont rentrer ensuite dans Paris et Strasbourg. C’est la condition que posent les Américains en plein retour de la ségrégation chez eux. En Provence, par contre les ⅔ des contingents français sont constitués de tirailleurs algériens, de goumiers marocains et de tirailleurs sénégalais. Beaucoup ne parlent pas le Français et l’arabe est la première langue qu’entendent les habitants de Fréjus. Le président Macron est attaché à cet anniversaire et y a associé l’ex-président Condé ou le chef de l’État ivoirien. Cette année, auraient dû être de la partie les dirigeants algériens, marocains, sénégalais et maliens. Cela va être difficile pour Alger de se présenter à cette cérémonie après le brutal désaveu français de l’indépendance du Sahara occidental. Le roi du Maroc lui-même a un agenda complexe et chargé. Le nouveau président sénégalais,  malgré son déplacement à Paris pour l’ouverture des jeux olympiques, n’apprécie pas les soudaines médailles sélectives de Macron aux victimes du massacre de Thiaroye.

    En plein chambardement politique français, le même président Macron a pris le temps d’une réunion de crise avec ses plus proches collaborateurs pour proscrire la présence d’officiels Nigériens et de Maliens de haut niveau à la commémoration qui les concerne au premier chef. La France d’Emmanuel Macron décide sur de nombreux plans de revenir sur les signaux pourtant envoyés lors de son premier mandat. Dans son collimateur ce que certains nomment maintenant à Paris le Sahelistan. Sa technique, l’isolement mémoriel pour les pays africains qui l’ont contrarié.

    Soldats du 8e régiment de tirailleurs sénégalais à bord du paquebot M.S. Batory, août 1944.

    Le président Macron, avant sa première élection, avait pourtant irrité toute une partie de l’armée française qui reste dans la filiation de ce que l’on nomme l’Armée d’Afrique, dont l’Algérie est le berceau, l’Afrique noire étant réduite à la Force noire des tirailleurs sénégalais. La bureaucratie muséale et culturaliste de l’Afrique a été aussi choquée par le rapport demandé par Macron et qui tendait à la restitution des objets de l’art africain dérobés par la violence ou la fraude. Symboliquement, la commémoration du débarquement offrait la possibilité de la reconstruction d’une mémoire commune avec l’Afrique du Sahel et la possibilité d’un nouveau départ. On en est loin. Mais le Mali, tant pour la récupération des fétiches et statues volés par la mission de Michel Leiris, que pour les droits au souvenir des combattants maliens morts pour la libération de la France, n’aura fait montre d’aucune initiative ou revendication. Il était souhaitable pourtant de montrer que l’histoire ne peut être effacée unilatéralement, en particulier du fait de l’ancien colonisateur et oppresseur.

    L’opinion malienne sans boussole ?

    La stratégie de l’État français reste de s’affilier les diaspora du Maghreb et de l’Afrique francophone.  Cette communauté immigrée s’est trouvée un temps cooptée dans le conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) mais sans réussir la jonction avec les nations dont sont originaires les populations installées en France. Les coups de barre de Macron déstabilisent à présent la cohabitation entre ces groupes humains, partageant souvent une commune nationalité française. Dans la commune de l’île Saint Denis, dont le maire est d’origine malienne, au mois d’août 2024, la controverse sur la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental a déclenché une cybernétique bataille selon les appartenances nationales d’origine des protagonistes. La position du ministre des affaires étrangères de Bamako n’est pas très audible sur les bords de la Seine, que ce soit au quai d’Orsay ou à l’ile Saint-Denis. Il y a certes le souci de la protection des citoyens maliens en France qui prédomine dans l’esprit des missions diplomatiques et consulaires. Cependant, le rappel de la contribution du Soudan occidental à deux guerres françaises et son attachement à l’autodétermination des peuples ne sont pas des insultes à l’avenir. La rupture entre Paris et les pays de l’Alliance des États du Sahel a accentué le hiatus entre les gouvernants mais a aussi marqué les opinions publiques locales. Ces dernières sont en fait solidaires des militaires au pouvoir tant l’attitude de Paris parait négative. La brutalité de la politique des visas, en particulier, illustre bien le fantasme démographique d’une ruée africaine, partagé par Macron et une nomenklatura française frileuse et complaisante avec le racisme du mauvais objet que constitue le Rassemblement national. Ont particulièrement souffert de cet embargo et de son cortège d’humiliations les pays du Sahel et leurs parentèles françaises ou installées en France, privées de tout rapprochement familial. L’accès aux universités et aux écoles françaises, sans parler des formations militaires, s’est encore restreint. Même si cela a été toléré voire parfois provoqué par les colonels maliens, ne doivent-ils pas en prendre acte et laisser les coopérations scientifiques, culturelles et techniques reprendre dans un cadre décentralisé et selon un mode dépolitisé ? 

    A la recherche d’une politique étrangère?

    Avant même l’arrivée de Wagner, la Russie avait recommencé à accorder des bourses aux Maliens et a favorisé leur formation, y compris militaire. Les officiers des FAMA sortis d’une filière française sont à présent minoritaires et isolés face à leurs collègues issus d’académies militaires russes ou américaines. Le mot d’ordre prioritaire de la politique africaine de Macron s’avère in fine la réorientation géographique des transactions commerciales vers des poids lourds de l’autre Afrique : Nigéria, Afrique du Sud, Angola, Maroc, Sénégal.

    Le Sahel, mais surtout le Mali, sur le terrain militaire, sont à présent menacés par des forces extra africaines comme les Ukrainiens. Leur récent coup de force au Mali n’a pu s’exécuter qu’avec l’appui du contingent français en Mauritanie et des moyens aériens que les Ukrainiens n’avaient pas. Et le silence de l’Algérie ! Le Maroc confronté à un besoin croissant de céréales se rapproche à présent de Moscou et ne souhaite pas lui déplaire par rapport aux agissements franco-ukrainiens. Le Sénégal, et nombre de pays du continent, savent que l’URSS et la Russie n’ont jamais entamé la souveraineté de leurs partenaires africains. Au contraire, l’URSS a contribué à la libération des colonies portugaises et au soutien de la ligne de front des pays faisant front contre l’apartheid. Que le chef militaire qui conduit le Mali décide de la rupture des relations diplomatiques avec Kiev semblait inévitable. Mais n’aurait-il pas été opportun que le ministre des affaires étrangères saisisse l’ONU et qu’il demande à l’UA et à ses collègues un immense mouvement de soutien face à l’agression caractérisée de l’Ukraine? L’attitude courageuse de nombreux pays africains, dont le Sénégal, de ne pas prendre parti dans la guerre entre Russie et Ukraine , montre que la voix continentale n’est plus subordonnée à la préférence des anciens colonisateurs.

    La position internationale du Mali reste à construire avec des ajustements et de larges alliances inspirées de la neutralité positive de Modibo Keita. Le Mali a connu de grands diplomates y compris quand un militaire était au pouvoir. Certes l’hostilité extérieure semblait moins vive à cette époque. Les défis changent mais la politique étrangère demeure une arme dont aucun régime ne peut se passer. D’ailleurs, comme après une déchirure, l’important (et sans doute le plus difficile) serait de retisser le lien avec les États l’Union européenne, dont au premier chef l’Allemagne et l’Italie. Deux pays qui ne ferment la porte ni à Moscou ni au Sahel.

    Malgré le flottement en matière de politique étrangère du Mali, l’Alliance des États du Sahel (AES) lui offre un socle qui lui confère encore un certain poids. Le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Zeine, au cours d’une récente visite à Alger, où une forte délégation ministérielle l’accompagnait, a tenu un langage clair à ses hôtes. L’AES s’oppose à toute ingérence extérieure et à toute agression militaire contre le Mali. Paragraphe Niger s’affirme solidaire des combats du Mali et de son souci d’intégrité du territoire national. Le réchauffement qui s’amorce avec Alger est à ce prix. Le Mali devra peut-être s’y engager plus directement à discuter avec Alger dans la mesure où le Maroc commence à compter son soutien initial et sans nuances au colonel Goïta. La distance d’Ibrahim Boubacar Keita avec Alger lui a valu une popularité intérieure qui fut de courte durée. S’inscrire dans ses pas serait plus qu’un crime, une faute, comme disait le maitre des déséquilibres, Talleyrand.

    Olivier Vallée

  • Article sans titre 6373

    SCANDALE A LA CMDT

    Olala, un produit toxique pour Lassine et Nango Dembélé

    DIGITALISATION DE L’ADMINISTRATION

    Le dernier coup de poignard à Cissé Technologie

    SONDAGE

    Les perturbations de la démocratie en Afrique et au Mali

  • Pensée du jour :

    Pensée du jour :

    « Tout le monde pense à changer le monde, mais personne ne pense à se changer soi-même. »

  • SCANDALE A LA CMDT

    SCANDALE A LA CMDT

    Tout a commencé quand le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a décidé de dépêcher une équipe d’enquêteurs sur le terrain pour s’enquérir des dégâts faits par un pesticide anti-jassides qui aurait fait des morts au niveau de certains coton-culteurs  et même  au niveau de nos agents des Forces de Sécurité. Et pour dérouter les enquêteurs de la Présidence, un voice de Moro Diakité, directeur de la production agricole qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux est . . .

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  • USURPATION DE DROITS ET QUALITÉS A LA –DGI

    USURPATION DE DROITS ET QUALITÉS A LA –DGI

    S’estimant lésées dans leurs droits, des personnes handicapées physiques ont pris d’assaut la Direction Générale des Impôts (DGI) le jeudi 25 juillet dernier. Ils s’insurgent contre l’usurpation de leurs droits et qualité par un cadre de ce service, non moins responsables d’un parti politique lequel se défend sans visiblement convaincre . . .

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  • DIGIDITALISATION DE L’ADMINISTRATION

    DIGIDITALISATION DE L’ADMINISTRATION

    Le dernier coup de poignard à Cissé Technologie

    C’est un colonel Assimi Goïta fier qui, le 19 juillet dernier, lors du lancement du programme de digitalisation des moyens de paiement et des services publics,  disait : «  La digitalisations des moyens de paiement qui s’inscrit dans une stratégie globale  de digitalisation de l’administration vise  essentiellement à disposer d’une administration  moderne, rapide, efficiente et transparente, avec à la clé, un État for et juste, avec des ressources humaines et financières suffisantes au service des usagers»

    Mais ce que le président de la Transition ne sait pas certainement, c’ est que ce fameux projet de digitalisation des moyens de paiement et des services publics est une copie tirée du projet d’investissement au Mali que Cissé Technologie en partenariat avec Téléglobal Groupe Amira, a déposé  le 31 janvier 2022 .

     Ce projet qui n’est que la suite logique de celui de carte nationale d’identité biométrique Cédéao couplée à celle de l’Assurance maladie obligatoire a pour objectif la mise en place d’un processus sans papier ; de favoriser l’expérience communautaire numérisée ; de favoriser l’accès simplifié et unifié ; de créer une communauté sans espèces ; de sécuriser nos documents administratifs ; de permettre une expérience transparente sur tous les canaux ; de remplacer les moyens de paiement papiers par  des moyens numériques, notamment des moyens  de paiements entre organismes publics et personnes physiques ou morales ; aux moyens de paiement entre organismes publics.

    Bref ledit projet permet d’avoir accès aux services en ligne 24h/24 ; de booster le Produit intérieur brut ; d’améliorer les recettes de l’État et surtout de lutter plus efficacement contre la corruption.

    Ce projet très structurant a été mis en route sans son principal initiateur, la société Cissé Technologie.  Laquelle n’a même pas été avisée du lancement du projet. Sa correspondance est restée, jusqu’au moment où nous mettons sous presse, sans aucune réponse de Koulouba.

    Cissé Technologie se voit encore une fois trahie. Non seulement l’ancien régime d’IBK lui a finalement retiré à travers chausse-trapes et prétextes fallacieux le marché de la carte nationale d’identité biométrique Cédéao  couplée l’Assurance maladie obligatoire qu’elle a enlevé suite à un appel d’offres international lancé dans les règles de l’art.

    « Le Sphinx » ne reviendra pas sur les manœuvres sordides utilisées contre cette société de droit malien pour lui enlever le marché qu’elle a remporté de haute lutte. Cette fois-ci le coup de poignard vient de Koulouba où, certains cadres incapables de cogiter ne font que collecter et plagier des projets structurants que d’autres leur envoient pour en guise de  participation à l’émancipation de leur pays.

    C’est triste. Le colonel Assimi Goïta doit faire le ménage autour de lui.

    A.D

  • ROCAMBOLESQUE AFFAIRE DE LIQUIDATION DE LA SOCIETÉ ÉNERGIE RURALE DURABLE (ERD SARL) :

    ROCAMBOLESQUE AFFAIRE DE LIQUIDATION DE LA SOCIETÉ ÉNERGIE RURALE DURABLE (ERD SARL) :

    Incroyable mais vrai : un contrat signé 06 mois avant la création de la société !

    Le registre du commerce du GIE CPSE lève définitivement l’équivoque sur le caractère frauduleux du contrat de contrôle et de suivi en date du 25 mai 2007, conclu entre ERD SARL et CPSE, annexé au rapport de fin de liquidation en date de Mai 2014 . . .

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  • SONDAGE

    SONDAGE

    Afrobarometer, une organisation à but non-lucratif dont le siège se trouve au Ghana, est un réseau panafricain et indépendant de recherches. La coordination régionale de plus de 35 partenaires nationaux est assurée par le Ghana Center for Democratic Development (CDD-Ghana), l’Institute for Justice and Reconciliation (IJR) en Afrique du Sud, et l’Institute for Development Studies (IDS) de l’University of Nairobi au Kenya. Michigan State University, University of Cape Town et University of Malawi apportent un appui technique au réseau. Sous le vocable francophone Afrobaromètre, une enquête annuelle rend . . .

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  • JO 2024, TOURNOI FOOT MASCULIN

    JO 2024, TOURNOI FOOT MASCULIN

    Le Mali chute devant le Japon

     Pour sa deuxième sortie au tournoi de football masculin des Jeux Olympiques de Paris 2024 dans le groupe D, le Mali s’incline face au Japon. Les Aigles U23 n’ont pas été en mesure de battre le Japon ce samedi. Ils ont perdu sur un score d’1 but à 0.

    Les Maliens devront encore attendre, peut-être la troisième et dernière journée de groupe pour espérer remporter leur premier succès dans ce tournoi olympique. Tenus en échec par Israël lors de la première journée du groupe D, les Aigles devaient battre le Japon et espérer se relancer dans la compétition. Malheureusement, ils passent à côté de leur match face à des Nippons tout de même prenables.

    Le but tardif qui fait mal

    Au terme des 45 premières minutes, le Mali n’a pas réussi à faire la différence malgré ses six tirs contrequatre des Japonais. Les Asiatiques prennent même l’ascendance et la possession pour finir par trouver la faille en deuxième période. A la suite d’un excellent travail sur le côté gauche de la défense malienne, Rihito Yamamoto ouvre le score pour le Japon à la 82e minute.

    La réaction d’orgueil du Mali n’aura pas suffi pour revenir dans la partie, malgré un penalty obtenu dans les derniers instants. Malheureusement, Cheickna Doumbia se loupe et manqué l’occasion d’arracher le nul pour les Aiglesqui tombent sur le score d’1 but à 0. Après cette défaite et avec seulement un point au compteur, les Maliens possèdent encore leur chance de qualification pour le second tour, et ils iront la chercher ce mardi lors de la dernière journée face au Paraguay.

    M. NIANG

  • JEUX OLYMPIQUES PARIS 2024

    JEUX OLYMPIQUES PARIS 2024

    Aya Nakamura enflamme la cérémonie d’ouverture

    Toute d’or vêtue, accompagnée de la Garde républicaine, la chanteuse franco-malienne Aya Nakamura a marqué la cérémonie d’ouverture de l’édition 2024 des Jeux Olympiques d’Été ce vendredi 26 juillet 2024.

    Elle n’était pas en duo avec Michel Sardou, comme nous l’avions imaginé le temps d’un poisson d’avril, mais avec l’un des orchestres les plus prestigieux de France, celui de la Garde républicaine. Aya Nakamura, artiste francophone la plus écoutée dans le monde, a livré une performance très remarquée sur le Pont des Arts à la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024 vendredi. Parmi les nombreuses réactions générées sur les réseaux, on notera celle du président de la République qui a gratifié la performance d’un macronesque « En même temps » et celle, plus qu’enthousiaste du Premier ministre Gabriel Attal :

    Le passage d’Aya Nakamura au milieu de cette pluie de stars méritait effectivement le détour. Alors que le porteur de flamme masqué, personnage fil rouge de cette cérémonie, embrasait un tapis doré menant à l’Institut de France, Aya Nakamura en sortait. Toute d’or vêtue, blonde pour l’occasionet accompagnée de six danseuses, elle lançait l’un de ses plus grands tubes, « Pookie » avant de le mêler au « For Me Formidable » d’Aznavour et d’enchaîner sur son célébrissime « Djadja ». Ultime pied de nez à ceux qui s’étaient déchaînés contre elle en amont de cette performance, elle a fini sa performance au garde à vous, comme ses danseuses.

    Contexte de haine :

    La prestation de l’artiste franco-malienne, ébruitée dans la presse au printemps, a hérissé l’extrême droite française, relançant la vague d’attaques racistes dont elle avait été victime alors même que sa présence n’était encore qu’une rumeur.

    « Ici c’est Paris, pas le marché de Bamako ! », lisait-on sur une banderole d’un groupe identitaire relayée sur les réseaux sociaux en mars. Une enquête pour provocation à la haine en ligne a été ouverte, avec six personnes identifiées et du matériel saisi par la justice française début juillet.

    « Faire taire les mauvaises langues »

    Sur RMC, dans les colonnes de Télé Loisirs ou sur le Parisien.fr, Frédéric Foulquier, le chef de la musique de la Garde républicaine, n’a cessé, ce samedi, de revenir sur le duo avec Aya Nakamura qui était dans les cartons « depuis février »

    D’emblée, vendredi soir, Emmanuel Macron a qualifié la performance d’un simple « En même temps »Gabriel Attal a, lui, lâché sur X un joli « Name a better duo, I’ll wait ».

    Au lendemain du featuring d’anthologie entre Aya Nakamura et la Garde républicaine, beaucoup se sont émus de l’époustouflante séquence tournée au pied de l’Académie française. Soit pour la découper en deux, invoquant une Garde républicaine qui aurait été même contrainte de jouer avec la numéro un des chanteuses françaises. Soit pour la glorifier.

    Eh bien, interrogé par Télé Loisirs, Frédéric Foulquier, le chef de la musique de la Garde républicaine, a confié que l’événement était dans les cartons « depuis février » : « on a appris notre participation début janvier. Les choses se sont accélérées rapidement avec un gros travail de préparation et une participation qui a évolué au fil du temps. »

    En revanche, toujours selon Télé Loisirs, les membres de la Garde républicaine n’auraient appris que tardivement l’identité de la star. Secret oblige. « Le comité a tenu à ménager la surprise pour éviter toute fuite. Lorsqu’on a découvert la partition et qui pouvait se cacher derrière ce tableau, le thème nous a immédiatement séduits », a raconté Frédéric Foulquier. Et, au micro de RMC Sport ce samedi, il a poursuivi : « c’était incroyable pour nous, croyez-le. »

    « Une rencontre entre deux mondes »

    « J’ai ressenti beaucoup d’émotion, elle [Aya Nakamura] a subi pas mal de pression. On a immédiatement perçu que le show était réussi. Tout le monde était aux anges », a ajouté le garde républicain, avant d’évoquer « une rencontre entre deux mondes » qui était « a priori improbable ». N’en déplaise aux haters, Frédéric Foulquier assure que tout s’est « très bien passé » entre l’interprète de Djadja et les 60 musiciens de la Garde républicaine, et ce dans une « ambiance cordiale et joyeuse, dans une communion musicale et culturelle ».

    « On pressentait que l’opinion ne resterait pas insensible à cette prestation. C’était un challenge encore plus excitant de faire taire les mauvaises langues et montrer qu’on peut se retrouver autour d’un art comme la musique », a avancé ce samedi soir au Parisien celui qui a fait quelques pas de danse qui ont fait le tour du monde. Et de conclure : « pour une institution comme la Garde républicaine, c’est important de montrer qu’elle n’est pas figée mais évolue avec son époque et est ouverte sur tous les genres musicaux. »

  • FONCTION PUBLIQUE – USURPATION DE DROITS ET DE QUALITÉ

    FONCTION PUBLIQUE – USURPATION DE DROITS ET DE QUALITÉ

    Un haut fonctionnaire des Impôts épinglé

    LE B.E UNTM BIENTÔT DISQUALIFIÉ

    La tête de Katilé mise à prix

    AFFAIRE MINISTÈRE PUBLIC CONTRE KARIM KÉITA, MOUSSA  DIAWARA ET AUTRES

    La juge Néma Sagara a envoyé deux demandes de mise à disposition en vain !

  • FONCTION PUBLIQUE – USURPATION DE DROITS ET DE QUALITÉ

    FONCTION PUBLIQUE – USURPATION DE DROITS ET DE QUALITÉ

    Un haut fonctionnaire des Impôts épinglé

    Il s’agit d’un véritable réseau : des personnes valides et pétant  souvent la forme qui se font recruter à la fonction Publique malienne avec le titre de «personnes en situation de handicap», une couche défavorisée  exempte de concours au Mali depuis maintenant des lustres. Les conclusions de notre enquête de plusieurs mois lèvent un coin du voile sur la supercherie. 

    «Arrêté N°9-0804/ MTFPRE-DNFPP-D2- portant recrutement dans la fonction – Article : À compter du 1er Janvier 2009, les personnes handicapées dont les noms suivent, son recrutées à titre exceptionnel dans la fonction publique  en qualité de fonctionnaires stagiaires et mis à la disposition des départements ministériels […]

    Ministère des Finances : Inspecteur des Impôts : S…alo TRAORÉ…  Bamako le 10 Avril 2009 » Signé : «Le Ministre Abdoul Wahab BERTHÉ».

    Le sieur Traoré, Inspecteur des Impôts, cadre à la Direction Générale des Impôts (DGI), serait donc une personne handicapée ? C’est en tout cas ce que son Arrêté d’intégration à la fonction Publique  révèle. Mais à défaut d’obtenir un document authentique faisant foi de son handicap (aucune des associations approchées par nos soins ne confirme), nous avons suivi le personnage à la trace en compagnie de responsables d’associations de personnes en  situation de handicap.  Ces associations se disent victimes de la pratique puisque perdant chaque année des opportunités d’emplois pour leurs membres au profit de personnes valides.

    Le sieur Traoré, en plus d’être un haut cadre d’un grand parti politique de la place dont nous tairons le nom pour l’instant (seulement pour l’instant), est pétillant de santé et de forme. Nulle trace de handicap ! Aucun responsable d’association de personnes handicapées ne le reconnait comme étant l’un de leurs membres.

     Et c’est sur un terrain de foot que nous l’avions déniché, présidant une activité sportive en compagnie de belles dames. Notre vidéo tournée sur place fait foi (voir les captures d’écran): l’homme présenté comme un handicapé physique par l’Arrêté N°9-0804/ MTFPRE-DNFPP-D2- portant recrutement dans la fonction n’en est pas un. Il y a manifestement faux et usage de faux,  usurpation de droits et de titre.

    Il nous revient, à la suite de nos investigations, et selon des responsables d’associations de personnes handicapées, qu’il s’agit d’un réseau bien huilé. Profitant de la clémence de l’État du Mali accordant un quota aux Associations de personnes défavorisées. Des personnes valides et bien portantes usurpent les droits et qualité des véritables personnes vivant avec un handicap, bien entendu, en complicité avec des cadres de l’administration publique et de la Fédération des Personnes Handicapées Physiques (FEMAPH) et moyennant des bakchichs.  

    Les associations de défense des personnes vivant véritablement avec un handicap ont décidé de réagir…

    A suivre

    Batomah Sissoko

  • BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Dans le cadre de l’organisation de la Quinzaine de l’Environnement  (la 25ème édition) dont le lancement a été effectué le jeudi 13 Juin dernier à Kita,  la Banque malienne de Solidarité (BMS) a offert la somme de 20 millions F CFA aux acteurs, en l’occurrence, le  Ministère de l’Environnement . . .

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  • BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Le défaut de fourniture d’électricité ne frappe pas que «l’aimable clientèle» de la société EDM S.A. Le personnel de l’entreprise est également frappé de plein fouet. Normal, dira-t-on ! Mais au point de compromettre les salaires du personnel . . .

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  • AFFAIRE MINISTÈRE PUBLIC CONTRE KARIM KÉITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    AFFAIRE MINISTÈRE PUBLIC CONTRE KARIM KÉITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    La juge Néma Sagara a envoyé deux demandes de mise à disposition en vain !

    Et de huit ! Après les deux demandes de mise à disposition envoyées par le juge Sidi Abdine Maïga et les quatre émises par le juge d’instruction Mohamed Saïdou Séne, voilà que la deuxième demande émise par la nouvelle juge d’instruction du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI, Néma Sagara,  est restée, elle aussi,  sans la moindre réaction du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara.

    Cela fait donc au total huit demandes de mise à disposition émises par trois des six juges  qui ont eu à instruire la plainte contre X déposée lors de la disparition de Birama Touré devenue au bout de plusieurs années d’instruction « Affaire ministère public contre Karim Kéïta, Moussa Diawara et autres ». Respectivement ancien député, ex-président de la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale et non moins fils de l’ex-président de la République, feu Ibrahim Boubacar Kéîta ; ex-DG de l’ex- direction générale de la Sécurité d’État et autres.

    C’est justement ces « autres », formellement identifiés que les trois juges, successivement,  ont demandéà interroger en vain. Il s’agit du colonel Cheick Oumar N’Diaye, du colonel Ousmane Camara dit Omani, du capitaine Cheick Tidiane Diarra,fils du général Baba Diarra du CMLN qui renversa le président Modibo Kéïta ; de l’adjudant Boubacar Koné dit Abacha, le tortionnaire en chef de la Sécurité d’État d’alors ; Aguibou Magassa et Seydou Diossa. Chacun en ce qui le concerne a joué un rôle important dans l’interrogation musclée, la torture, l’assassinat et l’enterrement de notre collègue et confrère Birama Touré.

    Le statut général des militaires dispose que toute poursuite pénale à l’encontre d’un militaireen activité nécessite sa mise à disposition préalable à l’autorité judiciaire par le ministre de la Défense, seul à pouvoir l’ordonner. Le ministre Sadio Camara a accepté que le général Moussa Diawara – pourtant le cerveau du coup d’État du 18 août 2020 contre IBK- soit mis à la disposition de la justice. Ce dernier a été écouté, confondu malgré son faux alibi et mis sous mandat de dépôt depuis trois ans. Mais c’est le seul.

    La juge d’instruction Néma Sagara revient à la charge

    Il faut reconnaître que « Le Sphinx » s’est lourdement trompé sur la juge d’instruction Néma Sagara quand elle a hérité du dossier. Il voyait dans sa nomination, une manière d’étouffer l’affaire après les quatre demandes de mise à disposition faites par le juge Mohamed Saîdou Séne. Il faut également reconnaître que son homonomie avec un général célèbre de l’Armée malienne qui a des atomes crochus avec le général Moussa Diawara,  ne plaidait pas à sa faveur.

    Mais force est de reconnaître qu’elle est restée droite dans ses bottes,  dans lesillage de son homologue Mohamed Saïdou Séne. Comme ce dernier, elle se heurte depuis à la mauvaise volonté des autorités actuelles qui veulent coûte que coûte éviter que les autres protagonistes de l’assassinat de Birama Touré, ne rejoignent le général Moussa Diawara. Lequel, malgré qu’il soitsous mandat dépôt continue à aller dormir chez lui, reçoit beaucoup de monde au Camp I de la gendarmerie nationale où il est censé être en détention depuis bientôt trois ans.

    La juge d’instruction de la Commune VI va-t-elle subir le même sort que le juge Mohamed Saîdou Séne qu’elle remplacer ? L’avenir le nous dira. Ce dernier avait émis quatre demandes de mise en disposition en vain. Ce malgré les menaces de la Chancellerie qui a fini par le muter à Kimparana, un fief rempli de djihadistes. On aurait voulu l’envoyer à l’abattoir qu’on ne s’y serait pris autrement !

    Pour le moment, l’Amazone Néma Sagara n’en a cure. Elle refuse de se soumettre qu’à la loi. Rien qu’à la LOI . Et c’est tout en son honneur. Mais aussi à l’honneur de la justice malienne qui a vraiment besoin de redorer son image.

    C’est le lieu de remercier le procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV, Idrissa Hamidou Touré, les juges d’instruction Oumar Diarra, Sidi Abdine Maïga, Mohamed Saïdou Séne qui ont abattu un énorme travail malgré les coups tordus et les chausse-trapes de la Chancellerie.

    Il n’y a point de cumul  de responsabilité en matière pénale ! La faute y est individuelle. Le général Moussa Diawara ne peut pas enlever, torturer jusqu’à ce que mort s’en suive et enterrer Birama Touré tout seul !Mais on est au Mali, un pays  où le ridicule ne tue pas !

    Il nous revient que fortes transactions seraient en coulisses. L’affaire Birama Touré ferait l’objet de marchandage. « Le Sphinx » veille et en informera, comme à son habitude,  ses fidèles lecteurs. In Challa !

    La Rédaction

  • LE B.E UNTM BIENTÔT DISQUALIFIÉ

    LE B.E UNTM BIENTÔT DISQUALIFIÉ

    Dans certains milieux, la question ne porte plus sur le départ du Secrétaire Général de la Centrale Syndicale (l’UNTM) à savoir Yacouba Katilé, mais plutôt, qui pour le remplacer ? Ce, dans la perspective des élections professionnelles d’ores et déjà annoncées par le Ministre du Travail et de la Fonction publique . . .

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  • SPÉCULATIONS  FONCIÈRES À OUTRANCE   À OUELÉSSÉBOUGOU

    SPÉCULATIONS  FONCIÈRES À OUTRANCE   À OUELÉSSÉBOUGOU

    Le sous-préfet de Ouéléssebougou en complicité avec les spéculateurs fonciers sèment la terreur dans la Commune Rurale de ladite localité. Et en récompenses pour «services rendus», certainement à ses employeurs, le suspect a reçu une promotion administrative . . .

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  • DRAME À BAGUINEDA

    DRAME À BAGUINEDA

    Le drame est survenu le week-end dernier à Baguineda à quelques kilomètres de la capitale sur la route de Ségou. Il implique des militaires sur toute la chaine.  Mais pas que . . .

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  • INJUSTICE

    INJUSTICE

    Les dessous de la Carte nationale d’identité biométrique Cédéao

    Le colonel Assimi Goïta savait-il qu’il sera président de la Transition ? Très certainement, car selon nos radars, il aurait promis à un homme d’affaires de la sous-région qui l’avait sollicité pour investir au Mali de patienter un peu.

    Effectivement quelques jours après le putsch qui renversa le colonel Bah N’Daw, une réunion s’est tenue à Lomé, au cours de laquelle,  on a pass . . .

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  • CONFEDERATION DES ETATS DU SAHEL

    CONFEDERATION DES ETATS DU SAHEL

    La formalisation à Niamey, le 7 juillet, de l’Alliance des États du Sahel, à travers le cadre de la Confédération, a été immédiatement reprise dans le magma des critiques habituelles. La nouvelle Confédération sahélienne autoriserait ainsi les conseils militaires à différer la transition et va confirmer leur dérive autoritaire vis-à-vis des libertés publiques. Ce sont des remarques à courte vue, rituellement évoquées à propos de ces régimes sahéliens qui concentrent l’opprobre. Il est nécessaire de rappeler dans quel contexte se décide ce rapprochement politique et légal entre . . .

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  • ELIMINATOIRES CAN MAROC 2025

    ELIMINATOIRES CAN MAROC 2025

    Les Aigles olympiques dans un groupe à leur portée

    Les 48 pays africains qualifiés pour la phase éliminatoire de la CAN 2025 ont été fixés sur leur sort. A l’issue de ce tirage effectué par la Confédération africaine de football (CAF), les Aigles du Mali ont hérité du groupe I, où ils évolueront en compagnie du Mozambique, de la Guinée Bissau et de l’Eswatini, un groupe sans doute à leur portée.

    La Confédération africaine de football (CAF) a procédé le 4 juillet dernier à Johannesburg en Afrique du Sud au tirage au sort des poules des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations 2025 dont le Maroc aura l’insigne honneur d’abrité du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.    A l’issue de ce tirage, les 48 nations qualifiées pour la dernière phase des éliminatoires ont été réparties entre 12 groupes de 4 équipes.

    A cet effet, la sélection nationale du Mali a hérité du groupe I composé de : Mozambique, Guinée-Bissau, Eswatini (ex- Swaziland). Dans ce groupe qui est sans aucun doute à leur portée, les Aigles tenteront de s’extirper pour pouvoir se qualifier à leur 14ephase finale de la CAN.

    Avec 48 prétendants, un total de 24 places sont en jeu dont deux dans chacun des groupes.

    Dans chaque groupe, les quatre équipes s’affrontent en aller-retour et les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour la 35e édition du plus grand rendez-vous footballistique biennal du continent. Il faut signaler que ces éliminatoires démarreront à partir de septembre prochain.

    Composition des 12 groupes éliminatoires:

    Groupe A : Tunisie, Madagascar, Comores, Gambie.

    Groupe B : Maroc, Gabon, Centrafrique, Lesotho.

    Groupe C : Égypte, Cap-Vert, Mauritanie, Botswana.

    Groupe D : Nigeria, Bénin, Libye, Rwanda.

    Groupe E : Algérie, Guinée équatoriale, Togo, Liberia.

    Groupe F : Ghana, Angola, Soudan, Niger.

    Groupe G : Côte d’Ivoire, Zambie, Sierra Leone, Tchad.

    Groupe H : RD Congo, Guinée, Tanzanie, Éthiopie.

    Groupe I : Mali, Mozambique, Guinée-Bissau, Eswatini.

    Groupe J : Cameroun, Namibie, Kenya, Zimbabwe.

    Groupe K : Afrique du Sud, Ouganda, Congo, Soudan du Sud.

    Groupe L : Sénégal, Burkina Faso, Malawi, Burundi.

    M. NIANG

  • JEUX OLYMPIQUESPARIS 2024

    JEUX OLYMPIQUESPARIS 2024

    La liste des Aigles espoirs du Mali qui doivent prendre part aux Jeux Olympiques Paris 2024 a été dévoilé par le sélectionneur national Alou Badra Diallo dit Conty lors de la conférence de presse qu’il a animée lundi dernier au siège de la Fédération malienne de football. Ils sont au total 22, 18 joueurs retenus et 4 réservistes . . .

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  • INJUSTICE

    INJUSTICE

    Le colonel Assimi Goïta savait-il qu’ils allaient venir au pouvoir. Très certainement, car selon nos radars, il aurait promis à un homme d’affaires de la sous-région qui l’avait sollicité pour investir au Mali de patienter un peu . . .

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  • Article sans titre 6214

    Dans ce N° 935 vous retrouverez le prétendu refus de décaissement de 60 milliards de FCFA de la Banque Mondiale

    Subvention pour les JO de Paris 2024: à qui profite la double facturation

    Le deal entre les malfrats et les pouvoirs publics

    Les dessous de la Carte nationale d’Identité biométrique Cédéao

    Les irrégularités financières de 323 milliards constatées à la Mairie de la Commune VI etc.

  • CNOSM

    CNOSM

    Subvention pour les J.O de Paris 2024: à qui profite la double facturation?

    Dans le cadre de la participation des athlètes maliens aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, le comité olympique par la lettre confidentielle datée du 15 mai a adressé au ministre de la Jeunes et des Sports une demande de budget 420 millions de FCFA pour la participation de la délégation du Mali aux J.O (voir documents)

    Nonobstant cette subvention accordée par l’État, la Solidarité Olympique, a, selon nos radars envoyé sa participation depuis un certain temps. À combien s’élève-t-elle ? Mystère, boule de gomme. Un flou artistique est entretenu sur cette manne financière qui peut atteindre plusieurs milliards de FCFA pour certains pays ayant la capacité de préparer et de qualifier ses athlètes lors des J.O . Ce qui n’est pas malheureusement pas le cas du Mali dont l’olympisme est plongé dans le coma depuis plus de 25 ans par l’équipe que dirige Habib Sissoko et ses acolytes.

    Figurez-vous bien, même la mise au vert de nos athlètes qualifiés(football) ainsi que de nos athlètes invités(athlétisme, natation, boxe, escrime) est subventionnée par la Solidarité olympique.

    La Fédération malienne de cyclisme a dénoncé on se rappelle depuis le 14 mai auprès du Pôle Économique spécialisé cette pratique ainsi que l’utilisation opaque des 250 millions de subvention que l’État octroie au CNOSM sur l’impôt du pauvre contribuable malien.

    Cette même Fédération de cyclisme est ostracisée par le CNO malgré les succès qu’elle continue d’engranger. Elle vient d’ailleurs d’être félicitée par son homologue du Sénégal (voir document)

    Nous osons espérer que les limiers du Pôle Économique ne sauraient tarder de faire la lumière sur cette gestion d’une autre époque afin que triomphe la vérité sur ces scandales malodorantsqui existeraient depuis les JO de Pékin 2008. Comme quoi, les mauvaises pratiques ont la vie dure !

    La lenteur des limiers du Pôle économique, nous l’espérons  n’est pas un moyen d’étouffer le poussin dans l’œuf car Dieu sait que le président Habib Sissoko bénéficie d’un lobby puissant au sommet de l’État et ça en dépit de ses mauvais résultats à la tête de cette faîtière depuis un quart de siècle.

    En tout cas, dans son œuvre de salubrité publique,  « Le Sphinx » suivra cette affaire jusqu’à ce que la vérité triomphe pour qu’enfin le sport malien sorte de la léthargie et renaisse de ses cendres. ‎

    A.D

  • Brèves et confidences du Sphinx

    Brèves et confidences du Sphinx

    Un haut responsable de l’État amène sa 3ème épouse en mission d’État à Bali en Indonésie

    A Bali, capitale de l’Indonésie où s’est tenu le 10e Forum mondial de l’eau durant la dernière quinzaine de Mai 2024, un haut cadre de l’État du Mali s’est fait accompagner par sa troisième épouse en qualité de membre officielle de la forte délégation malienne.

    Au départ, à l’arrivée, pendant le séjour à Bali et le  retour à Bamako, la dulcinée a eu droit à tous les honneurs aussi bien du côté indonésien que malien. A Bali, ce sont deux suites hôtelières qui ont été réservées aux tourtereaux. Normal, chacun étant considéré singulier. Et… Ah j’oubliais ! L’épouse est une étudiante !

    Ainsi va le Mali-Kura 

  • PRÉTENDU REFUS DE DECAISSEMENT DE 36 MILLIARDS F CFA DE LA BM

    PRÉTENDU REFUS DE DECAISSEMENT DE 36 MILLIARDS F CFA DE LA BM

    A en croire le ministre malien en charge de l’Économie et des Finances face aux membres du CNT, la Banque Mondiale (BM) aurait refusé de mettre à la disposition du Mali les 60 millions de dollars conformément à l’accord intervenu entre les deux parties dans le cadre de l’amélioration de la fourniture d’énergie au Mali. Le locataire de l’Hôtel des Finances au Mali insulte visiblement l’intelligence des Maliens. La preuve . . .

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  • INSECURITÉ

    INSECURITÉ

    Le phénomène prend aujourd’hui de l’ampleur : de plus en plus de malfrats  sont en connivence avec des tenants des pouvoirs publics au détriment des populations victimes. D’où l’alerte . . .

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  • Vérification financière de la Gestion de la Commune VI du District de Bamako :

    Vérification financière de la Gestion de la Commune VI du District de Bamako :

    La présente vérification financière a pour objet la gestion de la CVI-DB au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes de gestion des organes délibérant et exécutif. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement et d’investissement ainsi que le recouvrement des recettes et leur reversement,lagouvernanceadministrativeetlacomptabilité-matières . . .

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  • PREPARATION DES JEUX OLYMPIQUES 2024

    PREPARATION DES JEUX OLYMPIQUES 2024

    Les Aigles U23 convoqués en mise au vert à Kabala

    Depuis le lundi 24 juin dernier, les Aigles U23 du Mali sont en regroupement au Centre Sportif d’Elite Ousmane Traoré de Kabala, ils y resteront jusqu’au 9 juillet pour les préparatifs des Jeux Olympiques  Paris 2024.

    Du 24 juillet au 11 aout 2024 tous les regards des amoureux du sport se tourneront  du coté de Paris où se dérouleront les Jeux Olympiques 2024 avec la participation de la sélection nationale U23 de football du Mali. Après Athènes 2004 en Grèce, l’équipe nationale de football du Mali retrouve les Jeux Olympiques 20 ans après. Pour ce grand come-back après deux décennies d’absence, la sélection nationale des moins de 23 ans sous la conduite de Badra Alou Diallo participe pour la deuxième à ce grand rendez-vous, et compte réaliser une belle performance en France.

    Après l’étape de Bamako de ces préparatifs des Aigles U23 au Centre pour sportif d’Elite de Kabala, l’équipe va rallier la France pour l’ultime étape de la mise au vert. Dans l’hexagone, il est prévu 3 rencontres amicales en vue d’effectuer les derniers réglages. Ces rencontres sont prévues contre le Stade Lavallois (12 juillet), le Stade Malherbe de Caen (17 juillet) et le FC 93 de Bobigny (19 juillet).

    Liste des joueurs convoqués :

    Gardiens (4) : Lassine Diarra (Lyon/FRA), Aly Yirango (UF Mâconnais/FRA), Oumar Coulibaly (COB), Hassan Sadawi Diarra (AS Réal)

    Défenseurs (9) : Mamadou Tounkara (V. Guimaraes/POR), Hamidou Diallo (SC Farence/POR), Ibrahima Cissé (Schalke 04/GER), Moussa Diakité (Cadix CF/ESP), Fousseyni Keïta (Bordeaux/FRA), Lassine Soumaoro (Troyes/FRA), Mohamed Larabi Cisset (Penn State/USA), Fodé Doucouré (Red Star/FRA), Ahmed Diomandé (Ittifaq Marrakech/MAR)

    Milieux (8) : Boubacar Traoré « El Pheno » (Wolverhampton/ENG), Brahima Diarra (Huddersfield/ENG), Coli Saco (Naples/ITA), Issouf B. Sissokho (Bordeaux/FRA), Mamadou Sangaré « Gaucher » (Red Bull Salzbourg/AUT), Mamadou L. Bah (O. Beja/TUN), Abdou Salam Ag Jiddou (ES Sétif/ALG), Fady S. Coulibaly (Stade malien)

    Attaquants (7) : Thiemoko Diarra (Stade Reims/FRA), Wilson L. Samaké (Stade Rennais/FRA), Cheickna Doumbia (Shabab Al Ahli Dubaï/EAU), Demba Diallo (Manisa SK/TUR), Issoufi Maïga (Académico Viseu/POR), Fily Traoré (TP Mazembe/RDC), Cheickna H. Diakité (AS Réal).

    M. NIANG

  • Hommage à M. Ousmane Dembélé, agent de la BCEAO Mopti

    Hommage à M. Ousmane Dembélé, agent de la BCEAO Mopti

    C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès subit de M. Ousmane Dembélé, survenu le samedi 15 juin 2024, alors qu’il était en plein service à l’agence de la BCEAO à Mopti.

    Ousmane Dembélé était un professionnel exemplaire, doté de qualités humaines exceptionnelles. Son dévouement envers son travail et sa communauté était admirable, et son attitude affable et bienveillante laissera un vide immense parmi nous.

    Nous tenons à exprimer notre soutien inconditionnel à son épouse, ses enfants et sa maman en cette période difficile. La perte de Ousmane  Dembélé est une tragédie pour nous tous, et son souvenir restera à jamais gravé dans nos cœurs.

    Que son âme repose en paix.

  • ASSASSINAT D’ÉLÈVES OFFICIERS D’ACTVE DE L’ÉMIA

    ASSASSINAT D’ÉLÈVES OFFICIERS D’ACTVE DE L’ÉMIA

    Le procès des assassins des cinq élèves officiers d’active de l’École militaire inter-armes de Katibougou  (région de Koulikoro) lâchement exécutés le 3 octobre 2011 aura-t-il lieu comme prévu ce lundi 24 juin 2024, 12 ans 8 mois après les faits ? Rien n’est moins sûr . . .

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  • Sanakoroba, Dialakorodji, Bougouni, Kayes, Sikasso… Qu’est ce qui fait donc autant courir Assimi Goïta ?

    Sanakoroba, Dialakorodji, Bougouni, Kayes, Sikasso… Qu’est ce qui fait donc autant courir Assimi Goïta ?

    Jamais au Mali et au-delà de ses frontières, une cérémonie de pose de première pierre n’a mobilisé un président de la République même par intérim ainsi que son gouvernement. Comme pour dire que derrière les récentes agitations du Colonel putschiste, se cache une ambition politique : la conquête du pouvoir, cette fois-ci, par les urnes et non les armes . . .

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  • NIAMAKORO-  VIOL PAR SODOMIE D’UN GARÇON DE 12 ANS

    NIAMAKORO-  VIOL PAR SODOMIE D’UN GARÇON DE 12 ANS

    L’homme de 35 ans que nous appelons «BADIAN》est  un pervers sexuel, un pédophile doublé d’homosexuel communément appelé « Pédé », diminutif de pédéraste. 

    Il partageait la cour commune de la concession à Niamakoro avec sa victime « PAPI » (12 ans) et ses frères orphelins vivant avec leur mère veuve.  Coupures d’électricité et canicule obligeant, tous les membres de la famille dorment pendant la nuit    dans la cour de ladite concession . . .

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  • Gaz marocain : balbutiement ?

    Gaz marocain : balbutiement ?

    l’Algérie a fermé le pipeline GME pour se déporter vers la voie maritime (une mesure qui n’avait pas beaucoup de sens sur le plan économique mais la Russie exporte aussi aujourd’hui son gaz naturel liquéfié par bateaux à travers l’Arctique) . Le GME, rappelons-le, permettait à l’Algérie, depuis 1996, d’expédier vers l’Espagne et le Portugal environ 10 milliards de m3 de gaz naturel. En contrepartie du transit du gazoduc, Rabat recevait annuellement près d’un milliard de mètres cubes de gaz naturel, soit 97% de ses besoins. L . . .

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  • CLASSEMENT FIFA JUIN 2024

    CLASSEMENT FIFA JUIN 2024

    Changement du podium africain, chute du Mali et percée du Bénin !

    Ce jeudi, la FIFA a mis à jour son classement mondial des sélections pour le mois de juin suite aux 3e et 4e journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Les nations africaines auteures de belles performances ont comme attendu été plébiscitées au détriment de celles ayant baissé le pied.

    Comme pressenti, le Nigeria a été éjecté du podium africain. Troisièmes au dernier classement, les Super Eagles ont dégringolé à la cinquième place continentale, passant de 30e mondial à 38e (-8), suite au résultat nul contre l’Afrique du Sud (1-1) et surtout à la défaite face au Bénin (2-1). L’Égypte en profite pour se hisser sur le podium derrière le Maroc et le Sénégal.

    Le Mali, huitième au précédent classement africain, chute d’une marche, et figure désormais en 50e place au niveau mondial, soit six de moins que lors du dernier classement où les Aigles étaient 44èmes . Une dégringolade somme toute logique, au vu de la défaite contre le Ghana (1-2) et du nul sans saveur face à Madagascar (0-0).

    Le Burkina Faso fait lui aussi partie des grands perdants du nouveau classement. Les Étalons, défaits 2-1 par l’Égypte, puis accrochés 2-2 par la Sierra Leone, régressent à la 14e place en Afrique et 67e dans le monde. Ils étaient 11èmes au niveau africain et 62e mondial.

    Le bond remarquable du Bénin, le Maroc au top

    Le Bénin à l’inverse fait un bond de six places et passe 91e mondial et 19e au niveau africain. Une progression en adéquation avec les succès face au Rwanda (1-0) et surtout contre les Super Eagles du Nigeria (2-1). Les Mambas du Mozambique passent, eux, 102es mondial, gagnant ainsi huit places, et 22es au niveau africain, à la faveur de ses 6 points grapillés devant la Somalie (2-1) et la Guinée de Kaba Diawara (0-1). Madagascar, vainqueur des Comores (2-1) avant d’accrocher le Mali (0-0), passe 23e au niveau africain et 103e mondial (+6 places).

    La meilleure ascension est à mettre au crédit du Liberia (+10), désormais 142e nation FIFA, après le nul contre la Namibie (1-1) et le succès face à Sao Tomé-et-Principe (0-1). La moins bonne élève est la Guinée équatoriale, frappée de plein fouet dans la foulée de son revers en Tunisie (1-0), suivant ses deux défaites sur tapis vert (3-0) en mars à cause d’Emilio Nsue. Le Nzalang Nacional perd 10 places et passe 89e mondial. Le court succès face au Malawi n’aura servi qu’à limiter la casse visiblement.

    Le Maroc, 12e mondial, (+1) domine le podium africain, devant le Sénégal (18e, -1) et l’Égypte (36e, +1). La Côte d’Ivoire (37e, +1) est quatrième juste devant le Nigeria (38e, -8), la Tunisie stagnant au 41e rang, l’Algérie (44e, -1), le Cameroun (49e, +2), le Mali et enfin l’Afrique du Sud, faisant elle aussi du surplace (59e). L’Argentine domine toujours le top mondial, devant la France et la Belgique.

    Le Top 20 africain au classement FIFA

    1-Maroc (12ème)
    2-Sénégal (18ème)
    3-Egypte (36e)
    4-Côte d’Ivoire (37e)
    5-Nigeria (38e)
    6-Tunisie (41e)
    7-Algérie (44e)
    8-Cameroun (49e)
    9-Mali (50e)
    10-Afrique du Sud (59e)
    11-RD Congo (61e)
    12-Ghana (64e)
    13-Cap-Vert (65e)
    14-Burkina Faso (67e)
    14-Guinée (77e)
    16-Gabon (83e)
    17-Guinée Équatoriale (89e)
    18-Zambie (90e)
    19-Bénin (91e)
    20-Angola (92e)

     afrik-foot.com

  • COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS MAROC 2025

    COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS MAROC 2025

    C’est officiel, elle se déroulera du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026

    Après de longues tergiversations, la Confédération africaine de football a finalement tranché, et c’est l’hypothèse la plus logique qui l’emporte : la CAN, organisée par le Maroc, se jouera fin 2025- début 2026

    L’édition 2025 de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) que le Maroc aura l’insigne honneur d’organiser, aura lieu du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, a annoncé, vendredi 21 juin, la Confédération africaine de football (CAF), permettant ainsi d’éviter un conflit de calendrier avec la Coupe du monde des clubs.

    Initialement programmée au Maroc à l’été 2025, pour ne pas priver de nombreux clubs européens de leurs internationaux africains en janvier-février, la 35édition de la CAN se serait alors télescopée avec le Mondial des clubs à 32 équipes, que la Fifa organise aux États-Unis du 15 juin au 13 juillet 2025.

    Le match d’ouverture aura donc lieu le 21 décembre 2025 et la finale le 18 janvier 2026, a indiqué la CAF sur son site Internet. La Coupe d’Afrique féminine se déroulera, quant à elle, du 5 au 26 juillet 2025.

    Le tirage au sort des qualifications pour cette Coupe d’Afrique des nations n’a pas encore été effectué entre les 48 équipes restantes, après les barrages du mois de mars, qui ont vu le Tchad, le Liberia, le Soudan du Sud et l’Eswatini rejoindre les qualifiés de cette phase finale.

    L’édition suivante de la CAN est organisée dans trois pays : l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie. Programmée en 2027, elle pourrait également être décalée.

    Source CAF

  • JEUX OLYMPIQUES PARIS 2024

    JEUX OLYMPIQUES PARIS 2024

    Le compte à rebours commence

    L’édition 2024 des jeux Olympiques se déroulera du 24 juillet au 11 aout prochain. A cet effet, dans moins d’un mois donc, les regards des amoureux des sports sur la planète seront tournés du coté de Paris la capitale française où va se tenir le plus grand rendez-vous sportif au monde.

    A ce grand rassemblement sportif quadriennal sur la planète terre, la boxeuse Franco-malienne Marine Fatoumata Camara sera au rendez-vous.

    Suite donc à sa belle prestation aux derniers championnats du monde de boxe, la Franco-Malienne a été invitée aux prochains JO par la commission tripartite du Comité international Olympique. La bonne nouvelle est tombée, mercredi en début d’après-midi.

    Le Mali obtient ainsi une nouvelle place aux jeux de la Ville Lumière.

    En effet, après la sélection nationale de football U23 qui a décroché son billet sur le terrain,  le sprinteur Fodé Sissoko et le combattant de taekwondo Ismaël Coulibaly qui ont obtenu une Wild Card (invitation), la boxeuse Marine Fatoumata Camara vient à son tour, d’être invitée par le Comité international olympique (CIO) pour participer aux JO et défendre les couleurs du Mali au grand rendez-vous de la capitale française (26 juillet-11 août). C’est dans le cadre de l’universalité des jeux que la Franco-malienne, Marine Camara, née d’un père malien et d’une mère française, a été invitée par la commission tripartite des JO.

    M. NIANG

  • YACOUBA KATILÉ Vs HAMADOUN BAH

    YACOUBA KATILÉ Vs HAMADOUN BAH

    Il aurait fallu une nette démarcation des sections syndicales suite à la posture attentiste du Bureau Exécutif de la centrale syndicale dans l’affaire Hamadoun Bah pour qu’enfin, Katilé et son équipe réagissent. Une posture qui met en évidence un profond malaise au sein de l’entité (l’UNTM) et annonce l’imminence d’un bras de fer entre Conservateurs et Progressistes . . .

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  • Encadré

    Encadré

    Lettre ouverte à Monsieur Yacouba Katil . . .

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  • FRANÇAFRIQUE

    FRANÇAFRIQUE

    Dans quelques jours Kémi Seba sera reçu comme un chef d’État par SEM Ibrahim Traoré, le Président du Faso. La consolidation de la trilatérale de l’Alliance des États du Sahel a donné au leader de l’afrocentricité une position d’allié institutionnel, formant quasiment la quatrième figure du panthéon des dirigeants militaires à la tête de la coalition du Soudan central, dans une sorte de carré d’as où il symbolise la force toujours oubliée des nations africaines : la Jeunesse . . .

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  • 3e ET 4e JOURNEE DES ELIMINATOIRES DE LA COUPE DU MONDE 2026

    3e ET 4e JOURNEE DES ELIMINATOIRES DE LA COUPE DU MONDE 2026

    En troisième et quatrième journée des éliminatoires de la coupe du monde 2026, la sélection nationale du Mali sur six points possibles, n’a enregistré qu’un seul petit point . . .

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  • FINALE COUPE DU MALI DE FOOTBALL

    FINALE COUPE DU MALI DE FOOTBALL

    23e trophée pour le Stade Malien de Bamako

    Le Stade Malien de Bamako a remporté la finale de l’édition 2024 de la coupe du Mali, son 23e trophée dans cette compétition. C’était face à l’Afrique Football Elite (AFE) dominé par le score de quatre buts à zéro (4-0), c’était le samedi 1er juin dernier au Stade Mamadou Konaté de Bamako sous la présidence du premier Ministre Dr Choguel Kokalla Maïga.

    Les Blancs de Bamako ont remporté le samedi 1erjuin la finale de l’édition 2024 de la coupe du Mali de football en battant Afrique football élite (AFE), sur le score de 4-0 au stade Mamadou Konaté.

    Les buts de la rencontre sont signés Daouda Coulibaly (6eminute), Franck Tiessé (32eminute), Souleymane Dramé (34eminute) et Moussa Diallo (88eminute).

    Dans cette finale déséquilibrée entre les deux équipes, qui semblait être un combat entre David et Goliath, les Blancs ont dominé de la tête et des épaules leurs adversaires.

    Avec ce sacre, l’équipe de Sotuba se coiffe de sa 23ecouronne de Dame Coupe en 32 finales disputées alors que son adversaire du jour AFE jouait la toute première de son histoire.

    L’attaquant du Stade malien Franck Tiessé a été élu meilleur joueur de la finale et a reçu un chèque géant de 500.000 Fcfa. Le Stade malien vainqueur a reçu un chèque géant de 25 millions de FCFA contre 10 millions de FCFA pour Afrique football élite (AFE).

    Palmarès de la coupe du Mali de football

    1961 : Stade malien 3-3 / 2-1 Djoliba AC

    1962 : AS Real 7-1 Sonni AC (Gao)

    1963 : Stade malien 6-3 Avenir (Ségou)

    1964 : AS Real 4-3 ap Djoliba AC

    1965 : Djoliba AC 5-1 Kayésienne

    1966 : AS Real 0-0 / 2-0 Avenir (Ségou)

    1967 : AS Real 4-1 US Sevaré

    1968 : AS Real 1-0 Stade malien

    1969 : AS Real 8-2 Africa Sports (Gao)

    1970 : Stade malien 10-0 Kayésienne

    1971 : Djoliba AC 4-0 Jeunesse Sportive (Ségou)

    1972 : Stade malien 5-1 Avenir (Ségou)

    1973 : Djoliba AC 1-1 1-0 AS Real

    1974 : Djoliba AC 2-0 Cercle Olympique

    1975 : Djoliba AC 1-1 1-0 Stade malien

    1976 : Djoliba AC 0-0 3-0 Avenir (Ségou)

    1977 : Djoliba AC 6-1 Débo Club (Mopti)

    1978 : Djoliba AC 1-1 / 2-1 AS Real

    1979 : Djoliba AC 3-1 ap Stade malien

    1980 : AS Real 1-0 Djoliba AC

    1981 : Djoliba AC 1-0 AS Real

    1982 : Stade malien 4-2 ap AS Biton (Ségou)

    1983 : Djoliba AC 1-0 Stade malien

    1984 : Stade malien 3-1 Djoliba AC

    1985 : Stade malien 4-2 Djoliba AC

    1986 : Stade malien 1-1 / 2-1 Djoliba AC

    1987 : AS Sigui Kayes 2-1 AS Real Bamako

    1988 : Stade malien 3-1 Djoliba AC

    1989 : AS Real Bamako 2-0 Djoliba AC

    1990 : Stade malien 1-0 Djoliba AC

    1991 : AS Real Bamako 2-1 AS Mandé Bamako

    1992 : Stade malien 1-1 / 1-0 AS Real Bamako

    1993 : Djoliba AC 4-0 USFAS Bamako

    1994 : Stade malien 2-0 ap AS Nianan

    1995 : USFAS Bamako 2-0 Stade malien

    1996 : Djoliba AC 2-1 AS Real Bamako

    1997 : Stade malien 2-1 AS Real Bamako

    1998 : Djoliba AC 1-0 ap Stade malien

    1999 : Stade malien 1-0 AS Nianan

    2000 : Cercle Olympique 1-0 Stade malien

    2001 : Stade malien 5-0 Mamahira AC (Kati)

    2002 : Cercle Olympique 2-1 Stade malien

    2003 : Djoliba AC 2-1 ap AS Tata National (Sikasso)

    2004 : Djoliba AC 2-0 AS Nianan (Koulikoro)

    2005 : AS Bamako 1-1 (tab 5-4) Djoliba AC

    2006 : Stade malien 2-1 AS Bamako

    2007 : Djoliba AC 2-0 AS Bakaridjan

    2008 : Djoliba AC 2-0 Cercle Olympique

    2009 : Djoliba AC 1-0 Stade malien

    2010 : AS Real 1-0 Centre Salif-Keita

    2011 : Cercle Olympique 2-1 ap Stade malien

    2012 : US Bougouni 2-1 AS Onze Créateurs de Niaréla

    2013 : Stade malien 1-0 Djoliba AC

    2014 : AS Onze Créateurs de Niaréla 1-0 Djoliba AC

    2015 : Stade malien 2-1 AS Onze Créateurs de Niaréla

    2016 : AS Onze Créateurs de Niaréla 0-0 (tab 7-6) USFAS Bamako

    2017 : Non disputée

    2018 : Stade malien 2-1 Djoliba AC

    2019 : Non tenue

    2020 : Coupe abandonnée

    2021 : Stade malien 3-2 Binga FC

    2022 : Djoliba AC 2-0 AS Real

    2023 : Stade malien 1-0 AS Onze Créateurs de Niaréla

    2024 : Stade malien 4-0 AFE

    Performances par club

    ClubTitres
    Stade malien23
    Djoliba AC20
    AS Real Bamako10
    Cercle Olympique3
    AS Onze Créateurs de Niaréla2
    US Bougouni1
    AS Bamako1
    USFAS Bamako1
    AS Sigui Kayes1

     M. NIANG

  • LE RAMLCDF VENT DEBOUT CONTRE LA NOMINATION DE DIÉMINATOU SANGARÉ COMME AMBASSADEUR DU MALI À ABU DHABI 

    LE RAMLCDF VENT DEBOUT CONTRE LA NOMINATION DE DIÉMINATOU SANGARÉ COMME AMBASSADEUR DU MALI À ABU DHABI 

    Dans un communiqué rendu public ce dimanche 9 juin, le Réseau des associations maliennes de lutte contre la corruption et la délinquance financière (RAMCLDF) se dit scandalisé par la nomination en Conseil des ministres de Mme Diéminatou Sangaré au poste d’Ambassadeur du Mali aux Émirats Arabes unis alors que l’ancienne ministre de la Santé, ex-conseiller spécial du président de la République est visée par une plainte avec constitution de partie civile que le réseau a introduite auprès de la justice. Pour le RAMLCDF , cette nomination est une maniére de soustraire Mme Diéminatou Sangaré des griffes de la justice. Le RAMLCDF poursuit Mme Sangaré pour des faits commis quand elle était responsable de l’Informatique de la Caisse nationale d’Assurance maladie ( CANAM )

                         Bamako, le 05 juin 2024

    N°2024/ 0000277 /RAMLCDF-P

    Communiqué relatif à la nomination de Madame Diéminatou SANGARE

    Le Réseau des Associations Maliennes de Lutte contre la Corruption et la Délinquance Financière, en abrégé RAMLCDF a appris surprise et stupéfaction que le président de la transition, statuant en conseil des ministres a, par décret en date du 29 mai 2024, nommé Madame Diéminatou SANGARE comme ambassadeur du Mali à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis), une des personnalités visées par notre plainte avec constitution de partie civile pour des faits de fractionnement, de blanchiment, de corruption, d’association de malfaiteurs sur les marchés portant sur la base de données état civil malien, les cartes AMO et les cartes dites biométriques sécurisées de 2016 à 2024.

    Le RAMLCDF considère la nomination de Madame Diéminatou SANGARE comme un nouvel indicateur qui confirme l’absence de volonté politique du président de la transition pour lutter contre la corruption et la délinquance économique et financière. Cela se rajoute aux indicateurs antérieurs qui se sont manifestés par la requête du Réseau des Associations Maliennes de Lutte contre la Corruption et la Délinquance Financière aux fins de situer les responsabilités du scandale relatif à la rémunération des membres du conseil national de transition qui fait fureur présentement (indemnités injustifiées pour certaines, anormalement élevées pour d’autres en cette période dé gise sur bien des plané et sans base légale pour quasiment toutes) et qui n’est que la partie visible d’un système de rémunération des agents de l’Etat du Mali laisse-guidon », opaque et profondément injuste avec d’énormes disparités de rémunérations que rien ne saurait justifier suivi du recours de l’Association Malienne des Procureurs et Poursuivants devant la section administrative de la Cour suprême pour excès de pouvoir contre le décret atypique à effet rétroactif et discriminatoire du colonel Assimi GOITA, à savoir le Décret N°2023-0275/PTRM du 03 mai 2023 Fixant le régime des marchés de travaux, de fournitures et de services exclus du champ d’application du code des marchés publics et des délégations de service public     En faisant échapper à tout contrôle aussi bien en amont qu’en aval, tous les marchés d’achat de matériels et d’équipements destinés à l’armée, d’une part, mais curieusement d’autre part les marchés de la présidence y compris du domicile du président de la transition, passés depuis le début de la transition, c’est une caution donnée au détournement et à la dilapidation des fonds publics par les six colonels maîtres absolus du pays et leurs alliés complices, en toute impunité.

    En tant que principale faîtière des organisations de la société civile se consacrant à la lutte contre la corruption et la délinquance financière, le RAMLCDF confirme sa détermination à poursuivre la lutte contre la corruption et la délinquance financière, en coordination avec ses partenaifes et pour faire face à l’indifférence des autorités de la transition face au problème de la lutte contre la corruption, voire l’encouragement de ses bénéficiaires.

    P/Le RAMLCDF

    Le Président

    Moussa Ousmane TOURÉ

    Tél : 66 15 23 87 /. 66 02 44 01 /. 51 51 33 58 /. 94 09 83 95

  • Article sans titre 6003

    Dans ce numéro 923 du 03 juin 2024, Le Sphinx vous explique la guerre de succession qui se déroule actuellement à la Direction Générale des Impôts; les dessous de la nomination de l’ex-ministre de la Santé et ex-Conseiller spécial du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, Mme Diéminatou Sangaré; et le litige qui oppose le Niger et le Bénin et enfin l’histoire rocambolesque du criminel le plus intelligent du monde.

  • LA GUERREDE SUCCESSION EST OUVERTE À LA DGI

    LA GUERREDE SUCCESSION EST OUVERTE À LA DGI

    Si leur pacte et tripatouillages n’avaient aucune incidence sur l’assiette fiscale de la République, nous n’aurions rien trouvé à redire. Mais leurs deals et micmacs sont malheureusement préjudiciables aux caisses de l’État du Mali. D’où l’alerte . . .

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  • PLAINTE DU RÉSEAU DES ASSOCIATIONS DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA DÉLINQUANCE FINANCIÈRE

    PLAINTE DU RÉSEAU DES ASSOCIATIONS DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA DÉLINQUANCE FINANCIÈRE

    La réaction des autorités de la Transition ne s’est pas fait attendre. A peine la plainte avec constitution de partie civile du Réseau des Associations maliennes de lutte contre la corruption et la délinquance financière introduite auprès du doyen des juges d’instruction du Pôle national Économique et Financier, elles ont nommé Diéminatou Sangaré, conseiller spécial du Président de la Transition Assimi Goïta, ambassadeur du Mali à Abu Dhabi. Pourquoi ? Parce que tout simplement ce sont les mêmes personnes qui continuent à diriger le Mali depuis le coup d . . .

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  • Niger la voie nouvelle ?

    Niger la voie nouvelle ?

    A Nairobi au Kenya, le 30 mai 2024, le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Zeine, a sans complexe saisi l’enceinte de l’Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD) pour montrer le nouveau visage de son pays. Loin de répondre favorablement à ceux qui l’incitent à revenir au bercail de la CEDEAO comme le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, sans parler des Cassandre comme Lionel Zinsou qui prédisent la catastrophe du Sahel, il a exhorté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à rejoindre l’Alliance . . .

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  • Article sans titre 5952

    Il a commis ses délits entre ses 16 et 21 ans.

    Pendant cette période :

    Il a falsifié son âge sur un permis de conduire en rajoutant 10 ans puis a ouvert plusieurs comptes en banque en utilisant différentes identités. Pour éviter tout soupçon lors des encaissements de ses chèques falsifiés, il a décidé de devenir pilote. Il a falsifié un diplôme de pilote et une carte professionnelle d’employ . . .

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  • LE SPHINX N° 931 du 27/05 /2024

    LE SPHINX N° 931 du 27/05 /2024

    Dans ce numéro, votre journal préféré décortique le marché des 3  centrales solaires dont le colonel Assimi Goïta vient de poser la première pierre ; la plainte du RAMCLDF ; le dégel des relations Mali-France, les éliminatoires du Mondial 2026 et la brillante victoire de Alhy du Caire qui remporte ainsi son 12éme trophée

  • CENTRALES SOLAIRES AU MALI

    CENTRALES SOLAIRES AU MALI

    L’entreprise privée Russe (NOVAWIND) chargée de la construction de la centrale solaire de Sanankoroba est plutôt spécialisée dans l’éolienne et non dans le Solaire. Elle ne dispose d’aucune expérience dans le solaire.  Le délai de 01  an retenu  pour l’exécution des travaux n’est pas réaliste.  Le contrat BOOT liant le Mali à son partenaire privé russe comporte de nombreuses lacunes et ressemble à un piège …. Et tenez-vous bien : la direction de l’Energie du Mali n’a nullement été associée au projet. Tout s’est . . .

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  • MARCHES DE COMMANDE DE CARTES BIOMETRIQUES

    MARCHES DE COMMANDE DE CARTES BIOMETRIQUES

    Ils ont pour noms : Ben Bouillé Haïdara, ancien DG des Marchés publics, Luc Togo, ex-DG de la CANAM, Diaminatou Sangaré, ancienne responsable de la  CANAM, ex-ministre et actuel conseiller spécial du président de la Transition, Assimi Goïta, Boubou Clissé, ex-ministre de l’Economie et des Finances et ex-PM, général Salif Traoré, Abdoulaye Idrissa Maïga, respectivement ministre de la Sécurité et de la Protection civile et Premier ministre au moment des faits. Tous ces haut-cadres sont visés directement par la plainte du Réseau malien des . . .

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  • FRANCE-AFRIQUE

    FRANCE-AFRIQUE

    Le ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères envoie des messages qui ne sont compréhensibles qu’au sein du sérail. Peuvent-ils augurer d’une légère prise de conscience de la faillite française en Afrique . . .

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  • NEVER GIVE UP !

    NEVER GIVE UP !

    Connaissez-vous l’histoire de cet américain qui :



    1 – fit faillite à l’âge de 31 ans 

    2 – fut battu aux élections législatives à 32 ans 

    3 – fit de nouveau faillite à 34 ans 

    4 – vit mourir sa femme à 35 ans 

    5 – eut une dépression nerveuse à 36 ans 

    6 – fut battu aux élections locales à 38 ans

    7 – fut battu aux élections du congrès à 43 ans 

    8 – fut battu aux élections du congrès à 46 ans 

    9 – fut battu aux élections du congrès à 48 ans 

    10 – fut battu aux élections du sénat à 55 ans 

    11 – Ne peut s’inscrire aux élections à la vice-présidence à 56 ans. 

    12 – fut battu aux élections du sénat à 58 ans.

    Malgré tous ces échecs, il fut élu Président des États-Unis à 60 ans et a marqué l’histoire de ce pays et du monde.

    Rien que lire cette liste d’échecs suffit à vous décourager. Et pourtant cette histoire est vraie.

    Cet homme s’appelait ABRAHAM LINCOLN.

    Aurait-il pu devenir Président s’il avait considéré toutes ces défaites, comme des échecs ?

    Les gens qui réussissent ne sont pas ceux qui ne tombent jamais, mais ceux qui savent se relever à chaque fois.

    Abandonner n’est pas une option envisageable car au réveil deux choix nous sont offerts : se rendormir pour continuer à rêver, se lever pour réaliser ses rêves.
    Soyons forts et patients. 
    Never give up !

  • ÉLIMINATOIRES COUPE DU MONDE 2026 : 3e ET 4e JOURNEE

    ÉLIMINATOIRES COUPE DU MONDE 2026 : 3e ET 4e JOURNEE

    28 Aigles dont trois nouveaux pour défendre les couleurs du Mali

    « La détermination et le talent des joueurs sélectionnés sont des éléments clés pour espérer une qualification pour la Coupe du Monde 2026 ».Dixit Éric Sékou Chelle

    Pour les deux prochaines journées des éliminatoires de la coupe du monde 2026 qui se pointent à l’horizon, le sélectionneur national des Aigles du Mali Eric Sékou Chelle a animé sa traditionnelle conférence de presse d’avant match pour dévoiler la liste des 28 joueurs appelés pour ces deux oppositions contre le Ghana et le Madagascar.

    Le siège de la Fédération malienne de Football (FEMAFOOT) a abrité samedi dernier la traditionnelle conférence de presse animée par  le sélectionneur national Éric Sékou Chelle qui a dévoilé à cette occasion la liste des joueurs sélectionnés en vue des deux prochaines confrontations cruciales des Aigles du Mali respectivement contre le Ghana le 6 juin au stade du 26 Mars de Bamako et le 11 juin à Antanarivo pour affronter Madagascar..

    Aux dires du sélectionneur national, ces deux matchs sont décisifs pour la qualification au mondial 2026 et la sélection constituée reflète l’importance de ces enjeux avec un mélange d’expérience et de jeunesse.

    “Nous avons une équipe talentueuse et expérimentée. Chaque joueur a été choisi pour ses capacités spécifiques et son potentiel à contribuer aux succès des Aigles, a précisé le coach malien.

    Parmi les 28 joueurs sélectionnés, on note l’absence de quelques cadres de l’équipe notamment, le capitaine des Aigles Hamari Traoré suspendu pour avoir écoper d’un carton rouge lors de la rencontre de quart de finale de la CAN 2023 contre la Côte d’Ivoire, le meneur de jeu Ive Bissouma pour blessure. Il faut également souligner que pour ces rencontres, trois nouveaux aigles feront leur baptême de feu dans ces deux oppositions. Il s’agit du défenseur Salim Diakité de Palerme en Italie, des attaquants Mohamed Camara de QRM, et Boubacar Diarra du Djoliba AC de Bamako.

    Les supporters des Aigles du Mali attendent avec impatience ces deux confrontations avec la conviction que l’équipe Malienne composée de joueurs évoluant dans des clubs prestigieux à travers le monde, est prête à relever ce défi et à prendre une option sérieuse pour sa qualification pour le Mondial 2026.

    Liste des joueurs sélectionnés :

    Gardiens :

    Djigui DIARRA (Young Africans)

    Mamadou SAMASSA (Laval)

    N’Golo TRAORE (Stade Malien)

    Défenseurs :

    Falaye SACKO (Montpellier)

    Boubacar Kiki KOUYATE (Montpellier)

    Modibo SAGNAN (Montpellier)

    Sikou NIAKATE (Braga)

    Daouda GUINDO (RB Salzbourg)

    Abdoulaye DIABY (Saint Gall)

    Salim DIAKITE (Palerme)

    Amadou DANTE (FC Zurich)

    Mamadou FOFANA (Amiens)

    Milieux de terrain :

    Amadou HAIDARA (RB Leipzig)

    Dadie SAMASSEKOU (Cadix)

    Lassana COULIBALY (Salernitana)

    Kamory DOUMBIA (Brest)

    Mamady DIAMBOU (RB Salzbourg)

    Mohamed CAMARA (AS Monaco)

    Aliou DIENG (Al Ahly)

    Attaquants :

    El Bilal TOURE (Atalanta Bergame)

    Moussa SYLLA (Pau)

    Nene DORGELES (RB Salzbourg)

    Lassine SINAYOKO (AJ Auxerre)

    Youssoufa NIAKATE (BaniYas)

    Adama Malouda TRAORE (Ferencvaros)

    Sekou KOITA (RB Salzbourg)

    Mohamed CAMARA (QRM)

    Boubacar DIARRA (Djoliba)

    M. NIANG

  • Et de 12 pour Al Ahly

    Et de 12 pour Al Ahly

    Al Ahly a bien géré son avance avec l’appui de ses supporters en tribunes et a gagné le match décisif. Les Aigles du Caire soulèvent cette année une nouvelle Ligue des Champions africaine, la 12e de leur histoire, un record . . .

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  • BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    ’affaire des cartes biométriques est une véritable nébuleuse . . .

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  • Le Ministre Kassogué annonce «une session spéciale de la cour d’assise sur les dossiers de corruption et délinquance économique et financière»

    Le Ministre Kassogué annonce «une session spéciale de la cour d’assise sur les dossiers de corruption et délinquance économique et financière»

    Enfin, le jugement de Madame Fily Boiré, feu Soumeylou Boubeye Maiga, Bakary Togola, Adama Sangaré, Général Salif Traoré, Issiaka Sidibé, Mamoutou Touré dit Bavieux et autres . . .

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  • NIGER-BÉNIN

    NIGER-BÉNIN

    Chacun, dans les sphères intéressées, sait que Niamey reste conscient de la menace franco-américaine qui pourrait provenir du Nord du Bénin, à la frontière entre Malanville et Gaya. Depuis plusieurs mois, les forces béninoises se renforcent avec l’aide d’instructeurs français et américains. Depuis des années, à bord des hélicoptères béninois, on peut d’ores et déjà rencontrer des pilotes et des mécaniciens colombiens et péruviens . . .

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  • SALIF KEITA IMMORTALISE

    SALIF KEITA IMMORTALISE

    Ce jeudi 16 mai 2024 restera longtemps gravé dans la mémoire des amoureux du football malien. En effet, c’est ce jour que le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga, a présidé à la cérémonie d’inauguration du stade omnisports flambant neuf de Kati qui a été baptisé au nom de la star du football malien et mondial, Salif Keïta dit Domingo . . .

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  • TROPHEE UNFP

    TROPHEE UNFP

    Cette saison la cérémonie de récompense a été fructueuse pour Brest, club où évolue Kamory Doumbia qui fait partie des heureux gagnants des trophées UNFP (Union nationale des footballeurs professionnels . . .

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  • ENTRE NOUS

    ENTRE NOUS

    Les observateurs avertis de la politique malienne sont tous unanimes : le dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale (sic)  initié pour trouver une alternative crédible et consensuelle à l’Accord d’Alger mis au rébus par les autorités de la Transition,  a accouché d’une souris. Il a été même galvaudé si l’on s’en tient aux recommandations et résolutions faites au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta  qui n’ont rien à voir avec les  thématique du jour . . .

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  • Enigme du Sphinx

    Enigme du Sphinx

    Mais qui est donc ce colonel qui vient d’acquérir un terrain de plusieurs hectares à Farabana à la « modique » somme de 300 millions de FCFA . . .

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  • BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Les autorités de la Transition ont-elles enfin décidé de balayer devant leur propre porte ? C’est tout comme si l’on en croit nos radars. Elles viennent de demander au colonel Abdoulaye Maïga de justifier les 450 millions qu’il aurait déboursés pour offrir  sa nouvelle résidence sise à Magnambougou Faso Kanu non loin de l’hôtel Baobab . . .

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  • ENTRE NOUS

    ENTRE NOUS

    Les observateurs avertis de la politique malienne sont tous unanimes : le dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale (sic)  initié pour trouver une alternative crédible et consensuelle à l’Accord d’Alger mis au rébus par les autorités de la Transition,  a accouché d’une souris. Il a été même galvaudé si l’on s’en tient aux recommandations et résolutions faites au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta  qui n’ont rien à voir avec les  thématique du jour . . .

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  • FACE AUX SCANDALES FINANCIERS, DÉTOURNEMENTS, KLEPTOMANIE ET AUTRES MANQUEMENTS                                                      La lutte contre la corruption en panne au Mali …

    FACE AUX SCANDALES FINANCIERS, DÉTOURNEMENTS, KLEPTOMANIE ET AUTRES MANQUEMENTS La lutte contre la corruption en panne au Mali …

    Seulement 0,46 % des montants recouvrés en trois (03) d’exercice ans pour un préjudice de 126 milliards FCFA pour 1.462 dossiers de corruption… Plusieurs présumés auteurs de détournements en détention, sans jugement ou ayant bénéficié de liberté provisoire et leurs dossiers manifestement envoyés dans les oubliettes… Trouvez donc l’erreur !

    Le Mali a certes connu des avancées dans la  lutte contre la corruption en 2023, du moins, à en croire le dernier rapport de Transparency International publi . . .

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  • MARCHE DE COMMANDE DE CARTES BIOMETRIQUES

    MARCHE DE COMMANDE DE CARTES BIOMETRIQUES

    Le Réseau des associations de lutte contre la corruption porte plainte devant le doyen des juges d’instruction avec constitution de partie civile

    Décidemment les différents marchés  malodorants de commande de cartes biométriques et cartes AMO sont devenus un véritable serpent de mer. Le Réseau des Associations de lutte contre la corruption (RMLCDF) vient de déposer plainte devant le doyen des juges dinstruction du Pôle national économique et financier avec constitution de partie civile. «  Le Sphinx » dans son œuvre de salubrité publique est prêt à accompagner le réseau. Dès la semaine prochaine, lanimal mythique vous détaillera toutes les personnes visées par ladite plainte, avec à la clé des faits sous-tendus par des documents.

    Monsieur le Doyen des juges d’instruction du Pôle National Economique et Financier

    Objet : Plainte avec constitution de partie civile pour des faits de fractionnement, de blanchiment, de corruption, d’association de malfaiteurs sur les marchés portant sur la base de données état civil malien, les cartes AMO et les cartes dites biométriques sécurisés de 2016 à 2024

    Monsieur le juge,

    Le Réseau des associations de lutte contre la corruption est né avec le récépissé N°0388/GDB-CAB du 11 juillet 2023, comme en atteste la copie jointe.

    Il figure parmi ses objectifs et moyens d’actions de lutte contre la corruption, la recherche des faits de corruption et leur dénonciation citoyenne, dès lors qu’ils sont susceptibles de constituer des infractions, notamment de nature économiques et financières, plus spécifiquement de corruption.

    Sa mission de recherche de la bonne Gouvernance et de préservation des biens publics le fonde à porter plainte dès lors qu’atteinte est portée auxdits biens et justifie son intérêt, en saisissant votre juridiction.

    Elle a davantage été ravivée par le dernier discours du Président de la Transition, en fin d’année, au cours duquel celui-ci encourageait les citoyens à dénoncer les cas de corruption dont ils auraient connaissance, tout en en promettant un traitement diligent, sans complaisance.

    La présente plainte trouve sa source dans la négociation et la passation de différents marchés relatifs à la confection de la carte d’identité nationale sécurisée CEDEAO couplée à l’assurance maladie de 2016 à ce jour.

    En effet, le 29 avril 2016, le conseil des ministres a adopté le décret N°0253 P-RM portant institution et règlement de la carte d’identité nationale sécurisée CEDEAO couplée à l’assurance-maladie.  

    DOC 1 Décret N°0253 P-RM portant institution et règlement de la carte d’identité nationale sécurisée CEDEAO couplée à l’assurance maladie.  

    Cela fait suite au rapport des services techniques d’une commission mise sur place par le ministre de la sécurité et de la protection civile et celui de la solidarité et des régions du Nord qui a conclu à la faisabilité, au plan technique, dudit couplage, en sa réunion du 8 mars 2016.

    DOC 2 Lettre N° 0847/MSPC-SG du 23 mars 2016

    Avec le recoupement de différentes sources d’informations, mon client peut maintenant affirmer que le marché avait été provisoirement attribué à la société malienne Cissé Technologie, sur la base de 13.000 F l’unité, par une commission technique comprenant le représentant de la Commission de la CEDEAO, à l’issue d’un appel d’offres ouvert lancé par le ministère de la sécurité et de la protection civile.

    DOC 3 Lettre N° 1212-MSPC-DFM du 26 août 2016

    OBERTHURE Technologie qui deviendra Idemia qui a acheté le dossier d’appel d’offres n’a finalement soumis aucune offre, pour soumissionner au marché de confection des cartes biométriques, comme pour pouvoir simplement accéder au contenu.

    DOC 4 Reçu d’achat du dossier de OBERTHURE Technologie

    Il est important de préciser que contrairement à ce que semble indiquer la multiplication des marchés de correction de base de données biométrique, de données NINA et d’impression de cartes biométriques, le marché sus-évoqué imposait à l’attributaire de reprendre complètement l’enrôlement pour constituer une base de données fiable, dans un premier temps, avant de procéder à l’impression des cartes biométriques sécurisées sur une base seine.

    L’attribution devenait définitive avec l’acceptation du prix de 6.000F l’unité par l’attributaire provisoire par courrier confidentiel en date du 28 août qui sera porté à la connaissance du ministre des finances par son homologue de la sécurité et de la protection civile, le 30 août.

    DOC 5 Lettre N° 0548/MSPC-SG du 30 août 2017

    Ledit prix a été d’ailleurs imposée, derechef, par une commission de négociation de prix du Gouvernement, comme par hasard, par le directeur des marchés publics d’alors, Ben Bouillé HAIDARA, qui paradoxalement acceptera de donner son approbation pour l’annulation d’un marché qu’il savait, déjà définitivement attribué.

    Les parties avaient auparavant, lors de la réunion interministérielle des 24 et 25 janvier 2017 convenu d’une première remise pour ramener le prix unitaire à 9 .000 F, avant que la DGMP ne bloque, de nouveau, le processus, comme il apparait de la lettre ci-dessus évoquée.

    DOC 6 PV de réunion de négociation du 25 janvier 2017

    Cet accord faisait suite à la saisine de la primature par l’attributaire provisoire, suite aux multiples blocages déjà enregistrés.

    DOC 7 Lettre N° 2017-0526/DG-CT du 26 mai 2017 de Cissé Technologies

    A cette suite, le directeur de cabinet de la primature estimait que le marché était définitivement attribué, en le portant sur la fiche de transmission du courrier et ordonnait la continuation du processus de finalisation. Ainsi, le Premier Ministre instruisait la continuation du marché.

    Cette appréciation s’appuyait d’ailleurs sur l’avis provoqué de L’AMRDS qui expliquait au Premier Ministre que sa décision N°043/ARMDS du 23 aout 2016, instruisant la poursuite de la procédure de passation dudit marché était exécutoire à la suite du désistement d’instance de la DGMP de son recours infructueux devant la Cour suprême.

    DOC 8 Lettre N°425/PM-CAB du Premier Ministre du 10 juin 2017

    Cette acceptation devrait donc, en principe, clôturer le processus de négociation puisque le spécimen de la carte proposé répondait en tous points à toutes les exigences techniques de la CEDEAO et du DAO y consécutif, en vue d’assurer la sécurité de niveau 1 et 2.

    DOC 9 Courrier N°ECW/REL/010-COMMTCIMF/FM/ac en date du 10 mars 2016 de la Commission de la CEDEAO

    Le premier objectif recherché à travers cette carte si importante est la sécurité de la carte qui devait servir de carte d’identité, de carte d’électeur et de carte médicale AMO de façon optionnelle, pour les adhérant de la CANAM et même de carte bancaire parce qu’ayant une sécurisation garantie par des éléments de sécurité de niveau 1 et 2 de la CEDEAO, notamment les données biométriques.

    Le couplage était également recherché pour des besoins d’efficience et d’économie, puisque le couplage permettait au pays de ne supporter que le prix d’une seule carte au lieu de deux ou trois, en mutualisant plusieurs éléments (cartes, matériel d’enrôlement, lecteurs.).

    Donc, sur les plan sécuritaire et budgétaire, la confection de carte AMO en couplage avec la carte d’identité biométrique sécurisée était plus que bénéfique puisque répondant techniquement aux besoins de sécurité avec l’actualité du terrorisme et la volonté de sécuriser et assainir l’accès aux pièces d’état civil maliens.

    Malheureusement, au lieu de réaliser ces objectifs, une association de malfaiteurs semble s’être vite mise en place, dans les faits, ce qui justifie la présente plainte :

    Résumé des faits justifiant le fondement l’action contre la corruption

    Les faits suivants résumés justifient amplement la présente action.

    Dans un premier temps, le Gouvernement a exigé de faire intervenir l’Imprimerie, comme co-traitant alors que le marché avait été attribué au seul candidat malien qui avait tout de même fourni la garanti d’un partenaire de renommée internationale, comme s’en contentait le DAO.

    Ensuite, un semblant de négociation pendant une période dilatoire s’est installé, le temps de trouver les subterfuges pour annuler l’attribution après l’échec de tous les recours administratifs et juridictionnels et le saucissonner pour pouvoir multiplier les marchés et profiter des décaissements inopportuns au regard de l’objectif recherché.

    Dans un deuxième temps, le prétexte de la nécessité d’une loi pour réaliser le couplage alors même que cela n’est jamais ressorti des analyses techniques des départements impliqués.

    Il faut aussi retenir que le matin, le ministre des finances faisait semblant de négocier avec Cissé Technologie et le représentant de l’Imprimerie nationale de France, déplacé pour le besoin, le 29 mars, à 10 heures puisque imposé en qualité de co-traitant en violation du contenu du DAO.

    DOC 10 Lettre N°398/MEF-SG DU 28 mars 2017 invitant à la réunion au Ministère de l’économie et des finances

    Pendant ce temps, une autre réunion se préparait déjà au ministère de la sécurité, entre les agents des deux ministères dans l’après-midi à 16 h, pour concrétiser le découplage puisque une des recommandations en issues portait sur l’adoption d’une nouvelle loi sur la carte biométrique sécurisée ainsi que le recrutement d’un consultant pour les spécifications techniques de la carte qui avaient déjà définies par la CEDEAO, ce qui confirme que le découplage était déjà réalisé et que les négociations n’étaient que de façade.

    Pour tout clore, dans un dernier temps, dans les faits, ils ont procédé au découplage des cartes avant même qu’un texte quelconque ne l’autorise, puisque les prestations liées au marché ont été immédiatement saucissonnées par la CANAM et approuvées par le directeur des marchés publics, Ben M’Bouillé Haïdara, pourtant à la tête de la commission de négociation de prix au bénéfice de deux sociétés nouvellement créées, pour les besoins de la cause, pendant même que les négociations continuaient. Il s’agit des sociétés suivantes dont vous pourrez vérifier les informations :

    • Solution Informatique Sarl, immatriculé sous le numéro RRCMMA.BKO.2017.B.2100, représentée par Boubacar Diakité et;
    • Centre Malien pour le Commerce (CEMAC) Sarl immatriculée au RCCM sous le numéro MA.BKO-2017.B.3127,représentée par Cheick O. Koné.

    Boubacar Diakité et Adama Diakité, Cheick O. Koné ne seraient que des prête-noms liés à des nombreuses sociétés-écrans reliées à l’association de malfaiteurs évoquée plus haut.

    Les responsables de la CANAM de l’époque ont ainsi passé ces marchés en procédant à un fractionnement sur les prestations sur lesquelles portait le marché que le ministre décidera d’annuler à des sociétés qui venaient juste d’être créées, apparemment pour les seuls besoins de la cause, pendant que la loi de couplage n’était pas encore abrogée ni modifiée.

    Pour l’année 2017

    • Marché n° 00334/DGMP-DSP 2017 passé par « appel d’offres ouvert » portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant maximum de 438 900 000 FCFA TTC
    • Marché n° 00335/DGMP-DSP 2017 passé par « appel d’offres ouvert » portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant maximum de 352 458 960 FCFA TTC ;
    • Marché n° 00336/DGMP-DSP 2017 passé par « appel d’offres ouvert » portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant maximum de 1 967 490 000 FCFA TTC ;
    • Marché 00337/DGMP-DSP 2017 passé par « appel d’offres » portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés (Fourniture de station d’enrôlement) pour un montant de 279 720 706 FCFA TTC ;
    • Marché n° 00338/DGMP-DSP passé par « appel d’offres » portant sur Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés (Fourniture de pièces d’usure pour le compte de la CANAM), pour un montant de 280 477 826 FCFA TTC (voir documents).

    Pour l’année 2018

    • Marché n°01638/DGMP-DSP 2018 passé par reconduction du marché n° 00335 DGMP/DSP 2017 portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés (Fourniture de pupitre de mise à jour) pour un montant maximum de 352 458 960 FCFA TTC ;
    • Marché n°2232/DGMP-DSP 2018 passé par reconduction du marché n° 00334/DGMP-DSP portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés (Fourniture de cartes d’assurés ALD et H pour le compte de la CANAM, pour un montant maximum de 438 900 000 FCFA TTC ;
    • Marché n° 01640/DGMP-DSP 2018 passé par reconduction du marché n°00336/DGMP-DSP 2017 portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant de maximum 1 967 490 000 FCFA TTC ;
    • Marché n° 01641/DGMP-DSP 2018 passé par reconduction du marché n° 00339/DGMP-DSP 2017 portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant maximum de 1 995 000 000 FCFA TTC
    • Marché n° 0865/DGMP-DSP 2021 passé par appel d’offres ouvert conformément aux dispositions de l’article 50 du décret n° 2015-0604-P-RM du 25 septembre 2015 portant Code des marchés publics et des Délégations de Service public portant sur l’acquisition de stations d’enrôlement et de kits d’authentification pour le compte de la CANAM, en lot unique pour un montant de 719 703 039 FCFA TTC.

    Ces dix marchés, frôlant la dizaine de milliards ont été attribués, pour les besoins de la cause comme le confirment les numéros d’immatriculation au Registre du Commerce et du Crédit mobilier à deux nouvelles sociétés créées la même année, en 2017 :

    • Solution Informatique Sarl, immatriculé sous le numéro RRCM MA.BKO.2017. B.312700, représentée par Boubacar DIAKITE et ;
    •  Centre Malien pour le Commerce (CEMAC) Sarl immatriculée au RCCM sous le numéro MA.BKO-2017. B.3127, représentée par Cheick O.O. KONE.

    Luc Togo et Diaminatou Sangaré, respectivement Directeur Général et Directrice de l’informatique qui représentaient pourtant la CANAM dans la commission de négociation de prix dirigée par le directeur Général des marchés publics d’alors, en l’occurrence Ben M’bouillé Haïdara devraient pourtant savoir ce à quoi ils s’engageaient, en raison du rôle qu’ils ont joué dans la négociation du marché irrégulièrement annulé.

    Ce faisant, la CANAM aurait fait dépenser plus de 10 milliards au contribuable malien alors même que leur fournisseur avait promis de leur livrer gratuitement la quantité de carte nécessaires, le temps de la transition, selon les publications du Sphynx.

    DOC 11 Sphynx Numéro 886 du 15 novembre 2022

    Il vous reviendra que le sujet a justifié une interpellation parlementaire à la session du jeudi 10 mai de l’Assemblée nationale du Mali dont fut l’objet le ministre de la sécurité et de la protection civile, en l’occurrence, le Général Salif TRAORE qui a volontairement donné des fausses informations, en affirmant que Cissé Technologies avait refusé les prix imposés, si l’on s’en tient à l’exposé ci-dessus.

    Pourtant, comme l’affirmait le député Oumar MARIKO, ce jour « ce n’est pas Cissé Technologies qui a proposé les 6 000 FCFA mais bien le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Salif Traoré dans sa lettre N° 2557 /MSPC-SG du 23 août 2017, à la suite de concertations avec le ministre de l’Economie et des Finances ».

    Donc, en dépit de l’acceptation formelle des prix proposés par le Gouvernement lui-même, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile s’est empressé d’annuler le marché, soit, près de 2 mois après l’acceptation formelle du prix proposé par le Gouvernement, sur ordre du premier Ministre Idrissa MAIGA.

    DOC 12 Décision Numéro 2017- 780-MSPC-SG du 12 octobre 2017

    Il ressort de l’avis de non objection de cette annulation que la raison principale est la demande d’annulation du Premier Ministre, sans en avancer le moindre motif réel, comme si la volonté du Premier Ministre remplaçait la Loi.

    DOC 13 Lettre n°02928/DGMP-DSP du 09 octobre 2017

    Le prétexte d’absence de base juridique a été invoqué, en l’occurrence, la nécessité d’une loi pour réaliser le couplage alors même que cela n’est jamais ressorti des analyses techniques des départements impliqués.

    Concomitamment, avant même la fin des négociations, la CANAM a lancé un appel d’offres parallèle, pour la confection d’autres cartes AMO, comme pour saboter les négociations, certainement une astuce pour découpler et casser le marché, en violation du décret qui réalisait le couplage de la carte d’identité biométrique et de la carte de l’assurance maladie.

    Pourtant, la société Cissé Technologie s’engageait à fournir gratuitement les cartes manquantes à la CANAM « (Dans le cas où la distribution des cartes CANAM serait plus rapide, et que le démarrage du projet CÉDÉAO serait décalé.

    Ce faisant, les responsables de la CANAM ont fait dépenser près 10 milliards au contribuable malien alors même que son fournisseur avait promis de lui livrer gratuitement 500 000 cartes, en cas de besoin, en sus des 600 000 cartes qu’elle avait encore en stock dans ses locaux.

    DOC 14 Lettre de Cissé Technologie adressée à la CANAM

    A notre avis, le lancement de divers marchés par la CANAM portant sur le même objet que le marché qui faisait encore l’objet de négociation avec la société CISSE technologies qui a imposé la séparation de la carte d’identité sécurisée, de la carte d’électeur, de la carte AMO, n’est rien d’autre que du fractionnement de marché pourtant interdit par le code des Marchés publics ayant occasionné des pertes énormes pour Trésor Public, en raison du surenchérissement du coût de confection des cartes AMO, des cartes NINA et des cartes dites biométriques sécurisées.

    De l’autre côté, Selon les informations relayées, les dépenses de fabrication de la carte NINA, en 2017 auraient coûté à l’Etat autour de 2 (deux) milliards, sans résultat tangible, avec l’approbation par le directeur des marchés publics d’une entente directe, sous le prétexte de l’urgence.

    DOC 15 Lettre N° 00660/MEF-DGMP du 08 mars 2017.

    Celui-ci s’y était pourtant opposé juste la veille, en proposant un appel d’offres ouvert de 15 jours, à titre exceptionnel.

    DOC 16 Lettre N° 00640/MEF-DGMP du 07 mars 2017.

    En 2018, de nouvelles cartes d’électeurs, en carton, ont été commandées à 3 milliards, semble-t-il avec le partenaire de Cissé Technologies dont celle-ci assurait la représentation exclusive au Mali.

    Quant au marché sur les cartes nationales d’identité dites biométriques, il a été attribué à un autre prestataire, avec des coûts supplémentaires puisqu’ils auraient coûté à l’Etat des dizaines de milliards, avec les résultats que nous connaissons puisqu’il n’a pas permis d’aboutir à la correction des erreurs sur les cartes.

    L’autre pan de la plainte porte sur le marché récent de ces cartes biométriques dites sécurisées.

    En effet, en dépit des multiples marchés attribués successivement, ces cartes demeurent avec les erreurs que beaucoup de citoyens peuvent confirmer, sans compter que cela a abouti à la prise en otage des données nationales, comme il ressort du communiqué des autorités, en l’occurrence, celui porte-parole du Gouvernement, par laquelle celui-ci a justifié le report des élections prévues pour avril 2024.

    Le plus grave, c’est que vous vous rendrez, aisément, compte que ces cartes dites « biométriques sécurisées » ne répondent pas aux normes minimales de sécurité, fixées par la CEDEAO et dont les spécimen et Guide pratique ont été officiellement présentés par la commission le 17 décembre 2015 et remis aux chefs d’Etat et chefs de délégations et dont le respect scrupuleux des spécifications techniques a été ensuite exigé par la CEDEAO, par courrier N°ECW/REL/010-COMMTCIMF/FM/ac en date du 10 mars 2016 dont copie est jointe.

    Parmi la vingtaine de mesures de sécurité, dont certaines visibles à l’œil nu, dont l’exigence d’une puce électronique, on constate peu de dispositifs effectifs sur cette carte.

    Ces éléments de sécurité obligatoires de Conformité aux spécifications de la CEDEAO/Mali (niveau 1 et 2) de cette carte qui ne sont pas sur la carte dite « biométrique sécurisée » du Mali sont les suivants :

    1. Format ID1,
    2. Matière Polycarbonate (Bruit caractéristique),
    3. Présence d’une impression irisée (Vert/Marron/Vert),
    4. Présence de tous les champs de personnalisation (Recto),
    5. Présence des bords transparents (Recto ou Verso),
    6. Présence d’un hologramme (Recto),
    7. Présence d’effets tactiles (Recto),
    8. Présence d’un MLI (Recto),
    9. Présence d’une image fantôme (Recto),
    10. Présence d’encres UV (Recto),
    11. Présence d’un filigrane aluminium personnalisé (Recto ou Verso),
    12. Présence de micro-lettrage laser (Recto),
    13. Présence d’un OVI (Verso),
    14. Présence d’un module personnalisé (Verso),
    15. Présence de la MRZ (Verso),
    16. Présence d’encres UV (Verso),
    17. Présence d’élément Puce électronique.

    Or, le marché annulé après validation du contrat par l’acceptation du prix proposé par le Gouvernement permettait de constituer une base de l’état civil fiable, pour l’ensemble de la population et, en même temps, de mettre les cartes nécessaires à la disposition de la CANAM avec le même budget ou même à un coût moins élevé.

    Ces actes d’entrave, certainement délibéré, ce qui leur confère un caractère pénal sont le fait, non seulement de la direction de la CANAM mais auraient également été facilités par d’autres responsables administratifs et politiques qui se sont volontairement associés à ces infractions, au niveau des départements, notamment de la sécurité et de la protection civile et du ministère des finances mais également au niveau de la Primature.

    D’ailleurs, le motif fallacieux de l’absence d’acceptation des prix proposés par le Gouvernement a permis de justifier l’institution d’une nouvelle carte biométrique sécurisée et le décaissement de nouveaux milliards puisqu’au cours du Conseil des ministres, tenu le 12 octobre 2022, il a été réchauffé, pour les besoins de la cause de découplage.

    Le rapport du ministre de la sécurité ayant introduit l’examen du projet de décret portant institution et règlementation de la carte nationale d’identité biométrique dite sécurisée de la CEDEAO pour la République du Mali affirme effectivement : « malheureusement cette procédure (d’attribution de marché) a été annulée suite au désaccord intervenu entre le ministère de l’Economie et des finances et l’attributaire provisoire sur le prix de cession de la carte… », ce qui est amplement contredit par l’exposé ci-dessus .

    Ainsi, pour résumer la responsabilité des personnes qui semblent avoir contribué aux machinations, on peut retenir contre les personnes suivantes :

    Abdoulaye Idrissa MAIGA ancien Premier Ministre :

    Celui-ci est à l’origine des pertes financières entrainées par le découplage de fait ainsi que les multiples fractionnements, pour avoir ordonné l’annulation du marché de CISSE Technologies, définitivement validé par l’acceptation des prix proposés par le Gouvernement à la société attributaire provisoire, en dépit de l’avis de l’AMRDS qu’il a lui-même sollicité et qui a précisé que l’attribution est définitive.

    En effet, par la lettre N°582/PM-CAB du 21 septembre 2017, celui-ci a accepté d’ordonner au Ministre de la sécurité et de la protection civile l’annulation du marché relatif à la carte biométrique couplée à l’AMO, comme l’affirme, très clairement, le Directeur Général des marchés publics, en l’occurrence Boubacar Ben BOUILLE dans sa lettre de non objection N°02928/MEF-DGMP DSP du 09 octobre 2017.

    Est-il utile de rappeler que son directeur de cabinet de la primature, sur la base du même avis de l’AMRDS ordonnait la continuation du marché, en estimant qu’il était définitivement attribué, en le portant sur la fiche de transmission du courrier, en date du 13/06/2017.

    La question qui demeure reste à savoir si à partir des explications que celui-ci pourra fournir, il était aussi dans la machination ou s’il a été induit en erreur.

    Boubacar Ben BOUILLE, ancien directeur des marchés publics :

    Dans un premier temps, ce dernier se sera certainement rendu complice de la machination qui semble avoir été minutieusement montée, pour avoir refusé d’assumer son obligation de contrôle que son rôle d’organe de contrôle lui confère, en donnant plutôt l’impression par l’émission d’un avis de non objection pour l’annulation qu’il s’agissait d’une simple formalité, alors qu’il avait suivi de bout en bout la procédure, exercé des recours et sachant pertinemment que l’attribution était devenue définitive, contribuant certainement à induire le Premier Ministre en erreur.

    Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement puisqu’il ne pouvait, tout de même pas ignorer la validation définitive de l’attribution provisoire pour avoir été requis, pour son avis, à toutes les étapes du processus d’attribution, pour avoir même exercé un recours contentieux devant l’ARMDS et porté ledit contentieux devant les juridictions, avant de se raviser et surtout, pour avoir été de toutes les commissions de négociation depuis le début du processus.

    Dans un deuxième temps, celui-ci a autorisé les dépenses de fabrication de la carte NINA, en 2017, sans résultat tangible, par son approbation de la procédure d’entente directe, sous le prétexte de l’urgence, après s’y être opposé la veille, en proposant un appel d’offres ouvert de 15 jours, à titre exceptionnel, comme déjà exposé.

    Quant au ministre de la sécurité, Salif TRAORE, celui-ci a joué un rôle actif pour avoir volontairement donné des informations qu’il savait fausses, allant jusqu’à les rendre publiques, au cours de son interpellation en prétextant devant l’Assemblée Nationale que Cissé Technologies avait refusé les prix proposés.

    Il a également été acteur des autres marchés passés en liens avec ces prestations et qui ont volontairement occasionné une saignée des finances publiques, pour servir uniquement des intérêts personnels.

    Par conséquent, le Réseau soupçonne des faits déguisés de corruption, d’association de malfaiteurs, de délit d’initié et même de blanchiment, favorisés par un fractionnement grossier permettant d’attribuer des marchés à des sociétés nouvellement créées pour capter des « opportunités » et qui a abouti à mettre en insécurité la base de données des maliens occasionnant une impossibilité d’accès à ces données.

    Un certain nombre d’agents de la CANAM et du ministère de la sécurité et de la protection civile mais également des responsables et ministres chargés de l’Administration territoriale pourraient également être mêlés à ces infractions.

    En effet, après avoir annulé le marché de Cissé Technologie, dans les conditions déjà décrites, les mêmes personnes ont fait recours à d’autres entreprises nationales, en sollicitant directement Imprimerie Nationale, le partenaire malien, en date du 12 janvier 2018 lui proposant de soumissionner directement de s’associer à ces entreprises, sous le prétexte que la CANAM avait le libre choix de ses procédures administratives.

    DOC 17 Mail de CEGEDIM expliquant la demande de la CANAM de changer d’intermédiaire

    OBERTURE Technologie, devenu Idemia, qui a acheté le dossier d’appel d’offres et n’a finalement pas soumissionné s’est finalement vue, avec l’accompagnement de la société Afritek de Samba BATHILY et de façon surprenante, vu attribuer une quinzaine de milliards par l’Etat, pour simplement corriger l’ancienne base donnée état civil, alors même que le dossier d’appel d’offres annulé englobait la reprise totale de l’enrôlement, pour assurer la disponibilité d’une nouvelle base de données fiable.

    Les auteurs pourront vous édifier sur le travail réellement effectué, sur ce marché puisque ces erreurs demeurent encore dans le fichier.

    D’ailleurs, à la suite de l’annonce de la prise en otage de ladite base de données par les autorités, une information serait déjà ouverture au sein de votre juridiction, sur les conditions d’attribution de ce marché, au cours de laquelle le ministre de l’époque, Ag Erlaf aurait été interrogé, sin l’on s’en tient aux publications des journaux.

    Pourtant la base de données NINA aurait été assainie sur la base du décret N°0253 P-RM portant institution et règlement de la carte d’identité nationale sécurisée CEDEAO couplée à l’assurance maladie, sans nécessiter un nouveau marché, d’autant que le cahier de charge du DAO du marché de la carte biométrique, prenait en compte l’obligation d’un nouvel enrôlement permettant d’assainir cette base de données.

    Celle-ci aurait également été sécurisée par la construction de l’imprimerie à Bamako sur un site de production qui avait même été déjà identifié.

    Malheureusement, certaines autorités, notamment domaniales se sont même permises de morceler le terrain, pour l’attribuer à des proches fonctionnaires qui ont été inculpés par un juge d’instruction de votre juridiction, pour dépossession frauduleuse.

    Cette obligation découlait de l’appel d’offres, qui impose à l’attributaire de construire l’imprimerie de production des cartes sur place, au Mali

    Selon les révélations du Sphynx, la confection des cartes NINA, dans ce prolongement sera aussi facilement confiée à la société Afritek du même Samba BATHILY pour 1.991.250 F CFA qui serait le neveu de feu le ministre de la solidarité Hamadoun KONATE dont la sœur serait sa mère, même si la tentative d’une rallonge sous la forme d’avenant sur 1, 5 millions de cartes pré-personnalisées n’a pas pu passer.

    Auparavant, un avis de manifestation d’intérêt avait été publié dans le journal l’Indépendant, N° 4405 du 25 janvier 2018, pour des offres au plus tard le 25 février 2018.

    DOC  18 Extrait parution N°4405 du journal l’Indépendant du 25 janvier 2018

    Comme cela était trop flagrant, ladite procédure a été annulée au profit d’un « confidentiel » marché de gré à gré confié l’Imprimerie Nationale, à travers une de ses filiales, pour l’impression de la carte d’électeur papier avec, à l’issu d’un voyage sur Paris, du Premier Ministre Soumeylou B. MAIGA et son ministre de l’époque, Ag Erlaf.

    Les besoins de la carte pour les maliens de Côte d’ivoire pouvait servir, pour le Premier Ministre et son chef de cabinet Diaminatou CISSE, à justifier un gré à gré, qui devait profiter à Idemia, en entente directe, en évoquant l’urgence.

    A cette suite, le ministre de la sécurité, à travers son DAF a produit une note technique pour justifier l’urgence et le recours à un gré à gré pour la carte biométrique découplée, en l’absence d’un décret ayant découplé la carte.

    Le ministre Ag Erlaf pourra lui aussi fournir beaucoup d’explications, pour avoir été un des acteurs principaux de ces tractations.

    Les attributaires du marché de la carte sous la Transition

    En ce qui concerne la responsabilité de certaines autorités de la Transition, il faut aussi rappeler qu’elles ont contribué à faire adopter un décret pour découpler juridiquement, en reprenant la fausse version du ministre Salif TRAORE qui justifiait l’annulation du marché de Cissé Technologie par l’absence d’accord sur les prix.

    De forts soupçons fondés de fraude pèsent sur le marché de la carte biométrique attribué à une société allemande, en l’occurrence, Dermalog, par le biais de SI- Mali (Société informatique) une autre société des DIAKITE déjà évoqués dans cette affaire de cartes.

    Vos investigations permettront certainement de situer le niveau de responsabilité des acteurs de la chaine.

    En tous les cas, il est incontestable que la carte d’identité biométrique imprimée à coup de milliards n’est pas conforme aux spécifications techniques de la CEDEAO ni même à l’ancien, ni même au nouveau décret instituant la carte biométrique, adopté en conseil des Ministres, faisant expressément référence aux spécifications techniques de la CEDEAO.

    Par exemple, cette carte, à vue d’œil ne comporte pas de puce électronique ni les dispositifs de sécurité apparents, exigé par la CEDEAO.

    DOC 19 éléments du dispositif de sécurité de la CEDEAO

    Ainsi, soit très certainement les spécifications de l’appel d’offres n’ont pas été respectées ou l’appel d’offres a été volontairement biaisé.

    Il conviendrait donc de vérifier comment et par quelles procédures le marché a été attribué)

    Il revient donc aux attributaires des marchés d’expliquer les circonstances qui justifient cette anomalie conventionnelle, dès lors qu’une réception des cartes a déjà été faite.

    Aussi, ma cliente porte plainte afin que vous puissiez tirer au clair les conditions d’attribution des marchés successifs et la validation des prestations non conformes.

    Tous les problèmes rencontrés dans la production de cartes sécurisées et de données fiables résultent des malversations et autres mic-macs des certaines autorités anciennes et présentes qui doivent rendre compte des responsabilités qui ont été les leurs.

    C’est pour toutes ces raisons que mon client vous saisit, par le présent courrier, tout en vous transmettant les pièces et autres journaux auxquels il a eu accès afin que vous puissiez ouvrir une enquête, aux fins de situer les responsabilités des faits qui ont occasionné au citoyen malien la déperdition de ressources si rares.

    C’est pourquoi, Monsieur le juge, le Réseau se voit dans l’obligation de porter plainte entre vos mains, afin de poursuivre les auteurs et acteurs de cette déperdition ainsi que tous autres personnes identifiées comme complices afin qu’ils répondent de leurs actes devant la loi.

               Pour le réseau

    Son Conseil

    BORDEREAU DES PIECES JOINTES

    DOC 1 Décret N°0253 P-RM portant institution et règlement de la carte d’identité nationale sécurisée CEDEAO couplée à l’assurance maladie.  

    DOC 2 Lettre N° 0847/MSPC-SG du 23 mars 2016

    DOC 3 Lettre N° 1212-MSPC-DFM du 26 août 2016

    DOC 4 Reçu d’achat du dossier de OBERTHURE Technologie

    DOC 5 Lettre N° 0548/MSPC-SG du 30 août 2017

    DOC 6 PV de réunion de négociation du 25 janvier 2017

    DOC 7 Lettre N° 2017-0526/DG-CT du 26 mai 2017 de Cissé Technologies

    DOC 8 Lettre N°425/PM-CAB du Premier Ministre du 10 juin 2017

    DOC 9 Courrier N°ECW/REL/010-COMMTCIMF/FM/ac en date du 10 mars 2016 de la

    Commission de la CEDEAO

    DOC 10 Lettre N°398/MEF-SG DU 28 mars 2017 invitant à la réunion au Ministère de l’économie et des finances

    DOC 11 Sphynx Numéro 886 du 15 novembre 2022

    DOC 12 Décision Numéro 2017- 780-MSPC-SG du 12 octobre 2017

    DOC 13 Lettre n°02928/DGMP-DSP du 09 octobre 2017

    DOC 14 Lettre N° C Tech

    DOC 15 Lettre N° 00660/MEF-DGMP du 08 mars 2017.

    DOC 16 Lettre N° 00640/MEF-DGMP du 07 mars 2017.

    DOC 17 Mail de CEGEDIM expliquant la demande de la CANAM de changer d’intermédiaire

    DOC  18 Extrait parution N°4405 du journal l’Indépendant du 25 janvier 2018

    DOC 19 éléments du dispositif de sécurité de la CEDEAO

    DOC 20 : Copie récépissé du Réseau

  • Vraie fausse alerte de mouvements de constatation à Bamako

    Vraie fausse alerte de mouvements de constatation à Bamako

    Que se passait-il donc là, tôt  le matin de ce vendredi 08 mai 2024, au Rond-point du «Buffle» non loin de l’hôtel «Wasoulou» en commune II du District de Bamako ?  L’endroit était noir de policiers visiblement en alerte. Et ce n’était pas le seul point et artère de la capitale pris d’assaut par les policiers. Une alerte à la bombe ou d’attaques terroristes ? Derrière la psychose provoquée chez les populations, se trouvait une vraie fausse rumeur de manif populaire contre le régime de transition . . .

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  • CEMAC : le sous-continent discret du CFA

    CEMAC : le sous-continent discret du CFA

    En prélude à la dévaluation du Franc CFA en 1994, les sorciers du bureau F 2 du Trésor avaient supprimé la convertibilité de la monnaie commune, le franc CFA, entre l’UDEAC et l’UMOA. On est bien loin de l’effet recherché d’une intégration économique à travers une zone monétaire unique. Les deux sous-ensembles africains de la zone franc n’ont donc pas d’échanges commerciaux favorisés par la monnaie soi-disant commune. Ne serait-ce que pour cette distorsion,  la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) n’a plus de . . .

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  • CHAMPIONNAT NATIONAL

    CHAMPIONNAT NATIONAL

    On connait désormais les finalistes de l’édition 2024 de la coupe du Mali de football. Il s’agit l’Afrique Football Elite et le Stade Malien de Bamako. Ces deux équipes ont obtenu leur ticket pour la grande finale à l’issue des rencontres des demi-finales respectivement contre l’AS Bakaridjan, et le Djoliba AC. Lors de la 25ème journée, l’AFE a battu le Stade Malien. Un signe précurseur . . .

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  • Dynamiser les ONGs africaines : Code for Romania/Commit Global lance «WebsiteFactory: NGO» avec l’Alliance Panafricaine pour la Citoyenneté, première étape de leur partenariat visant à encourager

    Dynamiser les ONGs africaines : Code for Romania/Commit Global lance «WebsiteFactory: NGO» avec l’Alliance Panafricaine pour la Citoyenneté, première étape de leur partenariat visant à encourager

    la société civile en Afrique

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Bucarest, Avril 30 2024: Code for Romania / Commit Global, la plus grande organisation de technologie civique au monde, poursuit son expansion mondiale en lançant la collaboration avec L’Alliance Panafricaine pour la Citoyenneté. Cette collaboration s’inscrit dans la continuité de la mission de Code for Romania / Commit Global, qui consiste à déployer l’Infrastructure humanitaire au service du Bien construite en Roumanie partout où elle est nécessaire, afin d’apporter des solutions numériques pour relever des défis mondiaux.

    Dans le cadre de l’infrastructure numérique à déployer en Afrique, la première solution numérique est WebsiteFactory: NGO, un outil innovant de création de sites web conçu spécifiquement pour les organisations non gouvernementales. Cette plateforme est un constructeur de sites web gratuit, facile à utiliser et convivial, conçu pour répondre aux besoins uniques des ONGs. Elle permet aux organisations de créer facilement un site web accessible et réactif, garantissant une présence en ligne sans obstacle pour tous les bénéficiaires.

    Les organisations de la société civile jouent un rôle essentiel dans la résolution des problèmes mondiaux, qu’il s’agisse de la lutte contre l’urgence climatique ou de la fourniture d’une aide en cas de catastrophe, et on ne saurait trop insister sur l’importance d’ONG solides et rationalisées pour relever efficacement ces défis. Cette initiative n’est que le début d’un engagement permanent visant à garantir que ces organisations disposent des outils nécessaires pour être aussi efficaces que possible dans la lutte contre les problèmes mondiaux.

    «Il s’agit d’une nouvelle étape dans notre engagement continu à créer une infrastructure mondiale pour le bien, où les solutions numériques peuvent être partagées par les ONG et les agences partout dans le monde. Dans le cadre de notre engagement avec l’Alliance panafricaine pour la citoyenneté, nous travaillerons ensemble pour garantir que nos efforts convergent vers la promotion d’une citoyenneté active et responsable, la coopération et le développement, la migration et l’asile, l’aide humanitaire, l’innovation sociale, la prévention des conflits et le maintien de la paix», a déclaré Bogdan Ivănel, Président de Code for Romania / Commit Global.

    «Grâce à l’engagement et au soutien de Commit Global, la société civile africaine est à l’aube d’une révolution numérique sans précédent. Nous sommes conscients que le déploiement de l’infrastructure numérique créée par Commit Global aux quatre coins de l’Afrique est un moment décisif pour positionner les OSC au premier rang des agents du changement sociétal. Nous voudrions saisir cette occasion pour remercier l’équipe de Commit Global d’avoir rendu possible le partage de diverses solutions numériques avec l’Alliance panafricaine pour la citoyenneté. Nous réitérons également notre engagement à la réussite et à la promotion du partenariat stratégique qui nous unit, et à la mobilisation de toutes nos forces et ressources», a déclaré Mohammed El Abbouch, Président de L’Alliance Panafricaine pour la Citoyenneté.

    Le partenariat vise à exploiter l’expertise et les ressources combinées pour apporter des contributions significatives à la société à l’échelle mondiale. Grâce à des efforts de collaboration et à des valeurs partagées, le partenariat est en mesure de susciter des changements positifs et d’avoir un impact durable sur les communautés africaines.

    Par infrastructure pour le bien, nous entendons l’ensemble des solutions numériques à source ouverte construites et intégrées stratégiquement dans des écosystèmes destinés à s’attaquer à un problème mondial critique et mises en permanence à la disposition des ONG du monde entier, afin d’accroître leur efficacité et leur capacité de réponse. Les efforts isolés ne peuvent pas résoudre les problèmes mondiaux, d’où la nécessité urgente de développer une infrastructure mondiale pour le bien afin de relever les grands défis de notre époque. Sauver plus de vies dans les moments difficiles, améliorer la qualité de vie.

    En mettant en place des écosystèmes cohérents qui offrent une réponse à 360 degrés aux problèmes mondiaux, nous transformons des solutions numériques disparates en une infrastructure pour le bien, augmentant ainsi de manière exponentielle leur potentiel d’aide.

    L’Alliance Panafricaine pour la Citoyenneté, association de loi 1901 enregistrée à Paris, est une confédération panafricaine d’organisations de la société civile (OSC) et d’initiatives citoyennes, œuvrant pour un meilleur avenir de l’Afrique et des Africains, avec des délégués en Afrique de l’Est, du Centre, du Nord, de l’Ouest et du Sud, notamment en Afrique du Sud, en Algérie, en Angola, au Cameroun, en République du Congo, en Égypte, au Kenya, au Maroc, en Ouganda, au Sénégal et dans d’autres pays. L’association défend les principes d’engagement, de responsabilité et de respect de la diversité. Sa mission : renforcer la capacité d’action des citoyens en soutenant les actions menées par les organisations de la société civile engagées dans l’émergence d’une Afrique démocratique, solidaire et résiliente, assurant la durabilité écologique et sociale, afin que tous les citoyens puissent s’épanouir dignement dans un cadre de paix et de prospérité.

    Code for Romania, organisation non gouvernementale roumaine, est la plus grande organisation de technologie civique au monde, avec une communauté de plus de 3000 bénévoles. Depuis 2016, elle identifie les problèmes sociaux systémiques et généralisés et construit l’infrastructure numérique gratuite dont la société a besoin. La mission de l’organisation: aider à résoudre autant de problèmes sociaux que possible grâce aux technologies numériques. Jusqu’à présent, Code for Romania a développé plus de 60 solutions numériques vitales pour la Roumanie, y compris une infrastructure numérique pour gérer la crise du Covid-19 et la crise des réfugiés en Ukraine.

    Commit Global gère le travail international de Code for Romania. Son objectif, en tant que première organisation non gouvernementale mondiale de technologie civique, est de fournir une infrastructure numérique mondiale gratuite afin que les organisations gouvernementales, internationales et civiles puissent apporter un soutien plus rapide et mieux coordonné à la suite de catastrophes humanitaires. Des projets antérieurs ont déjà permis de venir en aide à plus de 20 millions de personnes. La Roumanie exporte des solutions numériques qui aideront des centaines de milliers d’ONG dans le monde. Commit Global vise à garantir un accès mondial équitable à cette infrastructure, indépendamment de l’âge, de la race ou de l’éducation.

    Pour les demandes de renseignements des médias, veuillez contacter:

    Mohammed El Abbouch • Président •

  • Un lieutenant et fils d’un Général impliqué dans un grave accident de la circulation

    Un lieutenant et fils d’un Général impliqué dans un grave accident de la circulation

    Pitoyable, révoltant, désespérant ! Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire les faits, que disons-nous ? Le mépris dont se rendent aujourd’hui coupables certains acteurs nichés au sommet de l’Etat . . .

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  • Sénégal : Le Fisc Contre-attaque. Un peu tard ?

    Sénégal : Le Fisc Contre-attaque. Un peu tard ?

    Le livre d’Ousmane Sonko, Pétrole et gaz au Sénégal, Chronique d’une spoliation, paru aux Fauves Éditions en 2017, traite des mêmes thèmes que l’ouvrage plus récent de Thiernois Sall, Le Protocole de l’Élysée Confidences d’un ancien ministre sénégalais du pétrole. Le nouveau Premier ministre sénégalais perçoit les concessions pétrolières et gazières davantage sous l’angle fiscal que dans le cadre de l’économie politique des hydrocarbures . . .

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  • 1er Mai

    1er Mai

    Fête du Travail : Le S.G de l’UNTM très contesté

    Les victimes demandent le changement ainsi que son départ

    Avant même d’être réélu à l’issue de l’hypothétique 14ème congrès de l’UNTM aux contours flous, pour un troisième mandat de 5 ans, le samedi 27 avril dernier, le secrétaire Général Yacouba Katilé était et reste encore très contesté. Une de ses nombreuses victimes a osé vertement demandé sa démission pure et simple dans une lettre ouverte. Il s’agit de Diocolo Coulibaly.  

    Le sieur Coulibaly était précédemment membre du personnel de l’Ambassade du Mali à Washington (USA), secrétaire général du comité syndical des travailleurs maliens d’Amérique, Affilié au Syntade et a l’UNTM.  Il a été licencié dans des conditions qu’il estime injustes et nonobstant ses appels d’arbitrage du secrétaire Général de l’UNTM.

    Pour rappel : c’est pour avoir émis, dans ces mêmes colonnes  du « Sphinx», une opinion personnelle sur la vie de son pays qu’il a été licencié par Mahamadou Nimaga, Ambassadeur d’alors, sans préavis, sans droits et sur la base d’un rapport très contestable. Il avait servi presque 09 ans à l’Ambassade du Mali à Washington D.C.

    Ses mille et un appels à l’endroit de la Centrale syndicale (l’UNTM) sont restés sans suite, le secrétaire Général (Yacouba Katilé) s’étant visiblement rangé du côté de ses bourreaux.

    Profitant aujourd’hui de la commémoration du 1er mai, fête du travail, Djocolo Coulibaly dit tout haut ce que les autres victimes ruminent tout bas, certainement par peur de représailles du sieur Katilé que l’on sait vindicatif et rancunier.

    Dans la correspondance ayant pour objet «votre démission en qualité de Secrétaire Général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et du Syndicat National des Travailleurs des administrations d’Etat (SYNTADE)», Le sieur Coulibaly, invite M. Katilé à rendre le tablier. Griefs évoqués :

    «Depuis maintenant plusieurs mois, voire années, les Maliens vivent dans des conditions extrêmes et lamentables et  croupissent sous le poids de l’inflation certes mondiale mais très accentuée dans notre pays.

    Presque Dix (10) mois aujourd’hui que les compatriotes sont privés d’électricité. Tous les secteurs en sont impactés; certains, paralysés;  des ménages sont détruits…

    A la pénurie de certaines denrées, s’ajoutent la cherté de la vie, le difficile accès aux soins de santé… L’une des manifestations les plus expressives de cet échec est l’hécatombe en cours : plusieurs cas de décès du fait de la canicule, des délestages et des graves dysfonctionnements de notre système de santé.

    Tout cela, sans la moindre réaction de la Centrale syndicale (UNTM-SYNTADE).

    L’UNTM a failli à sa mission d’avant-garde pour aller signer un pacte social avec le gouvernement de la transition au détriment des revendications syndicales, des  souffrances des compatriotes…

    Camarade Yacouba Katilé, vous n’êtes plus apte à parler et agir au nom de l’UNTM à cause des conflits d’intérêts que vous incarnez. Pour preuve: élu secrétaire général de l’UNTM, une entité revendicative, vous avez ensuite été élu voire nommé président du Conseil Économique Social, Culturel et Environnemental, une institution de la République qui défend les intérêts vitaux du gouvernement. Vous êtes également président du Conseil d’administration de l’INPS, une autre structure d’état…

    Quelles incohérences !

    Vous œuvrez plus pour le gouvernement que pour les travailleurs dont vous avez trahi la confiance !».

    Et «d’exhorter tous les membres du bureau national à œuvrer pour le retour des valeurs syndicales de notre centrale Syndicale qui a marqué l’histoire du pays d’une empreinte indélébile ; des acquis, malheureusement en péril aujourd’hui».

    Rappelons que Diocolo Coulibaly est Journaliste Culturel/Producteur, Leader Communautaire Membre de la Société civile malienne aux États-Unis d’Amérique /Homme politique.  ancien Président  de l’association  des Maliens de Washington D.C. Metro Area (AMAW). 2ème Secrétaire Chargé de la Communication et des NTICS du Haut Conseil des Maliens Établis à l’Extérieur-HCME.

    Batomah Sissoko

  • TOURNOI FRIENDSHIP ANTALYA 2024

    TOURNOI FRIENDSHIP ANTALYA 2024

    Le Mali écrase la Slovaquie en finale (4-0)

    Les rideaux sont tombés mardi dernier sur l’édition 2024 du tournoi Friendship Antalya U-18 en Turquie avec le sacre des Aiglons du Mali.

    Les Aiglons du Mali ont brillamment remporté la finale du tournoi Antalya 2024 en étrillant la Slovaquie par le score sans appel de quatre buts à zéro (4-0). Cette éclatante victoire a été marquée par une performance exceptionnelle d’Ibrahim Diarra, qui a été d’un grand apport dans cette belle victoire du Mali. Le capitaine de la sélection malienne a été impliqué dans tous les buts de son équipe. Il a marqué deux buts, obtenu un pénalty, et a fait une passe décisive. A sa suite, l’attaquant Mohamoud Barry a également réalisé un doublé, contribuant ainsi à la domination des Aiglons sur le terrain. Cette performance collective remarquable a permis à l’équipe malienne de s’imposer de manière convaincante et de remporter le tournoi. Ce succès confirme le talent et la détermination des Aiglons du Mali, ainsi que leur capacité à rivaliser au plus haut niveau international.

    Avec un tel succès dans un tournoi international de grande envergure et avec quatre victoires en quatre sorties, les supporters maliens peuvent être fiers de leur sélection nationale de football des moins de 18 ans dans ce tournoi prestigieux.

    Juste après leur succès, la Fédération Malienne de football a aussitôt adressé un message de félicitation à la sélection nationale du Mali. A noter que pays hôte, la Turquie s’est classée troisième au dépend de du Maroc en match de classement en s’imposant par le minimum d’un but à zéro (1-0).

    Il faut signaler que cette compétition a regroupé huit pays repartis en deux groupes :

    Poule A : Turquie, Mali, Arabie-Saoudite, Jamaïque.

    Poule B : Slovaquie, Maroc, Guatemala, Equateur.

    M. NIANG

  • FOOTBALL

    FOOTBALL

    Ahly et l’Espérance s’affronteront en finale titanesque de la Ligue des Champions de la CAF TotalEnergies

    Les deux géants du football interclubs africain s’affronteront le mois prochain alors qu’Al Ahly et l’Espérance se préparent à s’affronter pour le droit d’être sacrés champions de la Ligue des Champions TotalEnergies de la CAF.

    Les poids lourds égyptiens et tunisiens ont réservé leur place en finale avec des victoires spectaculaires en demi-finale contre le TP Mazembe et les Mamelodi Sundowns respectivement après les matches retour disputés vendredi soir.

    Alors qu’Al Ahly a dû produire un combat remarquable en fin de match pour vaincre Mazembe 3-0 au Caire vendredi soir, l’Espérance a gardé son sang-froid pour battre les Sundowns 1-0 à Pretoria pour se qualifier 2-0 au total.

    Al Ahly, 11 fois vainqueur du record, sera pressenti par beaucoup alors qu’il vise une quatrième couronne de Ligue des champions sans précédent en cinq ans, mais il sait très bien qu’il ne peut pas sous-estimer la menace considérable posée par les géants tunisiens.

    Il y a seulement quatre ans, l’Espérance avait surpris les géants égyptiens lors de la finale 2018 alors que les Tunisiens remportaient deux titres d’affilée.

    Alors que le match aller se déroulera à Tunis le 18 mai, suivi du retour au Caire une semaine plus tard, une lutte monumentale les attend entre deux groupes de poids lourds continentaux aguerris.

    Pour Al Ahly, le défi est clair : maintenir son remarquable niveau de régularité sur la plus grande scène africaine en prenant le dessus sur ses vieux ennemis de l’autre côté de la Méditerranée.

    L’équipe de Marcel Koller, dirigée par l’irrépressible Percy Tau, a démontré sa mentalité de grand match avec ce revirement dramatique contre Mazembe, se remettant du revers d’un but exclu pour finalement s’imposer confortablement.

    L’Espérance, en revanche, est arrivée à la dure en finale après avoir tenu bon malgré une pression intense pour repousser les Mamelodi Sundowns après une courte avance au match aller à Tunis.

    L’entraîneur Miguel Cardoso a inculqué sa résilience et sa discipline tactique à son équipe, qui devra s’appuyer sur toutes ces qualités pour renverser les pronostics contre la force prééminente du football de clubs africain.

    Après avoir joué lors des deux demi-finales, Amanullah Memmich sera probablement la clé des espoirs de l’Espérance de créer la surprise, avec un gardien en pleine forme.

    Tous les ingrédients sont réunis pour une finale de la plus haute qualité qui sacrera les nouveaux rois du football africain. 

  • COUPE DU MALI DE FOOTBALL 2024

    COUPE DU MALI DE FOOTBALL 2024

    L’AFE et le Stade Malien valident leur ticket pour la finale

    On connait désormais les finalistes de l’édition 2024 de la coupe du Mali de football. Il s’agit l’Afrique Football Elite et le Stade Malien de Bamako. Ces deux équipes ont obtenu leur ticket pour la grande finale à l’issue des rencontres des demi-finales respectivement contre l’AS Bakaridjan, et le Djoliba AC.

    La grande finale de la 63e édition de la coupe du Mali de football mettra aux prises le 1er juin 2024 l’Afrique football Elite (AFE) au Stade Malien de Bamako. Les deux formations se sont qualifiées pour ce grand rendez-vous du football malien à l’issue des demi-finales disputées le week-end dernier au stade Mamadou Konaté new-look inauguré et mise à la disposition de la Fédération malienne de football par le ministre des Sports il y a quelques jours seulement. En première demi-finale jouée samedi, l’AFE était aux prises avec l’AS Bakaridjan, à l’issue de cette rencontre ce sont les néophytes de l’AFE qui se sont imposés par le score de deux buts à un (2-1). Cette belle victoire permettra à cette jeune formation de jouer une finale de Coupe du Mali de football pour la première fois de son histoire. Le match tant attendu dans ces demi-finales était sans doute le choc des titans Stade Malien contre Djoliba AC. Cette rencontre était la troisième confrontation entre ces deux équipes cette saison. Pour leurs deux premières oppositions en championnat national Ligue 1 Orange, chacune d’elle avait enregistré une victoire. Les Blancs de Bamako la manche aller par le minimum d’un but à zéro (1-0), et au retour, les Rouges de Hèrèmakono ont rendu la monnaie en s’imposant par deux buts à un (2-1). La rencontre de dimanche dernier pour le compte de la deuxième demi-finale de dame coupe du Mali était donc le troisième duel entre les deux rivaux de notre sport roi cette saison. A l’issue de ce choc, ce sont les Stadistes qui ont prit le meilleur sur le Djoliba, score final (2-1). Cependant, ce sont les Rouges du Djoliba qui avaient trouvé le chemin des filets en premier dès la 12e minute par Kalaba sur penalty. Le Stade Malien remet les pendules à l’heure à la demi-heure de jeu par Moussa Diallo de la tête, un transfuge du Djoliba. La mi-temps intervient sur ce score. A la reprise, ce sont les Blancs beaucoup plus entreprenant qui mettent un deuxième but à la 73e minute par Lassine Kouma, aucun autre but ne sera marqué jusqu’au coup de sifflet final. Ainsi le Stade Malien de Bamako rejoint l’Afrique Football Elite (AFE) en finale de l’édition 2024 de la coupe du Mali de football qui jouera le 1er juin prochain en présence des plus hautes autorités du pays.

    M. NIANG

  • EMIA

    EMIA

    Pour les uns, il fallait faire l’économie d’un procès afin d’éviter le grand déballage des maux qui minent notre Armée. Mais pour les autorités actuelles, c’est l’occasion de montrer aux uns et aux autres qu’aucune brebis galeuse ne sera dorénavant tolérée au sien de nos Forces armées. La grande muette décide de parler. Une belle initiative qui démontre, si besoin en était encore,  que rien ne sera plus comme avant. Treize ans après la lâche exécution des cinq élèves-officiers . . .

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  • EAU ET ELECTRICITÉ :

    EAU ET ELECTRICITÉ :

    C’est presque en catimini que les pouvoirs publics ont procédé à une augmentation des tarifs d’eau et d’électricité. S’agit-il de faire payer par les consommateurs les conséquences de la gabegie surtout au niveau de l’électricit . . .

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  • MÉDIAS : Le hic avec la HAC…

    MÉDIAS : Le hic avec la HAC…

    La Haute Autorité de la Communication (HAC) était-elle habilitée à prononcer une quelconque  interdiction à l’endroit de la presse malienne ? Là se trouve le hic.

    En prononçant l’interdiction de couverture des activités politiques par la presse, la HAC a bien évidemment outrepassé ses prérogatives. Elle ne saurait être le gendarme de la presse malienne. Partout dans les démocraties, (si c’est encore le cas au Mali), c’est la presse elle-même qui est son propre gendarme à travers des Observatoires dévolus au respect de l’éthique et de la déontologie, des matières étrangères à la HAC. La présumée Haute Autorité a visiblement mélangé «Presse» et «communication», deux matières certes complémentaires mais différentes. 

    Mais puisque le président de cette Haute Autorité, ancien Préfet à la retraite,  n’est ni de l’un ni de l’autre, il ne peut comprendre.

    La décision a-t-elle été commanditée ? L’État central a, en tout cas, affirmé que le Décret suspendant les activités des partis et mouvements politiques ne mentionne nullement la presse. Un désaveu donc pour la HAC. 

    Toute la corporation a apprécié la réaction des faitières. Une réunion extraordinaire a immédiatement été  provoquée et la réponse ne s’est pas fait attendre : la presse malienne, dans toutes ses composantes et diversité, désapprouve et rejette à l’unanimité la mesure de la HAC qu’elles considèrent au demeurant comme un non-événement. 

    Et Bandiougou Danté, Président de la Maison de la presse d’exhorter tous les confrères  à ne pas céder à la provocation et à maintenir leur engagement envers le droit fondamental des citoyens à l’information.

    Les membres de la HAC ou ce qui en reste, doivent tirer leçons de ces réactions.

    Entre nous, la HAC a enfoncé une porte ouverte. A partir du moment où les activités des partis politiques sont interdites, la presse dont le rôle est de couvrir celles-ci n’a plus rien à faire ! Après tout, on couvre des activités qui en lieu.

     Le président de la HAC a intérêt à écouter ses collègues  journalistes. Et Dieu sait qu’il y  a de chevronnés professionnels et de très  sages parmi eux.

    Batomah Sissoko

  • Sénégal : un autre modèle économique ?

    Sénégal : un autre modèle économique ?

    La nouvelle équipe qui prend les manettes de l’économie sénégalaise inquiète beaucoup la « Macron team » pour l’Afrique. Non pas que le programme économique et social du PASTEF annonce une claire rupture avec Paris ni même un changement de paradigme. Mais les conseillers économiques d’Ousmane Sonko sont conscients du rejet du cadre conceptuel imposé depuis 20 ans au développement du pays . . .

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  • Dubaï, le nouvel eldorado des kleptocrates d’Afrique centrale

    Dubaï, le nouvel eldorado des kleptocrates d’Afrique centrale

    Enquête · Appartements, villas, boutiques : ils sont des dizaines de ressortissants des pays d’Afrique centrale – responsables politiques, hommes et femmes d’affaires, hauts fonctionnaires – à posséder des biens immobiliers à Dubaï, pour une valeur totale supérieure à 50 millions d’euros. Une version émiratie des biens mal acquis . . .

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  • Les leçons d’une démocratie déficitaire

    Les leçons d’une démocratie déficitaire

    La confusion entre le pouvoir et le droit est une donnée constante dans l’histoire universelle. Les pays, entités et Hommes, disposant d’un pouvoir démesuré ont tendance à en faire un instrument de soumission.

    C’est fort de ce précepte que l’administration étatsunienne s’ingère dans le processus électoral au Mali comme s’il s’agissait de contingenter un gallinacé de sa basse-cour.

    Une question se pose.

    Quelle légitimité conduit  certaines puissances à donner des ordres ou des leçons aux autres si ce n’est le pouvoir du plus fort. De tous les pays brandissant, à longueur de temps  les vertus de la démocratie et des élections qui en sont une des  expressions majeures, les USA comme nombre de pays occidentaux demeurent les pires  représentants de ces principes dans les actes.

    C’est ainsi que par deux fois ces dernières années, deux présidents étatsuniens ont été élus alors qu’ils étaient minoritaires en voix. Les explications alambiquées sur le système des grands électeurs  entre autres spécificités du système électoral du pays n’y font rien. En démocratie, la femme ou l’homme ayant obtenu  le plus grand nombre de voix doit être désigné.

    Sur décision de la Cour suprême des Etats-Unis le 12 décembre 2000, George W. BUSH  avec 50 456 002 voix  est déclaré vainqueur et  (47,9 %), 50 999 897 pour Al GORE (48,4 %) est déclaré battu. Même scénario lors des élections présidentielles étatsuniennes de 2016. Donald TRUMP (46,09%), avec 62 984 828 voix,  304 grands électeurs est devenu président face à  Hilary CLINTON (48,18%)  65 853 514 voix, 227 grands électeurs.

    Sur le registre de la barbarie militaire et politique  l’occident de façon globale, les USA en particulier ont commis les effroyables  crimes contre l’humanité.

    La conquête de l’Ouest du continent américain par les Etats-Unis entre 1776 et 1890 a acté le grand remplacement des populations autochtones, l’extermination et l’enferment des populations amérindiennes dans les camps, par une horde d’Européens avec leurs esclaves. Le plus grand génocide du XIXème siècle.

    Mais avant, il y eut la traite atlantique. Combien de millions d’être chosifiés, animalisés, suppliciés ?

    Il y a eu aussi l’enferment de vieillards et jeunes japonais, tous des civils, dans des camps de concentration sur le sol étatsunien parce que le Japon avait attaqué la base militaire de Pearl Harbor le 07 décembre 1941. Ces Japonais n’étaient en rien responsables, pourtant ils ont été privés de leur droit par les yankees.

    La liste des dénis de droit et des pratiques antidémocratiques des Etats-Unis, n’est pas exhaustive.

    Soit dit en passant, lors des dernières élections présidentielles françaises, sur les 48 747 876 inscrits sur les listes électorales, au deuxième tour, Emmanuel MACRON, avec 18 768 639 voix n’a obtenu que 38,5%. Un président légal, mais illégitime. Cela s’est fait dans le pays des Droits de l’Homme.

    Ça se dit démocrate et ça foule au pied la règle de base de la démocratie, « le démos ».

     Un vent de ras le bol des peuples d’Afrique et du monde souffle contre cette mafia criminelle qui sa targue d’être la communauté internationale, ces dictatures enveloppées dans de parements mensongers qui ne trompent plus personne…

    Alors, ce pays, les Etats-Unis, ces pays occidentaux sont malvenus à s’inviter dans l’ordonnancement du jeu politique au Mali. Qu’ils s’occupent d’abord de leurs contradictions internes dans l’application des règles démocratiques : des hommes minoritaires en voix sont élus.

    Les autorités maliennes, même si elles prévoient les élections pour la Saint Glinglin, cela n’est l’affaire que des Maliens.

    « Ils ont passé la plupart de leur temps à vivre dans le paradis des gangsters.
    Nous passons encore la plupart de notre vie dans le paradis des gangsters. »

    Ce paradis des gangsters désigne le monde  occidental dans la terminologie de Coolio.

    Cette soldatesque étatsunienne, on l’a observé à maintes reprises, est capable de toutes les dérives possibles parce que son leadership unipolaire imposé au monde depuis 1989 tangue et va se fracasser sur les rochers du multipolaire, du multilatéralisme.

    C’est la marche de l’histoire.

    Cependant, ces gens sont capables de provoquer l’apocalypse, Armageddon pour leur intérêt exclusif. Une donnée qu’il importe d’envisager. 

    Le Mali  n’a que faire des ingérences toxiques de prédateur retors.

    Oscar Wilde résume la problématique étatsunienne en ces termes :

    « Les Etats-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. »

    Yamadou TRAORÉ

    ANALYSTE POLITIQUE

  • Classement FIFA – Zone Afrique

    Classement FIFA – Zone Afrique

     Le Maroc, roi incontesté !

    Il convient de noter également que d’après les statistiques de Football Ranking, la sélection nationale du Maroc continuera de trôner sur l’Afrique alors que les Lions du Sénégal (2e) compléteront toujours le podium africain.

    Viennent ensuite la Tunisie (3e) et l’Algérie (4e), tandis que de grandes nations du football africain à l’image du Ghana, de la Guinée ou encore de l’Afrique du Sud et du Gabon ne figureront pas dans le Top 10.

    La Cote d’Ivoire et le Mali progressent :

    Le classement FIFA du mois de mars a été dévoilé ce jeudi 04 avril 2024, apportant son lot de surprises et de mouvements significatifs.

    Les résultats des nombreux matchs internationaux, notamment les matchs amicaux et les éliminatoires de la CAN 2025, ont eu un impact notable sur le classement mondial publié ce jeudi 04 avril 2024.

    La Côte d’Ivoire gagne une place

    Les Éléphants de Côte d’Ivoire, sacrés champions d’Afrique en 2023, ont progressé d’une place dans le classement mondial de la FIFA, passant de la 39ᵉ à la 38ᵉ position surtout grâce à une victoire 2-1 face à l’Uruguay. Ils maintiennent également leur 5ᵉ position au niveau africain, démontrant ainsi leur constance et leur présence parmi les meilleures équipes du continent.

    En revanche, les Lions de l’Atlas ont perdu une place, passant de la 13ᵉ à la 12ᵉ position. Cette baisse est considérée comme logique après un rassemblement en demi-teinte, marqué par une victoire étriquée contre l’Angola (1-0) lors du premier match de Brahim Diaz, suivi d’un match nul décevant 0-0 contre la Mauritanie.

    Le Mali, quant à lui, a gagné trois places.

    Le Mali quant à lui a gagné trois places au classement mondial (de la 47ᵉ à la 44ᵉ place) grâce à sa victoire de prestige contre le Maroc, précédée par un succès 2-0 contre la Mauritanie quelques jours plus tôt. Cette performance remarquable confirme le potentiel de l’équipe malienne sur la scène internationale.

    Bien que plusieurs nations aient vu leur position évoluer dans le classement mondial FIFA , aucune modification notable n’est à signaler dans le top 20 africain. Le trio composé du Maroc, du Sénégal (maintenant à la 17ᵉ place mondial) et du Nigeria occupe toujours le podium, suivi de près par l’Egypte, qui a gagné une place (passant de la 37ᵉ à la 36ᵉ position), et la Côte d’Ivoire.

    En résumé, le deuxième classement FIFA de l’année 2024 reflète les performances contrastées des équipes nationales à travers le monde, avec des changements significatifs qui témoignent de l’évolution constante du paysage footballistique mondial.

    Le Top 20 africain

    1erMaroc (13ᵉ)

    2eSénégal (17ᵉ)

    3eNigeria (30ᵉ)

    4eEgypte (37ᵉ)

    5eCôte d’Ivoire (38ᵉ)

    6eTunisie (41ᵉ)

    7eAlgérie (43ᵉ)

    8eMali (44ᵉ)

    9eCameroun (51ᵉ)

    10eAfrique du Sud (59ᵉ)

    11eBurkina Faso (62ᵉ)

    12eRD Congo (63ᵉ)

    13eCap-Vert (65ᵉ)

    14eGhana (68ᵉ)

    15eGuinée (76ᵉ)

    16eGuinée Equatoriale (79ᵉ)

    17eGabon (84ᵉ)

    18eZambie (86ᵉ)

    19) Ouganda (92e mondial) (+1 place)

    20) Bénin (93e mondial) (+1 place)

  • QUART DE FINALES COUPE CAF 

    QUART DE FINALES COUPE CAF 

    Le Stade Malien s’arrête en quart de finale

    Les Blancs de Bamako ne joueront pas les demi-finales de la Coupe de la Confédération africaine de Football 2024. En effet, après leur défaite à domicile au match aller, ils ont été tenus en échec au match retour.

    Déjà battu (1 – 2) lors de la manche aller le 31 mars dernier à domicile, le Stade Malien de Bamako en déplacement à Koumassi pour le compte de la rencontre retour . . .

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  • LES GRANDS SCANDALES DE L’ERE IBKAENNE

    LES GRANDS SCANDALES DE L’ERE IBKAENNE

    Les vrais-faux marchés de commande de phosphate granulé de Tilemsi

    Les vrai-faux marchés de commande de phosphate granulé  de Tilemsi sont sans doute l’une des plus grandes escroqueries mises en place sous le magistère d’Ibrahim Boubacar Kéïta pour piller le trésor public. Chaque année, ce sont  près de 4 milliards qu’on siphonnait dans les ressources publiques grâce à ces marchés fictifs de commande d’engrais de la CMDT . . .

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  • BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Le débat sur le décret fixant la durée de la Transition n’a vraiment pas lieu d’être . L’explication est d’une simplicité déconcertante puisque l’article 190 de la nouvelle constitution qui a été promulguée le 22 juillet 2023 est on ne peut plus clair car il stipule : «  Jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions, les institutions établies continuent d’exercer leurs fonctions et attributions . . .

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  • SIKASSO/LOULOUNI : Incroyable mais vrai !

    SIKASSO/LOULOUNI : Incroyable mais vrai !

    La réalité dépasse les films de suspens et ce n’est pas ailleurs dans de lointaines contrées. C’est bien chez nous au Mali. L’auteur est un vieillard de 95 ans (presque centenaire), un Tradithérapeute doublé de criminel impitoyable, un monstre sadique, le  démon de la pire espèce que le Journal Kojugu Kelebaa, pourtant habitué aux pires atrocités, ait connu. A ses côtés, le Cheïtane  (Satan lui-même) apparait comme  un enfant de chœur. Et figurez-vous  qu’il était en phase de perpétuer une dynastie . . .

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  • LE NIGER FRANCO-AMÉRICAIN : UN FANTASME DÉÇU.

    LE NIGER FRANCO-AMÉRICAIN : UN FANTASME DÉÇU.

    Un journal respecté (L’Opinion) publie le 19 mars 2024 un article sur la fin de la coopération militaire  entre  le  Niger  et  les  Etats-Unis  d’Amérique.  Le  titre  et  le  sous-titre  sont sensationnels : « Comment les Etats-Unis ont subi une humiliation sans précédent au Niger. » « La junte au pouvoir a mis fin à sa coopération avec l’armée américaine. Washington, qui doit évacuer ses bases militaires locales, accuse Niamey de vouloir fournir de l’uranium à l’Iran . . .

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  • LE NIGER FRANCO-AMÉRICAIN : UN FANTASME DÉÇU.

    LE NIGER FRANCO-AMÉRICAIN : UN FANTASME DÉÇU.

    Un journal respecté (L’Opinion) publie le 19 mars 2024 un article sur la fin de la coopération militaire  entre  le  Niger  et  les  Etats-Unis  d’Amérique.  Le  titre  et  le  sous-titre  sont sensationnels : « Comment les Etats-Unis ont subi une humiliation sans précédent au Niger. » « La junte au pouvoir a mis fin à sa coopération avec l’armée américaine. Washington, qui doit évacuer ses bases militaires locales, accuse Niamey de vouloir fournir de l’uranium à l’Iran . . .

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  • «Nous vous informons ne pouvoir prendre en charge le sinistre causé car la police d’assurance du véhicule incriminé n’est pas répertoriée dans nos livres».

    «Nous vous informons ne pouvoir prendre en charge le sinistre causé car la police d’assurance du véhicule incriminé n’est pas répertoriée dans nos livres».

    «Nous vous informons ne pouvoir prendre en charge le sinistre causé car la police d’assurance du véhicule incriminé n’est pas répertoriée dans nos livres».

    Récapitulons : Pour cause de non-inscription du véhicule incriminé dans ses livres, l’Assurance «Sabunyuman» refuse donc de prendre en charge le sinistre subi à son client. Je répète : le sinistre causé non par le client de «Sabunyuman», mais parce que l’autre véhicule à l’origine de l’accident n’est pas répertorié dans ses livres à elle (de «Sabunyuman»). 

     Pour ce motif, le client régulier de «Sabunyuman», en possession de tous les documents référentiels y compris le PV en bonne et due forme de la police, ce bon client disons-nous, est donc prié d’aller voir ailleurs ! 

    Eh bien il est allé voir ailleurs, chez votre serviteur, muni de toutes les pièces justificatives, y compris les reçus de paiements au compte de «Sabunyuman», les photos de l’accident, le PV de police… Comment justifier ce refus d’une société d’assurance que l’on pensait respectable ?

    Nous avons cherché à joindre la direction de la société, sans succès ! Nous ne désespérons pas de la rencontrer.

    A suivre 

  • Article sans titre 5598

    QUE PENSENT OFFICIELLEMENT LES AMERICAINS DE LA DEMOCRATIE?

    Courant février 2024, lors de la cérémonie différée de célébration du 248ème anniversaire de l’indépendance des USA, l’Ambassadeur Rachna Korhonen a presque enjoint aux autorités maliennes d’organiser, toute affaire cessante, des élections en vue du rétablissement de l’ordre constitutionnel conformément aux principes démocratiques.
    Mais en réalité qu’est-ce que les Américains eux-mêmes pensent officiellement de la démocratie?
    Aux gardiens (Maliens) du temple de la démocratie, qui se sont emballés pour cette injonction faite à mots voilés, nous soumettons pour méditation cet extrait d’un document de US State Department – Top Secret PPS 23 datant de 1948 et déclassifié en 1974 qui dit: « …Nous possédons environ 50% de la richesse du monde, mais seulement 6.3% de sa population…Dans cette situation, nous ne pouvons manquer d’être l’objet d’envie et de ressentiment. Notre véritable tâche pour la période à venir est de concevoir un modèle de relations qui nous permettra de maintenir cette disparité. Pour ce faire, nous devrions nous passer de toute sentimentalité et toute rêverie; et notre attention devra être concentrée partout sur nos objectifs nationaux immédiats…Nous devons cesser de parler d’objectifs vagues et…irréels comme les droits de l’homme, le rehaussement du niveau de vie et la démocratisation. Il n’est pas loin le jour où nous devrons aborder le concept de pouvoir pur et direct. Moins nous nous embarrassons de slogans idéalistes, mieux ce sera… »
    Plus loin le même document précise: « …Pour apaiser le public, il est nécessaire de claironner constamment les slogans idéalistes » (Noam Chomsky : WHAT UNCLE SAM REALLY WANTS?, 14è édition 2003).

    Nous notons que l’Ambassadeur des USA était en plein dans ce rôle face à un parterre d’invités dont la classe politique malienne.
    A présent que le constat est fait, chacun est libre de se laisser emballer ou pas par des slogans qualifiés « idéalistes » par ceux-là mêmes qui en font la promotion aux fins de divertissement!
    Pour notre part, nous nous rangeons dans le camp des Maliens ayant choisi, en toute responsabilité, de contextualiser ces slogans en les hiérarchisant dans les priorités nationales sans préjudice de nos objectifs stratégiques immédiats, à moyen et long termes.
    Des autoproclamés chantres de la démocratie, que l’histoire récente du Mali a implacablement couverts du manteau « d’insatiables du pouvoir » ou de « boulimiques de profits et d’intérêts sordides », chacun selon, ont vite fait de sauter sur cette immixtion d’une puissance étrangère dans nos affaires intérieures. Certains vont jusqu’à considérer ce jeu de rôle comme une autre aubaine « divine » à saisir pour ébranler la transition, dont ils réclament d’ailleurs la fin ce 26 mars 2024, dans son combat de Refondation. Oublient-ils que le peuple malien veille?

    Nazirou Sacko
    Fonctionnaire international à retraite
    Baco-Djicoroni

    Nazirou Sacko

    Fonctionnaire international à retraite

    Baco-Djicoroni

  • JEUX OLYMPIQUES PARIS 2024 DE FOOTBALL

    JEUX OLYMPIQUES PARIS 2024 DE FOOTBALL

    Le tirage au sort des poules du tournoi de football des Jeux Olympiques Paris 2024 effectué mercredi dernier dans la capitale française a logé les Aiglons dans la poule D en compagnie du Paraguay, de l’Israël et du premier représentant asiatique . . .

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  • AVIS DE REMERCIEMENT

    AVIS DE REMERCIEMENT

    Toute la famille Djibo, la famille Samoukan, la famille Minta, leurs enfants, petits-enfants, parents et amis ont été touchés par l’affection et le soutien dont vous avez fait montre  lors du décès de MADAME DJIBO FATOUMATA SAMOUKAN DITE ANDIO 

    Nous vous remercions de votre présence à nos côtés et de la sympathie que vous avez manifestée à notre égard pendant ces circonstances douloureuses.

    Soyez-en remerciés

  • Les autorités maliennes bloquent l’enquête sur la mort du journaliste Birama Touré

    Les autorités maliennes bloquent l’enquête sur la mort du journaliste Birama Touré

    Par Monde Afrique

    • Huit ans après la disparition du journaliste malien Birama Touré, enlevé le 29 janvier 2016 et mort dans les locaux de la sécurité d’Etat à Bamako, son ancien directeur de publication, Adama Dramé, réclame toujours justice. L’enquête a connu de grandes avancées tout au long de ces huit années mais elle est désormais au point mort. Adama Dramé, qui dirige le journal d’investigation Le Sphinx, a répondu aux questions de Mondafrique en France, où il est désormais réfugié politique.

    Mondafrique : que sait-on aujourd’hui des derniers instants de Birama Touré ?

    Adama Drame :  il a été torturé. Celui dans les bras duquel Birama est décédé a dit qu’il avait été torturé. Il saignait de la bouche et, excusez-moi, de par derrière. Il criait; il disait qu’il va mourir. Il est mort dans ses bras, de suite de tortures avec l’électricité, avec tout ce que vous pouvez penser d’ignoble et d’infra-humain. Aujourd’hui, c’est établi. Après sa mort, le corps de Birama a été roulé dans un sac en nylon (le même dans lequel on ensache le riz de 100 kg au Mali, ndlr) et transporté à bord du pick-up blanc que Karim Keïta avait offert au colonel Cheick Oumar N’Diaye puis jeté dans un puits à Sébénikoro. Beaucoup de bâtiments ont été construits dans cette zone. On n’a pas pu retrouver le corps. On sait quand même qu’il a été enterré dans un ancien puits situé sur un champ qui appartient à la famille Haidara.

    Mondafrique : sait-on pourquoi Birama Touré a été enlevé ?

    A.D. : il avait dit qu’il enquêtait au nom du Sphinx. Le jeudi 28 février 2016, un jour de bouclage du journal, Birama est venu avec quelqu’un à la rédaction et a demandé à me parler. Cette personne qui l’accompagnait était l’adjudant Aboubacar Koné, dit Abacha, de la Sécurité d’État. Ceux qui étaient présents ce jour-là l’ont formellement identifié quand on a publié sa photo dans la presse. Moi, je n’étais pas là. J’étais parti à Dakar deux jours plus tôt au chevet de ma sœur malade.

    Par la suite, on a découvert que Birama travaillait depuis six mois dans un autre journal appartenant à son homonyme Birama Fall, lui-même décédé depuis lors. C’est lui qui l’aurait envoyé chez Karim Keita, le fils du Président Ibrahim Boubacar Keita, pour enquêter sur une affaire de mœurs au nom du Sphinx. Karim Keita était soupçonné d’avoir fait un enfant à la femme d’un de ses amis, qu’il a plus tard épousée. Un jour, Karim était assis avec le colonel Cheick Oumar N’Diaye dans un bar sis au Blabla. Le téléphone de Karim sonnait et ce dernier ne décrochait pas. Le colonel N’Diaye lui aurait dit «Mais décroche !» et Karim lui aurait répondu : «C’est un journaliste qui m’emmerde.» Il lui aurait  expliqué la situation et le colonel lui aurait dit : «Laisse-moi faire. On va lui taper un peu dans les testicules.»

    Par la suite, le juge Sidi Abdine Maïga a découvert que Birama enquêtait sur l’affaire Paramount, une affaire d’achat de blindés surfacturés dans laquelle Karim Keïta est soupçonné d’avoir joué un rôle en tant que président de la commission Défense de l’Assemblée et fils du Président très impliqué dans les affaires d’armement.

    Birama Touré

    Mondafrique : comment l’enquête a-t-elle progressé ?

    A.D. : au début, c’était l’affaire Ministère public contre X. Maintenant, c’est devenu Ministère public contre Karim Kéita, Moussa Diawara et autres. Le premier juge était le juge Cissé, qui a été nommé président du tribunal de Kayes. Un deuxième juge lui a succédé puis le juge Oumar Diarra, qui a convoqué Karim Keita. Ensuite, le procureur Idrissa Hamidou Touré et le juge d’instruction Sidi Abdine  Maiga ont abattu un travail extraordinaire. Ils ont pu entrer en contact avec beaucoup de témoins dont nous ignorions l’existence. Ils ont retrouvé l’homme dans les bras de qui Birama est décédé dans la cellule 4 de la Sécurité d’État. Leurs  investigations ont abouti d’abord à l’arrestation du général Moussa Diawara, qui était directeur de la sécurité d’État au moment de l’enlèvement de Birama. Ils sont aussi à l’origine du mandat d’arrêt international lancé contre Karim Keita, qui n’a malheureusement pas été exécuté puisque Karim Keita s’est installé en Côte d’Ivoire après le coup d’État.

    Avec la chute d’Ibrahim Boubacar Keita et l’arrivée au pouvoir du nouveau régime, nous avons nourri beaucoup d’espoir, moi, la famille de Birama et la presse malienne. Mais malheureusement, au fur et à mesure que le juge Maïga continuait à demander à écouter certaines personnes soupçonnées d’être impliquées, tout d’un coup, on n’a rien compris, les avocats de la défense ont saisi la chambre d’accusation qui a retiré le dossier au tribunal de la commune 4 pour l’envoyer au tribunal de la commune 6.

    Mondafrique : qui le juge Maïga voulait-il entendre?

    A.D. : le statut général des militaires dispose que toute poursuite pénale à l’encontre d’un militaire en activité nécessite sa mise à disposition préalable à l’autorité judiciaire par le ministre de la Défense, seul à pouvoir l’ordonner. Le ministre Sadio Camara a accepté que Moussa Diawara soit mis à la disposition de la justice et ce dernier a été écouté, confronté et mis sous mandat de dépôt depuis trois ans. Mais c’est le seul.

    Vous voyez, c’est quelque chose d’assez ignoble. Je peux comprendre que des assassins fassent tout pour se soustraire à la justice mais quelqu’un qui est honnête, qui veut un Mali nouveau, ne devrait pas les couvrir. Ce n’est pas normal.

    Bizarrement, le ministre de la Défense Sadio Camara a accordé la mise à disposition du général Moussa Diawara qui a été confondu et emprisonné malgré son faux alibi. Mais pour tous les autres, ceux qui ont conduit Birama à la Sécurité d’État, l’ont interrogé, torturé, assassiné puis enterré, le colonel Cheick Oumar N’Diaye, le colonel Ousmane Camara dit Omani, le capitaine Cheick Tidiane Diarra, l’adjudant Boubacar Koné dit Abacha, qui était le tortionnaire en chef de la sécurité d’État, Aguibou Magassa et Seydou Diossa, quand le juge a voulu les entendre, il n’a obtenu aucune réponse à ses demandes de mise à disposition.

    Le général Moussa Diawara, ancien responsable de la direction générale de la Sécurité d’État, détenu depuis trois ans pour le meurtre de Birama Touré

    Mondafrique : comment le dossier a-t-il évolué ensuite ?

    A.D. : rapidement, le juge Mohamed Saïdou Séne, qui a hérité du dossier, s’est rendu à l’évidence et a émis à son tour trois demandes de mise à disposition des mêmes personnes, qui sont restées, jusqu’à l’heure où je vous parle, sans réponse.

    Mondafrique : comment expliquez-vous ces blocages ?

    A.D.:  les six personnes impliquées dont on demande la mise à disposition sont des gendarmes. Quand on regarde l’évolution des choses, on se demande finalement si le général Moussa Diawara n’a pas été victime d’un règlement de compte. Parce qu’il n’y a pas de raison qu’il soit arrêté pour l’affaire Birama depuis trois ans et qu’on refuse que les autres soient écoutés !
    Le président du Conseil national de la transition, le colonel Malick Diaye, est un promotionnaire du colonel CheickOumar N’Diaye et il semblerait que le ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, ait des liens assez forts avec le colonel Ousmane Camara dit Oumani, dans le bureau duquel Birama a été interrogé la première fois. Ce sont des copains de promotion ou des parents et, malheureusement, ils sont protégés.  

    Ni le ministre de la Justice ni le ministre de la Défense qui doit donner l’autorisation n’ont voulu que le juge les écoute. Et le juge Séne a tellement insisté, malgré les menaces, qu’il a fini par être muté à Kimparana, à plus de 470 km de Bamako, dans un fief djihadiste ! Son seul crime, c’est d’avoir essayé de faire honnêtement son travail.

    Mondafrique :  pourtant, vous fondiez beaucoup d’espoir sur le régime militaire ?

    A.D. : nous sommes tombés des nues. Les autorités maliennes protègent ces six suspects. Parmi eux, il y en a qui continuent à  travailler à la sécurité d’État. Le colonel N’Diaye est au ministère de la Défense. Il a même été promu. Nous ne pouvons pas comprendre que les autorités fassent obstacle à la manifestation de la vérité. Pour un régime qui fait la promotion du Mali nouveau, où la justice règne, il ne suffit pas de mener la lutte contre la corruption. La lutte contre les assassinats doit être menée avec encore plus de vigueur. Pour l’honneur de la justice malienne, pour l’honneur des officiers qui dirigent le Mali, qui veulent apporter la liberté, la souveraineté, combattre l’impunité sous toutes ses formes, qu’ils laissent les juges faire leur travail.

    La famille Birama a déposé une demande d’audience auprès des ministres de la Justice et de la Défense depuis sept mois. A l’heure où je vous parle, ces deux demandes d’audience aussi sont, ellesaussi, restées sans réponse.

    Un nouveau juge d’instruction vient d’être nommé. Néma Sagara sera la septième. Je compte sur elle pour qu’elle poursuive le travail extraordinaire de ses collègues.

    Karim Keita, commanditaire présumé du meurtre et, à ses côtés, l’actuel chef d’État du Mali, le colonel Assimi Goita

    Mondafrique : Quelles conséquences a eu la disparition de Birama Touré dans votre propre vie ?

    A.D. : Cet événement a eu de très grandes conséquences dans ma vie. Birama a disparu le 29 janvier 2016. J’ai enquêté et mes investigations ont abouti à l’identification de beaucoup de ceux qui étaient impliqués dans sa disparition, avec l’aide de certains confrères de la place, notamment les journaux le Matinal et le Pays. Ce dernier avait retrouvé l’un des co-détenus de Birama. Au bout de deux ans, alors que j’étais prêt à publier le résultat de mes recherches,  le régime a essayé de m’acheter et on m’a fait plusieurs propositions : 50 millions, 350 millions, 500 millions de francs CFA. Comme j’ai refusé, ils ont décidé finalement de me liquider. On a essayé de m’écraser avec un camion et j’en ai réchappé miraculeusement. A ce moment-là, j’ai décidé de m’exiler en France. J’ai bénéficié de la protection de l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides), que je remercie. Et un peu plus tard, j’ai pu faire venir ma famille.  

    C’est très dur, l’exil, mais il y a des combats qu’il faut mener jusqu’au bout. Jusqu’à ma mort, je me battrai pour que tous ceux qui sont soupçonnés dans la disparition, la séquestration, la torture et l’assassinat de Birama Touré soient arrêtés et jugés.

    Propos recueillis par Nathalie Prévost

  • CHOGUEL K. MAÏGA

    CHOGUEL K. MAÏGA

    Si les griefs de ses camarades politiques du M5-RFP, voire de la classe politique toute entière comportent peut-être quelques grains de fondements et méritent par conséquent d’être discutés, l’attitude des 5 colonels envers leur PM est par contre dénuée de respect et surtout d’égard à l’endroit d’un compagnon qui a tout donné pour leur maintien, survie et ascension . . .

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  • Afrique : Vive le Libre-Échange ?

    Afrique : Vive le Libre-Échange ?

    L’ex-président Issoufou a été l’invité surprise de monsieur Faki président de la Commission de l’UEMOA. Les rumeurs les plus fantaisistes ont circulé attribuant aux efforts d’Issoufou la levée des sanctions de la CEDEAO/UEMOA intervenant dans le même temps. Pour cette sortie surprenante du Niger, Issoufou et de son équipe, dont un brillant chercheur du LASDEL ont invoqué le motif de la ZLECAF. Cette zone vise à établir un marché unique à l’échelle du continent africain pour les biens et les services, incluant la libre-circulation des personnes et des capitaux . . .

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  • AFFAIRE DES FAUX AVANCEMENTS ET SURCLASSEMENTS À LA DGE (IMPOTS)

    AFFAIRE DES FAUX AVANCEMENTS ET SURCLASSEMENTS À LA DGE (IMPOTS)

    Le Ministère en charge du Travail et de la Fonction Publique a décidé de réagir suite au scandale portant sur de faux avancements et surclassements  dont se sont rendus coupables certains hauts fonctionnaires de la Direction des Grandes Entreprises (DGE) des Impôts. Une réaction cependant jugée timide au regard de la gravité des faits . . .

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  • NOUVEAU CLASSEMENT FIFA 

    NOUVEAU CLASSEMENT FIFA 

    Les Aigles du Mali occupent le 8e rang africain et 47e mondial

    De la 51eplace au plan mondial et 9eau plan africain en décembre dernier, les Aigles du Mali grimpent désormais au 47erang mondial et à la 8e place en Afrique.

    C’est à l’issue du tout premier classement 2024 de la FIFA que ce bond a été constaté.

    Plus d’un mois après son précédent classement qui a coïncidé avec la fin de l’année 2023, la FIFA a publié en ce mois de février son tout premier classement de l’année 2024. Une année qui démarre en beauté pour la sélection nationale du Mali qui a réalisé un bond de 4 places sur le plan mondial.

    Selon la Fédération malienne de Football, cette belle envolée, les Aigles l’ont réalisée grâce à leur parcours à la 34eédition de la Coupe d’Afrique des Nations disputée en Côte d’Ivoire où ils ont atteint les quarts de finale.

    Le Maroc maintient sa 1èreplace !

    Il est important de noter que, selon les statistiques de Football Ranking, malgré son élimination prématurée de la CAN 2023, la sélection nationale du Marocdemi-finaliste de la dernière Coupe du Monde, maintient sa position de leader du football africain. Les Lions du Sénégal conservent également leur deuxième place sur le podium.

    Top 20 Africain du mois de février 2024

    1) Maroc (12e mondial) (+1 place) | 1 663,91 (+2,22)

    2) Sénégal (17e mondial) (+3 places) | 1 621,38 (+27,07)

    3) Nigeria (32e mondial) (+10 places) | 1 516,87 (+42,43)

    4) Égypte (36e mondial) (-3 places) | 1 500,39 (-18,52)

    5) Tunisie (39e mondial) (-11 places) | 1 489,86 (-33,37)

    6) Algérie (41e mondial) (-11 places) | 1 481,29 (-38,97)

    7) Mali (45e mondial) (+6 places) | 1 469,77 (+24,17)

    8) Côte d’Ivoire (48e mondial) (+1 place) | 1 455,26 (+7,61)

    9) Cameroun (51e mondial) (-5 places) | 1 451,85 (-11,21)

    10) Burkina Faso (60e mondial) (-3 places) | 1 400,50 (-10,51)

    11) RD Congo (61e mondial) (+6 places) 1 395,87 (+39,21)

    12) Afrique du Sud (62e mondial) (+4 places) | 1 395,05 (+37,97)

    13) Cap-Vert (66e mondial) (+7 places) | 1 377,06 (+47,26)

    14) Ghana (67e mondial) (-6 places) | 1 362,57 (-21,62)

    15) Guinée (75e mondial) (+5 places) | 1 320,41 (+30,40)

    16) Guinée Équatoriale (79e mondial) (+ 9 places) | 1 310,50 (+42,07)

    17) Gabon (84e mondial) (-2 places) | 1 289,52 

    18) Zambie (88e mondial) (-4 places) | 1 276,41 (-8,15)

    19) Ouganda (92e mondial)  | 1 246,88 (+1,80)

    20) Angola (93e mondial) (+24 places) | 1 240,88 (+72,83)

    M. NIANG

  • 6e JOURNEE DE LA COUPE CAF

    6e JOURNEE DE LA COUPE CAF

    Le Stade Malien se qualifie pour les quarts de finale

    Les rencontres de la 6e et dernière journée des matches de poules de la coupe CAF ont été disputées la semaine dernière. A l’issue de ces confrontations huit équipes dont le Stade Malien  se sont qualifiées pour les quarts de finale

    La Coupe de la Confédération africaine de football (Coupe CAF) a livré son verdict à l’issue de la sixième et dernière journée des matchs de poule jouée dimanche dernier.

    Le Stade Malien de Bamako malgré sa lourde défaite face auRS Berkane du Maroc (0-3) avait déjà validé son ticket pour les quarts de finales de cette compétition depuis la 5e en dominant les Diables Noirs du Congo Brazzaville par le strict minimum d’un but à zéro (1-0).

    Avec10 points au compteur après cette courte et éclatante victoire lors de la 5e journée, les pensionnaires du Complexe Sportif Fousseyni Diarra de Sotubaont pu se maintenir à leur deuxième place dans le groupe et valider en même temps leur ticket pour les quarts de finale de la compétition.

    La première place de ce groupe D est occupée par RS Berkane du Maroc (14 points) après sa victoire sur  le Stade Malien lors de la 6e et dernière journée. Le Sekhukhune d’Afrique du Sud (5 points) et les Diables Noirs du Congo (1 point) ont été éliminés de la course dans ce groupe.

    Le grand perdant de cette dernière journée a été le Club Africain de Tunis. Dans l’obligation de l’emporter contre Académica Lobito, qui a perdu tous ses matchs lors des cinq précédentes journées, la formation tunisienne n’a pu faire mieux qu’un nul (1-1) contre le club angolais et ne jouera pas les quarts.  Cette sixième journée des matchs de poule de la Coupe CAF a également été marquée par la défaite 5-0 infligée aux Libyens d’Al Hilal Benghazi par les Égyptiens de Future FC.

    Tenant du titre, l’USM Alger finit également cette phase de la plus belle des manières en battant Supersport United (2-1).

    A noter que la seule fausse note de cette dernière journée a été l’annulation du match entre Zamalek et Académie SOAR. Et pour cause, le club guinéen a déclaré forfait parce que bloqué à Bamako, les tickets retour des joueurs n’ayant pas été confirmés selon les responsables de cette formation. Il faut rappeler que cette rencontre était sans enjeu.

    Les résultats de la 6e et dernière journée :

    Diables Noirs 0-0 Sekhukhune United

    USM Alger 2-1 Supersport United

    Moderne Future FC 5-0 Al Hilal Benghazi

    Club Africain 1-1 APC Lobito

    Rivers United 2-1 Dreams FC

    Sagrada Espérança 3-0 Abu Salem

    RS Berkane 3-0 Stade Malien

    Les clubs qualifiés pour les quarts :

    Abu Salem

    Dreams FC

    Modern Future FC

    Rivers United

    RS Berkane

    Stade Malien

    USM Alger

    Zamalek SC

    M. NIANG

  • ECONOMIE

    ECONOMIE

    Les chefs d’Etat de la Cédéao viennent d’avaler leur chapeau en levant, pour des raisons humanitaires, disent-ils, les sanctions qu’ils avaient prises pour ériger un véritable blocus total du Niger, un pays sans littoral. Comme l’avait annoncé Le Sphinx, la faiblesse politique  de leur décision ne pouvait que les conduire à abandonner les sanctions, ce qui a été fait le 24 février. Cependant même le retour sur des mesures indignes est entouré d’ambiguïtés et de faux-semblants par les messages contradictoires du président Tinubu et du . . .

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  • GROSSES MAGOUILLES AUTOUR DU MARCHÉ DES CARTES D’IDENTITÉ DITES «BIOMÉTRIQUES SECURISÉES», AMO…

    GROSSES MAGOUILLES AUTOUR DU MARCHÉ DES CARTES D’IDENTITÉ DITES «BIOMÉTRIQUES SECURISÉES», AMO…

    Les Associations Maliennes de Lutte contre la Corruption et la Délinquance Financière interpellent le Président de la Transition, le Ministre de la justice, le Procureur…

    Vous le savez sans doute : les cartes NINA comportent de graves erreurs très souvent préjudiciables à leurs détenteurs. Ce que vous ignorez par contre, est que ces ratés consécutifs à des actes de corruption et de délinquance financière sont réparables. Mais ce sont encore et toujours des actes de corruption et de délinquance financière qui empêchent ces  corrections. Les Associations Maliennes de Lutte contre le phénomène (corruption et délinquance financière) ont décidé d’agir en interpellant les plus hautes autorités du pays dont Assimi Goïta.

    Les Responsables du Réseau des Associations maliennes de lutte contre la Corruption et la délinquance financière (RAMLCDF) ont animé une conférence de presse le jeudi 22 Février dernier à leur siège sis à Bacodjicoroni ACI. A l’ordre du jour, la dénonciation de faits corruption dans le processus d’attribution des marchés de cartes AMO, cartes dites biométriques… Des faits gravissimes et étayés par des preuves.

    Moussa Touré, président dudit Réseau (RAMLCDF) était entouré de ses proches collaborateurs face aux journalistes. Après l’hymne dédié à la lutte contre la Corruption et à la délinquance financière, place aux échanges avec la presse.

    Moussa Touré a fait la genèse des faits, voire du scandale et lecture des  différences correspondances adressées au président de la Transition, au ministre de la Justice et au procureur du Pôle National Economique et Financier en vue de l’«ouverture d’une enquête, aux fins de situer les responsabilités des faits qui ont occasionné au citoyen malien la déperdition de ressources si rares»  (lire extraits des correspondances).   

    Aux dires du conférencier, il existe plusieurs cas de corruption et délinquance financière au Mali et contre lesquels le RAMLCDF s’insurge et mène en ce moment des investigations. Pour l’instant dit-il, c’est celui des cartes dites «biométriques sécurisées» qui suscite la plus grosse inquiétude au regard de ses contours et l’implication de hauts responsables d’hier et même d’aujourd’hui et de la nature même du sujet, à savoir les cartes d’identité nationales, devant être initialement couplées aux cartes AMO et services associés comme le transfert d’argent et autres opérations bancaires.  

    Après avoir rassemblé, recoupé et analysé tous les aspects de la question, le RAMLCDF a, à la mi-février, adressé une correspondance au président de la Transition conformément au souhait de celui-ci de voir ses compatriotes dénoncer tout cas de malversation et détournement. Ce qui est désormais fait dans le cas des cartes d’identité nationales.

    Une autre correspondance a été adressée et au ministre de la Justice et au procureur en charge des affaires de cette nature (lire extraits).

    Batomah  Sissoko

  • Encadré

    Encadré

    CISSÉ TECHNOLOGIES, l’attributaire floué disposé à collaborer avec la justice et…

    La parcelle dévolue à l’imprimerie de confection des cartes a été vendue

    Il ne saurait deux maraudeurs à Markala si ce n’est…, dit un proverbe local… La preuve ici.

    L’affaire étant désormais pendante devant la justice au regard de la saisine des Associations de lutte contre la corruption et la délinquance financière, l’Attributaire provisoire du premier marché portant sur la carte couplée lequel a été par la suite floué, à savoir M. Cissé, Promoteur de «Cissé Technologies», se dit totalement disposé à collaborer avec la justice malienne. Il attend donc être sollicité par qui de droit.

    En attendant, il n’a pas estimé opportun de nous livrer les éléments à sa disposition, du moins, pour l’instant. La balle est donc dans le camp de la justice malienne. 

    Il nous revient en attendant et à la suite de nos propres investigations, qu’il existe bien un accord entre cette entité et les autorités compétentes maliennes. Un contrat abusivement résilié par le ministère malien en charge de la Sécurité ? Il s’avère en tout cas, que l’État malien a bel et bien réceptionné les premiers échantillons de cartes fournis par la partie contractuelle et conformément au cahier des charges. Comme quoi, un accord est en effet intervenu entre les deux parties. Mais le ministère de tutelle, aussi bien sous le régime défunt que celui actuel, a décidé autrement.

    Et le saviez-vous, la parcelle de terrain devant abriter l’imprimerie de confection desdites cartes a été morcelée et vendue. Le Président du Réseau des Associations Maliennes de Lutte contre la Corruption et la délinquance financière l’a confirmé lors du point de presse.

    La preuve manifeste de la responsabilité de l’État du Mali.

    A suivre

    Batomah  Sissoko

  • Extrait de la lettre adressée au Président ASSIMI GOÏTA

    Extrait de la lettre adressée au Président ASSIMI GOÏTA

    «Des cartes non sécurisées […] au mépris du décret prônant le couplage de la carte d’identité biométrique et de la carte de l’assurance maladie»

    Monsieur le Président de la Transition

    «Objet : Dénonciation de faits susceptibles de constituer des infractions ayant occasionné des pertes pour le Trésor public, à l’occasion des marchés de cartes AMO et de cartes dites biométriques

    L’affaire dénoncée par notre Réseau porte sur différents marchés, instituant la carte d’identité nationale sécurisée Cédéao couplée à l’assurance maladie de 2016 à ce jour.

    Cette carte si importante devait servir à la fois de carte d’identité sécurisée, de carte médicale, de carte d’électeur et même de carte bancaire parce qu’ayant une sécurisation garantie par des éléments de sécurité, notamment de biométrie.

    La société Cissé technologie aurait été retenue par une commission technique comprenant le représentant de la Commission de la Cédéao, qui a confirmé la conformité des spécimens proposés par cette société aux exigences de la CEDEAO, en vue d’assurer la sécurité de niveau 1 et 2.

    Paradoxalement, avant même la fin des négociations, la CANAM a, parallèlement, lancé divers appels d’offres, en les fractionnant, pour diverses prestations liés à la confection de nouvelles cartes AMO, approuvé par le Directeur Général des marchés publics, Ben Haïdara, président de la commission de négociation de prix, qui continuaient, certainement une astuce pour découpler et casser le marché, au mépris du décret qui prônait le couplage de la carte d’identité biométrique et de la carte de l’assurance maladie.

    Il s’agit de Luc Togo et Diaminatou Sangaré, respectivement Directeur Général et Directrice de l’informatique qui représentait pourtant la CANAM dans la commission de négociation de prix dirigée par le directeur Général des marchés publics d’alors, en l’occurrence Ben M’bouillé Haïdara.

    Le marché a donc été finalement annulé de façon unilatérale alors même que Cissé Technologies aurait, par courrier, en date du 29 août 2017 accepté le prix de 6.000F imposé par l’Etat lui-même, après que les deux parties se fussent mises d’accord une première fois sur un prix de l’unité de 9.000 F.

    Les déclarations du ministre de la sécurité et de la protection civile, en l’occurrence, Salif TRAORE, en date du 10 mai 2018, au cours de son interpellation à l’Assemblée Nationale ne correspondraient donc pas volontairement à la vérité, pour des fins que nous ignorons.

    Par ailleurs, le motif ayant servi à l’annulation du marché attribué à la société Cissé technologies en 2018 est manifestement erroné à partir du moment où le prix accepté de 6.000 F. a été fixé par le Gouvernement lui-même.

    Le même motif erroné a été malheureusement, de nouveau, servi au cours du Conseil des Ministres tenu le 12 octobre 2022, pour justifier le découplage et l’institution d’une nouvelle carte biométrique sécurisée couteuse à l’Etat.

    Suivant les informations disponibles, même la nouvelle carte dite « biométrique sécurisée » ne réponde pas non plus aux normes et spécificités exigées par la CEDEAO qu’auraient respecté certains pays, comme le Ghana.

    Le pays a ainsi été privée d’une économie de plus de moitié du prix proposé, sur la carte biométriques sécurisées couplés aux cartes AMO et services associés, comme le transfert d’argent, San non plus obtenir les éléments de sécurité idoines.

    A notre avis, le lancement de divers marchés par la CANAM portant sur le même objet que le marché qui faisait encore l’objet de négociation avec la société CISSE technologies qui a imposé la séparation de la carte d’identité sécurisée, de la carte d’électeur, de la carte AMO, n’est rien d’autre que du fractionnement de marché pourtant interdit par le code des Marchés publics ayant occasionné des pertes énormes pour Trésor Public, en raison de la surenchère sur le coût de confection de différentes cartes qui pouvaient être couplées sans difficulté technique ni juridique : 

    • Cartes AMO,
    • Cartes NINA et,
    • Cartes dites « biométriques sécurisées ».

    Ainsi, selon les informations relayées, les dépenses de fabrication de la carte NINA, en 2017 auraient coûté à l’Etat autour de 2 (deux) milliards, sans résultat tangible.

    En 2018, de nouvelles cartes d’électeurs ont été commandées à 3 milliards, semble-t-il avec le partenaire de Cissé Technologies avec qui la négociation était en cours pour les cartes couplées.

    Quant au marché sur les cartes nationales d’identité dites biométriques, il a été attribué à un autre prestataire, avec des coûts supplémentaires puisqu’ils auraient coûté à l’Etat la bagatelle de 40 milliards, avec les résultats que nous connaissons puisqu’il n’a pas permis d’aboutir à la correction des erreurs sur les cartes.

    Le plus grave, c’est que vous vous rendrez, aisément, compte que ces cartes dites « biométriques sécurisées » ne répondent pas aux normes minimales de sécurité, fixées par la CEDEAO et dont les spécimen et Guide pratique dont les spécimens ont été officiellement présentés par la commission le 17 décembre 2015 et remis aux chefs d’Etat et chefs de délégations et dont le respect scrupuleux des spécifications techniques a été ensuite exigé par la CEDEAO, par courrier N°ECW/REL/010-COMMTCIMF/FM/ac en date du 10 mars 2016.

    C’est pourquoi, nous vous saisissons, par le présent courrier, tout en vous transmettant les pièces et autres journaux auxquelles nous avons pu avoir accès, afin que vous puissiez faire ouvrir une enquête, aux fins de situer les responsabilités des faits qui ont occasionné au citoyen malien la déperdition de ressources si rares» Espérant que vos instructions permettront de faire la lumière, de façon diligente et de situer les responsabilités sur les déperditions volontairement occasionnées au Trésor Public, nous restons à votre disposition, pour d’éventuels éclairages» […].

  • Extrait de la lettre adressée au Procureur

    Extrait de la lettre adressée au Procureur

    En cause, «des responsables de la direction de la CANAM, des cadres administratifs et politiques au niveau de la Sécurité et de la protection civile, du ministère des Finances, de la Primature…»

    A Monsieur le Procureur du Pôle National Economique et Financier

    «Objet : Dénonciation de faits susceptibles de constituer des infractions ayant occasionné des pertes pour le Trésor public cachant une atteinte aux biens publics, à l’occasion des marchés de cartes AMO, de cartes dites biométriques.

    […] «L’affaire débute le 29 avril 2016, par l’adoption en Conseil des Ministres du décret N°0253 P-RM portant institution et règlement de la carte d’identité nationale sécurisée CEDEAO couplée à l’assurance maladie.

    Cette carte si importante devrait servir à la fois de carte d’identité sécurisée, de carte médicale, de carte d’électeur et même de carte bancaire parce qu’ayant une sécurisation garantie par des éléments de sécurité, notamment de biométrie.

    Il vous reviendra également que le sujet a fait l’objet d’une interpellation du ministre de la sécurité et de la protection civile, par l’Assemblée nationale à sa session du jeudi 10 mai 2018, en l’occurrence, le Général Saiif TRAORE qui a été au centre de cette affaire.

    Les deux parties s’étaient mise définitivement d’accord depuis le 27 janvier 2017 sur un prix unitaire de 9.000 FCFA, dans un premier temps.

    Dans un deuxième temps, les mêmes représentants de l’Etat remettront en cause les montants convenus par PV, pour l’attribution définitive du marché à la société CISSE- Technologies pour exiger un coût unitaire de 6.000 F CFA.

    En dépit de l’accord définitif sus-indiqué, la société CISSE-Technologies aurait consenti l’acceptation de ce nouveau prix imposé, par courrier, en date du  29 août 2017, pour lever le dernier blocage à la «deuxième finalisation définitive» du marché de production des cartes biométriques sécurisées couplés aux cartes AMO, en acceptant le énième prix imposé par l’Etat lui-même qui était de 6.000F l’unité.

    Le ministre de l’Économie et des Finances au moment des faits, en l’occurrence, Boubou Cissé, aurait ainsi réussi à contraindre l’attributaire définitif à ramener le prix de la carte d’identité biométrique couplée à l’assurance maladie et services associés de 13.500 FCFA proposés, à 6.000 FCFA, après avoir définitivement accepté un prix de 9.000 F, avant de se raviser, obtenant de ce fait une économie de plus de moitié du prix proposé, sur la carte biométriques sécurisées couplés aux cartes AMO et services associés.

    Cette acceptation devrait, en principe, clôturer le processus de négociation par lequel le ministère des finances lui demandait la réduction des prix unitaires de 9.000 F CFA qu’il avait proposé par son offre financière.

    Les déclarations du ministre de la sécurité et de la protection civile, en l’occurrence, Salif TRAORE, en date du 10 mai 2018, au cours de son interpellation à I’AssembIée Nationale ne correspondraient donc pas volontairement à la vérité, pour des fins que nous ignorons.

    La société Cissé technologie aurait même été retenue par une commission technique comprenant le représentant de la Commission de la CEDEAO, qui a confirmé la conformité des spécimens proposés par cette société aux exigences de la CEDEAO, en vue d’assurer la sécurité de niveau 1 et 2.

    Ainsi, en application du Décret N° 2016-0253/P-RM du 29 avril 2016 portant institution et réglementation de la carte d’identité nationale sécurisée CEDEAO couplée à l’assurance maladie et services associés aurait été attribuée en toute conformité avec les textes nationaux et ceux de la CEDEAO.

    Le député Oumar MARIKO au cours de la séance d’interpellation en date du 10 mai 2018 à l’Assemblée Nationale s’interrogeait légitimement : «Par Décision Numéro 2017- 780-MSPC-SG du 12 octobre 2017, vous procédez à l’annulation de l’appel d’offre relatif au marché de la carte biométrique sécurisée. Monsieur le Ministre, quel est le motif de l’annulation de la notification provisoire que vous avez adressée à Cissé Technologies le 26 août 2016 ? Monsieur le Ministre, êtes-vous au courant de l’engouement et de l’espoir suscités auprès des jeunes par le projet de confection de cartes biométriques par Cissé Technologie ? Etes-vous au courant que le projet permettait de créer immédiatement 700 emplois réels ?».

    «Qui tire les ficelles» avait fini par demander Oumar Mariko puisque affirma-t-il : «ce n’est pas Cissé Technologies qui a proposé les 6.000 FCFA mais bien le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Salif Traoré dans sa lettre N° 2557/MSPC-SG du 23 août 2017, à la suite de concertations avec le ministre de l’Economie et des Finances».

    Si l’on s’en tient à ces éléments, en dépit de l’acceptation formelle des prix proposés par le Gouvernement lui-même, celui-ci trouvera le moyen d’annuler ledit marché dont l’attribution formelle avait été déjà notifiée à CISSE technologies, pour des raisons que nous ignorons.

    Il est utile de préciser qu’au cours de cette procédure, le Comité de Règlement des Différends de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public avait rendu dans cette affaire la Décision n°043/ARMDS-CRD du 23 août 2016 qui déclare la demande d’infructuosité de la DGMP-DSP mal fondée et ordonne la continuation de la procédure de passation de l’appel d’offres.

    Cependant, avant même la fin des négociations, la CANAM a, parallèlement, lancé un appel d’offres, pour la confection de nouvelles cartes AMO, approuvé par le Directeur Général des marchés publics, Ben Haïdara, pourtant président de la commission de négociation de prix, pendant que ces négociations continuaient, certainement une astuce pour découpler et casser le marché, au mépris du décret qui prônait le couplage de la carte d’identité biométrique et de la carte de l’assurance maladie.

    Or, semble-t-il, le couplage permettait au Mali de payer le prix d’une seule carte, en mutualisant plusieurs éléments (cartes, matériel d’enrôlement, lecteurs.).

    L’attributaire floué affirme même que toutes les cartes finalement produites, prises une à une, en dépit de leur coût élevé, ne sont pas à la hauteur de celles qu’il proposait et qui permettaient, en même temps d’économiser sur le coût de fabrication (cartes AMO, cartes d’identité dites «biométriques sécurisées») et de proposer des services associés, comme le transfert d’argent.

    Suivant ses affirmations, celles ne répondent pas non plus aux normes et spécificités exigées par la CEDEAO qu’auraient respecté certains pays, comme le Ghana.

    Pourtant, tout laisse croire que les responsables de la CANAM de l’époque ont procédé à un fractionnement, pour pouvoir produire lesdites cartes, à travers les marchés suivants, en lien avec le marché annulé à des sociétés qui venaient juste d’être créées, apparemment pour les besoins de la cause.

    La dizaine de marchés, frôlant la dizaine de milliards ont été attribués, pour les besoins de la cause comme le corroborent les numéros d’immatriculation au Registre du Commerce et du Crédit mobilier des deux nouvelles sociétés, fraichement créées la même année, soit en 2017.

    Il s’agit des sociétés suivantes :

    • Solution Informatique Sarl, immatriculé sous le numéro RRCM MA.BKO.2017. B.312700, représentée par Boubacar DIAKITE et ;
    • Centre Malien pour le Commerce (CEMAC) Sarl immatriculée au RCCM sous le numéro MA.BKO-2017. B.3127, représentée par Cheick O.O. KONE.

    Pour l’année 2017

    • Marché n° 00334/DGMP-DSP 2017 passé par « appel d’offres ouvert » portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant maximum de 438 900 000 FCFA TTC
    • Marché n° 00335/DGMP-DSP 2017 passé par « appel d’offres ouvert » portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant maximum de 352 458 960 FCFA TTC ;
    • Marché n° 00336/DGMP-DSP 2017 passé par « appel d’offres ouvert » portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant maximum de 1 967 490 000 FCFA TTC ;
    • Marché 00337/DGMP-DSP 2017 passé par « appel d’offres » portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés (Fourniture de station d’enrôlement) pour un montant de 279 720 706 FCFA TTC ;
    • Marché n° 00338/DGMP-DSP passé par « appel d’offres » portant sur Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés (Fourniture de pièces d’usure pour le compte de la Canam), pour un montant de 280 477 826 FCFA TTC (voir documents).

    Pour l’année 2018

    • Marché n°01638/DGMP-DSP 2018 passé par reconduction du marché n° 00335 DGMP/DSP 2017 portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés (Fourniture de pupitre de mise à jour) pour un montant maximum de 352 458 960 FCFA TTC ;
    • Marché n°2232/DGMP-DSP 2018 passé par reconduction du marché n° 00334/DGMP-DSP portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés (Fourniture de cartes d’assurés ALD et H pour le compte de la CANAM, pour un montant maximum de 438 900 000 FCFA TTC ;
    • Marché n° 01640/DGMP-DSP 2018 passé par reconduction du marché n°00336/DGMP-DSP 2017 portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant de maximum 1 967 490 000 FCFA TTC ;
    • Marché n° 01641/DGMP-DSP 2018 passé par reconduction du marché n° 00339/DGMP-DSP 2017 portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant maximum de 1 995 000 000 FCFA TTC

    Marché n° 0865/DGMP-DSP 2021 passé par appel d’offres ouvert conformément aux dispositions de l’article 50 du décret n° 2015-0604-P-RM du 25 septembre 2015 portant Code des marchés publics et des Délégations de Service public portant sur l’acquisition de stations d’enrôlement et de kits d’authentification pour le compte de la CANAM, en lot unique pour un montant de 719 703 039 FCFA TTC.

    Les décideurs de la CANAM avaient certainement des raisons particulières d’attribuer ces marchés à CEMAC SARL et Solution Informatique, deux sociétés créées de toutes pièces pour les besoins de la cause, certainement.

    Il s’agit de Luc Togo et Diaminatou Sangaré, respectivement Directeur Général et Directrice de l’informatique qui représentait pourtant la CANAM dans la commission de négociation de prix dirigée par le directeur Général des marchés publics d’alors, en l’occurrence Ben M’bouillé Haïdara.

    Ce faisant, la CANAM aurait fait dépenser plus de 10 milliards au contribuable malien alors même que son fournisseur avait promis de lui livrer gratuitement les cartes…

    Il devient donc clair que sur les plans sécuritaire et même budgétaire, la confection de carte AMO en couplage avec la carte d’identité sécurisée était plus que bénéfique et répondait techniquement aux besoins de sécurité avec l’actualité du terrorisme et la volonté de sécuriser et assainir l’accès aux pièces d’état civil maliens.

    Par ailleurs, le motif ayant servi à l’annulation du marché attribué à la société Cissé technologies en 2018 est manifestement erroné à partir du moment où le prix accepté de 6.000 F.CFA a été fixé par le Gouvernement lui-même.

    Le même motif erroné a été malheureusement, de nouveau, servi au cours du Conseil des Ministres tenu le 12 octobre 2022, pour justifier le découplage et l’institution d’une nouvelle carte biométrique sécurisée couteuse à l’Etat.

    Il pourrait, dans le meilleur des cas, être le fait de techniciens ayant volontairement induit leur ministre en erreur.

    En effet, le rapport du ministre de la sécurité ayant introduit l’examen du projet de décret qui deviendra le Décret n°2022-0639/PT-RM du 03 novembre 2022 portant institution et règlementation de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée (CEDEAO pour la République du Mali) affirme effectivement :

    «Malheureusement, cette procédure (d’attribution de marché) a été annulée suite au désaccord intervenu entre le ministère de l’Economie et des finances et l’attributaire provisoire sur le prix de cession de la carte…».

    Cependant, en parcourant les informations sus-exposées, l’on se rend à l’évidence du caractère erroné de ces affirmations.

    A notre avis, le lancement de divers marchés par la CANAM portant sur le même objet que le marché qui faisait encore l’objet de négociation avec la société CISSE technologies qui a imposé la séparation de la carte d’identité sécurisée, de la carte d’électeur, de la carte AMO, n’est rien d’autre que du fractionnement de marché pourtant interdit par le code des Marchés publics ayant occasionné des pertes énormes pour Trésor Public, en raison de la surenchère sur le coût de confection de différentes cartes qui pouvaient être couplées sans difficulté technique ni juridique :

    • Cartes AMO,
    • Cartes NINA et, »  Cartes dites « biométriques sécurisées ».

    Ainsi, selon les informations relayées, les dépenses de fabrication de la carte NINA, en 2017 auraient coûté à l’Etat autour de 2 (deux) milliards, sans résultat tangible.

    En 2018, de nouvelles cartes d’électeurs ont été commandées à 3 milliards, semble-t-il avec le partenaire de Cissé Technologies avec qui la négociation était en cours pour les cartes couplées.

    Quant au marché sur les cartes nationales d’identité dites biométriques, il a été attribué à un autre prestataire, avec des coûts supplémentaires puisqu’ils auraient coûté à l’Etat la bagatelle de 40 milliards, avec les résultats que nous connaissons puisqu’il n’a pas permis d’aboutir à la correction des erreurs sur les cartes.

    Ces cartes demeurent d’ailleurs avec les erreurs que beaucoup de citoyens peuvent confirmer, sans compter que cela a abouti à la prise en otage des données nationales, comme il ressort du communiqué des autorités, en l’occurrence, celui du porte-parole du Gouvernement, par laquelle celui-ci a justifié le report des élections prévues pour avril 2024.

    Le plus grave, c’est que vous vous rendrez, aisément, compte que ces cartes dites «biométriques sécurisées» ne répondent pas aux normes minimales de sécurité, fixées par la CEDEAO et dont les spécimen et Guide pratique dont les spécimens ont été officiellement présentés par la commission le 17 décembre 2015 et remis aux chefs d’Etat et chefs de délégations et dont le respect scrupuleux des spécifications techniques a été ensuite exigé par la CEDEAO, par courrier N°ECW/REL/010- COMMTCIMF/FM/ en date du 10 mars 2016 dont copie est jointe.

    Vous trouverez toutes les spécifications techniques obligatoires détaillées dont l’exigence d’une puce électronique dans le Guide.

    Ces éléments de sécurité obligatoire de Conformité aux spécifications de la CEDEAO/Mali (niveau 1 et 2) de cette carte qui ne sont pas sur la carte dite «biométrique sécurisée» du Mali sont les suivants :

    1. Format ID1,
    2. Matière Polycarbonate (Bruit caractéristique),
    3. Présence d’une impression irisée (Vert/Marron/vert),
    4. Présence de tous les champs de personnalisation (Recto),
    5. Présence des bords transparents (Recto ou Verso),
    6. Présence d’un hologramme (Recto),
    7. Présence d’effets tactiles (Recto),
    8. Présence d’un MLI (Recto),
    9. Présence d’une image fantôme (Recto),
    10. Présence d’encres UV (Recto),
    11. Présence d’un filigrane aluminium personnalisé (Recto ou Verso),
    12. Présence de mirro-lettrage laser (Recto),
    13. Présence d’un OVI (Verso),
    14. Présence d’un module personnalisé (Verso),
    15. Présence de la MRZ (Verso),
    16. Présence d’encres UV (Verso),
    17. Présence d’élément Puce électronique.

    A travers ces agissements incohérents, notre Réseau soupçonne des faits déguisés de corruption, de délit d’initié et même de blanchiment, favorisés par un fractionnement grossier permettant d’attribuer des marchés à des sociétés nouvellement créées pour capter ces «opportunités»…

    Or, le marché annulé après validation du contrat par l’acceptation du prix proposé par le Gouvernement semblait répondre à ces spécifications ci-dessus énumérées, sous condition de votre enquête et permettait, pour l’ensemble de la population de mettre les cartes nécessaires à la disposition de la CANAM avec le même budget et en même temps, de constituer une base de l’état civil fiable hébergée au Mali, à un coût moins élevé.

    A cet effet, vous pourrez vérifier si le coût de l’unité de la carte AMO ajouté à celui de la carte biométrique est inférieur aux 6.000 F que la société Cissé Technologies avait accepté, sans tenir compte des options supplémentaires que cette carte semblait offrir, comme les possibilités de transfert d’argent et de création d’emplois, comme semble l’affirmer son Directeur.

    Ces actes seraient le fait, non seulement de la direction de la CANAM à laqueIIe se sont associés d’autres responsables administratifs et politiques au niveau des départements, notamment de la sécurité et de la protection civile et du ministère des finances mais également au niveau de la Primature.

    C’est pourquoi, nous vous saisissons, par le présent courrier, tout en vous transmettant les pièces et autres journaux auxquelles nous avons pu avoir accès, afin que vous puissiez ouvrir une enquête, aux fins de situer les responsabilités des faits qui ont occasionné au citoyen malien la déperdition de ressources si rares.

    L’attributaire provisoire du premier marché portant sur la carte couplée nous a également confirmé nos soupçons, tout en nous manifestant son choix de ne pas pouvoir nous transmettre les éléments dont il dispose qu’iï serait cependant à l’aise à mettre à votre disposition dès lors que vous en manifestez l’intérêt.

    Celui-ci nous a cependant rassuré de sa disponibilité à collaborer, si besoin est, avec la justice, pour vous fournir tous les détails techniques ayant mené à l’annulation paradoxale du marché ainsi que les motivations maladroites qui auront pu expliquer l’annulation du marché couplé au profit de multiples marchés excessivement coûteux pour l’État en raison des multiples marchés attribués à de nouvelles sociétés qui semblent n’avoir été créés que pour capter les opportunités liées à l’inflation des marchés autour de cette affaire de «cartes».…

    En outre, il se dit à même de vous assister pour faire la démonstration technique du fait qu’aucune des cartes fabriquées ne répond aux spécifications et exigences de la CEDEAO figurant dans le guide et spécimens.

    Espérant que votre intervention permettra de faire la lumière, de façon diligente et de situer les responsabilités sur les déperditions volontairement occasionnées au trésor Public, nous restons à votre disposition, pour d’éventuels éclairages».

  • Affaire Wakane Négoce International – DRCC-DB

    Affaire Wakane Négoce International – DRCC-DB

    Quand l’État maltraite ses propres opérateurs : 200 millions F CFA de préjudices pour cette victime

    Un proverbe du terroir dit : «au marché, le Dioula, (Marchand, Commerçant) cherche d’abord un bénéfice ; à défaut, son capital et encore à défaut, sa propre tête». Ici, notre opérateur n’a obtenu ni bénéfice, n’a plus accès à ses installations et est du coup empêché de mener ses activités depuis maintenant 07 ans. La Direction Régionale du Commerce et de la Concurrence est passée par là.

    Le préjudice financier subi par l’entreprise «Wakane Négoce International» est énorme, soit un peu moins de deux cents Millions de Francs CFA consécutif à la réquisition  de son conteneur sise aux Halles de Bamako par la DRCC-DB pour la garde de produits de contrebande saisis par la Gendarmerie nationale depuis février 2017.

    Il s’agit des produits alimentaires,saisis à l’importation par des agents de la gendarmerie nationale et confisqués par le Tribunal de la Grande Instance de la Commune III du District de Bamako au profit de l’Administration du Commerce et la Concurrence : des poulets de chair, foies et reins de bœufs n’ayant toujours pas fait l’objet de demande de restitution.

    Pour rappel, La Direction Régionale du Commerce et de la Concurrence du District de Bamako (DRCC-DB), suite à un accord, a déposé les produits en question dans le conteneur de l’entreprise Wakane Négoce International sise aux Halles de Bamako pour un délai de 10 jours moyennant la somme de Soixante Quinze Mille francs CFA (75 000F CFA) par jour. Affaire conclue !

    Mais à la date convenue, la DRCC-DB n’a pas enlevé ses produits. Qu’à cela ne tienne. Elle n’a, non plus payé les frais afférents au dépôt dans le conteneur de Wakane Négoce International du 12 février 2017 à nos jours. Pas un seul kopeck ! En clair, elle n’a daigné, ni enlever ses produits, ni payer les frais d’emmagasinageet ce, malgré les multiples correspondances à elle adressées. Toutes les démarches de la victime sont restées sans suite.

    Par ailleurs, suite à la Sommation Interpellative servie par l’Etude de Maitre Kaba Keïta, huissier-commissaire de justice à la Direction Nationale de la Concurrence et du Commerce ( DNCC) le 21 Octobre 2020,cette dernière en guise de réponse, a adressé à l’ huissier-commissaire de Justice sus nommé une correspondance en date du 22 Octobre 2020dont l’extrait est ainsi libellé : «Maître, me référant à votre sommation visée en référence, j’ai l’honneur de vous informer que les produits saisis entre les mains de Monsieur Yacouba DJITTEYE ont été déposés dans les magasins de Monsieur SACKO, sis aux Halles de Bamako et placés sous sa garde.

    En attente de la notification de l’Arrêt de la Cour d’appel de Bamako par la Direction générale du contentieux de l’Etat, la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako (DRCC – DB), n’a formulé aucune demande de restitution des dits produits …»

    A ce jour la Direction régionale du Commerce et de la Concurrence du District de Bamako n ’a toujours pas procédé à l’enlèvement des produits saisis; occasionnant ainsi un énorme préjudice financier à l’entreprise Wakane Négoce International estimé plusieurs millions de Francs CFA plus précisément Cent Quatre Vingt Onze Millions Six Cent Vingt Cinq Mille Francs CFA (191.625.000 FCFA)pour le sept (07) ans d’utilisation de son conteneur au-delà du délai convenu entre l’entreprise Wakané et la DRCC-DB.

    Une saine comptabilité permettra d’établir que les prétentions de Wakané Négoce International sont justes et fondées.

    Saisi d’un recours en plein contentieux aux fins de réparation de préjudice, nous espérons vivement que les autorités judiciaires notamment le Tribunal Administratif de Bamako va sans nul doute rétablir l’entreprise sus nommée dans ses droits.

    Vivement une réaction de la Direction régionale du Commerce et de la Concurrence du District de Bamako vers qui est pointé un doigt accusateur.

    A suivre

    Batomah Sissoko

  • TIRAGE CAN MAROC 2025

    TIRAGE CAN MAROC 2025

    Huit pays sont concernés par ce tirage

    Après la 34ème édition de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, les regards sont désormais tournés vers le Maroc où se disputera la CAN 2025. A cet effet, le tirage au sort des préliminaires de ce tournoi a eu lieu le mardi 20 février dernier au siège de la CAF au Caire, en Egypte.

    La Confédération africaine de football (CAF) a organisé, le mardi 20 février 2024 au Caire, le tirage au sort du tour préliminaire des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations « CAN Maroc 2025 ».

    Ce tour préliminaire se déroulera avec les huit équipes les moins bien classées selon le classement de la FIFA, à savoir : Somalie, Djibouti, Sao Tomé, Tchad, Maurice, Soudan du Sud, Libéria et Eswatini.

    Les matches se disputeront en aller-retour pendant la fenêtre FIFA du 18 au 26 mars 2024.

    Les quatre vainqueurs rejoindront les 44 équipes exemptées des éliminatoires. Voici donc les affiches de ces préliminaires : la Somalie sera opposée à l’Eswatini, Sao Tomé affrontera le Soudan du Sud, le Tchad croisera le fer avec l’Île Maurice et Djibouti sera face au Libéria.

    Il faut noter en revanche que l’Erythrée et les Seychelles ne participeront pas à ces qualifications.

    M. NIANG

  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    Affaire Securiport, une machine à cash, des dizaines de milliards de francs CFA détournés
    Tout commence en 2016. Pour les besoins de renforcement des mesures de sécurité à l’aéroport international de Bamako, le Mali signe un contrat de partenariat avec la société Securiport.
    Selon la version du procureur général de la Cour suprême du Mali, « dans ce contrat, le prestataire devrait recevoir 75 % des revenus et l’État malien, 25 %. Cependant, la justice a constaté la disparition de la page du document mentionnant que l’État devrait recevoir 25 % des revenus ». Il annonce . . .

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  • ENIGME DU SPHINX

    ENIGME DU SPHINX

    Mais qui est ce colonel qui, après avoir touché de substantielles rétro-commissions d’une société étrangère, a proposé au propriétaire de la maison qu’il loue de lui racheter celle-ci à 400 millions de FCFA cash . . .

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  • Brèves et confidences du Sphinx

    Brèves et confidences du Sphinx

    Plusieurs  anciens dirigeants se sont réunis pour aller voir un grand féticheur de la place afin d’éliminer un ministre de la République et pas des moindres, qu’ils considèrent comme la tête pensante des militaires qui sont au pouvoir et qui serait à la base de toutes leurs stratégies . . .

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  • La BCEAO : le dernier comptoir colonial ?

    La BCEAO : le dernier comptoir colonial ?

    L’ordre postcolonial centré sur l’éradication du « terrorisme » au Sahel avait déjà subi des soubresauts avec les refus du Mali et du Faso de poursuivre une coopération militaire dans le cadre du G 5 et en liaison avec Paris, l’UE et les États membres de l’OTAN. La colère française après la déchéance du pouvoir de Bazoum au Niger s’est traduite par l’escalade des menaces de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).  Durant les mois d’août et de septembre 2023, une agression militaire . . .

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  • Ramadan 2024

    Ramadan 2024

    La Mauritanie bloque les camions marocains à sa frontière, sur incitation de l’Algérie suite aux défiances de Bamako, de l’avis de certains observateurs. La Côte d’Ivoire suspend l’exportation d’une vingtaine de produits de forte consommation en destination du Mali. Au même moment, la crise énergétique réduit drastiquement le pouvoir d’achat des Maliens à qui les autorités de la transition demandent de serrer la ceinture, encore et encore ! Le Ramadan 2024 s’annonce visiblement laborieux pour le Mali souverain . . .

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  • TRIPATOUILLAGES DANS L’ORGANISATION DE MISS –ORTM

    TRIPATOUILLAGES DANS L’ORGANISATION DE MISS –ORTM

    Les candidates recalées à Bamako reversées dans les régions pour compétir

    Quand bien même n’étant aucunement une  priorité ni pour la boîte ni pour les téléspectateurs maliens, «Miss-Ortm» retient cependant les attentions. Cette année, son organisation est fortement empreinte de tripatouillages.

    Le syndicat de Kassonké (ORTM-UNTM) semble n’avoir rien appris des déboires des équipes précédentes dont celle de feu Touré ayant un gros tableau noire et ardoise de millions F CFA à rembourser. Les tripatouillages continuent donc ! Les organisateurs ont ainsi cassé le contrat avec l’agence Com-Spirit et celui avec plusieurs traiteurs dont certaines anciennes candidates, des plateformes comme Top-Mali, et autres  agences. Et les réactions viendront certainement sur ce chapitre.

    En attendant, ce sont des candidates recalées à Bamako qui vont se faire repêchées dans les régions par des réseautages bien huilés. Après donc avoir été éliminées à Bamako, ces personnes, avec la complicité de certains organisateurs, vont s’inscrire dans les régions. Que ne ferait-on pas pour être Miss ou dans le pire des cas, dauphine ! 

    A suivre

    Batomah Sissoko

  • ENTRE AMBIANCE MISS ORTM  ET PERIL …

    ENTRE AMBIANCE MISS ORTM  ET PERIL …

    Couverture de la CAN CÔTE D’IVOIRE 2023 : Burkina : plus de 15 journalistes et techniciens ; Sénégal : plus de 30… ORTM : 04

    A l’ORTM ou la foire de la beauté  doit s’accorder avec le Mali-kura, les vieux démons sont assez actifs puisque foulant aux pieds, et la morale sociale et les règles de l’équité : sexe, sous, corruption,  détournement au moment où les travailleurs manquent presque de tout…

    Le saviez-vous ? Pour la couverture de la Côte d’Ivoire-CAN 2023,  l’ORTM n’a mobilisé que deux équipes de deux (02) journalistes et (02) cameramen. Le  Burkina, également pays qualifié, a mis en branle une quinzaine de journalistes et techniciens ; le Sénégal, une trentaine…

    Le manque de moyens justifiait les restrictions maliennes. Et dans le planning, une des équipes devrait revenir au pays en cas d’élimination précoce des Aigles dès le premier tour du tournoi. Une option visiblement souhaitée dans les coulisses de Bozola.

    Mais voilà ! Les jeunes sont allés jusqu’aux quarts de finale. Un bonheur pour les fans mais triste nouvelle pour les planificateurs de l’ORTM. Et pour cause. Ils n’avaient pas de quoi assurer simultanément le séjour des deux équipes sur place. Fort heureusement. Le président par intérim de la Fédération (FEMAFOOT) dut intervenir par ses propres moyens en vue de maintenir les deux équipes jusqu’à l’élimination de l’équipe nationale malienne. Le journaliste et technicien purent ainsi rentrer au pays. Comment donc l’ORTM en est-il arrivé ?

    C’est d’ailleurs le moindre mal. Presque deux ans (02) ans que les travailleurs ici (ORTM) n’ont pas la possibilité d’obtenir des prêts internes et ne bénéficient pas d’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) pendant que des prélèvements sont effectués sur leurs primes et salaires. On déplore près de 500 millions F CFA d’impayés. Pas d’assemblée sur la gestion du fonds social depuis maintenant 12 ans.

    Dans le domaine des mutations, certains syndicalistes CSTM-ORTM  mutés en guise de représailles, n’ont pas encore reçu leurs primes depuis près de 2 mois. Signalons que ce sont presque 200 agents qui sont sur la liste de licenciement conformément aux décisions de purge émanant du conseil  d’administration. La lutte syndicale est passée par là.

    Soutenu par KATILÉ (SYNTADE-UNTM), le Comité Syndical ORTM-UNTM tente de faire le ménage contre la volonté du ministre de tutelle. Ce dernier avait exigé que la liberté syndicale soit exercée dans toute sa plénitude.

    Mais récemment empêché par la perte cruelle d’un de ses proche (cas de décès), le Ministre a été empêché et son absence a permis au camp d’en face de prendre les rênes et de commettre des impaires.  On a même entendu un des acteurs lancer que «le Ministre ne saurait nous dicter notre conduite,puisque n’étant là que pour un bout de temps».

    Aussi, les perspectives s’annoncent mauvaises à l’ORTM où rien n’est encore prévu dans le cadre de la création de nouvelles régions administratives devant toutes accueillir des directions dudit service.

    C’est dans contexte que les principaux acteurs se focalisent sur l’organisation de Miss-Ortm avec ce que cela comporte en termes de magouilles, triches et malversations (lire encadré).

    Batomah Sissoko

  • Affaire société Energie Rurale Durable «ERD-SARL» : Cas inédit de liquidation de

    Affaire société Energie Rurale Durable «ERD-SARL» : Cas inédit de liquidation de

    société commerciale

    Recours à Madame le médiateur de la République !

    Après publication par l’Expert-comptable agréé Aliou Konaté de l’avis de clôture de liquidation de la société Energie Rurale Durable de Sanankoroba dans le quotidien national l’Essor N°17836 du 30 Décembre 2014, faisant mention des comptes du liquidateur comme ayant été déposés au greffe du Tribunal de commerce de Bamako, l’incapacité voire le refus dudit greffe à fournir à l’associé Sacko  le renseignement relatif à la date de dépôt des comptes définitifs de clôture de liquidation d’ERD- SARL ne saurait nullement se justifier que par l’abus d’autorité, le déni de droit.

    Les faits : En effet l’Expert-comptable agrée Aliou Konaté publia dans le quotidien national l’Essor N°17836 du 30 Décembre 2014 l’avis de clôture de liquidation de la société Energie Rurale Durable de Sanankoroba ainsi libellé : «avis de clôture de liquidation de la société Energie Rurale Durable de Sanankoroba.

    Conformément aux dispositions des arts 266 et 268 et suivants de l’acte uniforme de l’OHADA relatif au Droit des sociétés commerciales et du GIE, les informations suivantes : Au capital social de : 1 500 000 FCFA

    Siège social : cité Unicef face station COMAP OIL. Porte 911 Bamako

    N° registre du commerce et du crédit mobilier : MA BKO 2004 B520

    Cause de la liquidation : mésentente entre les associés

    Le liquidateur : Aliou Konaté expert-comptable. Torokorobougou Rue 306 porte 57 tel : 20 28 66 75 / 20 28 92 09

    Aux termes d’une délibération judiciaire du tribunal de commerce de Bamako, à son audience du 12 Novembre 2014 et délibéré le 21 Novembre 2014.

    Le tribunal statuant en lieu et place de l’assemblée a approuvé les comptes définitifs de clôture de la liquidation de la société ERD Sanankoroba et a déchargé Monsieur Aliou Konaté  Expert- comptable de son mandat de liquidateur.

    Les comptes du liquidateur ont été déposés au greffe du tribunal de commerce de Bamako.

    Pour avis Aliou Konaté expert-comptable»

    Question : à quelle date les comptes du liquidateur ont-ils été déposés au greffe du tribunal de Commerce ?

    Qu’après la diffusion de l’avis de clôture de liquidation dans le quotidien l’essor sus-cité ; en application des dispositions des articles 218 et 219 de l’acte uniforme de l’OHADA relatif au Droit des sociétés commerciales et du GIE, le greffe qui reçoit les comptes du liquidateur est tenu de renseigner l’associé Sacko sur la date de dépôt des comptes définitifs de clôture de liquidation d’ERD-SARL ; laquelle date revêt une importance capitale car elle marque le point de départ du délai de prescription du délit de publication de comptes infidèles.

    Que malgré les multiples correspondances adressées au greffe du tribunal de commerce de Bamako notamment celles en date du 20 Novembre et 18 Décembre 2023, à ce jour l’associé Sacko n’a pu obtenir le renseignement relatif à la date de dépôt des comptes définitifs d’ERD- SARL au greffe du tribunal de commerce de Bamako en annexe au registre du commerce, quand bien même l’avis de clôture de liquidation publié dans le quotidien l’essor N°17 836 du 30 Décembre 2014 fait mention des comptes du liquidateur comme ayant été déposés au greffe du tribunal de commerce de Bamako.

    Question : après que l’expert-comptable agrée Aliou Konaté a publié dans le quotidien l’essor N°17 836 du 30 Décembre 2014 l’avis de clôture de liquidation de la société Energie Rurale Durable de Sanankoroba faisant mention des comptes du liquidateur comme ayant été déposés au greffe, le tribunal de commerce de Bamako peut et doit-il refuser de fournir à l’associé Sacko le renseignement relatif à la date de dépôt des comptes du liquidateur au greffe de ladite juridiction ? Bien sûr que non.

    Cependant l’attitude adoptée par le tribunal de commerce de Bamako n’est ni plus ni moins que de l’abus d’autorité, un déni de droit.

    Qu’il y a lieu de signaler par ailleurs que le lendemain de la publication de l’avis de clôture de liquidation d’ERD SARL dans le quotidien l’Essor sus cité, la BMS SA produit le relevé bancaire BMS en date du 31 Décembre 2014 affichant un total crédit de 661 744 602 FCFA largement supérieur au montant de 292 800 000 FCFA mentionné dans le jugement de clôture de liquidation d’ERD SARL sus-cité comme reparti entre créanciers et associés.

    Que le relevé bancaire BMS sus-cité accompagné du chèque BMS N°3225834

    en date du 08 Janvier 2015 d’un montant de 1 008 000 FCFA furent remis à mon conseil d’alors Maître Mariam Diawara le 13 Janvier 2015.

    Toute chose constitutive d’irrégularité de nature à remettre en cause la sincérité des comptes de clôture de liquidation d’ERD – SARL, étant donné que deux (2) montants différents (292 800 000 FCFA et 661 744 602 FCFA) ne sauraient figurer au total du bilan de clôture de liquidation d’ERD – SARL.

    Ainsi l’Associé Sacko, à travers une correspondance en date du 6 Février 2024 décide de porter le dossier à la connaissance de Madame le Médiateur, lequel usant des prérogatives que lui confère la loi pourrait trouver une solution à ce cas inédit de liquidation de société commerciale, permettant au sieur Sacko d’accéder à l’information requise à savoir la date de dépôt des comptes définitifs de clôture de liquidation d’ERD-SARL au greffe du Tribunal de commerce de Bamako, dans la perspective d’une constitution de partie civile pour délit de publication de comptes infidèles et demander réparation du préjudice subi par la société.

    Batomah Sissoko

  • L’EQUIPE TYPE DE LA CAN 2023 (4/4/2)

    L’EQUIPE TYPE DE LA CAN 2023 (4/4/2)


    La CAN 2023 s’est terminée dimanche par la victoire de la Côte d’Ivoire devant son public. Un troisième sacre continental pour les Éléphants au terme d’une trente-quatrième édition unanimement considérée comme un grand cru. Retrouvez l’équipe type des meilleurs joueurs à s’être illustrés un mois durant, tels que le Nigérian Ola Aina et l’Ivoirien Simon Adingra.

    Gardien de but : Ronwen Williams (Afrique du Sud)

    Ronwen Williams a fait son entrée dans le cercle des grands gardiens africains à l’occasion de cette trente-quatrième édition.

    En 7 matchs, le portier des Mamelodi Sundowns a gardé sa cage inviolée à 5 reprises, encaissé 3 buts et réalisé 20 arrêts. Pas très grand (1m84), ce gardien bondissant et complet est aussi entré dans l’histoire du football mondial en étant le premier à arrêter quatre tirs au but sur cinq lors d’une séance en compétition internationale. Cet authentique spécialiste de l’exercice aura sorti 6 tirs au but en 3 séances, dont deux lors de la petite finale face à la RDC. Cela valait bien la récompense du meilleur gardien de but de la CAN.

    Latéral droit : Ibrahim Diakité (Guinée)

    Entré en jeu à la place d’Antoine Conté lors du premier match de poule face au Cameroun (1-1), Ibrahim Diakité n’est plus sorti du onze titulaire de la Guinée par la suite en enchaînant les prestations convaincantes. Particulièrement rayonnant en huitièmes de finale face à la Guinée Équatoriale, l’enfant du Stade de Reims délivre un amour de passe décisive, un centre parfait converti en but par Mohamed Bayo, au bout du temps additionnel. Même si le Syli national buta ensuite sur la RD Congo, son jeune latéral droit (20 ans) aura brillé.

    Défenseur central : William Troost-Ekong (Nigeria)

    L’événement est tellement rare qu’il mérite d’être souligné : c’est un défenseur qui a été désigné meilleur joueur de la CAN 2023. Ce « MVP » de la compétition, c’est William Troost-Ekong. Auteur de trois buts dans la compétition, deux penaltys plus l’ouverture du score en finale contre la Côte d’Ivoire, le capitaine des Super Eagles a aussi et surtout commandé avec calme et expérience un trident défensif longtemps sans faille, complété par le rugueux Semi Ajayi et le véloce Calvin Bassey. Le coup parfait n’est pas passé loin pour le joueur du PAOK Salonique et ses coéquipiers.

    Défenseur central : Chancel Mbemba (RD Congo)

    Le nom de Chancel Mbemba a d’abord émergé durant cette CAN 2023 pour son altercation avec le sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, au terme de la deuxième journée du groupe E. Mais sur la durée, on a heureusement surtout l’excellent défenseur central. En mission pour les Léopards, le sociétaire de l’Olympique de Marseille a disputé l’intégralité des minutes de la compétition (660) et il s’est montré décisif en quarts de finale contre la Guinée (3-1) par une superbe frappe en angle fermé, synonyme d’égalisation et de retour sur les rails de la qualification.

    Latéral gauche : Ola Aina (Nigeria)

    Replacé dans un couloir devant une défense à trois après la première journée de la phase de poules, Ola Aina aura été l’un des grands gagnants du réajustement tactique opéré par le sélectionneur José Peseiro. Rompu à cette organisation à 3 défenseurs axiaux depuis son long passage au Torino, l’actuel sociétaire de Nottingham Forest a évolué avec un égal bonheur dans le couloir droit et le couloir gauche. Son tir au but raté contre l’Afrique du Sud est resté sans conséquence et ne vient pas altérer le bilan d’un des meilleurs spécialistes du poste sur le continent.

    Milieu offensif droit : Ryan Mendes (Cap-Vert)

    Tout vient à point à qui sait attendre. Présent avec le Cap-Vert depuis la première participation du petit archipel à la CAN en 2013, Ryan Mendes a cette année en Côte d’Ivoire enfin ouvert son compteur en phase finale, face au Mozambique, avant de signer sur penalty face à la Mauritanie le but de la qualification, historique, pour les quarts de finale. Du haut de ses 34 ans et 66 sélections, le joueur du Fatih Karagümrük en Süper Lig turque incarne les valeurs du collectif sans faille des séduisants Requins Bleus.

    Milieu défensif : Teboho Mokoena (Afrique du Sud)

    Performant à la récupération, juste dans les transmissions et l’orientation du jeu, Teboho Mokoena a été l’un des grands artisans du superbe parcours de l’Afrique du Sud, médaillée de bronze de cette trente-quatrième édition. D’un coup franc magistral, il signe contre le Maroc le but qui entérine la qualification des Bafana Bafana pour les quarts de finale. Face au Cap-Vert, ses 120 minutes solides contribuent à ramener son pays dans le dernier carré de la CAN après plus de vingt années d’absence. Ce pilier des Mamelodi Sundowns est aujourd’hui suivi en Angleterre.

    Milieu défensif : Franck Kessié (Côte d’Ivoire)

    Comme la Côte d’Ivoire, Franck Kessié a vécu deux tournois en un seul. Emprunté et sans impact dans un milieu de terrain inopérant sous la direction de Jean-Louis Gasset, l’ancien de l’AC Milan a d’abord fait un tour sur le banc avec son successeur Emerse Faé. Relancé ensuite dans un schéma plus adapté à ses qualités, le milieu tout terrain s’est mué en patron. Deux fois buteur sur penalty contre le Sénégal face à son coéquipier de club Edouard Mendy, la « Panthère de Zebizekou » a mis ses griffes sur tous les adversaires des Éléphants, avec en point d’orgue ce but égalisateur sur corner qui changea la face de la finale et de la CAN.

    Milieu offensif gauche : Simon Adingra (Côte d’Ivoire)

    Désigné meilleur jeune de la compétition, Simon Adingra a pris son mal en patience avant d’éclabousser le tournoi de sa classe. Appelé malgré sa blessure contractée dans son club (Brighton) peu avant le début de la CAN, le jeune ailier a été l’un des éléments de la (re)conquête ivoirienne au second tour. Celui qui a connu sa première sélection il y a moins d’un an, le 17 juin 2023, s’est montré déterminant en quarts de finale en égalisant in extremis, puis en demie et en finale avec deux passes décisives, mais aussi six passes clés et cinq dribbles réussis sur neuf tentés.

    Attaquant de pointe : Victor Osimhen (Nigeria)

    Certes, Victor Osimhen n’a pas remporté la CAN 2023, échouant en finale. Certes encore, l’attaquant du Napoli n’y a marqué qu’un seul but, face à la Guinée Équatoriale en phase de poules. Mais on se souviendra aussi du reste, de tout le reste, tout ce travail titanesque au service de l’équipe : en défense quand il fallait donner un coup de main, au milieu pour prêter main forte à la récupération, ou le long du terrain pour haranguer le public. Passeur décisif pour Lookman contre le Cameroun en huitièmes, inlassable combattant contre l’Angola et l’Afrique du Sud, le capocannoniere manqua logiquement un peu de gaz en finale.

    Attaquant de pointe : Sébastien Haller (Côte d’Ivoire)

    Dans cette équipe de miraculés qu’est la Côte d’Ivoire, Sébastien Haller incarne mieux que nul autre cette capacité à marcher au bord du précipice sans jamais chuter. Unique buteur et héros de la demi-finale contre la RD Congo, le joueur du Borussia Dortmund récidive en finale et permet aux Éléphants de prendre un avantage qui s’avèrera décisif sur le Nigeria (2-1). Arrivé blessé à la CAN, celui qui a vaincu le cancer a su revenir au meilleur des moments pour porter son équipe jusqu’à un troisième sacre continental.

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – FONDS COVID 

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – FONDS COVID 

    Si la méthodologie manque quelque peu de galanterie voire d’orthodoxie, elle semble cependant porter fruits au regard des recouvrements désormais en cours. Il s’agit de la campagne de lutte contre la corruption et la vague d’interpellations qui s’en est suivie courant semaine dernière. Mais jusqu’où Assimi ira-t-il dans sa croisade contre la délinquance financière au Mali . . .

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  • LES GRANDS SCANDALES FINANCIERS DE L’ERE IBKAEENNE PROGRAMME PRESIDENTIEL D’URGENCE SOCIALE

    LES GRANDS SCANDALES FINANCIERS DE L’ERE IBKAEENNE PROGRAMME PRESIDENTIEL D’URGENCE SOCIALE

    Si la loi d’orientation et de programmation militaire avec ses 2 800 milliards a servi de véritable festin pour les voleurs de République, le Programme présidentiel d’urgence sociale dirigé par Soumeylou Boubèye Maïga puis Moustapha Ben Barka qui se sont succédé au Secrétariat général de la Présidence de la République, n’a pas été en reste . . .

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  • Sécurité

    Sécurité

    Le Mali dans le top-5 des polices les plus professionnelles d’Afrique

    Dans son dernier rapport publié en début du mois de Février 2024, «Afrobaromètre» classe la police malienne parmi les meilleures du continent. De quoi se réjouir au regard du contexte sécuritaire du pays. 

    Afrobaromètre (en anglais afrobarometer) est une étude régulière réalisée par un réseau de recherche panafricain, indépendant et non-partisan, qui réalise des sondages de l’opinion publique sur des sujets économiques, politiques et sociaux à travers le continent africain.

    Afin de s’enquérir de la perception qu’ont les citoyens de la police de leur pays respectif, Afrobarometer a mené une enquête pour dévoiler les polices professionnelles d’Afrique.

    Pour réaliser son étude, l’institut de sondage s’est appuyé sur des données collectées auprès des citoyens de 39 pays africains pour le compte de l’année 2023.

    Selon les initiateurs de cette enquête, «le questionnaire aborde plusieurs aspects, dont le professionnalisme et le respect des droits des citoyens».

    La police agit-elle de façon professionnelle et respecte-t-elle les droits de tous les citoyens ? Ce sont les deux questions posées aux citoyens lors de cette enquête.

    Selon le résultat du sondage,  le Burkina Faso se retrouve à la 1ère place, suivi du Maroc (2è) et du Niger (3è). Le Bénin et le Mali viennent respectivement à la 4è place et 5è place du classement.

    Selon Afrobarometer, c’est seulement dans six pays (sur les 39) qu’au moins, la moitié des citoyens interrogés pensent que la Police agit généralement de manière professionnelle.

    Il s’agit du Burkina Faso (58%), du Maroc (57%), du Niger (55%), du Bénin (54%), du Mali (54%) et du Sénégal (50%).

    Pour notre part, nous disons, bravo à la Police malienne et en commentaire, ajoutons : «peut mieux faire» ! Alors vivement la première place !

    Voire la liste des polices les plus professionnelles d’Afrique :

    1. Burkina Faso (58%)
    2. Niger (55%)
    3.  Bénin (54%)
    4. Mali (54%)
    5. Sénégal (45%)
    6. Côte d’Ivoire (36%)
    7. Togo (34%)
    8. Cap-Vert (33%)
    9. Gambie (29%)
    10.  Ghana (23%)

    Batomah Sissoko

  • SOCIÉTÉ : Crime odieux à Kati-Fouga Zone Garage:

    SOCIÉTÉ : Crime odieux à Kati-Fouga Zone Garage:

    La dépouille gisait au sol dans une mare de sang et des marques de couteau étaient visibles sur son corps à moitié nu. La chambre du crime était fermée à clef . . .

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  • ECONOMIE

    ECONOMIE

    Le Niger souffre depuis bientôt huit mois d’un blocus décidé par l’OTAN et imposé par la CEDEAO et l’UEMOA. Le Niger a également abrogé les dispositions légales et policières qui le transformaient en auxiliaire de Frontex. Enfin, en dépit des avances répétées du FMI, il n’a pas engagé de discussions formelles avec l’institution de Bretton Woods. Le Premier ministre nigérien qui a fréquenté dans ses vies antérieures le FMI n’ignore pas que la dette qui s’accumule sur le compte du Trésor . . .

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  • DE L’AFFAIRE GUO STAR À CELLE DE LA FONCTION PUBLIQUE D’ÉTAT…

    DE L’AFFAIRE GUO STAR À CELLE DE LA FONCTION PUBLIQUE D’ÉTAT…

    De présumés protégés des Ministres Sanou et Sadio Camara en flagrant délit de tripatouillages, faux et usage de faux

    Les Ainés, Collaborateurs, Camarades de  promotion et mêmes les Cadets de ces responsables sont sous le choc : leur avancement en échelon et grade de  2021 à 2024 et par conséquent, leur statut actuel sont entachés de graves irrégularités. Le hic est que tout le monde le sait désormais, mais aucune réaction, parce que les suspects bénéficieraient du soutien de hautes autorités de la transition. Les accusations de tripatouillages et autres indélicatesses des suspects ne remontent pas à cette seule affaire. Il faudra revisiter les archives relatives au scandale de l’achat de l’avion présidentiel, des fournitures et équipements militaires.

    Les ainés et camarades de promotion ont toutes les raisons de s’estimer victimes. D’où leurs correspondances à l’intention des ministres de la Fonction publique et des Finances, dénonçant ce qu’ils qualifient de «tripatouillages, de faux usage de faux». Sans suite. Parce que les suspects bénéficieraient de protections haut placées ? C’est, en tout cas, ce qu’ils (les suspects), ont eux-mêmes, maintes fois et publiquement soutenu, citant au passage le Colonel Sadio Camara et le ministre des Finances, Alousséni Sanou. Bien entendu, nous ne confirmons ni n’infirmons nullement ces allégations. La meilleure façon pour les présumés protecteurs de se blanchir consiste cependant, à donner suite aux correspondances des victimes, bref, à participer activement à la manifestation de la vérité.

    Dans les documents servant d’éléments de preuve fournis par les plaignants, figurent les Arrêtés  de nomination des suspects et retraçant leurs parcours respectifs (avancements en échelon classe et grade) à ce jour…

    Dans les documents visiblement falsifiés et manipulés, les appelés, comme par miracle sautent d’échelon  pour se retrouver en classe exceptionnelle (E). Les falsifications portent sur les «anciennes situations» (une «ancienne situation du tableau de 2024» modifié et justifiant faussement le passage au troisième échelon). Pour faire court et ne point embrouiller, les rubriques, champs et dates ont été échangés pour les besoins de la cause. Mais pas suffisant pour embrouiller les ainés et camarades de promotion lesquels ont vite découvert la supercherie et alerté qui de droit. Sans réaction pour le moment.

    On prend les mêmes et on recommence

    Mais qui sont donc ces protégés visiblement intouchables de la Transition ? Vous souvenez-vous de l’affaire du Directeur des impôts du district (DID) qui, au moment des faits (2018),  a fait perdre à l’État du Mali, la somme de 3,9 milliards F CFA dans l’affaire GUO STAR, relative au scandale de l’achat de l’avion présidentiel, des fournitures et équipements militaires ?

    Pour rappel, l’État du Mali a été abusivement condamné par un tribunal très douteux  à payer plus de 25 milliards de FCA à «Guo Star» la société accusée dans l’affaire des fournitures et équipements militaires et défendue, au moment des faits, par le redoutable et inénarrable avocat Me Kassim Tapo.
    Puisqu’il s’agissait d’une décision de la Cour Suprême, l’État du Mali (État de droit oblige) s’acquitta donc du montant (25 milliards F CFA) à GUO STAR mais exigea, à travers ses cadres intègres, le paiement intégral de tous les affranchissements (impôts) dus. C’est de bonne guerre !  Et la DID (Direction des Impôts du District) a eu charge de récupérer le montant soit 3,9 milliards F CFA destinés au Trésor public malien. 
    Mais tenez-vous bien : au lieu des 3,9 milliards F CFA dus  et formellement établis, le responsable de ce service (DID) fit payer seulement quelques dizaines de millions F CFA à GUO STAR. On imagine aisément les dessous de cette décision. L’État du Mali a donc perdu environ 3,5 milliards F CFA par la faute du DID au moment des faits.
    La colère des cadres et responsables du Trésor Public, des Impôts et même du ministère des Finances, au moment des faits, fut telle, qu’il fut décidé d’engager des poursuites judiciaires contre l’indélicat Directeur (DID). Mais voyez-vous ? Nous sommes au Mali et sous le régime IBK ! Après donc moult démarches et négociations, l’accusé fut juste relevé  de ses fonctions et l’idée de poursuites judiciaires abandonnée.  

    Survint plus tard le coup d’État militaire du 18 Aout 2020. Alors qu’il était très ami avec l’Imam Mohamoud Dicko, l’indélicat fonctionnaire décida d’abandonner ce dernier et s’accrocher à la junte, avec visiblement, la volonté de se faire nommer Directeur Général des Impôts. Une ambition, certes légitime, mais la manière y est-elle ?

    On retiendra, en tout état de cause, que c’est le même personnage qui est aujourd’hui fortement soupçonné par ses ainés et camarades de promotion de «tripatouillage, faux et usage de faux» sans susciter la moindre réaction des autorités de la Transition…

    Et c’est avec ça que l’on veut  bâtir le Malikura ? Hum !

    A suivre

    Batomah Sissoko

  • LIQUIDATION CONTROVERSÉE DE LA SOCIÉTÉ «ENERGIE RURALE DURABLE» (ERD –SARL) :L’associé Mahamadou SACKO lève le voile sur les tripatouillages de la situation financière

    LIQUIDATION CONTROVERSÉE DE LA SOCIÉTÉ «ENERGIE RURALE DURABLE» (ERD –SARL) :L’associé Mahamadou SACKO lève le voile sur les tripatouillages de la situation financière

    L’associé Mahamadou Sacko lève l’équivoque sur le montant total reçu de l’AMADER et l’Etat malien  par ERD-Sarl, entre le 20 Janvier 2006, date de signature de la convention de financement relative au projet d’électrification de Sanankoroba et le 12 novembre 2014 date du prononcé du jugement N°720 portant clôture judiciaire de liquidation d’ERD  soit 1 231 299 004 FCFA se résumant comme suite : 708 159 004 FCFA a titre de subvention relative aux projets  d’électrification de Sanankoroba et Kalana, 230.140. 000 FCFA suite à la reprise des . . .

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  • CSTM – UNTM DE L’ORTM

    CSTM – UNTM DE L’ORTM

    Le  bureau CSTM amputé !

    Le contentieux opposant les sections syndicales CSTM et UNTM de l’ORTM est loin de connaître son épilogue. La Direction du service (ORTM) vient de sévir contre ceux de la CSTM, sur incitation, dit-on du secrétaire Général de l’UNTM, le sieur Yacouba Katilé.

    «Diombélé écrit au ministère de l’Emploi pour faire partir Aboubacar Diawara, SG de Bozola», dit-on à l’ORTM.

    L’objectif étant d’amputer la CSTM – Ortm en ces début d’année où le grand corps malade de Bozola prépare sa foire des Miss de toutes les exactions.

    Dans la cour de l’Ortm les partisans du bureau UNTM bombent le torse et célèbrent cette démarche avec un dossier traité par des administrateurs de la fonction publique et avec la bénédiction de ceux de l’UNTM.

    L’ORTM, avec cette démarche de redéploiement ou de chasse aux sorcières est en connexion directe avec la centrale UNTM au haut niveau

    Toutes les émissions et missions de Aboubacar Diawara dit «Grand P» ont été effacées du tableau de bord de l’Ortm.

    De toute évidence, la lettre circulaire du ministre du Travail et de la Fonction publique invitant tous les protagonistes, y compris l’administration publique à s’abstenir de toute ingérence, est restée sans suite.

    Il nous revient que des échanges avec Amion (le Secrétaire Général de la CSTM) étaient prévus en fin de semaine dernière.

    A suivre

    Batomah Sissoko

  • QUAND UN CONFRERE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRERE FORCE L’ADMIRATION

    Énergie du Mali (EDM) est chargée de la production, du transport et de la distribution d’électricité au Mali. La société d’État traverse une crise. Elle n’arrive plus à alimenter les Maliens en électricité. Plus de douze heures de coupure du courant par jour dans des quartiers de Bamako et à l’intérieur ! Les plus nantis possèdent des groupes électrogènes. Il faut compter un million de francs CFA de gasoil chaque jour, par exemple, pour le fonctionnement des agences d’une banque connue de la place . . .

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  • COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 20323

    COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 20323

    La course des Aigles s’arrête en ¼ de finale

    Les Aigles du Mali ne joueront pas les demi-finales de la CAN 23, la route leur a été barrée encore par les Eléphants de la Côte d’Ivoire qui se sont imposés par (2-1).

    On connait désormais les affiches des demi-finales de CAN 2023, ces rencontres mettront aux prises d’une part le Nigéria à l’Afrique à Yamoussoukro, et d’autre part la RD Congo à la Cote . . .

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  • CONFERENCE DE PRESSE APRES MALI-COTE D’IVOIRE« L’arbitre ne nous a pas aidés à être moins solides », dixit Eric Sékou Chelle

    CONFERENCE DE PRESSE APRES MALI-COTE D’IVOIRE« L’arbitre ne nous a pas aidés à être moins solides », dixit Eric Sékou Chelle

    C’est très, très, très difficile à encaisser. Après, nous avons été capables de faire un bon match. Par moments, c’était un grand match. Puis, ça a un petit peu écroulé dans les dernières minutes. Après, c’est vrai que l’arbitre nous a bien aidés aussi. Je l’avais dit en conférence de presse, j’espère que ça ne va pas se jouer sur des référés. Mais il faut constater que oui. Après, nous avons décidé de passer sur un système à cinq à la fin pour être plus solide sur le jeu aérien. Parce qu’en face, il y a énormément de qualité dans le jeu aérien. Et on a perdu pied sur les cinq dernières minutes. Donc, énormément déçu pour mes joueurs. Cette génération mérite quand même quelque chose. Au niveau de la qualité du jeu, je pense qu’il n’y a pas beaucoup d’équipes qui sont capables de faire ce qu’on fait.

    Bien sûr que je suis un mauvais perdant. Ce qu’il y a de bien dans le football, c’est qu’il peut toujours se passer quelque chose. Moi, j’ai pris la partie de donner comme objectif à mes joueurs de bien jouer pour gagner. Donc, je pense qu’on a développé du jeu. Des actions très intéressantes. Sur deux pénaltys, il y en a un qui a été sifflé. Moi, j’ai mon joueur Kiki. Il n’y a pas longtemps, Kiki veut faire une tête et le ballon lui retombe sur la main. Et on siffle le pénalty. Donc, il faudra qu’on m’explique quelle est vraiment la règle des mains. Ça, c’est la première. La deuxième, le carton rouge, il est mérité. Puisque j’ai mon joueur qui part tout seul au but. Qui fait un crochet. Et annihilation d’occasion de but. Derrière, je le répète, parce que je l’ai déjà dit en conférence de presse. En intervention flash, il fallait qu’on soit beaucoup plus solide. L’arbitre ne nous a pas aidés à être moins solides. Mais aussi, c’est vrai qu’il y a des fautes qui, comme par hasard, dans les 5-10 dernières minutes du match, il y a des fautes qui sont litigeuses. Maintenant, il faut qu’on soit beaucoup plus solides sur cette phase arrêtée. Je le répète, on savait que c’était une force de la Côte d’Ivoire.

    Pour le spectacle, je pense qu’il y a beaucoup de monde qui ont pris du plaisir à regarder ce match. Pour nous, c’est un peu un passage dans la quatrième dimension. Dans 75 minutes, tu te dis qu’il ne peut rien t’arriver. Et puis, à un moment donné, il y a quelque chose qui se passe et tu perds un petit peu de pied. Même si on a fait preuve de caractère, je pense que dans le jeu, comme vous dites, un 10 contre 11, ça n’a pas été suffisant. On a manqué de lignes directrices dans le jeu. On n’a pas mis assez de centres. On n’était pas assez dans la surface de réparation. Et on n’a pas été à l’abri des contres de la Côte d’Ivoire, et notamment de la très bonne rentrée de Diakité.

    Comme je l’ai dit avant… C’est de bonnes questions, ça. Comme je l’ai dit avant, on a pris la partie dans les cinq dix dernières minutes de jouer à cinq. Parce qu’on voyait qu’on était en difficulté sur du jeu aérien. Donc on a voulu renforcer l’axe central. Et pour renforcer l’axe, il faut sortir des joueurs. Lassine était très touché, je pense, sur le point physique. Et puis après, si ça avait marché, on lui aurait dit que c’était un beau coaching. Là, ça n’a pas marché. Encore une fois, comme je l’ai dit, on n’a pas été bons sur ces phases arrêtées. Maintenant, si ça te plaît de dire que c’est moi qui ai fait un mauvais coaching, il n’y a pas de souci. Tu penses ce que tu veux et tu dis ce que tu veux.

    Je pense quand même que sur ce match de 2024, il y avait une qualité de jeu un peu meilleure. Maintenant, comme tu l’as dit, c’est vrai que sur ces deux matchs, le Mali, on gagne au point. Mais à la fin, on perd le match. Maintenant, comme je le disais tout à l’heure en interview, il y a un bilan qui va être fait. Les joueurs, au niveau des joueurs, au niveau du staff. Ensuite, il y a un bilan qui va être fait avec la fédération. Pour essayer d’analyser ce tournoi, qu’est-ce qui a été, qu’est-ce qui n’a pas été. Et puis après, on discutera tous très tranquillement pour voir de quoi l’avenir est fait.

    -Encore une fois, comme je le disais tout à l’heure, vous pensez ce que vous voulez. Maintenant, j’aimerais bien voir ce match-là à Bamako avec 50 000 spectateurs. Voir le contexte dans lequel évoluerait l’équipe de la Côte d’Ivoire. Comme vous êtes capables, en Côte d’Ivoire ici, avec un stade plein, de sortir une qualité de jeu et de faire en sorte que la Côte d’Ivoire n’existe pas pendant 75 minutes. Après, c’est le football. Aujourd’hui, je dois encaisser. Vous avez raison, j’ai tort. Aujourd’hui, je dois encaisser. Si Dieu me permet d’être encore à la tête de cette équipe, la Côte d’Ivoire sera un objectif pour moi.

    -Comme je viens de le répéter, à la 80e, en voyant que la Côte d’Ivoire commençait à allonger, à faire du jeu long, et qu’on a vu qu’on était un petit peu en difficulté, on a décidé de faire rentrer un défenseur pour être dans une défense à 5 et pour être en surnombre contre les deux attaquants. Maintenant, on a pêché. Je ne sais pas si c’est de l’audace. Si ça avait marché, on aurait dit « Eric, tu as fait quoi de l’audace ? » Là, ça n’a pas marché. Comme je le répète, il faut que j’encaisse, que mes joueurs encaissent. Et puis, on doit analyser tout ça pour progresser. Encore une fois, je le répète, Eric Sékou Chelle, c’est une chose, mais les entraîneurs sont là et partent, et les joueurs sont là aussi et partent. Le Mali reste, l’équipe nationale reste. Certains joueurs vont être assez forts mentalement pour continuer, il y en a d’autres qui seront peut-être moins forts. Aujourd’hui, on va analyser tout ça et faire un bilan. Mais je ne pense pas qu’on a moqué d’audace.

    -Comme je l’ai dit, j’étais déçu pour mes joueurs, mais je l’ai dit aussi en interview flash, j’étais déçu pour le Mali, pour les Maliens. Je pense que j’ai toujours respecté tout le monde, que ce soit les Maliens, que ce soit les joueurs de l’équipe nationale, que ce soit les journalistes. Des fois, j’ai fait des erreurs. J’ai fait des erreurs. Vous avez peut-être pris des choses mal, donc je m’en excuse. Maintenant, je ne vais pas m’excuser parce qu’on a perdu. On est tombés sur une équipe qui a eu la chance de nous gagner. Nous, on a joué à 100%. Les joueurs se sont arrachés. On a eu une qualité de jeu certaine. Maintenant, je suis déçu pour mes joueurs, je suis déçu pour vous, parce que vous méritez mieux. La presse sportive malienne mérite mieux. Je suis déçu pour le Mali, comme tu viens de le dire, parce qu’on est dans une situation compliquée et que ça pouvait faire du bien. D’ailleurs, je leur en ai parlé dans ma causerie. C’est vrai que c’est un échec. Dans la vie, il faut savoir relever la tête et avancer. Le premier responsable, c’est moi. Je vais le répéter encore une fois. Je ne vais pas rentrer chez moi, je vais aller à Bamako. Je vais avoir une discussion avec la fédération, avec le ministère. On va voir ce qu’on fait.

    -On n’a jamais gagné, j’avoue. Je ne pense pas que ce soit une faute professionnelle. C’est une faute professionnelle, c’est-à-dire qu’on s’arrête de jouer, on court plus, et tout le monde veut sortir. Je pense que c’est plutôt… Je vais le répéter encore une fois, la qualité de la Côte d’ivoire sur le jeu aérien, on n’a pas su répondre. 75e minute, on s’effondre un petit peu sur ce jeu aérien. Après, sur 10 contre 11, si vous connaissez le foot, vous savez que des fois, une équipe qui a 10, et même souvent, son état d’esprit est décuplé. Même s’ils sont un joueur en moins, ils ont cette envie de s’accrocher. La vérité, c’est que la Côte d’Ivoire, ils reviennent de très loin. Aujourd’hui, ils sont en demi-finale. Ils ont cette énergie, ils ont aussi, ce qu’il y a de fou dans le foot, c’est ce petit brin de chance. Ils ont des qualités, ils méritent cette demi-finale sur leur qualité. Maintenant, nous, on l’a mérité aussi. Je ne sais pas si c’est une malédiction. De qui elle viendrait, cette malédiction ? Je ne sais pas. Aujourd’hui, mon sentiment, c’est de la déception. De la déception, encore une fois, pour mes joueurs. De la déception pour toi et tes confrères. De la déception pour le Mali. Et encore une fois, je vais le répéter, c’est moi le premier responsable. Ce n’est pas vous, ce n’est pas toi. C’est moi le premier responsable. J’ai fait des choix. Je vais les assumer. On se retrouva dans une petite dizaine de jours à Bamako. Et puis, on verra ce qu’on décide de faire tous ensemble.

    Les propos d’Eric Sékou Chelle à la conférence de presse d’après match.

  • Révélation RSF : 8 ans après la disparition du journaliste Birama Touré au Mali, la douce vie des suspects “recherchés”

    Révélation RSF : 8 ans après la disparition du journaliste Birama Touré au Mali, la douce vie des suspects “recherchés”

    Exil doré, poste de conseiller dans un ministère clé ou dans des représentations du Mali à l’étranger… À l’exception de l’ex-patron des services de renseignement placé en détention provisoire depuis deux ans et demi, les suspects “recherchés” en lien avec la disparition du journaliste malien Birama Touré en 2016 sont tous en liberté. Huit ans après les faits, Reporters sans frontières (RSF) révèle que la junte au pouvoir n’a donné aucune suite aux nombreuses demandes de mise à disposition de la justice malienne de plusieurs militaires inculpés.

    Au Mali, on peut être poursuivi depuis plusieurs années pour des faits “d’enlèvement, séquestration, torture, et coups mortels” d’un journaliste et occuper des fonctions officielles au sein de l’État, de ses représentations à l’étranger ou de ses services de sécurité. Huit ans après la disparition, le 29 janvier 2016, de Birama Touré, un journaliste qui travaillait pour Le Sphinx, un média d’investigation réputé de Bamako, la plupart des personnes inculpées n’ont jamais été mises à disposition de la justice malgré au moins quatre demandes effectuées par les juges qui se sont succédé dans ce dossier, selon des documents issus de l’information judiciaire obtenus par RSF.

    À ce jour, seul l’ancien patron du service de renseignement intérieur malien, le général Moussa Diawara, a été arrêté. RSF avait révélé, en 2021, l’implication dans cette affaire de la direction générale de la sécurité d’État (DGSE) du Mali. Six témoins interrogés par notre organisation, dont certains ont vu Birama Touré dans les geôles du service de renseignement, ont affirmé qu’il y avait séjourné plusieurs mois dans la foulée de son enlèvement. Selon nos informations, il y est mort dans des circonstances qui restent à éclaircir. Or, les personnes soupçonnées d’être impliquées sont toujours en liberté, à l’instar de Karim Keïta.

    Officiellement, le fils de l’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta reste recherché par la justice malienne, mais le mandat d’arrêt international émis contre lui n’a jamais été exécuté. Personnage incontournable du paysage politique malien à l’époque des faits, il avait la mainmise sur les services de sécurité du pays et présidait la commission défense de l’Assemblée nationale. Selon le récit d’un témoin, il a été aperçu le jour où le corps du journaliste a été sorti de la prison secrète dans laquelle il était détenu. Un autre codétenu du reporter avait également affirmé à RSF que Birama Touré lui avait confié être dans celle-ci “sur ordre” de Karim Keïta. Au moment de sa disparition, le journaliste enquêtait notamment sur une vaste affaire de contrats d’armement qui auraient donné lieu à d’importants détournements de fonds au bénéfice de Karim Keïta et de certains de ses proches. Ce dernier conteste ces accusations et nie avoir rencontré le journaliste. Exilé en Côte d’Ivoire, l’ancien “enfant terrible de la République” comme il était surnommé durant la présidence de son père, s’est mis en retrait de la vie politique malienne. “Il se fait discret et joue au tennis”, selon l’un de ses proches interrogé par RSF. 

    “En protégeant de nombreux responsables de leurs forces de sécurité soupçonnés d’être impliqués dans la disparition du journaliste Birama Touré, les autorités maliennes font obstacle à la manifestation de la vérité. La plupart de ces personnes occupent des fonctions officielles. Certaines ont même été promues ou décorées ces dernières années, alors même qu’elles sont recherchées pour des faits d’une extrême gravité. C’est sidérant. La junte a-t-elle utilisé la disparition de ce journaliste pour écarter le fils de l’ancien président et un général puissant ? Nous demandons au gouvernement malien d’accéder aux demandes de sa propre justice et de tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur cette affaire.”

    Selon une lettre datée du 28 mars 2023 consultée par RSF, le juge chargé du dossier à l’époque, a demandé au ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, de mettre à disposition six militaires inculpés dans cette affaire et soupçonnés d’avoir joué un rôle dans la disparition de Birama Touré. Au moins trois demandes similaires avaient déjà été adressées auparavant. En vain…

    Des inculpés en liberté et décorés

    Parmi ces personnes recherchées figure notamment le colonel Cheick Oumar N’Diaye, présenté dans les documents consultés par RSF comme un ancien agent de la DGSE. Il en était en réalité l’un des principaux responsables, en tant que directeur des opérations. Selon un témoin, c’est lui qui aurait participé à l’interrogatoire du journaliste dans les geôles de la sécurité d’État après son enlèvement. Selon un autre, c’est également lui qui aurait “nettoyé le sang” de Birama Touré dans la cellule dans laquelle le journaliste serait mort des suites des sévices qui lui ont été infligés. Il aurait ensuite utilisé son propre véhicule, un pick-up de couleur blanche, pour transporter le corps du journaliste vers une destination inconnue. Faute d’accord de sa hiérarchie, ce colonel n’a jamais été entendu. Une décision teintée de conflit d’intérêt majeur. Dans un décret du 7 décembre 2022, Cheikh Oumar N’Diaye a été nommé au poste de chargé de mission au ministère de la Défense…

    En enquêtant sur son profil, RSF a également trouvé qu’il avait été décoré et nommé au grade de chevalier de l’Ordre national du Mali en janvier 2018, à l’instar de deux autres militaires inculpés dans la procédure et réclamés par la justice malienne. Aboubacar Koné dit “Abacha” est l’un d’entre eux. Lui aussi travaillait à la sécurité d’État au moment des faits et a été vu par un témoin le jour de la sortie du corps du journaliste. Surnommé “le tortionnaire en chef” par d’anciens détenus interrogés par RSF, il a aussi été aperçu avec Birama Touré, la veille de l’enlèvement du journaliste, dans les locaux de la rédaction du Sphinx. D’après les éléments de l’enquête malienne, il aurait été directement impliqué dans les actes de torture infligés à Birama Touré. Selon nos informations, il est toujours en service et aurait été muté dans une brigade à l’ouest du Mali.  

    Enfin, les documents obtenus par RSF viennent corroborer des informations déjà obtenues auprès de différentes sources selon lesquelles deux autres suspects occupent des postes dans des représentations du Mali à l’étranger. En novembre 2021, une source judiciaire avait ainsi confié à RSF, que l’un de ces suspects était “difficilement appréhendable” du fait du “rôle important” qu’il jouait pour le Mali.

    En parfaite connaissance des faits qui leur sont reprochés, et à l’exception de Karim Keïta (en fuite) et de Moussa Diawara (en détention préventive), six suspects occupent donc encore des postes officiels dans les forces de sécurité ou ailleurs dans l’appareil d’État malien. Une situation d’impunité totale au détriment de la vérité et de la justice. Sollicité par RSF, le garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, n’a pas répondu à nos questions.

    Arnaud Froger

    Responsable du bureau investigation de RSF

  • 29 janvier 2016- 29 janvier 2024

    29 janvier 2016- 29 janvier 2024

     8 ans après sa disparition, hormis le général Moussa Diawara qui « croupit » en prison depuis 3 ans, c’est la dolce vita pour  les assassins de Birama Touré et leurs complices

    29 janvier 2016-21 janvier 2024, voilà huit (8) ans,  jour pour jour, que le corps de Birama Touré se trouve au fond d’un vieux puits à Sébénikoro. Seul l’ancien DG de la Sécurité d’Etat, le général multimilliardaire Moussa Diawara est « détenu » au Camp I de la Gendarmerie nationale à Bamako depuis bientôt 3 ans. Ceux qui ont amené Birama à la S.E, ceux qui l’ont torturé jusqu’à ce que mort s’en suive sont encore  libres comme le vent. Les autorités actuelles refusent purement et simplement qu’on les écoute. Mieux le juge Séne qui a insisté  pour cela, a été purement et simplement muté jusqu’à Kimparana, un fief truffé de terroristes.

    Le nom de Karim Kéïta évoqué par le capitaine Ballo

    Contrairement à ce qui est dit, Dramé, le dirpub du « Sphinx » n’a pas été le premier à citer le nom de Karim Kéïta dans la disparition de Birama Touré. Lors de son audition au camp I de la gendarmerie nationale, le capitaine Ballo, l’officier  qui était chargé de l’enquête lui a dit exactement ceci:

    – M. Dramé, le nom de Karim Kéîta est cité dans cette affaire

    Dramé : C’est ma première nouvelle

    Qu’en pensez-vous ?

    – Je n’en pense rien du tout. Nous avons dit que dans cette affaire, nous n’excluons aucune hypothèse. Nous sommes un journal d’investigation, naturellement nous avons beaucoup d’ennemis. Quand nous annoncions la disparition de Birama Touré, c’est Karim Kéïta qui était à la Une de notre journal. Il se baladait avec un jet privé. Je lui ai personnellement demandé s’il avait acheté un avion, il m’a dit :non !

    – Est-ce qu’il l’a loué ? il a dit : non !

    – Est-ce qu’il l’a emprunté, il a également répondu : non !

    Il se pourrait qu’en voyant sa photo à la Une à côté de celle de Birama, comme nous sommes dans un pays à fort taux d’analphabétisme, que certains aient fait l’amalgame.  Mais en tout état de cause, interrogez Karim Kéïta lui-même, je ne pense pas qu’il va vous opposer son immunité parlementaire pour refuser de répondre à vos questions.

    Ce passage a été tronqué dans notre déposition. Au lieu : « …Il se pourrait que certains aient fait l’amalgame » on peut y lire de : « La seule chose qui mérite d’être soulignée par rapport à la publication concerne le numéro (parution du 05 février 2016) de mon journal dans lequel j’ai parlé de l’avion de Karim Kéïta (fils du président de la République) à côté, il y avait  la photo de Birama et l’annonce de sa disparition. Certains ont pensé que c’est Birama qui a fait l’article, ils ont fait l’amalgame. Je ne sais pas qui peut en vouloir à Birama ».

    Ce passage tronqué, nous l’avons su quand Le Sphinx a  pu mettre ses longues ailes sur le rapport fait par les pandores, en la circonstance, peu  avant l’exil parisien de son directeur de publication. La falsification est manifeste, puisque le jargon utilisé n’est pas celui des journalistes.

    Le fameux rapport des gendarmes dont les fadettes ont été également caviardées a conclu à une disparition volontaire de Birama Touré comme l’affirmeront dans un post signé« Les Amis de Katio » en l’occurrence Karim Kéïta lui-même certainement dans les secrets de Dieu : Et dans lequel il est écrit que 2 ans, jour pour jour, après la disparition de Birama,  ce dernier se trouve à Dakar où on peut le voir à la place des dockers au port de Dakar et qu’il est en contact permanant avec les membres de sa famille.

    Comment la défense du général Moussa Diawara a pris l’eau de toutes parts

    « Le Sphinx » a observé depuis un certain temps un silence qui lui a été imposé par ses avocats pour ne pas entraver la plainte déposée en France contre X pour enlèvement, séquestration, tortures et assassinat de Birama Touré ; plainte introduite par un de ses neveux résident en France dont les tribunaux sont compétents en la matière. La procédure pénale dans le droit français est très délicate, toute pièce évoquée lors de l’enquête peut être retirée par le juge. D’où notre silence. C’est d’ailleurs cette plainte introduite en France contre laquelle le presqu’octogénaire conseiller de Boubèye s’est battu, allant jusqu’à nous appeler de Bamako pour nous dire que : « La famille Touré a opté pour la justice malienne ». Ce qui était un mensonge éhonté de sa part.

    Coincées par les révélations des journaux Le Matinal, Le Pays d’abord,  puis du Sphinx et du site Africa Kibaru plus tard, la stratégie adoptée par les autorités sous le régime corrompu et criminel d’IBK a été et demeure de nier la présence même de Birama Touré dans les locaux de la Sécurité d’État. C’est ainsi qu’elles décidèrent d’antidater le départ des tortionnaires de Birama Touré de la SE qui furent convoqués après les révélations du Sphinx et d ‘Africa Kibaru par leur hiérarchie pour accorder leurs violons dans le cas où.

    En effet, après le décès de Birama Touré, Aboubacar Koné dit Abacha, Moussa Samaké dit Dri Le Tueur et Lassine Fatakara Coulibaly ont été mutés respectivement aux entrepôts maliens d’Abidjan, Lomé et Dakar. Les colonels Cheick Oumar N’Diaye et Ousmane Camara dit Omani furent chassés et reversés leur  son corps d’origine, la Gendarmerie nationale,  par le général Moussa Diawara. Ils ont tous bénéficié d’un logement social grâce à l’intervention de leur mentor Karim Kéïta.

    Le colonel N’Diaye sera bombardé par la suite commandant de Légion de gendarmerie de Ségou en novembre 2017 après une forte pression sur son ami et complice Karim Kéïta avec lequel il prétend pourtant n’entretenir aucune relation malgré le pick-up de marque Toyota de couleur blanche double cabine que ce dernier  lui a offert. Et les soirées de beuverie qu’ils faisaient ensemble au Bla-Bla d’où serait partie toute cette horrible affaire, selon une de nos sources..

    On se souvient que le colonel N’Diaye avait prétendu après la parution de l’article du talentueux journaliste Vincent Hugeux, de n’avoir pas pris au sérieux les accusations gravissimes du Sphinx. Il pensait tout simplement que le journal prêchait le faux pour connaître le vrai ! Karim Kéïta intentera d’ailleurs un procès contre notre confrère français ; un procès  qu’il perdra lamentablement.

    Et pour se conformer au plan machiavélique concocté par Boubèye qui a été nommé Premier ministre,  entre autres, pour étouffer à jamais  l’affaire Birama Touré, Cheick Oumar N’Diaye proclama urbi et orbi qu’il était à l’école de guerre à Paris le 29 janvier 2016 ce qui s’avérera être un gros canular par la suite !

    Quant au colonel Ousmane Camara dit Omani, qui a interrogé Birama Touré à son arrivée à la SE en présence du  même colonel N’Diaye, il sera muté à Paris au Consulat du Mali, après avoir attendu plus de quatre mois la délivrance de son visa. Les autorités françaises qui avaient des coopérants à la S.E au moment des faits, étaient-elles au parfum de la mort de Birama Touré ? Nous ne saurions le dire.

    Pour le général Moussa Diawara tout ce que les journaux (Le Matinal, Le Pays, le site Africa Kibaru, Le Sphinx) ont écrit n’est que pur mensonge. Le militaire et le policier qui ont prétendu avoir vu Birama Touré lors de sa détention ne sont jamais revenus à la SE après leur évasion du Camp I et leur extradition par les autorités guinéennes depuis Conakry où ils étaient partis se cacher. L’un d’eux, en l’occurrence, le colonel Abdoulaye Maïga qui avait pourtant filé le tuyau au journal « Le Pays » pendant sa détention à la MCA jura,  non seulement,  n’avoir jamais entendu parler de Birama Touré lors de sa première détention à la S.E mais aussi n’être jamais revenu au « Camp Boiro malien » après leur séjour guinéen. Il sera, lui aussi, inculpé pour complicité d’enlèvement, séquestration, torture  et mis sous mandat de dépôt à la MCA puis sous contrôle judiciaire. Sa femme qui avait des atomes crochus avec un de ses geôliers, en l’occurrence le colonel N’Diaye, servit de relais. Son compagnon d’infortune, qu’il a d’ailleurs essayé de retourner, un homme digne qui fait partie d’une espèce rare au Mali, reconnut avoir partagé la cellule avec Birama Touré. Mieux, lors d’un changement de cellule comme c’est la routine à la S.E, ses geôliers lui mirent la même cagoule que Birama Touré portait pour le faire sortir de la cellule où ils venaient de mettre ce dernier pour une autre.

    Djanjo au Pr Touré et aux juges Oumar Diarra, Sidi Abdine Maïga et Mohamed Saïdou Séne

    Le général Moussa Diawara informé de  sa demande de  mise à disposition introduite par le Procureur Touré  a supplié pendant plus de 4 heures d’horloge, en vain, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, de ne pas donner suite à celle-ci.

    Une fois devant le doyen des juges d’instruction, Sidi Abdine Maïga, il décida d’opter pour le déni intégral. Mais malheureusement pour lui, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance, Idrissa Hamidou Touré et le doyen des juges d’instruction du même tribunal, Sidi Abdine Maïga ont abattu un travail extraordinaire. Ils sont parvenus à écouter une vingtaine de témoins parmi lesquels des agents de la Sécurité d’État et la personne dans les bras de qui Birama Touré a rendu l’âme dans la cellule N°4 de la Sécurité d’Etat.

    Appelé une seconde fois pour confirmer ses propos, le général Moussa Diawara réitéra ses salades qui n’étaient pas de saison. Mais contrairement à ce qu’il pensait, il sera mis sous mandat de dépôt par le juge Maïga qui lui notifia les dépositions de ses ex-agents qui disaient tout le contraire de ce qu’il soutenait mordicus.

    Oui : Birama Touré a été détenu et est bel et bien mort à la Sécurité d’État. Oui : le policier et le militaire ont été détenus deux fois dans les geôles de la S.E et ont bel et bien vu Birama Touré lors de leur second séjour.

    Birama Touré est mort dans mes bras

    Le témoignage du codétenu entre les bras de qui Birama Touré a rendu son dernier souffle est édifiant. Ce dernier, appelons-le Madou, était détenu à la SE où on l’avait transformé en mouchard. On l’introduisait dans différentes cellule afin de recueillir les confidences des autres détenus et les transmettre. En retour, il avait droit à la bonne nourriture, quelques subsides et à l’air libre pendant quelques heures dans la journée.

    Son témoignage remonte à novembre 2021. Interrogé sur PV, par le juge d’instruction et le Procureur, il réaffirma que Birama Touré est décédé dans ses bras ; qu’il a aussitôt frappé lourdement la porte de la cellule en criant fort pour demander de l’aide. Toujours selon lui, le lendemain de son décès, le corps de  Birama Touré enroulé dans un emballage de sac de riz de 100 kg en nylon se trouvait à l’arrière du pick-up de marque Toyota double cabine appartenant au colonel N’Diaye.Celui-là même que Karim Kéïta lui a offert.

    Étaient présents ce jour-là outre le général Moussa Diawara, les colonels Cheick Oumar N’Diabète Ousmane Camara dit Omani, le (des)honorable Karim Kéïta , président de la Commission Défense et Sécurité et non moins fils du président de la République, Aboubacar Koné dit Abacha. Étaient également présents, tenez-vous bien deux journalistes : Ibrahim Famakan Coulibaly, Président de l’Union des journalistes de l’Afrique de l’ouest (UJAO) qui servait de collaborateur au général Moussa Diawara et Makan Koné, chargé de com à la Primature alors dirigée par Modibo Kéîta. Les deux journalistes avaient été appelés par le général Diawara afin de trouver la bonne formule pour annoncer le décès de Birama Touré à ses confrères.

    Finalement, le général Moussa Diawara  se ravisa en leur disant qu’il va d’abord aviser QUI DE DROIT. Toujours selon ce témoin, le corps de Birama Touré fut amené nuitamment par Abacha qui conduisait le pick-up et ses éléments.

    Malheureusement, Makan Koné n’a pas pu être auditionné par le juge, il est  décédé le 13 décembre 2022.Trois jours avant le jour que le juge d’instruction Maïga avait choisi pour l’auditionner puis l’inculper. Quant à Ibrahim Famakan Coulibaly, il nous a quittés en mars 2017, donc quatre (4) ans avant la terrible révélation. Que leurs âmes reposent en paix.

    Le ministre Kassogué bloque la demande de mise en disposition du colonel N’Diaye, Aboubacar Koné et autres ?

    La question qui intrigue tout le monde dans cette affaire pourtant claire et limpide est  qu’on veut coûte que coûte rendre trouble est celle-ci : pourquoi les colonels N’Diaye et Omani Camara, Boubacar Koné dit Abacha et les deux autres tortionnaires de Birama Touré, le capitaine Cheick Tidiane Diarra et Seydou Dionsa et Haguibou Magassa  .n’ont jamais été auditionnés par le parquet de la Commune IV  ni celui de la Commune VI qui hérita du dossier alors que le général archimillionnaire  Moussa Diawara est inculpé et détenu au Camp I de la gendarmerie nationale depuis bientôt 3 ans ? 

    Avant que son parquet ne soit dessaisi du dossier dans des conditions rocambolesques que l’on sait, le procureur Idrissa Hamidou Touré sur la demande du juge Maïga a bel et bien envoyé une demande de mise à disposition conformément à l’article 17 du statut des militaires par voie hiérarchique mais ladite demande a été bloquée le ministre de la Justice Mamoudou Kassogué. Pour en avoir le cœur net, « Le Sphinx » a envoyé, en son temps,  un texto puis un voice  au garde des Sceaux pour lui demander sa version des faits. Lesdites sollicitations  sont demeurées sans réponses.

    Bravo au Procureur Touré et  Sidi Abdine Maïga, doyen des juges d’instruction de la Commune IV d’alors, qui ont abattu un travail colossal dans l’affaire. Bravo au juge Mohamed Saïdou Séne pour avoir insisté pour écouter les présumés. Tous les trois ont résisté malgré  les pressions  ma les menaces et les chausse-trapes de la chancellerie Outre le rapport circonstancié, ils auraient même mis la main sur le registre de la S.E où figure bel et bien le nom de Birama Touré devant lequel ne se trouve aucune signature.

    Selon nos radars, c’est la brèche dans laquelle veulent s’engouffrer les conseils du général multimilliardaire Moussa Diawara, en cas de procès. Pour eux, si le D.G n’a pas signé, c’est qu’il n’était pas au courant de la présence de Birama Touré dans geôles de la SE. Un argument qui risque d’être insuffisant, car avant tout,  notre généralissime était bel et bien le Tout Puissant directeur général de la Sécurité d’État où plus d’une dizaine de personnes sont mortes dans des conditions infrahumaines. La dernière en date est un enseignant du nom de Moussa Daou dit Madhi, un ressortissant de San.

    Les Maliens se demandent aujourd’hui comment  le général Moussa Diawara peut,  lui seul,  enlever, séquestrer et torturer et enterrer notre collègue et confrère Birama Touré ? D’autres agents de la S.E ont exécuté la sale besogne.. Or tout le monde sait qu’il n’y a pas de cumul de responsabilité en matière pénale, elle est INDIVIDUELLE !

    Jamais dans une affaire de disparition forcée les choses n’ont été aussi claires et limpides. Les assassins, les commanditaires et leurs complices sont tous connus et pourtant cette affaire traine depuis huit (8) ans maintenant. Mais que voulez-vous, nous sommes au Mali.

    Une affaire claire comme l’eau de roche

    Dans une vidéo devenue virale, le procureur Touré demande à ses collègues magistrats  ne pas toujours se réfugier derrière le devoir de réserve pour se taire sur certaines choses graves. Nous lui demandons ainsi qu’aux juges Sidi Abdine Maïga et Mohamed Saïdou Séne de dire au peuple malien tout ce qu’ils savent sur cet abominable crime d’État qu’on veut étouffer vaille que vaille.

    Nous ne saurions conclure sans féliciter Oumar Diarra le 3ème juge d’instruction qui a hérité du dossier. Il a eu le toupet de convoquer Karim Kéïta, le fils du président de la République au moment où  ce dernier était au zénith de son pouvoir. Même s’il a été obligé, par la suite, d’annuler ladite convocation sous peine d’être  radié des effectifs de la magistrature, il mérite notre plus profond respect.

    Que des meurtriers tentent désespérément de se dépêtrer des filets de la justice grâce aux milliards qu’ils volés au peuple, cela peut se comprendre. Ce qui est dégueulasse et inacceptable, est que d’autres personnes  acceptent d’entrer dans leur jeu sordide.

    Allah Le Tout Puissant a dit : «  Mieux vaut détruire la Kaaba que de tuer un être humain innocent ». Tous ceux qui ont participé à l’odieux assassinat de Birama Touré qui est mort dans des conditions infrahumaines dans les geôles de la Sécurité d’État rendront gorge un jour. Ici-bas ou dans l’au-delà où ils brûleront éternellement dans le feu incandescent  de la Géhenne.

    Adama Dramé

  • AFFAIRE MINISTERE PUBLIC CONTRE KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    AFFAIRE MINISTERE PUBLIC CONTRE KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    Les radars du Sphinx avaient bien flashé ces trois individus mais seulement, par mesure de précaution, l’animal antique a d’abord voulu croiser certaines infos avant de les citer nommément . Le premier, c’est le  colonel Malick N’ Diaw, l’une des pièces-maitresses du coup d’État du 20 août 2020 – comme d’ailleurs celui du 22 mars 2012- et actuel président du  Conseil national de la transition (CNT). Le second n’est autre que le  commandant Cheick Tidiane Diarra. Fils de Baba Diarra, l’un des membres du Comité militaire de lib . . .

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  • AFFAIRE MINISTERE PUBLIC CONTRE KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    AFFAIRE MINISTERE PUBLIC CONTRE KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    Il s’appelle Mohamed Saïdou Séne, précédemment juge d’Instruction du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI. Il a été finalement nommé, pour l’éloigner complètement du dossier,  juge à compétence étendue de Kimparana. Son seul crime est d’avoir demandé à quatre reprises à ce que les colonels Cheick Oumar N’Diaye, Ousmane Camara dit Omani, l’adjudant Aboubacar Koné dit Abacha, Haguibou Magassa , Seydou Dionsa, et les tortionnaires de Birama  lui soient confiés. Quatre demandes de mise à disposition qui sont restées sans suite . . .

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  • EDM-SA OU LA PARTIE VISIBLE DE L’ICEBERG DE LA GALAXIE MAFIEUSE DES MARCHÉS PUBLICS

    EDM-SA OU LA PARTIE VISIBLE DE L’ICEBERG DE LA GALAXIE MAFIEUSE DES MARCHÉS PUBLICS

    Nous nous devons de commencer par préciser que ce texte n’est nullement destiné à attenter ni à l’intérêt ni à l’image d’une quelconque personne morale ou physique. Il n’est motivé que par notre devoir de citoyen lambda engagé à assumer sa contribution à l’exercice de la souveraineté de l’État du Mali et du peuple maliens : Le concept de la Souveraineté ne saurait être galvaud . . .

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  • COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 2023

    COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 2023

    Les choses sérieuses ont commencé

    Après la première phase de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 qui a été bouclée mercredi dernier avec match Maroc-Zambie au Stade Laurent Pokou de San Pedro, place maintenant aux 1/8 de finales ou match à élimination directe.

    Le premier tour du tournoi continental qui se déroule en terre ivoirienne, du 13 janvier au 11 février 2024 a été bouclé mercredi dernier. Cette phase de poules de la CAN de l’hospitalité comme disent les ivoiriens, a été très riche en spectacle et en émotions. En effet, on se souvient encore de l’humiliation infligée à l’hôte de la compétition, la Côte d’Ivoire, étrillée par la modeste équipe de la Guinée Equatoriale (4-0), ou encore le renversement de situation du Cameroun contre la Gambie (3-2) au terme d’une rencontre folle, l’élimination de l’Algérie et de la Tunisie au premier tour, surtout la qualification historique de la Mauritanie et de la Namibie au second tour.

    Au total, trente-six matchs (36) ont été disputés lors de ce premier tour pour un chiffre impressionnant de 89 buts marqués. C’est en moyenne 2,5 buts inscrits par match. Preuve que les attaquants n’ont pas chômé au cours de ce premier tour. Avec un triplé face à la Guinée-Bissau (4-2) et un doublé contre la Côte d’Ivoire, Emilio Nsué fait la course en tête, pour le moment,  avec 5 réalisations.

    Comme son pays, la Guinée Equatoriale, meilleure attaque avec 9 buts, devant le Sénégal (8) et le Cap-Vert (7) à l’issue des phases de poules. La couronne de la pire défense se partage entre la Gambie, le Mozambique et la Guinée Bissau qui ont chacun encaissé 07 buts lors de la phase de groupes.

    Il faut ajouter que le fair-play n’a pas vraiment été au rendez-vous, avec 115 cartons jaunes distribués et 4 cartons rouges. Des faits de jeu sans doute, qui n’ont cependant pas gâché l’ambiance festive constatée sur les pelouses et dans les tribunes. La phase de groupes s’est achevée et les affiches des 1/8 de finale sont désormais connues. Le match Sénégal-Côte d’Ivoire,  risque d’être palpitant. La Côte d’Ivoire s’est qualifiée in extremis fera face à du très lourd dès les 1/8 de finale puisque les Éléphants affronteront les Lions du Sénégal. C’est évidemment le choc à ne pas manquer

    Ce second tour de la compétition synonyme des éliminations directes a démarré samedi dernier avec en lever de rideau, une opposition entre l’Angola et la Namibie, deux outsiders aux dents longues. A l’issue de cette rencontre, ce sont les Palancas Negras d’Angola qui se sont imposés devant les Braves Warriors de la Namibie par le score de trois buts à zéro (3-0). Tandis que les Aigles Verts du Nigéria ont dompté les Lions Indomptables du Cameroun : 2-0  Pour ce qui concerne les Aigles Maliens, ils entreront dans la danse de ces 1/8 de finales le mardi à Korhogo face aux Etalons du Burkina-Faso.

    Les affiches des 1/8 de finale

    Samedi 27 janvier

    Angola – Namibie :3-0

    Nigéria-Cameroun :  2-0

    Dimanche 28 janvier

    Guinée Équatoriale – Guinée : 0-1

    Égypte – République démocratique du Congo : 1-1 et 7 à 6 aux tirs au but

    Lundi 29 janvier

    Cap Vert – Mauritanie :

    Sénégal – Côte d’Ivoire :

    Mardi 30 janvier

    Mali – Burkina Faso :

    Maroc – Afrique du Sud :

    M. NIANG

    Envoyé spécial à la CAN

  • COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 2023

    COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 2023

    Orange Mali respecte la tradition avec deux villages CAN à Bamako 

    Fidèle à sa tradition, Orange Mali sponsor officiel du football malien est encore aux côtés des populations de Bamako pendant cette 34e édition de la CAN qui se dispute en Côte d’Ivoire du 13 janvier au 11 février 2024. A cet effet, pour que les Bamakois vivent en temps réel la CAN comme s’ils étaient sur place, l’entreprise Orange Mali a mis en place deux villages CAN dans Bamako, (rive droite sur le terrain du Quartier-Mali, et rive gauche sur le terrain entre le centre Haoua Keita et le cinéma Babemba. Dans ces deux sites l’ambiance ne manque pas avec la prestation des artistes avant et après les rencontres sur les écrans géants. A titre de rappel, pour soutenir la participation malienne à cette CAN, l’entreprise citoyenne Orange Mali a accompagné les Aigles du Mali avec 100 millions, l’union nationale des supporteurs des Aigles du Mali (UNASAM) 10 millions, l’association des journalistes sportifs du Mali (AJSM) 12 millions. Comme pour dire qu’Orange Mali est là pour le développement du football au Mali. A noter cette cérémonie de remise a eu lieu le 9 janvier dernier en présence du  DGA de Orange Mali, Fatogoma Aristide Sanou, du 1er Vice –président de la fédération malienne de football (FEMAFOOT), Moussa Silvain Diakité, du 1er Vice-président de l’AJSM (association des journalistes sportifs du Mali), du président de l’Union nationale des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) ainsi que du sélectionneur national, Eric Sékou Chelle et des joueurs avant leur départ pour la CAN en Côte d’Ivoire. Avec les coupures d’électricité, ces deux villages CAN sont un don du ciel pour les Bamakois qui sont des fous du foot. Merci à Orange- Mali.

    M N

  • Hommage posthume à Seydou Traoré   Guatigui La panthère noire.

    Hommage posthume à Seydou Traoré   Guatigui La panthère noire.

    Seydou Traoré, dit Guatigui, fut au nombre de ces footballeurs exceptionnels qui ont hissé le Mali à la place enviée de vice-champion en février-mars 1972 lors de leur première participation à la huitième édition de la Coupe d’Afrique des nations. Les noms de ces 22 héros resteront à jamais gravés dans l’histoire du Mali mais également dans celle de l’Afrique indépendante.

    Aujourd’hui, 25 décembre 2023, Guatigui est le quinzième de ces Champions a nous quittés à l’âge de 76 ans, quelques mois après Salif Keita, cet inimitable footballeur d’envergure mondiale. La disparition de ce vice-champion de Yaoundé 1972 me bouleverse profondément.

    Gardien de classe exceptionnelle au sein du Real de Bamako, avec les Aigles du Mali, ou lors des matches de Corpo, Guatigui, avait la souplesse d’une panthère lorsqu’il s’élançait pour capter les corners, ou lors de ses plongeons pour arrêter des balles logées dans la lucarne. Guatigui était élégant, doué d’un fascinant talent de gardien de but. C’est pourquoi il a voulu transmettre son talent et son savoir à la nouvelle génération de gardiens de but. Lors d’une séance d’entrainement, il s’est fracturé la hanche. Après l’insuccès d’une première intervention chirurgicale, il s’est vu denier un visa pour la France, pays qui a bénéficié d’une renommée exceptionnelle grâce son co-équipier, Salif Keita qui a fait les beaux jours de l’AS-Saint-Etienne !

    Le Mali doit impérativement honorer tous ceux qui ont contribué à accroitre sa renommée internationale en portant haut le drapeau national. Guatigui a brillamment servi la Nation malienne. Prions pour le repos de son âme. Puisse ALLAH, le Seigneur de l’Univers, lui accorder Sa Grâce et Sa Miséricorde et l’accueillir en Son Royaume, Amine.

           Ton frère et ami Moussa Sow

            Washington DC   USA

  • Assistance aux personnes en situation difficile

    Assistance aux personnes en situation difficile

    Dans le cadre de l’assistance aux personnes en situation difficile, la Fondation du Mali qui évolue depuis plus d’une décennie dans le cadre de l’humanitaire innove. En, effet, elle vient de mettre sur place une Banque alimentaire . . .

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  • SPOLIATION FONCIERE

    SPOLIATION FONCIERE

    Hold-up foncier en C VI. Non, le mot n’est pas un tantinet trop fort. Il s’agit bel et bien d’un véritable hold-up foncier que tente de faire la dame Havoye Albassadji Touré, médecin de son état, à travers son bras armé le sieur Chaka Sangaré, un fonctionnaire de police. Un duo qui, décidemment, ne manque pas d’étoffe . . .

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  • Niger : Comment l’UE a phagocyté la DST

    Niger : Comment l’UE a phagocyté la DST

    Cette DST que l’OIM vantait, ainsi que son accueillant siège, avait bénéficié de nombreuses attentions durant le mandat d’Issoufou mais un homme à l’avenir prometteur veillait sur elle. Il s’agissait du ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Bazoum Mohamed, qui avait posé à Niamey la première pierre de la construction d’un nouveau siège pour la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), afin de mieux faire face aux défis sécuritaires à ses frontières. En effet avait indiqué Bazoum Mohamed, la . . .

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  • Mali-Algérie : Que finissent l’affectif et le relationnel   !

    Mali-Algérie : Que finissent l’affectif et le relationnel   !

    La récente effervescence des relations entre le Mali et l’Algérie est diversement commentée par l’opinion malienne avec une tendance vers l’émotionnel. Ce qui confirme le constat général selon lequel nous (Maliens) avons été souvent naïfs en ayant une lecture sous un angle affectif de nos relations avec les autres pays en nous leurrant avec des commentaires du genre « vu les liens de fraternité, d’amitié…”,  » … des milliers des nôtres sont tombés pour libérer la France », « … l’Algérie est ingrate et a oublié le soutien indéfectible que nous leur avons assuré durant leur guerre de libération… »  et ainsi du reste.

    La majorité des Maliens continuent encore à commenter notre actualité politique en puisant dans l’angélisme. N’est-il pas temps pour nous de privilégier la voie de la raison et assumer nos intérêts ? 

    Aucun État responsable et respecté n’acceptera de marcher sur ses intérêts pour faire valoir des liens stériles d’amitié et de fraternité !

    Tout laisse croire que l’Algérie a compris que l’entretien de la crise sécuritaire au Nord du Mali est une opportunité pour elle d’asseoir et de conforter son leadership et son hégémonie dans la région sahélienne. Ne perdons pas de vue que cette posture est fondamentalement motivée à la fois par des questions de sécurité intérieure algérienne et des questions d’ordre économique dont le principal enjeu reste l’exploitation des immenses ressources minières du Liptako Gourma et du bassin de Taoudéni.

    Notre naïveté serait justement d’attendre que l’Algérie renonce spontanément à cette opportunité du fait des liens historiques et autres qu’elle a avec le Mali. Nous attendrions longtemps et en vain ! Nous soutenons cette affirmation par, entre autres, deux communiqués récents publiés par le Ministre algérien des Affaires Étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Monsieur Ahmed Attaf, à savoir

    = I) le Communiqué du 13 décembre 2023 faisant la promotion de l’Accord d’Alger et

    II) le Communiqué du 21 décembre 2023 relatif à la convocation de l’Ambassadeur du Mali en Algérie. 

    En questionnant un peu le communiqué du 21 décembre 2023, on note que c’est avec insistance que l’Algérie nous fait noter que l’Accord de Paix est « …pour répondre aux ASPIRATIONS LÉGITIMES DE TOUTES LES COMPOSANTES DU PEUPLE MALIEN.

    Entendez par composantes du peuple malien le Gouvernement du Mali et les terroristes narco-trafiquants à qui on reconnaît des aspirations légitimes !

    Le même communiqué poursuit que c’est dans l’esprit de privilégier « la voie de la paix et de la réconciliation qui sont les garants véritables de la sécurité, le développement et la prospérité du Mali  » que L’ALGÉRIE CONÇOIT ET ASSUME SON RÔLE de Président du Comité de Suivi de l’Accord de Paix. Saurait-on être plus clair que ça pour assumer ses intérêts ?

    Le monde est en compétition. Sortons des illusions construites avec des arguments d’ordre affectif et relationnel !

    Nazirou Sacko

     Fonctionnaire international à la retraite

    Baco-Djicoroni

    Tél : 223 76 10 04 11

  • QUAND UN CONFRERE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRERE FORCE L’ADMIRATION

    FOCUS

    Duplicité à l’algérienne !

    Si avec la signature de paix en 2015, l’Algérie a ( une fois de plus) réussi à tromper à la fois les Autorités maliennes et l’opinion internationale en s’attribuant le beau rôle de médiateur entre l’Etat malien et la bande affiliée aux terroristes, aujourd’hui le masque est définitivement tombé.

    Le médiateur (?) algérien est et demeure un pyromane qui a toujours œuvré à l’embrasement du Mali dans sa partie septentrionale.

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  • Les Comités Syndicaux des Impôts, DAF, DRH, CPS et DFM de la Primature, des Départements ministériels…

    Les Comités Syndicaux des Impôts, DAF, DRH, CPS et DFM de la Primature, des Départements ministériels…

    Tous contre le SG du SYNTADE-UNTM !

     «Les Dérives du S.G de l’UNTM» ou «Tous contre le SG de l’UNTM-SYNTADE!» C’est sous ces slogans qu’était placée la Conférence de presse de la coordination des syndicats des Impôts, DAF, DRH, CPS et DFM de la Primature, des Départements ministériels […] le SAMEDI 16 Décembre 2023 au Mémorial Modibo Keïta. La salle a tout simplement refusé du monde.  

    Il s’agissait pour les conférenciers dont Issa Synayoko (le principal), de dénoncer les abus, exactions et dérives de Yaouba Katilé, non moins  Secrétaire Général du SYNTADE-UNTM. Etaient présents à la rencontre, les représentants de tous les comités syndicaux victimes du sieur Katilé.

    Ces Syndicats n’entendent plus demeurer les souffre-douleurs de ce personnage qui s’est visiblement approprié toutes les structures syndicales, en plus d’être le PCA de l’INPS, président du Haut Conseil Economique Social, Culturel et Environnemental (le HCESCE – une Institution de la République), en violation des textes et de la République et des syndicats eux-mêmes.

    Aussi, Issa Synayoko accuse l’homme d’avoir commandité une agression physique contre lui et des membres des comités syndicaux ; d’être à l’origine des tripatouillages visant à déstabiliser le monde syndical en sa seule faveur (cas des Impôts, des Domaines et du Cadastre, derniers en date). Au Conférencier de citer en outre le cas «des contractuels de la Fonction Publique, des Camarades Khefing Kanté de l’ANPE, d’Issa Synayoko, Eric Diarra des Transports … ». Il a également évoqué les coups bas du sieur Katilé dans les difficultés observées dans la mise œuvre de l’article 39 du Syndicat des Enseignants, à propos des primes de Judicature des Magistrats, etc. Ce qui fait un peu trop.

    Le conférencier a rappelé les plaintes contre lui (Katilé) auprès du Tribunal de grande instance de la Commune III, plainte remettant en cause le troisième mandat auquel il aspire à la tête de la centrale Syndicale (l’UNTM).

    L’on constate en tout état de cause, que toutes ses victimes ont décidé-là de constituer un seul bloc afin de faire face et mettre fin aux écarts du Syndicaliste-Dictateur. Et ses contradicteurs ne sont pas n’importe-qui. Il s’agit des Syndicats des services financiers en général et qui n’entendent nullement, selon nos sources, respecter ou faire respecter le pacte social par lui signer avec le Gouvernement de la transition, suspendant tout mouvement de grève. Moins prosaïquement, ces syndicats n’écartent pas l’option d’une grève d’envergure au cas où.

    Les autorités de la transition ont-elles fait la bonne affaire en se mettant avec ce personnage (Katilé) très contesté ? L’histoire nous le dira. En attendant, une grande partie des comités syndicaux se dressent désormais contre lui et le cercle des réfractaires s’élargit chaque jour un peu plus.

    A suivre

    Batomah Sissoko 

  • COUPE CAF 4e JOURNEE

    COUPE CAF 4e JOURNEE

    Le Stade Malien s’impose devant Sekhukhune United 1-0

    Les Blancs de Bamako qui recevaient le représentant Sud-Africain se sont imposés par le minimum d’un but à zéro (1-0).

    Le Stade Malien de Bamako est bien placé désormais pour disputer les rencontres de quart-finales de la Coupe de la confédération cette saison. En effet, le mercredi dernier, au stade du 26 Mars de Bamako, les pensionnaires du complexe sportif de Soutuba ont pris le meilleur sur représentant Sud-Africain  Sekhukhune United par le minimum d’un but à zéro (1-0). Courte et éclatante victoire qui réconforte les Blancs de Bamako dans leur deuxième place du groupe derrières Berkane du Maroc.

    Dans les autres oppositions de cette compétition, les géants tunisiens du CS Sfaxien ont battu les visiteurs nigérians de Rivers United 3-0 pour renforcer leur emprise sur le groupe C.

    L’attaquant nigérian Kingsley Eduwo a inscrit un doublé en première mi-temps contre ses compatriotes avant que Rami Bedoui ne scelle la déroute après 62 minutes.

    Dans l’autre match du groupe plus tôt dans la journée, le Dreams FC du Ghana a également accru ses chances de manière dévastatrice en battant Académica Lobito 4-0.

    Le jeune talentueux Abdul Aziz Issah a inspiré son équipe à Kumasi en marquant un but magnifique à 40 mètres puis  un autre alors qu’ils martelaient l’équipe angolaise en visite

    Modern Future et Zamalek d’Égypte ont joué respectivement des matchs nuls et vierges contre l’USM Alger d’Algérie et la Sagrada Esperanca.

    SuperSport United a dominé Al Hilal Benghazi 2-1 et le Stade Malien a battu Sekhukhune United 1-0. Tandis que le Libyen Abu Salim a vaincu le SOAR Coyah de Guinée 2-0 grâce aux frappes de Mahmoud Al Boushi et Hussam El Ouani.

    Les résultats enregistrés lors de la 4e journée :

    Diables Noirs 1 – 1 RSB Berkane

    Modern Future 0 – 0 USM Alger

    Sagrada Esperança 0 – 0 Zamalek

    Dreams 4 – 0 Académica do Lobito

    Stade Malien Bamako 1 – 0 Sekhukhune United

    SuperSport United 2 – 1 Al Hilal

    SOAR Coyah 0 – 2 Abu Salim

    Club Africain 3 – 0 Rivers United

    M.NIANG

  • CAN 2023

    CAN 2023

    51 joueurs présélectionnés par le sélectionneur national

    La Coupe d’Afrique des Nations avance à grand pas, le coup d’envoi de cette compétition qu’abritera la Côte d’Ivoire sera donné le 13 janvier, et se poursuivra jusqu’au 11 février 2024 dans cinq villes, à savoir : Abidjan, Bouaké, Korhogo, San-Pedro et Yamoussoukro.

    Comme stipule le règlement de la compétition, plusieurs pays parmi les 24 pays qualifiés ont envoyé une liste provisoire de 50 à 55 joueurs, à la Confédération africaine de Football. Le 3 janvier 2024, chacun des pays qualifiés donnera une liste officielle de 27 joueurs.   Concernant les Aigles, le sélectionneur national Éric Sékou Chelle a déposé une liste de 51 joueurs parmi lesquels quatre joueurs de la sélection nationale U-17, médaillée de bronze de la dernière coupe du monde des moins de 17 ans Indonésie 2023. Dans cette liste, figure 9 gardiens de but, 14 défenseurs, 13 milieux de terrain et 15 attaquants.

    Parmi les joueurs présélectionnés, figurent huit joueurs locaux. Une nouvelle tête se trouve également parmi les bienheureux élus. Il s’agit du Franco-Malien Siriné Ckene Doucouré qui évolue à Lorient en Ligue 1 française.

    La liste des 51 joueurs présélectionnés :

    Gardiens de but 9 : Ibrahim Bosso Mounkoro (TP Mazembe, RD Congo), Djigui Diarra (Jeunes Africains, Tanzanie), Aboubacar Doumbia (Afrique football élite), Bourama Koné (Yeelen olympique), Youssouf Koïta (Djoliba), N’golo Traoré (Stade malien ), Lassine Diarra (Lyon, France), Ismaël Diarra Diawara (Malmô, Suède), Mamadou Samassa (Stade lavallois, France).

    Défenseurs 14 :Hamari Traoré (Real Sociedad, Espagne), SikouNiakaté (Braga, Portugal), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier, France), Mamadou Fofana (Amiens, France), Falaye Sacko (Montpellier, France), Daouda Guindo (RB Salzbourg, Autriche), Amadou Danté (Strum Graz, Autriche), Moussa Diarra (Toulouse, France), Almamy Touré (FC Kaiserlatem, Allemagne), Ibrahima Cissé (Schalke 04, Allemagne), Mamadou Sékou Traoré (Muaither sport club, Qatar), Modibo Sissoko (Stade malien), Massadio Haïdara (Lens, France), Cheick Oumar Konaté (Clermont FC, France).

    Milieux de terrain13: Amadou Haïdara (RB Leipzig, Allemagne), DiadiéSamassékou (Hoffenheim, Allemagne), Lassana Coulibaly (Salernitana, Italie), Yves Bissouma (Tottenham, Angleterre), Mohamed Camara (Monaco, France), Adama Traoré (Hull City, Angleterre ), Boubacar Traoré (Wolverhampton, Angleterre), Kamory Doumbia (Brest, France), Aliou Dieng (Al Alhy, Égypte), Ibrahima Sissoko (Strasbourg, France), MamadyDiambou (RB Salzbourg, Autriche), Mamadou Maïga (FC Pari NizhnyMovgorgo, Russie), Hamidou Macalou (Jean Marc-Guillou).

    Attaquants 15 : Ibrahim Diarra (Africa foot), Sory Ibrahim Diarra (FK Haligesung, Norvège), Moussa Doumbia (club Al Adalah, Arabie Saoudite), El Bilal Touré (Atalanta Bergame, Italie), Nene Dorgelès (RB Salzbourg, Autriche), Fousseni Diabaté (Lausanne Sport, Suisse), Sékou Koïta (RB Salzbourg, Autriche), Ibrahim Sissoko (Saint-Etienne, France), YoussoufouNiakaté (BaniYas FC, Emirat arabes unis), Moussa Djénépo (Standard Liège, Belgique), Kalifa Coulibaly (US Quevilly, France), Mamadou Doumbia (AS Black stars), Alassane Pléa (Borussia Mönchengladbach, Allemagne), SirinéCkene Doucouré (Lorient, France), LassineSinayoko (Auxerre, France).

    M.NIANG

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE  FINANCIERE

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE  FINANCIERE

    Le travail de salubrité publique de votre hebdo préféré commence à porter ses fruits. Enfin la justice malienne veut faire rendre gorge à tous ceux qui, pendant plus de 20 ans ont pillé, sans aucune honte,  le trésor public malien sans la moindre sanction. Autres temps, autres mœurs . . .

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  • LADJI BOURAMA AIR FORCE ONE ET MARCHÉ OFFERT  À SIDI MOHAMED KAGNASSI VUS PAR LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPREME

    LADJI BOURAMA AIR FORCE ONE ET MARCHÉ OFFERT  À SIDI MOHAMED KAGNASSI VUS PAR LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPREME

    L’audit de la section des comptes de la Cour Suprême sur le sulfureux marché d’achat de l’avion présidentiel « Ladji Bourama Air Force One » et le marché malodorant d’équipements militaires offert à Sidi Mohamed Kagnassi alors conseiller spécial du président Ibrahim Boubacar Kéïta est sans appel . . .

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  • Moumouni GUINDO, Président de l’OCLEI

    Moumouni GUINDO, Président de l’OCLEI

    «Après un premier mandat globalement consacré à son ancrage institutionnel, le deuxième mandat de l’OCLEI devrait être axé sur le renforcement de ses capacités techniques, la concrétisation des activités initiées depuis 2017, notamment : la poursuite des missions de prévention à travers la sensibilisation, l’information et la communication, les suites judiciaires des cas présumés d’enrichissement illicite transmis à la justice, et la poursuite de la coopération et de la concertation au niveau national et international . . .

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  • Nombre record de demandes d’accréditation des médias pour la Coupe d’Afrique des Nations CAF Total Energies Côte d’Ivoire 2023

    Nombre record de demandes d’accréditation des médias pour la Coupe d’Afrique des Nations CAF Total Energies Côte d’Ivoire 2023

    La Confédération Africaine de Football (CAF) a reçu plus de 5 000 demandes d’accréditation des médias pour la Coupe d’Afrique des Nations CAF Total Energies Côte d’Ivoire 2023, soit 90% de plus que l’édition 2021 au Cameroun.

    Le processus d’accréditation des médias s’est achevé le 24 novembre 2023.  Plus de 70 nationalités se sont portées candidates pour couvrir le plus grand événement africain.

    La forte demande a nécessité que la CAF mette en place des quotas pour tous les pays en raison de la demande d’espace.

    La CAF reste engagée à s’assurer que l’équité est appliquée de manière générale dans l’attribution et la mise en œuvre des quotas.

    La CAF croit en la création d’un accès pour les médias et en la promotion de la liberté des médias. Pour protéger les médias (TV) détenteurs de droits, la CAF introduira de nouvelles directives pour les non-détenteurs de droits et appliquera des restrictions sur les tournages et autres activités.

    Comment les quotas fonctionneront : (liste de priorité + allocation)

    • Pays hôte : 30%
    • Pays participants : 35%
    • Pays régionaux (voisins) : 10%
    • Reste du monde (pays) : 25%

    La CAF travaille actuellement en étroite collaboration avec toutes les associations membres participantes afin d’assurer une représentation équitable dans l’attribution des quotas de chaque pays.

    La priorité est également donnée aux Agences.

  • L’AES : Exit options ?

    L’AES : Exit options ?

    Après la confirmation de leur départ du G 5, groupement voulu par Paris, mais jamais vraiment entériné par les Africains, le Burkina, le Mali et le Niger pourraient se retirer de la CEDEAO. Voire envoyer le courrier, qui prend effet au bout de 6 mois suivant l’expédition, demandant leur sortie de l’UEMOA. Le Sphinx, bien avant que cela ne semble possible, avait évoqué les menaces d’éclatement de l’UEMOA du fait de la conflictualité introduite par les États membres opposés aux changements de régimes imposés par les militaires. Ce n . . .

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  • SULFLUREUSE AFFAIRE DE LIQUIDATION DE LA SOCIÉTÉ ENERGIE RURALE DURABLE «ERD – SARL» :

    SULFLUREUSE AFFAIRE DE LIQUIDATION DE LA SOCIÉTÉ ENERGIE RURALE DURABLE «ERD – SARL» :

    Incroyable mais vrai, le groupement d’intérêt économique centre de prestation des services énergétique en abrégé «CPSE» ayant acquis la personnalité juridique le 26 Novembre 2007, suite à l’immatriculation au registre de commerce sous le numéro 2007 BKO C4626, conclut le 25 Mai 2007 soit 6mois avant sa naissance le contrat de contrôle et de suivi des travaux de la centrale de Kalana d’un montant de 24.200.000FCFA avec la société ERD – SARL représentée par son gérant Boubacar DIALLO. Bizarre . . .

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  • RAPPORT 2022 DE L’OCLEI : CES BONS ET MAUVAIS POINTS 

    RAPPORT 2022 DE L’OCLEI : CES BONS ET MAUVAIS POINTS 

    Le Conseil de l’OCLEI a autorisé des investigations sur 36 dossiers relevant des secteurs de l’éducation nationale, des postes de péage et de pesage, du contrôle financier, des directions des Finances et du Matériel (DFM). Ces dossiers résultent d’auto-saisines suite à l’exploitation de rapports d’autres structures . . .

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  • EN ROUTE POUR LA CAN2024

    EN ROUTE POUR LA CAN2024

    Tout sur la 34e Coupe d’Afrique des Nations

    Après avoir été décalée d’une année en raison d’une date initiale au milieu de la saison des pluies en Côte d’Ivoire, pays hôte de cette édition 2024, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2024 va se tenir dans quelques jours, précisément du 13 janvier au 11 février prochain en terre ivoirienne.

    A cet effet, voici tout ce qu’il faut savoir sur la CAN 2024.

    La Côte d’Ivoire, pays hôte de la CAN 2024

    La Côte d’Ivoire accueillera la 34eédition de la Coupe d’Afrique des Nations. Depuis le 20 septembre 2014, elle prépare cette compétition, après avoir été choisie par la Confédération africaine de football (CAF) comme pays hôte pour l’édition 2023. Le tournoi a été décalé d’une année, en raison d’une date initiale en pleine saison des pluies en Côte d’Ivoire.

    Cinq villes ; Abidjan, Yamoussoukro, Bouaké, San-Pedro, et Korhogo ont été choisies pour accueillir les matches de cette compétition, répartis dans six stades différents.

    La compétition mettra aux prises les 24 meilleures équipes du continent pendant un mois. Le match d’ouverture et la finale auront lieu au stade Alassane Ouattara d’Ebimpe, à Abidjan.

    Le Sénégal est le pays tenant du titre, après sa victoire face à l’Égypte lors de la CAN 2021.

    Quelles sont les dates de la CAN 2024 ?

    La Coupe d’Afrique des Nations se tiendra du 13 janvier au 11 février 2024. 24 équipes participent à cette phase finale, pour un total de 52 matches.

    La cérémonie et le match d’ouverture se dérouleront le 13 janvier. La finale de la compétition a donc lieu le 11 février 2024.

    Les groupes de la CAN 2024

    Après le tirage au sort du 12 octobre, voici la composition des groupes pour cette CAN 2024 :

    Groupe A : Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Nigeria

    Groupe B : Mozambique, Cap-Vert, Ghana, Égypte

    Faut-il interdire les déplacements de supporters ?

    Groupe C : Gambie, Guinée, Cameroun, Sénégal

    Groupe D : Angola, Mauritanie, Burkina Faso, Algérie

    Groupe E : Namibie, Afrique du Sud, Mali, Tunisie

    Groupe F : Tanzanie, Zambie, République démocratique du Congo, Maroc

    Format de la CAN 2024 :

    À l’image de la Coupe du monde ou de l’Euro, la Coupe d’Afrique des Nations est un tournoi en deux phases distinctes. La première est celle de la phase de poules, où 4 équipes sont placées dans des groupes. Les deux premières nations après avoir affronté chaque équipe sont qualifiées pour la phase à élimination directe. Il y a 6 groupes au total.

    À l’image de l’Euro, un système de meilleur troisième existe lors de la CAN. Sur les six groupes, 4 équipes qui ont terminé à la troisième place de leur poule seront repêchées. Celles avec le plus de points prétendent à ce statut de meilleur troisième.

    Vient ensuite la phase à élimination directe, où deux équipes s’affrontent et jouent leur place dans le tournoi sur un seul et unique match qui peut aller jusqu’aux tirs au but. Cette phase commence à partir des huitièmes de finale jusqu’ à la finale.

    A suivre

  • COUPE DU MONDE U-17

    COUPE DU MONDE U-17

    Le Mali réserve un accueil chaleureux à ses médaillés de bronze

    Classés troisièmes à l’issue de la coupe du monde U-17 Indonésie 2023, les Aiglonnets du Mali ont été accueillis en grande pompe lundi dernier à leur arrivée à Bamako par l’union nationale des supporters des Aigles du Mali, les amoureux du football malien, et plusieurs hauts responsables du pays. 

    La date du lundi 4 décembre 2023 restera longtemps gravée dans la mémoire des joueurs de la sélection nationale U-17 du Mali et leur encadrement. En effet, après avoir été classés 3e avec à la clé la médaille de bronze à l’issue de la Coupe du monde des moins de 17 ans qui vient de se tenir en Indonésie, les Aiglonnets du Mali sont rentrés à la maison où ils ont été accueillis par une  immense foule à leur descente d’avion. C’est la Place CAN de Bamako située à l’ACI 2000 qui a réuni les amoureux du football malien et plusieurs hauts responsables du pays, dont le Premier ministre en personne, Choguel Kokalla Maïga et le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba pour une grande réception organisée par

    le sponsor officiel du football malien, Orange-Mali à l’honneur des héros du jour.

    De l’aéroport Président Modibo Kéita de Bamako Sénou jusqu’en ville, les Aiglonnets ont été escortés par une foule en liesse. A la place CAN, le Premier ministre a exprimé la fierté des Maliens et de leurs plus hautes autorités pour la performance exceptionnelle des Aiglonnets.

    A ses dires, les jeunes ont porté haut les couleurs du Mali et ont contribué à renforcer la cohésion nationale. « Ils ont non seulement représenté le Mali de manière admirable sur la scène internationale, mais ont également démontré que le peuple malien peut compter sur eux », a-t-il déclaré. Pour lui, ce retour victorieux des Aiglonnets est bien plus qu’un simple exploit sportif. Il incarne l’unité et la détermination d’une jeunesse dévouée à porter haut les valeurs du pays. Leur parcours est un exemple pour la jeunesse malienne. Il symbolise l’importance de l’engagement, du travail acharné et du dépassement de soi.

    « En célébrant ses jeunes héros, le Mali se forge un esprit d’unité et de solidarité et nourrit l’espoir d’un avenir prometteur pour la nation » a-t-il conclu.

    M. NIANG

  • CAN FEMININE MAROC 202

    CAN FEMININE MAROC 202

    Le Mali valide son ticket pour la phase finale

    Les Aigles Dames du Mali seront au rendez-vous la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football féminin au Maroc en 2024 à l’issue de leur victoire lors de la double confrontation contre la Guinée Conakry.

    Plusieurs stades du continent ont vibré en début de semaine au rythme de rencontres retour de la dernière journée des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations de football féminin. Au terme de ces rencontres les équipes qui seront à ce rendez-vous marocain sont connues.

    Le Mali qui raté la précédente édition sera bien présent à la phase finale de la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine que le Maroc aura l’insigne honneur d’abrité en 2024. Les Aigles Dames ont validé leur ticket pour cette compétition après leur  victoire lors de  la double confrontation contre la Guinée Conakry.

    Victorieuses des Guinéennes à l’aller, joué à Bamako (7-2), les Maliennes ont confirmé ce résultat en s’imposant au retour dans un match délocalisé au Sénégal (3-0), la Guinée n’ayant pas un stade homologué par la Confédération africaine de football (CAF).

    Avec cette double victoire, le Mali se qualifie pour la phase finale de la prochaine CAN féminine qui disputera au Maroc en 202. Avec cette qualification, le Mali se retrouve ainsi parmi les grandes nations africaines du football féminin après son absence très remarquée lors de la dernière édition. Rappelons que l’équipe a été demi-finaliste en 2018 au Ghana. Avec ce statut, les Aigles Dames doivent cette fois-ci faire mieux au Maroc en 2024. Il faut pour cela sortir des matchs de poule afin de négocier le reste de la compétition en prenant les rencontres les unes après les autres.

    Après les rencontres retour de ce dernier tour des éliminatoires, on connaît désormais les douze nations qualifiées qui s’affronteront lors de la CAN 2024 féminine (dont les dates n’ont pas encore été annoncées par la CAF).

    On y retrouvera naturellement les Lionnes de l’Atlas du Maroc, qualifiées automatiquement en tant que pays hôte, mais aussi l’Afrique du Sud (tenante du titre).

    Les douze pays qualifiés sont :

    Maroc (pays hôte), Afrique du Sud (tenante du titre), Algérie, Botswana, Ghana, Mali, Nigeria, République Démocratique du Congo, Sénégal, Tanzanie, Tunisie, et Zambie.

    M.NIANG

  • PÉTITION POUR LA CÉLÉBRATION 

    PÉTITION POUR LA CÉLÉBRATION 

    DU CENTENAIRE DE LA NAISSANCE D’AMÍLCAR CABRAL, 1924 – 2024

    Dirigée à l’ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE DU CAP VERT  APPROUVE, AVEC TA SIGNATURE, LA CÉLÉBRATION OFFICIELLE  AU CAP VERT DU CENTENNAIRE DE L’HÉROS NATIONAL, 

      Il est avoué qu’Amilcar Cabral a été le premier Cap-Verdien qui a mis en place un projet politique concret pour l’indépendance de l’archipel, rêvée par quelques poètes des générations précédentes, un rêve toujours considéré irréalisable. 

    Le principal but de son projet politique a été atteint.

    Homme de fortes convictions, depuis le démarrage de sa vie politique active, ses idées et ses projets pour l’après-indépendance ont été critiqués, y inclus par quelques militants du parti qu’il a fondé. La lecture attentive des différentes sources de l’époque ainsi que de témoignages qui ont été publiés mettent en lumière ces polémiques, et aussi l’attitude de Cabral lui-même, qui se rendait disponible pour débattre ouvertement tous les points de discorde par rapport à ses propositions et lectures politiques, aussi bien avec les militants de son parti qu’avec des nationalistes qui dirigeaient d’autres partis indépendantistes.

    Presque 50 ans révolus après la proclamation de l’indépendance de l’archipel du Cap Vert, ayant la nation constitué un état qui a dorénavant intégré le concert des nations, nous, les soussignés, affirmons avec conviction que la majorité des capverdiens nés dans le pays ou dans la diaspora, d’origine capverdienne très ancienne ou plus récente, reconnaissons dans la figure d’Amílcar Cabral le principal acteur du mouvement pour l’indépendance et le stratège du projet bien réussi pour l’indépendance du Cap Vert.

    Indépendamment du fait de se reconnaître ou pas dans les projets qu’il prônait pour l’archipel après l’indépendance, la large majorité des capverdiens reconnaît sa génialité, son engagement total et les efforts entrepris pour obtenir l’indépendance nationale, qui, selon l’avis de l’écrasante majorité des nationaux du Cap Vert, a permis d’améliorer très considérablement la vie des populations des îles, dans plusieurs aspects. 

    Il n’est pas inutile de faire référence aux mots proférés par l’actuel Secrétaire-Général de l’ONU, António Guterres, qui nous a rappelé que le grand héros d’Afrique et mondial, Nelson Mandela, a affirmé publiquement: “On dit que je suis le meilleur, mais non, le meilleur c’est Cabral.” Nous nommons seulement deux figures éminentes dans l’arène politique internationale, pour ne pas nommer aussi divers intellectuels et artistes très reconnus, des entrepreneurs et des personnalités d’autres champs d’action originaires de plusieurs pays et des plus diverses lignes politiques, qui ont publiquement rendu leur hommage à Cabral, au fil des ans.

    Dans le respect démocratique par la volonté de la majorité et tenant compte du fait qu’une partie majeure des citoyens nationaux, résidants dans le pays ou à l’étranger, ne sont pas affiliés ni sont des militants de partis politiques quelconques, nous venons à présent déclarer ce qui suit:

    Nous ne nous reconnaissons pas dans la décision prise par la plénière de l’Assemblée Nationale, réunie le 30 octobre 2023, pour discussion d’une proposition de résolution relative aux commémorations du centenaire de la naissance d’Amílcar Cabral pendant l’année 2024 en territoire capverdien; nous ne nous reconnaissons pas non plus dans la façon dont le sujet a été discuté, que nous rejetons et répudions.

    Nous déclarons encore et nous rappelons le fait que l’Assemblée Nationale ou le Parlement de la République du Cap Vert n’est pas une assemblée de partis politiques, mais oui une assemblée de citoyens qui représentent la Nation, citoyens qui sont organisés en partis politiques.

    Nous nous permettons, ainsi, de rappeler nos concitoyens qu’assument à présent un mandat en tant que députés de la Nation que leurs honoraires, les diverses subventions et les dépenses même de fonctionnement de l’endroit où ils mènent leurs travaux sont entièrement couverts par des fonds publics, payés donc, surtout par les impôts directs et indirects réglés par les contribuables capverdiens.

    Compte tenu de ce qui précède, nous venons par ce biais solliciter à l’Assemblée Nationale de la République du Cap Vert qu’elle délibère ce qui suit:

    1/ la nomination d’une Commission Nationale pour les commémorations du centenaire de la naissance d’Amílcar Cabral, composée par des personnalités de la société civile, résidentes dans le pays et dans la diaspora, de plusieurs générations et des deux genres, qui soit chargée de mener un programme commémoratif dans le pays et auprès des communautés dans la diaspora;

    2/ l’attribution d’un montant à cette Commission Commémorative, pour un soutien aux divers projets qui sont déjà en train d’être préparés par la société civile capverdienne dans le pays et dans des pays où existent des communautés capverdiennes;

    3/ la mise à disposition, à titre gratuit, de tous les équipements culturels, sportifs et d’autres espaces communs gérés par l’état du Cap Vert (le gouvernement et les mairies) y incluant le travail du personnel et l’utilisation des matériaux existants, à ces organisations de la société civile afin qu’elles puissent mener leurs programmes de commémoration du centenaire de la naissance d’Amílcar Cabral. La gestion des modalités de cession de ces espaces et leur surveillance sera aussi une responsabilité à être assumée par la Commission Commémorative;

    4/ la couverture médiatique des activités commémoratives par les organes publics de la communication sociale (radio et télévision nationales), à titre gratuit;

    5/ l’organisation d’une cérémonie nationale officielle, en grande pompe, c’est-à-dire, au plus haut niveau, pour la célébration du centenaire de la naissance d’Amílcar Cabral en septembre 2024. Cette cérémonie devra être assumée par les plus hauts organes de responsabilité de l’état du Cap Vert, et pour ce faire, une Commission d’Organisation et une Commission d’Honneur doivent être nommées, constituées dans le premier cas, par des professionnels compétents, et dans le deuxième, par des personnalités nationales et étrangères prestigieuse;

    6/ l’attribution opportune de fonds publics suffisants à toutes ces commissions, pour mener leurs missions.

    Sans plus, nous vous prions d’agréer l’expression de nos sentiments les meilleurs,

    Les soussignés,

  • ETABLISSEMENTS PRIVES DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE GENERAL, TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL

    ETABLISSEMENTS PRIVES DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE GENERAL, TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL

    Le sulfureux rapport et les pertinentes et urgentes  recommandations de l’OCLEI

    C’est un secret de  Polichinelle pour Le Sphinx qui a l’habitude d’enquêter et des faire des révélations sans équivoque sur le pillage systémique des fonds publics au ministère de l’Éducation nationale depuis plus 20 ans. Mais pour les non avertis, c’est; sans doute, l’un des plus grands scandales de ces dernières années. Le sulfureux rapport de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) qui a analysé de manière contradictoire les subventions accordées aux établissements privés de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel de 2014 à 2021 a le mérite d’exister. Ses recommandations doivent être prises au sérieux puisque, comme l’ont si bien dit ses auditeurs, il y a va même de l’existence de l’école malienne qui est, depuis plus de 30 ans au creux de la vague.

    Dans leurs conclusions, les auditeurs de l’OCLEI recommandent de revoir « la méthode actuelle d’orientation des élèves de l’État vers les établissements privés  qui n’est pas de nature  à assurer une saine gestion des ressources publiques ». Car pour eux : «  Les dysfonctionnements ont  atteint un seuil alarmant »  et qu’il convient « d’adopter des mesures fortes pour améliorer la gouvernance du secteur sans compromettre les équilibres macroéconomiques »

    Dans la même veine, l’OCLEI demande aux autorités :

    • de procéder au contrôle administratif systématique des actes de création et d’ouverture des établissements privés de l’Enseignement privé secondaire général, technique et professionnel sur l’ensemble du territoire ;
    • d’élaborer la carte scolaire de l’Enseignement privé secondaire général, technique et professionnel ;
    • de veiller au respect strict des dispositions réglementaires en matière d’orientation et de réorientation des élèves dans les établissements privés ;
    • d’adopter un plan de progression du nombre d’établissements secondaires publics ;
    • de procéder à la fermeture de tous les établissements privés ne remplissant pas rigoureusement les conditions d’exercice ;
    • de mettre en recouvrement des sommes indument perçues par les établissements se prévalant d’arrêtés présumés faux ;
    • de traduire en justice les auteurs , coauteurs et complices de la production et de l’utilisation des arrêtés présumés faux ( C’est nous qui soulignons, Ndlr)

    Un pillage systémique du trésor public

    Comme Le Sphinx le dit depuis plus de vingt ans, au niveau du ministère de l’Éducation, il existe une prédation systémique des ressources publiques allouées à cet effet. Le rapport de l’OCLEI  vient encore une fois de mettre à nu ce système mis en place par des délinquants à col blanc et de haut vol !

     Selon ces éminents auditeurs, dans la période 2017-2020, l’État a versé la somme de 196, 095 milliards FCFA aux établissements secondaires privés de l’Enseignement secondaire général, professionnel et technique soit en moyenne de 49, 023 milliards. Avec ce montant l’État peut construire, équiper, et faire fonctionner chaque année 80 lycées publics, et tenez-vous bien,  avec toutes charges y compris les dépenses de personnel

    Les paiements tracés par la Direction général du Budget dépassent de 26,288 milliards FCFA – oui, vous avez bien lu : 26 milliards – ceux indiqués par la Cellule de Planification et de Statistique (CPS). Ce gap abyssal doit être expliqué par les services concernés.

    L’OCLEI n’a pas eu de données sur les paiements effectués lors des années scolaires 2014-2015 à 2016-2017. Vous l’aurez compris on était en pleins préparatifs des élections générales de 2018 (législatives et présidentielle). Il ne fallait laisser de pistes pour qui permettent de savoir que les milliards  volés ont servi à financer la campagne du parti au pouvoir et ses alliés..

    Le nombre des établissements secondaires privés est passés de 1 147 en 2016 à 2 421 en 2021, soit une augmentations de 111% alors que le nombre d’établissements secondaires publics est de 111 sur l’ensemble du territoire national.

    Plus grave, l’OCLEI a dénombré 1 077 écoles secondaires privées fonctionnant grâce à des arrêtés présumés faux qui ont reçu la bagatelle de 15,56 milliards de FCFA de 2017-2018 à 2020-2021. Et cerise sur le gâteau, plusieurs de ces écoles ont pour promoteurs des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale.

    Les 196 milliards de FCFA alloués aux établissements  privés d’enseignement au titre de paiement des frais scolaires, demi-bourses et pensions alimentaires des élèves de l’État orientés dans lesdits établissements selon les situations d’exécution équivaut à 6,90% du budget national. Ces subventions sont passées de 43 milliards de FCFA en 2017-2018 à 57 milliards de FCFA, soit une augmentation de 33%

    Les coûts de constructions et de fonctionnement de 80 lycées alloués aux bandits

    Pour les auditeurs de l’OCLEI, sur la période de 2017-2018 à 2020-2021, le montant que l’État a versé en moyenne par an aux établissements secondaires privés (49,03 milliards de FCFA) pouvait construire et faire fonctionner  de 80 lycées publics . Toujours selon experts de l’OCLEI, les montants alloués au titre des subventions pouvaient construire, tenez-bien, 320 lycées publics. Ce nombre est près de 3 fois le nombre actuel d’établissements publics d’enseignement secondaire général, technique , professionnel qui ne sont que de 111.

    Plus grave encore, il existe des disparités entre les données communiquées par les services techniques du ministère de l’Éducation nationale. Le montant total retracé par la Direction générale de l’Enseignement secondaire général (DNESG)  est de 169 849 780 000 FCFA, celui communiqué par la Cellule de planification et de Statistique  du secteur de l’Éducation nationale (CPS)  est de 169 806 985 000 FCFA d’où un écart de 42 795 000 FCFA. Ce montant a disparu comme par enchantement.
    Les subventions décaissées suivant les données de la Direction générale du Budget (DGB) s’élèvent à 196 095 864 207 FCFA alors que les montants communiqués par la CPS s’établissent à 169 806 985 000 FCFA d’où un gap de 288 879 207 FCFA de 2017-2018 à 2020-2021.

    Le hold-up du siècle

    Vous l’aurez compris, l’investissement le plus rentable au Mali post-démocratie est sans nul doute la création d’école privée. Et toutes les manœuvres sordides sont bonnes pour y arriver. L’OCLEI a recensé plus de 1 000 établissements secondaires privés fonctionnant grâce à des arrêtés présumés faux. De nombreux établissements  privés existent et ont reçu des élèves sans avoir au préalable les autorisations requises. Il y a 1077 écoles privées qui fonctionnent sur la base d’arrêtés d’autorisation  de création et d’ouverture présentant de graves anomalies.

    Les numéros et les dates d’arrêtés régulièrement enregistrés au Secrétariat général du Gouvernement (SGG) sont utilisés dans d’autres arrêtés sous la dénomination d’arrêtés d’autorisation de création d’établissement ou d’autorisation d’ouverture.

    Ainsi les références de l’Arrêté n° 2011-3196/MLAFU-SG du 05 août 2011 fixant la liste de titres fonciers situés dans l’emprise et les servitudes des travaux de construction de la route Kita-Sekokoto-Bafing-Falémé de la route régionale Kita-Saraya sont reprises dans l’arrêté de deux établissements privés : le Lycée Intelligentsia (sic) de Sotuba  et le Lycée Technique Intelligentsia (ressic) sis à Boulkassoumbougou dans la circonscription de l’Académie d’Enseignement de Bamako Rive gauche.(Ne sou(s)riez surtout pas, Ndlr)

    Les références de l’Arrêté n°2010-2829/MSIPC-SG du 06 septembre 2010, portant Détachement d’un Commissaire de Police auprès du Tribunal Pénal Internationale pour le Rwanda sont reprises dans l’arrêté d’ouverture de deux établissements privés : le Lycée Coumba Sidibé et l’Institut de Formation professionnelle tous deux à Kita Sirako. Décidemment, on aurait tout vu au Mali !

    Les références  de l’Arrêté n° 2022-1563/MEN-SG du 19 mai 2022 portant autorisation d’ouverture d’un établissement privé d’enseignement secondaire général dénommé « Lycée privé Sportif BoubouSow» en abrégé  (LPSBS), sis à Soutoucoulé dans la commune rurale de Khouloum, cercle de Kayes, sont reprises dans l’arrêté d’ouverture d’un autre « Lycée » privé Djiguiya en abrégé « LPD-Bla » sis à Bla. Ne jetez plus !

    Ce sont exactement 15 565 941 000 FCFA qui ont été payés par l’État à ces 1077 écoles  privées fonctionnant sur la base de faux arrêtés pour un effectif cumulé de 105 234 élèves. 

    C’est donc à juste titre que l’OCLEI,  qui a abattu un travail admirable, demande le remboursement de ces 15,5 milliards indument encaissés par les pseudo-directeurs d’établissements privés sans foi ni loi.

    Mais surtout de traduire en justice les auteurs , coauteurs et complices de la production et de l’utilisation des arrêtés présumés faux

    Le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière

    Le Sphinx compte sur les autorités de transition qui se targuent du Malikura d’appliquer la loi dans sa dernière rigueur.

    Le hold-up systémique instauré par les « démocrates convaincus et patriotes sincères » dans l’école malienne est un serpent à 3 têtes :

    • les élèves fantômes ;
    • les établissements fictifs
    • les élèves doublement facturés par les établissements 100% privés, respectivement aux parents, par leur propre choix et à l’État par le truchement du paiement indu des frais scolaires et des demi bourses.

    A titre illustratif soit deux filles Adja et Mamie respectivement  d’origine nantie et modeste. Les parents d’Adja qui ont les moyens décident de l’inscrire à « Vie-École » où les coûts de formation varient entre 600 à 900 000 FCFA entre la 10ème et la Terminale. Les parents de Mamie qui n’ont pas le choix, la maintiennent dans l’établissement d’orientation. Alors que l’État n’est pas censé payer pour Adja dont les parents ont pris en charge sa formation, soit dit en passant. Toutefois, dans la pratique, il arrive que des montants soient alloués par l’Erat au nom de celle-ci grâce à la magouille de certains promoteurs. Au bout du compte, «Vie-École » a le beurre, l’argent du beurre et le sourire de de la crémière. Vivement que l’OCLEI passe au peigne fin cette autre entourloupe sordide qui fait perdre à l’État des milliards de nos francs par an.

    Les délinquants à col blanc maliens dont l’impéritie notoire et corruptrice a envahi tous les secteurs y compris l’Éducation nationale qui le fondement essentiel de la vie d’une nation ne méritent qu’une chose : la prison à perpéte. Avec de tels éducateurs, on  ne doit pas s’étonner qu’il y ait aujourd’hui dans notre pays une déliquescence morale, intellectuelle et sociale. À quand le grand nettoyage à grande eau ?

    Adama Dramé

  • BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    L’omniprésente Fatoumata  Batoula Niang a-e-elle loué ou acheté l’immeuble de Tiéman Hubert Coulibaly sis à Sotuba ACI tout juste à l’entrée du 3ème pont en venant du côté  de Boulkassoumbougou . . .

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  • UE-SAHEL

    UE-SAHEL

    Borrell : le retour de Boula Matari

    Josep Borrell est le haut représentant de l’Union européenne (UE), soit le chef de son service diplomatique, et aussi le vice-président de la commission de l’UE. Ce chevauchement a vu la réduction des missions de coopération et de développement de la Commission de l’UE Afrique. La relation politique a pris le pas et au Mali, entre autres, l’ambassadeur de l’UE répond directement à Borrell comme le chef de la section politique qui . . .

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  • DIRECTION DES  DOMAINES ET DU CADASTRE

    DIRECTION DES  DOMAINES ET DU CADASTRE

    Les syndicalistes s’affrontent : Police, Gendarmerie et Justice en appel !

    Alors que le secrétaire général du comité syndical a appelé la police estimant que certains Agents n’avaient droit de vote, l’autre tendance fit appel aux services de la Gendarmerie pour mettre de l’ordre. Après le scrutin à proprement parler, place à la décision de la justice. Le droit a été dit.

    Le renouvellement du comité syndical de la Direction des Domaines et du cadastre  affilié à l’UNTM était initialement prévu pour le 23 Juin dernier à la direction des Domaines et du Cadastre. A signaler que le bureau sortant a publié le calendrier électoral seulement le 19 Juin, soit moins de 05 jours avant les Assises. Mais pas de vote ce jour-ci. Et pour cause.

    Sous le prétexte de la présence dans la salle de corps étrangers, parce que n’étant pas des agents du service à leurs dires, les responsables du bureau sortant ont quitté la salle. Un argument très contesté dans la mesure où tous les membres présents étaient bien des Agents dudit service. Il n’eut donc pas de vote ce jour. Qu’à cela ne tienne !

    Un nouveau calendrier a été fixé pour le 25 Juillet 2023. Mais divine surprise ! Les lieux ont été envahis très tôt par des policiers avec pour mission d’empêcher l’accès de la salle à toute personne jugée indésirable par les membres du Bureau sortant. Et pourtant, en matière syndicale, tout agent est électeur et éligible. 

    Face à cette restriction des libertés syndicales, les Responsables de l’autre tendance firent appel à la Gendarmerie laquelle a remis de l’ordre dans la demeure.

    Après constat et vérifications, tous les agents eurent ainsi accès à la salle et le vote put se dérouler sans anicroche. Du propre !

    Policiers et Gendarmes procédèrent ensuite aux décomptes des voix à la fin du scrutin.

    A signaler que deux candidats étaient en lice : le sieur Diakité, secrétaire Général du bureau sortant et le jeune prétendant Camara. Le résultat du vote fut sans appel : 76 voix pour Camara contre 57 pour Diakité, y compris la quinzaine de procurations en faveur de ce dernier. Mais rien n’y fit. Les travailleurs voulaient le changement et l’ont fait savoir à la faveur de ce scrutin.

    Les choses auraient pu s’arrêter-là avec la victoire nette et sans bavure de M. Camara.  Mais le Secrétaire Général sortant, le sieur Diakité, estimant que certaines personnes n’avaient pas droit de vote, a saisi le tribunal de grande Instance de la Commune III au mois d’Aout dernier et demandé par conséquent, l’annulation du scrutin et sa reprise.

    Après presque quatre mois de procédure, d’écoute et d’échanges de correspondances entre les avocats des deux parties,  le tribunal a, au cours de son audience du 30 Novembre dernier , rejeté l’assignation du sieur Diakité, la jugeant mal fondée.  Et patatras ! Le tout puissant secrétaire Général du comité syndical sortant venait de perdre le pouvoir.

    Jusqu’au renouvellement du bureau, c’est bien lui qui détenait en effet le pouvoir à la Dilection des Domaines de l’État et du Cadastre. Qu’il tousse et tous, Responsables de Direction jusqu’au planton, s’enrhumaient. Ancien membre du SYNTADE (les syndicats de l’Administration de l’État), il est présumé proche de Yacouba Katilé (secrétaire Général de l’UNTM) au nom duquel, il disait parler et agir (nous reviendrons sur cet aspect de nos prochaines livraisons).

    La défaite de l’homme sonne, en tout cas, comme un gong de délivrance pour les travailleurs de ce service qui a perdu de tout son aura.   Tout baigne désormais avec la nouvelle équipe syndicale. Les Travailleurs ont repris confiance et le changement est désormais perceptible. Les lignes bougent.

    La tendance victorieuse n’a pas manqué de saluer l’impartialité de la justice. 

    A suivre

    Batomah Sissoko

  • Les paradoxes de l’administration policière au Mali

    Les paradoxes de l’administration policière au Mali

    Un commissaire, des agents…, une prison de haute sécurité mais point de Commissariat…

    C’est à n’y rien comprendre : dans le Mandé, pendant que des localités souffrent d’un manquecriard de local devant abriter au moins un commissariat de police, des commissaires et agents sont mutés sur place. Ailleurs dans le même espace, se trouve une prison moderne mais point de commissariat… ça commence à faire désordre.

    Le commissariat de Kangaba est ouvert sur papier depuis maintenant deux (02) ans . . .

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  • Les paradoxes de l’administration policière au Mali

    Un commissaire, des agents…, une prison de haute sécurité mais point de Commissariat…

    C’est à n’y rien comprendre : dans le Mandé, pendant que des localités souffrent d’un manque criard de local devant abriter au moins un commissariat de police, des commissaires et agents sont mutés sur place. Ailleurs dans le même espace, se trouve une prison moderne mais point de commissariat… ça commence à faire d . . .

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  • Première édition de la nuit du souvenir et d’hommage.

    Première édition de la nuit du souvenir et d’hommage.

    Dans une union sacrée autour de notre pays, cette nuit de souvenir, de cohésion sociale et d’humanisme, est dédiée à la paix et le vivre-ensemble..

    Quand on sait que depuis la nuit des tempsla musique joue un rôle de rassemblement, de mobilisation, d’éducation et d’épanouissement dans la vie des peuples à travers le monde en général, et en particulier chez-nous au Mali, il convient à ce titre, de ne pas dérober à la règle.

    C’est conscients de cette réalité historique queles organisateurs de la nuit du souvenir et d’hommageont jugé opportunde mettre à profit cet évènement majeur pour créer l’unionsacrée autour de notre paysqui traverse une période difficile.

    En effet, avec pour thème : « La musique facteur de paix et de cohésion sociale », cette nuit nous permettra de nous souvenir des hommes et femmesqui ne sont plus de ce monde, mais qui cependant, resteront gravés dans la mémoire collective. Elle sera aussi et surtout une tribune qui permettra à nos artistes,  toutes générations confondues, d’appeler à la paix des cœurs et des esprits.

    Placée sous le haut parrainage du ministère de l’artisanat, de la culture, du tourisme et de l’industrie hôtelière, ladite nuit est prévue pour le vendredi 22 décembre 2023, à la place du cinquantenaire, de 21 heures à l’aube.

    Au programme, les artistes de la nouvelle génération et celle intermédiairevont interpréter des chansons des illustres disparus ; des hommages et reconnaissance seront adressés aux anciens musiciens qui ont marqué d’un emprunt indélébile leur temps et ce sera aussi l’occasion de donner à la nouvelle génération des repères à suivre dans le cadre de leur carrière musicale.

    Pour joindre l’utile à l’agréable, les organisations n’oublient pas ceux et celles d’entre nos parents qui sont dans des situations très difficiles. Selon les initiateurs de cette inédite nuit, une bonne partie des fonds qui seront mobilisés cette nuit sera remise comme dons aux réfugies, déplacés et autres blessés de guerre.

    La reconnaissance étant une vertusi cher à Dieu, il faut noter que plusieurs acteurs et promoteurs de notre culture musicale et hommes du showbiz seront à l’honneur. On peut entre autres citer, monsieur Jacques Bizollon, promoteur du mythique studio d’enregistrement le JBZ Récording, qui a à son actif plus de 1700 artistes Africains dont 57 de nos grands noms de la musique, tels que Oumou Sangaré, Nahawa Doumbia, Koko Dembélé, Amadou et Mariama , Amy Koita,  Nainy Diabaté , Fatoumata Babani Koné etc. La liste n’est pas exhaustive.

    Afin de donner à cette nuit ses lettres de noblesse, plusieurs personnalités du monde de la culture et de la société civile et pas les moindres ont été choisis pour en être des parrains et marraines. Nommons ici, la diva Oumou Sangaré et Habib Dembélé dit Gimba National comme parrain et marraine officiels, d’autre part, et Fatouamta Batouly Niang ; Fatoumata Nbarka Mint Hamoudy ; Cheick Harouna Sangaré et Baba Nadio, quant à eux, respectivement, comme des marraines et parrains d’honneurs.

    Chers mélomanes, nostalgiques des époques glorieuses de la musique malienne, et soucieux de la paix et de la cohésion sociale, tous, joignons-nous aux organisateurs de cette nuit, afin d’apporter notre petite pierre à l’édifice nationale.

    Une date le vendredi 22 décembre 2023 ; un lieu : la place du cinquantenaire de Bamako ; une heure : de 21 heures à l’aube.

  • COUPE DU MONDE U17 

    COUPE DU MONDE U17 

    Le Mali  enlève la médaille de bronze

    L’édition 2023 de la coupe du monde des moins de 17 ans a connu son épilogue samedi

    dernier à l’issue de la finale remportée par l’Allemagne devant la France battue aux tirs

    au but. Le Mali a dominé l’Argentine en match de classement et a enlevé du coup

    la médaillé de bronze synonyme de 3éme place.

    Les rideaux sont tombés samedi dernier sur l’édition 2023 de la coupe du monde U17 qui

    s’est disputée en Indonésie du 10 novembre au 02 décembre. La grande finale de cette 19 e

    édition du mondial des moins de 17 ans a été remportée par la sélection allemande qui a pris le dessus sur son homologue français à l’issue des tirs au but. Au  terme du temps règlementaire, les deux équipes étaient à égalité deux buts partout. Les Allemands ont réussi à débloquer la situation grâce à un penalty transformé par Brunner (29e). Puis dès l’entame de la deuxième période, ils ont doublé la mise. Sur un long ballon en profondeur, Moerstedt centre pour Darwich qui bat Paul Argney (51e). À vingt minutes de la fin du temps réglementaire, Winners Osawe, déjà averti en première période, est en retard sur Bouneb. Il reçoit un deuxième carton jaune, synonyme d’exclusion. Avant la France, menée 2-0, était revenue de nulle part pour revenir à la marque face à l’Allemagne. En réduisant l’écart par l’intermédiaire de Bouabré (53e), puis avec  un but de Mathis Amougou à la 85e minute

    Malgré qu’ils aient remis les  pendules à l’heure les Bleuets, comme à l’Euro face à la même équipe, se sont encore inclinés aux tirs au but en finale (2-2, 4-3 après tab).

    Si l’Équipe nationale d’Allemagne traverse une période fort compliquée depuis quelques

    temps, l’avenir sera peut-être plus radieux. En tout cas, les moins de 17 ans allemands sont

    très prometteurs. Le 2 juin 2023, les joueurs dirigés par Christian Wück s’étaient imposés en

    finale de l’Euro U17 face à la même équipe de France aux tirs au but. Six mois plus tard jour pourjour, face aux mêmes adversaires, c’est encore l’Allemagne qui jubile avec une victoire en finale de la Coupe du Monde U17, au terme d’un grand match. Mais comme à l’Euro en juin dernier, la Mannschaft s’est imposée et remporte la plus belle des compétitions

    En match de classement, le Mali remporte la petite finale devant l’Argentine.Les Aiglonnets, tombés avec les honneurs en demi-finale face à la France,  terminent en beauté leur parcours.

    Ce vendredi 1er  décembre, au stade Manahan de Surakarta, en Indonésie, le sélectionneur

    Soumaïla Coulibaly, ancien international malien, a aligné la meilleure équipe possible pour se

    parer de bronze à la fin de la petite finale face à l’Argentine.

    Ibrahim Diarra, en bon capitaine, a montré la voie du succès à ses coéquipiers. Le gaucher

    magique, à l’entrée de la surface, a contrôlé de la poitrine une passe du milieu Sékou Koné

    avant de battre Jeremías Nisael Florentín, le gardien argentin, d’un sublime enroulé (1-0, 9 e ).

    C’est la cinquième réalisation dans la compétition du joueur promis à sa majorité au FC

    Barcelone (Espagne) en vertu d’un partenariat liant l’académie Africa foot au club catalan.

    Les Aiglonnets, sur une tête plongeante de Mamadou Doumbia, après un coup franc botté par

    Hamidou Makalou, ont accru leur avance au tableau d’affichage. Face à une défense ayant

    mal joué le hors-jeu, le longiligne attaquant de pointe a surgi pour prolonger le ballon au fond

    des filets (2-0, 45 e ).

    En seconde période, l’Albiceleste est définitivement assommée par un but d’Hamidou

    Makalou. Servi par Ibrahim Diarra dans la surface, l’excellent milieu a lucidement glissé la

    balle entre les jambes du gardien argentin sorti à sa rencontre. Sur ce dribble, il a aussi enrhumé leportier adverse pour marquer tranquillement du gauche (3-0, 48’). La messe est dite.

    Pour sa sixième participation au Mondial des moins de 17 ans (1997, 1999, 2001, 2015, 2017

    et 2023), le Mali a décroché en Indonésie sa deuxième médaille (le bronze) après l’argent

    acquis au Chili. Absents en 2019 au Brésil, lors de la précédente édition en date,

    les Aiglonnets ont effectué un retour remarquable dans le tournoi. Sur 7 matchs disputés, ils

    ont obtenu 5 victoires, concédé 2 défaites, planté 18 banderilles et encaissé 3 buts. Leur

    dernier rempart, Bourama Koné, a gardé quatre fois sa cage inviolée.

    Le Maroc, le Sénégal et le Burkina, les trois autres nations africaines qualifiées à ce Mondial,

    ont respectivement été éliminés en quarts de finale, en huitièmes de finale et dès le premier

    tour. Outre la médaille de bronze , deux joueurs maliens ont décroché des titres

    individuels. Il s’agit de Hamidou Macalou deuxième meilleur joueur du tournoi avec le

    ballon d’argent et Ibrahim Diarra deuxième meilleur buteur avec à la clé, un soulier argent avec cinq réalisations.

    M.NIANG

  •  EDM SA

     EDM SA

    Toutes les dérives constatées aujourd’hui au niveau de la société EDM S.A résultent du laxisme voire de la complicité des ministres de tutelle avec les responsables qui se sont succédé depuis 30 ans à la tête de cette société ô combien stratégique pour le développement de notre pays . . .

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  • GRAND SCANDALE DANS L’AFFAIRE SECURIPORT LLC

    GRAND SCANDALE DANS L’AFFAIRE SECURIPORT LLC

    Décidemment au Mali, les choses se suivent et se ressemblent. Les scandales aussi. Après Karim Kéïta, Boubou Cissé , Tiéman Hubert Coulibaly et autres, c’est au tour d’Antoine Enrique Segura, le PDG de Securiport LLC  de prendre la poudre d’escampette  après avoir été inculpé, le vendredi 10 novembre dernier,  par la chambre civile d’instruction composée de deux magistrats plus le président de la Cour Suprême,  de « complicité de faux en écriture, d’usage de faux, d’atteinte aux biens publics, de corruption et de blanchiment de capitaux ». Ce dernier . . .

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  • AFRIQUE                                                                 Les élections présidentielles malgaches : la fabrique du chaos ?

    AFRIQUE Les élections présidentielles malgaches : la fabrique du chaos ?

    Les résultats ont été proclamés et le président sortant n’a pas hésité à passer au premier tour avec près de 60 % des voix. Un score que peu de dirigeants du continent africain osent s’attribuer dès la fin du premier round.  Le vainqueur, Andry Rajoelina, est un ancien DJ qui a réussi dans la publicité et se lance dans la politique pour remporter la mairie de la capitale malgache. De cette place, où il a été imposé par les milieux économiques hostiles au président élu, Marc Ravalomanana, il passe à la présidence à travers le coup d’État de 2009. La France de Sarkozy va soutenir le putschiste, ami de Balkany, entre autres. En retrait apparent du pouvoir qu’il laisse à son ministre des Finances en 2014, il est naturalisé français avec sa famille la même année. En étant élu en 2023, il a devant lui encore un nouveau mandat en dépit d’un bilan social ou économique désastreux que la presse internationale fait semblant de découvrir. Au Niger, privé des nombreux atouts de l’île de l’Océan indien, 50% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté ; à Madagascar, 80% de la population stagne dans la misère et les 2/3 des ménages n’ont pas d’électricité. Le challenger de Rajoelina se voulait le représentant de ces pauvres qui souffrent quotidiennement,  particulièrement dans le Sud dont il est originaire. Il s’agit de Siteny Randrianasoloniaiko, qui après ses études en Communication et Gestion à l’International Leadership School de Pretoria, retourne à Madagascar où il fonde des entreprises dans le secteur de la télécommunication et des médias, y compris la création de Radio Siteny en 2013. Il parle mieux l’anglais qu’Andry Rajoelina et s’inspire plus de l’économie de marché que du modèle russe. Cependant les communicants français du président sortant et lui-même français, Andry Rajoelina, vont axer leur campagne de dénigrement sur sa proximité avec Poutine, voire de Wagner. Siteny Randrianasoloniaiko a pu mener sa campagne impressionnante grâce à des partenaires extérieurs comme Abu Dhabi ou des riches malgaches exilés à Dubai. Il a aidé de son argent les 10 autres candidats pour corriger les distorsions du cadre électoral. Mais en vain les manœuvres des caciques de la politique malgache servent leurs carrières plus qu’ils n’ont d’ambition pour leur pays.  

    Les politiciens apprentis sorciers

    Dès que les élections 2023 approchent tous les candidats font front commun contre Andry Rajoelina avec des motifs variés, mais dont le principal reste sa nationalité française. La critique dénonce aussi qu’il tient sous sa coupe la Cour constitutionnelle (HCC) et la Commission électorale nationale et « naturellement » indépendante (CENI). Tout cela n’est pas faux mais n’est pas nouveau. Rajoelina est le fils d’un colonel de l’armée française et on pouvait se douter qu’il se sentait, comme beaucoup de membres de la nomenklatura de ce pays, plus à l’aise à Levallois que dans les rizières de la côte malgache. Quant à la captation des organes judiciaires, sécuritaires et électoraux par le pouvoir en place, les plus tonitruants des candidats qui refusent de faire campagne, par pingrerie, auraient pu la décrier plus tôt. Ainsi, Hery Rajaonarimampianina, ancien ministre des finances de Rajoelina, depuis 2009, puis président de la République de 2014 à 2018.  En 2023, il est le chef du HVM qui à travers le Fisandratana (Émergence) souhaite remettre le pays sur le chemin de la croissance. L’autre poids lourd qui jette le gant avant le début du match, c’est Marc Ravalomanana. Il a été président avant d’être renversé par Andry Rajoelina en 2009, soutenu alors par les diplomates français qui nomment Ravalomanana le «loser». En 2023, à la tête du TIM, son parti qui s’est délabré, il mise sur la reprise du Madagascar Action Plan (MAP), le programme qu’il avait tenté de mettre en œuvre durant son mandat, mais il y a déjà 20 ans. Le MAP était axé, entre autres, sur la réhabilitation des infrastructures routières, l’accroissement de la productivité agricole, la lutte contre l’insécurité, etc. Les premiers fruits de ce programme apparaissaient quand Rajoelina, avec l’aide de colonels de l’armée malgache, le destituent. Mais au lieu de faire l’état de la situation dramatique du pays, Ravalomanana comme Roland Ratsiraka, neveu de l’ancien président, et de proposer une alternative commune, l’opposition multiplie les attaques personnelles contre le président sortant et son entourage. Pourtant Madagascar partage un point commun avec le Mali, nommé JIRAMA, en malgache l’acronyme de l’EDM du Mali. La JIRAMA est une source d’enrichissement pour ses fournisseurs français, indiens installés dans l’ile, et malgaches. Sans aucun résultat satisfaisant, sauf dans les beaux quartiers de la capitale où tous les candidats ont une villa et leurs entreprises. Et la liste est longue de la perpétuation de l’incurie dans des secteurs décisifs de la vie de la nation. Les leaders malgaches semblent avoir réduit l’échéance du 16 novembre à un règlement de comptes avec celui qui s’est installé au pouvoir par un second coup d’État, institutionnel cette fois. Siteny Randrianasoloniaiko semble un outsider qui dérangeait autant le président en place que les vieux routiers du système politique malgache.

    La farce de la médiation

    Le boycott des élections présidentielles par les candidats menaçait l’apparence de légitimité du scrutin, car seul le semblant de compétition lui confère un peu de crédibilité. La communauté internationale et les instances habituelles de médiation à Madagascar ont donc plaidé pour un dialogue entre le pouvoir et les forces d’opposition. Les Églises, catholiques et protestantes, représentent un arbitre politique et institutionnel régulièrement sollicité dans la République malgache, pourtant laïque. Une fois de plus, séparément ou à travers des plateformes «démocratiques », elles ont remis en cause l’organisation des élections sans jamais dire clairement qu’elles étaient une farce. Les organisations pluri-étatiques comme la SADC, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), regroupant 16 pays d’Afrique australe, réunie en sommet extraordinaire, le samedi 4 novembre, à Luanda (Angola) avait réitéré son soutien aux élections par le déploiement de la mission d’observation électorale pour Madagascar. La CEDEAO a produit une jurisprudence sur la « succession démocratique » au pouvoir, que la SADC reprend avec le principe de la tenue des élections, malgré les innombrables problèmes entourant le déroulement du scrutin malgache. Cette subsidiarité qui confère à la CEDEAO et à la SADC un pouvoir considérable pour décréter le caractère autorisé des processus politiques permet à l’Union africaine comme aux Nations-Unies de se défausser de toute responsabilité. Le représentant résident des Nations Unies dans la capitale malgache et le PNUD ont été courageusement aux abonnés absents.

    Du coté malgache, la société civile essaye de mettre en place des observatoires des élections mais c’est Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale (PAN), une luthérienne revendiquée et déjà associée au système politique lors de la transition suivant le putsch d’Andry Rajoelina qui mène la fronde dès le mois d’octobre contre le processus électoral. Elle réclame très vite plus d’implication des partenaires techniques et financiers de la Grande île et affirme son engagement pour une «médiation parlementaire». « J’exhorte la communauté internationale, face à l’urgence, à agir », lance le président de la Chambre basse dans son discours d’ouverture de la session parlementaire, mardi à Tsimbazaza. «Je sais et je suis convaincue que vos constats respectifs rejoignent les nôtres, sur certains domaines et secteurs vous êtes dissuasifs, le temps n’est plus à la diplomatie», argue-t-elle. «Les germes des provocations pour une guerre fratricide sont visibles et ne cessent pas de s’amplifier, votre responsabilité respective est aussi engagée plus que la nôtre », prévient-elle.

    Un front se crée associant Christine Razanamahasoa, la PAN, et le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM) au sein de la plateforme de l’opposition (PAN/FFKM) pour contester la poursuite du «simulacre d’élection organisée de force». La plateforme finira par appeler au boycott de l’élection après avoir en vain réclamé un report. A l’opposé, comme d’habitude, la communauté internationale va soutenir et pire valider le processus électoral et dans l’infamie, les organisations francophones comme l’OIF et la CEMAC (on se demande ce qu’elle vient faire à Madagascar quand on sait les turpitudes du Tchad ou du Congo)  vont se distinguer.

    Le jour d’après

    Après la proclamation des résultats, une abondance de constats sur la fausseté du fichier électoral et de dénonciations des achats de vote fleurit. Il est trop tard, mais la SADC et les observateurs internationaux et malgaches se donnent bonne conscience pour que la comédie électorale continue et qu’Andry Rajoelina poursuive son règne. L’anesthésie de la médiation fait son retour. Ainsi la «Plateforme de dialogue et de médiation» confirme qu’elle poursuit ses efforts pour explorer toutes les voies pouvant conduire à la stabilité, à l’apaisement et à la réconciliation du peuple malgache.

    Cependant l’accumulation de critiques de l’épisode électoral aboutit à une dévaluation du président réélu. Il se retrouve en position de faiblesse par rapport à ses alliés et ses concurrents. Les oligarques cosmopolites et nationaux qui l’entourent et les officiers généraux qui prospèrent dans son sillage pourront exiger encore plus de prébendes et de libertés pour s’approprier les richesses du pays. L’ambassadeur de France n’a plus à redouter la contestation de l’opinion publique qui s’insurgeait contre l’étrangeté du candidat Andry Rajoelina qui avait choisi d’être naturalisé français. Emmanuel Macron peut plus aisément maintenir la confiscation des îles éparses et un rôle de protecteur du sud-ouest de l’Océan indien. Le challenger Siteny Randrianasoloniaiko sait bien et le président réélu aussi que son score a été réduit. Les sponsors qui l’ont soutenu vont cependant obtenir des concessions pour réintégrer le club des milliardaires encastrés dans l’appareil du pouvoir. La faiblesse du président de 49 ans se verra rapidement lors des législatives et des sénatoriales. Les candidats défaillants de la présidentielle vont obtenir sur des bases régionalistes et clientélistes des sièges nombreux au détriment du parti présidentiel complètement discrédité. Les église chrétiennes par leur ambiguïté ont su maintenir l’exécutif et les parlementaires engagés dans une fronde complètement déconnectée du peuple.

    Olivier Vallée

  • Fédération Malienne des Associations de Personnes

    Fédération Malienne des Associations de Personnes

    Handicapées – FEMAPH

    Le CNT cautionne-t-il l’arbitraire ?

    Il se passe de drôles de choses au Conseil National Transitoire (CNT). Se prévalant de son statut de membre ce organe parlementaire, la présidente de la Fédération Malienne des Associations de Personnes Handicapées (FEMAPH) pose des actes pour le moins litigieux. Elle a récemment adressé une lettre de suspension à un membre, en violation flagrante des textes régissant ladite fédération.  

    Nos mille et une tentative de joindre la présidente de cette organisation doublée de membre du CNT sont restées vaines. Il parait qu’elle n’aime pas la presse libre. Nous ne désespérons cependant pas de la rencontrer. En attendant, voici les faits.

    A la date du 29 septembre 2023, le Bureau Exécutif de la FEMAPH adresse une correspondance portant à un de ses membres, le nommé Ibrahim Kouyaté. Ladite correspondance a pour objet «Notification de sanction disciplinaire». Le sieur Kouyaté, selon nos sources, aurait manqué de respect à Madame la Présidente. Une allégation que l’accusé réfute.

    Il s’avère en tout état de cause,que lacorrespondance ne respecte elle,  aucune disposition des Statuts et Règlement Intérieur de la Fédération malienne des Associations de personnes Handicapées – FEMAPH.

    Tout d’abord,  n’existait au moment des faits, pas  de commission de discipline au sein de la FEMAPH devant statuer sur les litiges. Il s’agit donc d’une décision inique.

    Et toujours selon les textes de la FEMAPH que nous avions épluché pour les besoins de la cause, «aucune exclusion ne peutêtre prononcée par l’Assemblée Générale ordinaire ou extraordinaire si le membre en question ou son représentant légal n’a pas été effectivement entendu par le Bureau Exécutif et le Conseil d’Administration, à moins d’un refus de comparaître (Article 19 des Statuts de la Fédération malienne des Association de personnes Handicapées – FEMAPH).

    Autre anomalie : Selon «la notification de la sanction», (correspondance du 29 septembre 2023), «le Bureau Exécutif de la FEMAPH, en sa réunion du Vendredi 29 Septembre 2023 et à l’unanimité», a pris la décision de suspension contre «Bréhima Kouyaté» une personne physique et non morale et en violation des textes régissant la Fédération.

    On notera donc que les membres du bureau Exécutif se sont réunis le «29 Septembre 2023», ont pris la décision de suspendre «Monsieur Bréhima Kouyaté», le  «Vendredi 29 Septembre 2023» et l’ont notifié, à l’intéressé à la même date, «vendredi 29 Septembre 2023.

    Et pourtant, les textes stipulent: «Le Conseil de Discipline et de Règlement des conflits est composé d’un Président et de cinq (05) membres (…)

    Paragraphe 2 De la discipline

    Article 51 : en cas de faute, les sanctions appliquées sont les suivantes :

    1. L’avertissement
    2. La Mise en garde
    3. La Suspension
    4. L’exclusion

    Article  52 : En cas de faute grave, quelle que que soit la cause, le Bureau Exécutif, après avis du conseil de discipline, le Bureau Exécutif envoie aux membres fautifs une lettre d’avertissement qui sera suivie d’une mise en garde en cas de refus d’obtempérer

    Article 53 : la suspension du membre intervient lorsque toutes les démarches  du Conseil de Discipline et du Bureau Exécutif se sont avérées vaines.

    La durée de la suspension est fixée par le Bureau Exécutif

    Article 55 : l’Assemblée Générale est seule compétente pour prononcer l’exclusion d’une OPH membre. La décision est prise sur proposition motivée du Conseil d’Administration et la majorité des 2/3 des membres composant l’Assemblée Générale (Règlement intérieur).

    A signaler surtout que le Bureau Exécutif n’est habilité ni à suspendre ni à exclure un membre  somme indiqué dans le Chapitre III« Perte de la Qualité de Membre »

    La qualité de membre de la FEMAPH se perd par :

    – la démission

    – l’exclusion

    – Dissolution de l’Organisation de personne Handicapée Membre

    Paragraphe 2 : de l’exclusion

    Article 10 : l’exclusion d’une OPH membre est prononcée par l’Assemblée Générale. Elle intervient dans le cas de fautes graves…

    Article 11 : La faute doit être prouvée et le présumé fautif doit être appelé et entendu par le Bureau Exécutif sur les faits et agissements qui lui sont reprochés.

    Dans tous les cas, l’exclusion se traduit par la perte de la qualité de membre. La décision d’exclusion est prise par l’Assemblée Générale et notifiée par le Bureau Exécutif (Règlement Intérieur de la FEMAPH)».

    La prétendue sanction prise contre le sieur Kouyaté (d’autres membres sont également visés) est tout simplement arbitraire. Et cela ne fait pas honneur au CNT dont se réclame la présidente

    La Cour suprême est mieux indiquée pour trancher. A moins que le président du CNT prenne ses responsabilités.

    A suivre

    Batomah Sissoko

  • DU RIFIFI A L’ORTM (suite)

    DU RIFIFI A L’ORTM (suite)

    La Direction de l’ORTM a prononcé une sanction de 8 jours de suspension contre le premier responsable du syndicat CSTM Aboubacar Diawara dit «Grand P», pour dit-elle, insubordination. Une décision jugée arbitraire par le camp Amion Guindo, secrétaire Général de la CSTM et ses protégés à l’ORTM . . .

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  • Ca déraille – Un accident et… Beaucoup d’interrogations :

    Ca déraille – Un accident et… Beaucoup d’interrogations :

    0ctobre 2019 : Près de 900 milliards Francs CFA pour mettre le train sur les rails selon le communiqué du Conseil des Ministres sous le régime IBK; Décembre 2015 : Signature à Bamako entre le gouvernement malien et la société chinoise BTP China Railway Construction Corp d’un contrat pour la réhabilitation de la ligne de chemin de fer Bamako -Diboli, pour environ 900 milliards F CFA (1,486 milliard de dollars) ; Février  2022 : 9,87 milliards FCFA prétendus investis par la Société du patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER Mali SA) et pour finir, un . . .

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  • COUPE DU MONDE U-17

    COUPE DU MONDE U-17

    Le Mali se qualifie en demi-finales

    Face au Maroc avant-hier lors du dernier quart de finale de la Coupe du monde U17, la sélection malienne a décroché son ticket pour les demi-finales en s’imposant 1-0 au Stadion Manahan (Indonésie). Avec cette victoire, le Mali prend sa revanche sur le Maroc qui l’avait éliminé en demi-finale de la CAN U17 en mai dernier en Algérie.

    Allemagne – Argentineet France – Mali telles sont les affiches des demi-finales de la 19e édition de la coupe du monde U17. Ces quatre équipes ont obtenu leur billet pour le dernier carré de cette compétition à l’issue des rencontres de quart de finales dont la dernière a mis aux prises le Mali au Maroc. Au terme de ce duel 100% africain, les Aiglonnets du Mali se sont imposés devant les Lionceaux du Maroc par le score d’un but à zéro (1-0).  

    Une victoire logique au regard de la domination des Aiglonnets sur les Lionceaux, mais qui a mis du temps à se dessiner car l’unique but de la rencontre ne sera marqué par le capitaine malien qu’à la 81e minute.

    En effet, dès l’entame de ce choc entre deux pays africains, le Maroc laissait la possession au Mali et se regroupait en bloc bas en défense. Les Aiglonnets, eux, ne se faisaient pas prier et attaquaient tambour battant. Néanmoins, ils se cassaient les dents sur la défense des Lionceaux. Le premier à servir d’exemple était Ibrahim Kanaté. Suite à un tir dangereux d’Ange Martial Tia bloqué au sol par les Rouges et Verts, l’attaquant d’Afrique Football Elite butait en effet sur Taha Benrhozil dans la surface, avant le dégagement des défenseurs (7e). Puis c’était le tour de Tia de voir sa tentative au ras du sol captée par le portier dans son giron, consécutivement à un service en retrait de Kanaté (11e). Un quart d’heure plus tard, son équipier était mis en échec par un tacle d’Abdelhamid Ait Boudlal (27e), avant un nouvel arrêt de Benrhozil, cette fois devant Ibrahima Diarra (27e). Décidément sur toutes les trajectoires, le portier d’AM Football frustrait encore Kanaté, lequel avait été trouvé sur une passe en retrait depuis l’aile droite (37e).

    Tenant bon défensivement, le vice-champion d’Afrique U17 tentait de surprendre son adversaire avec un enroulé du gauche d’Abdelhamid Maali retombant juste à côté de l’équerre droite de Bourama Koné (45e+7). Un avant-goût de l’allant offensif dont faisaient preuve les Marocains au retour des vestiaires. Le premier à se mettre en évidence était Mohammed Hamony. L’ailier gauche effectuait une incursion dans l’axe pour une transmission au bénéfice d’un coéquipier repris au dernier instant par l’arrière-garde malienne (55e).

    Si la menace adverse ne se faisait pas oublier à travers un tir lointain capté à la base de son poteau droit par Benrhozil (56e), c’est bien les Lionceaux de l’Atlas qui causaient le deuxième coup de chaud du second acte. Hamony, toujours à la baguette, décalait à droite le rentrant Ayman Ennair dont la frappe au premier poteau après un dribble sur le gardien était repoussée par les défenseurs venus au sauvetage. Hamony, resté à l’affût, envoyait un missile contré par un pied dans la surface (61e).

    Le Mali victorieux au bout de l’effort

    Le Mali lui ne renonçait pas à ses intentions offensives. La preuve avec Ibrahima Diarra qui mangeait la ligne de corner à droite avant une passe en retrait pour un coéquipier qui voyait sa reprise renvoyée sur la ligne par la défense marocaine (69e). Cela finira par payer en fin de match, alors que les Marocains libéraient de l’espace derrière en se projetant devant en nombre. Lancé à gauche dans la profondeur par un équipier, Kanaté qui se présentait face à Benrhozil sorti à sa rencontre voyait son tir repoussé par Ait Boudlal au premier poteau. Malheureusement pour le défenseur central, Ibrahima Diarra reprenait dans le but vide pour l’ouverture du score (1-0, 81e).

    Ni la reprise de la tête d’Adam Boufandar sur corner (90e+1), ni le centre dangereux de Zakaria Ouazane – intercepté par B. Koné – (90e+3), n’allaient permettre au Maroc de revenir dans la partie. À l’arrivée, le Mali s’impose avec une possession de plus 60% et plus de 19 tirs dont 7 cadrés. Le Maroc, à l’inverse, n’est parvenu à cadrer aucune frappe sur 5 tentatives. Les Aiglonnets croiseront donc le fer en demi-finale avec la France mardi. Les Français ont dominé d’une courte tête l’Ouzbékistan (1-0) plus tôt dans la journée, une belle affiche entre les deux pays qui se regardent en chien de faillance depuis un certain temps à cause de tout ce qui se passe entre eux, pas sur le gazon, mais sur le terrain politique.

    L’autre demi-finale du Mondial U17 sera aussi alléchante entre l’Argentine, victorieuse du Brésil (3-0) à l’Allemagne, qui est venue à bout de l’Espagne (1-0) vendredi. La rencontre aura lieu ce mardi en première heure, avant le duel entre la France et le Mali.

    Juste après leur brillante et éclatante victoire sur le Maroc, avec à la clé la qualification en demi-finale du Mondial U17, le ministre de la jeunesse des Sports, et la Fédération Malienne de football ont adressé leurs vives félicitations aux Aiglonnets du Mali.

    M.NIANG

  • GRAND SCANDALE DANS L’AFFAIRE SÉCURIPORT

    GRAND SCANDALE DANS L’AFFAIRE SÉCURIPORT

    Décidemment au Mali, les choses se suivent et se ressemblent. Les scandales aussi. Après Karim Kéïta, Boubou Cissé , Tiéman Hubert Coulibaly et autres, c’est au tour d’Antoine Enrique Segura, le PDG de Securiport LLC  de prendre la poudre d’escampette  après avoir été inculpé, le vendredi 10 novembre dernier,  par Mahamadou Timbo, le procureur général de la Cour Suprême,  de « complicité de faux en écriture, d’usage de faux, d’atteinte aux biens publics, de corruption et de blanchiment de capitaux ». Ce dernier l’a placé sous contrôle judiciaire . . .

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  • `Kidal 2023, la mort des accords d’Alger 2015 ?

    `Kidal 2023, la mort des accords d’Alger 2015 ?

    La prise récente de Kidal par les FAMA, pour certains,  revient à enterrer les accords d’Alger (2015). Cela semble une assertion plutôt rapide. Kidal n’est que l’abcès de fixation de dérèglements et de phénomènes qui plongent leurs racines dans l’agression de la Libye par l’OTAN en 2011. Le bouleversement, par des pays non-africains, de l’ordre régional fragile qui prédominait auparavant, raviva des clivages de la société malienne. Comme le souligne Olivier Roy, chercheur et sans doute le meilleur expert français de l’Islam . . .

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  • L’UNTM ET LA CSTM À COUTEAUX TIRÉS

    AMION Vs KATILÉ : une guerre par procuration et… l’ingérence de l’Etat

    La mise en place du bureau syndical de l’ORTM-CSTM a été émaillée de graves incidents impliquant la tendance syndicale UNTM. Les deux camps ont failli en venir aux mains suite à l’attitude d’une Direction visiblement partisane et sous influence. 

    C’était le jeudi 16 novembre dernier dans l’enceinte de l’Office de la Radio-Télévision du Mali (ORTM) à Bozola.  Ici, le . . .

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  • Le SYNTIM (Syndicat des Impôts) fustige Katilé et met en garde :

    Le SYNTIM (Syndicat des Impôts) fustige Katilé et met en garde :

    «Le pays va se retrouver dans la situation de 2014 lorsque l’UNTM et le régime IBK ont signé un protocole d’Accord… »

    En marge de la guerre fratricide à l’ORTM, une autre se déroule en ce moment au niveau des Impôts impliquant encore et toujours le secrétaire Général du SYNTADE –UNTM et encore et toujours l’État. Là, la tension monte d’un cran et les lignes commencent visiblement à bouger véritablement.

    C’est la Maison de la Presse qui a abrité, samedi dernier, la Conférence de presse du Comité Syndical des Travailleurs des Impôts (SYNTIM) que l’on sait également victime de manigances de la part du Secrétaire Général du  Syndicat National des Travailleurs des Administrations de l’État et du Syndicat National, l’UNTM dirigés par Yacouba Katilé. Toujours lui !

    L’équipe du Comité SYNTIM était dirigée par son Secrétaire Général par intérim, Moussa Sissoko  accompagné  d’Issa SYNAYOKO,  Secrétaire Général du comité Syndical Cabinet, DRH, CPS et DFM-MTI (une quinzaine d’entités financières et des constructions civiles au Mali), toutes victimes de tripatouillages de la part du Syntade-Untm. 

    Le secrétaire Général par intérim du SYNTIM, Moussa Sissoko a dénoncé l’ingérence du SYNTADE-UNTM lors de la mise en place du bureau Syndical des Impôts (SYNTIM) le 19 Octobre dernier au Mémorial Modibo Keita.

    Ce jour-ci,  à ses dires, il n’eut tout simplement pas d’élection. Les protégés de Yacouba Katilé, vinrent et en violation flagrante de toutes les dispositions réglementaires syndicales, proclamèrent un bureau et s’en allèrent. Et comme s’ils voulaient procéder à une scission du pays tout entier, les superviseurs imposés du SYNTADE sous les ordres de Katilé, ont accepté les délégués de deux nouvelles régions (Kita et Koutiala) et rejeté les autres. Des constats d’huissier ont été établis et l’affaire est désormais pendante devant les juridictions compétentes a indiqué Moussa Sissoko. 

    Pour sa part, Issa Synayoko, non moins président de la Plateforme des Organisations syndicales de lutte contre la Corruption, a exhorté les militants SYNTIM à rester unis et mobilisés. Il a dit tout le respect et la considération  qu’il a à l’endroit du Professeur Alou Daou, secrétaire Général du SYNTIM dont la légitimité et la compétence  ne sont guère contestables.

    Dans le document de presse qu’il a présenté, il affirme que l’Objectif  de la conférence était d’«édifier l’opinion Nationale, internationale et en particulier les autorités de la transition sur les conséquences des contestations actuelles observées dans le renouvellement des Instances de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM)».

    A ses dires, «aujourd’hui, tous les services stratégiques de l’État sont sous haute tension sociale, tout simplement parce que le président S.G de l’UNTM veut briguer un troisième mandat et en qualité de président d’une institution… J’ai du mal à comprendre pourquoi la même personne se rabaisse pour un mandat de représentativité d’une corporation à tout prix».

    Il a rappelé que des plaintes sont d’ores et déjà enregistrées  au Tribunal de grande Instance de la Commune III.

    A ses dires, «le Syndicat des Impôts est sur le point de la division. L’image que nous avions vue le jeudi 19 Octobre 2023, le jour de la mise en place de la section nationale des Impôts ne laisse personne indifférent.

    • Le syndicat national des Transports est très tourmenté
    • Les mêmes missionnaires veulent déstabiliser le comité syndical de la Direction de l’Energie du Mali (EDM).
    • Le 02 Novembre 2023, le Tribunal de grande Instance de la Commune III se prononcera sur la procédure de renouvellement de la section nationale des constructions civiles et de l’éligibilité du camarade président S.G de l’UNTM…Sans oublier le cas de l’AGEROUTE…»

    Et de rappeler que «l’élection au poste du S.G du comité Syndical d’un président d’institution est un cas d’ingérence de l’administration dans le syndicat, condamné par l’article 2 de la convention de l’OIT que le Mali a ratifié le 02 Mars 1964».

    Au rythme des ingérences et tripatouillages, poursuit-il, «le pays va se retrouver dans la situation de 2014 lorsque l’UNTM et le régime IBK ont signé un protocole d’Accord dans lequel l’UNTM s’était engagée pour une trêve de cinq (05) ans. En retour, l’État devrait procéder à une augmentation des salaires de 20% étalée sur trois (03) ans. Mais cet accord n’a engagé, du côté syndical que le signataire. Pendant cette période, le syndicat National de la Santé a été en grève illimitée. De même, l’application de l’article 39 des Enseignants a paralysé l’École malienne. Les Magistrats pour leur prime, ont observé un mouvement de grève illimité. La coordination des Département ministériels a paralysé l’administration».

    Aujourd’hui conclut-il, «le pacte social est plus que jamais menacé». 

    Faut-il le rappeler ? Issa Synayoko est le président du Comité Syndical du Cabinet-DRH–CPS-DFM du Ministère des Transports et des Infrastructures. Il a été réélu le mardi 18 juillet 2023 à l’unanimité pour un second mandat de cinq ans. Il déplore les ingérences et les tripatouillages du SYNTADE-UNTM auquel il est affilié. M. Synayoko est en outre  Président de la Plateforme des Organisations syndicales de lutte contre la corruption. Et il compte se faire entendre. Très bientôt !

    Batomah Sissoko

    Encadré

    Le SYNTADE-UNTM fragilisé

    Si ceux de l’ORTM ont préféré le camp de la rivale, la CSTM, ceux des Impôts (SYNTIM), des Transports, de l’AGEROUTE, des services financiers en l’occurrence, ont décidé de se désolidariser non de la structure syndicale en tant que telle, mais de la personne de Yacouba Katilé et d’engager une lutte sans merci. Une attitude  qui ne peut que fragiliser l’entité syndicale SYNTADE-UNTM.

    En évoquant les risques liés au protocole d’Accord relatif à un semblant de trêve entre l’UNTM et le régime IBK  en 2014, Sinayoko semble mettre la puce à l’oreille des autorités de la Transition lesquelles ont également signé un accord similaire avec le SYNTADE – UNTM, ou plutôt avec Katilé. C’est le moins que l’on puisse dire, ledit protocole étant de plus en plus controversé et Katilé lui-même contesté jusqu’au sein du SYNTADE. Le navire est visiblement en train de prendre eau de toutes parts, « tous les services stratégiques de l’État étant désormais sous haute tension sociale» comme l’a si bien dit Sinayoko et comme le disent si bien les Bambaras : «soulève bien la queue ! Soulève bien la queue… A la fin, la queue risque d’être arrachée», un proverbe du territoire fustigeant l’empressement et l’exagération.

    C’est bien un tel scénario qui se dessine  avec le SYNTADE-UNTM. A force de vouloir ramener au rang tous les syndicats dans le seul but de jouir de certaines privilèges pour le moins personnels, le SYNTADE-UNTM risque en effet de tout perdre.

    A l’heure actuelle, la quasi-totalité des comités syndicaux sont tout simplement opposés au SYNTADE et remontés contre KATILE à cause de sa gestion clanique et inique. Et à ce rythme, son accord avec les autorités de la Transition n’engagera finalement que lui et lui seul. Les prémices sont déjà visibles.

    Batomah Sissoko

  • Article sans titre 4853

    Nouveau format des qualifications de la zone Afrique pour la Coupe du Monde 2026

    Les qualifications africaines pour la Coupe du Monde de la Fifa 2026 ont commencé  le 15 novembre, le continent étant prêt à envoyer un nombre record de nations à la nouvelle compétition mondiale de football.

    Seuls cinq pays étaient présents lors de la phase finale de 2022 au Qatar, où le Maroc est entré dans l’histoire en devenant la première équipe africaine à atteindre les demi-finales.

    Cependant, neuf équipes africaines sont assurées de participer à la prochaine édition au Canada, au Mexique et aux États-Unis, un tournoi qui comptera 48 équipescontre 32 auparavant.

    Il est même possible qu’une dixième équipe se qualifie par le biais d’un barrage intercontinental.

    Le nombre d’équipes susceptibles de se qualifier pour l’Amérique du Nord ayant doublé, la Confédération africaine de football (Caf) a modifié le format des éliminatoires.

    2026 ?

    La Caf a supprimé son traditionnel tour préliminaire, qui voyait les nations les moins bien classées participer à une série de matches aller-retour, dont les vainqueurs accédaient à la phase de groupes.

    Le nouveau plan prévoyait que toutes les nations africaines participent à une phase de groupe plus large, les 54 participants étant répartis en neuf poules, chacune comprenant six équipes.

    Cependant, les plans de la Caf ont été quelque peu gâchés par le retrait tardif de l’Érythrée des qualifications le 10 novembre, laissant le Groupe E avec seulement cinq équipes.

    Les équipes s’affrontent à domicile et à l’extérieur. Les neuf vainqueurs de groupe se qualifieront pour la Coupe du monde.

    Le tirage au sort a été effectué en juillet en Côte d’Ivoire :

    Groupe A : Egypte, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Sierra Leone, Ethiopie, Djibouti

    Groupe B : Sénégal, RD Congo, Mauritanie, Togo, Soudan, Soudan du Sud

    Groupe C : Nigeria, Afrique du Sud, Bénin, Zimbabwe, Rwanda, Lesotho

    Groupe D : Cameroun, Cap-Vert, Angola, Libye, Eswatini, Maurice

    Groupe E : Maroc, Zambie, Congo, Tanzanie, Niger (l’Érythrée s’est retirée le 10 novembre)

    Groupe F : Côte d’Ivoire, Gabon, Kenya, Gambie, Burundi, Seychelles

    Groupe G : Algérie, Guinée, Ouganda, Mozambique, Botswana, Somalie

    Groupe H : Tunisie, Guinée équatoriale, Namibie, Malawi, Liberia, Sao Tomé-et-Principe

    Groupe I : Mali, Ghana, Madagascar, République centrafricaine, Comores, Tchad

    Quand les matches ont-ils lieu ?

    Les deux premiers matches de chaque groupe se dérouleront entre le 15 et le 21 novembre, tandis que les troisième et quatrième tours auront lieu en juin prochain.

    Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 devant également être programmées en 2024, les six journées restantes des éliminatoires de la Coupe du monde seront réparties sur les fenêtres internationales de mars, septembre et octobre 2025.

    Qu’en est-il des barrages ?

    Certains des seconds des neuf groupes de qualification auront une nouvelle chance de se rendre au Canada, au Mexique et aux États-Unis.

    Les quatre meilleurs deuxièmes au classement seront qualifiés pour des barrages. Une demi-finale et une finale en novembre 2025 détermineront quelle équipe africaine sera qualifiée pour un tournoi intercontinental de barrage.

    Le retrait de l’Érythrée aura un impact sur ce classement, la Caf n’ayant pas encore fait d’annonce sur la manière dont cette question sera résolue.

    Le dernier tour de qualification mondial réunira six équipes qui se disputeront les deux dernières places pour la phase finale de 2026 et devrait se tenir en mars 2026.

    Y a-t-il des outsiders ?

    Serhou Guirassy peut-il aider la Guinée à se qualifier pour la Coupe du monde 2026 après un début de saison riche en buts avec le club allemand de Stuttgart ?

    Seuls 13 pays africains ont déjà participé à la Coupe du Monde, mais l’élargissement à neuf groupes de qualification garanti signifie qu’il y aura une chance pour certains débutants dans trois ans.

    Chaque groupe de qualification pour 2026 comprend au moins une équipe ayant déjà participé au tournoi.

    Cependant, le Mali – qui a été battu par la Tunisie lors des barrages africains pour Qatar 2022 – est la tête de série du Groupe I, devant le Ghana.

    Le Burkina Faso, qui a terminé quatrième de la Coupe des Nations 2021 au Cameroun, pourrait tester l’Égypte dans le Groupe A, tandis que la Guinée équatoriale s’est imposée à domicile face à la Tunisie, adversaire du Groupe H, dans le cadre des qualifications pour la Coupe du Monde 2022 et la Coupe des Nations 2023.

    Malgré une population d’à peine plus d’un demi-million d’habitants, le Cap-Vert est devenu un habitué des éliminatoires de la Coupe des Nations, atteignant quatre des six derniers tournois, et il aura de grandes chances de surprendre le poids lourd du groupe D, le Cameroun.

    Serhou Guirassy, qui a inscrit 15 buts en neuf matches de championnat avec Stuttgart cette saison, pourrait-il aider la Guinée à vaincre l’Algérie dans le Groupe G ?

    Les qualifications étant réparties sur deux ans, avec quatre matches en septembre et octobre 2025, des surprises pourraient survenir en fonction de la forme et de l’état de forme des joueurs.

    Macki Niang

  • ELIMINATOIRES COUPE DU MONDE ZONE AFRIQUE

    ELIMINATOIRES COUPE DU MONDE ZONE AFRIQUE

    Belle entrée en matière des Aigles du Mali

    Les rencontres de la première journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 zone Afrique ont été disputées les 15,16 et 17 novembre dernier à travers le continent. Les Aigles du Mali qui étaient l’hôte des Sao du Tchad ont réussi leur entrée en matière en s’imposant (3-1).

    Le continent africain a vibré les mercredi, jeudi, et vendredi derniers par les rencontres de la première journée des éliminatoires zone Afrique de la Coupe du Monde 2026. Plusieurs oppositions, dont le match entre le Mali et le Tchad pour le compte du groupe I ont été disputées. A l’issue de cette rencontre, les Aigles du Mali se sont imposés devant les Sao par le score de trois buts à zéro (3-0). Avec cette belle victoire, les Aigles démarrent sur les chapeaux de roue et prennent ainsi leur envol pour le mondial USA, Canada, Mexique 2026. Pour cette journée inaugurale de la grande compétition du football mondial, les joueurs d’Eric Sekou Chelle ont gagné avec la manière face aux Tchadiens. Devant un public acquis à leur cause, ils ont offert un festival offensif à leurs supporteurs pendant près de quarante minutes, pour enfin ouvrir le score à la 44e minute par le jeune espoir Kamory Doumbia qui ne cesse de monter en grade dans l’équipe sénior. Il passe ensuite le relais à Youssouf Niakaté (77), et Ibrahim Sissoko (81) après l’égalisation des Tchadiens peu après la reprise. A noter que les Aigles étaient soutenus par tout un peuple galvanisé aussi par la victoire des Forces Armées du Mali (FAMa) sur les forces du mal avec à la clé la reprise de la ville de Kidal par l’armée malienne.  A l’instar des Aigles du Mali, ses autres adversaires du groupe I ont aussi effectué leur entrée en lice dans ces éliminatoires de la coupe du monde ce vendredi. En plus du Mali, deux autres équipes qui recevaient ont gagné. Il s’agit du Comores et du Ghana qui se sont imposés respectivement devant la Centrafrique (4-2) et le Madagascar (1-0). 

    M. NIANG

  • LES  GRANDS SCANDALES DE L’ERE IBKENNE

    LES  GRANDS SCANDALES DE L’ERE IBKENNE

    Comment les vautours du régime IBK et ceux de la transition ont détruit la Société Cissé Technologie

    C’est plein d’espoir et d’espérance que le jeune  Mohamed Cissé, après 23 ans passés à Paris s’est résolu à rentrer dans son pays natal. Il voulait faire profiter le Mali de son carnet d’adresses fourni. Mal il en prit. Le magistère  d’Ibrahim Boubacar Kéïta qui avait  suscité beaucoup d’espoir chez des millions de Maliens, sera pour lui une . . .

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  • ENERGIE

    ENERGIE

    Le socle d’une alliance des États du Sahel ?

    La France et la CEDEAO ont perdu la bataille militaire et morale contre le Niger. L’armée la plus puissante de la CEDEAO, celle du Nigeria, s’est montrée incapable d’aligner 20 000 soldats à la frontière du Niger alors qu’elle serait la quatrième armée africaine après l’Égypte, l’Algérie et le Mali. Son président Tinubu a été condamné à 460 000 USD d’amende aux Etats-Unis en 1993 pour trafic de drogue et blanchiment d’argent sale. Les généraux nigérians sont poursuivis pour corruption, y compris le major-général Abdullai Iyanda Muraina. Les amis de la démocratie du président Bazoum sont peu reluisants. Alassane Ouattara, du haut de ses 81 ans, a été élu en 2020 par 94% des voix, etc. A présent les États de l’AES se doivent de trouver, face à l’adversité de l’extérieur, en dépit de la guerre des mots et des chiffres, des ressources éthiques endogènes pour faire front.

    Il y a près de deux mois et demi, la Présidence de la République du Niger se félicitait de la signature historique de la Charte du Liptako-Gourma le 16 septembre 2023 à Bamako, instituant « l’Alliance des États du Sahel (AES) » Et d’ajouter : « Ensemble, nous bâtirons un Sahel pacifié, prospère et uni ». C’est aujourd’hui le véritable enjeu de ces trois pays après leur exclusion de fait de l’UEMOA. Il y a quelques mois, dans ces colonnes, j’appelais à sauver et Bazoum, la paix, et l’intégration régionale avec une commission de l’UEMOA revigorée et dévouée à l’établissement d’infrastructures communes,  d’interconnexion électrique en particulier.

    Le Mali menacé par lui-même ?

    Toujours grâce au « Sphinx », je rappelais que le Mali, dépourvu pour l’instant en énergie fossile, avait pu, au fil des ans, disposer d’une capacité de production électrique soutenue par l’interconnexion avec les pays voisins. Peu de jours avant le coup d’État au Niger, les bailleurs de fonds souscrivaient au financement d’un vaste projet d’interconnexion. Les partenaires au développement ont en effet, le 17 juillet 2023, annoncé leur soutien au financement du projet d’interconnexion électrique entre la Mauritanie et le Mali. D’un montant total estimé à 900 millions USD, ce projet devrait permettre à 620 000 personnes dans les deux pays d’avoir accès à l’électricité. Il a poursuivi une initiative, qui semble baroque à présent, de faire du G 5 Sahel le tuteur militaire et énergétique d’États pourtant souverains. Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement avait approuvé un financement de 379,6 millions de dollars pour financer «Desert to Power» pour les pays du G5 Sahel : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. La Facilité de financement visait à aider les cinq pays du G5 Sahel à adopter un mode de production d’électricité à faible émission en exploitant l’abondant potentiel solaire de la région.

    Le projet actuel d’interconnexion sera davantage le maillon essentiel du réseau électrique de transport d’envergure régionale dit « dorsale trans-sahélienne » dont les études sont en cours. Il permettra de relier la Mauritanie au Tchad en passant par trois autres pays, le Burkina Faso, le Niger et le Mali. La ligne de 225 kV pourrait autoriser également l’intégration de nouvelles centrales d’énergie renouvelable au réseau interconnecté de la sous-région. Le projet est financé (en principe) à hauteur de plus de 350 milliards de FCFA par l’Agence française de développement (AFD), la Banque africaine de développement, l’Union européenne, la Banque mondiale et le gouvernement fédéral du Nigeria. Aujourd’hui dans la volonté de sanction perpétuelle de l’AES, le président Macron, avec l’aide de Josep Borel, s’oppose au financement par l’UE d’une interconnexion Mauritanie-Mali.

    En attendant l’improbable interconnexion, la ministre malienne de l’Energie pourrait éviter de s’en prendre au personnel d’EDM et s’assurer que les détournements des flux pour les centrales et les stations-service vont cesser, en particulier à Bamako. Le trafic des citernes, des camions chargés de fuel et de gas-oil qui viennent du Sénégal pour alimenter les groupes électrogènes d’Energie du Mali sont connus depuis des années et ont enrichi les grands importateurs et les partis politiques au pouvoir. Il semble qu’à présent les nombreux délestages du pays sont occasionnés par un détournement sans mesure de l’approvisionnement par les citernes.

    La cible nigérienne

    Les adversaires du Mali semblent indifférents à la dégradation de l’offre électrique du Mali. Sans doute le pari d’un effondrement du régime actuel les réconforte. Cependant le Niger reste encore la première cible des critiques de Paris et de Bruxelles.  Ces acteurs extérieurs veulent un marché privé de l’électricité pour rentabiliser les investissements solaires fantaisistes qu’ils ont financés. La firme pétrolière chinoise d’État China National Petroleum Corporation (CNPC) a, pour sa part, réalisé les centrales électriques nécessaires au bon fonctionnement de ses installations pétrolières à Agadem ainsi qu’à la raffinerie de Zinder. La société mauritanienne Istithmar a mis en production en 2021 deux centrales électriques, dont une à Niamey de 89 MW et une autre de 23 MW à Zinder (deuxième plus grande ville du pays). Une centrale hybride (solaire et produits pétroliers) de 25 MW, entièrement financée par l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne, est en cours de finition à Agadez. Une autre centrale solaire de 50 MW à Gorou-Banda, près de Niamey, a par ailleurs reçu des financements européens. Elle a été inaugurée début juillet 2023 en présence de Mohamed Bazoum et du représentant de l’Union européenne (UE), Josep Borrell. Ce dernier et Emmanuel Macron sont assez furieux de cette situation relativement favorable alors que les projets de libéralisation du marché énergétique et de privatisation de NIGELEC sont reportés de nouveau. Comme pour EDM, à la NIGELEC, le sérieux dans la gestion et la compétence dans la production seront les plus efficaces parades contre les entreprises de perturbation venues de la France et de l’UE. De plus, Gorou-Banda demeure au point mort par la volonté française.

    Une partie de la presse française confidentielle martèle que les fragilités de la gestion énergétique vont accabler le Niger. Depuis que le Nigéria a suspendu la fourniture de l’électricité, la NIGELEC s’appuie en effet sur des centrales nationales électriques au diesel, mais leur capacité est insuffisante. Les importations d’électricité en provenance du Nigéria représentaient 71% de la consommation nationale avant le coup d’État. La situation financière de la NIGELEC se détériore (les importations en provenance du Nigéria étant l’option la moins chère pour la fourniture d’électricité). Par ailleurs les « observateurs » estiment que l’absence d’investissements privés dans l’énergie empêchera l’interconnexion et que la mise en service de l’oléoduc d’exportation du brut d’Agadem, infrastructure construite et opérée par la China National Petroleum Corp (CNPC), est factice.

    Le défi relevé de l’oléoduc

    Pourtant le 1er novembre, Ali Lamine Zeine, le Premier ministre et enfant de Zinder, s’est rendu à Koulélé, près d’Agadem, en compagnie du ministre du pétrole, des mines et de l’énergie, Mahamane Moustapha Barké. L’oléoduc, d’une capacité de 96 000 barils par jour, est alimenté par le brut des gisements d’Agadem. La France table que le Niger ne pourra terminer les travaux dans le dernier tronçon béninois qui s’achève au terminal de Seme.  La CNPC et la Chine ont cependant averti le Bénin de leur intention d’achever très vite cette partie finale d’un projet décisif. Le Bénin leur a répondu positivement. La compagnie pétrolière publique chinoise a signé avec le Niger un contrat de 5 milliards d’USD pour développer les champs pétroliers de l’Est du Niger, en particulier à Agadem où se trouvent des réserves prouvées de 324 millions de barils. Le pipe-line de 1950 kilomètres qui approvisionnera les tankers à Seme est quasiment achevé. La Chine a réalisé au Niger son plus gros investissement au Sahel et le maintien de la sécurité des infrastructures est un enjeu politique et financier majeur. D’autant plus que la Chine exploite et exporte aussi une part croissante de l’uranium nigérien. La Chine constitue le plus sûr partenaire pour l’achèvement dans de bonnes conditions d’un projet de grande ampleur qui montre son intérêt pour le Sahel longtemps considéré comme une zone d’assistanat par l’Occident.

    Le contre-poids américain

    Le plus sûr allié objectif du gouvernement du Niger reste les Etats-Unis. La politique américaine en Afrique est basée sur le concept global et stratégique de relations à long terme dans un intérêt commun. Cela induit le refus d’attaques ad nominem vis-à-vis des nouvelles personnalités politiques et militaires du Sahel. Attaques que la guerre informationnelle décrétée à Paris développe et organise. Molly Phee, sous-secrétaire d’État adjointe, a contribué à cette décrispation américano-sahélienne à travers la «Stratégie des Etats-Unis pour l’Afrique subsaharienne», doctrine élaborée par le National Security Council. Dans le fil de cette tentative d’éviter la poursuite de l’isolement du Sahel, l’USAID s’affirme comme un apporteur d’aide, plus efficient et plus rapide que l’UE, avec plus de 6 milliards USD décaissés dans le seul cadre humanitaire en Afrique, c’est-à-dire par exemple en RCA, au Mali ou en Éthiopie.

    A Niamey, la semaine dernière, le Premier ministre a pu recevoir une mission de la Banque mondiale qui a déjà pointé tous les effets néfastes des sanctions et les a chiffrés. Ces chiffres sont repris dans leur abstraction par les détracteurs du gouvernement d’Ali Lamine Zeine. Pour l’appui budgétaire en 2023, seuls 82 millions de dollars (0,55% du PIB) ont été versés en 2023, contre des flux attendus de 625 millions de dollars (3,6% du PIB). Ce sont des montants qui n’ont pas beaucoup de sens car les appuis annoncés ne sont jamais totalement versés dans l’exercice en cours et ils sont moins utiles quand le Niger cesse de rembourser sa dette. Le financement de l’investissement (équivalent à 1,17 milliard de dollars) ne sera pas versé au Niger en 2023. Idem, ces financements de projets sont reconduits d’année en année sans réels décaissements.

    Relations avec le FMI, signe d’une nouvelle donne ?

    Grâce aux Etats-Unis,  la reprise des relations techniques et opérationnelles avec la FMI est prévue au plus tard en décembre. Une mission du FMI devrait venir au Niger dans ce cadre pour préparer le décaissement rapide de deux facilités de crédit déjà négociées avant la destitution de Bazoum. Le secrétariat général du FMI est la seule autorité qui en décide, quelles que soient les manœuvres de la France et de la Côte d’Ivoire qui se poursuivent à l’encontre de la reprise des relations statutaires du FMI avec un État membre.

    La reconnaissance du CNSP par les Etats-Unis a libéré la parole, à Niamey. Les reproches de corruption vis-à-vis au président déchu fusent. Surpris en tentant de s’évader avec des complices, on lui attribue, ainsi qu’à son influente belle famille, de nombreux manquements aux règles de la comptabilité publique ainsi que des relations financières et commerciales favorisées par son ancien statut. Comme au Burkina Faso, ou au Mali, l’étendue des vols par les précédents gouvernants élus est considérable. Mais le Niger gagnerait plus à durcir les clauses de contrôle sur l’enrichissement personnel des nouveaux dirigeants et l’exécution de la loi de finances qu’à chercher dans la période révolue la seule cause de ses difficultés. La BOAD, la BIDC et d’autres menacent la production hydroélectrique de Kandadji en interrompant leur financement. Le G 5 Sahel a vécu. L’AES peut œuvrer dans chacun des États membres pour une réforme complète de la gouvernance, en particulier dans les entreprises nationales de l’énergie et pour conserver leurs droits au financement extérieur dans une démarche d’intégration régionale.

    OLIVIER VALLEE

  • AFFAIRE EDM S.A

    AFFAIRE EDM S.A

    Le coupable s’appelle l’État Malien !

    Que non, il ne s’agit des Autorités de la Transition qui aimeraient d’ailleurs bien  évacuer cette épineuse question. Mais de l’État malien au regard du principe de la continuité. 

    Toutes les dérives aujourd’hui constatées au niveau de la société EDM S.A résultent du laxisme voire de la complicité de l’État malien. De nombreux rapports ont été établis et adressés à qui de droit au moment des faits. Des propositions de restructuration et d’assainissement ont été plusieurs fois élaborées. Elles n’ont jamais été appliquées, chaque régime politique essayant de tirer le maximum de profit à travers les faux frais, les recrutements fantaisistes, la mauvaise gestion, les nombreux cas de détournement, entre autres mauvaises pratiques. Et tant que le régime politique en place y trouve son compte, alors tout baigne.

    Dans les faits, des études sérieuses  ont prouvé que la société (EDM S.A) peut-être rentable. Et mieux, la majorité des Maliens pourraient avoir accès à l’électricité à un prix raisonnable. En clair, une baisse des tarifs (eau et électricité) est possible.

    L’auteur du rapport est feu Alkay Keïta, Secrétaire Exécutif du Comité de Régulation de l’Eau et de l’Electricité (CREE) au moment des faits. Il fut l’auteur d’une légère baisse des tarifs de l’eau et de l’électricité sous ATT. Il était parvenu à démontrer qu’il est possible d’opérer une baisse de la facture d’eau  et d’électricité à hauteur de plus de 50%. Et suite à la lutte menée par les mouvements sociaux, le gouvernement engagea des négociations avec Bouygues (le cessionnaire au moment des faits) pour revoir le cahier des charges d’EDM. S.A.

    La base de calcul de feu Alkaly Touré portait surtout sur les faux frais et sur la mauvaise gestion à EDM S.A. Tenez par exemple : la société achète l’électricité à ESKOM –Manantali à 30 FCFA le kWh pour la facturer à 150 FCFA aux consommateurs. Faut-il rappeler que la centrale Hydroélectrique de Manantali fournit 50% de l’électricité consommée à Bamako ?

    Ajouter à cela, les faux frais ! Le rapport de feu Alkaly Touré dénonce les postes inutiles et les avantages faramineux y afférents à EDM S.A. Aussi, le personnel d’EDM ne paie que 10 % de sa consommation privée. Naturellement, un commerce lucratif est organisé autour de ce «droit». Le rapport propose par exemple de changer la nature de ces avantages afin que les parents et proches de ce personnel d’EDM ne profitent eux-aussi et de manière démesurée, du principe. Il s’agissait par exemple de leur payer le montant en espèce sur la moyenne de leur consommation privée et personnelle.

    Le document insiste surtout sur le vol et la corruption au sein de la structure, en l’occurrence, sur les importantes quantités de carburant qui disparaissent, les facturations fantaisistes et délibérément erronées, les recrutements superfétatoires…

    Alkaly Keïta est décédé dans des conditions douteuses en 2004 et les résultats de l’enquête n’ont jamais été publiés. La parole s’envole, l’écrit reste, dit-on. Les rapports de feu Alkaly sont disponibles et ce n’est pas le Comité de Régulation (CREE) qui nous démentira.

    Batomah Sissoko

  • SYNTADE – UNTM

    SYNTADE – UNTM

    Une grave crise secoue en ce moment le Syndicat National des Travailleurs des Administrations de l’État (SYNTADE) et les tous les regards sont désormais  tournés vers le Président du CESC, Secrétaire Général du SYNTADE et de l’UNTM, PCA de l’INPS…, aujourd’hui Chasseur de journaliste…  N’allez surtout pas croire qu’il s’agit de plusieurs personnes. Ces titres ne désignent qu’une seule et unique personne : Yacouba Katilé, aujourd’hui au centre de la controverse . . .

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  • Affaire liquidation de la société Energie Rurale Durable «ERD – SARL» :

    Affaire liquidation de la société Energie Rurale Durable «ERD – SARL» :

    Comment le liquidateur, l’Expert comptable agrée Aliou KONATÉ a-t-il pu réaliser l’exploit d’acquitter la dette fiscale d’un montant de 3.593.343 FCFA (chèque BMS – SA N°3486039 en date du 23/01/2014 émis au nom du trésor public) sans déposer les comptes de clôture des opérations de liquidation d’ERD- SARL au centre II des impôts du District de Bamako . . .

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  • 28eEDITION DU MOIS DE LA SOLIDARITE

    28eEDITION DU MOIS DE LA SOLIDARITE

    Moov Africa Malitel respecte la tradition

    La solidarité et la lutte contre l’exclusion sont des valeurs les plus partagées au Mali.

    A cet effet, depuis 1995 année à laquelle le mois d’octobre a été décrété mois de solidarité dans notre pays, la société de téléphonie mobile Moov Africa Malitel célèbre chaque année en organisant une cérémonie de dons aux plus vulnérables.

    Moov Africa Malitel a célébré vendredi dernier la 28ème édition du Mois de la Solidarité et de lutte contre l’exclusion en organisant une cérémonie de remise de dons dans la cour de sa direction technique sous la présidence du Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG Ilyène, qui avait à ses  côtés l’Ambassadeur de Maroc au Mali, Driss Isbayene, le DG de Moov Africa Malitel, Abdelaziz Biddine, le représentant de la marraine Mme Touré Lobbo Traoré Dr Alou Badra Macalou, et le représentant du Haut Conseil Islamique du Mali, Iba Haïdara, le Secrétaire Général du Ministère de la Santé et du Développement Social, Dr Abdoulaye Guindo.

    Moov Africa Malitel a toujours été au chevet de la population malienne. Cette remise de dons dans la mouvance de la célébration du mois de la Solidarité est devenue une tradition dans notre pays. 

    Prenant la parole aux noms des bénéficiaires, Mme Maly Sangho dite ‘’Bibi’’, présidente Fondatrice de l’Orphelinat ‘’Niaber’’ de Sébénikoro, a remercié Moov Africa Malitel pour cette tradition respectée. Une société, dira-t-elle, qui ne cesse de soutenir et d’apporter de la joie aux nécessiteux.

    Concernant son Orphelinat, elle indique que les dons annuels de Moov Africa Malitel ont eu un impact significatif sur la vie des enfants qu’elle accueille et sur sa capacité à offrir à ces enfants un avenir meilleur.L’entreprise citoyenne a toujours été aux côtés des personnes vulnérables, a-t-elle conclu.

    Pour le DG de Moov Africa Malitel, Abdelaziz Biddine, la solidarité est l’une des valeurs les plus partagées au Mali. Ainsi, que c’est imaginable que Moov Africa Malitel puisse rester en marge de la célébration du mois dédié à magnifier et à enraciner davantage cette valeur dans leur société. Il a ensuite fait savoir que c’est justement pour jouer sa partition dans la réussite de cet évènement au niveau national et en conformité avec son statut d’entreprise citoyenne que la Sotelma-SA a organisé la présente cérémonie.

    En guise de précision, dira le DG Biddine, ces dons sont des vivres pour des personnes vulnérables, des équipements médicaux à des structures sanitaires, des équipements agricoles à des GIE de femmes maraichères, la construction de salles de classe au bénéfice des communautés nécessiteuses, la réalisation des forages au profit de certaines communautés vulnérables et loin du réseau classique de distribution de l’eau potable… « Le spectre des personnes vulnérables et nécessiteuses est extrêmement large dans notre pays. Tous ces gens ont besoin de notre solidarité agissante. Dans cette perspective, je puis vous assurer que plus que d’autres, la SOTELMA prendra toujours sa part… » a affirmé M. Biddine.

    Dans la même lancée, il n’a pas manqué de présenter leur gratitude à leurs clients pour la confiance placée en la Société Moov Africa Malitel et de les rassurer que leurs équipes ne ménagent aucun effort pour la mise à disposition des services de télécommunication de très bonne qualité à des coûts raisonnables et abordables. Il faut noter que le coût de ces dons est estimé à plus de 100 millions de FCFA.

    Pour sa part, le Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG Ilyène,  qui a présidé la cérémonie, a témoigné que Moov Africa Malitel, en plus des grands services qu’elle rend au peuple du Mali et celui du Maroc, travaille d’arrache-pied dans l’ombre pour réduire la souffrance de la population. C’est pourquoi il a salué et encouragé la Société à travers son Directeur Général avant de leur signifier le soutien et les félicitations du Gouvernement malien par rapport à la qualité de son service et son apport à l’économie malienne.

    La cérémonie a pris fin avec la remise symbolique des dons et la prise des photos de famille.

    Merci Moov Africa Malitel et vivement la 29e édition en octobre 2024.

    M. NIANG

  • SORTIE DE LA 18ème PROMOTION DES ÉLÈVES COMMISSAIRES

    SORTIE DE LA 18ème PROMOTION DES ÉLÈVES COMMISSAIRES

    232 nouveaux Commissaires dont 34 femmes en renfort: la peur change désormais de camp

    « Durant les trois dernières années, nous avons entrepris une lutte accrue contre le terrorisme, la criminalité et la délinquance à travers des patrouilles jour et nuit et de nombreuses descentes de police dans les lieux criminogènes… Nos opérations «coups de pied dans la fourmilière » ont fait changer la peur de camp»… Dixit le Directeur Général de la Police militarisée, le Commissaire Général de Brigade Soulaïmane Traoré lors de la sortie de la 18ème promotion des élèves commissaires.

    L’École Nationale de la Police «Capitaine Amadou Traoré dit Gandhi», a abrité Ce vendredi 27 octobre 2023 la cérémonie de sortie de la 18ème  promotion des Elèves-commissaires de la Police militarisée. C’était sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées.  

    Ont également pris par à la cérémonie solennelle, le Chef du Gouvernement, le Président du Conseil National de Transition (CNT), des Membres du gouvernement ; le Chef d’État-major Général des Armées ; les Chefs d’État-major et Directeurs Généraux ; Monsieur le Gouverneur du District de Bamako ; le Maire du District de Bamako ; le Maire de la commune III ; le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III ; les anciens Directeurs Généraux de la Police nationale ; les Représentants des légitimités traditionnelles et religieuses du Mali ; les Directeurs d’écoles et Chefs de centres de formation ; les formateurs et encadreurs et bien entendu, amis et représentants de la famille du Parrain et des Élèves Commissaires de police… Du beau monde ! Le parrain  est feu l’Inspecteur général de police Alioune Badra Diamouténé, un valeureux cadre et ancien Directeur général de la Police nationale.

    Occasion pour le Directeur Général de la Police militarisée, le Commissaire Général de Brigade Soulaïmane Traoré, avec l’autorisation du Chef de l’État, de faire observer une minute de silence en «hommage à toutes les personnes, civiles et militaires, victimes d’actes criminels et terroristes».

    Les nouveaux commissaires au nombre de 232 dont 34 femmes, constituant la 18ème Promotion d’élèves commissaires, ont suivi une formation de 7 mois dans un contexte sécuritaire particulier. Mais  nouveaux maux, nouveaux remèdes ! La qualité de la formation était tout simplement adaptée au contexte. Elle portait entre autres sur la sécurité publique, la sécurité routière, le secourisme, le droit administratif, le droit pénal général et spécial, les droits humains, le droit humanitaire International, la  topographie, les tactiques de combat, le maniement des armes…  

    Occasion, une fois de plus, pour le Directeur Général de la Police militarisée, le Commissaire Général de Brigade Soulaïmane Traoré, de se réjouir et surtout d’exprimer toute sa reconnaissance à l’endroit des hautes autorités du pays dont l’engagement et la détermination ont permis à la police militarisée de monter en puissance. Ce, grâce aux efforts des autorités et en l’occurrence, du Président de la Transition, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées qui, insiste le Directeur de la police, «qui nous apporte constamment un soutien  indéfectible », et grâce à qui, poursuit-il «les effectifs de la police nationale ont quasiment doublé en l’espace de trois années, une dotation exceptionnelle de 141 véhicules Pick-up tout terrain a été effectuée 2021. Toutes choses ayant permis  d’augmenter considérablement le nombre de patrouilles motorisées jour et nuit». Et, ajoute le Directeur Général de la police s’adressant au Chef suprême des Armées, «c’est grâce à vous, que dans le même temps, ont été rendus possibles la création, l’équipement et le fonctionnement opérationnel de 25 nouveaux Commissariats de sécurité publique, huit Groupements Mobiles de sécurité (GMS), six Compagnies d’Intervention Rapide de la Police Nationale (CIRPN) et une Unité Mobile de Surveillance et d’Intervention de la Police Nationale (UMSI)… Jamais dans notre histoire, un tel effort n’avait été consenti pour la protection et la sécurisation des personnes et de leurs biens dans notre pays».

    L’Orateur a également fait un clin d’œil  au Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, «pour avoir mis à notre disposition les moyens nécessaires à la réussite totale de cette importante réforme et particulièrement de la formation…».

    Un programme adapté et des résultats concrets. Conséquence : la peur a désormais changé de camp 

    Le programme de formation des nouveaux commissaires, a indiqué le Directeur général de la police, a «pris en compte le nouveau paradigme de l’environnement sécuritaire et l’émergence de nouvelles menaces» ; s’y ajoutent les modules spécifiques à la militarisation de la police, l’expertise et l’accompagnement des Institutions et Organes de la République lesquels ont présenté leur activité à travers une série de conférences animées par des conférenciers de grande qualité…

    La nouvelle dynamique et politique sécuritaire de la police,  poursuit le Commissaire Général de Brigade Soulaïmane Traoré, ont donné des résultats satisfaisant. La preuve : les patrouilles pédestres de police sont opérationnelles depuis le début de l’année. «Une expérimentation qui a fait la preuve de son efficacité en raison de la présence quasi permanente de nos policiers dans nos quartiers. La population aujourd’hui salue unanimement cette initiative qu’elle trouve rassurante dans la période actuelle… Nos concitoyens peuvent compter sur nous 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, car la lutte contre criminalité n’autorise aucun répit. Depuis ma prise de fonction, je ne cesse de répéter à nos hommes que la peur doit changer de camp, ce n’est pas à la population de craindre les criminels mais c’est à ceux-ci de craindre les foudres de la police et de la justice» a souligné le Directeur Général Soulaïmane Traoré.

    Cet autre clin d’œil de l’Orateur n’est pas tombé dans des oreilles de sourds : «Je profite de cette occasion pour remercier les médias qui se font régulièrement l’écho de nos interventions». Un remerciement bien apprécié par les professionnels des médias.  

    Comme il est de coutume, un chant de la promotion a retenti et émerveillé le public. Les nouveaux commissaires ont défilé devant leurs proches et les plus hautes autorités en l’occurrence, le président de la transition Assimi Goïta, avant d’être envoyé à leurs fonctions.

    Bon vent, messieurs, mesdames les Commissaires ! Et vous délinquants, malfrats et terroristes, TREMBLEZ !

    Bamananden

  • TOMBOLA DE FIN D’ANNEE DE MOOV AFRICA MALITEL

    TOMBOLA DE FIN D’ANNEE DE MOOV AFRICA MALITEL

       Remise des cadeaux aux heureux gagnants

    Moov Africa Malitel, premier opérateur de téléphonie mobile au Mali, a organisé, le jeudi 26 octobre dernier, à son siège à l’ACI-2000, la première cérémonie de remise de cadeaux aux heureux gagnants du tirage au sort de la tombola de fin d’année. Ils étaient 10 gagnants à recevoir leurs cadeaux allant des enveloppes de 200 000 F CFA, des Smartphones, et des motos Djakarta.

    Lancée le 2 octobre dernier pour récompenser ses fidèles clients, la traditionnelle tombola de fin d’année de Moov AfricaMalitel a fait dix heureux gagnants à l’issue de ce premier tirage. Le jeudi 26 octobre 2023 au siège de Moov, les 10 gagnants ont reçu leurs prix, comprenant des motos Jakarta, des smartphones et des sommes d’argent de 200 000 francs CFA.

    Parmi ces dix heureux gagnants, quatre ont remporté les smartphones, trois le lot de 200. 000 francs CFA et les trois autres les motos Jakarta. La cérémonie de remise des prix s’est déroulée en présence d’un huissier représentant le cabinet de Me Moussa Berthé, qui a attesté toute la transparence et la clarté de l’événement.

    A noter que la tombola se poursuivra jusqu’au 17 décembre 2023, offrant ainsi plus de chance aux clients de Moov de rafler plusieurs autres prix, y compris la grosse cylindrée 4X4.

    Signalons tout simplement que pour participer à cette tombola, il faut être un client de Moov Africa Malitel, être inscrit sur l’application Moov Money et avoir effectué des opérations telles que le paiement Sani, le règlement de factures, le transfert international ou les transactions Bank to Wallet ou Wallet to Bank, pour un montant minimum de 2. 000 FCFA. En remplissant ces critères, les participants sont automatiquement inscrits sur la liste de tirage. Vivement pour le prochain tirage en ce mois de novembre. Bonne chance à tous

    M.N.

  • CLASSEMENT D’OCTOBRE 2023

    CLASSEMENT D’OCTOBRE 2023

    Le Mali désormais 8e africain et 47e mondial

    La Fédération internationale de football association (FIFA) a dévoilé le week-end dernier le classement d’octobre, le Mali qui gagne deux places s’installe au 8e rang africain et 47e sur le plan mondial.

    Le classement mensuel sur la performance des pays a été dévoilé le week-end par l’instance suprême du football la FIFA. Dans ce nouveau classement, la sélection nationale du Mali gagne deux places au niveau mondial et occupe désormais le 47erang, devant la Roumanie (48e), le Venezuela (49e) et la Slovaquie (50e). Au niveau africain, les Aigles sont 8e et restent dans le Top 10 des meilleures sélections du continent. Pour rappel, dans le classement du mois de septembre, le Mali occupait la 49e place mondiale.

    Les joueurs de Eric Sekou Chelle doivent cette progression aux deux victoires enregistrées en amical, lors de la dernière fenêtre FIFA face à l’Ouganda (1-0 et l’Arabie saoudite (3-1). Il faut noter que le classement africain est dominé par le Maroc (13e mondial), devant le Sénégal (20e mondial) et la Tunisie (32e mondial). A l’échelle mondiale, l’Argentine de Lionel Messi, occupe la tête du peloton devant la France, le Brésil, l’Angleterre et la Belgique.

    Le prochain classement sera publié en fin novembre, date à laquelle se dérouleront les deux premières journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, Zone Afrique. Pour cette campagne, les Aigles feront leur entrée en lice contre le Tchad à Bamako, avant de se déplacer aux Comores pour affronter la Centrafrique.

    LeTop 20 africain du mois d’octobre 2023 :

    1) Maroc (13e mondial) (+1 place)

    2) Sénégal (20e mondial) (=)

    3) Nigeria (31e mondial) (=)

    4) Tunisie (33e mondial) (-3 places)

    5) Algérie (36e mondial) (+4 places)

    6) Egypte (39e mondial) (+1 place)

    7) Cameroun (43e mondial) (-4 places)

    8) Mali (47e mondial) (=)

    9) Côte d’Ivoire (48e mondial) (+4 places)

    10) Burkina Faso (54e mondial) (+1 place)

    11) Ghana (60e mondial) (=)

    12) Afrique du Sud (67e mondial) (+1 place)

    13) Cap-Vert (71e mondial) (+ 2 places)

    14) RD Congo (74e mondial) (-2 places)

    15) Gabon (81e mondial) (-2 places)

    16) Guinée (83e mondial) (=)

    17) Zambie (88e mondial) (-1 place)

    18) Ouganda (89e mondial) (+1 place)

    19) Bénin (91e mondial) (=)

    20) Guinée Équatoriale (98e mondial) (=)

    M. NIANG

  • CAF Awards 2023 : la liste des 30 nommés pour le titre de joueur de l’année dévoilée

    CAF Awards 2023 : la liste des 30 nommés pour le titre de joueur de l’année dévoilée

    Par Aurélien Macedo – 01/11 – 11:59

    CAF AWARDS: LA LISTE DES NOMMINES

    L’Afrique a brillé sur la planète du football en 2023 et ses meilleurs représentants vont être récompensé lors des CAF Awards, la cérémonie qui sacre les meilleurs joueurs, gardiens ou encore coach du continent.

    Comme chaque année, la CAF, la Confédération Africaine de Football organise sa cérémonie pour récompenser les figures marquantes du football africain. Meilleur joueur, meilleur jeune, meilleur coach, meilleur club et meilleure sélection nationale, les trophées seront distribués le 11 novembre prochain à Marrakech au Maroc.

    Et justement, les Marocains sont en verve à l’image de leur belle Coupe du monde 2022 où ils ont atteint la quatrième place. Six représentants sont présents pour les Lions de l’Atlas avec Achraf Hakimi, Azzedine Ounahi, Hakim Ziyech, Sofyan Amrabat, Yahya Jabrane, Yassine Bounou et Youssef En-Nesyri. Yassine Bounou, Sofyan Amrabat et Achraf Hakimi semblent être les principaux prétendants pour le Maroc.

    À lireBanni à vie en Belgique pour corruption, Paul Put nommé sélectionneur de l’Ouganda

    Le Maroc en favori

    En face, il a de la concurrence à l’image des Napolitains André-Franck Zambo Anguissa et surtout Victor Osimhen qui ont de grandes chances de victoire tout comme l’Algérien Riyad Mahrez vainqueur de la Ligue des Champions 2023. On note également la présence Chancel Mbemba pour Marseille afin de représenter la Ligue 1.

    Pour ce qui est des autres récompenses, le sélectionneur marocain Walid Regragui est le favori pour être meilleur coach tandis que pour le meilleur jeune, le Lyonnais Ernest Nuamah sera en course avec les Marocains Abdessamad Ezzalzouli et Bilal El Khanouss tout comme le serial-buteur Nigérian Gift Orban.

    Liste complète des nommés :

    Joueur de l’Année

    -Riyad Mahrez (Algérie/Al Ahly)

    -Ramy Bensebaini (Algérie/Borussia Dortmund)

    -Edmond Tapsoba (Burkina Faso/Bayer Leverkusen)

    -André-Franck Zambo Anguissa (Cameroun/Napoli)

    -Vincent Aboubakar (Cameroun/Besiktas)

    -Ibrahim Sangaré (Côte d’Ivoire/Nottingham Forest)

    -Seko Fofana (Côte d’Ivoire/Al Nassr)

    -Chancel Mbemba (RD Congo/Marseille)

    -Fiston Mayele (RD Congo/Pyramids FC)

    -Mahmoud Abdel Moneim (Egypte/Al-Ahly)

    -Mohamed Abdelmonem (Egypte/Al-Ahly)

    -Mohamed El Shenawy (Egypte/Al-Ahly)

    -Mohamed Salah (Égypte/Liverpool)

    -Mohammed Kudus (Ghana/West Ham)

    -Thomas Partey (Ghana/Arsenal)

    -Serhou Guirassy (Guinée/Stuttgart)

    -Yves Bissouma (Mali/Tottenham)

    -Achraf Hakimi (Maroc/Paris Saint-Germain)

    -Azzedine Ounahi (Maroc/OM)

    -Hakim Ziyech (Maroc/Galatasaray)

    -Sofyan Amrabat (Maroc/Manchester United)

    -Yahya Jabrane (Maroc/Wydad)

    -Yassine Bounou (Maroc/Al Hilal)

    -Youssef En-Nesyri (Maroc/Séville)

    -Peter Shalulile (Namibie/Mamelodi Sundowns)

    -Victor Osimhen (Nigéria/Napoli)

    -Pape Matar Sarr (Sénégal/Tottenham)

    -Sadio Mané (Sénégal/Al Nassr)

    -Percy Tau (Afrique du Sud/Al-Ahly)

    -Mohamed Ali Ben Romdhane (Tunisie/Ferencvaros)

    Joueur Interclubs de l’Année

    -Aymen Mahious (Algérie)

    -Oussama Benbot (Algérie)

    -Zinedine Belaid (Algérie)

    -Fiston Mayele (RD Congo)

    -Makabi Lilepo (RD Congo)

    -Hussein El Shahat (Egypte)

    -Mahmoud Abdel Moneim (Egypte)

    -Mohamed Abdelmonem (Egypte)

    -Mohamed El Shenawy (Egypte)

    -Mostafa Fathi (Egypte)

    -Djigui Diarra (Mali)

    -Yahia Attiyat-Allah (Maroc)

    -Yahya Jabrane (Maroc)

    -Youssef El Motie (Maroc)

    -Peter Shalulile (Namibie)

    -Percy Tau (Afrique du Sud)

    -Ranga Chivaviro (Afrique du Sud)

    -Ronwen Williams (Afrique du Sud)

    -Ali Maaloul (Tunisie)

    -Mohamed Ali Ben Romdhane (Tunisie)

    Jeune Joueur de l’Année

    -Dango Ouattara (Burkina Faso / Bournemouth)

    -Souleymane Alio (Burkina Faso / New Stars FC)

    -Ernest Nuamah (Ghana / Olympique Lyonnais)

    -Abdessamad Ezzalzouli (Maroc / Real Betis Balompié)

    -Bilal El Khanouss (Maroc / Genk)

    -Emmanuel Gift Orban (Nigéria / Genk)

    -Lamine Camara (Sénégal / FC Metz)

    -Pape Amadou Diallo (Sénégal / FC Metz)

    -Pape Diop (Sénégal / Zulte Waregem)

    -Amara Diouf (Sénégal / Génération Foot)

    Gardien de l’Année

    -Mohammed El Shenawy (Egypte)

    -Yassine Bounou (Maroc)

    -André Onana (Cameroun)

    -Ronwen Williams (Afrique du Sud)

    -Edouard Mendy (Sénegal)

    -Oussama Benbot (Algérie)

    -Youssef El Motie (Maroc)

    -Djigui Diarra (Mali)

    -Pape Mamadou Sy (Sénégal)

    -Landing Badji (Sénégal)

    Entraîneur de l’Année

    -Abdelhak Benchikha (USM Alger)

    -Marcel Koller (Al Ahly)

    -Juan Micha Obiang (Guinée Equatoriale)

    -Baciro Candé (Guinée Bissau)

    -Amir Abdou (Mauritanie)

    -Tom Saintfiet (Gambie)

    -Walid Regragui (Maroc)

    -Chiquinho Conde (Mozambique)

    -Aliou Cissé (Sénégal)

    -Pape Thiaw (Sénégal CHAN)

    Équipe Nationale de l’Année

    -Mozambique

    -Namibie

    -Tanzanie

    -Maroc

    -Sénégal

    -Mauritanie

    -Guinée-Bissau

    -Guinée Equatoriale

    -Gambie

    -Cap Vert

    Club de l’Année

    -CR Belouizdad (Algérie)

    -USM Alger (Algérie)

    -ASEC Mimosas (Côte d’Ivoire)

    -Al Ahly (Egypte)

    -Raja Cassablanca (Maroc)

    -Wydad AC (Maroc)

    -Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud)

    -Marumo Gallants (Afrique du Sud)

    -Espérance Tunis (Tunisie)

    -Young Africans (Tanzanie)

  • SPOLIATION FONCIÈRE À LAMBIDOU

    SPOLIATION FONCIÈRE À LAMBIDOU

    Le maire RPM de la commune rurale de Lambidou, Mamadou Coulibaly ne manque pas d’étoffe, tel était le titre en bandeau de notre avant-dernière édition. Votre journal préféré n’avait pas du tout tort, car effectivement le maire Coulibaly et ses trois conseillers Madihenda Camara , Makan Niakaté et Massila Niakaté ont du culot. Ils ne reculent devant rien pour défendre les 339 m2 qu’ils ont volé aux héritiers de Néné Bobora.

    Mais cette fois-ci, ils risquent tout simplement de se retrouver tous en prisonparce que la famille Niakaté a d . . .

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  • GRAVE CRISE À L’ORTM

    GRAVE CRISE À L’ORTM

    La «Passion du service public» semble devenir la pression et sévices publics. Si tu n’es pas avec moi, alors… C’est du moins la conclusion à laquelle est arrivée la majeure partie des travailleurs de l’ORTM au regard de ce qu’ils considèrent comme des exactions et injustices de la part de la Direction. Nous avions écouté les complaintes et mené nos investigations. Les faits sont gravissimes et menacent l’existence même du service . . .

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  • DE LA VENTE DE POULETS AU TRAFIC D’ARMES À FEU

    DE LA VENTE DE POULETS AU TRAFIC D’ARMES À FEU

    A l’origine, il s’agissait d’une banale affaire de commerce, peut-être d’abus de confiance ou d’escroquerie.  Mais voilà qu’elle aboutit subitement sur un cas de trafic d’armes, d’arrestation de détention abusive et de secousses sismiques au tribunal de . . .

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  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    Gestion de 5% de parts sociales au Guichet Unique du Foncier

    Un soupçon de détournement de 100 milliards FCFA secoue, le Ministère de la Construction

    -Alassane Ouattara, Patrick Achi et la banque mondiale saisis

    -L’affaire fait grand bruit dans les institutions financières

    -Demain la réaction de Bruno Nabagné Koné

    Le Syndicat Libre des Agents de la Construction (SYLAC) et le Syndicat National des Agents . . .

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  • TIRAGE AU SORT CAN COTE D’IVOIRE 2023

    TIRAGE AU SORT CAN COTE D’IVOIRE 2023

    Le Mali dans une poule à sa portée

    La Confédération africaine de football a procédé la semaine dernière au tirage au sort de la composition des groupes de la CAN 2023. Le hasard a placé les Aigles du Mali dans une poule qui est à leur portée composée de la Tunisie, du Mali, de l’Afrique du Sud et de la Namibie. 

    À 90 jours du coup d’envoi de la 34e édition de la coupe d’Afrique des nations de football, la Confédération africaine de football a procédé au tirage de la composition des groupes de cette compétition. Les 24 équipes qui prendront à l’édition 2023 de la CAN connaissent toutes leurs adversaires. À l’issue de ce tirage, six groupes de quatre équipes chacun ont été constitués pour composer les poules de cette compétition qui se jouera en Côte d’Ivoire du 13 janvier au 11 février 2024. Au terme de ce tirage, le hasard a voulu que les Aigles du Mali qui participent à leur treizième CAN, et à la neuvième d’affilée, évoluent dans le groupe E en compagnie des vieilles connaissances : la Tunisie, l’Afrique du Sud et la Namibie.Ces pays n’ont jamais pris le dessus sur le Mali en phase finale d’une Coupe d’Afrique des Nations. Pour rappel à la CAN 1994 en Tunisie, et lors de la CAN 2021 au Cameroun, ce sont les Aigles du Mali qui avaient dominés leurs homologues de la Tunisie respectivement (2-0, et 1-0). On se souvient encore de CAN 2002 que notre pays a eu le privilège d’organiser dont le slogan était « le Djatiguiya », l’hospitalité. Le premier match des quarts de finale de cette CAN a opposé les Aigles du Mali aux Bafana-Bafana d’Afrique du Sud au stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes. A l’issue de cette rencontre, les Maliens se sont imposés par le score de deux buts à zéro (2-0), buts signés Mamadou Bagayoko dit Super Baga, et Bassala Touré Kokè. Concernant la Namibie, les deux pays n’avaient pas encore évolué dans la même d’une CAN, mais, en éliminatoire de la CAN 2021, le Mali a pris meilleur sur la Namibie en aller et retour à Bamako et en Windhoek.

    Dans ce groupe E, le coup est jouable pour le Mali qui peut tirer son épingle du jeu sans grand problème. Ensuite la deuxième place qualificative pour le tour suivant se disputera entre la Tunisie et l’Afrique du Sud. Quant à la Namibie, elle sera sans doute une passerelle pour les autres. Signalons que cette poule E sera basée à Korhogo. La capitale économique ivoirienne Abidjan abritera deux poules, A et B, respectivement composées de : Côte d’Ivoire, Nigéria, Guinée Équatoriale, Guinée Bissau pour la poule A, et Égypte, Ghana, Cap-Vert, Mozambique pour la poule B. Yamoussoukro la capitale politique sera le pôle d’attraction de la poule C. La poule D qui regroupe l’Algérie, le Burkina-Faso, la Mauritanie, et l’Angola évoluera à Bouaké. San Pedro accueillera les équipes de la poule F, composée du San-Pedro : Maroc, de la RD Congo, de la Tanzanie, et de la Zambie.  

    Pour bien préparer cette coupe d’Afrique des nations CAN 2023, et les éliminatoires du mondial 2026 zones Afrique qui se pointent à l’horizon, plusieurs pays, dont le Mali ont mise à profit les deux fenêtres FIFA du mois d’octobre pour se mettre en jambe. C’est ainsi que le Mali a livré deux rencontres internationales le vendredi 13 et le mardi 17 octobre dernier contre l’Ouganda au stade du 26 Mars de Bamako et l’Arabie Saoudite au Portugal. A l’issue de ces oppositions la sélection malienne s’est imposés respectivement par le score de (1-0, et 3-1). A noter que pour ces deux rencontres,  le sélectionneur national des Aigles, Éric Sékou Chelle, avait convoqué 28 joueurs dont un binational qui répondait à sa première sélection, mais, après plusieurs forfaits pour raison de blessure avant et pendant le premier match à Bamako et des problèmes de visa, la délégation malienne s’est déplacée avec seulement 19 joueurs pour aller disputer le deuxième matche au Portugal.  

    La liste des 27 joueurs retenus :

    Gardiens 3 : Ibrahim Mounkoro (TP Mazembe), Ismael Diawara (Malmo), Djigui Diarra (Young Africa).

    Défense 8 : Hamari Traoré (Real Sociedad), Moussa Diarra (Toulouse), Mamadou Traoré (Muaither Sport Clubs), Mamadou Fofana (Amiens), Amadou Danté (Strum Graz), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier), Falaye Sacko (Montpellier), Sikou Niakaté (Braga).

    Milieux 9 : Diadié Samassekou (Hoffenheim), Mohamed Camara (Monaco),, Aliou Dieng (Al Ahly), Kamory Doumbia (Reims), Yves Bissouma (Tottenham), Adama Noss Traoré (Hull City), Ibrahima Sissoko (Strasbourg), Cheick O Doucouré (Crystal Palace), Boubacar Traoré (Wolverampton).

    Attaque 7 : Moussa Djénépo (Southampton), Moussa Doumbia (Al Adala), Fousseny Diabaté, (Ferencvaros), Lassine Sinayoko (AJ Auxerre), Ibrahim Koné (Almeria), Boubacar   Traoré (Monastir), et Néné B Dorgeles (RB Salzburg).

    Dans la même foulée dans ces fenêtres FIFA, certains adversaires du Mali du groupe E, notamment l’Afrique du Sud et la Tunisie ont aussi disputé des rencontres amicales, dont voici les résultats :

    Mali – Ouganda (1-0)

    Arabie Saoudite – Mali (1-3)

    Afrique du Sud – Eswatini (0-0)

    Cote d’Ivoire – Afrique du Sud (1-1)

    Japon – Tunisie (4-0)

    Corée du Sud – Tunisie (2-0)    

    M.  NIANG

  • LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA TRANSITION

    LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA TRANSITION

    Monsieur le Président de la Transition, S.E le Colonel Assimi GOITA, Le Sphinx, au prime abord, vous donne toute l’assurance que la présente lettre ouverte vise strictement à contribuer à l’œuvre de rectification de la trajectoire de la Transition, devenue déviante entre temps, décidée par vos augustes soins depuis le mois de juin 2021.

    Au regard de deux  principes essentiels mais respectivement républicain et politique à savoir la Constitution du 22 juillet 2023 en son article 34 et votre appel à la jeunesse de vous aider à relever les défis complexes . . .

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  • SCANDALE AUTOUR DE L’ATTRIBUTION DE BOURSES D’ÉTUDE

    SCANDALE AUTOUR DE L’ATTRIBUTION DE BOURSES D’ÉTUDE

    Le Président du Conseil régional de Kayes,  Bandiougou Diawara refait parler de lui. Décidément rien ne fera plus peur à ce magnat de la fraude et de la falsification autant qu’il continuera à bénéficier de la forfaiture et du silence coupable des Kayesiens . . .

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  • Bref rappel des faits

    Bref rappel des faits

    La révolte de la population évitée de justesse

    Boureïma Djomassi Sissoko dit «John» pour les amis, et «Papa» ou «Pappus» pour la famille, a été froidement abattu de deux balles dans la tête. Sa dépouille a été trouvée dans sa voiture, de couleur blanche, marque Toyota immatriculée BQ 0344 M2. Il avait 39 ans, Prestataire Interprète au compte de la société d’exploitation minière de Loulou à Djidian Kéniéba, Région de Kayes.

    Boureïma a fait l . . .

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  • AFFAIRE ASSASSINAT DU GENDRE DE LA FAMILLE D’ADAM BAH KONARÉ

    AFFAIRE ASSASSINAT DU GENDRE DE LA FAMILLE D’ADAM BAH KONARÉ

    QUI l’eût cru ? Que deux porteurs d’uniforme et non des moindres, une officière gradée, Assetou Diabaté et un sous-officier du même corps, soient mis à la disposition d’un tribunal civil qui les place sous mandat dépôt pour assassinat et complicité d’assassinat d’un civil ? Et pourtant, c’est bien ce qui est arrivé à Kati, dans le fief d’Assimi Goïta. Lisez plutôt . . .

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  • ARRESTATION DE 07 ARCHITECTES MALIENS… (Suite)

    ARRESTATION DE 07 ARCHITECTES MALIENS… (Suite)

    La «décision de justice» qui fâche

    Plus Ingénieux que ces Architectes Maliens, tu m… ! Contraints à la validation de douteux Diplômés, ils ont trouvé un terrain à la fois marécageux et propre   pour renvoyer les demandeurs à la case de départ et redistribuer les cartes. Et pire   ! 

    «Sept (07) personnes, Membres de l’Ordre des Architectes du Mali (OAM) ont été arrêtées le lundi 02 Octobre 2023 dans des conditions pour le moins discutables sur décision du Procureur près le Tribunal de la Commune V du District de Bamako» (Le Sphinx n°910  du 06 Septembre 2023 – «Conflit juridique ou d’intérêt perso ? –  07 Architectes Maliens arrêtés dans des conditions nébuleuses ! »).

    Rappel des faits : Un conflit oppose désormais l’Ordre des Architectes du Mali (OAM) et des Diplômés réclamant le titre d’Architecte. Ces derniers, issus d’une École privée d’Architecture au Mali (École supérieure d’Ingénierie, d’Architecture et d’Urbanisme – ESIAU), ont ainsi obtenu une décision de justice validant leur cursus. Mais être Architecte est une chose, et devenir  membre du Bureau de l’Ordre des Architectes du MalI (OAM) est une autre. Les membres du Bureau de l’Ordre des Architectes du Mali (OAM) ont donc refusé leur adhésion. La raison est toute simple. Elle réside dans les directives régissant la profession d’architecte au sein de L’UEMOA. En plus du Diplôme, il faudra selon ces directives, l’approbation les Ordres nationaux (OAM dans le cas du Mali) et du CAMES (Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur).

    Pour ce motif, l’OAM s’est abstenu d’enregistrer la demande des nouveaux diplômés et a cependant proposé des solutions évidentes et profitables aux requérants. Une décision qui ne fut du goût des demandeurs et de la justice. Sur instruction du Procureur près le Tribunal de la Commune V du District de Bamako, au moins sept (07) membres dudit bureau ont été arrêtés et gardés à vue pendant plusieurs heures au commissariat de Police du 4ème Arrondissement en milieu de semaine. Ils devraient signer une attestation de reconnaissance du titre d’Architecte ou… la prison. Fête de Maouloud obligeant, ils finirent par craquer. Ils ont signé. Une affaire classée ? Loin s’en faut…»

    La signature  des 07 Bagnards a-t-elle une valeur auprès des Instances internationales devant homologuer le parchemin ? Pas sûr ! Aussi, il revient à la seule Assemblée Générale de l’OAM de valider une inscription au niveau national. Et au CAMES (Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur) d’homologuer. Et pour valider l’inscription du CAMES, l’Ordre (OAM) doit justifier le mérite du lauréat. 

    Dans la rubrique destiné à cette ultime évaluation, les 07 Prévenus ont tout simplement joué le jeu des Juges : Ils sont ainsi notifié : «admis sur décision de justice» et… Patatras !

    Pensez-vous, un seul instant que le CAMES, voire n’importe quel entrepreneur ou particulier, attribuera son marché à un diplômé par «Décision de Justice» ?  Aucune chance !

    C’est donc fort logiquement que les Diplômés au forceps ont refusé cette justification. Mais c’était la vérité ! C’est bien une décision de justice qui faisait désormais d’eux des membres de l’Ordre des Architectes du Mali (OAM). Le Procureur dut bien l’admettre. Avait-il le choix ? En reniant ce fait, il remettait en cause une décision de justice que lui-même a soutenue. Si ce n’est là un déni de Justice, le délit en est proche.

    D’autres têtes bien pensantes se sont impliquées en vue de laisser-là le dossier. Il est évident que le CAMES ne reconnaîtra aucun parchemin sous le sceau de «Sur Décision de Justice –S.D.J».

    Autre sujet de colère disions-nous : le ministre de   l’Urbanisme n’a nullement apprécié que des architectes, dans l’exercice de leurs fonctions, soient embastillés sans qu’il en soit au moins informé. Une grave offense !

    Le Ministère de l’Éducation s’est voulu quelque peu offensant à l’adresse des Architectes prétextant qu’il ignorait tout. Aux offensés alors d’apporter les correspondances à lui adressées et à son département au moment des faits (nous reviendrons certainement sur cet aspect de la question).

    Rappelons en outre que l’Ordre a adressé une lettre au CNT afin de statuer définitivement sur les normes internationales en adaptant la législation nationale aux critères et directives de l’UEMOA.  Mais le saviez-vous ? La correspondance est bloquée quelques part dans les méandres de l’administration malienne. Elle n’est pas encore parvenue au CNT. A qui profite le crime ? Suivez mon regard !

    Aux dires des Architectes Maliens de l’OAM, pas du «S.D.J «Sur décision de justice» également appelés Promotion «Dia – gnêh Wati» (le vocabulaire français ne manque pour transcrire cette expression bambara), aux dires de ces Architectes disions-nous, «nous n’avions jamais refusé d’ouvrir la fonction aux compatriotes. Nous le souhaitons d’ailleurs vivement. Il existe d’ailleurs des cabinets d’architectures tenus par des Maliens à l’étranger, au Sénégal, en l’occurrence. Nous demandons juste le respect des critères ici et ailleurs».

    Ce n’est pas trop demander !

    A suivre

    Batomah Sissoko 

  • CONFERÉNCE DE LA SECTION SYNDICALE DES IMPOTS

    CONFERÉNCE DE LA SECTION SYNDICALE DES IMPOTS

    Les règles portant sur la grève des fonctionnaires sont bien réglementées au Mali. Les activités syndicales sont en effet interdites à certaines catégories de travailleurs, les Directeurs Généraux et centraux, certains de Division, etc. Ce, en vue d’assurer éventuellement le service minimum et permettre la continuité de l’État. Mais dans les Services des Impôts, c’est une toute autre histoire . . .

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  • TIRAGE AU SORT CAN 2023

    TIRAGE AU SORT CAN 2023

    A 90 jours du démarrage de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football, la confédération africaine de football a procédé au tirage de la composition des groupes de cette compétition . . .

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  • PROJET DE MANIF POUR UNE «TRANSITION CIVILE»

    PROJET DE MANIF POUR UNE «TRANSITION CIVILE»

    Pendant que la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’imam Dicko (CMAS) optent pour une manif un «vendredi 13», le Président du Haut Conseil Islamique (HCIM) le dit et le répète : «il n’y a pas d’autorité au Mali !». Alors, on va pour la manif ? L’une et l’autre tendance réagissant jadis comme deux pôles magnétiques contraires, semblent bien s’attirer aujourd’hui à cause des errements des gouvernants actuels . . .

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  • OPA sur les finances publiques par l’engeance de rapaces

    OPA sur les finances publiques par l’engeance de rapaces

    e blocage de ce marché est volontaire, parce qu’il a échappé à un autre prétendant devenu le nouveau chef de la mafia au Mali qui soumet à son bon vouloir tous les fonctionnaires du pays. Et gare à celui qui oserait ne pas se plier devant ses injonctions . . .

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  • Conflit juridique ou d’intérêt perso ?

    Conflit juridique ou d’intérêt perso ?

    Sept (07) personnes, Membres de l’Ordre des Architectes du Mali (OAM) ont été arrêtées le lundi 02 Octobre 2023 dernier dans des conditions pour le moins discutables sur décision du Procureur près le Tribunal de la Commune V du District de Bamako . . .

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  • RAPPORT DU BUREAU DU VERIFICATEUR GENERAL 

    RAPPORT DU BUREAU DU VERIFICATEUR GENERAL 

    La présente vérification financière a pour objet la gestion des marchés de construction, de réhabilitation et de contrôle des routes, au titre des exercices 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de passation, d’exécution et de règlement des marchés de construction, de réhabilitation, d’étude et de contrôle des routes. Les travaux de vérification ont porté sur l’examen des modes de passation, le processus de sélection . . .

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  • Le maire RPM de la commune rurale de Lambidou, Mamadou Coulibaly ne manque pas d’étoffe.

    Le maire RPM de la commune rurale de Lambidou, Mamadou Coulibaly ne manque pas d’étoffe.

    Pour être audacieux, le maire RPM de la commune rurale de Lambidou , Mamadou Coulibaly, l’est à plusieurs égards. Non seulement il continue à défier la famille Niakaté alias famille Néné Bobora sur la parcelle de qui il a bâti un immense immeuble, mais surtout la justice malienne qui lui a pourtant demandé l’arrêt des travaux sur les terrains litigieux sous astreinte de 500 000 FCFA par jour comme l’avait décidé le tribunal de Diéma . . .

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  • ORGANISATION COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS  

    ORGANISATION COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS  

    Par son choix, la Confédération africaine de football confirme sa volonté de ne pas organiser deux fois de suite la compétition dans la même zone géographique . . .

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  • FEDERATION MALIENNE DE FOOTBALL

    FEDERATION MALIENNE DE FOOTBALL

    Démarrage du championnat national ce samedi 7 octobre

    Le championnat national de football ligue 1 de la nouvelle saison 2023-2024 débutera ce samedi. En prélude à ce démarrage la fédération malienne de football a animé un point- presse samedi dernier pour annoncer les couleurs de la nouvelle saison.

    Après la rencontre de la super coupe qui a mis aux prises l’AS Réal de Bamako et le Stade Malien de Bamako le 23 septembre dernier au stade du 26 Mars de Bamako pour l’ouverture officielle de la nouvelle saison, le championnat national de ligue 1 débutera  ce samedi. En prélude à ce grand évènement, l’instance dirigeante du football malien à travers son 1er vice – président a animé un point-presse samedi dernier au siège de la Fémafoot  sis à ACI 2000 pour annoncer les couleurs de l’évènement qui regorge beaucoup d’innovations cette année. 

    Concernant l’organisation, le 1er vice-président de la Fémafoot, Moussa Sylvain Diakité, a indiqué que la nouvelle saison sportive 2023-2024 démarrera le 07 octobre prochain. Une date arrêtée après une rencontre sanctionnée d’échanges fructueux avec les clubs concernés. Dans cette hypothèse la fin de ce championnat est prévue,  en principe,  pour Mai 2024. Toute chose qui permettra aux équipes qui doivent sortir de se préparer et régler administrativement tous les problèmes. Ce, afin que le Mali puisse retrouver sa position d’antan, c’est-à-dire parvenir à placer trois (3) ou quatre (4) équipes dans les compétitions africaines de clubs.

    30 Millions pour le Champion et 25 Millions pour le vainqueur de la Coupe du Mali !

    Côté récompenses, il y a eu des améliorations cette année notamment au niveau du championnat et de la coupe du Mali.

    Ainsi, le champion aura 30 millions cette année contre 20 millions l’année dernière, le 2e aura 15 millions contre 10 millions et le 3e aura 10 millions contre 5 millions lors de la saison écoulée.

    Quant à l’équipe championne du championnat féminin, elle aura 10 millions contre 3 millions auparavant, la 2e aura 5 millions contre 2 millions l’an passé, la 3e pour la première fois sera primée d’une enveloppe de 2 millions.

    Pour la Coupe du Mali en homme, le vainqueur empochera la somme de 25 millions contre 10 millions auparavant et le finaliste 2e aura 10 millions contre 5 millions.

    Chez les dames, l’équipe victorieuse aura 6 millions contre 5 millions auparavant et la finaliste 3 millions contre 2 millions avant.

    Aux dires de Moussa Sylvain Diakité, ils ne vont pas s’arrêter là, car conformément aux instructions du président Mamoutou Touré, ils feront tout leur possible pour pourvoir toucher les sponsors, les grandes entreprises afin qu’elles puissent s’intéresser au football malien car sans argent rien n’est possible.

    Par la suite, le conférencier a fait savoir que cette année à la fin championnat quatre (4) équipes vont descendre en ligue 2 parce qu’il est prévu de débuter le professionnalisme durant la saison 2024-2025. Pour cela, ce sont 14 clubs (contre 16 clubs auparavant) qui resteront en 1ère division.

    M. NIANG

  •  PRÉSIDENTIELLE 2024

     PRÉSIDENTIELLE 2024

    Au Sphinx, nous nous sommes gondolés de rire  en écoutant sur les antennes de l’Ortm,  le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, annoncer le report sine die de l’élection présidentielle initialement prévue pour le dimanche 04 février pour le premier tour et le dimanche 18 de février 2024 pour un éventuel second tour . . .

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  • MILITARISATION DE LA POLICE ET SÉCURISATION DE LA POPULATION

    MILITARISATION DE LA POLICE ET SÉCURISATION DE LA POPULATION

    40 nouveaux commissariats, 3000 sous-officiers plus 605 commissaires de police en fin de formation…

    En vue de réaliser un maillage efficace du territoire, un Arrêté portant création de Commissariats de Sécurité Publique (soit 40 commissariats) sur l’ensemble du territoire national a été signé. Il s’agit de l’Arrêté N°2023/2281/ MSPC-SG du 29 août 2023 Signé par le Ministre de la sécurité et de la Protection Civile Général de Brigade Daoud Aly Mohammedine.

    Cette création  des commissariats concernent  les régions et localités de Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka, Nioro du Sahel, Kita, Dioila, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza et Bandiagara…

    Dans la même dynamique,   deux autres Arrêtés (n°2023 0411/MSPC-SG et n°2023 0412 /MSPC-SG du 30 mars 2023)  ont été signés le vendredi 31 mars 2023 par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile portant nomination d’Elèves -commissaires de police.  A travers ces deux arrêtés, le corps des officiers de police regroupe les Commandants-majors, les commandants, les capitaines, les lieutenants et les sous-lieutenants ont été supprimés. Ils ont été réformés pour être commissaires de police.

    Rappelons que le jeudi 20 octobre 2022, le Conseil National de Transition (CNT) a adopté la Loi portant militarisation de la police  à l’unanimité par 111 parlementaires présents. Et elle a été promulguée le 27 octobre 2022, et publiée au Journal officiel. Ainsi La militarisation actuelle  de la police nationale et de la protection civile est l’une des principales conclusions des Assises Nationales de la Refondation (ANR), qui se sont tenues à Bamako, du 27 au 30 décembre 2021, au regard de la situation sécuritaire et des défis multiples auxquels les forces armées font face.

    Ainsi, tous les corps doivent se retrouver dans le même statut général des militaires, la transposition des grades, l’harmonisation de la grille salariale, la suppression des corps des officiers, doivent être effectifs.

    S’agissant de la concordance des grades et grilles indiciaires entre les Forces armées et la police nationale, une ordonnance (n°2023-015/PT-RM) a été prise le 21 mars 2023 en conseil des ministres portant statut générale des militaires.

    Cette remilitarisation permet de déployer les unités de la police nationale et de la protection civile dans les zones reconquises par l’armée afin d’y assurer la sécurité des populations et leurs biens et empêcher le retour des groupes terroristes. Elle permet également d’assurer la sécurité de l’administration, des populations.

    En tout état de cause, la police dispose d’effectifs suffisants pour être déployés partout au Mali. En plus de cet effectifs actuel, la fin de formation et une cérémonie de sortie de 3000 nouveaux policiers de la 29ème   promotion des sous-officiers de la police nationale est prévue pour le jeudi 07 septembre 2023 à l’école nationale de la police.

    A cela s’ajoutent  605 anciens corps des officiers qui seront des nouveaux commissaires (également en fin d’une formation adaptée à la police militaire) et seront opérationnels avant janvier 2024.

    A noter que jusqu’au moment où nous publions cet article, la police attend toujours l’harmonisation de sa grille indiciaire qui n’est pas  encore effective. Et nous osons croire que cela ne tardera pas à être réalisé  au regard de la vitesse avec les laquelle les événements évoluent.

    Des formations plus poussées doivent être dispensées pour permettre d’aguerrir les nouvelles recrues pour faire face aux menaces sécuritaires auxquelles ils seront confrontés sur le terrain au quotidien.

    Enfin, rappelons que la police nationale malienne a été créée pendant la période coloniale, plus précisément le 31 juillet 1925, par un arrêté du Gouverneur général de l’Afrique occidentale française. De sa création à ce jour, la police nationale a subi plusieurs mutations, de militaires à paramilitaires.

    Bamananden

  • OPAM/COMMISSARIAT À LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

    OPAM/COMMISSARIAT À LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

    Des responsables administratifs et syndicaux cités dans des scandales de détournements

    Une partie d’environ 2.000 tonnes de céréales représentant les dons Chinois a été détournée entre l’OPAM et le Commissariat à la sécurité alimentaire. Les suspects se trouvent au sommet et non à la base. 

    responsables administratifs et techniques de l’OPAM, du Commissariat chargé de la Sécurité alimentaire ainsi que des Secrétaires généraux des comités syndicaux UNTM et CSTM . . .

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  • Article sans titre 4579
              TRAFIC DE BOIS DE ROSE AU MALI




      Un consortium de journalistes sénégalais mené par PPLAAF confirme les révélations d’un lanceur d’alerte malien sur un pillage massif   Depuis 2020, PPLAAF accompagne Amadou Traoré, un lanceur d’alerte malien ayant dénoncé le trafic de bois de rose le long des frontières du Mali et du Sénégal. Ce trafic, qui implique des compagnies maritimes européennes au profit de la Chine, persiste, a déclaré la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF) aujourd’hui.   Malheureusement, en raison de représailles, Amadou Traoré a été contraint de fuir son pays d’origine. Ses révélations ont conduit à l’adoption de mesures pour mettre fin au trafic, entraînant le blocage de certains conteneurs dans les ports et aux frontières. Ces mesures ont été renouvelées, exposant davantage le lanceur d’alerte à des représailles.
     
    Les informations et documents partagés par le lanceur d’alerte ont conduit à la mise en place d’un consortium de journalistes sénégalais, coordonné par PPLAAF. Ce consortium de journalistes a bénéficié d’une formation à Dakar en septembre 2022 sur le lancement d’alerte et la criminalité financière, organisée par PPLAAF et Expertise France dans le cadre du projet OCWAR-M.
      « Même si les premières révélations d’Amadou Traoré sont anciennes, son alerte reste d’actualité aujourd’hui puisque le trafic de bois rose continue à sévir », a dit Jimmy Kandé, directeur de PPLAAF en Afrique de l’Ouest. « PPLAAF reste mobilisée pour que cesse la destruction de la forêt ».
      Grâce à l’appui du fonds Pulitzer et sous la coordination de PPLAAF, le consortium a mené une enquête approfondie sur le trafic de bois de rose pendant environ un an. Les premiers résultats de cette enquête ont été publiés en juillet 2023 dans trois médias sénégalais : L’EnquêteGFM et Sen TV.
          Les investigations ont révélé une série d’événements alarmants liés au pillage massif du bois de rose, également connu sous le nom de « bois de Vène » dans les forêts du Mali. Selon les journalistes, des trafiquants chinois, en collusion avec des hommes d’affaires et des autorités au Sénégal et au Mali, parviennent à exploiter les forêts maliennes en versant des pots-de-vin aux chefs de village locaux.

    Initialement centrés en Casamance, au Sénégal, les trafiquants chinois et leurs complices de la région utilisaient la Gambie comme point de transit pour expédier le bois en Asie, en particulier en Chine. Cependant, en raison de l’épuisement des stocks de bois en Casamance, le trafic s’est déplacé vers le Sud-Est, le long de la frontière avec le Mali, notamment dans les régions de Tambacounda et Niokolo-Koba. Bien que le Mali soit l’épicentre de ce trafic, le Sénégal est également impliqué en tant que pays de transit et d’approvisionnement.
      Alors que le commerce du Pterocarpus erinaceus (bois de Vène) est suspendu par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacés d’extinction (CITES), les trafiquants auraient réussi à influencer certaines autorités pour obtenir des dérogations illégales leur permettant de couper et d’exporter du bois. La région de Saraya, située dans la région de Kédougou au Sénégal, est mentionnée comme une possible zone de coupe de bois, bien que les preuves tangibles fassent défaut selon les responsables locaux. Les contrôles le long de cette route sont limités, ce qui rend difficile la détection du trafic de bois.
      Le trafic de bois coupé au Mali serait principalement passé par le Sénégal, notamment par le port de Dakar. Selon les journalistes, en août 2022, les autorités sénégalaises ont sévi, saisissant 124 conteneurs de bois de rose malien. Le Mali serait parvenu à lever la saisie en invoquant une exception de la CITES. Toutefois,  le trafic de bois de rose persiste et passerait dorénavant, selon les journalistes, par la Mauritanie.
      Ce trafic lucratif constitue une importante source de revenus pour les trafiquants et leurs complices, qui acheminent le bois vers le marché chinois, où la demande pour le bois de rose est très élevée. Les trafiquants s’appuieraient également sur les routes utilisées par les entreprises majeures du secteur maritime international.
      Les conséquences de ce trafic sont préoccupantes pour la biodiversité et l’environnement local. En ce sens, Amadou Traoré précise que « pour abattre convenablement un grand arbre centenaire, il est nécessaire d’abattre, des dizaines d’arbrisseaux pour accéder à celui-ci ». Les défenseurs de l’environnement au Mali et au Sénégal s’inquiètent du manque de contrôle efficace et du pouvoir considérable des transporteurs sur les routes. Bien que des contrôles inopinés soient effectués périodiquement, le trafic de bois de rose demeure un défi majeur dans la région.   PPLAAF est une organisation non gouvernementale créée en 2017 pour protéger les lanceurs d’alerte, ainsi que pour plaider en faveur de leurs intérêts et s’engager dans des litiges stratégiques en leur nom lorsque leurs révélations touchent l’intérêt général des citoyens africains.


  • 2e TOUR COMPETITION AFRICAINE DES CLUBS

    2e TOUR COMPETITION AFRICAINE DES CLUBS

    Contrairement à l’AS Real dominé à domicile au match aller en ligue des champions, le Stade Malien de Bamako quant à lui, a fait un grand pas pour la qualification à la phase de poule de la coupe CAF en s’imposant à l’aller devant les Aigles Noirs de Burundi, ce qui lui permet  d’envisager le match retour avec beaucoup plus de sérénit . . .

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  • ELIMINATOIRES CAN FEMININE MAROC 2024

    ELIMINATOIRES CAN FEMININE MAROC 2024

    Après les rencontres retour du premier tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations dames, le programme du 2ème tour de ces qualifications à la CAN 2024 prévoit des affiches alléchantes. Et cette dernière étape avant d’espérer se retrouver à la phase finale, offre un plateau relev . . .

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  • MALI

    MALI

    Comme un serpent de mer, le dossier de la carte d’identité nationale biométrique sécurisée Cédéao revient encore au-devant de l’actualité avec toujours son lot d’interrogations, de magouille et de manœuvres sordides.  Et le point-presse animé conjointement par le colonel  Abdoulaye Maïga, ministre d’État en charge de l’Administration  territoriale et de la Décentralisation et le général  de Brigade Daoud Aly Mohammedine, ministre de la Sécurité et de la Protection civile,  n’a pas dissipé les nombreuses interrogations que se pose le citoyen malien . . .

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  • AFFAIRE GUO-STAR : UN PROBABLE REBONDISSEMENT

    AFFAIRE GUO-STAR : UN PROBABLE REBONDISSEMENT

    La complicité avéré du  Directeur des Impôts du District (DID)

    L’affaire «Guo Star» portant sur l’achat des équipements militaires sous le régime IBK risque fort de connaître un rebondissement, nonobstant l’Arrêt très controversé de la Cour suprême censé y mettre fin.  Il s’avère que l’État a été une fois de plus spolié, dans le cadre de la même affaire, par des cadres de l’administration fiscale, de la Direction des Impôts du . . .

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  • L’ex-ministre Mahmoud Ould Mohamed réagit

    L’ex-ministre Mahmoud Ould Mohamed réagit

    Le Sphinx, dans le souci de donner la bonne information est rentré en contact avec l’ancien ministre Mahmoud Ould Mohamed, lequel nous fait savoir qu’il venait justement de finir d’écrire un démenti formel aux rumeurs qui circulent. Démenti dont la teneur suit : « il m’est arrivé de lire sur les réseaux sociaux des inepties selon lesquelles que j’ai été convoqué par le pool économique. Je tiens à informer l’opinion nationale et internationale et tous mes proches, que ceci relève de l’intoxication et de la volonté de ternir mon image . . .

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  • ​ BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    ​ BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

     

    L’ancien Président de la Haute cour de justice embastillé

    L’ancien député de Tenékou Abdrahamane Niang et ancien président de la haute cour de justice plus certains membres de ladite cour viennent d’être placés sous mandat de dépôt ce jeudi 7 septembre pour atteinte aux biens publics.. Un autre présumé complice de Niang, frère d’un ministre de la République, Papis Wagué pour ne pas le nommer après une cabale a été mis aux arrêts avant d’être élargi comme ministre Mossa Ag. Comme . . .

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  • ​ BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    ​ BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Privilège de traitement . . .

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  • Article sans titre 4512

    Les sales pratiques ont la vie dure. Le scandale du marché des équipements militaires de l’Armée vient de se rappeler aux bons souvenirs des Maliens avec l’arrêt de la Cour suprême ordonnant le paiement à la Société Guo Star d’Amadou Baïba Kouma ou de Sidi Kagnassi -c’est selon,  qu’on se réfère à l’un ou l’autre des deux contrats signés pour la même opération- de 25 milliards d’arriérés plus 600 millions de dommages et intérêts . . .

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  • Une première dans l’histoire du Mali : la S.E met le pied dans le plat d’un syndicat

    Une première dans l’histoire du Mali : la S.E met le pied dans le plat d’un syndicat

    Le pacte de stabilité  sociale et e croissance a-t-il un avenir ? Au regard des événements qui se sont déroulés hier jeudi à la Direction Générale des Impôts (DGI) lors de la mise en place des assises syndicales, le doute est autorisé. L’Agence de la Sécurité d’État a abusivement procédé à l’arrestation de syndicalistes en présence des représentants du Syndicat des Travailleurs de l‘administration d’État et de la Centrale Syndicale l’UNTM . . .

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  • LE MONDE FOOT EN DEUIL

    LE MONDE FOOT EN DEUIL

    Le dernier dribble de Domingo

    Salif Keïta plus connu au Mali sous le nom de Domingo nous a quittés samedi dernier, très tôt le matin. Il était interné à la Clinique Golden Life depuis plusieurs jours,  à la suite d’une insuffisance respiratoire.
    Né le 6 décembre 1946 à Bamako, Domingo a marqué en lettres d’or son nom dans l’histoire du foot mondial.

    Très jeune,  il attire de nombreux fans qui n’hésitaient pas à sillonner les terrains de foot de Bamako pour admirer ses dribles, sa vitesse de pointe et sa dextérité devant les buts qu’ils marquaient avec une facilité déconcertante. Tête de proue de l’équipe des Pionniers de Ouolofobougou-Bolibana, il rejoint très tôt le Réal de Bamako puis l’équipe nationale du Mali à …seize ans.

    Bien que joueur du Réal de Bamako, il amènera, en 1965, Le Stade Malien jusqu’en finale de ce qu’on appelait à l’époque la Coupe d’Afrique des Clubs champions qu’il perdra face à l’Oryx de Douala. Le règlement de jadis permettait , en effet, à chaque équipe championne de se renforcer avec trois autres joueurs d’autres club évoluant dans le championnat national

    L’année suivante, en 1966, il hissera son club Le Réal en finale en 1967 qu’il perdra également avec les Noirs et Blancs de Bamako. Les deux clubs n’atteindront plus jamais ce stade de la compétition.

    Après ces deux finales perdues, il quitte clandestinement Bamako pour Monrovia via Abidjan. Avant d’embarquer dans la capitale libérienne pour Paris, il se fait voler tout son argent  C’est donc sans le sou qu’il débarque à Orly. Il arrive cependant à convaincre un taximan parisien de l’emmener à Saint-Étienne en lui montrant toutes les correspondances échangées avec le club stéphanois. Ce périple entrera dans l’histoire grâce au chanteur français Monty : «  Un taxi pour Geoffroy-Guichard ». Saint-Étienne ne regrettera pas de payer les 1 060 Francs français de l’époque soit 1 314 euros au cours actuel, car l’équipe de Roger Rocher sera, grâce à son immense talent,  trois fois championne de suite.

    Le 19 novembre 1967, lors de son premier match en championnat national, Domingo marque dès la 7ème minute de jeu contre l’AS Monaco. La saison  70-71 fut la plus faste il y réalise quatre quadruplés et inscrit 42 buts ce qui lui permettra de terminer derrière le Yougoslave Josib Skoblar (44 buts). Deux  records jamais égalés.

    Le 31 mars 1971 à Colombes, Salif Keïta affronte sur le terrain le Roi Pelé lors d’un match amical entre le Santos Futbol Club et une « Entente ASSE-OM ». À la fin du match, le Roi répétait : «  El Negro, El negro » : le Noir, Noir, pour désigner Salif Keïta qui l’a complétement ébloui par son talent.

    Le 4 juin de la même année, alors en lutte pour le titre, Saint-Étienne reçoit la lanterne rouge,  Sedan, pour le compte de la 35ème journée. Salif Keïta inscrit 7 buts lors d’un véritable récital ponctué d’une écrasante victoire 8-0

    Après cinq brillantes saisons avec Saint-Étienne, France Football dont le ballon d’or récompensait uniquement le meilleur joueur européen crée la variante africaine en 1970 afin de rendre hommage à sa classe exceptionnelle. Il est sacré ballon d’or africain alors qu’il était en crise avec Saint-Étienne qu’il quittera ensuite pour rejoindre l’Olympique de Marseille, le grand rival.

    Le hasard voulut que le premier match de la Panthère Noire -nom que lui a donné les supporters stéphanois- après son transfert controversé soit  contre Saint-Étienne. Il marquera deux fois contre ses ex-coéquipiers en faisant un bras d’honneur à son ancien président Roger  Rocher. Ce geste qu’il regrettera ensuite lui valut trois matches de suspension.

    Un Keïta peut en cacher un autre

    En 1972, lors de la Coupe d’Afrique des nations qui a lieu à Yaoundé au Cameroun, il est blessé dès le premier match contre le Togo (3-3).Pour sa première participation à la Coupe d’Afrique des Nations, le Mali parviendra tout de même en finale après une épique demi-finale contre le Zaïre (RDC aujourd’hui) gagnée 4 à 3 .

    Certes, ce 5 mars 72, l’hirondelle Domingo blessée ne puit pas grand-chose lors de la finale contre le Congo Brazzaville. Elle sortira quelque minutes. Plus tard.  Le Mali perd à la surprise générale (sa) coupe  3 à 2. Mais au Royaume des buteurs, avec 5 buts, un autre Keïtaest couronné  Roi : Cheick Fantamady, celui-là qui sortit le grand Zaïre de l’époque en réalisant un doublé mémorable en demi-finale

    Salif quitte la France


    Refusant la nationalité française, Domingo est obligé de quitter Marseille et la France dans une atmosphère délétère pour  l’Espagne, plus précisément à Valence où il a pour entraineur le grand Alfredo Di Stefano et un partenaire, le virtuose du ballon rond hollandais. : Johnny Rep avec lequel il formera un duo magique ; comme avec Hervé Revelli quand il était à Saint-Étienne

    En 1976, il signe au Sporting Club du Portugal. Quatre ans plus tard, en 1980, il finit sa carrière au  New England Tea Men de Boston ( Etats-Unis), Il avait  34 ans.

    En 1991, il devient ministre délégué auprès du Premier ministre Zoumana Sako en charge du secteur privé dans le gouvernement de la Transition.

    En 1994, Salif Keïta crée le premier centre de formation professionnelle de football où seront formés par le coach et ex-joueur Samballa Sissoko, deux joueurs de classe mondiale : Seydou Keïta et Mahamadou Diarra dit Djila qui feront les beaux jours du FC Barcelone pour le premier et du Réal de Madrid pour le second. Le CSK, le club éponyme intègre le championnat national et finit même deuxième en 1998 puis finaliste de la coupe du Mali en 2010.

    L’Ordre du Mérite

    En 1996, il obtient l’Ordre de Mérite de la FIFA, la plus grande distinction du football mondial au même titre que Pelé, Alfredo Di Stefano, Eusebio Da Silva  et Ferenc Puskas. Il reste encore aujourd’hui le seul Africain à avoir eu cet insigne honneur.
    En 2005, il devient président de la Fédération malienne de football dans une élection controversée immortalisée par un article mémorable de votre journal préféré sous le titre : « L’arme du crime ». Cette élection est une première pour un ancien joueur en Afrique au Sud du Sahara.
    Réconciliée avec  Saint-Étienne, la Panthère noire est nommée le 26 juin 2013 ambassadeur à vie de l’équipe stéphanoise  qui s’est inspirée de son surnom pour créer sa mascotte.

    Le 19 mai 2018, il inaugure le nouveau Stade Salif Keïta rebaptisé en son nom par Saint-Étienne.

    Certes, Salif n’était pas un parangon d’humaniste mais il  est sans conteste le meilleur footballeur africain de tous les temps et l’un des meilleurs que le monde du foot ait connu.

    Mercredi dernier des milliers de Bamakois ont accompagné leur Domingo à sa dernière demeure.

    Adieu  l’Artiste.

    A.D

    Les Onze entrants de la finale : Feu Mamadou Keïta-  feu Cheick Sangaré,  Kindia Diallo, Idrissa Maïga Metcho, Feu Boubacar Traoré-  Feu Ousmane  Traoré dit Ousmane Bléni , Feu Issa Yattassaye – Feu Bassidiki Touré dit Bakoroba , Feu Salif Keïta, Cheick Fantamady Keïta et Feu Idrissa Diakité dit U.T.A

  • LA LEGENDE SALIF KEITA N’EST PLUS

    LA LEGENDE SALIF KEITA N’EST PLUS

    Des funérailles dignes à la dimension de l’homme

    C’est dans un communiqué officiel lu à la télévision nationale que le gouvernement de la Transition du Mali a informé l’opinion nationale et internationale du décès de Monsieur Salif Keïta affectueusement appelé Domingo, sportif de haut niveau et ancien ministre de la République le samedi 2 septembre 2023 à l’âge de 77 ans.

    Par cette disparition, le Mali perd un de ses dignes fils qui a fait rayonner le football malien sur la . . .

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  • COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 2023

    COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 2023

    Les 24 pays qualifiés connus

    Après les rencontres de la 6e et dernière journée des éliminatoires de la CAN, tous les pays qualifiés sont désormais connus.  

    Le week-end dernier était marqué à travers le continent par les rencontres de la 6ème et dernière journée des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations (CAN) Côte d’Ivoire 2023. Plusieurs rencontres dont l’opposition entre le Mali et le Soudan du Sud au Stade du 26 Mars de Bamako disputée le vendredi. A l’issue des rencontres de cette dernière journée, tous les qualifiés sont désormais connus. Il s’agit de :

    La Côte d’Ivoire (pays hôte), le Sénégal, la RD Congo, le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Nigeria, le Ghana, l’Égypte, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, la Zambie, la Guinée Équatoriale, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, l’Angola, le Mozambique, la Mauritanie, la Gambie, la Namibie, et le Cameroun.

    Pour cette 6e et dernière de ces éliminatoires, les Aigles du Mali qui avaient déjà leur ticket en poche depuis la 5e journée dans le groupe G étaient aux prises avec le Soudan du Sud. Au terme de cette rencontre, les nôtres ont terminé avec brio cette compétition en s’imposant quatre buts à zéro (4-0).

    Le capitaine des Aigles Hamari Traoré a dédié cette belle victoire à la légende du football malien et africain Salif Keita, premier ballon d’or du continent arraché à notre affection le 2 septembre dernier et à toutes les victimes de l’attaque du bateau Tombouctou par les terroristes le 7 septembre 2023.

    Avec cette éclatante victoire, le Mali termine ainsi en beauté ces éliminatoires, premier du groupe avec 15 points, 6 matches 5 victoires, 1 défaite, 15 buts marqués et 2 encaissés. Le deuxième billet qualificatif du groupe a été décroché par la Gambie 10 points devant le Congo 6 points et le Soudan du Sud 0 point.   

    Après la belle victoire et l’éclatante qualification à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations pour la 9e fois consécutive pour un total de 13, , nous avons approché Cheicknè Demba vice-président de l’Union nationale des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) qui nous a donné ses impressions.

    « D’abord je m’incline devant la dépouille de Salif Keita qui s’est éteint le samedi 2 septembre 2023, dont les obsèques ont eu lieu le mercredi 6 septembre dernier. Avec la disparition de Salif,  le Mali perd un grand homme, un des fils valeureux de ce pays qui a honoré le football malien sur le plan africain et international. On se souvient encore, après la CAN de 1972, le Mali avait fait 22 ans de traversée du désert sans pouvoir se qualifier à une phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football. C’est après la création du centre Salif Keita (CSK) en 1993, qui a propulsé de très grands joueurs à l’équipe nationale. On peut citer entre autres Mamadou Diarra Djila, Seydou Keita Seydoublen, Dramane Traoré Schifo, Mahamadou Dissa, Djibril Sidibé et autres. Qu’on a renoué avec la compétition continentale.

    De la CAN 2002 à ce jour, notre pays est devenu régulier à tous les grands rendez-vous de la CAN, pour preuve nous sommes à la 9e qualification consécutive. Ensuite, je remercie le président de la transition, le colonel Assimi Goïta,  qui n’a ménagé aucun pour assurer le déplacement des Aigles en affrétant des vols spéciaux au moment où notre stade ne répondait aux normes internationales.»

    Juste après ce match, les Aigles du Mali se sont déplacés à Abidjan pour croiser le fer avec les Éléphants de la Cote d’Ivoire en rencontre amicale internationale mardi dernier. Cette rencontre qui rentrait dans le cadre des préparations des pays en vue de la prochaine CAN a été malheureusement interrompue à la mi-temps à cause d’une forte pluie. Les deux équipes se sont donc quittées dos à dos sur le score vierge de (0-0)

    Le sélectionneur national des Aigles Erik Sékou Chèlle avait retenu 25 joueurs pour ces rencontres, dont la liste a été publiée lors de sa conférence de presse d’avant match tenue la semaine dernière au siège de la Fédération Malienne de Football.               

    La liste des 25 joueurs retenus :

    Gardiens 3 : Ibrahim Mounkoro (TP Mazembe), Ismael Diawara (Malmo), Djigui Diarra (Young Africa).

    Défense 8 : Hamari Traoré (Real Sociedad), Massadio Haïdara (Lens), Mamadou Traoré (Muaither Sport Clubs), Mamadou Fofana (Amiens), Amadou Danté (Strum Graz), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier), Falaye Sacko (Montpellier), Sikou Niakaté (Braga).

    Milieux 8 : Diadié Samassekou (Hoffenheim), Mohamed Camara (Monaco), Lassana Coulibaly (Salernitana), Aliou Dieng (Al Ahly), Kamory Doumbia (Reims), Yves Bissouma (Tottenham), Adama Noss Traoré (Hull City), Cheick O Doucouré (Crystal Palace).

    Attaque 6 : Moussa Djénépo (Southampton), Adama Malouda Traoré (Ferencvaros), Lassine Sinayoko (AJ Auxerre), Ibrahim Koné (Almeria), Sékou Goïta (RB Salzburg) et Néné B Dorgeles (RB Salzburg).

    M.  NIANG

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE FINANCIÈRE

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE FINANCIÈRE

    Pour rappel, c’est à la suite des révélations de votre journal préféré en 2019 sur un détournement de plus d’un milliard des fonds que le président de la Collectivité régionale de Kayes Bandiougou Diawara et plusieurs opérateurs économiques ont été mis sous mandat de dépôt en septembre 2019 . . .

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  • L’intrigant cas de Diaminatou Sangaré

    L’intrigant cas de Diaminatou Sangaré

    Au fait, combien de conseillers spéciaux Assimi Goïta a-t-il ? Nul ne le sait. Même , le chef d’État malien ne peut dire leur nombre au pif. Si beaucoup ont salué la nomination de Salif Kéïta, le Rossignol de la musique mandigue, ils sont aussi nombreux ceux qui n’ont pas compris celles des deux anciennes ministres dont Assimi himself a pourtant donné son onction pour leur limogeage du gouvernement.

    Si elles étaient aussi compétentes pourquoi ont-elles été défénestrées en si peu de temps ?

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  • Front uni pour Diarrassouba et Isaac

    Front uni pour Diarrassouba et Isaac

    Il nous revient que les membres du Conseil national de la transition (CNT), malgré que l’arrêt de la  Cour constitutionnelle qui dit qu’ils ne sont pas députés, donc ne bénéficient d’aucune protection judiciaire, se sont donné, à travers leur Règlement intérieur, une immunité qui les met à l’abri  d’éventuelle poursuite sauf en cas de levée de celle-ci. C’est donc sur ce Règlement intérieur que beaucoup de membres du CNT ont décidé de faire bloc pour éviter la prison à l’ancien questeur de l’Assemblée nationale et actuel membre du CNT Mamadou Diarrassouba. Malgré que Malick Diaw, le président du CNT ait reçu la correspondance du ministre de la justice demandant que la mise à disposition de Diarrassouba-, les conseillers ont refusé de se réunir le mardi dernier pour prendre une décision. Ils proclament urbi et orbi que « l’honorable » Diarrassouba, le président de leur commission Contrôle (ne sou(s)-riez surtout pas) ne doit pas être « contrôlé » par les enquêteurs sans l’aval d’une commission ad ’hoc qu’ils ne vont jamais mettre en place.

    Les plus radicaux disent même qu’ils vont refuser d’examiner tous les projets de lois envoyés par le gouvernement si la justice malienne ne f.. la paix au généreux multimillionnaire Diarrassouba.

    Un autre front est en train de se former autour l’ancien président de l’Assemblée nationale, le député RPM  de Koulikoro, Issaka Sidibé. Composé exclusivement d’anciens députés de la 5ème législature, ledit front demande purement et simplement l’élargissement de l’ancien golden-boy du Black and White qui croupit en taule depuis plus d’une semaine.

    Si après l’affaire des  9 milliards de Bakary Togola, cette affaire de 17 milliards se termine en eau de boudin, aucun citoyen ne sera arrêté dans ce pays. Ce sont les Maliens qui vont mettre aux arrêts Assimi Goïta et son groupe pour….complicité !

  • Front uni pour Diarrassouba et Isaac

    Front uni pour Diarrassouba et Isaac

    Il nous revient que les membres du Conseil national de la transition (CNT), malgré que l’arrêt de la  Cour constitutionnelle qui dit qu’ils ne sont pas députés, donc ne bénéficient d’aucune protection judiciaire, se sont donné, à travers leur Règlement intérieur, une immunité qui les met à l’abri  d’éventuelle poursuite sauf en cas de levée de celle-ci. C’est donc sur ce Règlement intérieur que beaucoup de membres du CNT ont décidé de faire bloc pour éviter la prison à l’ancien questeur . . .

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  • Pensée du jour

    Pensée du jour

    « Commence par faire le nécessaire, puis fais ce qu’il est possible de faire, ensuite persévère face à ce qui te paraît difficile et tu réaliseras l’impossible sans t’en apercevoir. »

  • MAUVAISE CONCEPTION DES OUVRAGES PUBLICS AU MALI (suite)

    MAUVAISE CONCEPTION DES OUVRAGES PUBLICS AU MALI (suite)

    D’importants travaux de réparation sont en cours au quartier Hippodrome-I en commune II du District de Bamako. Des travaux qui portent sur une route récemment bitumée mise en service seulement moins d’un mois auparavant . . .

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  • Mesures de restriction de l’information à la Police nationale

    Mesures de restriction de l’information à la Police nationale

    Au moment où la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA) fait de la Communication un de ses atouts, la Direction de la Police nationale elle, a visiblement décidé de se départir de cette dynamique pourtant essentielle en cette période si sensible désignée par certain, «guerre de la Communication» où  tout se perd ou se gagne par la communication adaptée aux enjeux. Le Commissaire général de Brigade  Soulaïmane Traoré  Directeur général de la Police nationale a-t-il été bien inspiré sur ce . . .

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  • SÉNÉGAL

    SÉNÉGAL

    Huit universitaires agrégés du Sénégal écrivent à Macky Sall pour dénoncer les dérives dictatoriales de son régime qui tue, emprisonne et viole allègrement tous les textes de la République du Sénégal . . .

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  • COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    L’AS Réal et le Stade Malien sur le front ce week-end

    Les deux représentants du football malien, l’AS Réal de Bamako en Ligue des champions et le Stade Malien en Coupe de la confédération seront sur le front ce week-end pour le compte des matches aller des rencontres préliminaires de ces compétitions

    Les deux porte-étendards du football malien en compétition africaine des clubs, l’AS Réal de Bamako et le Stade Malien respectivement en Ligue des champions et en Coupe de la confédération, entament la compétition ce week-end dans le cadre des matches aller du tour préliminaire. Ce samedi, au stade du 26 Mars de Bamako, l’AS Réal de Bamako entre dans la danse de cette compétition lucrative de la Ligue africaine des champions après une trentaine d’année d’absence. Pour cette première sortie, lespensionnaires du complexe sportif Kadialy Diawara trouveront sur leur chemin le champion camerounais, qui n’est autre quele Coton Sport de Garoua, un habitué de la compétition. Cette rencontre ne sera certes pas facile pour les Noirs et Blancs de Bamako mais, ils auront quand même leur mot à dire face cette équipe du Cameroun qui est une vieille connaissance. En effet, ces deux formations ont eu à croiser le fer en 2014 en aller et retour en coupe de la confédération Africaine de football (CAF), soldé par une victoire du Coton Sport (2-1) et un nul d’un but partout. De 2014 à cette année 2023, beaucoup d’eau ont coulé sous le pont et la Coupe CAF n’est pas la Ligue africaine des Champions. Pour cette première manche des préliminaires le Réal doit s’imposer ce samedi à domicile pour prendre une option sérieuse avant la manche retour prévue dans une semaine au Cameroun. Quant à laCoupe de la Confédération, le Stade Malien qui a hérité  du FC Watanga à l’issue du tirage au sort, se déplacera à Monrovia ce dimanche pour affronter le représentant libérien dans cette compétition.    

    Les matchs aller du premier tour préliminaire auront lieu les 18 et 20 août et les matchs retour les 25 et 27 août, les rencontres du deuxième tour préliminairese joueront les 15 et 17 septembre (aller) et les 29 septembre et 1er octobre (retour).

    Programme des matchs du premier tour préliminaire coupe CAF :

    Bendel Insurance (Nigeria) vs ASO Chlef (Algerie)

    FUS Rabat (Morocco) vs AS Loto (Benin)

    Casa Sports (Senegal) vs Étoile Filante (Burkina Faso)

    Arta Solar (Djibouti) vs Horseed FC (Somalie)

    Singida Big Stars (Tanzania) vs JKU SC (Zanzibar)

    Bahir Dar City (Ethiopia) vs Azam FC (Tanzanie)

    Olympique Béja (Tunisia) vs Abu Selim (Libye)

    Kakamega Homeboyz (Kenya) vs Al Hilal Benghazi (Libye)

    Sekhukhune United (S. Africa) vs Young Buffaloes (Eswatini)

    Cano Sport (Eq. Guinea) vs Maestro United (Zambie)

    Ferroviário de Maputo (Mozambique) vs Belle Lumière (Comores)

    Gaborone United (Botswana) vs Elgeco Plus (Madagascar)

    AS Douanes (Mauritanie) vs SOAR (Guinée)

    ASC Kara (Togo) vsAFAD Djékanou (Côte d’Ivoire)

    Milo FC (Guinee) vs Dreams FC (Ghana)

    AS Douanes (Niger) vs Kallon FC (Sierra Leone)

    Watanga FC (Liberia) vs Stade Malien (Mali)

    Hay El Arab (Soudan) vs Aigle Noir (Burundi)

    Haidoub (Soudan) vs Al-Merrikh Juba (Soudan du Sud)

    Académica do Lobito (Angola) vs La Passe (Seychelles)

    Deuxième tour préliminaire

    Bendel Insurance/ASO Chlef vs RS Berkane (Maroc)

    FUS Rabat/AS Loto vs USM Alger (Algérie)

    Casa Sports/Étoile Filante vs Rivers United (Nigeria)

    Arta Solar/Horseed vs Zamalek (Egypte)

    Singida Big Stars/JKU vs Future FC (Egypte)

    Bahir Dar City/Azam FC vs Club Africain

    O. Béja/Abu Selim v KCCA FC (Ouganda)

    Kakamega Homeboyz/Al Hilal Benghazi vs Rayon Sport (Rwanda)

    Sekhukhune/Young Buffaloes vs St. Éloi Lupopo (DR Congo)

    Cano Sport/Maestro United vs Diables Noirs (Rep. du Congo)

    Ferroviário/Belle Lumière vs Sagrada Esperança (Angola)

    Gaborone United/Elgeco Plus vs SuperSport United (Afrique du Sud )

    AS Douanes/SOAR vs ASC Kara/AFAD

    Milo FC/Dreams FC vs AS Douanes/Kallon FC

    Watanga/Stade Malien vs Hay El Arab/Aigle Noir

    Haidoub/Al-Merrikh Juba vs Lobito/La Passe

    M. NIANG

  • AFRO-BASKET FEMININ RWANDA 2023

    AFRO-BASKET FEMININ RWANDA 2023

    Le Nigéria, le Sénégal et le Mali dans l’ordre

    Les rideaux sont tombés samedi dernier sur l’édition 2023 du championnat d’Afrique féminin de basket-ball 2023, ou FIBA Women’s Afro-Basket avec le sacre du Nigéria médaillé d’or, le Sénégal médaillé d’argent, et le Mali médaillé de bronze.

    La 26e édition du championnat d’Afrique féminin de basket-ball Afro-basket Women’s 2023, organisée par la FIBA Afrique s’est disputée du 28 juillet au 5 août 2023 à Kigali au Rwanda. 

    12 pays repartis en 4 poules de 3 équipes ont pris part à ce rendez-vous, il s’agit :

    Poule A : Rwanda, Angola, Cote d’Ivoire

    Poule B : Cameroun, Guinée, Mozambique

    Poule C : Mali, Sénégal, Ouganda

    Poule D : Nigéria, Égypte RD Congo

    Après les rencontres de poules, et les matches à élimination directe en quart de finale, quatre pays se sont retrouvés au dernier carré de la compétition, il s’agit de : Nigéria, Rwanda, Sénégal, et Mali.

    A l’issue de ces demi-finales, Nigérianes et Sénégalaises se sont donné rendez-vous pour la grande finale.  Pour cette rencontre finale, les D’Tigress du Nigéria se sont imposées devant les Lionnes du Sénégal 74-64 pour être sacrées championnes d’Afrique. En petite finale pour la 3e place, le Mali a dominé le Rwanda 89-51 pour enlever la médaille de bronze.    

    M. NIANG

  • ARRESTATION DE L’ANCIEN PRÉSIDENT DE L’A.N, DU S.G DU CNT, DU PRÉSIDENT DE LA FEMAFOOT ET AUTRES…

    ARRESTATION DE L’ANCIEN PRÉSIDENT DE L’A.N, DU S.G DU CNT, DU PRÉSIDENT DE LA FEMAFOOT ET AUTRES…

    Jadis considérés comme intouchables, ils ont été placés sous mandat de dépôt pour leur gestion antérieure. Une décision qui ne manque pas de relents . . .

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  • BANDIAGARA : CE QUI S’EST RÉELLEMENT PASSÉ

    BANDIAGARA : CE QUI S’EST RÉELLEMENT PASSÉ

    S’il ne s’agissait que de situer la responsabilité pénale suite au dérapage de la manifestation du 09 août 2023 à Bandiagara, c’aurait été très facile . . .

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  • NIGER

    NIGER

    A peine nommé Premier ministre, Mahamane Lamine Zeine, a mis en place une équipe de 20 ministres et un ministre délégué auprès de lui-même, Moumini Boubacar Sadou,  en charge des Finances. Mahamane Lamine Zeine qui est le premier Toubou à occuper ce poste dans son pays, a fait un découpage géopolitique du pays puisqu’on trouve dans son gouvernement plusieurs ethnies du Niger. Ceci dans le souci, sans doute, de réunir toutes les sensibilités d’un pays qui a besoin, plus que jamais, de cohésion sociale . . .

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  • ÉCONOMIE

    ÉCONOMIE

    La situation politique au Niger depuis la fin du mois de juillet entraine des prises de positions très fermes du Nigeria et de la France. Elles se traduisent par des sanctions, principalement de la part du Nigéria, qui ont un effet très négatif sur la situa1on de la population urbaine au Niger et qui affecte les États entrepôts comme le Bénin et le Niger . . .

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  • OTAN AFRIQUE

    OTAN AFRIQUE

    Le lézard passe à travers un mur parce qu’il est déjà fissuré. Une évidence que nous connaissons bien en Afrique parce qu’elle y a été systématiquement mise en application par les négriers, bien que de façon marginale, les colons et maintenant les néocolonialistes  cornaquant une bourgeoisie compradore multiforme . . .

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  • AFRO-BASKET FEMININ RWANDA 2023

    AFRO-BASKET FEMININ RWANDA 2023

    Le Nigéria, le Sénégal et le Mali dans l’ordre

    Les rideaux sont tombés samedi dernier sur l’édition 2023 du championnat d’Afrique féminin de basket-ball 2023, ou FIBA Women’s Afro-Basket avec le sacre du Nigéria médaillé d’or, le Sénégal médaillé d’argent, et le Mali médaillé de bronze.  

    La 26e édition du championnat d’Afrique féminin de basket-ball Afro-basket Women’s 2023, organisé par la FIBA Afrique s’est disputé du 28 juillet au 5 août 2023 à Kigali au Rwanda.  

    12 pays reparties en 4 poules de 3 équipes ont pris part à ce rendez-vous, il s’agit :

    Poule A : Rwanda, Angola, Cote d’Ivoire

    Poule B : Cameroun, Guinée, Mozambique

    Poule C : Mali, Sénégal, Ouganda

    Poule D : Nigéria, Égypte RD Congo

    Après les rencontres de poules, et les matches à élimination directe en quart de finale, quatre pays se sont retrouvés au dernier carré de la compétition, il s’agit de : Nigéria, Rwanda, Sénégal, et Mali.

    A l’issue de ces demi-finales, Nigérianes et Sénégalaises se sont retrouvées pour la grande finale au terme de laquelle les D’Tigress du Nigéria se sont imposées devant les Lionnes du Sénégal 74-64. En petite finale pour la 3e place, le Mali a dominé le Rwanda 89-51 pour enlever la médaille de bronze.    

    Classement final

    Classement final et évolution au classement mondial
    PlaceÉquipeJV/DClassement mondial de la FIBA 
    AncienNouveau+/− 
    Médaille d'or, Afrique Nigeria55–016 
    Médaille d'argent, Afrique Sénégal63–331 
    Médaille de bronze, Afrique Mali54–127 
    4 Rwanda52–391 
    Éliminés en quarts de finale 
    5 Mozambique64–243 
    6 Cameroun53–251 
    7 Ouganda63–380 
    8 Guinée61–599 
    Éliminés en huitièmes de finale 
    9 Angola31–248 
    10 Égypte31–239 
    11 Côte d’Ivoire31–254 
    12 RD Congo30–374 

    Distinctions individuelles

    Les distinctions individuelles de cette compétition sont :


    Palmarès

    Par édition

    AnnéeOrganisateurVainqueurFinaliste3e
    1966Guinée Égypte Guinée République centrafricaine
    1968Égypte Égypte (2) Sénégal Mali
    1970Togo Madagascar Égypte Sénégal
    1974Tunisie Sénégal Tunisie Égypte
    1977Sénégal Sénégal (2) Égypte Togo
    1979Somalie Sénégal (3) Somalie Ghana
    1981Sénégal Sénégal (4) Zaïre Angola
    1983Angola Zaïre Sénégal Cameroun
    1984Sénégal Sénégal (5) Zaïre Cameroun
    1986Mozambique Zaïre (2) Mozambique Angola
    1990Tunisie Sénégal (6) Zaïre Mozambique
    1993Sénégal Sénégal (7) Kenya Mozambique
    1994Afrique du Sud Zaïre (3) Sénégal Angola
    1997Kenya Sénégal (8) République démocratique du Congo Nigeria
    2000Tunisie Sénégal (9) Tunisie République démocratique du Congo
    2003Mozambique Nigeria Mozambique Sénégal
    2005Nigeria Nigeria (2) Sénégal Mozambique
    2007Sénégal Mali Sénégal Angola
    2009Madagascar Sénégal (10) Mali Angola
    2011Mali Angola Sénégal Mali
    2013Mozambique Angola (2) Mozambique Sénégal
    2015Cameroun Sénégal (11) Cameroun Nigeria
    2017Mali Nigeria (3) Sénégal Mali
    2019Sénégal Nigeria (4) Sénégal Mali
    2021Cameroun Nigeria (5) Mali Cameroun
    2023Rwanda Nigeria (6) Sénégal Mali

    Médailles par pays

    Tableau féminin (2023)
    PositionPaysOrArgentBronzeTotal
    1 Sénégal119323
    2 Nigeria6028
    3 RD Congo/ Zaïre3418
    4 Égypte2215
    5 Angola2046
    6 Mali1258
    7 Madagascar1001
    8 Mozambique0336
    9 Tunisie0202
    10 Cameroun0134
    11 Guinée0101
     Kenya0101
     Somalie0101
    14 Ghana0011
     République centrafricaine0011
     Togo0011
  • GOUVERNANCE : SÉCURITÉ, JUSTICE, PRESSE…

    GOUVERNANCE : SÉCURITÉ, JUSTICE, PRESSE…

    Un homme assassiné et une Commandante de la Garde nationale fortement accusée. Un Commissaire de Police fauche deux usagers de la route et fait un mort. Un mari fortement soupçonné de l’assassinat de son épouse… Mais que peuvent bien avoir en commun ces trois faits ? L’impunité, tout simplement ! Ceci semble désormais être la norme au Mali d’Assimi Goïta de plus en plus marqué par une insécurité impliquant davantage des Porteurs d’uniforme avec de graves défaillances dans la machine judiciaire et des tentatives de restriction des libertés de la presse . . .

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  • PUTSCH AU NIGER

    PUTSCH AU NIGER

    La Cédéao -présidée par le septuagénaire Bola Tinubu et sous l’influence de l’octogénaire Alassane Dramane Ouattara qui veut en découdre avec Niamey- franchira-t-elle le Rubicon ?  Nous le saurons dans 48 heures.

    Ce qui est sûr , si cette intervention – qui serait la dernière option sur la table- a lieu, « pour rétablir le président élu par les Nigériens » elle consacrerait, à coup sûr, la fin de la présence française dans le Sahel. Et cela,  pour plusieurs décennies . . .

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  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    Au début de cette histoire courant 2022, un confrère avait tiré la sonnette d’alarme sur des octrois frauduleux de marchés relatifs à la fourniture des engrais subventionnés, fractionnés pour être attribués à des proches du ministre et de la haute gamme, incapables d’en fournir un seul sac durant toute la campagne. Si pour les thuriféraires du nouveau paradis malien, les dénonciations des journalistes ne constituaient qu’un tissu de mensonges, au Soft nous éventrons la mèche. Enquête . . .

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  • SCANDALE  AU NIGER

    SCANDALE  AU NIGER

    Pourtant, dans la semaine du 21 novembre, il se lance dans une gigantesque opération de trading portant sur quelque 5,5 millions de livres d’uranium U308, soit plus de la moitié de la production annuelle du Niger. À la clé : une perte nette de plus de 100 millions de dollars . . .

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  • Prévisions saisonnières au Sahel 2023:

    Prévisions saisonnières au Sahel 2023:

    Une saison des pluies moyenne à humide attendue

    Le Centre Climatique Régional pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (AGRHYMET CCR-AOS) du CILSS, a présenté  les résultats de ses prévisions pluviométriques 2023 pour la région le 28 avril dernier à Niamey, à l’occasion du Forum 2023 des Prévisions Saisonnières des caractéristiques Agro-hydro-climatiques de la saison des pluies pour les zones Soudanienne et Sahélienne (PRSEASS, 2023).

    Au niveau du démarrage de l’hivernage, il est prévu des dates de début de saison précoces à moyennes sur le Sahel Ouest, y compris les îles du Cap Vert, et le Sahel Centre.

    Sur le Sahel Est et la bande soudanienne, les dates de début de la saison 2023 seraient plutôt globalement moyennes à précoces par endroit, notamment dans les parties Sud de la Sierra Leone, de la Guinée, du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, sur l’extrême Est du Niger et les sur les parties Nord du Libéria, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigéria.

    S’agissant des dates de fin de saison, elles seraient tardives à moyennes sur les bandes sahélienne et soudanienne de l’Afrique de l’Ouest et du Tchad, sauf dans l’extrême Nord-ouest du Niger, le Nord Burkina Faso, le Centre du Mali, le Sud Mauritanie et les parties Extrême Sud de la Sierra Léone, de la Guinée, du Burkina Faso, les parties Nord du Libéria, de la Côte d’ivoire, du Ghana, et du Togo, où elles seraient globalement moyennes.

    Les prévisions météorologiques indiquent également qu’au cours de la saison pluvieuse de 2023, les pays de la région vont connaitre des poches de sécheresse.

    Enfin, en ce qui concerne les écoulements des eaux, des écoulements globalement équivalents à supérieurs à la moyenne de la période de référence 1991-2020 sont attendus dans les hauts bassins du Sahel et des écoulements équivalents à inférieurs à la moyenne sont attendus dans les parties inférieurs de ces bassins.

    Les écoulements excédentaires sont spécifiquement attendus dans le bassin de la Gambie, le bassin de la Falémé (affluent du Sénégal), le Delta intérieur du fleuve Niger au Mali, le bassin moyen du fleuve Niger, la Komadougou Yobé, le moyen Chari, le bassin inférieur du Chari-Logone.

    Pour prévenir les risques d’inondations, et partant de pertes de récoltes, de biens matériels et de vies animales et humaines, ils ont conseillé, entre autres, de renforcer la communication des prévisions saisonnières et de leurs mises à jour, la veille et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations, de la réduction des risques de catastrophes et des aides humanitaires, d’éviter l’occupation anarchique des zones inondables aussi bien par les habitations que par les cultures et les animaux, de renforcer les digues de protection et assurer la maintenance des barrages et des infrastructures routières, de curer les caniveaux pour faciliter l’évacuation des eaux de pluies.

    Pour permettre aux agriculteurs, éleveurs, gestionnaires des ressources en eau, projets, ONG et aux autorités de mieux tirer profit de la saison pluvieuse 2023, qui présage une situation globalement humide dans certaines parties, les spécialistes ont conseillé de valoriser les situations d’écoulements moyens à excédentaires, d’investir davantage dans les cultures à hauts rendements tolérantes vis-à-vis des conditions humides (riz, canne à sucre, tubercules, etc.), de mettre en place des dispositifs de collecte et de conservation des eaux de ruissellement, de soutenir le déploiement de techniques climato-intelligentes d’augmentation des rendements des cultures et des fourrages.

  • AFRO-BASKET FEMININ RWANDA 2023

    AFRO-BASKET FEMININ RWANDA 2023

    Le Nigeria et le Sénégal pour le sacre final

    La grande finale de l’édition 2023 de Afro-basket féminin mettra aux prises ce samedi les D’Tigresse du Nigéria aux Lionnes du Sénégal.

    Vainqueur du pays hôte rwandais en première heure (79-48), le Nigeria s’est qualifié pour la grande finale de l’Afro-basket 2023.

    Auteur d’un sans-faute et des performances bien abouties depuis l’entame de cette 28e édition du Championnat d’Afrique féminin de basketball, le Nigeria a encore tenu son rang en demi-finale. Opposées au Rwanda, pays hôte et plus belle surprise dans ce tournoi, les D’Tigresse ont remis le couvert sur le parquet de la BK Arena de Kigali ce jeudi pour valider leur qualification pour la finale.

    Triples tenantes du titre, les Nigérianes ont rapidement pris les commandes de la rencontre dans le premier quart-temps, remporté 6-22. Bien emmené par une Amy Okonkwo époustouflante et omniprésente (23 points, 10 rebonds sur le parquet), le Nigeria a continué sur sa lancée pendant le reste du match pour s’offrir une victoire logique et qui ne fait nullement pas l’effet d’une contestation.

    C’est la quatrième fois d’affilée de son histoire que le Nigeria atteint la finale du Championnat d’Afrique féminin de basket-ball. Pas un record puisque le Sénégal l’a réussi à six reprises de suite (1974, 1977, 1979, 1981, 1983 et 1984). Le Nigeria croisera le fer en finale avec le Sénégal. Les Lionnes du Sénégal ont dominé les Aiglonnes du Mali en seconde demi-finale 75-65.

    M.NIANG

  • TIRAGE AU SORT COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    TIRAGE AU SORT COMPETITIONS AFRICAINES DES CLUBS

    L’AS Réal et le Stade Malien fixés

    Les deux représentants du football malien en compétition africaine, l’AS Réal de Bamako en Ligue des champions et le Stade Malien en Coupe de la confédération connaissent désormais leurs adversaires à l’issue du tirage au sort effectué la semaine dernière par la confédération africaine de football (CAF).

    Les deux porte-étendards du football malien en compétition africaine des clubs sont désormais fixés sur leur sort. En effet, à l’issue du tirage au sort effectué la semaine dernière au Caire, en Ligue des champions, l’AS Réal de Bamako est tombé sur Coton Sport de Garoua le champion camerounais. Et en Coupe de la confédération, le Stade Malien a bénéficié du FC Watanga le représentant libérien.    

    A signaler qu’à l’instar du tirage au sort des premier et deuxième tours préliminaires de la Ligue des champions, celui de la Coupe de la Confédération africaine de Football (Coupe CAF) a également été effectué la semaine dernière au Caire en Égypte.

    Les matchs aller du premier tour préliminaire sont prévus les 18 et 20 août, et les matchs retour les 25 et 27 août. Quant aux rencontres du deuxième tour préliminaire, elles se joueront les 15 et 17 septembre (aller) et les 29 septembre et 1er octobre (retour).

    Programme de matchs du premier tour préliminaire

    Bendel Insurance (Nigeria) v ASO Chlef (Algeria)

    FUS Rabat (Morocco) v AS Loto (Benin)

    Casa Sports (Senegal) v Étoile Filante (Burkina Faso)

    Arta Solar (Djibouti) v Horseed FC (Somalia)

    Singida Big Stars (Tanzanie) v JKU SC (Zanzibar)

    Bahir Dar City (Ethiopie) v Azam FC (Tanzanie)

    Olympique Béja (Tunisie) v Abu Selim (Libye)

    Kakamega Homeboyz (Kenya) v Al Hilal Benghazi (Libye)

    Sekhukhune United (Afrique du Sud) v Young Buffaloes (Eswatini)

    Cano Sport (Guinée Éq) v Maestro United (Zambie)

    Ferroviário de Maputo (Mozambique) v Belle Lumière (Comores)

    Gaborone United (Botswana) v Elgeco Plus (Madagascar)

    AS Douanes (Mauritanie) v SOAR (Guinée)

    ASC Kara (Togo) v AFAD Djékanou (Côte d’Ivoire)

    Milo FC (Guinée) v Dreams FC (Ghana)

    AS Douanes (Niger) v Kallon FC (Sierra Leone)

    Watanga FC (Liberia) v Stade Malien (Mali)

    Hay El Arab (Soudan) v Aigle Noir (Burundi)

    Haidoub (Soudan) v Al-Merrikh Juba (Soudan du Sud

    Académica do Lobito (Angola) v La Passe (Seychelles)

    Deuxième tour préliminaire

    Bendel Insurance/ASO Chlef v RS Berkane (Maroc)

    FUS Rabat/AS Loto v USM Alger (Algérie)

    Casa Sports/Étoile Filante v Rivers United (Nigeria)

    Arta Solar/Horseed v Zamalek (Égypte)

    Singida Big Stars/JKU v Future FC (Egypte)

    Bahir Dar City/Azam FC v Club Africain

    O. Béja/Abu Selim v KCCA FC (Ouganda)

    Kakamega Homeboyz/Al Hilal Benghazi v Rayon Sport (Rwanda)

    Sekhukhune/Young Buffaloes v St. Éloi Lupopo (DR Congo)

    Cano Sport/Maestro United v Diables Noirs (Rep du Congo)

    Ferroviário/Belle Lumière v Sagrada Esperança (Angola)

    Gaborone United/Elgeco Plus v SuperSport United (Afrique du Sud)

    AS Douanes/SOAR v ASC Kara/AFAD

    Milo FC/Dreams FC v AS Douanes/Kallon FC

    Watanga/Stade Malien v Hay El Arab/Aigle Noir

    Haidoub/Al-Merrikh Juba v Lobito/La Passe

    M. NIANG

  • Nouveau gouvernement : l’homme qu’il faut à la place qu’il faut

    Nouveau gouvernement : l’homme qu’il faut à la place qu’il faut

    Le nouveau ministre de l’Urbanisme de l’Habitat des Domaines de l’État, de l’Aménagement du territoire et de la Population était jusqu’à sa nomination au gouvernement conseiller spécial du président de la transition. Imran Abdoulaye Touré est né en 1963 à Gao. Après avoir effectué son service national de jeune SNJ en 1990-91, il aura passé la plupart de sa carrière au niveau du ministère de l’Urbanisme de l’Habitat des Domaines de l’État de l’Aménagement du territoire et de la Population où il a gravi tous les échelons. C’est ainsi qu’il a été successivement chef de mission, chef de division, directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat de 2008 à 2011, directeur national des Domaines et des Cadastres de mai 2011 à octobre 2014, secrétaire général du ministère directeur national de l’Aménagement du territoire de 2015 à 2019, secrétaire général du ministère des Domaines fonciers de 2019 à 2020. Imirane Abdoulaye Touré est diplômé de l’institut supérieur polytechnique en ex-URSS, un DEA en génie civil également obtenu en ex-URSS. Les défis ont pour nom application de la loi domaniale foncière dans nos villes. Il a effectué plusieurs stages et formations à Dakar et Allemagne. Officier de l’ordre national du Mali depuis 2020. Imirane Abdoulaye Touré est marié et père de cinq enfants. Il parle couramment Français, Russe, Allemand et Anglais.

    En le plaçant à la tête de ce département, le chef d’État, Assimi Goïta et son Premier ministre Choguel Kokalla Maïga ont mis l’homme à la place qu’il faut.

    Tout en lui souhaitant bon vent, Le Sphinx attend de lui un nettoyage à grande eau du secteur gangréné depuis longtemps par les prédateurs fonciers tapis dans l’ombre et dans le cœur même des Domaines d’où on l’avait évincé sans aucun motif valable. A cause de son sérieux sans nul doute !

  • CONFIDENCES ET BRÈVES DU SPHINX

    CONFIDENCES ET BRÈVES DU SPHINX

    La nouvelle constitution validée par la Cour constitutionnelle

    Le long silence de la Cour constitutionnelle sur les résultats du référendum qui s’est tenu le 18 juin dernier avait commencé à susciter beaucoup d’espoirs chez les opposants farouches à la nouvelle constitution qui pensaient que les sages de ladite cour allaient dans le sens de l’annulation des résultats publiés par l’AIGE.

    Malheureusement pour eux, selon nos radars branchés du côté de l’ACI, ce vendredi dans l’après-midi, la Cour constitutionnelle va proclamer et valider les résultats dudit référendum sur la nouvelle constitution adoptée  par 97% des votants. Un véritable plébiscite pour les militaires qui dirigent actuellement le pays malgré le faible taux de participation de 39,40% qui,  du reste, est fréquent dans toutes les élections au Mali.

  • ERRATUM

    ERRATUM

    Dans notre édition N° 903 du 14 juillet 2023, nous écrivions que l’OCLEI a proposé que les procédures d’enquête dans le cadre de la lutte contre la corruption soient élargies non seulement à toutes les personnalités mais également à leurs épouses et enfants ; que les biens de ces personnalités soient publiées avant leur prise de fonction.
    En fait, lesdites propositions font plutôt partie des recommandations faites par l’atelier tenu dans la salle de conférence de la Faculté des Sciences et de l’Administration Publique (FSAP) qui abritait  les travaux de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption» le mardi 11 Juillet dernier. Et  qui avait pour thème  «20 ans : réalisations et perspectives».

    Dont acte

  • Perenco en faveur du cercle étroit  de l’ancien président Kabila

    Perenco en faveur du cercle étroit  de l’ancien président Kabila

    La deuxième entreprise pétrolière française est soupçonnée d’avoir réalisé des virements suspects lorsque Joseph Kabila était président de la RDC . . .

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  • Qui était le criminel le plus intelligent de l’histoire ? Pourquoi ?

    Qui était le criminel le plus intelligent de l’histoire ? Pourquoi ?

    Connaissez-vous l’histoire de celui qu’on a surnommé le « renard » ?

    Encore aujourd’hui, je me demande s’il a vraiment existé ?

    -À l’âge de 19 ans, il est entré en prison, accusé d’avoir infiltré les services de renseignements américains et d’avoir volé de nombreux secrets du pays.

    En raison de sa ruse, il a été surnommé le renard.

    Son père était un vieil homme qui vivait seul. Un jour, il souhaitait planter des pommes de terre dans son jardin, mais il n’en avait pas la force à cause de son âge avancé.

    Il envoie donc à son fils emprisonné un message qui disait ceci :

    «Mon cher fils, j’aurais voulu que tu sois avec moi en ce moment pour m’aider à labourer le jardin et planter des pommes de terre. Maintenant, je n’ai plus personne pour m’aider»

    Au bout d’un certain temps, le père reçut une lettre de son fils disant :

    «Papa, s’il te plaît, ne creuse pas dans le jardin parce que j’ai caché quelque chose d’important, et quand je sortirai de prison, je te dirai ce que c’est. »

    Dans l’heure qui a suivi le message, les services secrets et l’armée ont encerclé la maison.

    Ils ont creusé la terre mètre par mètre, ont tout enlevé, mais n’ont rien trouvé et ont quitté la maison.

    Une semaine plus tard, la père a reçu une nouvelle lettre.

    «Papa, j’espère que la terre a été bien labourée par la police, maintenant tu peux planter tes pommes de terre et si tu as besoin d’autre chose, fais-le moi savoir. Je ne peux pas être avec toi, mais je ferai tout pour te soutenir de toutes les manières possibles»

    Alors il est très intelligent ce renard n’est-ce-pas ?

  • Affaire : Société Energie rurale Durable «ERD-SARL»

    Affaire : Société Energie rurale Durable «ERD-SARL»

    Pour avoir prononcé, à l’initiative du liquidateur l’expert-comptable agrée Aliou Konaté, le jugement n°720 du 12 Novembre 2014 portant clôture judiciaire de liquidation d’ERD-SARL et post radiation refusé de lui remettre, à ses frais, une copie des comptes définitifs de clôture de liquidation d’ERD-SARL, pourtant mentionnés comme déposés au greffe du tribunal de commerce de Bamako dans l’avis de clôture de liquidation de la société Energie rurale Durable publié dans le journal l’essor n°17836 du 30 Décembre 2014 . . .

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  • APRÈS LE SCANDALE DE LA CITÉ SEMA ACQUISE PAR UN GÉNÉRAL, VOICI LES FRASQUES D’UN COLONEL, PDG DE L’OPAM

    APRÈS LE SCANDALE DE LA CITÉ SEMA ACQUISE PAR UN GÉNÉRAL, VOICI LES FRASQUES D’UN COLONEL, PDG DE L’OPAM

    Si le coup d’État militaire d’Août 2020 a donné espoir aux Maliens, le rêve est en passe d’être un cauchemar. L’éléphant annoncé est finalement arrivé avec une patte cassée . . .

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  • ELIMINATOIRES COUPE DU MONDE 2026

    ELIMINATOIRES COUPE DU MONDE 2026

    Un marathon commence en Afrique

    Près de trois ans durant, 54 pays d’Afrique vont se disputer les neuf (ou dix) tickets réservés au continent en vue de la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Gros plan sur le parcours du combattant qui attend les sélections engagées en vue de cette première édition à 48 équipes.

    Les dés sont jetés en Afrique. Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 a eu lieu le jeudi 13 juillet dernier à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Désormais dotée d’un minimum de neuf pays en phase finale, l’Afrique va inaugurer une nouvelle formule de qualification dans l’optique de cette première édition à 48 équipes, qui aura lieu aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Exit les éliminatoires en trois temps, avec tour préliminaire, phase de poules puis barrages, place à une longue phase de qualification unique rassemblant les 54 équipes du continent, réparties en quatre chapeaux selon leur niveau.

    Le classement FIFA avait fait du Maroc, du Sénégal, de la Tunisie, de l’Algérie, de l’Égypte, du Nigeria, du Cameroun, du Mali et de la Côte d’Ivoire des têtes de série, assurées de ne pas tomber dans le même groupe en étant dans le chapeau 1. Mais n’allez pas croire que la route sera dégagée pour ces équipes habituées, à l’exception du Mali, à disputer le Mondial. Barragistes malheureux l’an passé, les Aigles devront se défaire du redoutable Ghana, déjà quatre fois qualifié pour une phase finale (2006, 2010, 2014, 2022) et véritable épouvantail du chapeau 2. Les Pharaons d’Égypte, vice-champions d’Afrique, devront se méfier du Burkina Faso, trois fois demi-finaliste de la CAN depuis une décennie. Idem pour les Super Eagles du Nigeria, et leurs six phases finales, avec l’Afrique du Sud, en reconquête d’une quatrième participation après celles de 1998, 2002 et 2010.

    Le Maroc favori, le Sénégal aussi, mais…

    Demi-finaliste du dernier Mondial, le Maroc partira favori de sa poule, tout comme l’Algérie, dont le principal adversaire sera la Guinée. Quant à la Tunisie, les Aigles de Carthage ont les armes pour s’en sortir même s’ils retrouvent pour la quatrième phase éliminatoire consécutive la coriace Guinée équatoriale, déjà croisée en qualifications de la CAN 2021, du Mondial 2022 puis de la CAN 2023. Mondialiste et champion d’Afrique en titre, le Sénégal devra principalement se défaire des Léopards de RD Congo, barragistes en 2022. Enfin, le Cameroun se méfiera surtout du Cap-Vert et de l’Angola, qui rêve de renouer avec sa (relative) gloire passée, une participation au Mondial 2006 en Allemagne.

    La phase de groupes débutera en novembre prochain et s’étirera sur 23 mois. Elle permettra de désigner l’ensemble des qualifiés. Chaque vainqueur de poule obtiendra son billet pour ce Mondial. Mais ce ne sera pas tout à fait terminé. Car l’Afrique pourrait envoyer une dixième équipe en phase finale. Les quatre meilleurs deuxièmes des neuf groupes participeront à un barrage continental pour déterminer un vainqueur. Celui-ci participera à un deuxième et dernier barrage auquel prendront part six équipes issues d’autres Confédérations. Les deux premières de ces six équipes se qualifieront pour la Coupe du monde et complèteront le plateau de 48 équipes.

    Deux inconnues dans l’équation

    Sur les 54 pays représentés lors du tirage au sort, tous seront-ils en mesure de prendre part à cette longue et coûteuse campagne qualificative ? Si aucun retrait n’est encore officiel au moment où nous publions ces lignes, d’insistantes rumeurs font état d’un probable forfait de l’Érythrée. Ce ne serait pas la première fois que le petit État d’Afrique de l’Est fait défaut, puisqu’Asmara avait déjà choisi de renoncer aux éliminatoires de la CAN 2023. D’autres pourraient bien faire le même choix.

    Une seconde donnée est susceptible de bouleverser l’équilibre des neuf groupes : l’impossibilité pour certains des pays participants de recevoir à domicile, faute d’un agrément de la Confédération pour leurs installations. Une bonne vingtaine d’entre eux étaient concernés lors des éliminatoires de la dernière CAN, et ce devrait encore être le cas pour ces poules. L’exemple du groupe A est édifiant : si l’on excepte la Guinée-Bissau, les adversaires de l’Égypte dans cette poule, à savoir le Burkina Faso, la Sierra Leone, l’Éthiopie et Djibouti sont tous privés de stade homologué à ce jour. C’est peu dire que la prochaine actualisation de la liste des enceintes approuvées par la CAF sera guettée avec impatience dans de nombreux pays.

    La composition des neuf groupes : 54 équipes pour 9 (ou 10) places

    Groupe A : Égypte, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Sierra Leone, Éthiopie, Djibouti.
    Groupe B : Sénégal, RD Congo, Mauritanie, Togo, Soudan, Soudan du Sud.
    Groupe C : Nigeria, Afrique du Sud, Bénin, Zimbabwe, Rwanda, Lesotho.
    Groupe D : Cameroun, Cap-Vert, Angola, Libye, Eswatini, Île Maurice.
    Groupe E : Maroc, Zambie, Congo, Tanzanie, Niger, Érythrée.
    Groupe F : Côte d’Ivoire, Gabon, Kenya, Gambie, Burundi, Seychelles.
    Groupe G : Algérie, Guinée, Ouganda, Mozambique, Botswana, Somalie.
    Groupe H : Tunisie, Guinée équatoriale, Namibie, Malawi, Liberia, Sao Tomé-et-Principe.
    Groupe I : Mali, Ghana, Madagascar, Centrafrique, Comores, Tchad.

    Les dates à retenir : un marathon de deux ans et demi

    13-21 novembre 2023 : 1e et 2e journées de la phase de groupes.
    3-11 juin 2024 : 3e et 4e journées.
    17-25 mars 2025 : 5e et 6e journées.
    1-9 septembre 2025 : 7e et 8e journées.
    6-14 octobre 2025 : 9e et 10e journées. Le premier de chaque groupe est qualifié pour la Coupe du monde.
    10-18 novembre 2025 : tournoi de barrages de la CAF entre les quatre meilleurs deuxièmes de groupe. Le vainqueur est qualifié pour le barrage intercontinental.
    Mars 2026 : Tournoi de barrages intercontinental à six, avec deux billets pour la Coupe du monde en jeu

  • ELIMINATOIRES JO 2024 FOOT FEMININ

    ELIMINATOIRES JO 2024 FOOT FEMININ

    L’équipe malienne se qualifie au deuxième tour malgré le moral au talon

    L’équipe nationale féminine du Mali a obtenu son billet pour le deuxième tour des éliminatoires des Jeux Olympiques de Paris 2024 en éliminant son homologue du Burkina-Faso.

    Au match retour disputé mardi dernier au stade du 26 Mars de Bamako, La sélection nationale du Mali et son homologue du Burkina Faso se sont quittées dos à dos sur le score de deux buts partout (2-2) dans une partie de football à suspense. Mais, au cumul des résultats, les Maliennes l’emportent  3-2, et se qualifient  pour le deuxième tour des éliminatoires des JO Paris 2024 malgré le coup de massue qu’elles avaient reçu à la tête de la part des responsables du football féminin du Mali après le match aller disputé à Cotonou.

    Grâce donc à son avantage du match aller à Cotonou (1-0), l’équipe nationale du Mali va poursuivre les éliminatoires des JO 2024. Opposées aux Étalons dames au Stade du 26 Mars, les Maliennes ont dû rester sur le qui-vive jusqu’au bout. C’est d’ailleurs les visiteuses qui ouvrent le score dès l’entame de la rencontre par Balkissa Sawadogo à la 11eminute. A la demi-heure de jeu, l’équipe malienne obtient l’égalisation grâce à une belle réalisation d’Aïssata Traoré.

    Au retour des vestiaires, le Burkina Faso reprend l’avantage avec Balkissa Sawadogo qui double la mise à la 52e, son deuxième but personnel. Plus rien ne sera marqué jusqu’au terme des 90 minutes. Ce qui fait 2-2 au cumul des résultats. Les prolongations s’imposent donc.

    C’est à cette étape que les Maliennes vont trouver le chemin des filets. Dominées mais très réalistes, elles repassent devant au score général avec le but de Coulouba Sogoré à la 100eminute. Suffisant pour sceller la qualification. Sur l’ensemble des deux confrontations, l’équipe malienne passe devant avec un score de 3-2.

    La sélection féminine du Mali poursuivra donc les éliminatoires des Jeux Olympiques de Paris 2024. Elle sera opposée à la Zambie au tour suivant.

    M. NIANG

  • AFFAIRE MINISTÈRE PUBLIC CONTRE KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES COMMUNÉMENT APPELÉE AFFAIRE BIRAMA TOURÉ

    AFFAIRE MINISTÈRE PUBLIC CONTRE KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES COMMUNÉMENT APPELÉE AFFAIRE BIRAMA TOURÉ

    Depuis la mutation à …Kimparana de Mohamed Saïdou Séne, le juge d’instruction au Tribunal de Grande Instance de la Commune VI qui était en charge du dossier « Ministère public contre Karim Kéïta, Moussa Diawara et autres, en raison de son refus à se soumettre aux ordres du  ministre de la justice, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, on soupçonnait la chancellerie  et quelques colonels au pouvoir tapis dans l’ombre de vouloir étouffer à jamais l’Affaire Birama Touré. Ils viennent de franchir le Rubicon en confiant le dossier à Néma Sagara nouvellement nommée juge d’instruction . . .

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  • Les sorcières autour de l’électricité malienne

    Les sorcières autour de l’électricité malienne

    Le tableau de Raoul Dufy « la fée électricité » a consacré le lien entre cette énergie, le progrès et sa magie instantanée. Raoul Dufy était un artiste qui embellissait les pouvoirs de la fée et minorait l’intense effort que requiert la continuité de l’alimentation en électricité du consommateur final. En effet, pour le gestionnaire du système électrique, la nécessaire qualité du produit électricité renvoie au principe-clé de continuité qui se traduit lui- même par deux exigences. La première, la plus évidente, implique de fournir une énergie qui ne souffre d . . .

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  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOCRATIE FINANCIÈRE

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOCRATIE FINANCIÈRE

    La commercialisation du programme  immobilier de la Cité SEMA sise à Missabougou en face du canal d’irrigation a-t-elle été un échec ?  Que nenni ! comme le dirait un célèbre psittaciste de locutions adverbiales gréco-latines aujourd’hui disparu. Les très beaux logements F3 et F4 avec dalle accessible ou pas dont les prix fluctuaient entre 22,6 et 48,7 millions de nos francs ont été entièrement vendus . . .

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  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOCRATIE FINANCIÈRE

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOCRATIE FINANCIÈRE

    BLANCHIMENT D’ARGENT

    Un général malien achète toute une cité SEMA

    La semaine dernière une erreur nous a fait publier une version non corrigée de notre Une que nous reprenons ici. Nous présentons toutes nos excuses à nos fidèles lecteurs .

    La commercialisation du programme  immobilier de la Cité SEMA sise à Missabougou en face du canal d’irrigation a-t-elle été un échec ?  Que nenni ! comme le dirait un célèbre psittaciste de locutions adverbiales gréco-latines aujourd’hui disparu. Les très beaux logements F3 et F4 avec dalle accessible ou pas dont les prix fluctuaient entre 22,6 et 48,7 millions de nos francs ont été entièrement vendus. Cependant,  la plupart des  logements de cette cité sise à quelque encablures du 3ème pont de Bamako et de l’hôpital du Mali, sont désespérément vides  depuis belle lurette. Les logements économiques, moyen standing sont envahis par la végétation ; les terrains nus complètement en friche.

    Selon nos radars,  95% des logements et tous les terrains nus attenants ont été acquis, tenez-vous bien, par un général qui était très proche du chef d’État défunt, Ibrahim Boubacar Keïta. En disgrâce depuis le coup d’État du 18 août 2020, notre officier supérieur multimilliardaire fait preuve d’une discrétion de violette sur ses nombreuses acquisitions faites sous l’ancien régime. Ce qui explique l’état  d’abandon de cette cité qui  continue pourtant d’être convoitée par de nombreux Maliens, surtout ceux  de la diaspora qui veulent trouver un logement dans cette cité idéalement bien placée en plein cœur de la capitale malienne.

    Le général en question s’est bâti une fortune colossale durant les 7 ans qu’aura duré le magistère corrompu de feu Ibrahim Boubacar Keïta. Fidèle parmi les fidèles de ce dernier, il a thésaurisé plusieurs milliards de nos francs qu’il a fait passer à la lessiveuse en spéculant, grâce à des prête-noms, dans le foncier, avec à la clé, l’achat et/ou la construction d’immeubles hollywoodiens et de résidences cossues à Bamako, Abidjan, Dakar et Dubaï

    Combien de milliards notre général a-t-il dépensés pour acquérir la précieuse cité ? Mystère, boule de gomme. Au niveau de certains agents de l’ancienne équipe de la SEMA qui a vendu le coin,  c’est le blackout total. L’opération, cachée comme une maladie honteuse, se serait déroulée, selon nos radars, dans la plus grande opacité.

    Le Sphinx, dans son œuvre de salubrité publique a joué sa partition, il reste à l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite du Mali (OCLEI) qui est chargé de traquer les voleurs de la République et au nouveau Pôle national économique et financier de jouer le leur en procédant à des investigations poussées afin de jeter un faisceau de lumière sur la fortune volée par ce kleptocrate de notre Trésor public. Une chose pas du tout aisée a priori, car notre général archimilliardaire qui dort sur un épais matelas financier est un grand corrupteur devant l’Éternel. Il arrose tout sur son passage.Y compris les gens les plus insoupçonnables !

    La question est de savoir si actuellement les autorités de la Transition veulent bien lutter contre la corruption et l’impunité comme elles l’ont promis ?  Rien n’est moins sûr ! Qu’attendent-elles pour emboîter le pas de leurs homologues guinéennes ? 

    Qu’on aime ou pas le colonel Mamadi Doumbouya l’honnêteté veut qu’on reconnaisse, qu’il a fait de la lutte contre la corruption et l’impunité sa  priorité.Après 13 ans de silence, de chausse-trapes et d’entraves de toutes sortes,  les auteurs du massacre en 2009 de plus de 156 personnes au Stade du 28 Septembre sont en train, depuis plusieurs mois, d’être jugés Plusieurs ministres de l’ex-président Alpha Condé dont l’ex- Premier ministre Ibrahima Kassory comparaissent actuellement devant la Cour de répressiondes infractions économiques et financières (Crief) pour répondre des crimes de corruption, de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment.

    Rien à voir avec ce qui se passe chez nous. Quid du dossier Ministère public contre Karim Kéïta, Moussa Diawara et autres communément appelé Affaire Birama Touré. Quid des affaires de l’avion présidentiel, du marché des équipements militaires octroyés à Sidi Mohamed Kagnassi. Quid de l’affaire des bâtiments administratifs ? Quid du jugement du paysan multimillionnaire Bakary Togola devant une Cour d’Appel autrement constituée ? Quant à Thierno Hass Diallo, l’ancien ministre des Affaires religieuses et du Culte après avoir payé une caution de 100 millions pour bénéficier d’une liberté provisoire (définitive ?), il se la coule doucedepuis bientôt un an. Il circule à Bamako dans un véhicule banalisé.

    Le Mali-Kura tant promis par les autoritésactuelles n’est certainement pas pour demain.

    A.D

  • FOURNITURES D’ENGRAIS POUR LA CAMPAGNE 2023-24 :

    FOURNITURES D’ENGRAIS POUR LA CAMPAGNE 2023-24 :

    Seulement 5% des engrains organiques et  moins 1% des engrains minéraux subventionnés ont été fournis aux producteurs à la date d’aujourd’hui…

    En plein mois d’hivernage donc en milieu de la campagne agricole, seulement 5 % et 0,25%  des engrais organiques et minéraux subventionnés par l’État ont été livrés aux producteurs. Les engrais minéraux représentent  80% des besoins des producteurs. S’y ajoute la diminution du quota de la subvention. Il y a manifestement  feu en la demeure. D’où la rencontre en catimini du nouveau ministre du Développement rural . . .

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  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION- L’OCLEI PROPOSE :

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION- L’OCLEI PROPOSE :

    – L’élargissement des enquêtes à toutes les personnalités, épouses et enfants ;

    – La création d’un service de renseignements et d’un conseil supérieur des finances publiques…

    Puisque les kleptomanes n’hésitent pas à mettre les produits de leurs larcins aux comptes de leurs épouses et progénitures afin de diluer toutes traces et se mettre du coup à l’abri des poursuites, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) propose alors d’élargir les enquêtes à toute la famille. Ce n’est pas la seule suggestion.

    C’est la salle de conférence de la Faculté des Sciences et de l’Administration Publique (FSAP) qui a abrité les travaux de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption» le mardi 11 Juillet dernier. «20 ans : réalisations et perspectives», tel est le thème retenu.

    L’activité qui s’inscrivait dans le cadre de la commémoration de la journée africaine de lutte contre la corruption dont notre pays a ratifié la convention en 2012, a enregistré la présence du ministre en charge des relations avec les institutions, du médiateur de la République, du président de l’OCLEI et de l’Inspecteur général des armées et services, entre autres.

    Il s’agissait tout d’abord de sensibiliser étudiants et professeurs de la Faculté de Droits de l’impact de la corruption dans le milieu estudiantin et universitaire et sur l’économie de notre pays. Il s’agissait également de proposer des solutions en vue de la sortie de l’infernal spiral qu’est la corruption.

    Occasion pour les panélistes de faire de nombreuses propositions en vue d’éradiquer la corruption dans notre pays. 

    Sur ce registre et selon le conférencier général, Paul Traoré,  les procédures d’enquête dans le cadre de la lutte contre la corruption doivent être élargies non seulement à toutes les personnalités et également à leurs épouses et enfants. Aussi, insiste-t-il, les biens de ces personnalités doivent être publiés avant leur prise de fonction.

    L’idée est loin d’être saugrenue. D’abord l’implication de toutes les personnalités : dans un passé récent, de hauts fonctionnaires et des élus ont estimé être au-dessus de la mêlée et se sont par conséquent extraits de la liste des personnages concernés par la déclaration de biens.  Cette proposition, si elle est actée, apportera un peu plus de justice et d’équité.

    Aussi, des épouses et enfants de responsables ayant occupé ou occupant d’importants postes de responsabilités n’hésitent pas à montrer des signes ostentatoires voire scandaleux de richesses seulement après la prise de fonction de leurs époux et paternels.

    Aussi, des biens immobiliers sont frauduleusement acquis et placé sous la couverture des épouses et progénitures. Le cas d’un fils de son père a récemment défrayé la chronique. D’où le bienfondé de l’élargissement des enquêtes aux ayants droits et autres héritiers.

    Le conférencier a également proposé la création d’un service de renseignements ainsi que d’un Conseil supérieur des finances publiques devant intervenir sur les choix budgétaires.

    Là aussi, l’idée est loin d’être farfelue. Un service de renseignement spécialisé et consulté au sujet des choix budgétaires serait en effet d’un apport estimable dans la lutte contre le phénomène. La raison est toute simple : les justifications des choix budgétaires ne sont pas toujours pertinentes. Il s’agit très souvent d’affecter des ressources à des secteurs non-pertinents et budgétivores à des fins inavouées. La création d’un service de renseignements et d’un organe consultatif permettra certainement de tuer le mal dans l’œuf.

    Autre proposition jugée pertinente : que le paiement des impôts et droits de douane s’effectue de manière virtuelle, sans la présence physique de l’opérateur dans les locaux des services de recouvrement. Il s’agit d’éviter le contact physique entre l’agent et l’opérateur et d’amoindrir du coup les risques de corruption. Les paiements pouvant être effectués à travers des sites web  et outils électroniques garantissant la traçabilité. 

    Les conférenciers ont en outre proposé d’inscrire la lutte contre le fléau dans le programme scolaire. On ne nait pas corrupteur ou corrompu. On le devient. Alors rien de mieux qu’une éducation à la base pour préserver la jeune génération ainsi que les deniers publics.

    Une chose est cependant de proposer, une autre d’adopter les mesures en question.

    Batomah Sissoko

  • CULTURE

    CULTURE

    Nuit du souvenir et d’hommage à la mémoire des illustres disparus

    Faire un rappel sur un pan de notre histoire contemporaine, pour un devoir de mémoire individuel et collectif, mettre en lumière les anciens encore vivants, créer un pont générationnel entre la nouvelle génération de musiciens, et anciens ou encore les précurseurs, et profiter de cette opportunité, pour faire de l’humanitaire, tels sont entre autres les objectifs des initiateurs de ce grand projet socioculturel et humanitaire, dénommée : la nuit du souvenir et d’hommage.

    En effet, il est dans l’ordre des choses, selon les règles de la nature, qu’il faille, à un moment de son parcours, faire une petite pause, pour se ressourcer dans le grenier du passé.

    Pour paraphraser cette pensée du sage qui un jour,disait à son enfant, et je cite :

     « Mon fils, sache qu’il est établi qu’un peuple qui ignore son passé, n’a point de repère, manque de vision pour faire face aux défis du présent et du futur ».  Fin de citation.

    C’est donc, conscients de cette vérité historique, que les initiateurs de cette nuit, ont choisi comme thème : « la musique vecteur de paix et de cohésionsociale »

    Pour en savoir davantage sur cet ambitieux projet, notre reporter a tendu son micro à Mohamed Lamine Dramé, PDG de Millénium-Graphic, l’associé principal de Tchouma Adama Konaté, dans la planification, et la mise en œuvre des mesures de l’organisation.

    A la question de savoir, ce qui les motive et les objectifs qu’ils assignent à ce projet, Dramé estime : « qu’en initiant cette nuit, ils font un devoir de mémoire qui,  selon lui, n’est que le prolongement et la suite logique dans l’ordre des choses. Il croit savoir que tout homme doit pouvoir se mirer dans son passé pour un meilleur avenir.Notre pays le Malia depuis la nuit des tempsété considéré comme étant l’un des berceaux et un sanctuaire culturels et civilisationnels à travers monde. » Il faudrait selon lui, faire la nuance entre la tradition et la culture. Aux dires de notre interlocuteur, tout ce qui est tradition, n’est pas de facto culturel.

    En illustration, Dramé, estime que la tradition s’éloigne au fur et à mesure que le temps passe, la culture, quant à elle ne doit pas s’effriter , mais doit se transmettre.

    Cette inédite nuit qui a pour marraine madame Fatoumata Batouly Niane, femme prospère et humaniste, chef d’entreprise et femme politique et Habib Dembélé, dit Guimba national, grand acteur du théâtre et du cinéma, elle se fera sous le parrainage du ministère de la culture, du tourisme et de l’hôtellerie. L’objectif principal est d’avoir un souvenir pour ceux qui ont pleinement vécu leur vie en laissant des traces positives pour les générations futures.

    Il sera dont question, aux dires de Mohamed Lamine Dramé, entre autres, de faire l’historique de cette époque glorieuse de notre culture musicale et artistique avec les hommes et femmes ; rendre un hommage, à titre posthume, à celles et ceux des nôtres, qui ont contribué à valoriser et à faire pérenniser notre identité culturelle et musicale ; contribuer à  créer un climat de confiance, de paix , de sécurité et de la cohésion ; inviter la nouvelle génération d’artistes à s’inspirer davantage du passéafin de consolider un pont culturel entre la modernité et la tradition ; mobiliser des fonds, à travers les tickets d’entrée, et autres dons, afin d’apporter de l’aide aux blessés et déplacés de guerre.

    Les initiateurs de ladite nuitont fait le déplacement pour aller présenter l’idée du projet à des sommités voire des icones du monde la musique et du show-biz malien.En effet, selon le PDG de Millénium-graphique, Mohamed Lamine Dramé, tous les acteurs culturels sont conviés à se mobiliser autour de ce projet pour sa réussite.

    Cette nuitqui a lieu le 1er septembre prochain au centre international de conférence de Bamako (CICB) aura comme invité spécial Jacques Bizollon, ce grand manitou du show-biz africain et non moispromoteur du mythique studio d’enregistrement. En choisissant le doyen Jacques Bizollon, comme invité spécial nuit, c’est pour les organisateurs une reconnaissance méritée, à ce grand homme du showbiz africain qui a passé plus de 75 ans au service de la musique africaine en général, et celle de notre pays en particulier .

    Tout premier disque-Jockey (DJ) de la Cote d’Ivoire, premier propriétaire de magazine de disque, de vinyles et de K7 en Côte d’Ivoire en 1975 ; le promoteur du tout premier studio d’enregistrement discographique, le JBZ Recording,  Mythique Studio qui a depuis les années 1980, en étroite collaboration avec le Maestro Boncana Maiga , comme arrangeur, compositeur et directeur artistique, a produit et enregistréplus de 1 500 grands noms de la musique africaine  dont plus d’une soixantaine degrosses pointures de la musique malienne.

    Du haut de ses 83 ans,  l’invité spécial, Jacques Bizollonest encore très actif dans le cadre de la promotion et du management de nos jeunes talents. C’est dans cette dynamique qu’il est actuellement à pied d’œuvre dans la mise en place d’une grande plateforme numérique, dénommée : WAAM, entendez par là, Web africans artists management : L’homme mérite une reconnaissance pendant qu’il est encore parmi nous. Car, ne dit-on pas que la reconnaissance voire la gratitude est une vertu divine !

    Mélomanes et nostalgiques des époques glorieuses, soyons tous mobilisés pour la réussite cette nuit inédite.

    T.A.K

  • L’OFFICE DU NIGER AU MALI

    L’OFFICE DU NIGER AU MALI

    Entre manque de terre, convoitises et misère des familles

    Considéré à juste titre comme le «Grenier à riz» du Mali, le delta intérieur du Niger est l’une des surfaces irriguées les plus étendues et les plus anciennes de l’Afrique de l’ouest. Il permet ainsi à l’Office du Niger de gérer un périmètre irrigué situé en rive gauche du fleuve Niger (à environ 30 km en aval de Ségou), à 250 km en aval de Bamako. Les périmètres irrigués y représentent aujourd’hui environ 100 000 hectares. Ils sont installés dans le delta mort du fleuve avec comme principales productions le riz, le maraîchage, le sucre et les produits d’élevage. La croissance démographique, l’arrivée de migrants et les modes de gestion du périmètre entraînent naturellement une pression accrue sur les ressources en terres et en eau.

    De nos jours, la population concernée représente environ 500 000 personnes. Ainsi, environ 25 000 à 35 000 exploitations familiales sont installées sur la zone dont la superficie moyenne est inférieure à 4 hectares. Les possibilités d’extension du domaine aménagé sont importantes. Le potentiel estimé dès les années 1930 (à la conception du projet) était d’environ 1 000 000 d’ha de sols aptes à la culture irriguée avec une irrigation gravitaire à partir du barrage de Markala. Cependant, les études sur la disponibilité en eau sont beaucoup moins optimistes et évaluent le potentiel irrigable avec les techniques actuelles d’irrigation (gravitaire) à 250 000 ha environ.

    L’extension des superficies aménagées constitue, depuis la fin des années 1990, l’enjeu majeur du développement de la zone. Pour poursuivre ce développement agricole, de nombreux projets d’aménagement de nouvelles surfaces irriguées sont prévus. Ils sont portés par des acteurs de type différent. Il s’agit d’entreprises maliennes et étrangères (éventuellement appuyées par leur État d’origine), d’investisseurs privés, d’organisations régionales, de bailleurs de l’aide publique au développement…

    Les investisseurs étrangers auxquelsfeu le président Amadou Toumani Touré dit ATT avait alloué de larges superficies sont d’origine chinoise, libyenne, sud-africaine ou ceux de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). De gros investissements réalisés ou prévus (plus de 2 000 ha) représenteraient plus de 300 000 ha. Or, dans la réalité, les projets d’aménagements sont loin d’atteindre ce niveau car les annonces dépassent amplement les réalisations.

    Pourquoi l’État malien n’est-il pas capable de faire des aménagements ?

    Nous déplorons le très faible aménagement de l’État à l’Office du Niger depuis 1990. Tous les grands projets ont été sous-traités à des privés et multinationales. Nous sommes étonnés de constater que les termes de ces contrats sont flous et obscures dans la même proportion. Le projet Malibya ; deux autres grands projets conçus comme des projets de développement, le projet Millenium Challenge Account (MCA) et le projet UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-africaine) sont les trois exemples de projets auxquels les observateurs se réfèrent le plus souvent dans leurs analyses.

    Le projet Malibya résulte d’un accord bilatéral avec la Libye. D’une superficie de 100 000 ha, la zone concernée est située à Kolongotomo, à environ 45 km à l’ouest de Macina. La réalisation de ce projet est confiée à Malibya, une société financée par la Libye et basée à Bamako. Il s’agit d’une filiale du «Lybia Africa Investment Portfolio», issue du fonds souverain libyen. Il est à noter que les termes de l’accord en question ne sont pas rendus publics. Les modalités d’attribution des nouvelles exploitations irriguées qui seraient liées à ce canal sont toujours restées floues. Et des tensions n’ont pas manqué d’apparaître sur la question des prélèvements d’eau en période de contre-saison.

    «Alatona» est le projet porté par le «Millenium Challenge Account» (MCA) et financé par l’aide au développement des Etats-Unis d’Amérique. Il était mis en œuvre via le «Millenium Challenge Corporation» (MCC). Les projets MCA sont développés dans un ensemble de pays éligibles dont le Mali faisait partie. Sur le volet agricole, il était prévu d’aménager 14 000 ha irrigués sur les territoires des communes de Diabaly et Dogofry et de construire une route bitumée de 81 km entre Niono et Goma-Coura (commune de Dogofry précisément à Alatona). Les travaux d’aménagement ont démarré en janvier 2010 et 1 000 ha devaient être prêts pour la campagne agricole 2010/2011. Ces surfaces ont vocation à être mises à disposition des «personnes affectées par le projet» (populations déjà installées sur ces terres) pour la production de riz.

    Quant au projet de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), il visait à aménager 11 000 ha irrigués dans la zone de la commune de Sokolo. L’irrigation devait se faire par le prolongement du canal adducteur dans la zone de Kouroumari. La première phase du projet consistait à réaliser 5 000 ha avant 2012. La gestion des terres prévue dans ce projet reposait sur l’attribution de titres fonciers, de manière relativement similaire au projet MCA.

    Les aménagements devraient être par la suite cédés à des citoyens des 8 pays de la zone UEMOA par lots de 9, 21 ou 48 ha ; des lots plutôt grands par rapport à la taille moyenne des exploitations irriguées sur le reste de la zone de l’Office.

    A.K. Dramé

  • JEUX OLYMPIQUES

    JEUX OLYMPIQUES

    Les moins de 23 ans de l’Égypte, du Maroc et du Mali ont obtenu leur ticket pour représenter l’Afrique lors des Jeux Olympiques de Paris en 2024. On revient sur leur parcours en détail et sur leur historique dans le prestigieux tournoi . . .

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  • CHAMPIONNAT NATIONAL DE FOOTBALL LIGUE 1

    CHAMPIONNAT NATIONAL DE FOOTBALL LIGUE 1

    L’AS Réal de Bamako sacrée championne du Mali

    La Ligue 1 Orange du championnat national a connu son épilogue le week-end dernier à l’issue de la 30e et dernière journée de compétition avec le sacre de l’AS Réal de Bamako.

    Le foot malien a un nouveau champion, il s’agit du Réal de Bamako. Les rideaux sont tombés dimanche dernier sur l’exercice 2022-2023 du championnat national de football ligue 1 Orange avec les rencontres de la 30e et dernière journée. Pour le compte de cette journée, l’AS Réal de Bamako leader avec 59 points était aux prises avec les Black -Stars, tandis que son dauphin le Djoliba AC avec 56 points croisait le fer avec Yeleen Olympic.

    Le suspense était donc au plus haut niveau dimanche dernier. Mais, un petit point suffisait aux Noirs et Blancs pour se hisser sur le toit du football malien, alors que les Rouges devraient non seulement gagner, mais aussi miser sur une défaite du Réal. Au terme de ces deux duels à distance, les Scorpions de Bamako ont battu l’AS Black Stars (6-1) pour finir en tête du classement final avec 62 points devant le Djoliba AC qui a dominé Yeleen Olympic (4-1), en se classant 2e avec 59 unités au compteur. Avec cette belle victoire, le Réal de Bamako est sacré champion du Mali. Il succède ainsi au Djoliba AC de Bamako, et représentera le Mali à la Ligue africaine des Champions la saison prochaine. Quant au Stade malien de Bamako, il sera le porte-étendard du Mali à la Coupe de la Confédération (CAF) pour avoir remporté la Coupe du Mali.

    En bas du classement, le Yeelen Olympique et le LC BA qui ont fini dernier et avant-dernier sont relégués en 2e division.

    Dimanche dernier, le Réal a mis fin à l’hégémonie du Stade malien de Bamako, et du Djoliba AC après 37 ans de disette. En effet, depuis 1986 l’année à laquelle les Scorpions ont remporté leur dernier titre, ce sont cesdeux clubs qui se partageaient les titres de champion du Mali.

    M.NIANG

  • Article sans titre 4162

    CAN U 23

    Les Aigles Espoirs qualifiés aux J.O de Paris

    C’est fait, les Aigles Espoirs iront aux Jeux olympiques de Paris 2024. Ils viennent de battre leurs homologues de Guinée, Le Sily Espoirs aux tirs au but lors du match pour la 3ème place disputé ce soir à Rabat dans le cadre de la CAN U-23. Au terme des 120 minutes les deux équipes étaient à égalité 0 but partout. Il a fallu recourir aux tirs au but; une épreuve dans laquelle les nôtres ont été plus adroits. Ils ont marqué 4 de leurs tirs tandis que les Guinéens en ont raté 2. Score final 0-0 puis 4 à 3 lors de l’épreuve fatidique.

    Bravo aux Aigles qui, nous l’espérons, représenteront dignement l’Afrique aux côtés du Maroc et de l’Egypte

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE FINANCIÈRE

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE FINANCIÈRE

    BLANCHIMENT D’ARGENT

    Un général malien achète toute une cité SEMA

    La commercialisation du programme  immobilier de la Cité SEMA sise à Missabougou en face du canal d’irrigation a-t-elle été un échec ? Que nenni ! comme le dirait un célèbre psittaciste de locutions adverbiales gréco-latines aujourd’hui disparu. Les très beaux logements F3 et F4 avec dalle accessible ou pas dont les prix fluctuaient entre 22,6 et 48,7 millions de nos francs l’unité ont été entièrement vendus. Cependant, la plupart des logements de cette cité sise à quelque encablures du 3ème pont de Bamako et de l’hôpital du Mali, sont désespérément vides  depuis belle lurette. Les logements économiques, moyen standing sont envahis par la végétation ; les terrains nus complètement en friche.

    Selon nos radars 95% des logements et tous les terrains nus attenant ont été acquis, tenez vous bien, par un général qui était très proche du chef d’État défunt, Ibrahim Boubacar Keïta. En disgrâce depuis le coup d’État du 18 août 2020, notre officier supérieur multimilliardaire fait preuve d’une discrétion de violette sur ses nombreuses acquisitions faites sous l’ancien régime. Ce qui explique l’état  d’abandon de cette cité qui  continue pourtant d’être convoitée par de nombreux Maliens, surtout ceux  de la diaspora qui veulent trouver un logement dans cette cité idéalement bien placée en plein cœur de la capitale malienne.

    Le général en question s’est bâti une fortune colossale durant les 7 ans qu’aura duré le magistère corrompu de feu Ibrahim Boubacar Keïta. Fidèle parmi les fidèles de ce dernier, il a thésaurisé plusieurs milliards de nos francs qu’il a fait passer à la lessiveuse en spéculant, grâce à des prête-noms, dans le foncier, avec à la clé, l’achat et/ou la construction d’immeubles hollywoodiens et de résidences cossues à Bamako, Abidjan, Dakar et Dubaï

    Combien de milliardsnotre général a-t-il dépensés pour acquérir la précieuse cité ?Mystère, boule de gomme. Au niveau de certains agents de l’ancienne équipe de la SEMA qui a vendu le coin,  c’est le blackout total. L’opération,cachée comme une maladie honteuse, se serait déroulée, selon nos radars, dans la plus grande opacité.

    Le Sphinx, dans son œuvre de salubrité publique a joué sa partition, il reste à l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite du Mali(OCLEI) qui est chargé de traquer les voleurs de la République et au nouveau Pôle économique et financier de jouer le leur en procédant à des investigations poussées afin de jeter un faisceau de lumière sur la fortune volée par ce kleptocrate de notre Trésor public. Une chose pas du tout aisée a priori, car notre général archimilliardaire qui dort sur un épais matelas financier est un grand corrupteur devant l’Éternel. Il arrose tout sur son passage. Y compris les gens les plus insoupçonnables !

    A.D

  • EFFONDREMENS PROGRAMMÉS DES CONSTRUCTIONS BTP AU MALI

    EFFONDREMENS PROGRAMMÉS DES CONSTRUCTIONS BTP AU MALI

    Face aux nombreux cas d’effondrements de constructions BTP avec  leurs  lots de victimes, l’État malien n’a désormais autre argument pour sa défense que le «défaut d’autorisation de construire» et/ou les «constructions anarchiques» lui permettant généralement de montrer patte blanche. Si l’argument s’avère probant en certains endroits, c’est surtout la qualité des matériaux dont le fer à béton qui constitue le véritable  nœud gordien de la question.  Ici, s’étale en plein jour la défaillance de l’État. Enquête . . .

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  • MAUVAISE CONCEPTION DES OUVRAGES PUBLICS AU MALI

    MAUVAISE CONCEPTION DES OUVRAGES PUBLICS AU MALI

    Une entreprise de construction que l’on sait triée sur le volet au regard de ses proximité avec un cacique du régime en place a obtenu et exécuté le marché de réfection de cette voie urbaine au cœur du quartier Hippodrome en commune II du District de Bamako. Et c’est tout simplement la catastrophe . . .

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  • STRATÉGIE DE CROISSANCE ACCÉLÉRÉE POUR LE RIZ ET LE COTON

    STRATÉGIE DE CROISSANCE ACCÉLÉRÉE POUR LE RIZ ET LE COTON

    Comment ressusciter deux secteurs stratégiques d’une agriculture mort-née ?

    Le Mali n’a jamais été un pays à vocation agro-pastoral. Oui, cela peut paraître étonnant, mais lorsqu’on analyse la situation, on comprend vite.  Depuis 1968, il n’y a pas eu de véritable politique planifiée et coordonnée pour faire de l’agriculture un pôle de développement économique et l’autosuffisance alimentaire du Mali. Les agriculteurs, excepté une centaine, n’ont pas non plus réussi à faire de ce secteur un business industriel et commercial. 63 ans après l’indépendance, l’Agriculture au Mali reste à un niveau primitif avec 8 millions de travailleurs de terre qui peinent à avoir leur pitance. Et pourtant, cette agriculture mort-née peut être sauvée rien qu’en investissant concrètement dans la production du riz et du coton.

    «Le principal fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance, mais le refus de savoir», disait Mme Simone de Beauvoir (philosophe et écrivaine française/1908-1986) ! Malheureusement, 63 ans après l’indépendance, les décideurs du Mali refusent d’admettre que le Mali ne se développera pas sans la modernisation du secteur agricole qui est le moteur de notre croissance économique. A l’exception bien sûr de la première République, qui a accordé à ce secteur névralgique, l’importance qu’il mérite on est resté dans les discours démagogiques.

    Hisser le Mali sur la voie de l’émergence socio-économique nécessite cette correction. Dans le développement d’un pays, il faut que chaque acteur soit bien placé dans son secteur d’activité et bénéficie de l’État l’accompagnement nécessaire. D’abord qui est agriculteur ? Dans l’agrobusiness, c’est un exploitant agricole qui travaille la terre dans le but commercial ou industriel. Quant à l’exploitation agricole, elle est définie comme une unité de production remplissant les trois critères que sont produire des produits agricoles ; avoir une gestion courante indépendante ; atteindre un certain seuil en superficie, en production ou en nombre d’animaux.

    Ce seuil a été défini comme une superficie agricole utilisée au moins égale à un hectare ; ou une superficie en cultures spécialisées au moins égale à 20 ares ; voire une activité suffisante de production agricole, estimée en cheptel, surface cultivée ou volume de production. Un paysan, quant à lui,est une personne vivante en milieu rural et travaillant la terre pour se nourrir. Il est souvent équipé de moyen de travail rudimentaire. Le Mali (21,900 millions d’habitants sur 1 241 238 km2) compte 8 millions «d’agriculteurs» et seulement 4 millions d’hectares cultivés, soit un peu plus de 3 % de sa superficie. Certes, la moitié du pays est située en zone aride, mais le reste (620 500 km2, soit un peu plus que la France) est propice à l’agriculture.

    Selon les données du recensement (RGA, CPS, 2005), 54 % des exploitations au Mali possèdent au moins une charrue, 72 % des superficies (soit 2.358.308 hectares) sont cultivées à la traction animale pendant que 17 % (soit 119.000 exploitations) sont encore en mode manuel contre à peine 1 % en motorisé. Le nombre de tracteurs en services est estimé à 2 000 et quelque centaine de motoculteurs (essentiellement dans les rizières). En considérant les 8 millions d’exploitants et seulement 3 millions d’hectares cultivés, nous obtenons un ratio de 2,666 paysans pour un hectare en 2015.

    Selon les derniers chiffres de l’Agence nationale de la météorologie (Mali-météo), organisme public spécialisé en 2021-2022, les paysans maliens ont produit un peu plus de 13 millions de tonnes de céréales, sur la prévision de production d’un peu plus de 10,5 millions de tonnes. Il y a 41,2 % de maïs, 28,6 % de riz, 15,1 % de mil, 14,3 % de sorgho, 0,5% de fonio et 0,2 % de blé pour une superficie à cultiver estimée à 6.061.726 hectares. Nous complétons avec les 400 000 tonnes de coton produits sur la même période.

    A la lecture de ces chiffres, nous sommes vite convaincus que l’agriculture n’est pas une vocation de politique de développement en République du Mali. Les différents gouvernements sont plutôt intéressés par l’argent de fibres de coton et les mannes des redevances eau en zone Office du Niger ou encore de l’Office de périmètre irrigué de Baguinéda (OPIB).

    Et si comparaison était Raison !

    Prenons deux pays européens, première et deuxième puissance agricole , (la France et l’Allemagne) et faisons la comparaison qui, pour une fois, doit être «Raison». Avec 65 millions d’habitants sur 551 695 km2, la France a 28, 2 millions d’hectares cultivés. En 2020, elle comptait près de 389 000 exploitations agricoles sur tout le territoire. Le nombre d’emplois directs est de 850 000. En 2021, la production agricole française était estimée à près de 81,6 milliards d’euros. Cela lui permet de garder le monopole en termes de production agricole au niveau européen. Elle concentre en effet plus de 17 % de la production totale de l’Europe, devançant ainsi l’Allemagne et l’Italie.

    Toujours en 2021, elle aurait exporté plus de 70 milliards d’euros dans le secteur agricole et agro-alimentaire. Sur la même année, la production agricole était évaluée à près de 81,6 milliards d’euros. Il est important de souligner  ici, que la taille d’une exploitation agricole en Hexagone est de 69 hectares.

    L’Allemagne (avec une superficie de 357 588 km2) est le 2e producteur agricole de l’Union européenne (UE) derrière la France. Plus de la moitié de la surface du territoire allemand est utilisée à des fins agricoles, soit près de 17 millions d’hectares. Près de 70 % de la surface agricole est cultivée sous forme de terres arables. La population allemande a franchi un record historique de 84,3 millions de personnes en 2022. Il faut préciser que le nombre d’exploitants agricoles était de à 263 500 en 2021. En 1997, la taille moyenne d’une exploitation agricole en Allemagne était de 32,1 hectares, de 24,7 hectares en Allemagne de l’ouest et de 201,7 hectares en Allemagne de l’est.

    Abdou Karim Dramé

    Journaliste freelance, analyste des Enjeux et Innovations du Développement durable.

    Tél. +223 68 52 03 03

  • CAN U-23

    CAN U-23

    Choc entre Maliens et Guinéens ce vendredi pour la 3ème place

    La sélection nationale olympique du Mali, les Aigles Espoirs sera aux prises avec son homologue de la Guinée le Sily national Espoirs cet après-midi pour le compte de la 3e place de la CAN U-23, synonyme de qualification directe pour les Jeux Olympiques Paris 2024.

    Battus tous les deux en demi-finales, Maliens et Guinéens vont croiser le fer cet après-midi en match de classement pour la troisième place, qui sera synonyme de qualification pour les prochains Jeux olympiques qui auront lieu à Paris en 2024. En première demi-finale, les Pharaons d’Égypteont eu raison du Sily national de Guinée battu (1-0). Et en seconde heure,

    le pays organisateur de la CAN U-23, le Maroc a rejoint l’Égypte en finale ce mardi soir, en battant le Mali à l’issue des séances de tirs au but.

    Dans cette rencontre, c’est le pays organisateur qui a été le premier à ouvrir la marque par Zakaria El Ouahdi à la 14e minute. Un score que les Lionceaux réussiront à préserver jusqu’à la pause.

    Au retour des vestiaires, le Mali, bien décidé à ne pas laisser son adversaire triompher, finit par égaliser à la 66e minute par Mamady Diambou.Le score ne changera pas jusqu’à la fin du temps réglementaire, obligeant les deux équipes à jouer les prolongations.

    Après une première partie des prolongations sans but, le Maroc réussira finalement à reprendre l’avantage sur le Mali à la 108e minute grâce au but d’Amine El Ouzzani. Mais un avantage de courte durée, puisque les Aigles Espoirs égalisent de nouveau à la 116e minute par Issoufi Maïga. 2-2, score après les prolongations.

    Les deux équipes n’ayant pas réussi à se départager dans le jeu, c’est finalement dans les séances de tirs au but que le Maroc va l’emporter (4-3) pour rejoindre l’Égypte en finale. 

    En prélude de la grande finale de l’édition 2023 de la coupe d’Afrique des nations U-23, la Confédération africaine de football (CAF) se penchera sur le processus d’appel d’offres en cours pour les Coupes d’Afrique des Nations Total Energies 2025 et 2027.

    Ce sera ce vendredi 7 juillet au cours de la réunion de son comité exécutif prévu à Rabat au Maroc avant la finale de la CAN U-23.

    La rencontre sera également l’occasion d’aborder d’autres questions et permettra aux membres du Comité exécutif d’aborder des discussions concernant la 45ème Assemblée générale ordinaire de la CAF (« AGO ») qui se tiendra à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le 13 juillet 2023

    M. NIANG.

  • FIBA AFRO-CAN 2023

    FIBA AFRO-CAN 2023

    Les 12 pays qui prendront part à l’édition 2023 de FIBA Afro-CAN sont désormais connus. En effet, le week-end dernier, la Côte d’ivoire après avoir décroché le ticket des zones 2-3 lors du dernier tournoi qualificatif disputé à Abidjan, le Nigéria a obtenu (la wild card) invitation par FIBA Afrique, qui a aussi publié le tableau complet des groupes pour la compétition . . .

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  • PAGE NOIRE

    PAGE NOIRE

    C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Djibril M’Bodge survenu ce jeudi 6 juin 2023 à l’âge de 70 ans des suites d’une longue maladie. Les obsèques ont eu lieu le même jour chez lui à Garantibougou 300 logements à 16 heures.

    Après 37 ans (1978-2015) de bons et loyaux services à l’ORTM, Djibril M’Bodge avait fait valoir ses droits à la retraite il y a 8 ans.

    Après le décès de Vincent de Paul Traoré, l’homme à la voix métallique, le monde de la presse malienne vient de perdre une autre de ses valeurs sures.
    À leurs familles éplorées, toute la rédaction du Sphinx présente ses sincères condoléances.

    Dormez en paix illustres confrères.

  • Article sans titre 4096

    Le Conseil de sécurité de l’ONU met fin à la mission de la Minusma

    A la demande des autorités maliennes , le Conseil de sécurité de l »ONU a mis un terme immédiat ce vendredi à la mission de maintien de la paix des Casques bleus au Mali (Minusma), un retrait réclamé par Bamako. Ce retrait se déroulera sur six mois.

    La résolution du Conseil de sécurité qui a été adopté à l’unanimité prend effet à partir du 1er juillet 2023 et se terminera le 31 décembre 2023.

    D’ores et déjà, les casques bleus cesseront leurs opérations dés ce samedi 1er juillet pour mettre en place la logistique nécessaire pour leur départ avec comme deadline le 31 décembre 2023. Jusqu’à fin septembre, ils auront toutefois le droit de protéger les civils  » aux alentours immédiats  » de leurs positions.

    Le représentant américain Jeffery DeLaurentis s’est exclamé après le vote:

     » Bien que nous regrettons la décision du gouvernement malien d’abandonner la Minusma et le fait que cela va nuire à la population malienne, nous avons voté en faveur de la résolution vu que nous sommes satisfaits du plan de retrait adopté »

    Le 16 juin dernier, le discours d’Abdoulaye Diop, le ministre malien des Affaires étrangères a fait l’effet d’une bombe . Tout dénonçant l’ »échec » de la mission de maintien de paix de l’ONU, ( Minusma), il en réclamait, purement et simplement, au nom de son gouvernement son  » retrait sans délai »

    Le Conseil de sécurité qui se préparait à examiner une reconduction du mandat de la Minusma qu’il était prêt à modifier, a du se résoudre à signer son arrêt de mort de la mission la plus coûteuse de l’ONU avec la bagatelle de 1,2 milliards de dollars par an.

    Créée en 2013, la Minusma qui compte une dizaine de bases au Mali sur le territoire malien, avait été pour aider à stabiliser un Etat menacé d’effondrement sous la poussée des terroristes, protéger mes civils.

    Les relations entre notre pays et la mission onusienne s’étaient largement détériorées depuis le putsch du quintet de colonels qui balaya le régime corrompu et criminel d’Ibrahim Boubacar Kéïta. Lesdits militaires ont fait tous les théâtres d’opérations à travers le pays. Ils ont vécu dans leur chair beaucoup de réalités Ceci peut expliquer tout le désamour qu’ils ont vis-à-vis de la mission onusienne.

    En prenant cette décision, ils épousent le vœu de plusieurs millions de Maliens qui pensent que la Minusma a failli à sa mission qui était de protéger les civils qui sont , hélas morts par centaines de milliers

    Adama Dramé

  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    Présidentielle 2024 : Le deal Macky Sall – Karim Wade

    Alors que le rouleau compresseur de la  » persécution au forceps et affligeante  » se dresse depuis le 30 mai contre Ousmane SONKO, l’opposant le plus populaire et farouche du régime Macky SALL, les tractations sont menées en sourdine sur l’axe Dakar- Doha. Loin du chaudron politique sénégalais marqué depuis début juin dernier par des brimades judiciaires, manifestations violentes et meurtrières, vagues d’arrestations et l’ouverture d’un dialogue avec l’absence de l’opposition significative, des informations crédibles exclusives en possession de Confidentiel Afrique confirment des manœuvres incessantes pilotées par le souverain chérifien, Sa Majesté le Roi Mohamed VI, le Président congolais Sassou N’Guesso et l’Émir qatari, Cheikh Tamin Ben Hamad Al Thani pour tirer  »d’affaire » Karim WADE, le fils de l’ancien Président sénégalais Abdoulaye Wade (2000- 2012).

    Doha, le haut lieu de la diplomatie souterraine  » version sénégalaise »

    C’est un « deal politique en arrangement » presque mis en boite que déflore Confidentiel Afrique. Selon Confidentiel Afrique bien tuyauté par des câbles diplomatiques autorisés, des missi- dominici en service et aux ordres de Sassou N’Guesso, du Roi Mohamed VI et de l’Émir du Qatar ont multiplié ces derniers mois des allers-retours entre les capitales Rabat- Brazaville- Kinshasa et Doha pour « discuter  » avec le fils et ancien ministre du gouvernement d’Abdoulaye Wade des  » conditions » de son retour au Sénégal. Selon nos informations, le protocole de Doha, béni par le Président Sassou N’Guesso et le Roi Mohamed VI et qui amorce sa dernière mouture est presque bouclé. Selon des sources autorisées confidentielles en notre possession,  le deal se précise entre le Président Macky SALL et le fils de l’ancien locataire du palais Roume. Des  » garanties solides » ont été données aux deux protagonistes par les médiateurs plénipotentiaires engagés dans l’opération de rapprochement Karim-Macky, nous a glissé une source autorisée au parfum des tractations. Selon des informations de Confidentiel Afrique, l’homme fort de Kinshasa, Félix Tshisekedi, qui entretient des relations inoxydables de proximité avec Karim WADE, joue également sa partition. Une main actionnée dit-on par une poignée de richissimeshommes d’affaires qataris qui font du business dans les mines en République Démocratique du Congo, essentiellement concentrées dans la province du Katenga. Presque un retour de l’ascenseur qu’apporte le Président de la RDC, Félix Tshisekedi vis-à-vis de son bienfaiteur Karim WADE, après avoir été introduit au Qatar auprès de l’Émir en mars 2021 par ce dernier, lequel avait préparé minutieusement son voyage officiel à Doha, révélé en exclusivité en son temps par Confidentiel Afrique.

    Karim WADE, qui vit à Doha depuis sa sortie  »expéditive » noctune de la prison de Reubeuss, où il était incarcéré de 2015 à juin 2016, devenu entre-temps un puissant et incontournable lobbyiste au Qatar, aux frais de l’Émir et de son entourage immédiat, prête une oreille attentive à L’Émir Qatari qui supervise depuis mi- janvier 2023 les négociations en coulisses. Derrière cette mission de rapprochement Macky-Karim, se cache la main d’un magnat pétrolier sahélien, un assidu visiteur du palais de Dakar et Doha.

    Selon nos informations, le protocole de Doha mis en boite, décadenassé par Confidentiel Afrique s’articule autour d’un ticket Macky- Karim WADE lors de la prochaine présidentielle de février 2024 en vue d’affaiblir sans doute le pôle de l’opposition radicale, incarné par le leader charismatique du Pastef, le chef de file le plus populaire de l’échiquier politiquesénégalais, Ousmane SONKO face à la mouvance présidentielle qui sera requinquée avec les béquilles politiques d’appoint du parti démocratique sénégalais (PDS, parti du Président WADE), qui viendront à sa rescousse Selon des confidences, dans la perspective des conclusions du dialogue national ouvert, le » deal » de Doha devra être mis à l’épreuve avec un premier acte fort posé par le Président Macky SALL. Selon des sources crédibles parvenues à Confidentiel Afrique, l’agenda du protocole de Doha devra intervenir mi-août 2023, sauf revirement majeur. Le protocole est en ce moment, selon des informations exclusives de Confidentiel Afrique, soumis à une dernière relecture. Un poste de Premier ministre, quatre portefeuilles ministériels stratégiques et postes de DG de sociétés publiques au parti de Karim WADE occupent une place de premier ordre dans les négociations de Dohapour le plan du ticket présidentiel Macky- Karim projeté par les médiateurs en perspective de février 2024 et une fois mis en musique. Le Président SALL joue ainsi sa dernière carte en avalisant ce Protocole de Doha, toutefois contraignant pour lui et ses alliés, ce, malgré les »plans dessinés » par ce que l’on pourrait appeler les « dernières petites officines » du palais Roume. Une source autorisée nous a soufflé même que des tractations avaient été menées sur l’axe Dakar- Doha par de bonnes volontés, il y a trois années, mais se sont avérées infructueuses au finish. Donc, rebelote sur l’axe Doha- Rabat- Brazaville d’où les dernières cartes se jouent pour sauver le Président Macky SALL et le retour sur un tapis rouge du fils de l’ancien Président Abdoulaye WADE.

    Selon nos informations, le protocole de Doha mis en boite, décadenassé par Confidentiel Afrique s’articule autour d’un ticket Macky- Karim WADE lors de la prochaine présidentielle de février 2024 en vue d’affaiblir sans doute le pôle de l’opposition radicale, incarné par le leader charismatique du Pastef, le chef de file le plus populaire de l’échiquier politiquesénégalais, Ousmane SONKO face à la mouvance présidentielle qui sera requinquée avec les béquilles politiques d’appoint du parti démocratique sénégalais (PDS, parti du Président WADE), qui viendront à sa rescousse Selon des confidences, dans la perspective des conclusions du dialogue national ouvert, le  » deal » de Doha devra être mis à l’épreuve avec un premier acte fort posé par le Président Macky SALL. Selon des sources crédibles parvenues à Confidentiel Afrique, l’agenda du protocole de Doha devra intervenir mi-août 2023, sauf revirement majeur. Le protocole est en ce moment, selon des informations exclusives de Confidentiel Afrique, soumis à une dernière relecture. Un poste de Premier ministre, quatre portefeuilles ministériels stratégiques et postes de DG de sociétés publiques au parti de Karim WADE occupent une place de premier ordre dans les négociations de Doha pour le plan du ticket présidentiel Macky- Karim projeté par les médiateurs en perspective de février 2024 et une fois mis en musique. Le Président SALL joue ainsi sa dernière carte enavalisant ce Protocole de Doha, toutefois contraignant pour lui et ses alliés, ce, malgré les  »plans dessinés » par ce que l’on pourrait appeler les « dernières petites officines » du palais Roume. Une source autorisée nous a soufflé même que des tractations avaient été menées sur l’axe Dakar- Doha par de bonnes volontés, il y a trois années, mais se sont avérées infructueuses au finish. Donc, rebelote sur l’axe Doha- Rabat- Brazaville d’où les dernières cartes se jouent pour sauver le Président Macky SALL et le retour sur un tapis rouge du fils de l’ancien Président Abdoulaye WADE.

    Pierre Diémé Confidentiel Afrique

  • Départ de la MINUSMA, la fin d’une rente

    Départ de la MINUSMA, la fin d’une rente

    La guerre au Mali mobilise nombre de chercheurs français. Ainsi, sans remords ni scrupules, Jean-Pierre Olivier de Sardan enterre Barkhane : « La défunte opération Barkhane fonctionnait en enclave, comme le veut la culture militaire des Opex (opérations extérieures) en vigueur depuis des décennies, et elle menait donc en territoire malien sa propre guerre contre l’insurrection, sans réelle coordination avec les Forces armées maliennes (FAMA), il est vrai démotivées et en triste état, sans faire de la protection rapprochée des populations une quelconque priorité (ce qui est pourtant la . . .

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  • Le lait local au Mali : un potentiel non-négligeable

    Le lait local au Mali : un potentiel non-négligeable

    Importations de produits laitiers Les importations officielles de lait en poudre se situeraient autour de 60.000 à 70.000t/an (équivalent lait, soit autour de 10.000 t de poudre). Cependant, les importations réelles pourraient atteindre 150.000 t (équivalents laits) / an, soit entre 1/3 et 1/6 des besoins du pays en lait. Il est estimé (Corniaux 2013) que la consommation rurale est essentiellement couverte par l’autoconsommation de lait local et que la consommation de la capitale est essentiellement couverte par les produits transformés ou reconditionnés au Mali ou dans la sous-région mais issus de lait en poudre importé. Les villes secondaires seraient dans une situation intermédiaire (90 à 95% de poudre à Bamako, 85% à Ségou, 80% à Sikasso et 50% à Mopti).

    Avec 78 entreprises recensées par le regroupement et une production estimée à plus de 65 milliards Fcfa, la filière lait est un sous-secteur à fort potentiel. Mais au vu de l’environnement réglementaire peu favorable, du manque de formation des acteurs, de l’importance de la quantité de lait importé, force est de reconnaitre que le potentiel n’est pas entièrement exploité.

    «Au Sénégal, on a deux grandes opportunités. D’abord, un gros cheptel, environ 3 millions de bovins pour une population de 12 millions d’habitants. Un ratio qui montre que le Sénégal est un grand pays d’élevage, comparé à la France qui a environ 18 millions de bovins pour 60 millions d’habitants. C’est à peu près le même ratio. Pourtant, la France est un grand pays exportateur de productions animales en général et de lait en particulier. Si on a 3 millions de bovins, on ne doit pas importer du lait.

    On devrait être exportateur. Le deuxième potentiel, c’est le marché, les Sénégalais consomment énormément de produits laitiers (lait caillé, yaourt, lait en poudre…). Soit 30 kg par habitant et par an. C’est un pays où il y’a un  marché de 360 millions de litres pour les produits laitiers et c’est un gros business. Il y’a en amont, beaucoup de potentiel à exploiter et en aval, beaucoup d’opportunités à saisir. On n’a pas d’industries capables de se structurer, d’être un vrai maillon qui relie les 3 millions de vaches avec les 12 millions d’habitants». Cette analyse de M. Bagoré Bathily, promoteur de la Laiterie du Berger, exprime à suffisance la situation qui prévaut présentement dans la filière laitière au Sénégal.

    Le constat est clair, la filière lait dispose d’un gros potentiel. C’est pourquoi elle a été retenue parmi les piliers de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA). Mais si disposer d’un potentiel est une chose, l’exploiter à fond en est bien une autre.

    Au Sénégal, on a deux grandes opportunités. D’abord, un gros cheptel, environ 3 millions de bovins pour une population de 12 millions d’habitants. Un ratio qui montre que le Sénégal est un grand pays d’élevage, comparé à la France qui a environ 18 millions de bovins pour 60 millions d’habitants. C’est à peu près le même ratio

    Même si des efforts sont en train d’être faits par des acteurs locaux, force est de reconnaitre que tout le potentiel est loin d’être exploité. En effet, avec un total avoisinant les 3 millions de vaches, seuls un tiers de la consommation nationale est produit localement.

    Une facture laitière annuelle de 70 milliards Fcfa

    S’il y a un acteur qui devrait encourager le développement de la filière laitière, c’est bien l’Etat du Sénégal. En effet, chaque année, la facture laitière s’élève à près de 70 milliards pour le lait importé. Mais si aujourd’hui, la filière laitière locale peine à se développer jusqu’à couvrir la demande nationale, la raison est à chercher, en partie, dans l’environnement règlementaire qui semble, selon les acteurs locaux, favoriser l’importation au détriment des producteurs locaux.

    «L’environnement réglementaire n’est pas favorable à l’émergence d’une filière locale car il n’y a pas d’incitation, on n’y gagne rien. Acheter du lait local, c’est beaucoup plus compliqué. Parce qu’il faut aller dans les zones de production, travailler avec une centaine d’éleveurs, les organiser, les accompagner, il faut leur apporter des intrants. C’est toute une activité alors que c’est mille fois plus simple d’importer des containers de poudre. Si on a une usine à Dakar, on fait des commandes et on dispose de notre approvisionnement.

    La facture laitière s’élève à près de 70 milliards pour le lait importé. Mais si aujourd’hui, la filière laitière locale peine à se développer jusqu’à couvrir la demande nationale

    «Il n’y a aucun effort pour valoriser la production de lait local et c’est un gros paradoxe. Aujourd’hui, les importations de lait en poudre sont plus facilitées au Sénégal. Il y a aucune contrainte. Les droits de douane sont diminués à hauteur de 5% pour l’importation de lait en poudre alors que pour le lait local, les entreprises, qui sont dans la filière, payent la TVA, toutes les taxes et ne bénéficient d’aucun appui, ni d’aucune facilitation de la part de l’État. Il n’y a pas de contrainte pour décourager les importations et aucun mécanisme de protection, ni même d’incitation à la production locale».

    Aujourd’hui, ce manque de soutien a fait que les industriels sont obligés de tourner le dos à la production locale. Et pour beaucoup de raisons. Selon M. Bathily, les 120 millions de litres sont produits en l’espace de 3 mois. Pour le reste de l’année, il n’y a pratiquement rien à se mettre sous la dent. Et le patron de la Laiterie du Berger croit en savoir les raisons. Selon lui, le lait change vite et comme, au niveau local, les gens le traitent à la main, il y’a des risques de contamination sur le plan sanitaire et des problèmes de qualité qui constituent d’énormes risques pour les industriels.

    «Les industriels aimeraient avoir un lait qui arrive de façon constante à l’origine, un prix constant pour toute l’année et aussi une qualité constante. Finalement, les industriels disent que même si la production locale est là, elle ne nous intéresse pas. Ils préfèrent importer avec plus de sécurité. L’Etat n’offre pas d’incitation à ceux qui font l’effort d’acheter du lait frais».

    Plaidoyer pour la mise en place d’une politique laitière cohérente…

    Aujourd’hui, qu’on soit professionnel ou simple fermier, chacun se bat de son côté et apprend à voler de ses propres ailes. Pour cause, aucune politique laitière n’est appliquée au Sénégal. Pourtant, ce n’est pas par manque de propositions.

    Les droits de douane sont diminués à hauteur de 5% pour l’importation de lait en poudre alors que pour le lait local, les entreprises, qui sont dans la filière, payent la TVA, toutes les taxes et ne bénéficient d’aucun appui, ni d’aucune facilitation de la part de l’État

    En effet, selon le président des professionnels de la filière lait, depuis 2010, la Fédération a monté un dossier de plaidoirie pour l’institutionnalisation de campagnes laitières au Sénégal. Des appels du pied qui semblent tomber dans l’oreille de sourds, du moins, avec l’ancien régime. «Nous avions eu beaucoup de problèmes à le leur faire comprendre. Donc, cette question-là n’a pas été prise en charge», confie-t-il.

    Par ailleurs, toujours selon M. Diaw, le ministère du Commerce a décidé d’apporter sa contribution dans cette campagne laitière en facilitant la mise en relation avec les industriels et les professionnels du lait qui utilisaient, comme matière première, le lait en poudre importé.

    «Il s’agit de voir si ces industriels pourraient incorporer une partie de notre production, une partie de cette collecte, dans leur production. Si on arrivait à mettre sur pied et à valoriser, ne serait-ce que le tiers de ce surplus qui était déversé, le plan va réussir. Il est question de poursuivre les travaux pour que la campagne prochaine, c’est-à-dire l’édition de 2014, soit un succès total et que plus jamais, aucun surplus de lait ne soit négligé», espère-t-il.

    «Au Sénégal, la particularité, c’est qu’on a les laiteries à Dakar parce que c’est ici leur marché. Et leur approvisionnement se fait au niveau du Port, mais pas au niveau du bassin de collecte puisqu’ils importent du lait en poudre à partir duquel elles reconstituent le lait pour en faire un produit fini. L’infrastructure de production de lait frais est positionnée en ville au lieu de la campagne. C’est pourquoi on parle de problème de transport du lait cru. C’est beaucoup plus difficile de transporter du lait cru que du produit fini sur des centaines de kilomètres.

    C’est un vrai enjeu, aujourd’hui, de délocaliser les industries qui veulent traiter nos productions brutes. C’est aussi valable pour les cultures vivrières dans la vallée du fleuve. Les rizières sont là-bas et pas à Dakar. Notre particularité est de construire une usine qui soit la destination claire du lait frais sénégalais. C’est pourquoi, nous avons installé notre usine à Richard Toll, un des grands bassins de production du lait au Sénégal», indique M. Bathily.

    Toujours côté attentes, il y a la question de la formation des acteurs. S’il est vrai qu’il n’est pas possible d’apprendre à un éleveur comment gérer son troupeau, il est aussi vrai que, pour un approvisionnement en lait régulier et en qualité, certaines connaissances semblent indispensables.

    «On ne devient pas un éleveur moderne du jour au lendemain. Ce n’est pas le même métier. On élève des vaches dans le Sahel en transhumant. C’est tout un savoir-faire. Ce ne n’est pas la même chose que d’élever des vaches qui doivent produire une quantité de lait, avec une qualité déterminée. Il faut accompagner les éleveurs pour qu’ils allient leur savoir-faire traditionnel à un savoir-faire productif, où ils vont chercher à gagner de l’argent et être un des maillons de la chaine. Il n’y a pas d’écoles de formation pour éleveurs. Il faut que les industriels s’engagent à prendre des orientations à long terme. Il faut que les consommateurs s’engagent à cultiver une consommation de produits locaux quand la qualité est là».

    La production

    En Afrique de l’Ouest, la production laitière est assurée par des modèles pastoraux extensifs, des modèles paysans agro-pastoraux et des modèles urbains. En termes de production, ce sont les modèles pastoraux traditionnels extensifs qui dominent dans le secteur laitier des pays de l’Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMAO). Ces modèles y représentent 70% de la production du lait local, avec un cheptel pouvant aller de 3,3 millions de têtes au Sénégal à 9,8 millions de têtes au Niger. Si on prend l’exemple du Niger, du Mali, et du Burkina Faso, l’élevage contribue à hauteur de 11% à 18% au PIB; la production de lait de vache y représente 20 à 40% du chiffre d’affaire de l’élevage. De plus, le Mali et le Niger s’avèrent être les plus gros producteurs de lait, ce qui s’explique par la grandeur de leur cheptel: 9,2 millions de têtes de bétail et 309 millions de litres de lait de vache par an au Mali, contre 9,8 millions de têtes et 486 millions de litres pour le Niger.

    Les systèmes pastoraux extensifs sont basés sur la mobilité des troupeaux et des communautés d’éleveurs s’adaptent à l’environnement et se déplacent à la recherche d’eau et des pâturages de qualité. Ayant une très bonne connaissance du milieu qui les entoure, ils savent dans quelle direction aller pour accéder à des pâturages de meilleure qualité. Les systèmes pastoraux sont des systèmes mixtes, produisant à la fois de la viande et du lait, bien que la production laitière ne soit pas forcément considérée par les éleveurs comme une activité économique intéressante. Entre 70 et 80% des producteurs considèrent le lait comme une production secondaire à leur exploitation, leur principale production étant la viande.

    La production laitière dans les systèmes pastoraux est caractérisée par plusieurs éléments importants, dont entre autres l’autoconsommation. Pour les producteurs pastoraux, le lait est avant tout un produit qu’ils utilisent eux-mêmes pour la croissance des veaux, ou comme aliment. En effet, le lait constitue une ressource alimentaire primordiale pour les familles d’éleveurs pastoraux. La plupart consomment d’ailleurs leur propre lait. Au Burkina Faso par exemple, 80% de la production laitière est autoconsommée.

    Néanmoins, de plus en plus, les systèmes pastoraux commencent à évoluer et à s’intensifier. En effet, on constate que certaines familles tendent à se (semi-)sédentariser et à développer des cultures fourragères ainsi qu’à stocker de l’herbe de brousse fauchée. Les éleveurs pastoraux évoluent donc vers le modèle paysan agro-pastoral qui intègre l’agriculture et l’élevage. Contrairement au modèle pastoral, celui-ci utilise des compléments disponibles localement pour nourrir les troupeaux en période sèche.

    La collecte et la transformation

    En zone rurale, seule une très petite partie du lait issue de la production agro-pastorale est collectée et transformée. Généralement, cette partie ne dépasse pas les 10% de la production régionale. Ce lait est principalement collecté par des mini-laiteries dont le nombre est en augmentation depuis 20 ans. A titre d’exemple, en 2000 on trouvait 19 mini laiteries au Burkina-Faso, 8 mini-laiteries au Mali et 2 mini laiteries au Niger. En 2010, dans ces mêmes pays, on trouvait respectivement 47 mini-laiteries, 23 mini-laiteries et 12 mini-laiteries.

    Si on prend l’exemple du Niger, du Mali, et du Burkina Faso, l’élevage contribue à hauteur de 11% à 18% au PIB; la production de lait de vache y représente 20 à 40% du chiffre d’affaire de l’élevage. De plus, le Mali et le Niger s’avèrent être les plus gros producteurs de lait, ce qui s’explique par la grandeur de leur cheptel: 9,2 millions de têtes de bétail et 309 millions de litres de lait de vache par an au Mali, contre 9,8 millions de têtes et 486 millions de litres pour le Niger

    Les mini-laiteries se définissent comme «des unités, situées généralement en zone périurbaine, produisant des produits laitiers divers et les vendant localement à petite échelle. Elles disposent d’un réseau de collecte et de distribution.

    A côté des mini-laiteries, il existe également des centres de collecte paysans multi-services, nouveaux acteurs dans la filière laitière locale, principalement au Niger et au Mali. Ces centres ont pour but de faire le lien entre les producteurs et les industriels. Ils se caractérisent par:  une diversité de services (la collecte mais aussi la commercialisation, l’approvisionnement en aliment du bétail et le conseil technique); une gouvernance paysanne; l’appui sur un bassin de production;  la liaison avec un industriel (demandeur de lait local en quantité et qualité);  la collecte plutôt que la transformation (à la différence des mini-laiteries).

    La commercialisation

    En zone rurale, Il n’est pas rare que les éleveurs – et dans la plupart des cas les femmes/éleveuses – transforment eux-mêmes leurs produits et le vendent dans les circuits courts. Sur ce même marché, on retrouve donc le lait cru vendu par les femmes des éleveurs et le lait pasteurisé, vendu par les mini-laiteries qui l’ont transformé. En effet, tout comme pour la collecte et la transformation, les mini-laiteries font également partie des acteurs les plus importants dans la commercialisation du lait en zone rurale en Afrique de l’Ouest. Les mini-laiteries achètent le lait aux producteurs, le transforment et le vendent, au détail ou directement sur les marchés locaux.

    En zone (péri-urbaine, les laiteries de plus grande taille jouent aussi un rôle important dans la commercialisation du lait. Généralement privatisées et ayant un but lucratif, elles sont relativement déconnectées de la production laitière locale. Les fermes urbaines écoulent aussi leur lait (frais et caillé) et ses sous-produits sur les marchés des grandes villes.

    En ville comme en zone rurale, la vente de lait peut se faire directement du producteur au consommateur via du porte à porte ou sur des marchés locaux. Dans ce cas, ce sont souvent les producteurs qui transforment eux-mêmes leurs produits.

    Suite à l’arrivée du lait en poudre, relativement moins cher et facile d’utilisation, plusieurs petites entreprises apparaissent (cafés, restaurants, marchés, cantines) et évoluent dans le secteur informel. Ces dernières s’adaptent très vite à la demande croissante des villes et commercialisent des (sous-)produits à base de lait en poudre comme le yaourt par exemple. Les grandes enseignes de supermarché suivent le même chemin et commercialisent elles aussi principalement du lait en poudre.

    Contraintes pour le lait local

    Malgré cette évolution plutôt positive, plusieurs obstacles empêchent encore le lait local d’exprimer son plein potentiel en Afrique de l’Ouest, notamment le rendement peu élevé de la production et sa saisonnalité. Au sein des systèmes pastoraux en zone rurale, le rendement laitier est relativement faible: une vache moyenne produit entre 1 et 4 litres de lait par jour. Ceci est dû entre autres au caractère peu productif des races locales et à un usage pratiquement nul des compléments alimentaires pour le bétail. Par ailleurs, la production varie fortement selon les saisons, avec une production plus élevée pendant la saison pluvieuse et une production très basse pendant la saison sèche. Cette variation influence toute la chaîne de valeur, puisqu’elle empêche d’assurer une production constante tout au long de l’année. Dès lors, les unités de collecte et de transformation se tournent vers le lait en poudre pour continuer à fonctionner.

    Un autre obstacle, qui découle en partie de la saisonnalité de la production, est l’éloignement entre zones de production et zones de collecte/transformation. Au sein des systèmes pastoraux, les élevages se trouvent souvent dans des zones difficilement accessibles ou sont régulièrement en mouvement, ce qui rend la collecte parfois compliquée et onéreuse (ce sont généralement des collecteurs privés qui fournissent les mini-laiteries). Par conséquent, le lait collecté met du temps avant d’arriver jusqu’aux mini-laiteries, ce qui impacte sa fraicheur et donc sa qualité.

    A cette première contrainte s’ajoute un manque d’investissement dans les zones rurales et dans la production laitière en particulier, qui se traduit un manque d’infrastructures et influe négativement sur le prix du lait local. A titre d’exemple, en 2017 et 2018, le prix payé au producteur pour un litre de lait local au Burkina Faso, au Niger, au Mali et au Sénégal, était de 250 FCFA (vente directe en zones rurales), 500 FCFA (vente directe en zones urbaines) et 300 FCFA (vente au collecteur ou au transformateur). Au cours de la même période, le prix du lait en poudre importé dans ces pays était de 304 FCFA pour 1 litre de poudre de lait entier et 198 FCFA pour un litre de mélange de poudre de lait écrémé (prix payé par le transporteur). Cette différence de prix reflète des conditions de production beaucoup plus favorables et la subvention des importations de lait en poudre.

    Mais le principal frein au développement du lait local en Afrique de l’Ouest reste politique, que ce soit au niveau national (manque d’investissement dans la filière) ou commercial. Les relations commerciales entre l’Union européenne et les pays de l’Afrique de l’Ouest favorisent l’importation de lait en poudre à bas prix dans la région.

    La valorisation du lait local en Afrique de l’Ouest à travers trois modèles entrepreneuriaux

    La majorité du lait local en Afrique de l’Ouest est valorisé à travers des circuits dans lesquels les mini-laiteries constituent des éléments structurants. Les mini-laiteries sont en effet des structures organisées, qui assurent la coordination des activités de valorisation du lait local. Ces laiteries sont de véritables petites entreprises qui commercialisent les produits qu’elles transforment. Ainsi, elles parviennent à valoriser le lait issu des systèmes agro-pastoraux. Au niveau de la collecte par exemple, elles obligent les éleveurs à s’organiser pour assurer une collecte collective, ce qui a un impact positif sur la qualité du lait fourni à la mini-laiterie. En effet, en cas de collecte collective, le lait de tous les producteurs est mélangé avant d’être livré à la mini-laiterie. Les éleveurs doivent donc redoubler de vigilance par rapport à la qualité de leur lait, car une seule portion de lait de mauvaise qualité peut contaminer l’ensemble de la collecte et mettre en péril le revenu de tous les producteurs. Dans les modèles structurés autour des mini-laiteries, on distingue deux sous-modèles sur base de l’implication du secteur privé:

    • le sous-modèle coopératif intégral, dans lequel il n’y a qu’un seul acteur privé – l’association des producteurs/ la coopérative – qui structure toute la filière, de la production jusqu’à la vente;
    • le sous-modèle mixte, dans lequel plusieurs acteurs privés sont impliqués.

    Le sous-modèle coopératif intégral

    Ici, ce sont les coopératives et les associations d’éleveurs qui interviennent à chaque maillon de la chaîne de valeur (production, collecte, transformation et commercialisation). Les coopératives représentent les intérêts communs des éleveurs. Ce type de laiterie en coopérative possède plusieurs avantages, le premier étant sans aucun doute son ancrage local. La coopérative, qui regroupe les éleveurs, promeut la production laitière locale et par conséquent a un effet positif sur l’économie locale. Grâce à sa structure coopérative, les revenus sont répartis entre les producteurs, apportant ainsi une sécurité financière à chacun. De plus, comme la coopérative organise également la vente des produits transformés (commercialisation), elle en contrôle la qualité, ce qui est fortement apprécié par les consommateurs. Il faut également souligner l’importance du modèle pour l’émancipation des femmes, souvent membres de la coopérative. Travailler au sein de la coopérative leur permet de générer un revenu qui leur est propre.

    Au sein des systèmes pastoraux, les élevages se trouvent souvent dans des zones difficilement accessibles ou sont régulièrement en mouvement, ce qui rend la collecte parfois compliquée et onéreuse (ce sont généralement des collecteurs privés qui fournissent les mini-laiteries). Par conséquent, le lait collecté met du temps avant d’arriver jusqu’aux mini-laiteries, ce qui impacte sa fraicheur et donc sa qualité

    Ce modèle n’est cependant pas parfait et est souvent confronté à des difficultés, notamment au niveau de la fidélisation des éleveurs. Bien que ceux-ci fassent partie de la coopérative qui gère tout le processus de la production à la commercialisation, ils peuvent dans certains cas choisir de fournir leur lait à d’autres mini laiteries qui leur offrent un prix supérieur pour leur lait. De plus, par manque de moyens financiers, les mini laiteries fonctionnant selon un modèle entièrement coopératif n’ont pas toujours la possibilité de fournir des services aux producteurs en plus de leur rémunération.

    Le sous modèle mixte

    Ce modèle implique l’implication de plusieurs acteurs privés dans la valorisation du lait local. La (mini-)laiterie est généralement gérée par une coopérative – souvent de femmes – mais les éleveurs/producteurs fournissant le lait à la mini-laiterie n’en sont pas actionnaires. Ce sous modèle permet aux coopératrices de tirer des bénéfices directs de la vente du lait, leur permettant ainsi de passer d’un statut de vendeuses ambulantes à un statut de vendeuses collectives dans un cadre formel. Ce modèle présente différents avantages pour les éleveurs, notamment les services qui leur sont offerts par la coopérative/(mini-)laiterie (accès plus facile à l’alimentation du bétail à travers des banques d’aliments pour le bétail) et, de manière générale, une rémunération plus élevée pour leur lait. Cependant, le principal désavantage du modèle est que les attentes et intérêts des producteurs peuvent diverger puisqu’ils ne sont pas actionnaires, ce qui peut mener à des conflits. De plus, les prix ne sont pas souvent fixés de manière formelle.

    Les centres de collecte multi-services

    Les centres de collecte multi-services constituent un deuxième modèle entrepreneurial de valorisation du lait local. Ces centres sont généralement gérés par les éleveurs. Leur mode de fonctionnement n’est pas tout à fait le même que celui des mini-laiteries. Ils travaillent avec des collecteurs privés qui achètent le lait aux éleveurs pour le revendre ensuite aux centres. Travailler avec des collecteurs privés permet d’améliorer la quantité et la qualité du lait local, car les collecteurs vont chercher le lait chez les éleveurs – qu’ils obligent souvent à se regrouper – et font un premier contrôle de qualité. Les centres fournissent aussi plusieurs services aux producteurs comme un accès constant à de l’alimentation pour le bétail et à des conseils techniques et vétérinaires.

    Les laiteries industrielles

    Dans ce modèle, la laiterie industrielle organise la chaîne de valeur. Tous les acteurs au sein de ce modèle sont indépendants les uns des autres : les producteurs ne se réunissent pas vraiment et les laiteries sont des entités privées qui ne sont pas gérées par des coopératives. Le bénéfice de ce modèle revient au producteur individuel: il peut choisir la laiterie qui lui offre le meilleur prix pour son lait. Ce modèle fait donc concurrence aux mini-laiteries, qui ne sont pas souvent capables d’offrir un prix aussi intéressant aux producteurs. Dans certains cas, les laiteries industrielles essaient de fidéliser les producteurs en leur offrant des débouchés sûrs et des services (soins vétérinaires et aliments bétail).

    L’atout principal de ce type de modèle est qu’il permet de développer des laiteries de plus grande taille, avec des rayons de collecte plus importants, et donc d’augmenter la quantité de lait collectée. De plus, il permet de créer de nombreux emplois et fournit des services intéressants aux éleveurs. Cependant, comme la laiterie est une entité privée indépendante, ses intérêts peuvent diverger de ceux des producteurs qui lui fournissent du lait. Dès lors, à la saison sèche, et même parfois à la saison des pluies, il arrive que certaines laiteries se fournissent en lait en poudre importé pour répondre aux demandes croissantes, notamment des centres urbains, plutôt que de se fournir auprès des producteurs locaux (Laiterie du berger).

    Sénégal : L’État et la Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE) renforcent leur dispositif d’appui en faveur des femmes, des jeunes et des entreprises.

    La Banque Nationale pour le Développement Economique du Sénégal (BNDE) est une banque universelle innovante, accessible et partenaire privilégiée des PME. Elle a débuté ses activités en 2014, avec ses 208 collaborateurs, elle s’appuie sur un réseau de 18 agences auxquelles, il faut ajouter plus de 25 points de service pour répondre aux attentes de sa clientèle.  Elle a été créée pour répondre à l’accès au financement des PME-PMI, particuliers et d’apporter des réponses globales à leurs besoins financiers. Divers secteurs d’activités ont été impactés notamment : l’Agriculture, le Commerce, les Services, le Transport, le Bâtiment…

  • ELIMINATOIRES CAN COTE D’IVOIRE 2023

    ELIMINATOIRES CAN COTE D’IVOIRE 2023

    A l’issue des rencontres de la 5e journée des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations 2023, la sélection nationale du Mali ‘les Aigles’ a validé son billet pour la phase finale qui se jouera du 13 janvier au 11 février 2024 en Côte d’Ivoire . . .

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  • Meurtre de Issa Koné 

    Meurtre de Issa Koné 

    L’assassinat du nommé Issa Koné en début de semaine dernière continue de faire des vagues. Si de fines bouches évoquent la complicité de son épouse, rien pour l’instant ne permet de corroborer ces accusations. Les enquêtes se poursuivent, nous signale-t-on. Une affaire qui n’est pas sans rappeler l’assassinat de  Madame Bathily Aminata Yattassaye au mois de Juillet 2022 . . .

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  • ANADEB, EDM S.A…

    ANADEB, EDM S.A…

    Les casseroles de l’ex-ministre de l’Énergie

    Et si les coupures et délestages intempestifs au niveau d’EDM S.A s’expliquaient, comme l’ont soupçonné de nombreux observateurs, par la gestion clanique, pratique à laquelle, le Ministre de tutelle sortant semblait s’abonner ? Il y a lieu de s’interroger au regard du scandale qui se déroule à l’heure actuelle au niveau de l’ANADEB.

    L’ANADEB, c’est l’Agence nationale pour le développement des biocarburants au Mali. Un établissement public à caractère Administratif (EPA) doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière créée en Mars 2009 et placée sous la tutelle du Ministère en charge de l’énergie.

    Elle a principalement pour missions de promouvoir les biocarburants/bioénergies sur toute l’étendue du territoire national ;  Participer à la définition des normes en matière de biocarburants et au suivi de la mise en œuvre de ces normes ; – Veiller à la disponibilité permanente des biocarburants sur le marché ;
    – Établir les bases et mécanismes de tarification et participer à l’élaboration de la stratégie des prix des biocarburants ; – Suivre et évaluer les activités des opérateurs intervenant dans le secteur ; Assurer la concertation entre partenaires nationaux et internationaux du domaine des biocarburants pour favoriser les échanges technologiques et développer le partenariat… (Source : le site anadeb-ml.org).

    Comme pour dire que l’entité en question est stratégique et bénéficie par conséquent d’importants financements aussi bien de l’État du Mali que des partenaires internationaux.

    Et comme le veut l’orthodoxie en la matière, le DG est sélectionné à la suite d’un appel à candidatures suivi d’un test rigoureux. C’est donc à l’issue de cette procédure que le nommé Madani Mamadou Diallo, Ingénieur Énergéticien a été nommé Directeur Général, courant 2018.

    Nous ne le connaissons ni d’Adam ni d’Ève. Il ressort tout simplement de nos investigations qu’il est méritant puisqu’ayant le profil et la compétence… Mais ces qualités ne semblent désormais plus suffire au Mali.

     Nous ferons l’économie des péripéties administratives et des maltraitances  auxquelles le malheureux a été soumis.  A la faveur des événements politiques survenues dans le pays courant 2019 et 2020, il a été tout simplement remercié et remplacé par, tenez-vous bien, un protégé de l’actuel ministre de l’Energie, lequel, de surcroit, ne remplit aucun des critères de sélection.

    Et l’histoire retiendra que  le nouveau venu est un ami et proche collaborateur du Ministre de tutelle sortant. Ils étaient tous deux employés en qualité d’informaticiens par la société de téléphonie Orange-Mali laquelle a préféré se passer de leurs services respectifs pour raisons d’improbité morale. 

    Et suite aux soubresauts politiques, le premier fut bombardé ministre de l’Energie et à son tour, il fit appel à son compère pour occuper le poste de DG de l’ANADEB, sans autre forme de procès : pas d’appel à candidature, pas de test ou concours…

    Et lorsque le Directeur légitime protesta, l’État lui-même (la Direction Général du Contentieux de l’État) lui colla un procès et le malheureux fut condamné en Mai 2023, à six mois de prison avec sursis pour «opposition à l’autorité de l’État» et «exercice de pouvoir illégalement prolongé»… Un verdict, comme peuvent le rendre seule la justice malienne. Le malheureux doit s’estimer heureux !

    Mais voyez-vous ? Il parait que l’autre nom de Dieu est le «Temps». Suite au scandale lié aux coupures intempestives de courant, le ministre fut contraint à la démission. Le cœur lourd, il s’en prit au Directeur  de la société EDM S.A, signalant l’incompétence présumée de ce dernier, qu’il n’a, au demeurant, pas nommé.

    Disons-le tout de suite : jamais ministre de tutelle n’a nommé un Directeur de la société EDM S.A.  La nomination du DG ici, révèle du pouvoir «discrétionnaire» de Koulouba. C’est comme à l’ORTM, au PMU-Mali, etc. C’est le grand Manitou  au sommet de la colline qui décide du sort de ces DG. C’est comme ça ! Les raisons sont autant politiques que stratégiques et financières.

    C’était donc dans le dessein d’installer là aussi (à EDM–S.A), un de ses protégés que… Mais la situation à l’ANADEB a-t-elle connu des progrès après la nomination du pote ? Loin de là ! Il nous revient d’ailleurs qu’elle va de mal en pis. Mais puisque pour des raisons politiques et…, claniques, les contrôles ne sont plus permis dans certains secteurs de l’administration publique, ou leurs publications s’avères sans effet, les Protégés  ne craignent absolument rien.

    Autrement, les résultats d’une enquête en bonne et due forme auraient tout simplement permis de mettre les casseroles du ministre sortant en évidence et de redresser les torts.

    Batomah Sissoko

  • CHAUSSE-TRAPES DANS L’AFFAIRE MINISTERE PUBLIC-KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES                                  Pour avoir insisté à écouter à quatre reprises le colonel Cheick Oumar N’Diaye et les tortionnaires de Birama Touré, le ministre Kassogué mute le juge d’instruction Mohamed Saïdou Séne à… Kimparana

    CHAUSSE-TRAPES DANS L’AFFAIRE MINISTERE PUBLIC-KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES Pour avoir insisté à écouter à quatre reprises le colonel Cheick Oumar N’Diaye et les tortionnaires de Birama Touré, le ministre Kassogué mute le juge d’instruction Mohamed Saïdou Séne à… Kimparana

    Il s’appelle Mohamed Saïdou Séne, précédemment juge d’Instruction du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI. Il est nommé juge à compétence étendue de Kimparana. Le saviez-vous ? C’est lui qui a demandé à quatre reprises que les colonels Cheick Oumar N’Diaye, Ousmane Camara dit Omani et les tortionnaires de Birama  lui soient confiés. Quatre demandes de mise à disposition qui sont restées sans suite. Non content de refuser ses  demandes insistantes, on vient de l’écarter définitivement  du dossier . . .

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  • SCANDALE DANS L’AFFAIRE MINISTÈRE PUBLIC VS KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    SCANDALE DANS L’AFFAIRE MINISTÈRE PUBLIC VS KARIM KEITA, MOUSSA DIAWARA ET AUTRES

    Nos mêmes radars nous renseignent que si l’affaire a connu une accélération avant de connaître une sorte de léthargie, c’est surtout à cause des pressions venant d’ « en-haut » notamment celles de l’ « honorable » Malick N’Diaw . . .

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  • SCANDALE DANS L’AFFAIRE BIRAMA TOURÉ

    SCANDALE DANS L’AFFAIRE BIRAMA TOURÉ

    Il s’appelle Mohamed Saïdou Séne, précédemment juge d’Instruction du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI. Il est nommé juge à compétence étendue de Kimparana.

    Le saviez-vous? C’est lui qui a demandé à quatre reprises que le colonel Cheick Oumar N’Diaye et les tortionnaires de Birama  lui soient confiés. Quatre demandes de mise à disposition qui sont restées sans suite. Non content de refuser ses  demandes insistantes, on vient de l’écarter définitivement  du dossier . . .

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  • SCANDALE FINANCIER À LA CMDT

    SCANDALE FINANCIER À LA CMDT

    Deux garde à vue prolongées, une tentative de suicide terminée aux urgences, voilà le point, et non l’épilogue, du trou de plus 600 millions découvert dans la comptabilité de la Compagnie malienne de développement textile (CMDT).L’affaire secoue depuis un peu moins de deux semaines le géant du coton malien et africain . . .

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  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

     » GUERRE ou GUEGUERRE ? 

    L’ancien DG de l’ORTM, Salif SANOGO s’exprime sur les accusations portées contre nos FAMa

    12 juillet 2007 : un hélicoptère Apache américain, prenant une caméra pour un lance-grenade RPG, tue plus dizaine de personnes en Irak, dont deux journalistes de l’agence Reuters. Il s’agissait là d’une bavure militaire qui n’a donné suite à aucune sanction, ni d’enquête indépendante.
    -Toujours en 2007, des employés de la compagnie privée de sécurité employée par le département d’État américain en Irak, Blackwater, sont accusés d’avoir tué une quinzaine de civils irakiens au Nisoor Square de Bagdad, causant une rupture de contrat qui ne cessera réellement qu’en 2009.
    Et selon un rapport d’une commission de la chambre des Représentants, les employés de Blackwater, entre 2005 et 2007, ont tiré près de 195 fois sur les Irakiens. La commission a également estimé que les services de Blackwater avaient été facturés à un milliard de dollars entre 2004 et 2009 pour pourvoir des services de sécurités au personnel du département d’État.
    – 27 aout 2021, la dernière bavure connue de l’armée américaine s’est produite à Kaboul, dans les derniers jours du retrait chaotique d’Afghanistan, lorsqu’une frappe de drone a tué par erreur 10 civils dont sept enfants.
    -En aout 2011, une bavure de l’OTAN fait plus de 70 morts dans un bourg à 150 kilomètres à l’est de Tripoli.
    -3 janvier 2021 : une bavure de la force française Barkhane, selon les résultats d’une enquête menée par la MINUSMA, a fait près d’une vingtaine de victimes civiles à Bounti, dans la région de Douentza. Là aussi, aucune sanction et la France a rejeté de manière véhémente les conclusions de l’enquête onusienne.
    – Du 23 au 24 octobre 2017, l’armée française annonçait avoir mené, avec succès, une opération dans le Nord du Mali, dans le cercle d’Abeïbara, contre un groupe terroriste. Une opération aérienne et terrestre menée qui s’était soldée par la neutralisation de 15 terroristes (tués ou capturés, selon l’armée) appartenant au groupe Ansar Eddine. Sauf que l’organisation djihadiste dirigée par Iyad Ag Ghali affirme, elle, que ce sont ses otages, des soldats maliens, qui ont été tués. Une information confirmée par les autorités maliennes, mais pas côté français.
    On peut ainsi continuer à égrener les dates et les bavures commises par les forces occidentales sans jamais que leurs auteurs soient punis ou qu’une commission d’enquête indépendante soit acceptée. Et voilà que depuis quelques jours, les FAMA sont accusées de tous les péchés d’Israël pour avoir commis une bavure à Mourah. Malgré les explications de l’État-Major Général des Armées et certains témoignages venant du terrain, c’est un tir groupé contre le Mali et certains n’hésitent même pas à parler de la pire exaction jamais commise, alors même que le tribunal militaire a instruit une enquête dont les résultats seront rendus publics.
    Là où certaines puissances occidentales refusent toute enquête, ne devrait-on pas saluer la démarche des autorités militaires maliennes et attendre les résultat de l’enquête ? A supposer que les accusations portaient sur des forces étrangères, auraient-elles accepter que d’autres viennent enquêter à leur place ? Allaient-elles rendre public le résultat de l’enquête ? Je m’interroge.
    Qui plus est, on entend certains évoquer la présence de supplétifs russes auprès des FAMA. Et pourtant, l’histoire est têtue et les faits sont là pour donner mauvaise conscience à certains donneurs de leçon. En effet, le premier État à avoir mis sur pied une société militaire privée, avec la collaboration de certains pays occidentaux, c’est l’Afrique du Sud, en 1989, à la suite de l’accord de paix mettant fin au conflit d’Afrique australe.
    La société fut rapidement engagée au Sierra Leone afin d’assurer la sécurisation de l’extraction et l’exportation des richesses minières du pays (concessions diamantifères), puis le gouvernement de Freetown fit appel à ses services durant la guerre civile en 1995.
    Ce « business » très juteux dans un monde d’après-guerre froide devenu très instable allait être également exploité par les États-Unis. A partir de 1994, la société militaire privée américaine « Military Professional Resource » Inc. (MPRI) intervint au profit de la Croatie lors des conflits des Balkans en accord avec la politique de Washington. Elle forma et équipa l’armée croate et conseilla son état-major, participant directement au succès de l’offensive de l’opération Tempête en Krajina qui permit à Zagreb de l’emporter face aux Serbes.

    Puis « Dyncorp », société de services du Pentagone aux activités diversifiées, se mit à son tour sur le créneau. En 1998, elle fournit la plupart du personnel de la Mission américaine d’observation au Kosovo. Mais rapidement, les premières dérives allaient apparaître. En 1999, en Bosnie-Herzégovine, plusieurs de ses employés furent impliqués dans des trafics d’armes et d’adolescentes. Tous furent licenciés mais aucun ne fut traduit en justice pour ces actes criminels car, bien qu’étant des opérateurs privés, ils étaient couverts par l’immunité diplomatique ; et la société conserva la confiance du Pentagone. A partir de 2002, en Afghanistan, les hommes de Dyncorp furent chargés de la sécurité d’Hamid Karzaï, le nouveau président afghan, en remplacement de la Delta Force.
    Mais la SMP américaine la plus tristement célèbre est « Blackwater ». Fondée en 1997 par Éric Prince, un ex-Navy Seal, elle devient rapidement une multinationale du mercenariat au service de la politique étrangère américaine, travaillant notamment en Irak et en Afghanistan pour le compte du Pentagone.
    Bien que n’étant officiellement engagés que pour des contrats défensifs, les hommes de Blackwater participent à des raids offensifs organisés par la CIA ou le Joint Special Operations Command (JSOC) en Irak. Dans ce cadre, ils vont alors multiplier les frappes inconsidérées et commettre de nombreuses bavures. En réaction, en mars 2004, quatre membres de la société sont tués lors d’une attaque à Falloujah. Leurs corps, brûlés, sont pendus à des luminaires d’un pont sur l’Euphrate avant d’être démembrés par une foule en furie.
    Aucune guerre n’est propre et toute armée cherche à préserver son territoire et protéger les populations civiles. Sinon, on aura vu le tristement célèbre bataillon AZOV aux méthodes plus que controversées, dont les 3000 à 5000 hommes ont été intégrés au sein de l’armée ukrainienne. Mais cela n’émeut personne et n’allez surtout pas dire qu’ils sont les spécialistes des bavures.
    Les FAMA montent en puissance et permettent au Mali de reprendre la main sur l’intégralité de son territoire. Qu’on ne cherche pas à saper leur moral et à les indexer à tout bout de champ. Ce sont des officiers qui ont fait les mêmes écoles de guerre que leurs homologues occidentaux qui commandent les hommes sur le terrain. Le Mali possède une armée pluriethnique et soucieuse du respect des droits de l’homme. Des contingents des FAMA ont participé à de nombreuses opérations de mission de paix à travers le monde et ont toujours été salués pour leur conduite exemplaire. Le Mali veut la paix, et pour que la paix puisse être réelle, il est dans l’obligation de faire la guerre aux groupes terroristes. »

    Salif SANOGO (Ancien DG de l’ORTM)

  • PMU-MALI : BRAS DE FER ENTRE ADMINISTRATION ET SYNDICATS …

    PMU-MALI : BRAS DE FER ENTRE ADMINISTRATION ET SYNDICATS …

    Après un sit-in des syndicats, le mercredi 24 Mai 2023 dernier ayant paralysé ou presque le service, Travailleurs et administration du PMU se trouvent aujourd’hui en conclave en vue d’arrondir les angles. Et pendant que les deux protagonistes se battent pour « l’amélioration de leurs conditions de vie, de travail » et que sais-je encore, les parieurs s’avèrent les véritables dindons d’une farce qui n’a que trop dur . . .

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  • CINÉMA

    CINÉMA

    Le HCME de France rend hommage à Souleymane Cissé

    Le Haut Conseil des Maliens de France présidé par Demba Diabira  a rendu un vibrant hommage au grand cinéaste malien Souleymane Cissé pour le carrosse d’or qui lui a été décerné au récent Festival de Cannes pour l’ensemble de ses œuvres.

    Lors de la cérémonie qui a lieu  à la Bourse du Travail de Saint-Denis, Demba Dibira qui aussi vice-président  du Haut conseil des Maliens de l’Extérieur Zone Europe de l’Ouest  a rappelé que la communauté d’origine malienne en France a estimé qu’il était de son devoir d’exprimer de vive voix à Souleymane Cissé toute  sa fierté, toute sa reconnaissance pour ce pionnier du cinéma malien voire africain dont la longue et riche carrière est émaillée de plusieurs  prix dont le dernier en date du mercredi 27 mai 2023  au Festival de Cannes est le prix du Carrosse d’or qui lui a été décerné pour l’ensemble de ses œuvres. Pour lui c’est le lieu de féliciter ce digne fils du Mali pour son importante œuvre  dans le 7ème Art. Une œuvre qui participe à la fois  à forger notre vision de Maliens sur notre société et aussi à donner de la visibilité au Mali à l’extérieur.  Souleymane Cissé est un exemple à suivre car il est l’expression de l’excellence dans son domaine  au-delà des discours a dit-il dit en guise de conclusion.

    C’est un Souleymane Cissé ému qui lui a répondu en lui faisant savoir qu’il est flatté car c’est la première fois dans vie que des Maliens le reçoivent pour le féliciter, qu’il n’avait jamais eu cette chance auparavant. C’est la raison pour laquelle il a rémercié le Haut conseil des Maliens de France pour ce geste. Il espère que la génération à venir tiendra compte de ce combat et qu’elle fera avancer les choses.

    A.D

  • FINALE COUPE DU MALI DE FOOTBALL 2023

    FINALE COUPE DU MALI DE FOOTBALL 2023

    Les finales de l’édition 2023 de la Coupe du Mali de football féminin et masculin se joueront respectivement le vendredi 9 et samedi 10 juin. Deux belles affiches qui mettront aux prises les Amazones et l’AS Mandé chez les dames ;les Onze Créateurs de Niaréla au Stade Malien de Bamako chez les hommes. Ces deux finales sont placées sous la présidence du chef de l’État le colonel Assimi Goïta . . .

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  • BASKETBALL AFRICA LEAGUE (BAL)

    BASKETBALL AFRICA LEAGUE (BAL)

    Al Ahly, nouveau champion, le Stade Malien troisième

    Le club égyptien Al Ahly a été sacré champion à l’issue de la troisième édition de la Basketball Africa League en s’imposant devant les Sénégalais de l’AS Douanes. Pour sa part, Le Stade Malien de Bamako a terminé 3e en enlevant la médaille de bronze devant Pétro Athletico de Luanda.

    En s’imposant 80-65 face à l’AS Douanes en finale de la Basketball Africa League (B.A.L . . .

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  • LES ARCHIVES DU SPHINX

    LES ARCHIVES DU SPHINX

    Le journal d’investigation LE SPHINX est sans nul doute l’un des journaux maliens les plus de ces 22 dernières années. Son site a été piraté à quatre reprises pour effacer à jamais ses archives qui, nous le reconnaissons, n’avaient pas été très bien protégées.

     C’est la raison pour laquelle, nous avons créé, rien que pour vous, chers abonnés, ces archives qui, nous l’espérons,  vous permettront d’apprécier le travail énorme  que nous avons abattu durant ces longues années jalonn . . .

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  • AFFAIRE BIRAMA TOURÈ

    AFFAIRE BIRAMA TOURÈ

    En marge de la journée mondiale de la Liberté de la presse, Me Alifa Habib Koné, l’avocat de la famille de notre confrère et collègue Birama Touré a bien voulu accorder une interview à Boubacar Yalcouyé, le porte-parole de la cellule de crise mise en place depuis l’enlèvement de notre confrère Alidou Touré, cellule de crise qui se propose d’aider à faire toute la lumière sur la disparition  de Birama Tour . . .

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  • Exploitation illégale d’or au Mali par des Chinois

    Exploitation illégale d’or au Mali par des Chinois

    Le Ministère en charge des Mines, de l’Energie et de l’Eau a récemment annoncé, non sans fierté, l’arrestation d’Exploitants étrangers illégaux d’or au Mali. Il ne s’agit pourtant pas d’une première sauf que les arrestations n’enlèvent en rien à la pratique et  laissent d’ailleurs planer un doute affreux quant à la sincérité des autorités maliennes . . .

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  • Ce faussaire est un perfectionniste

    Ce faussaire est un perfectionniste

    Si l’accusation relative au manque de rigueur dans l’établissement et l’accès aux documents administratifs maliens ne souffre d’aucune  contestation, l’on ne saurait désormais passer sous silence la participation des faussaires de plus en plus nombreux et perfectionnistes, dans cette mauvaise réputation. En clair, parmi les nombreux documents administratifs et actes juridiques en circulation ici et ailleurs, figurent des faux mais tellement bien conçus que même les spécialistes n’arrivent désormais plus à démêler le vrai du faux. Mais pour la police, tout est désormais clair. Elle . . .

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  • JUSTICE ET JUSTICIABLES

    JUSTICE ET JUSTICIABLES

    Auteur de deux meurtres sans motif valable si ce n’est sa santé malade, Daouda Bagayoko, la trentaine révolue, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt par le Tribunal de Grande Instance de la Commune III pour «coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort de deux enfants». Il a été incarcéré le même jour à la  Maison Centrale d’Arrêt (MCA) de Bamako.Ce, nonobstant les deux meurtres en plus de plusieurs tentatives de viol au compteur de son suspect. La décision du Magistrat est diversement interprétée dans . . .

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  • SPOLIATION FONCIÈRE

    SPOLIATION FONCIÈRE

    La semaine dernière quelques erreurs se sont glissées dans notre texte. Nous les corrigeons ici tout en apportant aussi plus de précisions . . .

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  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    La révélation par une lettre confidentielle « Africa Intelligence » (AI) de la présence du nom de l’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou parmi les bénéficiaires des rétrocommissions dans la vente/achat opaque de 2500 tonnes d’uranium en 2011 par le groupe français Orano (ex Areva), connue sous le nom de l’uranium gate,  a provoqué une onde de choc au Niger et bien au-delà. Tout semble toutefois indiquer que nous ne sommes qu’au début des éléments rassemblés par les justices américaine et français. Un . . .

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  • CAN U-23 MAROC 2023

    CAN U-23 MAROC 2023

    Le Maroc, pays hôte, aura fort à faire pour rejoindre le dernier carré de la Coupe d’Afrique des Nations U-23 2023 après avoir été logé dans le même groupe que le Ghana, la Guinée et le Congo . . .

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  • COUPE DU MALI 2023

    COUPE DU MALI 2023

    L’AS Bakaridjan – Onze Créateurs et Stade malien de Bamako – Binga FC, telles sont les affiches des demi-finales de l’édition 2023 de la Coupe du Mali de football à l’issue du tirage au sort effectué le lundi dernier. Les deux rencontres se joueront les 13 et 14 mai au Stade Amary Daou de Ségou . . .

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  • SPOLIATION FONCIÈRE

    SPOLIATION FONCIÈRE

    La justice malienne qui est sur la sellette depuis plus de 35 ans,  vient, encore une fois, de se rappeler aux bons souvenirs des habitants de Lambidou, commune rurale éponyme, sise dans le cercle de Diéma. La tension est telle que, si on y prend pas garde, des règlements de compte aux conséquences regrettables risquent de s’y dérouler après l’arrêt controversé que vient de prendre la Cour d’appel de Kayes le 24 avril dernier ordonnant la poursuite des travaux sur la parcelle d’une superficie de 339 m2 volée à la . . .

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  • LIBERTÉS INDIVIDUELLES ET LIBERTÉ DE LA PRESSE

    LIBERTÉS INDIVIDUELLES ET LIBERTÉ DE LA PRESSE

    Les lieux de détention extrajudiciaire et arbitraire se multiplient de nos jours, au fur et à mesure que croit le niveau d’inobservation intolérable des droits et libertés individuelles et collectives . . .

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  • FONDS SOUVERAINS DU MALI POUR LE FINACEMENT DE

    FONDS SOUVERAINS DU MALI POUR LE FINACEMENT DE

    Le Fonds réalise des investissements en tenant compte de leur: impact sur les populations et l’environnement. Les investissements du Fonds souverain visent à créer des champions nationaux . . .

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  • BON À SAVOIR

    BON À SAVOIR

    Le président des États-Unis est-il payé à vie ?

    Oui. Le président des États-Unis reçoit 400 000 dollars par an, quelle que soit la durée de son mandat, et une pension égale au salaire d’un cadre de niveau 1. Ce  montant est actuellement de 210 700 dollars. Les anciens présidents peuvent également être servis dans n’importe quel hôpital militaire, mais ce n’est pas gratuit. Les anciens présidents qui ont effectué deux mandats peuvent opter pour une assurance maladie de type . . .

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  • CAN U-17 ALGERIE 2023

    CAN U-17 ALGERIE 2023

    L’édition 2023 du Championnat d’Afrique des nations des moins de 17 ans a donné son coup d’envoi le samedi dernier en Algérie avec les 12 meilleures formations de la catégorie, dont le Mali double champions de cette CAN U-17 (2015, et 2017), qui a déjà obtenu son ticket pour les quarts de finales . . .

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  •  TOURNOI INTERNATIONAL DE L’AMITIE U-16 DE BASKET

     TOURNOI INTERNATIONAL DE L’AMITIE U-16 DE BASKET

    Les sélections nationales masculines et féminines du Mali ont effectué un parcours sans faute à l’issue du tournoi international de l’amitié U-16 filles et garçons organisé par la Fédération malienne de basket-ball . . .

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  • OPERATION RAMADAN DE MOOV AFRICA

    OPERATION RAMADAN DE MOOV AFRICA

    Importante donation à la mosquée de Touréla

    Fidèle à sa tradition, l’opérateur historique des télécommunications au Mali, Moov AfricaMalitel a encore fait parler son cœur en ce mois béni de Ramadan en faisant une importante donation à la mosquée de Touréla.

    En ce mois béni de ramadan, mois de solidarité et du partage, l’opérateur historique de téléphonie mobile Moov Africa Malitel a encore respecté la tradition en faisant des dons à des structures cette année. C’est le cadre de son opération ramadan, tenue le vendredi 7 avril dernier qu’une délégation de la Société historique de téléphonie mobile au Mali, Moov Africa Malitel, conduite par Mme Soumaré Habibatou N’Diaye s’est rendue à Touréla pour la remise d’un important don aux fidèles musulmans de la mosquée de cette localité située dans la commune de Sanankoroba à une quarantaine de km de Bamako.

    Cette donation composée des paniers pour la rupture du jeûne, des coranset des tapis de prière,a été réceptionnée par l’imam de la mosquée, le chef de village, et plusieurs membres de l’association pour le développement de Touréla.

    Prenant la parole le premier, l’imam de la mosquée visiblement très content, s’est dit heureux de recevoir cette importante donation de la part de la société téléphonique Moov Africa Malitel qui n’est pas à son premier geste à leur endroit depuis des années pendant la même période. Il a formulé ses vœux les plus ardents à l’endroit de la Direction générale de Moov Africa Malitel pour la réussite de ses activités citoyennes au service de la population malienne, avant de prier pour le retour de la paix au Mali.

    A sa suite, le chef de village lui a emboité le pas dans le même sens. Il a d’abord remercié les jeunes ressortissants de Touréla résident à Bamako, regroupés dans l’association pour le développement de Touréla, qui n’ont ménagé aucun effort pour démarcher Moov Africa Malitel afin de voler au secours de leur village. Il faut noter que le premier opérateur de téléphonie mobile au Mali a déjà offert un forage avec château d’eau à Touréla. Il a ensuiteremercié les responsables de Moov-Malitel et prodiguer des bénédictions à leur endroit.

    M.N.

  • Vérification de la gestion de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT)

    Vérification de la gestion de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT)

    La présente vérification financière a pour objet la gestion financière et comptable de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT) au titre des exercices 2017, 2018,2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur le contrôle interne, la gouvernance des organes d’administration et de gestion, les comptes, les procédures d’acquisition des biens et services, les procédures de prêts et . . .

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  • HISTOIRE D’UN CAPORAL ET D’UN JUNKY ET FLINGUEUR

    HISTOIRE D’UN CAPORAL ET D’UN JUNKY ET FLINGUEUR

    Stupéfaction à Bagadadji : le Héros en taule, le Rambo-toxico à l’hosto, les populations indignées

    Le héros qui a maîtrisé le tireur drogué de Bagadadji dans la nuit du dimanche dernier a été arrêté et incarcéré. Les populations dont il a sauvé la mise sont plutôt déconcertées.

    Les faits se sont déroulés ce  dimanche vers 00h. Un homme a ouvert le feu en tirant des rafales à Bagadadji, à l’endroit appelé «Milieu», plaque tournante du trafic de stupéfiants dans le District de Bamako.

    Selon les témoignages recueillis sur place, l’incident fait  suite à une transaction entre un consommateur et  un dealer. Le client, un présumé porteur d’uniforme, est arrivé à moto accompagné. Il acheta la drogue pour sa consommation personnelle. Tout va bien, il en a l’habitude.

    Mais seulement voilà. Cette nuit, il revint quelques instants plus tard, très en colère, persuadé de s’être fait gruger sur la qualité. Il demande des comptes à son fournisseur et le ton monte. Il est violemment poussé dehors sans management car on sait que  les acteurs de ce type de business n’assurent pas le service après-vente. Il rumine de colère, de haine et de frustration.

    Alors, il sortit un Pistolet Mitrailleur (PM) planqué dans son boubou blanc avec la ferme intention de laver l’affront. Il ouvrit le feu à hauteur des dealers en lança plusieurs rafales.

    Peut-être qu’Allah dans sa miséricorde en ce mois béni de Ramadan  a décidé d’épargner les acteurs: on ne déplore aucune victime ! Miracle ! Mais quelle panique !  Ce fut le sauve-qui-peut dans cette partie du quartier.

    Alerté par des coups de feu dans le quartier, un Policier du commissariat de Quinzambougou (ex-commissariat de police du 3ème Arrondissement), muni de son seul P.A (Pistolet automatique)  se dirigea sur les lieux et, après avoir évalué la situation, tira à son tour dans les pieds du drogué. Déséquilibré, il tomba et perdit son arme dans sa chute.  

    Notre héros policier appela alors le renfort qui n’était pas loin. Le forcené fut ainsi neutralisé.

    Toujours selon notre témoin sur place, dans le feu de l’action, le tireur fou aurait déclaré se nommer «IBRAHIM SIDIBÉ, CAPORAL de la Garde Nationale».

    Il fut transporté à l’hôpital Gabriel TOURÉ pour recevoir des soins. Il nous revient que sa vie n’est pas en danger.

    Coup de théâtre : le policier mis aux arrêts

    Il ressort de nos investigations que le Héros du jour, à savoir le Policier ayant maitrisé le forcé en lui tirant dans les pieds, ce Policier, disions-nous, a été arrêté et incarcéré. Nos tentatives de le joindre sont restées vaines.

    Il nous revient, en tout état de cause, qu’il est Sergent de Police et répond au nom de Issiaka Moussa en service au commissariat de Quinzambougou (ex-commissariat de police du 3ème Arrondissement).

    Toujours selon nos investigations, le Tireur-Drogué était habillé d’un grand boubou sous lequel il avait dissimulé son Pistolet – Mitrailleur, comme tout bon Jihadiste dont il avait justement pris l’apparence !

    Le Policier l’a donc pris comme tel d’autant qu’il avait tiré plusieurs rafales et tenait des personnes en joue.

    Prises de panique, les populations environnantes ont tout naturellement cru à une invasion jihadiste en ce mois de Ramadan.

    Ce sont justement ces cris et coups de feu qui ont alerté le Sergent de Police et l’incité à agir. D’autres se seraient mis à l’abri le temps que «ça se calme».

    Il prit soin d’informer au préalable sa hiérarchique et de son intention d’aller voir. Et sur place, le constat était tout simplement glaçant : un présumé jihadiste qui tirait à tout vent et une population paniquée. 

    Évaluant la situation, il a pris la décision qui s’imposait : tenter de neutraliser le bandit avant qu’il ne commette l’irréparable.

    Avec un sang-froid inouï et une précision chirurgicale, il parvint à loger une balle dans le pied du «Terroriste» lequel fut déséquilibré et tomba. Le danger fut ainsi écarté.

    On retiendra que l’intention n’était nullement de le tuer. Ce qu’il pouvait faire. Il s’agissait de le mettre hors d’état de nuire afin de l’interpeller.

    Pourquoi alors son interpellation ? Pour les besoins d’enquête ? Qu’il en soit ainsi ! Si au contraire, il s’agit d’un début de sanction, nous sommes de ceux-là parmi les Populations de Bagadadji qui ne comprennent pas. Ici, l’on pense plutôt que ce sergent de Police est un héros et qu’il mérite récompense.

    Certains prétendent que le renfort était en route. Peut-être bien, mais imaginez la scène : un terroriste, visiblement hors de contrôle,  tirant des rafales avec son PM et tenant des personnes en joue avec en toile de fond, des populations paniquées. Tout pouvait arriver à tout moment, avant l’arrivée du renfort. 

    Aux yeux de la Population de Bagadadji, le Sergent de Police a fait ce qu’il fallait… Un véritable Héros !

    Photo : Lors de l’attentat à l’hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre 2015- Plus d’une vingtaine de morts. Le militaire Malien transportant un des touristes blessé.

    Et puisqu’on y est, la tendance au Mali consiste à «tuer» les héros. Le saviez-vous ? Le militaire malien qui a sauvé plusieurs touristes lors de l’attentat du RadissonBlu de Bamako, le 20 novembre 2015, ce héros, disions-nous, a été lui aussi, sanctionné officiellement pour n’avoir pas attendu le renfort. Piètre argument ! Et si les Jihadistes tuaient tout le monde avant l’arrivée du renfort ?

    De quoi  éteindre la fibre héroïque et patriotique des autres.

    A suivre

    Batomah Sissoko

  • SIRAKORO MEGUETANA : COINCÉS PAR LA POLICE …

    SIRAKORO MEGUETANA : COINCÉS PAR LA POLICE …

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    Ces 03 malfrats troquent leur moto contre un téléphone simple sans grande valeur

    «Si le serpent surprend un homme dans la nature, nul grief pour lui d’utiliser le bâton à portée de main», dit l’adage. Et les humoristes d’ajouter : «et si l’homme était en train de pisser … ?». Cet adage et son supplétif conviennent parfaitement à la situation qui prévaut aujourd’hui.

    Trois (03) mecs débarquent dans une boutique dans la nuit du 18 au 19 mars dernier aux environs de 23 heures à Sirakoro-Maguetana, juste  au moment où le gérant s’apprêtait à fermer. Ils sont armés d’un P.A (Pistolet Automatique) chargé et déterminés à en faire usage.

    Ils pointent l’arme sur le boutiquier l’obligeant à ouvrir tous les tiroirs servant de coffres pour les recettes journalières. Visiblement, les visiteurs connaissaient parfaitement les lieux. Mais ils ignoraient une chose : en homme averti, notre bon boutiquier avait pris l’habitude de vider ses caisses et de mettre ses recettes en lieu sûr après d’importantes ventes. Nos braqueurs ne trouvèrent donc dans la caisse que des jetons et un seul billet de banque. 

    Furieux, ils crièrent sur lui en pointant leur arme sur sa tête et l’intima de montrer l’argent au risque de perdre la vie. Le boutiquier les supplia de l’épargner arguant qu’il avait déplacé sa recette du jour. Ce qui était vrai.

    Ce sont les bruits à l’intérieur de la boutique qui alertèrent les passants lesquels informèrent à leur tour la police de Sirakoro-Maguetana, un Commissariat jouissant d’une très bonne réputation. Et on saura pourquoi.

    Furieux de ne retrouver de sous dans les caisses, les malfrats ont alors retiré et emporté le téléphone de leur victime. Et manifestement, ils n’avaient pas l’intention de l’épargner. Ce qu’ils ignoraient, c’est qu’une équipe de la Brigade de Recherche (BR) avait déjà fait mouvement vers le lieu indiqué par les passants.

    La police arriva juste à temps et les malfrats, pris de panique, prirent la tangente. Ils n’ignoraient pas l’efficacité du commissariat des lieux.  Dans un dernier baroud d’honneur, celui qui détenait l’arme tenta de tirer sur le boutiquier. Jour de chance pour le commerçant : l’arme s’enraya. Les délinquants prirent ainsi la fuite en abandonnant sur place leur moto toute neuve.  Leur butin se résume à un téléphone de moindre valeur. Piètre consolation ! Mais l’histoire est loin d’être finie.

    La police disposait désormais d’assez d’indices lui permettant de les traquer. Ce que firent les hommes du Commissaire Fantiémé Coulibaly.

    Les investigations permirent en effet très vite d’identifierun nommé «Moïse Sisko», un repris de justice sorti de la MCA de Bamako seulement au mois de février 2023. Piégé par les flics, il a été interpellé. Il reconnut les faits et dénonça son complice connu sous le sobriquet de «Kélétiki» lequel fut également interpellé par la police. Une perquisition au domicile de ce dernier permit de retrouver l’arme du crime ainsi que d’autres outils de cambriolage (des tenailles en l’occurrence) servant à découper les cadenas et pommelles des portes.

    Le téléphone de quatre balles du boutiquier fut également retrouvé chez un 3ème complice du nom de «Rougeot» qui fut également interpellé après 3 jours de cavale. Décidément, ce commissariat n’a pas usurpé sa réputation.

    Signalons que c’est «Moïse Sisko» qui détenait l’arme. Et kélétiki le suppléait au besoin. Le moyen logistique du groupe est fourni par «Rougeot», employé comme gérant dans une société  de location de mototaxis de la place. D’où l’usage de la moto toute neuve ou presque. Leur mission principale : braquer d’honnêtes citoyens. C’est désormais fini, en tout cas, pour eux.

    «Assurer une sécurité de proximité des personnes et des biens; changer la perception que la population a de la Police nationale»… Tels sont les objectifs fixés par le Directeur Général de la Police nationale, l’Inspecteur général Soulaïmane Traoré. Pour sa part, le Divisionnaire Idrissa Sangaré, Directeur Régional de la police de Koulikoro veille à l’application stricte de ses recommandations. Le Commissaire divisionnaire en charge du commissariat de Sirakoro Maguetana ne pouvait espérer mieux.

    Un exemple concret de saine collaboration !

    Bamananden

  • ÉCONOMIE

    ÉCONOMIE

    ÉNERGIES RENOUVELABLES

     La FENEM opte pour une énergie solaire au bénéfice de l’industrie et des populations maliennes

    En prélude à la table ronde qui doit se tenir très prochainement, la Fédération malienne de l’électricité, de l’énergie et des énergies renouvelables et nouvelles (FENEM), a organisé un forum à Bamako, le mardi dernier.

    Le Mali bénéficie de 7 à 10 heures d’ensoleillement par jour toute l’année avec une irradiation de 5 à 7 Kwh/m2/jour contre une moyenne mondiale de 4 à 5 Kwh/m2/jour.C’est la raison pour laquelle la FENEMétait en conclave pour dégager les voies et moyens afin de tirer  profit de ces potentialités énergétiques au bénéfice des populations maliennes

    Diadié dit Amadou Sankaré, le PDG de la FENEM qui organisait ledit forum,a, dans son discours inaugural,tenu à  rappeler que : «  Le forum leur permettra entre autre d’initier un cadre d’échanges avec l’ensemble des membres du secteur privé et les partenaires au développement œuvrant pour la promotion des énergies renouvelables au Mali ; de permettre à la FENEM de partager sa position sur les enjeux et les défis au financement de l’activité du secteur privé de l’énergie et aussi sur le rôle de l’énergie pour le développement de d’autres secteurs-clé, de débattre de la stratégie et des actions de plaidoyer envisagées par la FENEM »
    Premier du genre, ce forum permettra aux participants de réfléchir et de proposer des solutions aux différents problèmes dont souffre le secteur.

    Selon Mossadeck  Bally, le président du Patronat malien : « Qui dit transformation dit industrialisation et qui dit industrialisation dit forcément énergie. Ce forum permettra d’échanger sur les problématiques des questions énergétiques mais aussi de trouver des réponses adéquates pour stimuler les investissements. Des grands espoirs vu la qualité des acteurs réunis que les conclusions de vos travaux aboutiront aux engagements qui permettront d’accélérer efficacement le développement des énergies renouvelables. »

    Les acteurs du secteur des énergies renouvelables au Mali  essaient de trouver des réponses adéquates aux défis du secteur énergétique avec comme finalité stimuler les investissements.  Ledit forum –qui était présidé par Diadié dit Amadou Sankaré qui avait à ses côtés le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, des responsables de l’Africa Entreprise Challenge Fund (AECF) et de la coopération suédoise- sera suivi d’une table ronde de haut niveau, une rencontre qui devra regrouper les décideurs et acteurs du secteur public et privé.

    A.D

  • CLASSEMENT FIFA DU MOIS D’AVRIL 2023

    CLASSEMENT FIFA DU MOIS D’AVRIL 2023

    Le Mali perd 8 points mais reste toujours dans le Top 10 africain

    La FIFA a publié le 1er avril dernier son classement du mois de mars 2023. Le Maroc a conservé sa place de leader. Le Nigéria et le Cameroun ont chuté pour céder leurs places à l’Algérie et l’Égypte. Le Mali aussi a dégringolé mais reste dans le Top 10 africain

    Après avoir détrôné le Sénégal en décembre 2022 après sa brillante Coupe du Monde, le Maroc reste leader du classement FIFA zone CAF. Toutefois, en dépit de sa belle victoire 2-1 en amical face au Brésil, le pays des Lions de l’Atlas a perdu 2,41 points mais reste 11ème nation au classement mondial. Derrière, le Sénégal s’en sort avec 8,12 points et une place gagnée au rang mondial (18ème). Le champion d’Afrique est toujours deuxième en Afrique.

    La Tunisie garde sa troisième place en Afrique. Avec 9,48 points supplémentaires, le pays des Aigles de Carthage gagne même deux places, devenant ainsi 28e nation sur le plan mondial. Le Cameroun, qui a chuté de 9 places mondiales (42e), perd sa quatrième place africaine au profit de l’Algérie.

    Le champion d’Afrique 2019 a remporté 17 points avec 7 places gagnées au rang mondial (33e). Pour fermer le Top 5, l’Égypte a éjecté le Nigeria avec 10,8 points supplémentaires. Au rang mondial, l’Égypte s’en sort avec quatre places gagnées pour devenir 35e.

    Le bond spectaculaire de la Centrafrique

    C’est sans doute la plus grosse surprise de ce  classement FIFA du mois de mars. Vainqueur de Madagascar en aller et retour lors des éliminatoires de la CAN 2023, la Centrafrique connaît une augmentation de 28,92 points. Un énorme progrès qui s’accompagne du grand bond attendu du mois. En effet, grâce à cette grosse performance, le pays des Fauves a gagné 11 places dans le futur classement. La Centrafrique occupe la 121ème place mondiale et la 31ème en Afrique.

    En revanche, le Mali aussi perd 8 points. La courte défaite des Aigles du Mali, battus (1-0) par la Gambie lors de la 4e journée des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations, dont la phase finale se jouera du 13 janvier au 11 février 2024 en Côte d’Ivoire a couté cher à l’équipe malienne. Cette défaite qui constitue un coup d’arrêt pour les Aigles, qui étaient à trois matchs consécutifs sans défaite,  a fait dégringoler le Mali qui se retrouve désormais à la 10ème place sur le plan africain et 53ème mondial. Pour rappel, ce revers du Mali contre la Gambie fait d’autant plus mal, car un simple match nul pouvait assurer la qualification des Aigles à la phase finale de la CAN, qui se déroulera en Côte d’Ivoire en janvier prochain. A noter qu’il reste désormais deux matchs dont l’un à domicile (contre le Soudan du Sud) pour que le Mali se rachète pour décrocher son ticket pour être présent à la grande messe du football continental. A titre de rappel, il faut signaler que sept pays ont décroché leur ticket pour la CAN Cote d’Ivoire 2023 dès cette quatrième journée. Il s’agit de : Cote d’Ivoire pays hôte, Maroc, Algérie, Sénégal, Afrique du Sud, Burkina-Faso, Tunisie.

    Classement FIFA voici le Top 10 africain :

    1 -Maroc (11ème mondial)
    2 – Sénégal (18ème mondial)
    3 – Tunisie (28ème mondial)
    4 – Algérie (33ème mondial)
    5 – Égypte (35ème mondial)
    6 – Nigeria (40ème mondial)
    7 – Cameroun (42ème mondial)
    8 – Côte d’Ivoire (46ème mondial)
    9 – Burkina Faso (50ème mondial)
    10 – Mali (53ème mondial)

    M. NIANG

  • BASKETBALL U-16 : TOURNOI INTERNATIONAL DE L’AMITIÉ 

    BASKETBALL U-16 : TOURNOI INTERNATIONAL DE L’AMITIÉ 

    Le Mali entame la compétition avec force

    Sur initiative de la nouvelle équipe de la Fédération malienne de basket-ball avec à sa tête Me Jean Claude Sidibé, et soutenu par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, le tournoi amical international a donné son coup d’envoi le lundi 03 avril et se poursuivra jusqu’au 09 Avril 2023 en U16 Filles et garçons au Palais des sports Salamata Maïga de Bamako. Quatre équipes en filles et garçons prennent part à ce tournoi amical international de l’amitié. Ce sont : le Mali, l’Algérie, la Côte d’Ivoireet la Guinée. 

    Après la cérémonie d’ouverture sous la présidence du ministre de la Jeunesse et des Sports Mossa Ag Attaer, la compétition a démarré par la rencontre entre le Mali et l’Algérie en fille. Les Maliennes n’ont laissé aucune chance aux Algériennes dominées 80-26, soit 50 points d’écart. Le match des garçons entre ces deux pays était également riche en couleur. Les joueurs de l’entraineur Mamoutou Kané rapides et adroits, ont pulvérisé leurs hôtes (111-50), véritable démonstration de force. Dans les deux autres rencontres du jour, d’abord en garçons, la Guinée a dominé la Côte d’Ivoire (89-67), chez les filles, les Ivoiriennes ont vengé leurs frères (70-43).

     Après les victoires de la première journée les U-16 maliens se sont encore imposés en filles et garçons en deuxième journée. En filles les Maliennes ont atomisé les ivoiriennes (110-64), chez les garçons, le Mali en promenade de santé a laminé la Côte d’Ivoire (112-20). A signaler que ce tournoi international amical rentre dans le cadre de la préparation de ces pays dans les futures échéances de FIBA-Afrique.

    M.N.           

  • Hommage à Victor Sy- “le combattant suprême” – l’Inflexible Résistant à la dictature obscurantiste et sanguinaire du Comité militaire dit de libération nationale (CMLN) et son succédané l’UDPM.

    Hommage à Victor Sy- “le combattant suprême” – l’Inflexible Résistant à la dictature obscurantiste et sanguinaire du Comité militaire dit de libération nationale (CMLN) et son succédané l’UDPM.

    Le 21 mars 2023, notre Maître et Camarade, qu’on appelait avec admiration le “Combattant Suprême”, Victor Sy a rejoint Son Créateur après une vie bien remplie dominée principalement par son combat inflexible contre la dictature militaire obscurantiste des “lieutenants de Kati” qui sont entrés par effraction dans l’histoire contemporaine du Mali, le 19 novembre 1968, en renversant le Président Modibo Keïta et ses compagnons de l’US-RDA. Très vite, Victor Sy a compris qu’à travers le putsch du 19 novembre 1968 les puissances néocoloniales venaient de commettre une triple forfaiture contre le Mali et toute l’Afrique indépendante :en premier lieu, il s’agissait de tuer dans l’œuf l’œuvre colossale d’édification d’une économie nationale socialiste fondée sur les aspirations fondamentales de progrès et de justice du peuple Malien. Car, en aucun cas, les Africains ne devaient prendre conscience du fait qu’ils étaient maîtres de leur destin et compter sur leurs propres forces pour bâtir l’Afrique indépendante;

    En second lieu, en suscitant et inspirant le coup d’État du 19 novembre 1968, les puissances impérialistes -nostalgiques du passé- ont décapité la haute hiérarchie de l’Armée et favorisé l’accession au pouvoir d’officiers subalternes formés par l’ancienne puissance coloniale. Au cours des décennies 1960, 1970 et 1980, la scène politique continentale sera ainsi dominée par ces anciens“trouffions coloniaux” incultes et sanguinaires qui feront de l’Afrique la risée à travers le Monde.En troisième lieu, après l’assassinat de Patrice Lumumba au Congo en janvier 1961, le renversement du Président du Ghana Kwamé Nkrumah en février 1966 par des officiers téléguidés de l’extérieur, la chute du Président Modibo Keïta en novembre 1968 et la disparition du Président égyptien Gamal Abdel Nasser en septembre 1970, l’Afrique perdit le contrôle de son destin jusqu’à l’apparition au cours de la décennie 1980 des capitaines Jerry Rawlings au Ghana et Thomas Sankara qui redonnèrent une nouvelle vigueur au mouvement d’émancipation de l’Afrique.

    Militant chevronné de la Jeunesse du Rassemblement Démocratique Africain (JRDA) durant ses études universitaires en France, Victor Sy a inscrit son combat dans la même ligne directrice que les “pères fondateurs” de l’Afrique indépendante. Armé des idéaux de liberté et de justice sociale à l’instar de ses illustres devanciers, Victor Sy a dédié sa vie à la résistance contre la dictature obscurantiste du Comité militaire dit de libération nationale (CMLN) dont la moitiéétait des Ex-légionnairesfrançais.

    Professeur de physique et de chimie, Victor Sy assura scrupuleusement sa tâche d’enseignant tout en dispensant une formation idéologique aux jeunes lycéens et en leur inculquant l’idée de servir la Nation. Son combat farouche et intrépide contre le CMLN lui valut toutes sortes de brimades physiques et psychologiques de la part des prétoriens de Kati qui l’emprisonnèrent à plusieurs occasions, lui infligèrent des tortures inimaginables tout en l’emprisonnant dans les différentes prisons de Kidal, Ménaka, Bouressa etc… 

    Malgré tout cela, Victor Sy est resté debout, inébranlable et inflexible au point de décontenancer le lieutenant Tiékoro Bagayoko, le sinistre bourreau du Mali entre 1968 et 1978.

    Le Capitaine Soungalo Samake, qui fût le geôlier du “Combattant Suprême au camp des parachutistes de Djikoronitémoigna dans son ouvrage “une Vie de Soldat” de l’exceptionnelle bravoure et résistance de Victor Sy. Dans un témoignage vocal, l’ancien ministre Tiébilé Dramé, qui fût son codétenu, souligne la grandeur d’âme et la dignité profonde de Victor Sy.

    Après avoir subi les pires sévices dans les geôles des lieutenants de Kati il s’exila à Dakar comme de nombreux opposants maliens à l’instar d’Ibrahima Ly, Seydou Mamadou Diarrah dit Totoh et de nombreux étudiants et intellectuels maliens qui, tout en reconstruisant leur vie, continuèrent à lutter contre les prétoriens de Bamako. Le 26 Mars 1991, après vingt-trois années de lutte multiforme, les Maliens vinrent à bout de la dictature militaire sanglante et obscurantiste du Général Moussa Traoré. Victor Sy rentra définitivement au Mali et il eût l’insigne honneur de co-présider aux côtés du Général ATT et de Madame Ly Madina Tall, la Conférence nationale qui jeta les bases du Mali démocratique.

    Aujourd’hui, trente-deux années après cet acte fondateur, le Mali vit présentement sous le joug de nouveaux Militaires. En ce mois sacré du Ramadan implorons ALLAH(SWT)qu’il les guide sur la voie du mouvement d’émancipation de L’Afrique tracée par leurs illustres prédécesseurs les capitaines Jerry Rawlings et Thomas Sankara,et non téléguidés par des politiciens sans vergogne, affichant sans complexe leur volonté de réécrire l’histoire en la travestissant et en recourant aux services des vidéomans spécialisés dans des diatribes incendiaires.

    Victor Sy demeure à cet égard, une référence féconde, une source d’inspiration, un modèle à suivre. Adieu Victor, Tu resteras dans nos cœurs et dans nos mémoires.

    Moussa Sow Washington,DC-USA

  • PAGE NOIRE

    PAGE NOIRE

    La rédaction du journal Le Sphinx a la profonde douleur de vous annoncer le décès de M. Emile Camara, professeur principal de l’enseignement secondaire, frère de notre distributeur Joseph Sidibé. Décès survenu le mercredi 05 avril 2023 par suite d’une maladie à l’âge de 66 ans. La levée du corps aura lieu le mardi 11 avril 2023 à la cathédrale de Bamako.

    Dors en paix et que la terre te soit légère. Alleluia.

  • RAMADAN 2023: Le Ministre du Commerce rattrapé par ses promesses

    RAMADAN 2023: Le Ministre du Commerce rattrapé par ses promesses

    «RAMADAN 2023: Faut-il croire aux promesses  du ministre Commerce ? ». C’est le titre de notre livraison du Vendredi 24 Février  2022 (Le Sphinx  N° 892). Presque 10 jours après l’entame du mois sacré, un début de réponse est tombé : les promesses n’ont pas été tenues.

    En prélude au mois de Ramadan, le ministre de l’Industrie et du Commerce Mahmoud Ould Mohamed a organisé plusieurs rencontres avec les opérateurs économiques ainsi que la presse. Il s’agissait pour le chef du département, de donner des assurances quant à l’approvisionnement correct des marchés en produits de première nécessité et à un prix conforme au pouvoir d’achat de ses compatriotes.

    «Le gouvernement prendra les dispositions nécessaires pour renforcer l’offre nationale de produits vivriers, afin de préserver le pouvoir d’achat des populations»a ainsi promis le ministre Mahmoud Ould Mohamed.

    Une visite dans les différents entrepôts et magasins a fini de convaincre les sceptiques … Cinq (05) grands entrepôts dans la zone industrielle de Bamako ont en effet été visités. Il s’agit respectivement de la société KAMIA et frères (SOKAMEF), la société Diarra et Frères, l’Etablissement Kouma et Frères (EKF), Grands distributeur céréaliers du Mali (GDCM) et l’office des produits agricoles du Mali (OPAM) (une structure d’État), tous des grossistes et Demi-grossistes… Ils étaient remplis à craquer !

     Au ministre d’inviter alors les différents fournisseurs, grossistes et demi-grossistes à maintenir les prix du marché.  Au neuvième jour du mois sacré, il est loisible de procéder à une évaluation à mi-chemin ou presque. Les produits de grande consommation sont-ils disponibles ? Oui !

     Les prix sont-ils restés stables ? Non ! Au contraire, ils se sont littéralement envolés. Il s’agit en l’occurrence des produits de grande consommation en ce mois de Ramadan : céréales (riz, sorgho), pommes de terre, sucre, lait, huile… Ils sont devenus presqu’inaccessibles pour de nombreux consommateurs. On estime entre 10 et 15% les majorations.

    Manifestement, quelque chose n’a pas fonctionné. Les consignes du Ministre n’ont pas été respectées. Les magasins sont toujours remplis, mais les prix restent hors de portée. A qui la faute ?

    Selon les commerçants détaillants très proches des consommateurs, les fournisseurs grossistes et demi-grossistes  ont tout simplement augmenté leur prix. D’où l’effet domino. Ces gros fournisseurs accusent à leur tour le gouvernement de les avoir privés de subvention et/ou d’exonération  comme pendant les années précédentes. Les magasins étaient pour autant remplis ? Pourquoi alors une subvention ?

    Parce que nous répondit-on,  ces magasins ont une portée très limitée. En d’autres termes, la demande reste plus forte que l’offre et… Trop compliquer pour les consommateurs !

    Une chose est claire : les promesses n’ont pas été tenues, en tout cas, jusqu’à ce jour! C’est tout ce que la ménagère sait !

    Batomah Sissoko

  • Conférence sur l’entrepreneuriat :

    Conférence sur l’entrepreneuriat :

    Amadou Diadié Sangaré outille les étudiants de l’IHEM 

    En vue de mieux outiller les étudiants à leur vie future, l’Institut des Hautes Études en Management (IHEM) a organisé une conférence sur l’entrepreneuriat. Elle a été animée par Diadié dit Amadou SANGARÉ qui est considéré comme l’un des plus grands employeurs du Mali, voire de l’Afrique de l’Ouest. C’était le mercredi 22 mars 2023 dans la salle de conférence de l’IHEM.

    Cette occasion a été marquée par la présence du président de l’IHEM, Abdoullah Coulibaly, du Directeur général de l’Institut, Moussa Papa Sidibé, des anciens ministres, des acteurs du monde entrepreneurial et des étudiants sortis massivement pour les circonstances. 

    L’Institut des Hautes Études en Management (IHEM), dans sa dynamique de préparer ses étudiants à affronter le monde professionnels, a  entrepris  depuis un certain temps une série de conférences. C’est dans cette optique qu’Amadou Diadié Sangaré, patron de SAER emploi a été invité par le président Abdoullah Coulibaly,  pour partager son parcours professionnel  et les différentes difficultés auxquelles il a été confronté dans le monde de l’entrepreneuriat, expliquer le mode  fonctionnement du  secteur privé et les moyens pour développer les entreprises.

    Pendant son intervention, Directeur général, l’IHEM, Moussa Papa Sidibé a souligné qu’ils ont  initié cette année des séries de conférences auxquelles ils ont  invité plusieurs personnalités maliennes et aussi étrangères qui se sont fait distinguer sur des questions d’entrepreneuriat. «  L’objectif, c’est de permettre aux étudiants de s’inspirer de ces personnalités à travers les témoignages  pour que les étudiants puissent être assez outillé à la leur vie future », a-t-il expliqué.

    Selon le patron de SAER emploi, pour faire le business, il faut de la persévérance. « C’est très important de faire comprendre aux jeunes que le business, n’est pas l’argent. Ce n’est pas l’argent qui fait le business, mais c’est le business qui fait l’argent », a –t- il lancé. 

    « On ne peut pas commercer par le fin. Il faut commencer par le début et accepter de souffrir, il faut persévérer, tu peux tomber, mais il faut savoir se relever », a-t-il ajouté.

    Amadou Diadié Sangaré a mis un accent particulier sur ce qu’est le business.  « C’est très important que les jeunes comprennent que le business, ce n’est pas l’argent, le business, c’est le projet, c’est la maitrise de son modèle économique. Si tu as un bon modèle économique que tu maitrises, c’est l’argent qui viendra vers toi », a-t-il précisé. 

    Comme conseil à l’endroit des jeunes, il les a invités d’aller à l’entrepreneuriat, mais  surtout avoir la confiance en  soi. « Il  faut choisir un  modèle économique qui peut se développer et produire des richesses et ensuite, il faut être persévérant . C’est dire qu’il faut affronter les difficultés, les combattre et les transformer en opportunité », a-t-il conseillé. 

    Rappelons que, L’Institut des Hautes Études en Management (IHEM) est aujourd’hui l’un des établissements de référence dont la renommée s’illustre par ses nombreux partenariats internationaux et l’insertion professionnelle réussie de nombre de ses étudiants. L’IHEM a construit ses programmes sur la base du système de Licence, Master et Doctorat dit « LMD ». Ce choix offre à l’institut une parfaite intégration de ses formations et diplômes au niveau européen et plus largement international. L’IHEM s’est donné pour mission de contribuer à la diffusion de nouvelles et solides connaissances dans ses domaines de compétences. Pour cela, l’institut a développé au fil des années une offre de formations adaptée aux besoins.

    Maffenin Diarra (Maliké N° 1313 du 24/03)

  • PAGE NOIREBakary BOUARE, le natif de Macina, celui-là même qui a consacré sa vie au service public et à la lutte politique pour la démocratie, a tiré sa révérence, le 22 mars 2023.

    PAGE NOIRE

    Bakary BOUARE, le natif de Macina, celui-là même qui a consacré sa vie au service public et à la lutte politique pour la démocratie, a tiré sa révérence, le 22 mars 2023.

    Membre fondateur de l’ADEMA et du MIRIA, il a commencé très tôt depuis à l’université en ex-URSS. Dans la clandestinité, il a milité au PMRD (Parti malien pour la révolution et la démocratie) aux côtés de ses aînés comme les Pr Salikou Sanogo, F. Mohamed Lamine Traoré et autres

    De retour au pays il fut professeur à l’ENSUP puis à l’université de Bamako. Inspecteur des Services économiques,  il fut plusieurs fois  DAF  avant de finir sa riche carrière à la CARFIP.

    Àson épouse, Madame la Ministre Bintou Foune Samake, à sa sœur jumelle, Assetou, à Fanta Koné ainsi qu’à leurs enfants et petits-fils, à toute sa famille, à tous ses amis et connaissancesinconsolables,  Oumar Fodé Dembélé à Dakar , le Pr Ismaël Maïga et Adama Dramé à Paris présentent  leurs sincères condoléances

    Dors en paix,  cher grand frère.

  • COOPÉRATION COMMUNAUTAIRE

    COOPÉRATION COMMUNAUTAIRE

    Argent envoyé au Mali : la subvention de la Ville de Maîche suspendue « dans l’attente de plus de transparence »

    La Ville de Maîche venait en aide durant de nombreuses années aux habitants de cette commune. Une aide financière de 2 700 € qui avait été remise en cause ces derniers mois par le maire, mettant en garde sur l’utilisation de cet argent et pointant du doigt des relations diplomatiques difficiles entre France et Mali.

    On a reparlé d’Ondougou, la ville malienne jumelée avec Maîche depuis 30 ans, lors du conseil municipal de lundi soir. Reparlé, car le sujet avait déjà été largement évoqué dans des conditions orageuses à l’assemblée générale du comité de jumelage. Celui-ci a envoyé près de 10 000 euros en 2022 dans cette ville africaine.

    Pour rappel, deux camps s’affrontent dans ce dossier au conseil municipal : d’un côté, ceux qui souhaitent continuer à attribuer une subvention de 2 700 € au comité de jumelage, avec pour objectif d’aider humanitairement la ville, aussi bien pour la nourriture que pour les médicaments, les soins infirmiers et l’école, (c’est l’opinion défendue par les conseillers municipaux de l’opposition) ; de l’autre côté, la majorité du maire Régis Ligier, lequel était allé expliquer la situation à l’assemblée générale. À savoir qu’aucune délégation ne s’est rendue à Ondougou depuis 2014, et qu’on ne peut être sûr que l’argent envoyé soit bien acheminé vers la population et pas vers des mercenaires qui écument le pays.

    « Mettre en place de vrais projets »

    « La France, ses militaires et ses ONG ne sont pas bienvenus », a expliqué le premier édile, qui a ajouté que, alors que «  10 000 euros avaient été envoyés au Mali, deux employés de la Croix-Rouge avaient été enlevés ». Ces constatations et des directives ministérielles, ainsi que le risque pour la population de recevoir de l’argent de France, font que le maire a proposé de suspendre l’aide. Les partisans de cette aide ont encore signalé qu’elle n’allait pas exclusivement au Mali et était également employée au premier jumelage avec Kressbronn, ville jumelle allemande.

    Régis Ligier a donc finalement proposé de suspendre la subvention, « dans l’attente de plus de transparence et de mettre en place de vrais projets ». Il a encore fait remarquer que le contexte économique « peu brillant mettait des enfants dans la rue en France et qu’on pourrait s’en préoccuper prioritairement. Tant qu’on n’a pas la preuve que l’argent est effectivement acheminé à qui on l’envoie », la subvention est suspendue.

    L’Est Républicain du 30 mars 2023

  • ELIMINATOIRES CAN-U 23, DERNIER TOUR 

    ELIMINATOIRES CAN-U 23, DERNIER TOUR 

    Les Aigles Espoirs surprennent leurs homologues du Sénégal et se qualifient

    Battus trois buts à un (3-1) à Dakar en match aller du dernier tour des éliminatoires de la CAN U-23 par les Lions du Sénégal, les Aigles espoirs du Mali ont renversé la vapeur en s’imposant trois buts à zéro (3-0) à Bamako lors du match retour, et se qualifient pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 23 ans qui se jouera au mois de Juin au Maroc. Une véritable Remontada


    Les Aigles Espoirs du Mali seront au rendez-vous de l’édition 2023 de la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 23 ans que le Maroc abritera du 24 juin au 7 juillet prochain. En effet, les joueurs du technicien Alou Badra Diallo dit Contiqui s’étaient inclinés (1-3) la semaine dernière en match aller,n’avaient d’autre choixque de gagner la manche retour au moins par deux (2) buts d’écart.

    Dès le coup d’envoi de cette rencontre, les Aigles avec 2 buts de retard, se jettent directement dans la bataille sans réserve et sans round d’observation, en imposant leur style aux Sénégalais.  Ils dominent le match pendant les 45 premières minutes maissans succès, confondant vitesse et précipitation, et manquant de lucidité devant les butssénégalais. La mi-temps intervient sur ce score nul et vierge de (0-0), qui est synonyme de qualification pour les Lionceaux du Sénégal avec l’avantage pris en manche aller

    Au retour des vestiaires, Les Aiglons reprennent la partie en appuyant de nouveau sur l’accélérateur, en poussant sans relâche l’équipesénégalaise qui finit par lâcher prise.Les Lionceauxencaissent un premier but à la 60emn, marqué par Hamidou Diallo. Désormais, avec un retard d’un but, les Aiglons continuent la pression sur leurs adversaires. Chose qui finit par payer à la 68e mn, Kamory Doumbia, celui-là même qui avait marqué le premier but des Aigles Seniors vendredi dernier contre la Gambie lors de la troisième journée des éliminatoires de la CAN 2023 et qui est retenu par la sélection U-23 pour ce match, a récidivé en marquant le deuxième but des Espoirs maliens, synonyme de qualification pour les protégés de Conti. Pour se mettre à l’abri, les Aiglons intensifient le rythme infernal qui ne donne aucun répità l’équipe sénégalaise. Ce qui devrait arriver arriva donc, les Lionceauxdu pays de la Téranga très méconnaissables finiront par craquer en encaissant le troisième but à la 73e minute, marqué par Gauchier.Pour ce match-retour, le technicien sénégalais qui avait voulu jouer à la défensive pour conserver l’avantage du match aller,a , semble-t-il, oubliéqu’au footballla meilleure défense c’est l’attaque. Il a préféré jouer derrière en procédant par des contres, ce qui lui a été fatal.

    A trois buts zéro, les carottes étaient complétement cuites pour les Lionceaux du Sénégal, qui ont été frappé par « le Mali-diction » des Aigles.

    Avec cette belle et éclatante victoire, les AiglesEspoirs redonnent du sourire à l’Union nationale des supporters des Aigles du Mali (UNASAM)et à tous les amoureux du football malien et à tout un peuple. Les Aigles Espoirs du Mali seront donc au rendez-vous de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations U-23 au Maroc en compagnie de sept autres sélections nationales espoirs africaines.La phase finale de cette compétition se disputera du 24 juin au 7 juillet prochain.Les huit pays qualifiés sont : Congo, Gabon, Ghana, Guinée, Egypte, Mali, Maroc, Niger. A l’issue de cette compétition, les trois premiers seront qualifiés aux Jeux Olympique Paris 2024. Et les Aiglons seront parmi les favoris.

    M.NIANG

  • 4e JOURNEE ELIMINATOIRESCAN 2023 

    4e JOURNEE ELIMINATOIRESCAN 2023 

    Le Mali trébuche face à la Gambie

    Le Mali s’est incliné 1-0 face à la Gambie le mardi 28 mars dernier au stade Mohamed V de Casablanca dans le cadre de la quatrième journée des éliminatoires de la CAN 2023. Cette victoire des Scorpions de Gambie met fin à une série de trois victoires pour les Aigles dans cette compétition.

    À Casa, les Aigles du Mali n’ont pu rééditer leur belle victoire sur la Gambie (2-0) la semaine dernière lors de la troisième journée de ces éliminatoires au Stade du 26 Mars de Bamako.  Ils se sont inclinés  face à cette même formation mardi dernier au stade Mohamed V dans le cadre de la quatrième journée de ces éliminatoires. Cette défaite constitue un coup d’arrêt pour les Aigles, qui étaient à trois matches consécutifs sans défaite. Le revers contre la Gambie fait d’autant plus mal qu’un match nulsuffisait pour assurer la qualification de notre équipe nationale à la phase finale de la CAN, qui se déroulera en Côte d’Ivoire en janvier prochain. Il reste désormais deux matchs dont l’un à domicile (contre le Soudan du Sud) pour obtenir son ticket pour la grande messe du football africain. Sept pays ont déjà décroché leur ticket pour la CAN Côte d’Ivoire 2023 dès cette quatrième journée. Il s’agit de la Côte d’Ivoire pays hôte, du Maroc, de l’Algérie, du Sénégal, de l’Afrique du Sud, du Burkina-Faso et de la  Tunisie.

    M.N.

  • AFFAIRE «OPEN AI» OU LA TONTINE BADIALLO DES TEMPS MODERNES

    AFFAIRE «OPEN AI» OU LA TONTINE BADIALLO DES TEMPS MODERNES

    Des centaines de millions F CFA arnaqués ! Les victimes accusent . . .

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  • Carte d’identité nationale biométrique : 40 milliards dont 8 milliards touchés cash

    Carte d’identité nationale biométrique : 40 milliards dont 8 milliards touchés cash

    Les Maliens se sont appropriés de la nouvelle carte d’identité nationale biologique avec un enthousiasme qui s’est très vite estompé à cause des nombreuses difficultés qu’ils rencontrent dans les différents commissariats pour décrocher le précieux sésame. Ceux qui parviennent à se faire enrôler moyennant 5 000 à 10 000 balles -après avoir payé 3 000 autres pour le rang- sont également confrontés aux difficultés de rectification des erreurs contenues sur leur carte NINA.

    Il y a de quoi s’inquiéter quand on sait que la . . .

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  • Les Fama maintiennent la pression au Nord

    Les Fama maintiennent la pression au Nord

    Les Fama maintiennent la pression au Nord . . .

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  • SOS pour Doumbi Facoly

    SOS pour Doumbi Facoly

    Le Sphinx se joint à plusieurs autres voix à travers le Mali et l’Afrique pour demander humblement aux autorités de la Transition de libérer le grand écrivain malien Doumbi Facoly qui croupit en prison depuis 1er novembre 2022. Condamné 12 mois de prison dont 8 avec sursis, Doumbi Facoly, soutien sans failles des autorités de la Transition devait être libéré le 3 mars 2023 mais le parquet a fait appel à la sentence,  prolongeant ainsi, de facto,  sa détention.

    Sans jamais partager les propos qu’il a tenus lors du comportement blasphématoire d’un jeune khamite qui essuya ses pieds sur le Coran -car nous estimons que chacun est libre de choisir la voie qu’il veut mais dans le strict respect des autres religions- Le Sphinx demande humblement au président de la Transition, Assimi Goïta, le premier magistrat du pays, d’accorder sa grâce à Doumbi Facoly afin qu’il puisse regagner les siens et se soigner dans les conditions idoines.Âgé de 79 ans, le doyen Mohamed Doumbia de son vrai nom, est hypertendu et diabétique, la qualité de sa vue se dégrade de jour en jour. Sa place n’est pas la prison.

  • EXACTIONS POLICIÈRES AU PALAIS DE LA CULTURE

    EXACTIONS POLICIÈRES AU PALAIS DE LA CULTURE

    Le projet de bâtir Mali koura ou le Nouveau Mali se heurte à des obstacles insurmontables que sont les mauvaises habitudes ancrées dans les mœurs.

    Parmi ces tares, les abus policiers figurent au premier rang. Depuis quelques mois, la grogne se fait sentir au niveau des habitants de Badala-Sema sur des pratiques policières imputables aux agents du IVe arrondissement (police de Torokrobougou).

    Du racket

    Ces agents de police ne se contentent plus de se mettre dans l’obscurité pour arrêter des voitures pour soi-disant le «contrôle de routine». Ce qui est dangereux en soi, vu la prolifération du grand banditisme dans la ville.

    On rapporte que ces hommes en uniforme ont trouvé comme activité de prédilection une sorte de racket, consistant à venir tomber sur des couples assis, en train de discuter  tranquillement, pour les appréhender. Le motif invoqué par les policiers est qu’ils sont assis dans l’obscurité. Comme si le problème d’éclairage de l’enceinte du Palais de la culture relevait de leur ressort. Et comme si ces policiers n’avaient pas d’autres chats à fouetter, compte tenu de l’insécurité grandissante dans la capitale.

    Et bien souvent, ce sont les femmes que ces policiers embarquent, laissant leurs compagnons en plan. Le but, selon certains témoignages, est d’obliger ces derniers à débourser pour faire libérer leurs compagnes.

    L’ignorance des questions de droit

    On nous avait rapporté des cas datant de l’an dernier.

    Plus récemment, deux autres cas nous ont été rapportés, datant du 19 et du 20 mars, devant plusieurs témoins, ayant nécessité l’intervention d’un homme de droit qui a fait comprendre aux policiers qu’ils agissent à l’encontre de la Constitution du pays, en portant atteinte aux libertés individuelles. L’un des policiers a même prétendu que c’est la police qui détermine la loi. Un autre a affirmé qu’il est autorisé à arrêter sur la base de simples soupçons, sans même que leurs victimes soient en situation d’infraction…

    Une situation explosive en latence

    Ce problème d’abus policiers cache un autre plus grave qui est l’étouffement que subissent les riverains de Badala du fait des constructions illégales érigées sur la corniche qui bloquent tout accès au fleuve. Ne laissant d’autre choix aux habitants que l’enceinte du Palais de la culture pour respirer un peu d’air pur. À la longue, on pourrait assister un jour à du grabuge si l’étau continue à se resserrer sur les gens.

    A.D

  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    RECONSTRUCTION D’OGOSSAGOU

    Où sont passés les 300 millions décaissés ?

    Réception de chantier fictif ?

    Le chantier de reconstruction, des villages de Sobanè da et d’Ogossagou-Peulh, après les

    massacres de 2019 et 2020, n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre, dans le sillage du sang

    versé à la suite de meurtrières exactions.

    En guise de rappel, sur instruction du président IBK, qui s’yétait engagé, le Premier ministre Boubou Cissé avait débloqué300 millions Fcfa, pour la reconstruction d’Ogossagou-peulh et

    Sobanè Da ! C’est ainsi quel’État a décidé la construction, ,notamment à Ogossagou-peulh,

    de 60 concessions destinéesaux survivants du double massacre. Le marché, sur financement du budget d’État, a doncété attribué à l’entreprise Groupement Hanako ETC, de M. Kassoum Bagayoko.

    Le 16 décembre 2021 donc, M. Souleymane Guindo, en service à la Direction régionale du

    Budget de Mopti, signait pour lecompte et par ordre du Directeurrégional du même service, lesAvis de réception N°32 et 33 /DRB-M, conviant, pour le vendredi 17 décembre suivant, « les

    membres de la CommissionSpéciale de réception à la réception provisoire des travaux de

    construction d’un marché de 10hangars au village d’Ogossagou-Peulh, Cercle de Bankass » et

    « de reconstruction du village d’Ogossagou-Peulh » dans lemême cercle.

    La « commission spéciale deréception » ainsi conviée, outre ladirection régionale du budget initiatrice, en plus de la direction régionale du Contrôle financieren qualité d’observateur, était

    composée du sous-préfet de l’Arrondissement de Bankass et du chef de village d’Ogossagou-peulh, ou leurs représentants, ainsi qu’un représentant du service de l’urbanisme et un autre

    du Groupement Hanako-ETC, l’entreprise bénéficiaire des marchés de reconstruction.

    Mais des doutes subsistentquant aux conditions de cetteattribution qui paraissent confuses. Car, selon les informations recueillies auprès de la population, il semble bien que l’administration, maître d’ouvrage, aitplutôt fait signer par le chef devillage un « PV de réception »,comme cela s’est avéré plustard, alors qu’aucune construction n’avait été réalisée.

    Complicité de ladirection régionale

    D’ailleurs, en guise de preuves, entre ce vendredi 17 décembre 2021 et ce 20 mars 2023,

    date à laquelle nous avons fait prendre des photos sur le terrain à Ogossagou-peulh même, les

    photos du chantier ou de ce quisemble tel amènent à se poserune série de questions. Dont en premier, celle de savoir sur quoia porté effectivement la réception des travaux pour laquelle M. Souleymane Guindo avait émis des avis de convocation au nomdu Directeur régional du Budgetde Mopti.

    De toute évidence, ilsemble que la réception des travaux ait eu lieu, avant même le

    démarrage des travaux.Les photos, que nous publions, sont celles des « maisons » réalisées par le groupement Hanako ETC et prouvent àsuffisance que la réception provisoire semble avoir été faite…avant le début des travaux. Eneffet, comme l’attestent les avis

    de la direction régionale du Budget, la réception est censéeavoir été effective depuis plus de

    trois ans maintenant, avant lesphotos actuelles.

    Au vu des ruines et du délabrement général de ce qu’il est impossible de qualifier de chantier de travaux en cours, la responsabilité de la Direction régionale du Budget est objectivement engagée dans ce qui paraît être au mieux une collusiondans une entreprise de détournement des ressources publiques.

    Au pire, une gigantesque arnaque au détriment de l’Etat et de la population ainsi doublement victime de tueries communautaires et de l’administration de l’Etat censée lui porter secours. De fait, pour renforcer lecaractère fictif de ce marché, à Ogossagou-peulh, personne n’a entendu parler des hangars dumarché, pourtant compris dansle marché de reconstruction.

    Bien que mentionnés dansl’Avis N°32 de la direction régionale du Budget, ces 10 hangars

    n’existent tout simplement pas.Ce qui interroge sur la fiabilitéde l’Avis N° 32 relatif « à la réception provisoire des travaux deconstruction d’un marché de 10 hangars… ». Soit ces deux avissont faux, soit la direction régionale du budget de Mopti a procédé à la réception provisoire paranticipation de travaux non encore effectifs, avec toutes les conséquences de droit à tirer

    d’une telle pratique malsaine.

    Un sentiment de malaise querenforce les révélations des notabilités d’Ogossagou-peulh qui

    affirment avoir été saisies, maisautomatiquement rejetée, d’une transaction au terme de laquelle

    une somme leur aurait été proposée, comme dans le cas de Sobanè da, à partager entre les

    habitants du village martyr.Nous avons demandé, sansréponse jusqu’au moment oùnous mettons sous presse, à M.Souleymane Guindo, d’authentifier les deux avis estampillés

    de sa signature et si toutefois il reconnaissait les photos des maisons délabrées comme

    étant bien les travaux qu’il a fait réceptionner provisoirement le17 décembre 2021.

    En dépit des assurances quenous a données l’entrepreneur,force est pourtant de constater

    que le chantier est à l’abandon, ressemblant plutôt à des ruines avec des murs fissurés quand ils

    ne sont pas simplement écroulés, des tôles de toiture tordueset arrachées, des portes et fenêtres ou ce qui en tient lieu pendouillant dans les concessions inachevées, en train d’être

    volées nuitamment par ceux quiescomptent bien le départ définitif des Peulhs.

    Les habitants du village, qui étaient restés, espérant pour voir renouer avec quelques cycles de

    vie, ont vite déchanté et certains ont repris le chemin de l’exil en

    désertant le village. Personne necroit plus en la bonne foi desautorités et leurs promesses.Actuellement, il reste moins de300 habitants à Ogossagou.

    À l’approche de cet hivernage 2023, ceux qui sont restésne savent plus où s’abriter et

    sont contraints de mouler desbriques pour fabriquer à la hâteun abri de fortune dans la perspective des pluies à venir.

    Face à la prolongation desmalheurs des habitants, ainsiperpétués sous une de ses formes les plus abjectes, tout porte à croire que la tragédie de Ogossagou est devenue un fonds de commerce pour lesONG, les associations caritatives et autres marchands d’illusions humanitaires. Bien entendu, avec certains responsablesde l’administration qui ne se gênent pas pour se servir au passage.

    Moussa Touré ( Nouvelle Libération N° 3053 du jeudi 23 mars 2023)

  • PAGE NOIRE

    PAGE NOIRE

    Dors en paix, Combattant de la Liberté

    C’est avec une immense tristesse que Le Sphinx a appris le décès du Pr Victor Sy. Homme de tous les combats démocratiques contre le régime dictatorial du Général Moussa Traoré qui l’a trimballé dans toutes les geôles du pays pour ses idées qu’il défendait à haute et intelligible voix, Victor Sy est resté droit dans ses bottes toute sa vie durant. Le fidèle défenseur des idéaux de Modibo  Kéïta a tiré sa révérence le mardi 21 mars 2023 à l’âge de 87 ans.

    À sa famille, à ses camarades de  lutte, à ses camarades de l’US-RDA, la vraie, Le Sphinx présente ses sincères condoléances.

    Dors en paix, Combattant Suprême de la Liberté. Victor Sy était une âme pure.

  • ELIMINATOIRES CAN 2023 : MALI-GAMBIE, 3e JOURNEE

    ELIMINATOIRES CAN 2023 : MALI-GAMBIE, 3e JOURNEE

    Les Aigles du Mali  affrontent cet après-midi au stade du 26 Mars de Bamako les Scorpions de la Gambie dans le cadre de la troisième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations CAN 2023, dont la phase finale se jouera en Côte d’Ivoire l’année prochaine. A cet effet, le vice-président de l’Union nationale des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) Cheichna Demba lance un appel pour la mobilisation générale autour des Aigles afin de les pousser à voler plus haut . . .

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  • LIGUE AFRICAINE DE BASKET (BAL)

    LIGUE AFRICAINE DE BASKET (BAL)

    Conférence du Sahara

    Le Stade Malien, l’AS Douanes, ABC et REG valident leur ticket pour la phase finale

    Les rideaux sont tombés mardi dernier sur la troisième édition de la ligue africaine de basket Conférence du Sahara avec à la clé le ticket des quarts de finales en poche pour les quatre premiers de la compétition, à savoir : le Stade Malien de Bamako, l’AS Douanes de Dakar, Abidjan Basketball Club et Rwanda Energy Group.

    Les deux dernières rencontres de la Conférence du Sahara ont mis aux prises le mardi 21 mars dernier l’AS Douanes de Dakar et l’US Monastir d’une part, et le Stade Malien et Abidjan Basketball Club d’autre part. A l’issue de cette 5e et dernière journée de la compétition, l’AS Douane s’est imposée devant les Tunisiens de l’US Monastir (76-60). Le Stade Malien a dominé le représentant ivoirien (90-71).

    Avec trois victoires et deux défaites, l’AS Douanes de Dakar devient championne de la Conférence Sahara devant les Blancs de Bamako qui ont également enregistré trois victoires et deux défaites. 

    Ainsi, les quatre (4) équipes qualifiées de la Conférence Sahara sont : REG du Rwanda, le Stade Malien, l’AS Douanes et Abidjan BC. Les Falcons du Nigeria et l’US Monastir de la Tunisie sont les deux équipes éliminées.

    Au terme de cette dernière journée, le représentant tunisien tenant du titre termine à la 5eplace. Kwara Falcons ferme la marche avec 5 points.

    Après la Conférence Sahara, place à celle du Nil. Elle est prévue du 26 avril au 6 mai en Égypte. Les six (6) formations de cette conférence sont : Al Ahly (Égypte), Cape Town Tigers (Afrique du Sud), City Oilers (Ouganda), Ferroviario da Beira (Mozambique), Petro Luanda (Angola), Seydou Legacy Athlétique Club (Guinée).

    A la suite de la Conférence du Nil, les 4 équipes issues de chaque Conférence, se retrouveront du 21 au 27 mai à Kigali Arena au Rwanda pour la phase finale.

    M.N.

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE  FINANCIERE

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA KLEPTOMANIE  FINANCIERE

    Le scandale de l’achat de l’aéronef présidentiel que votre journal préféré a baptisé : Ladji Bourama Air Force One et le non moins sulfureux marché d’achat d’équipements et de matériels pour l’Armée se sont rappelés à nos bons souvenirs avec l’arrestation de l’activiste polémiste,  Ras Bath,  qui évoquait justement les conditions dans lesquelles est décédé Soumeylou Boubèye Maïga,  l’un des principaux protagonistes de ces deux affaires qui continuent donc à défrayer la chronique. Le Sphinx profite de l’occasion pour revenir sur . . .

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  • CARTE D’IDENTITÉ NATIONALE BIOMETRIQUE CEDEAO

    CARTE D’IDENTITÉ NATIONALE BIOMETRIQUE CEDEAO

    L’opération d’enrôlement et de mise à jour de la carte d’identité nationale biométrique dont la fin est prévue pour le 31 Mars prochain avance, tant bien que mal. Les centres d’état civil et commissariats de police sont pris d’assaut. Mais annoncée comme gratuite, l’opération est désormais payante en maints endroits. Des agents sur le terrain, ont trouvé là moyen de s’enrichir . . .

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  • DISPARITION INQUIÉTANTE DE FODÉ DIAWARA, VENDEUR DE TÉLÉPHONES – 

    Depuis le 05 mars 2023, le nommé Fodé Diawara Revendeur de téléphones s’est mystérieusement volatilisée. Une enquête est en cours au niveau des différents commissariats de la capitale et au Camp 1 de la gendarmerie. La situation évolue mais pas de manière attendue . . .

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  • ELIMINATOIRES CAN 2023, 3e et 4e JOURNEE

    ELIMINATOIRES CAN 2023, 3e et 4e JOURNEE

    Le sélectionneur national dévoile la liste des Aigles ce matin

    Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de football CAN 2023 reprendront la semaine prochaine à travers le continent. La liste des Aigles du Mali retenus pour la double confrontation Mali-Gambie pour le compte de la troisième et quatrième journée sera connue aujourd’hui. Le sélectionneur national Eric Sékou Chèlle dévoilera cette liste lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match au siège de la Fédération malienne de football.

    Plusieurs stades du continent Africain vibreront du 22 au 28 mars prochain au rythme des éliminatoiresde la coupe d’Afrique des Nations CAN 2023, dont la phase finale se jouera en Côte d’Ivoire l’année prochaine. En effet, six mois après les rencontres des deux premières journées de ces éliminatoires, la compétition reprend ses droits la semaine prochaine avec les rencontres de la troisième journée.Au total, 44 équipes africaines seront en action au cours de cette période du 22 au 28 mars pour le compte de la troisième et quatrième de ces éliminatoires. Pour cela, le Mali recevra la Gambie, le 24 mars au Stade du 26 Mars de Bamakodans le cadre de la 3ejournée au compte du groupe G, avant de se déplacer au Maroc quatre jours plus tard pour le match retourdélocalisé dans ce pays.La Gambie n’ayant pas de stade homologué par la Confédération africaine de football (CAF). A cet effet, le sélectionneur des Aigles animera un point presse ce matin au siège de la Fémafoot pour publier la liste des joueurs retenus pour la double confrontation avec la Gambie. Dans le même groupe, le Congo et le Soudan du Sud auront également une double confrontation le 23 mars au Stade Alphonse Massamba-Débat à Brazzaville et le 27 mars en Tanzanie (le Soudan du Sud n’a pas de stade homologué). Pour rappel, le Mali occupe la tête de ce groupe G avec 6 points pour avoir battu le Congo (4-0) et le Soudan du Sud (3-1) lors des deux premières journées. Le Congo et la Gambie comptent chacun 3 unités contre zéro pour le Soudan du Sud.

    Quelques belles affiches dans le cadre de cette troisième journée à travers le continent.

    Pour le compte de la troisième journée, Nigeria, triple champion d’Afrique, accueille la Guinée-Bissau au Stade Abiola d’Abujaoù il tentera de consolider son avance en tête du groupe A, après ses victoires sur Sao Tomé-et-Principe et la Sierra Leone. Les Étalons du Burkina Faso, qui occupent actuellement la première place du Groupe B, recevront une équipe togolaise meurtrie, à la recherche de sa première victoire dans ces éliminatoires après sa défaite contre le Cap-Vert, suivie d’un partage des points avec Eswatini.

    Toujours dans le groupe B, le Cap-Vert poursuit sa progression constante dans le football africain. Les Requins Bleus accueillent une équipe d’Eswatini qui, elle aussi, devient progressivement une menace sur le continent.

    Le Cameroun, quintuple champion d’Afrique, affronte la Namibie dans le groupe C. Dans un groupe désormais à trois, en raison du forfait du Kenya, le Burundi sera au repos.

    L’Égypte, qui se trouve dans une position précaire en bas du Groupe D en raison de la différence de buts, accueille le Malawi au Cairo International Stadium, tandis que la Guinée reçoit une Éthiopie en pleine confiance dans un match qui se jouera au Complexe Mohammed V de Casablanca, au Maroc. La Guinée n’ayant, non plus, de stade homologué.

    Dans le Groupe E, le Ghana accueillera l’Angolaqui est à égalité de points avec les Black Stars et qui cherchera à créer la surprise au Baba Yara Sports Stadium de Kumasi.

    Le tout nouveau stade Nelson Mandela d’Alger, la capitale algérienne, accueillera le Niger, deuxième du Groupe F, dans une rencontre qui promet d’être passionnante. Les Cranes ougandais tenteront de sortir de la zone dangereuse en accueillant la Tanzanie dans un match qui se jouera au stade égyptien du Canal de Suez à Ismaïlia.

    Dans le Groupe J, une bataille nord-africaine s’annonce. La Tunisie, leader du groupe, se rend en Libye pour une rencontre qui s’annonce difficile entre les deux équipes au stade des Martyrs de Benina.

    Dans le Groupe K, le Liberia affronte l’Afrique du Sud dans un match à gagner impérativement pour les deux équipes qui ont perdu contre le Maroc, leader du groupe. Les deux équipes sont conscientes qu’une victoire leur donne de fortes chances de terminer à la deuxième place du groupe synonymed’un billet pour la Côte d’Ivoire. Pour conclure ce tour de qualification, le Sénégal, champion d’Afrique en titre, tentera de maintenir son record de victoires dans le groupe L en affrontant le Mozambique au stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio à Dakar.

    M.NIANG

  • LIGUE AFRICAINE DE BASKET (BAL)

    LIGUE AFRICAINE DE BASKET (BAL)

    Le Stade Malien de Bamako face à l’AS Douane de Dakar en 3e journée

    La compétition de la Conférence du Sahara de la Basketball Africa League (BAL) entame sa troisième aujourd’hui avec un match très important pour le Stade malien de Bamako qui sera aux prises avec le représentant du pays organisateur  l’AS Douane de Dakar.

    La Conférence du Sahara de la Ligue africaine de Basket commencéle 11 mars dernier, se poursuivra jusqu’au 21 mars à la Dakar Arena dans la capitalesénégalaise.

    Six équipes prennent part à l’édition 2023 de cette compétition, à savoir : l’US Monastir (Tunisie, champion en titre de la BAL), l’AS Douanes (Sénégal), l’Abidjan Basketball Club (Côte d’Ivoire), les Kwara Falcons (Nigeria), le Rwanda Energy Group (Rwanda) et le Stade Malien (Mali).

    Pour sa première sortie, première journée de compétition, le Stade Malien de Bamako a été dominé par l’US Monastir de Tunisie tenant du titre (78-68). En deuxième journée de cette Conférence du Sahara, les Blancs de Bamako se sont rachetés face au Kwara Falcon (84-78).

    Ce vendredi, le Stade Malien jouera contre le représentant du pays hôte l’AS Douane de Dakar dans un match capital pour les deux formations.

    Programme et résultats de quelques rencontres disputées de la Conférence du Sahara

    Samedi 11 mars 2023

    AS Douanes – Abidjan BC 70-76

    Dimanche 12 mars 2023

    REG – Kwara Falcons 64-48

    Stade Malien – US Monastir 68-78

    Mardi 14 mars 2023

    Kwara Falcons – Stade Malien 74-78

    Abidjan BC – REG :

    Mercredi 15 mars 2023

    16h00 US Monastir – Kwara Falcons : 85-75

    19h30 REG – AS Douanes : 69-55

    Vendredi 17 mars 2023

    16h00 Abidjan BC – US Monastir

    19h30 AS Douanes – Stade Malien

    Samedi 18 mars 2023

    16h00 Stade Malien – REG

    19h30 Kwara Falcons – AS Douanes

    Lundi 20 mars 2023

    16h00 Kwara Falcons – Abidjan BC

    19h30 REG – US Monastir

    Mardi 21 mars 2023

    16h00 Abidjan BC – Stade Malien

    19h30 US Monastir – AS Douanes

    A.M.N.

  • PREDATION FONCIERE SUR LE SITE DU MINISTÈRE DE L’ÉLÈVAGE

    PREDATION FONCIERE SUR LE SITE DU MINISTÈRE DE L’ÉLÈVAGE

    Qui n’a pas entendu parler de Binta Diane Séméga ? Binta Diane Séméga, c’est cette dame qui défraie, depuis plus de deux décennies, la chronique judiciaire en matière de prédation foncière. Manifestement,  cette dame ne manque pas d’étoffe, au niveau des tribunaux maliens, elle a plus  de 300 contentieux. Oui, vous avez bien lu plus de 300 dossiers . . .

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  • Dr Choguel Kokalla Maïga

    Dr Choguel Kokalla Maïga

    « Nous sommes déterminés à aller dans le sens que veulent nos peuples »

    Lors de son séjour à Doha, au Qatar,  le Dr Choguel Kokalla Maïga a accordé une interview à nos confrères de la chaîne arabe Al Jazeera. En voici la quintessence.

    Comment décrivez-vous votre relation avec les autorités de l’Union africaine, après le dernier sommet le Mali est toujours suspendu ?

    Vous savez, notre ministre des Affaires étrangères accompagné de ses deux homologues de la Guinée et du Burkina-Faso ont été à la réunion de l‘Union africaine, je crois qu’ils ont tout expliqué, et du compte rendu qui nous a été fait, beaucoup de chefs d’État ont bien compris la position du Mali. Maintenant, les déclarations qu’ils ont été prises après, nous le pensons, n’auront pas d’influence parce que nous sommes déterminés à aller dans le sens que veulent nos peuples. Les peuples disent aujourd’hui la priorité pour eux, c’est la lutte contre le terrorisme, la lutte pour la sécurité et parallèlement nous faisons les réformes politiques et institutionnelles pour retourner à l’ordre constitutionnel. Maintenant tout le reste, tout le lobbying qui se fait au niveau sous régional, ça c’est une autre affaire. Ceux qui viennent chez nous comprennent que c’est complètement différent de ce qui a été dit dans les différents rapports. La preuve,  le président de l’Union africaine, Moussa Faki,   était arrivé au Mali,  il y a quelques semaines, je crois quelques jours avant le sommet de l’Union africaine, si vous regardez son discours après avoir passé en revue la situation sur le terrain, son discours est proche de la réalité que la reconduite des constats.

    Comment souhaitez-vous faire améliorer cette relation avec l’Union africaine ?

    Nous avons décidé de nous assumer d’abord, continuer à faire ce que nos peuples demandent pour ce faire approuver par ces peuples, et parler avec nos partenaires et à l’Union africaine, à tous nos amis dans le monde, raffermir nos relations avec les pays qui nous comprennent et nous soutiennent. Nous sommes certains que sur le long terme nous aurons raison,  parce que la vérité finira toujours par triompher avec le retour progressif de la paix et l’organisation du processus de transformation de nos états.

    Quelles sont vos attentes de la part de ces institutions africaines surtout à la lumière de la situation économique et sécuritaire au Mali ?

    Vous savez, en Afrique,  on a appris  à faire comprendre que sans les institutions, sans l’extérieur on ne peut rien faire. Au Mali,  nous avons inversé cette situation, je crois dans les pays qui nous entourent aussi. Vous savez que c’est le même pays, les mêmes militaires, le même terrorisme, il y a deux , trois ans, la situation était pire que cette année : des camps militaires entiers tombaient, des villages étaient rasés, ce système est bloqué aujourd’hui,  notre armée a pris l’initiative, elle monte en puissance. Qu’est ce qui a changé, c’est le leadership, nous avons un nouveau chef d’État qui a une vision très claire. Par étape priorité d’abord :  la sécurité ; deuxième étape : sécurité alimentaire, sécurité sanitaire, sécurité d’aller et revenir, parallèlement organiser le processus de transition vers des institutions constitutionnelles et non pas l’inverse. Certains auraient voulu que nous continuions à parler seulement du retour des institutions, nous avons dit que ça ne peut pas marcher, nous avons fait trente ans d’élections, et pendant ces trente ans, il y a eu plus de deux à trois coup d’État. Il y a d’autres pays d’Asie, par exemple l’Afghanistan, ils ont fait 20 ans là-bas, un jour ils ont décidé de partir, ça veut dire qu’il faut laisser les peuples décider de ce qu’ils doivent faire. Personne de l’extérieur ne peut imposer un ordre dans un pays. Seuls les fils du pays doivent connaitre les problèmes, et l’ordre prioritaire dans lequel ils doivent régler les problèmes, c’est à cela que nous nous sommes attachés, c’est le grand tort[AMN1]  des autorités maliennes. Avant il y avait des autorités qui étaient félicitées, le Mali était cité en exemple, mais si vous demandez à la population , elle était désespérée. Aujourd’hui les terroristes n’ont plus sanctuaire, ils n’ont plus de base militaire dans notre pays, aujourd’hui la peur a changé de camps.

    Tout a changé comme vous venez de le dire votre excellence, vous voulez entendre ce que le peuple veut, alors parler nous du référendum qui devait prendre place la troisième semaine de ce mois, est-ce que vous allez organiser ce référendum comme prévu ?

    Le référendum sera organisé conformément au projet de constitution que le Président va soumettre à la population, il sera organisé Inchallah.

    Jusqu’à présent les institutions électorales n’ont pas été convoquées?

    Vous savez,  nous avons mis en place un organe indépendant d’organisation des élections, cet organe est totalement indépendant, c’est lui qui déterminera le rythme auquel il va travailler, et qu’est-ce qui va être fait quand, ça relève de son autorité. Ce que nous devons faire au niveau de l’exécutif, c’est de préparer tous les textes législatifs, règlementaires, y compris le projet de constitution et nous tenir prêts, à tout moment,  lorsque l’organe chargé d’organiser les élections nous dit de déclencher le processus. Donc l’exécutif, le parlement, le Président se tiendront prêts et se mettrontà la disposition de l’organe chargé d’organiser les élections qui est indépendant.

    Votre excellence, vous avez renoncé à la coopération avec la France, qu’elle est votre évaluation de cette mesure et des conséquences sur le terrain ?

    Je voudrais rectifier, nous n’avons pas renoncé à cette coopération, c’est la France, disons les dirigeants français,  qui ont voulu imposer à notre pays ce qu’il faut faire, ce qu’il faut penser, ce qu’il faut dire. Nous avons dit que cette époque est révolue. C’est notre pays qui choisit ses dirigeants, son gouvernement, et choisit ses partenaires. On dit qu’on ne choisit pas ses parents et ses voisins, mais on peut choisir ses partenaires. Ce sont les Français qui ont décidé parce qu’il y a un gouvernement qui ne leur convient pas. Ce sont eux qui ont décidé de  partir après l’installation du Président et du Premier ministre, nous leur avons dit partez. Je veux rectifier, ce sont eux qui ont décidé de partir en imaginant qu’on va venir les prier de rester. Nous nous avons dit qu’on ne priera personne.

    En fait, vous avez renoncé à ces accords ?

    Quand vous demandez de partir, on vous dit de venir, vous décidez de partir sans nous aviser, on apprend par les médias ou dans une réunion que vous avez décidé de partir, c’est ce que nous avons appelé abandon en plein vol. A partir de ce moment, nous avons tiré les conclusions, les bonnes pour notre peuple.

    Quelles sont les conséquences de la sortie de la France du Mali ?

    Vous savez, nous, nous avons fait une analyse objective de la situation historique et politique dans le monde. Nous avons constaté que le terrorisme était confiné à l’extrême nord du pays. Lorsque les autorités Mali ont fait appel à l’État français, le Président de France d’alors, François Hollande,  avait déclaré que l’intervention française poursuivait trois objectifs : détruire le terrorisme, instaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, et appliquer les résolutions du système des Nations-Unies. Je crois qu’il l’a confirmé ici au Qatar lors d’un voyage en 2014. Mais 9 ans après, le terrorisme qui était confiné au nord du Mali a pris 80% du territoire. L’autorité de l’État du Mali n’est toujours pas installée dans une enclave créée par l’État français. Parce que lorsque notre armée a libéré tout le pays avec l’appui aérien de la France, il y a une enclave où l’armée française a interdit que l’armée malienne n’entre. Cette enclave a servi de sanctuaire pour le terrorisme pour aller s’organiser et revenir. Donc le terrorisme n’a pas été vaincu, l’autorité de l’État n’a pas été restauré au pays, les résolutions changent à chaque session. Deuxième chose, nous avons des informations précises que certains actes terroristes sont en contact avec les français, on a les preuves. Troisièmement, nous avons regardé dans le monde, nulle part ce qu’on appelle la communauté internationale seule n’a apporté la paix dans un pays. Je viens de citer le cas d’un pays asiatique où pendant 20 ans on organisait des élections, et un jour ils ont décidé de partir, les populations se sont accrochées au train d’atterrissages de l’avion. Au Mali les militaires, des officiers patriotes qui étaient sur le terrain pendant la moitié de leur vie sont revenus avec les contestations qui étaient dans le pays pendant quatre mois pour changer la donne et dire d’abord : « restaurons la sécurité et ensuite organisons les élections », les Français ont dit non. Nous avons décidé de choisir un partenaire qui ne nous fera pas chanter.

    Excellence ce partenaire c’est la Russie n’est-ce pas ?

    Exactement c’est la Russie, c’est connu, mais la Russie n’est pas notre seul partenaire. Comme les Français parlent beaucoup de la Russie, on en parle aussi. Nous avons choisi trois principes à partir desquelles un pays peut être ami du Mali :

    1. respecter notre souveraineté, on ne peut pas dicter à nos autorités ce qu’elles doivent faire,
    2.  le Mali doit avoir le libre choix de son partenariat stratégique ,
    3. et enfin, dans toute action publique,  il faut se poser la question en tête quel est l’intérêt du peuple malien.

    L’Union Européenne et les Etats-Unis expriment leur souci de la présence de Wagner de Russie, pensez-vous que c’est légitime ?

    Ces soucis ne sont pas légitimes, il faut les relativiser. Nous notre priorité, c’est de sécuriser notre population. Pendant qu’on est en train de nous massacrer par centaines, on ne peut pas venir nous parler d’autre chose. En Afrique,  il y a un dicton qui va vous faire rire. Un cabri déjà mort, qu’on le brûle ou qu’on le mette au frigo,  qu’est-ce que ça change pour lui. Nos populations et nos militaires sont en train d’être tués, les autres sont dans les débats académiques.  On achète un avion de transport de troupe aux Etats-Unis, on fait un an nous ne pouvions pas rentrer en possession de notre avion, on tue nos troupes dans un camp militaire,  on ne peut pas apporter du soutien parce que c’est la communauté internationale qui doit donner l’avion de transport, on ne pas l’avoir. Logiquement,  si nous avons décidé de prendre notre destin en main, nous travaillons avec celui contre lequel personne ne peut faire de pression. Aujourd’hui, nous avons équipé notre armée. En une année plus que les trente dernières années, c’est grâce avec la coopération avec la Russie, la peur a changé de camp, c’est avec la coopération avec la Russie et d’autres partenaires notamment la Chine, la Turquie et d’autres. Nous disons que notre priorité c’est notre peuple. J’ai expliqué aux ambassadeurs qui sont dans notre pays, ils ne sont pas dans un combat qui n’est pas le leur. Il y a un état qui fait du lobbying aux Nations Unies uniquement pour mettre du bâton dans les roues du Mali, ce État est connu.

    Cette coopération avec la Russie, quels sont les résultats surtout au niveau sécuritaire ?

    Les résultats, je viens de vous le dire : d’abord la peur a changé de camp, avant le début de notre coopération avec la Russie il y a des villages entiers qui étaient tués par des soi-disant musulmans. Vous savez l’islam c’est la religion dominante chez nous, plus 95% de musulmans, l’islam est chez nous depuis plus de mille ans. On massacrait des camps entiers, des camps construits par la communauté internationale. Aujourd’hui,  nous avons des avions de combats, de transports, des drones, aujourd’hui on ne peut pas venir s’attaquer aux camps. Pour aller là où nous voulons, nous n’avons pas besoin de l’injonction d’un pays étranger, c’est tout ce que nous avons demandé.

    Propos transcris par Macki Niang


     [AMN1]

  • BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Les FAMa tuent plusieurs djihadistes à Zorane

    60 morts à Agaré M’Baou . . .

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  • LISTE NOMINATIVE GÉNÉRALE DES PARTANTS VOLONTAIRES FONCTIONNAIRES

    LISTE NOMINATIVE GÉNÉRALE DES PARTANTS VOLONTAIRES FONCTIONNAIRES

    Des doublons et autres anomalies avec une importante répercussion budgétaire

    Nous dirigeons-nous vers un autre scandale ou tentative de détournement ? Dans un document adressé aux associations de Partants Volontaires à la Retraire, l’État du Mali dresse une liste de bénéficiaires de fonds avec de nombreuses anomalies et zones d’ombre ayant un impact financier non négligeable. Simple erreur d’évaluation ou tentative de détournement comme il est désormais de coutume au Mali ? 

    Tous les Droitsdes compressés, retraités par anticipation ou partant volontaires à la retraite sont loin d’être épurés.  Faut-il le rappeler ? L’État du Mali, à travers les gouvernements successifs, a utilisé à ses propres fins, les ressources octroyées par le FMI et la Banque Mondiale aux Retraités volontaires du Programme d’Ajustement structurel. En clair, l’argent des Partants Volontaires à la retraite (plus de 25.000 personnes concernées pour plus de 300 milliards F CFA) a été utilisé par les différents régimes politiques. Et avec de graves  conséquences sur les véritables récipiendaires.

    En vue de remettre ces bénéficiaires dans leurs droits, les autorités de la Transition se sont engagées à payer tout ou partie du montant. Et l’UNTM s’est particulièrement mobilisée pour ce faire.

    Et depuis 2021, après le changement de régime, le gouvernement a entrepris un processus d’identification  des bénéficiaires auxquels il a demandé l’ouverture de comptes bancaires. Ce qu’ont fait les intéressés regroupés au sein d’Associations de Partants volontaires. Tout va bien jusque-là.

     Dans le cadre d’une opération de vérification, il s’avère que la liste dite «NOMINATIVE GÉNÉRALE DES PARTANTS VOLONTAIRES FONCTIONNAIRES» provisoirement adoptée comporte de nombreuses anomalies dont des doublons sans parler des autres couacs.

    Les doublons, on le sait, ont pour conséquence de rallonger la liste des récipiendaires et par devers, augmenter le budget initial.

    Les doublons et couacs portent à la fois sur des noms et professions et les ayants droit. Les numéros, selon un Partant Volontaire, «sont douteux».

    L’impact budgétaire de ces erreurs présumées serait de l’ordre de plusieurs centaines de millions F CFA.  

    Nous nous abstenons, pour l’heure de publier les références des bénéficiaires pour des raisons évidentes (le document renferme des données personnelles dont des comptes bancaires) et par souci d’accorder le bénéfice du doute aux acteurs.

    A suivre donc 

    Batomah Sissoko

  • GOUVERNANCE

    GOUVERNANCE

    La Police et nous : la victoire de la sottise et de  l’incivisme   

    Deux faits pourtant pleins d’enseignements récemment survenus dans la capitale malienne n’ont visiblement été appréciés à leur juste valeur. Ils dénotent surtout un déficit criard d’objectivité et de gouvernance.  Les deux faits se rapportent à la police Nationale.

    Dans la nuit du mercredi dernier, un présumé voleur de moto a été appréhendé suite à la clameur publique à Magnambougou Faso kanu. Très vite sur les réseaux sociaux, des illuminés ont identifié le suspect comme étant un policier ouvrant du coup la voie à toutes les interventions hostiles non contre le suspect, mais contre Police nationale.

    Auparavant, encore sur les réseaux sociaux, un policier en service a été accusé d’avoir poursuivi un conducteur de mototaxi et provoqué un accident mortel ayant coûté la vie à ce dernier. Il n’en fallait pas plus, là aussi, pour les nombreux internautes, prendre la police nationale à partie et la tenir responsable de tous les maux de la République.

    Il s’avère pourtant, dans le premier cas (à Magnambougou Faso kanu), que l’individu présumé voleur de moto et appréhendé par la foule, n’est pas un policier. S’il a occupé cette fonction dans le passé, il a été radié de l’effectif depuis 2015 suite aux mêmes écarts de conduite : le vol. En clair, pour le même motif, la Police s’est débarrassée de lui en 2015 le jugeant indigne de son uniforme. Mais c’était mal connaître le sens de l’humour du destin puisque la voilà (la police) accusée de vol à travers la même personne.

    Les auteurs de l’accusation auraient au moins dut prendre des  précautions avant de salir toute la corporation et la livrer à la vindicte populaire.

    Dans le second cas survenu à Faladjè, le conducteur de mototaxi était en infraction (support à trois). Il a aggravé son cas par un délit de fuite dans un sens interdit de surcroit lorsque l’agent de police l’a interpellé. Dans sa tentative de fuite, il a percuté le bord de la balise et est entré collision avec un autre motocycliste venant dans le sens normal. Mort s’en est suivie.

    Le policier qui suivait la situation de loin depuis son poste, a tenté de s’approcher en vue de porter secours aux blessés.  Il a alors été accusé d’être à l’origine de l’accident pour avoir procédé à une course-poursuite. Là encore sur les réseaux sociaux, des illuminés (encore eux), ont envenimé la situation incitant les populations à la révolte.  On déplore de nombreux dégâts matériels. Mais à l’origine, tout était faux ! Le véritable fauteur de trouble est l’accidenté lui-même (paix à son âme).

    Au demeurant, des malfrats ont profité des troubles pour piller des magasins. Normal ! Il faut signaler que sur ordre de la hiérarchie, les patrouilles de police ont abandonné leurs positions respectives ailleurs pour se rendre sur le lieu de l’accident, laissant les populations en ces lieux à elles-mêmes. Des commissariats se sont vidés suite au même appel…  Et si c’était le but de ce qu’il faut qualifier de stratagème de la part des fauteurs de troubles ?

    Nous sommes parfaitement à l’aise pour évoquer ces questions dans la mesure où, dans ces mêmes colonnes, nous avions dénoncé et continuons de dénoncer les travers et exactions de la même Police, mais en toute vérité, sans démagogie aucune. 

    Il s’avère de nos jours, hélas, que cette police qui n’a pas que des lacunes (loin s’en faut), est victime d’intrigues et de manigances visant à la détruire. Et le silence mystérieux des plus hautes autorités intrigue !

    Puisque désormais militarisée, les fausses accusations dont elle a été victime devraient être sanctionnées pour tentative de «démoralisation de la troupe». Le procureur de la République s’est autosaisi pour moins que ça !    

    Attention en tout cas !

    Batomah Sissoko

  • UN JOUR DANS L’HISTOIRE

    UN JOUR DANS L’HISTOIRE

    1805-1830 Hawa Demba Diallo règne sur le Royaume du Khasso.

    1828 (20 avril) : René Caillé entre dans la ville de Tombouctou.

    1844 : mort de Sékou Amadou, son fils Amadou Sékou lui succède à la tête de l’Empire peul du Macina

    1845 : Mansa Daoula Traoré devient roi du Kénédougou

    1852 : Ahmadou Ahmadou succède à Amadou Sékou à la tête de l’Empire peul du Macina.

    1854 : El Hadj Oumar Tall conquiert le Royaume bambara du Kaarta.

    1855 : Faidherbe, gouverneur du Sénégal, fait construire un fort à Médine. El Hadj Oumar Tall fait construire un tata (fort) à Koniakary

    1857 (Avril): El Hadj Oumar Tall déclare la guerre contre le Royaume du Khasso et assiège le fort de Médine, qui sera libéré par les troupes de Louis Faidherbe le 18 juillet 1857.

    1860 : Daouda Traoré devient roi du Kénédougou

    1861 (10 mars) : conquête du Royaume bambara de Ségou par El Hadj Oumar Tall.

    1862 : Daouda Traoré, roi du Kénédougou est détrôné par N’Golo Kounanfan Traoré.

    1862 (16 mars) : conquête d’Hamdallaye, capitale de l’Empire peul du Macina par El Hadj Oumar Tall.

    1864 : décès de El Hadj Oumar Tall.

    1866 -1893 : règne de Tiéba Traoré au Royaume du Kénédougou autour de Sikasso.

    1883 (1er février) : les Français, avec Borgnis-Desbordes entrent à Bamako.

    1883 (29 février) : défaite des troupes de Samory Touré à Woyowayanko.

    1890 (6 avril) : le commandant Louis Archinard entre à Ségou.

    1891 (14 février) : Bataille de Diéna entre les Bambaras et les troupes coloniales du colonel Louis Archinard. 1600 morts chez les Bambaras et 150 dans les troupes du Colonel Louis Archinard.

    1892 : Kayes devient la capitale du Haut Sénégal-Niger.

    1893 : Babemba Traoré devient roi du Kénédougou

    1893 : le colonel français Louis Archinard s’empare de Djenné.

    1893 (29 avril) : les Français occupent Bandiagara.

    1898 (1er mai) : les Français s’emparent de Sikasso. Babemba Traoré se donne la mort.

    1898 (29 septembre): Samory Touré est capturé par le capitaine Gouraud et exilé au Gabon où il meurt en captivité le 2 juin 1900.

    1899 (17 octobre) : Bamako devient la capitale du Haut Sénégal-Niger.

    1904 : inauguration de la ligne de Chemin de fer du Dakar-Niger.

    1907 : reconstruction de la grande mosquée de Djenné.

    1916-1917 : rébellion touarègue de 1916-1917.

    1917 : le gouverneur Joost van Vollenhoven décrète le travail obligatoire des civils pour des travaux d’équipement de périmètres agricoles et d’infrastructures.

    1919 (1er janvier) : Bamako et Kayes (Mali) deviennent des communes-mixtes

    1920 (1er janvier) : Mopti devient une commune-mixte

    1920 (décembre) : Bamako devient capitale du Soudan français.

    1932 : mise en place de l’Office du Niger.

  • COOPERATION FRANCE-AFRIQUE

    COOPERATION FRANCE-AFRIQUE

    Le coton d’Afrique de l’Ouest : entre la peste et Macron nouvelle version

    Le 27 février le président Macron a renversé deux piliers du triptyque français dans son ex-pré carré : défense et diplomatie. L’échec de Barkhane et l’impéritie de ses diplomates le contraignaient à ce changement complet de conduite après plus d’un siècle d’embarrassantes erreurs. En même temps, il semble bien que le troisième élément qui méritait d’être sauvé et d’être adapté aux enjeux brulants, à savoir le développement, n’ait été omis, oublié, enterré…En particulier, alors que le président Macky Sall, a alerté le président russe des graves conséquences d’un arrêt de la fourniture de céréales et d’engrais à l’Afrique, Emmanuel Macron n’a pas un mot pour saluer l’initiative sénégalaise et africaine et proposer une alternative aux agriculteurs du continent. Plus spécialement touchés se trouvent les pays d’Afrique de l’Ouest où la culture du coton assure à une grande partie de la paysannerie des revenus monétaires.

    Le poids des engrais russes

    Le coton et sa culture offrent une manifestation criante du désintérêt français pour les difficultés économiques et sociales de l’Afrique de l’Ouest. Les pays d’Afrique de l’Ouest sont très dépendants des importations de fertilisants et de pesticides (produits antiparasitaires). La hausse des prix de l’énergie et le blocus sur les exportations des engrais russes devaient réduire les quantités physiques nécessaires à la production de coton dans cette partie du monde. En effet, PhosAgro, Uralchem et Eurochem[1], les trois groupes russes des engrais avaient réussi conjointement à faire jeu égal avec le marocain OCP sur le continent. Les marchés africains et asiatiques étaient apparus à leurs yeux comme des alternatives intéressantes après la perte du grand marché ukrainien en 2014, conséquence des sanctions commerciales décidées par Kiev à la suite de l’annexion de la Crimée par Moscou.

    De plus l’indice des prix des engrais a grimpé de 100% entre le premier trimestre de 2021 et celui de 2022. L’indice est la synthèse des composants principaux utilisés qui ont doublé : phosphate, superphosphate, urée, potasse[2]. Il s’agit des prix mondiaux de marchés mais au détail, de la Tanzanie au Sénégal, on observe des augmentations malgré les subventions étatiques qui sont plus importantes, en particulier pour l’urée.

    La guerre en Ukraine touche les approvisionnements africains car, avec la Russie, Kiev compte pour 37%, 17% et 14% des fournitures de potasse, de nitrate et de phosphate[3]. La Russie, encore une fois, depuis 2014, avec la fermeture du marché ukrainien a développé son implantation en Afrique.

    Tous les autres engrais ammoniaqués sont produits avec du gaz. Dans le secteur cotonnier, installé à Genève, le Russe PhosAgro avait également réussi ponctuellement des incursions en Afrique de l’Ouest, gagnant des appels d’offre au Bénin et au Burkina Faso, une zone qui est habituellement la chasse- gardée de l’Office Chérifien des Phosphates[4].Mais avec l’intensification des représailles en 2023 contre la Russie, « les professionnels du secteur s’attendent à voir fondre les volumes d’engrais vendus sur le continent, pourtant déjà faibles : l’Afrique ne pèse qu’environ 3,5 % des marchés mondiaux des engrais phosphatés (DAP-MAP) et azotés (NPK, NP) et de l’urée, et 2 % de celui du chlorure de potassium (MOP). Couplée aux hausses des cours des denrées alimentaires importées comme le blé, et à celles du pétrole et du transport maritime, l’augmentation des prix des engrais va nécessairement réduire de façon drastique les commandes africaines, en particulier lorsqu’elles émanent des agences agricoles étatiques ou paraétatiques. Le Ghana pourrait voir s’effondrer sa demande en fertilisants de 80 %, la Côte d’Ivoire de 40 % et les pays cotonniers, comme le Burkina Faso et le Bénin, de 50 %[5]

    Lenteurs et contradictions des institutions de développement

    Bien entendu l’impact de la guerre en Ukraine sur les cultures vivrières africaines est rappelé tandis que la pénurie alimentaire qui en résulte[6]suscite des guichets spéciaux[7] du FMI dont ce n’est pas le métier. Cependant, les revenus des populations rurales dépendent, pour les pays d’Afrique de l’Ouest, de cultures de rente comme celle du coton. Rien n’a été fait pour la formation d’une production africaine d’engrais, alors que cette filière est très ancienne et motive déjà Faidherbe[8], à la conquête du Soudan des Français.

    L’Union africaine a entamé, il y a peu, une réflexion[9] sur les potentialités d’une industrie de l’engrais en rappelant que le continent dispose de gaz et de phosphates en abondance. Mais les quelques expériences de production d’engrais restent marginales, à l’échelle nationale, et sans toujours la valorisation des matières premières disponibles. En 2019 le projet de production africaine d’engrais soutenu par l’UA démarre. Mais en aucun cas cela ne constitue une réponse aux besoins d’engrais de certains États membres, affrontant de plus une guerre, effacée par celle qui se déroule en Ukraine.

    En attendant, les pays sous sanction de l’UEMOA comme le Mali et le Burkina attribuent davantage leurs difficultés d’accès aux engrais à la CEDEAO, plus qu’à la guerre en Ukraine.

    L’ex-président de la Banque mondiale lui-même intervenait, récemment, pour invoquer les leçons du marché qui serait la réponse au déficit de fertilisants que connait l’Afrique. Il pointait le Nigéria qui a ouvert, grâce à son gaz, une unité de production d’urée. Mais, dit-il, dans le texte: “a portion is used to subsidize inefficient Nigerian buyers and a large portion is exported to Latin America, leaving farmers in Africa dependent on other markets”. Les Etats-Unis ne maintiennent pourtant leur production de coton qu’avec des subventions de l’État aux cotonculteurs de 4 milliards US$ par an, soit plus que tout ce que verse l’USAID à toute l’Afrique. Se préoccuper de l’alimentation de la population africaine est souhaitable mais il est lassant de voir les bailleurs recycler en permanence l’aide sous forme de déversements de leurs excédents de riz ou d’huile au lieu d’enclencher à coups de subventions des chaines de valeur africaines, comme celle du coton.

    La misère humanitaire

    Le président français s’est aussi attaqué à la problématique des engrais pour retomber dans les mêmes ornières et cantonner l’Afrique au guichet de la misère alimentaire. Ainsi le 23 septembre 2022, l’Élysée mettait en ligne le communiqué suivant : « Nous créerons un mécanisme d’urgence pour l’achat d’engrais en Afrique.Nous nous appuierons sur la plateforme africaine d’échanges en ligne ATEX, mise en place par l’Union africaine, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et Afreximbank, pour mutualiser les demandes, réduire les prix et acheter en priorité des produits africains.Nous soutiendrons ce mécanisme sur le plan financier, en accroissant la capacité d’Afreximbank à réduire les coûts des financements pour les économies vulnérables, notamment grâce à la prise en compte des risques de change, mais aussi en fournissant des solutions logistiques à bas coût par le biais du « mécanisme de solidarité » mis en place par le Programme alimentaire mondial (PAM) dans le cadre de l’initiative FARM (mission pour la résilience alimentaire et agricole) en partenariat avec le secteur privé.Nous soutiendrons les économies les plus vulnérables en accroissant leur marge de manœuvre financière pour acheter des engrais, en nous appuyant sur notre stratégie de réallocation des droits de tirage spéciaux (DTS), ainsi que sur le nouveau guichet « choc alimentaire » en discussion au sein de l’actionnariat du FMI.»

    Il y a quelques jours, un premier point sur cette initiative française au plus haut niveau, faisait apparaitre un effort dérisoire en faveur de l’Afrique de l’Ouest. En effet, les transferts financiers de Paris se sont dirigés prioritairement et massivement vers le Yémen, le Soudan et la Somalie. Le tout passant par les pesants mécanismes du système coûteux et peu transparent des Nations-Unies, dont le PAM. Pour les besoins d’engrais stricto sensu on enregistre au titre de l’opération « Sauvetage des récoltes » lancée en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre 2022, par le Président de la République, un soutien de 7,5 M d’euros de la France au PAM pour l’acheminement d’engrais vers l’Afrique.

    La situation du coton africain réclame d’autres pistes et mérite des réponses globales et nationales soutenues par l’extérieur.

    Des récoltes en trompe l’œil

    Ainsi alors que le prix des engrais explose, le prix de vente du coton sur le marché mondial a baissé lors de la saison 2021-2022. La saison 2022-2023 semble peu favorable dans un climat d’inflation, de récession et de recul de la demande globale. Les exportations totales de coton ont décliné de 10%, mais celles de l’Afrique de l’Ouest sont restées stables sur la dernière saison. La tendance baissière se prolongera en 2023. La FAO, optimiste, estime cependant que la production du Cotton-4 (C4)[10] devrait se prolonger.

    Le coton est déterminant dans les équilibres des pays de l’Afrique de l’Ouest car il ne relève pas de l’extractivisme comme l’or par exemple qui est exporté sans redistribution monétaire nationale et locale. Au Bénin, le coton procure 60% des revenus d’exportation, 50% au Burkina et 30% au Mali et au Tchad. Face au défi engrais, les propositions des organisations internationales, de l’OMC à la FAO, semblent déficientes : engrais organiques, production locale d’engrais, etc.

    Le ministère de l’agriculture américain[11] est confiant que la campagne 2023-2024 sera plus favorable que celle de 2022-2023. Par un premier biais, on totalise la production cotonnière de la zone franc[12]. Elle reste donc encore en état de veille cérébrale pour ce qui est du coton, mais elle agrège le Sénégal, et le champion béninois, au Mali enclavé et sous sanctions.

    De plus, la campagne 2022-2023 a été marquée par l’attaque parasitaire sur le coton au Mali et au Burkina qui ont connu, de plus, un excès de pluie à la même période. Ainsi au Burkina dans les aires sous contrôle de SOFITEX (Banfora et Bobo Dioulasso) et de FASOCOTON par ailleurs, des superficies cultivées ont été abandonnées suite aux pluies. Les parasites ont attaqué le coton et la productivité a baissé. Dans la région de Sikasso au Mali la quantité d’engrais disponibles a diminué de 40% et le restant a parfois été utilisé pour les cultures vivrières.

    L’avenir compromis

    Les cotonculteurs attribuent pourtant davantage à la CEDEAO leurs difficultés d’accès aux engrais qu’au conflit en Europe. Ils revivent en pire les années les scénarios dégradés des années antérieures :  les engrais et semences sont livrés tardivement, parfois même au-delà de la période indiquée pour les semis et l’application de la fumure minérale comme le préconise l’itinéraire technique. Cette situation cause d’énormes pertes aux producteurs qui ne seront jamais dédommagés.

    Au-delà de l’impasse de la demande d’engrais qui, du fait des contraintes sur l’offre, n’est plus solvable, la situation de la filière coton illustre l’arrogance de l’AFD et de la Banque mondiale à promouvoir un modèle de développement démocratique de l’agriculture.

    Les pertes immédiates enregistrées, ces dernières années, accélèrent l’abandon des cultures de rente, ralentissent la circulation monétaire et bien sûr fragilisent la cohésion sociale. Y répondre par l’aide alimentaire qui transforme les travailleurs de la terre en mendiants ne parait pas très avisé dans le contexte tendu du Mali. De plus, les périls qui s’annoncent depuis deux décennies et qui concernent l’environnement sont déniés.

    La France a été la championne depuis 20 ans de la cause écologique[13]. Le culture du coton au Mali est un héritage colonial de plus et sera confortée, sans la capacité du géant américain, à la même usure des sols que les Etats-Unis. Il y a donc un véritable enjeu de vulnérabilité pour des régions entières du Mali où la guerre n’a pas encore complètement expulsé les paysans. Il est décevant que la nouvelle orientation du discours africain du président Macron ne soit pas à la hauteur des échecs des politiques agricoles[14] cautionnées par l’AFD, de la géopolitique[15]du Sahel et de la polycrise de la Terre.

    Olivier Vallée


    [1]AFRIQUE : PhosAgro, Uralchem, Eurochem : les géants russes des engrais face aux sanctions – 21/03/2022 – Africa Intelligence

    [2]Le 11 mars 2022, la tonne de DAP, l’un des fertilisants phosphatés les plus utilisés sur le continent africain, s’échangeait à 930 € la tonne (hors frais de transport), soit 105 € de plus qu’une semaine auparavant. A la même date, le prix de l’urée était de 935 € la tonne, soit 275 € de plus que sept jours plus tôt.

    [3] World Bank. 2022. « The Impact of the War in Ukraine on Commodity Markets », Washington DC.

    [4] AFRIQUE : PhosAgro, Uralchem, Eurochem : les géants russes, op.cit.

    [5] Ibid.

    [6] C. Hebebrand and D. Laborde. 2022. « High fertilizer prices contribute to rising global food security concerns », International Food Policy Research Institute (IFPRI). Blogpost.

    [7] Le nouveau guichet « choc alimentaire » du FMI

    [8] L’intérêt pour le coton est alors aiguisé par la hausse des prix consécutive à la guerre de Sécession. « On arrivera à la solution de ce problème économique par l’exploitation des contrées où l’on a de grandes étendues de terrain disponibles, un sol propice, un climat toujours favorable, une main-d’œuvre abondante et à bas prix, enfin, une grande facilité pour la circulation des denrées. » Production du coton dans nos colonies, par H. Poulain, avril 1863

    [9] African Union, Africa Fertilizer Financing Mechanism, United Nations Economic Commission for Africa. 2019. “Promotion of Fertilizer Production, Cross-border trade and consumption in Africa”, Abidjan, Cote d’Ivoire.

    [10] Quatre pays, le Bénin, le Burkina, le Mali et le Tchad sont supposés avoir des cultures de coton organique et forment ce syndicat disposant d’un label pour des acheteurs comme Woolmart, Carrefour ou Zara.

    [11]https://www.usda.gov/sites/default/files/documents/2023AOF-cotton-outlook.pdf

    [12] Ibid : “On the plus side, Pakistan’s 2023/24 crop is expected to rebound 1.2 million bales from its flood damaged level in the previous year. The projected increase in U.S. production is the next largest foreseen, a 1.1-million-bale gain, followed by the Franc Zone’s yield-driven increase of 400,000 bales, and Australia’s expected 300,000-bale gain as high reservoir levels support expected irrigated plantings there.”

    [13] Cunningham, M. A., Wright, N. S., Mort Ranta, P. B., Benton, H. K., Ragy, H. G., Edington, C. J. and Kellner, C. A. (2021) Mapping vulnerability of cotton to climate change in West Africa: challenges for sustainable development. Climate, 9(4), 68.

    [14] Daouda, Y. H. (2015) Les politiques publiques agricoles au Niger face aux défis alimentaires et environnementaux: entre échecs répétitifs et nouvelles espérances. Les Cahiers d’Outre- Mer, 68(270), 115-136.

    [15] Daoust, G. and Selby, J. (2021) Understanding the politics of climate security policy discourse: the case of the Lake Chad Basin. Geopolitics, 1-38.

  • COUPE DE LA CONFEDERATION 3e JOURNEE

    COUPE DE LA CONFEDERATION 3e JOURNEE

    C’est pratiquement terminé pour l’AS Réal de Bamako

    Pour le compte de la troisième journée de la phase de poule de la coupe de la confédération de la CAF, l’AS Réal de Bamako, après son match nul de la journée précédente vient d’être tenue en échec par Young Africans de Tanzanie dimanche dernier au stade du 26 mars de Bamako.  

    Après une défaite et un match nul lors des deux premières journées de la phase de poule de la coupe de la confédération, l’AS Réal de Bamako et Young Africans de la Tanzanie ont partagé les points de la rencontre de cette troisième journée en se séparant sur score nul d’un but partout (1-1),le 26 février dernier au Stade du 26Mars de Bamako. Un résultat qui ne fait pas l’affaire de notre représentant. Mieux, qui compromet sérieusement les chances de qualifications des réalistes surtout avec la défaite du TP Mazembé face à l’US Monastir dans l’autre match du groupe.

    Pour ce match entre les Scorpions et les tanzaniens de Young Africans, tout est joué en deuxième période. En effet, c’est à l’heure de jeu que l’international congolais Fiston Kalala Mayele a ouvert le score pour les Tanzaniens (60e), et dans le temps additionnel Émile Koné a sauvé les nôtres d’une deuxième défaite en égalisant à la 91è.

    Signalons que ce match nul entre Young Africans et Real de Bamako a redonné un peu de l’espoir aux corbeaux du Tout Puissant Mazembe qui se sont agenouillés au même moment face à l’Us Monastir de Tunisie à Lubumbashi par 0-2. En revanche avec ce second nul à domicile, le Réal se complique la tâche pour la suite de la compétition.

    Le Réal qui s’était fixé comme objectif pour les trois matches à domicile, une opération 9 points, aura des difficultés pour sortir du lot. Pour espérer sur une éventuelle qualification, il doit obligatoirement gagner les trois matches de la phase retour de cette compétition pour passer en quarts de finale. Cette phase retour commence par la quatrième journée avec un déplacement du Réal en Tanzanie, avant de recevoir le TP Mazembé en cinquième journée. Pour la sixième et dernière journée, les Scorpions se déplaceront en Tunisie pour affronter l’US Monastir.

    Au classement provisoire, Us Monastir est premier avec 7 points +4, suivi de Young Africains de la Tanzanie avec 4 points. Mazembe est 3ᵉ avec trois unités -2 et Réal de Bamako (Mali) avec 2 points -2.

    C’est pratiquement terminé pour l’AS Réal de Bamako

    Pour le compte de la quatrième journée de la phase de poule de la coupe de la confédération de la CAF, l’AS Réal de Bamako en déplacement a perdu devant Young Africans de Tanzanie mercredi dernier à Dar-Salam.  

    Après une défaite et deux matches nuls lors des trois rencontres aller de la phase de poule de la coupe de la confédération, l’AS Réal de Bamako a été encore dominé par Young Africans de la Tanzanie deux buts à zéro (2-0) en journée inaugurale de la phase retour de cette compétition.   Un résultat qui ne fait pas l’affaire de notre représentant qui est quasiment éliminé pour la suite de la compétition.Dans l’autre match du groupe, le TP Mazembé  a été coiffé au poteau par l’US Monastir de Tunisie par le minimum d’un but à zéro (1-0).

    Au classement provisoire, l’US Monastir est premier avec 10 points +5, suivi de Young Africains de la Tanzanie avec 7 points. Mazembe est 3ᵉ avec trois unités -3 et Réal de Bamako est 4eavec 2 points -4.

    A.M.N.

  • FIFA THE BEST 2023 

    FIFA THE BEST 2023 

    Et le meilleur joueur de l’année est… L’Argentin Lionel Messi. Au terme d’une soirée riche en émotions et marquée par la remise de 11 prix, le champion du monde a reçu le fameux trophée. Retour sur le palmarès . . .

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  • LES GRANDS SCANDALES DE L’ÈRE IBKAÉNNE

    LES GRANDS SCANDALES DE L’ÈRE IBKAÉNNE

     « Dugu méné son koro yé kini yé » est un adage bien de chez nous qui veut dire en français facile : « Mordre est une vieille habitude de la fourmi ».Après être chassé du pouvoir un certain 18 août 2020, les autorités de la transition ont découvert une vieille habitude de feu Ibrahim Boubacar Keïta, celle qui consistait à corrompre tout sur son passage. Cette fois-ci, il s’agit de la disparition des 80 véhicules 4×4  offerts à notre pays par les Émirats Arabes Unis. Ce hold-up du siècle qui avait été d . . .

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  • BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    BRÈVES ET CONFIDENCES DU SPHINX

    Selon nos radars, ce même lundi 20 février, Iyad  Ag Ghaly, le chef de la JNIM a quitté sa base de commandement d’In-Tahana sise à une cinquantaine de kilomètres au nord de la ville de Ménaka . . .

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  • Les règlements de comptes se poursuivent au Nord du pays

    Les règlements de comptes se poursuivent au Nord du pays

    Le cri de détresse d’un élu communal

    Le Mali est le théâtre d’attaques jihadistes et d’affrontements intercommunautaires depuis maintenant quelques années. Ces conflits font suite aux revendications des groupes séparatistes qui s’attaquaient aux symboles de l’État. Ont-ils inspiré d’autres communautés ?

    L’on assiste en tout cas aujourd’hui, à des conflits entre Touaregs et Peulhs au sujet des ressources pastorales. Et la situation se dégrade tous les jours un peu plus entre des communautés ayant, jusqu’à un passé récent, vécu en parfaite symbiose.

    Selon A.F, un élu communal dans la région, l’on déplore de plus en plus des actes barbares (assassinats, destruction de biens, vols de bétail, etc.). Et d’interpeller l’État sur la situation. Que Dieu préserve le Mali !

  • RAMADAN 2023:

    RAMADAN 2023:

    Faut-il croire aux promesses  du ministre Commerce ?

    Promettre est une chose. Tenir ses engagements est une autre. A quelques encablures de l’entame du mois de Ramadan initialement prévu ce 23 Mars 2023, le ministre de l’Industrie et du Commerce Mahmoud Ould Mohamed a fait des promesses visant à éviter la surenchère et la spéculation en cette période sensible pour les populations maliennes en général et les musulmans en particulier.

    Le Vendredi 17 février 2023, le ministre de l’Industrie et du Commerce Mahmoud Ould Mohamed a présidé  une rencontre avec les opérateurs économiques dans la salle de conférence de son département. L’ordre du jour portait «évaluation de l’état de mise en œuvre des mesures d’atténuation de la hausse des prix des produits de consommation courante».

    «Le gouvernement prendra les dispositions nécessaires pour renforcer l’offre nationale de produits vivriers, afin de préserver le pouvoir d’achat des populations»a promis le ministre Mahmoud Ould Mohamed.

    D’ores et déjà a souligné le chef du département, le Gouvernement a décidé de contribuer au renforcement de la surveillance du respect de l’affichage des prix des produits réglementés. Et à l’en croire, un  cadre de concertation sous son égide est parvenu à des prix consensuels. Et, poursuit-il, conformément aux cahiers de charges souscrits par les distributeurs de Sukala et de NSukala, le prix de la tonne de sucre  en carreau usines est fixé à 510.000 FCFA. Le prix grossiste est à 560.000 FCFA et le prix au détail est de l’ordre de 600 FCFA le kilogramme.

    Et d’inviter les unités industrielles, les distributeurs grossistes, demi-grossistes et détaillants au strict respect de ces prix.

    S’adressant aux opérateurs, le ministre Mahmoud Ould Mohamed a dit que«le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour faciliter l’accomplissement des formalités de commerce, de transit et d’importation».

    Ces déclarations sonnent comme du déjà-entendu pour de nombreux observateurs lesquels font observer qu’il en est toujours ainsi tous les ans : des promesses mirobolantes sans lendemain et toujours en face, des consommateurs qui n’ont que leurs yeux pour pleurer.

    Osons quand même croire que les choses seront différentes cette année suite… aux promesses de Mahmoud Ould Mohamed.

    Le temps, dit-on, est le meilleur des juges !

    Batomah Sissoko 

  • 26è   conférence annuelle du Groupe régional africain de l’Union internationale des magistrats (UIM)

    26è   conférence annuelle du Groupe régional africain de l’Union internationale des magistrats (UIM)

    «La promotion des droits de l’Homme a toujours constitué une préoccupation majeure pour le Mali» dixit Assimi Goïta

    Ils étaient tous présents ce mardi 21 février 2023 au Centre international de conférences de Bamako (CICB) où s’est tenue la cérémonie de lancement de la 26è  conférence annuelle du Groupe régional africain de l’Union internationale des magistrats (UIM). L’événement était présidé par le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, Chef de l’État et Président du Conseil supérieur de la Magistrature en présence du Premier ministre, du ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, du Président du Conseil national de Transition ainsi que les membres du Gouvernement et le Corps diplomatique et consulaire. «La promotion de droits de l’homme en période crise» tel est le thème de ladite conférence. Du beau monde !

    Le Président du Conseil supérieur de la Magistrature a tout d’abord souhaité la bienvenue à tous les magistrats ayant effectué le déplacement au Mali. «La République du Mali est particulièrement heureuse d’accueillir cette cérémonie », a-t-il dit.

    Pour sa part, Bourama Kariba Konaté, Président du Syndicat autonome de la magistrature (SAM), a remercié les autorités de la Transition pour la volonté politique et l’engagement qui ont rendu possible la Conférence de Bamako. Et de rappeler que le thème à l’ordre du jour («Promouvoir les droits de l’homme en période de crise») n’est nullement inopportun au regard des menaces portant atteinte aux droits humains et à la gouvernance en ces périodes-ci. Il a également évoqué le nouveau statut universel du juge qui fixe les droits et devoirs du magistrat et prenant en compte les questions de l’éthique et la déontologie à travers une «obligation de redevabilité en toutes circonstances». Ce, en vue d’éviter les dérives arbitraires et préserver l’obligation d’impartialité dans l’exécution de la mission de juge.

    Mme Marcel Kouassi, Présidente du Groupe régional africain de l’UIM, après présentation de son organisation a, à son tour, remercié les autorités maliennes pour l’accueil et leur disponibilité. Les thèmes à l’ordre du jour, dit-elle, méritent une attention particulière.

    José Maria Igreja Matos, Président de l’Union internationale des magistrats a, pour sa part, insisté sur l’indépendance du juge. «Nous ne sommes juges que si nous sommes indépendants. C’est l’ADN de notre profession», a-t-il dit, ajoutant que l’objectif principal de l’Union est de «garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire assurant l’état de droit».

    Le soldat et non moins président du Conseil supérieur de la Magistrature, le Colonel Assimi Goïta a indiqué que cette conférence de Bamako donne à la fois à notre pays et au Sahel, l’opportunité de passer en revue les défis majeurs liés au fléau du terrorisme, à la criminalité transnationale organisée et à leurs conséquences.«Il est indispensable, poursuit-il, d’encourager toutes les initiatives allant dans le sens d’une mobilisation sous-régionale, régionale et internationale afin de favoriser une réelle prise de conscience face à la menace pour la paix, la stabilité sociale et le développement».

    Le Mali, poursuit-il, demeure résolument engagé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. Et de plaider pour une coopération internationale dans la solidarité et le respect mutuel.Les autorités de la Transition, insiste-t-il, ont toujours placé au cœur de leurs actions «le respect et la promotion des droits humains, de la justice sociale et de la bonne gouvernance. Cette promotion des droits de l’Homme a toujours constitué une préoccupation majeure pour cette vieille nation. En témoigne la célèbre Charte du Mandé communément appelée «Charte de Kurukanfuga».

    Et de rappeler que dans le souci de bâtir une justice performante, crédible, indépendante et accessible de manière à restaurer la confiance des citoyens, le gouvernement a adopté la Loi d’orientation et de programmation du secteur de la justice, 2020-2024. Tout simplement, insiste-t-il, parce que le «pouvoir judiciaire constitue à juste titre la pierre angulaire de l’état de droit».

    «Cette conférence offre à la fois à notre pays et au Sahel, l’opportunité de passer en revue les défis majeurs liés aux fléaux du terrorisme, à la criminalité transnationale organisée et leurs conséquences» a souligné le Colonel Goïta. Et «malgré la complexité de la crise qui affecte le Mali depuis une décennie et dont il se relève progressivement grâce à la résilience de l’ensemble de ses fils, les autorités de la Transition ont toujours placé au cœur de leurs actions le respect et la promotion des droits humains ainsi que la bonne gouvernance», a indiqué le Chef de l’État ajoutant que «la promotion des droits de l’homme a toujours constitué une préoccupation majeure pour le Mali».

    «Le rôle de la justice est fondamental en tant qu’institution, devant, d’une part, garantir les droits et libertés des citoyens et d’autre part, servir de socle pour l’émergence d’une gouvernance vertueuse et d’un nouveau type de citoyen, conscient de sa responsabilité et respectueux de ses devoirs pour la reconstruction nationale» a conclu le président de la Transition.

    Et de déclarer ouverts les travaux  de la 26è  conférence annuelle du Groupe régional africain de l’Union internationale des magistrats (UIM).

    Batomah Sissoko

    Encadré

    Des thèmes et des thématiques au goût du jour

    Le principal thème à l’ordre du Jour de cette 26è conférence annuelle du groupe régional africain de l’UIM est «Promouvoir les droits de l’homme en période de crise». Durant les trois jours (du 21 au 23 Février), des Conférences-Débats se sont tenues en marge et avec thématiques  aussi explicites et qu’opportuns

    «Les droits de l’Homme et les Lois d’Amnistie» a été animé par le Magistrat Boya Dembélé.

    Pour sa part, Mohamed Ag HAOUSSA (Magistrat) s’est penché sur la «La Problématique de la lutte contre la criminalité transnationale organisée en Afrique et la Coopération judiciaire»

    «La Lutte contre la Cybercriminalité : les nouvelles techniques d’investigation judiciaire et le respect de la vie privée», «la Lutte contre le terrorisme : enjeux et perspectives» ; «la protection des Mineurs et des personnes vulnérables en période de conflit armé dans l’espace CEDEAO» ; «La Lutte contre la Corruption et la délinquance économique et financière : entre discours politiques et engagements judiciaires. Quid de la place du citoyen ?,» ont entre autres thématiques ayant fait objet de discussion par les spécialistes.

    La journée du jeudi 23 février a été mise à profit pour des visites touristiques à SIBY et Bamako…  

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  • COUPE DE LA CONFÈDÉRATION

    COUPE DE LA CONFÈDÉRATION

    L’AS Réal de Bamako trébuche à domicile et diminue ses chances de se qualifier

    Les rencontres de la deuxième journée de la phase de poule de la coupe CAF ont été disputées le week-end dernier à travers le continent. Le représentant malien dans cette compétition, l’AS Real de Bamako qui recevait les Tunisiens de l’US Monastir a été tenu en échec à domicile un but partout (1-1).Ce résultat compromettant diminue les chances des scorpions pour la suite de la compétition.    

    Juste une semaine après la fin des rencontres de la première journée de la coupe CAF, l’instance dirigeante du Football africain a aussitôt enchainé avec les rencontres de la deuxième journée. Huit rencontres, dont le duel AS Real-US Monastir était au programme. Ce dimanche au Stade du 26 Mars de Bamako, les regards des supporters maliens étaient rivés sur ce match très capital pour les Noirs et Blancs de Bamako.

    En effet, après avoir perdu en première journée contre le TP Mazembe (1-3), les Réalistes devaient s’imposer pour se relancer dans la compétition et garder toutes leurs chances de qualification pour les quarts de finale. Mais, ils ont encore trébuché en partageant les points de la rencontre avec leurs adversaires du jour. Aprèsl’ouverture du score par Makan Samabali (48è min), le Réal pensait avoir fait l’essentiel. Mais, c’était sans compter avec la détermination des Tunisiens. L’avant-centre tunisien,  Zied Aloui,  entrée en cours du jeu remet les pendules à l’heure à la 77è minute. À l’extérieur après avoir gagné son premier match à domicile contre Young Africans (2-0), les joueurs tunisiens pouvaient facilement remporter la partie avec des nombreuses occasions qu’ils se sont créées.

    Ce nul compromet sérieusement les chances de qualification des Scorpions pour le tour suivant.

    Dans l’autre match de ce groupe D, les Young Africans ont nettement dominé le TP Mazembe sur le score de 3-1. L’US Monastir est leader du groupe avec 4 points devant Young Africans (3 pts), le TP Mazembe (3 pts) et le Réal (1 pt). Lors de la troisième journée, le Réal recevra Young Africans alors que Monastir rendra visite au TP Mazembe. Les deux matches seront disputés dimanche prochain.

    A.M.N.

  • COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS  U-20

    COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS  U-20

    C’est partie pour l’édition 2023

    L’édition 2023 de la CAN U-20 a donné son coup d’envoi le dimanche 20 février dernier, et se poursuivra jusqu’au 11 mars prochain en Égypte. Durant trois semaines, cette compétition regroupe les douze meilleures formations africaines des moins de 20 ans sans la Zambie, champion en titre sortant et le Mali vainqueur l’édition de 2019.    

    La Coupe d’Afrique des Nations U-20 Total (CAN U20) de football (appelée Coupe d’Afrique des nations junior jusqu’en 20151) est une compétition sportive, créée en 1979, qui oppose les meilleures sélections nationales juniors d’Afrique (-20 ans).

    Elle est organisée par la CAF tous les deux ans. Le pays organisateur est qualifié d’office pour la phase finale. Les finales jusqu’en 1989 se disputaient par match aller-retour (chez chaque finaliste), avant qu’une phase finale organisée par un pays soit mise en place en 1991.

    En juillet 2016, Total a annoncé avoir passé un accord de parrainage avec la Confédération Africaine de Football (CAF). L’accord vaut pour les huit prochaines années et concernera les dix principales compétitions organisées par la CAF, dont la Coupe d’Afrique des Nations U-20, qui est désormais baptisée « Coupe d’Afrique des Nations U-20 Total Energies »

    Cette année, la Coupe d’Afrique des Nations Juniors 22e du genre se déroulera du 19 février au 11 mars 2023 en Égypte. Le tirage au sort effectué le 23 décembre dernier a reparti les 12 pays participants en rois groupes de quatre équipes. Ainsi, Le groupe A est composé de l’Égypte hôte de la compétition, du Mozambique, du Sénégal et du Nigéria. On retrouve dans le groupe B l’Ouganda, la Centrafrique, le Soudan du Sud et le Congo. Les Écureuils Juniors du Bénin héritent du groupe C en compagnie de la Gambie, de la Tunisie et de la  Zambie.

    Le calendrier de la CAN U20 2023et résultats des matches joués

    Dimanche 19 février

    Égypte0-0 Mozambique

    Sénégal 1-0 Nigeria

    Lundi 20 février

    Ouganda 2-1 Centrafrique

    Soudan du Sud 1-2 Congo

    Mardi 21 février

    Gambie 1-0 Tunisie

    Bénin 1-1 Zambie

    Mercredi 22 février

    Mozambique 0- 3 Sénégal

    Nigeria 10Égypte

    Jeudi 23 février

    Centrafrique 1-0 Soudan du Sud

    17h : Congo – Ouganda

    Vendredi 24 février

    14h : Tunisie – Tunisie

    17h : Zambie – Gambie

    Samedi 25 février

    17h : Egypte – Sénégal

    17h : Mozambique – Nigeria

    Dimanche 26 février

    17h : Centrafrique – Congo

    17h : Ouganda – Soudan du Sud

    Lundi 27 février

    17h : Gambie – Bénin

    17h : Tunisie – Zambie

    • Quarts de finale

    Jeudi 2 mars

    14h : 1er groupe A – Meilleur 3ème groupe C/B (Q1)

    17h : 1er groupe B – 2ème groupe A (Q2)

    Vendredi 3 mars

    14h : 1er groupe C – Meilleur 3ème groupe A/B (Q3)

    17h : 2ème groupe B – 2ème groupe C (Q4)

    • Demi-finales

    Lundi 6 mars

    14h : Vainqueur Q1 – Vainqueur Q4 (Demie 1)

    Le calendrier de la CAN U20 2023et résultats des matches joués

    Dimanche 19 février

    Egypte 0-0 Mozambique

    Sénégal 1-0 Nigeria

    Lundi 20 février

    Ouganda 2-1 Centrafrique

    Soudan du Sud 1-2 Congo

    Mardi 21 février

    Gambie 1-0 Tunisie

    Bénin 1-1 Zambie

    Mercredi 22 février

    Mozambique 0- 3 Sénégal

    Nigeria 1-0 Egypte

    Jeudi 23 février

    Centrafrique 1-0 Soudan du Sud

    17h : Congo – Ouganda

    Vendredi 24 février

    14h : Tunisie – Tunisie

    17h : Zambie – Gambie

    Samedi 25 février

    17h : Egypte – Sénégal

    17h : Mozambique – Nigeria

    Dimanche 26 février

    17h : Centrafrique – Congo

    17h : Ouganda – Soudan du Sud

    Lundi 27 février

    17h : Gambie – Bénin

    17h : Tunisie – Zambie

    • Quarts de finale

    Jeudi 2 mars

    14h : 1er groupe A – Meilleur 3ème groupe C/B (Q1)

    17h : 1er groupe B – 2ème groupe A (Q2)

    Vendredi 3 mars

    14h : 1er groupe C – Meilleur 3ème groupe A/B (Q3)

    17h : 2ème groupe B – 2ème groupe C (Q4)

    • Demi-finales

    Lundi 6 mars

    14h : Vainqueur Q1 – Vainqueur Q4 (Demie 1)

    17h : Vainqueur Q2 – Vainqueur Q3 (Demie 2)

    • Petite finale

    Vendredi 10 mars

    17h : Perdant demie 1 – Perdant demie 2

    • Finale

    Samedi 11 mars

    17h : Vainqueur demie 1 – Vainqueur demie 2

    Palmarès2
    ÉditionPays hôteVainqueurFinalisteTroisième placeQuatrième
    1re1979Aller & retour Algérie (1) Guinée Éthiopie
     Nigeria
    2e1981Aller & retour Égypte (1) Cameroun Algérie
     Nigeria
    3e1983Aller & retour Nigeria (1) Côte d’Ivoire Algérie
     Guinée
    4e1985Aller & retour Nigeria (2) Tunisie Côte d’Ivoire
     Éthiopie
    5e1987Aller & retour Nigeria (3) Togo Maroc
     Somalie
    6e1989Aller & retour Nigeria (4) Mali Algérie
     Côte d’Ivoire
    7e1991 Égypte Égypte (2) Côte d’Ivoire Ghana Zambie
    8e1993 Maurice Ghana (1) Cameroun Égypte Éthiopie
    9e1995 Nigeria Cameroun (1) Burundi Nigeria Mali
    10e1997 Maroc Maroc (1) Afrique du Sud Côte d’Ivoire Ghana
    11e1999 Ghana Ghana (2) Nigeria Cameroun Zambie
    12e2001 Éthiopie Angola (1) Ghana Égypte Éthiopie
    13e2003 Burkina Faso Égypte (3) Côte d’Ivoire Mali Burkina Faso
    14e2005 Bénin Nigeria (5) Égypte Bénin Maroc
    15e2007 République du Congo Congo (1) Nigeria Gambie Zambie
    16e2009 Rwanda Ghana (3) Cameroun Nigeria Afrique du Sud
    17e2011 Afrique du Sud Nigeria (6) Cameroun Égypte Mali
    18e2013 Algérie Égypte (4) Ghana Nigeria Mali
    19e2015 Sénégal Nigeria (7) Sénégal Ghana Mali
    20e2017 Zambie Zambie (1) Sénégal Guinée Afrique du Sud
    21e2019 Niger Mali (1) Sénégal Afrique du Sud Nigeria
    22e2021 Mauritanie Ghana (4) Ouganda Gambie Tunisie
    22e2023 Égypte
  • CARTE D’IDENTITÉ NATIONALEBIOMÉTRIQUE :

    CARTE D’IDENTITÉ NATIONALEBIOMÉTRIQUE :

    Contrairement aux déclarations et constats des autorités, il existe un fort engouement des populations pour la procédure d’acquisition de la carte biométrique. Seulement voilà : tout ne se passe pas normalement au niveau des centre d’enrôlement (commissariats de police, Brigade de Gendarmerie, centre d’État civil, etc . . .

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  • AFFAIRE DES BOISSONS ENERGISANTES ALCOOLISÉES

    AFFAIRE DES BOISSONS ENERGISANTES ALCOOLISÉES

    Des opérateurs Indiens concernés… Le jeu trouble des autorités maliennes

    «Ce n’est pas la mauvaise qualité, mais plutôt le manque d’autorisation qui…». C’est visiblement sous ce registre que les autorités veulent classer la récente saisie de boissons énergisantes sur le marché malien. Une manière de classer le dossier et restituer les produits ?

    Il nous revient, de sources bien introduites que c’est bien la DGCC . . .

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  • BURKINA FASO

    BURKINA FASO

    La Famille Sankara demande la grâce du capitaine Ibrahim Traoré

    Dans un communiqué qui nous est parvenu, la famille de feu le capitaine Thomas Sankara lance un appel solennel au capitaine Traoré, le chef d’État du Burkina Faso afin que ce dernier leur accorde le droit de ré-inhumer les restes de leur parent outre qu’à l’enceinte du Conseil de l’Entente où il a été assassiné le 15 octobre 1987 avec douze autres personnes sur les ordres du sinistre Blaise Compaoré, pourtant son ami.

    Le caractère solennel, sacré et l’urgence du moment recommandent que nous nous adressions à vous Monsieur le Président de la Transition, au peuple burkinabè et à l’opinion internationale pour demander une grâce présidentielle.

    Nous cherchons simplement à inhumer dignement pour la première fois celui-là même qui est fils, père, époux et frère. Permettez que ce soit possible aujourd’hui, ce qui n’a pas pu l’être il y a 35 ans. Nous voulons enterrer Thomas pour enfin faire notre deuil et que son âme repose en paix.

    Notrefamille est en train de subir encore une dure épreuve, celle de voir inhumer Thomas  contre notre volonté à l’endroit où il a été trucidé, c’est à dire au conseil de l’entente. Nous attirons votre attention qu’il n’est pas mort par accident, mais par un complot bien orchestré. Beaucoup d’autres meurtres ont été perpétrés à cet endroit, sans compter le nombre de personnes qui y ont subi des atrocités.

    Nous ne serions pas en train d’évoquer ce problème à l’attention du peuple  si possibilité nous avait été donnée d’avoir un contact et de parler de cettequestion avec Monsieur le Président de la Transition qui avait bien voulu respectueusement demander aux familles de proposer un lieu pour les ré-inhumations des restes de leurs proches. Hélas, ce choix n’a pas été accepté par les personnes en charge des ré-inhumations ! A notre grande surprise, le Conseil de l’Entente, lieu qui avait toujours été écarté, est retenu par ces derniers pour l’ensevelissement des restes de Thomas.

    Nous avions souhaité que la scène du crime qui est le Conseil de l’Entente reste intacte pour l’Histoire et conservée pour la mémoire des générations actuelles et futures. Depuis la gestation de l’idée du Mémorial, nous avions également insisté sur la pertinence de la préservation de ce lieu pour la mémoire des martyrs du 15 octobre 1987. 

    Toutes nos nombreuses tentatives de résolution de la question (tentatives de joindre le Président de la Transition, les propositions pour arriver à un consensus, sont restées sans réponse).  

    Nous, la famille de Feu le Président Thomas Sankara, nous nous sentons écrasée par la force de la Puissance Publique qui a décidé contre notre souhait de la ré-inhumation,au Conseil de l’Entente, des restes de mon époux, de notre père, de notre frère.

    Au nom de votre autorité morale objective et unanimement reconnue en tant que Président de la Transition, au nom de votre humanisme, nous vous demandons solennellement de faire suspendre cette ré-inhumation au Conseil de l’Entente.

    Notre souhait est que les restes soient ramenés à Dagnoen où ils ont été exhumés, ou à défaut, au Jardin de l’Amitié au bout de l’avenue Thomas Sankara ou encore au Jardin Yennenga.

    Monsieur le Président, vous êtes notre dernier recours contre l’arbitraire qui nous écrase et nous ressentons ce refus comme la seconde Mort de mon époux, de notre père, de notre frère. Nous sommes avec vous pour la restauration de la Paix dans notre pays.

    Ouagadougou, le 16 Février 2023

    La Famille de Feu le Président Thomas Sankara

    • Mariam Sankara (Épouse)
    • Philippe Sankara  (Fils)
    • Auguste Sankara  (Fils)
    • Frères et  Sœurs de Thomas Sankara
  • UN JOUR DANS L’HISTOIRE

    UN JOUR DANS L’HISTOIRE

    Composition du 1er gouvernement du Soudan français : Parcours des membres du 1er gouvernement du Soudan-Français

    Henry Victor Gipoulon

    Le début de la dernière décade de mai 1957 a été déterminant dans l’évolution institutionnelle au Soudan-Français (l’actuel Mali) engagé, comme tant d’autres colonies françaises d’Afrique, dans la voie de la décolonisation. Du 21 au 24 mai de cette année-là, le premier Conseil de gouvernement du Soudan a été mis en place à travers un processus tout particulier, conformément aux dispositions de la Loi-cadre du 23 juin 1956 qui accordait une certaine autonomie aux territoires colonisés sous domination française. Ce gouvernement est investi par l’Assemblée territoriale le 21 mai. Le lendemain, la liste de sa composition est rendue publique et le 24 mai, sont signés les actes individuels de nomination : soit 12 arrêtés concernant nommément le vice-président et les 11 ministres sectoriels.

    Président du Conseil de gouvernement, chef du Territoire : Henri Victor Gipoulon

    Vice-président du Conseil : Jean-Marie Koné

    Ministre de l’Intérieur et de l’Information : Mamadou Madeira Kéïta

    Ministre des Finances : Guidicello Cortinchi

    Ministre de l’Economie rurale : Seydou Badian Kouyaté

    Ministre de l’Enseignement, de la Jeunesse et des Sports : Me Philippe Joseph

    Ministre de la Santé : Sominé Dolo

    Ministre de la Fonction publique : Abdoulaye Singaré

    Ministre du Travail et des Affaires sociales : Abdoulaye Diallo

    Ministre des Travaux publics et des Télécommunications : Mamadou Aw

    Ministre de l’Elevage : Henry Corentin

    .

    Henry Victor Gipoulon (1913-1989) président du Conseil, chef du Territoire (Représentant de l’autorité coloniale) : Administrateur civil formé à l’École nationale de la France d’Outre-mer (Enfom, Promotion 1935), il a servi dans l’administration coloniale française en Afrique. Notamment à Dakar (au début des années 1940) auprès du Haut-commissaire de l’AOF puis à Bamako comme Gouverneur, chef du Territoire du Soudan-Français, du 3 novembre 1956 au 24 novembre 1958). A cette qualité, il est président du Conseil de gouvernement (20 mai 1957-24 juillet 1958) basé à Koulouba. Pierre Campmas le décrit ainsi : “Le fringant Gipoulon : teint bronzé, cheveux argentés, physique avantageux et un peu voyant de quadragénaire séduisant, assorti d’une épouse au charme mûrissant et à la distinction plus discrète, le chef du Territoire est de toutes les manifestations et de toutes les festivités, où il promène cette aisance désinvolte de haut fonctionnaire colonial, lustrée par vingt ans de réceptions et fignolée à Montparnasse. Par ailleurs, chef du gouvernement, il laisse pratiquement les rênes du commandement à son vice-président Jean-Marie Koné […]”. Rentré en France 1959, Henry V. Gipoulon fut, entre autres, chargé de mission au cabinet du secrétariat d’État à l’Équipement et Logement (1968-1969).

     Il est bon à rappeler que ces premiers membres du premier gouvernement du Territoire du Soudan-Français étaient tous de l’Union soudanaise RDA, le parti politique qui a gagné les élections du 31 mars 1957, en remportant 57 sièges de conseillers territoriaux auxquels s’allient les sept (7) élus de l’Union Dogon. Ainsi, l’US-RDA devient ultra-majoritaire face à son rival PSP ne disposant que de six (6) conseillers.

    SUITE

    10 – Abdoulaye Diallo : ministre du Travail et des Affaires sociales

    Abdoulaye Diallo fut ministre du Travail et des Affaires sociales, du 24 mai 1957 au 30 septembre 1958. Il quitte son poste et le pays suite au vote favorable du Soudan-Français au référendum constitutionnel du 28 septembre 1958. Le “Oui” massif des Soudanais oblige le Guinéen Abdoulaye Diallo qui prônait le “Non” à rejoindre son pays d’origine. Là, sous la férule du leader Sékou Touré, la Guinée a spectaculairement voté contre le texte proposé par le Général De Gaulle afin de constituer la Communauté française regroupant la France et ses ex-colonies africaines. Diallo rejoint Sékou Touré pour faire marcher la Guinée indépendante. Il y occupe dans le 1er gouvernement le poste de ministre secrétaire d’État chargé des Postes et Télécommunications. Il devient ensuite ministre du Développement rural et de l’Artisanat ; puis ministre du Travail. Par la suite, il est promu Délégué à la Présidence de la République de Guinée, chargé de la Coopération technique internationale, ambassadeur Itinérant de la République de Guinée.

    Né en novembre 1916 à Konsondougou (Dabola, Guinée), il fut un très grand syndicaliste et une figure de proue de la lutte de libération nationale. Durant la période allant de la moitié des années 1940 à la fin de celles 1950, il avait fait ses preuves comme le premier secrétaire général de l’Union régionale des syndicats du Soudan (URSS) où il était commis de la Poste de Bamako. Il est ainsi présenté par Pierre Campmas dans son ouvrage sur l’US-RDA : “Abdoulaye Diallo, Guinéen, mais travaillant depuis longtemps au Soudan, fut désigné comme ministre du Travail [à l’instar d’Abdoulaye Singaré et de Hamaciré N’Douré…] en raison de leurs activités politiques passées. Ses activités syndicales au Soudan (où il était secrétaire général de la section locale de l’Union Syndicale de la Confédération générale du travail, URSS-CGT), en Afrique (où il était secrétaire général de l’Union générale des travailleurs d’Afrique noire – UGTAN depuis janvier 1957 à Cotonou) et dans le monde où il était vice-président de la Fédération syndicale mondiale (FSM) dont le siège était à Prague, lui avaient conféré une dimension africaine et internationale. D’apparence froide, Abdoulaye Diallo pouvait s’enflammer à l’occasion et devenir un remarquable orateur […]”.

    Selon le doyen Sory Macalou (des BTP) cité par le syndicaliste écrivain Hamed Sidibé dans un ouvrage sur l’histoire du syndicalisme de notre pays, le leader Abdoulaye Diallo “grand par la taille [était] éloquent, syndicaliste hors pair. Il a dirigé la plus grande centrale du pays dans un anticolonialisme inflexible. Cela lui a valu des procès et finalement le licenciement. Devenu ministre du Travail en 1957, il est resté fidèle aux mots d’ordre de l’UGTAN qui a prôné le «Non» au Référendum gaulliste. Adversaire acharné de Sékou Touré dans le mouvement syndical africain, il n’hésita pas cependant à retourner en Guinée avec l’indépendance de ce pays […]”, proclamée le 2 octobre 1958. Auparavant, fin août 1957, quelques mois après l’entrée en application de la Loi-cadre, la centrale URSS change d’appellation et le ministre Abdoulaye Diallo est, cumulativement, élu secrétaire général de la nouvelle Union territoriale des travailleurs du Soudan (UTS). En février 1958, l’UTS devient l’Union territoriale des syndicats du Soudan (UTSS, ancêtre de l’actuelle UNTM). Le 28 septembre suivant, le “Oui” est voté par les Soudanais au référendum constitutionnel. Deux jours plus tard, Abdoulaye Diallo (favorable au “Non”) démissionne du gouvernement et retourne dans son pays natal où il se voit nommer, le 2 octobre, dans le 1er gouvernement de la Guinée de Sékou Touré auréolé de la victoire de son “Non”.

    En Guinée, on l’avait surnommé Abdoulaye Ghana Diallo en raison du rôle qu’il a joué dans les relations entre les leaders guinéen Sékou Touré et ghanéen Kwame Nkrumah. Il fut notamment ministre-résident de Guinée au Ghana. Il fut ensuite ambassadeur de République de Guinée auprès des gouvernements algérien, tunisien, chérifien du Maroc, égyptien et libyen. Puis ambassadeur itinérant de son pays.

    De ce parcours, il est distingué “Citoyen d’honneur” de plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe. Outre ces fonctions ministérielles et diplomatiques, Abdoulaye Diallo fut membre fondateur de plusieurs mouvements et organisations à vocation internationale, notamment les Non-Alignés (Conférence de Bandoeng) ; l’Union Guinée-Ghana ; l’Union Guinée-Ghana-Mali ainsi que l’Organisation de l’unité africaine (OUA, ancêtre de l’actuelle l’UA).

    Après des décennies de pleines activités syndicales, politiques et diplomatiques, il se retire de la scène au début des années 1980 après le décès du président Sékou Touré le 26 mars 1984. A l’avènement du pluralisme politique en 1990, il décline l’offre de ses compatriotes qui l’avaient sollicité pour lui proposer de jouer un rôle dirigeant de leurs partis. Il a préféré rester sympathisant de l’UFD (Union des forces démocratiques de la Guinée).

    Depuis le 10 septembre 1998, il repose au cimetière du quartier Cameroun dans la Commune de Dixinn à Conakry.

    11 – Dr Henri Corenthin, ministre de l’Élevage :

    Né le 24 janvier 1924 à Port-Louis (Guadeloupe), il fut un docteur en médecine diplômé de la Faculté de Montpellier (France), fait partie de ces Caribéens qui se sont investis auprès des nouveaux États indépendants en Afrique dans les années 1960-1970. Henri Corenthin arrive en 1955 au Soudan-Français (actuel Mali) dans le cadre de la coopération française. Il est nommé médecin-chef du cercle de Kita (Région de Kayes). Henri Corenthin s’engage aussi dans le syndicalisme et devient secrétaire général de l’Union des travailleurs de santé (UTS). Sur la scène politique, il adhère à l’US-RDA dont il fut l’un des commissaires à la jeunesse du bureau politique national mis en place lors du 5e congrès d’août 1958. Il est ensuite désigné, en décembre 1959 à Bamako, secrétaire politique (n°2) de l’Union de la jeunesse RDA, section de l’Union nationale de la jeunesse du Mali au sein du Parti de la fédération africaine (PFA).

    Auparavant, en mai 1957, Henri Corenthin entre dans le premier gouvernement de la Loi-cadre comme ministre chargé de l’Élevage et des Industries animales. Poste qu’il occupe jusqu’en avril 1959 à la création de la Fédération du Mali. Dans le gouvernement de ce regroupement, le Soudanais Mamadou Aw est promu ministre des Travaux publics (TP). Son poste de ministre des TP, des Transports et des Télécommunications dans le gouvernement soudanais est désormais confié à Henri Corentin. Celui-ci conserve ce poste (certes délesté des TP revenus à Mamadou Aw, le 25 janvier 1961) jusqu’au 17 septembre 1962. Quelques mois auparavant, il fait partie de la délégation malienne dépêchée à Paris dans le cadre des négociations sur la coopération franco-malienne. La même année 1962, le congrès de l’US-RDA dissout le bureau de la Jeunesse dont était membre le médecin guadeloupéen qui avait pourtant acquis la reconnaissance de “la nationalité malienne pleine et entière” à lui accordée par un décret présidentiel (n°94/PG-RM) du 11 mars 1961. Par la suite, son engagement et à sa conviction pour la cause du Mali irritent l’État français et particulièrement (le tout-puissant conseiller aux affaires africaines de l’Élysée). Paris qualifie le Guadeloupéen de “révolutionnaire excité” et décide ainsi de lui retirer sa nationalité française.

    Tombé en disgrâce politique, le Dr. Henri Corenthin est nommé directeur de l’École des sage-femmes jusqu’au coup d’État militaire du 19 novembre 1968. Il apprend le renversement du président Modibo Kéita à partir du Mexique où il était en mission. De retour au Mali, le nouveau pouvoir lui propose de faire partie du gouvernement. Après moult négociations, le Dr. Corenthin finit par accepter et redevient, du 22 novembre 1968 au 19 septembre 1969, ministre des TP, des Transports et des Télécommunications (perdues à moins d’une semaine au profit du Tourisme dès fin novembre 68). Il quitte le Mali en 1972 après s’être aussi illustré sur le terrain sportif. Il fut ainsi président fondateur de l’US Kita (1951) et du Club olympique de Bamako (COB en 1960) issu de la fusion de l’Union des sportifs d’indigènes et de l’Aigle noir de Bamako-Coura. Président de la Ligue de football de Bamako et membre du bureau de la Fédération malienne de football, Henri Corenthin fut aussi président de la Fédération d’athlétisme du Mali (1960-1969). Et il contribua à la création du Comité olympique du Mali (l’ancêtre de l’actuel Cnosm) qu’il dirige de 1962 à 1967.

    Cinq années plus tard, il quitte donc le Mali et retourne à Paris pour des études de spécialisation en néphrologie. Ayant recouvré entre-temps la nationalité française, le Dr. Henri Corenthin retourne définitivement dans sa Guadeloupe natale. Il y participe à la création des premières cliniques privées de l’île. Au plan politique local, il est un membre fondateur de l’Union populaire pour la libération de la Guadeloupe (UPLG), un parti politique qui milite pour l’indépendance de la Guadeloupe. En 1992, il se présente aux élections régionales sur la liste Alternative Gran Koudmen, un mouvement indépendantiste qui participe pour la première fois aux élections et obtient 5,49 % de suffrages et deux sièges au Conseil régional. A la fin de son mandat, il se retire de la vie politique.

    En 2009, Henri Corenthin soutient activement le LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon), le collectif à l’origine du mouvement social qui avait mobilisé les Guadeloupéens durant 44 jours contre la cherté de la vie. Ces dernières années, Henri Corenthin suivait assidûment l’actualité africaine et particulièrement la crise malienne. Dans son pays natal, Henri Corenthin est décédé le 17 avril 2016.

    12 – Hamaciré N’Douré, ministre du Commerce et de l’Industrie

    Au cours des événements du 19-20 août qui ont abouti à l’éclatement de la Fédération du Mali après la séquestration temporaire à Dakar de Modibo Kéïta et d’autres dirigeants soudanais, le ministre de Commerce Hamaciré N’Douré joue le rôle de porte-parole de gouvernement : sur les ondes de Radio-Soudan, il ne se lasse d’appeler au calme au moment où la tension était très vive dans le pays.

    Les populations soudanaises s’étaient révoltées contre le sort réservé à leurs dirigeants sur la terre sénégalaise. Le tribun N’Douré était dans ses rôles, avocat qu’il était après avoir obtenu une licence en droit dans une Faculté parisienne en 1947, auparavant, nanti d’un parchemin acquis à l’École primaire supérieure Terrasson de Fougères (EPS) de Bamako (l’actuel lycée Askia Mohamed) qu’il a fréquenté (1933-1936).

    Il commence sa carrière professionnelle comme commis expéditionnaire auxiliaire et sert au Tribunal puis au secrétariat de la Mairie de Bamako entre 1936 et 1945. Les deux années suivantes, il intègre par la suite le corps des commis secondaires des services financiers AOF mis au service de Koulouba où se trouvent les bureaux du Gouverneur colonial. De là, Hamaciré N’Douré part à Paris pour ses études de droit au terme desquelles il s’installe à Daloa (en Côte d’Ivoire) comme avocat-défenseur.

    Entre-temps, en janvier 1947, l’US-RDA est formée pour rejoindre le Bloc Soudanais et le Parti démocratique soudanais et la tendance minoritaire et dissidente du PS¨P dont faisait partie Hamaciré N’Douré, natif de Youwarou en 1918. En raison de ses connaissances juridiques et de son expérience politique, il devient membre du premier gouvernement soudanais. Il occupe ainsi le ministère de l’Industrie, du Commerce et des Transports (du 22 mai 1957 au 16 avril 1959).

    A cette date, son département est délesté des Transports. Hamaciré N’Douré reste à son poste jusqu’au remaniement ministériel du 14 mai 1964 où il devient ministre délégué à la Présidence chargé des missions. Trois mois après, il est chargé de la coopération et de l’assistance technique. C’est le début d’une disgrâce qui le verra occuper symboliquement à partir d’octobre 1966 un ministère délégué à la Présidence pour représenter le Mali auprès de la Communauté économique européenne, du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays-Bas, du Grand-Duché de Luxembourg et de la République fédérale d’Allemagne.

    Après le renversement du régime socialiste en novembre 1968, Hamaciré N’Douré compose avec les militaires en occupant le ministère de la Justice, Garde des Sceaux et chargé de mission auprès du président du gouvernement, le capitaine Yoro Diakité (du 7 février 1969 au 10 septembre 1970). Il reprend alors ses activités d’avocat-défenseur et deviendra au milieu des années 1970, le 2e Bâtonnier du Mali.

    Hamaciré N’Douré revient sur la scène politique après la chute du président Moussa Traoré en mars 1991. Il participe à la reconstitution de l’US-RDA et se retrouve parmi les soutiens forts de la candidature de Tiéoulé Mamadou Konaté à la présidentielle d’avril 1992. Une candidature qui a provoqué une grave crise interne culminant avec la scission du Parti de l’indépendance. La tendance Konaté ayant perdu la bataille judiciaire est amenée à créer le Bdia dont Me Hamaciré N’Douré est l’une des têtes pensantes. Suite au décès accidentel de Tiéoula M. Konaté en octobre 1995, la direction du Parti est confiée à Me N’Douré jusqu’à la disparition de celui-ci au début des années 2000.

    13 – Salah Niaré, ministre de l’Agriculture

    Benjamin des premiers gouvernements soudanais et maliens, il est né en 1930 à dans la Grande famille fondatrice de Bamako. Il jouit présentement de ses droits à la retraite en consacrant le plus clair de son temps dans ses champs dans la banlieue bamakoise. Ingénieur agronome issu de l’École nationale supérieure de Montpellier, il fut successivement ministre de l’Agriculture (22 mai 1957-16 avril 1959) ; secrétaire d’État à l’Agriculture, à l’Elevage et aux Eaux & Forêts (16 avril 1959-17 septembre 1962) ; secrétaire d’État à la Présidence de la République chargé de l’Économie rurale (15 septembre 1966-7 février 1968) et secrétaire d’État à la Présidence de la République chargé de l’Économie rurale, de l’Energie et des Industries (7 février- 19 novembre 1968).

    Entre-temps, il fut ambassadeur du Mali en Haute-Volta (1962-1966). C’est justement dans ce pays mossi que Salah Niaré débute sa carrière professionnelle au début des années 1950, avant de retourner au bercail en 1957 à la faveur de l’application de la Loi-cadre qui accorda l’autonomie aux colonies françaises d’Afrique. Il se retrouve ainsi dans le premier gouvernement du Soudan en mai 1957. Il y restera pendant une décennie avec un intermède de fonction d’ambassadeur.

    Après la chute de Modibo Kéita, il devient, en 1969, directeur général de l’Institut d’économie rurale avant d’entamer une carrière à l’international au sein des Nations unies : il sert à la Commission économique de l’Afrique (CEA) puis dirige la Représentation de la FAO au Congo-Kinshasa puis au Niger.

    En 1991, il participe à la renaissance de l’US-RDA avant de se retirer de la scène politique après les élections générales de 1992.

  • COUPE CAF : PREMIÈRE JOURNÉE DES MATCHES DE POULES

    COUPE CAF : PREMIÈRE JOURNÉE DES MATCHES DE POULES

    Le TP Mazembe domine l’AS Real de Bamako

    La phase de groupe de la Coupe de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf) a débuté dimanche avec l’entrée en fanfare de certains grands du continent tel que le TP Mazembe qui a dominé l’AS Real de Bamako par le score de (3-1).

    Les Corbeaux de Lumubachi ont tenu leur rang de favori dans cette première journée des matches de poules de la coupe CAF, en s’imposant devant les Scorpions de Bamako.

    Jephté Kitambala (24e), Alex Ngonga (38e) et Patient Mwamba (90+4) ont marqué pour le TP Mazembe. Souleymane Coulibaly est l’auteur de l’unique réalisationde l’AS Real Bamako à la 32e minute.

    Les Noirs et Blancs de Bamako ont donc perdu leur entrée en lice à la Coupe de Confédération africaine de football. Les Scorpions ont n’ont pas tenu devant le représentant de la République Démocratique du Congo. Une défaite qui met en difficulté les nôtres dans cette compétition des clubs. L’AS Real qui effectuerasa prochaine sortie ce dimanche contre l’AS Monastir au Stade du 26 Mars de Bamako, doit obligatoirement gagner pour se relancer dans la course pendant ce temps, ce score réconforte le club congolais pour sa qualification au prochain tour de la compétition..

    Tous les résultats de la première journée des matchs de poule :

    Groupe A

    Marumo Gallants – Al Akhdar (4-1)

    USM Alger – St Eloi Lupopo (3-0)

    Groupe B

    ASEC Mimosas – Matema Pembe (0-0)

    Diables Noirs – Rivières (3-0)

    Groupe C

    ASKO – Future FC (1-1)

    Pyramids – FAR de Rabat (2-2)

    Groupe D

    TP Mazembe – AS Real Bamako (3-1)

    US Monastir – Yanga (2-0)

    A.M.N.

  • AFFAIRE DES CHINOIS DE LA FORÊT CLASSÉE DE KEIKORO, REGION DE BOUGOUNI

    AFFAIRE DES CHINOIS DE LA FORÊT CLASSÉE DE KEIKORO, REGION DE BOUGOUNI

    Sur la base d’un protocole d’accord signé avec le cantonnement des Eaux et Forêts de Bougouni, portant sur le paiement de 190 millions F CFA, des entreprises  chinoises ont été autorisées à détruire la forêt classée de Keikoro (Commune de Sanso) dans la région de Bougouni. Est-il possible que le Ministère de tutelle ignore tout . . .

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  • VISITE DU MINISTRE RUSSE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES A BAMAKO

    VISITE DU MINISTRE RUSSE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES A BAMAKO

    Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a effectué une visite d’amitié et de travail de 24 heures au Mali, une première d’un chef de la diplomatie russe dans notre pays. Au cours de son séjour, le diplomate russe a été reçu par le président de la transition le colonel Assimi Goïta, avant d’animer une conférence de presse avec son homologue malien, Abdoulaye Diop . . .

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  • SAISIE À BAMAKO…

    SAISIE À BAMAKO…

    Misant certainement sur le silence résultant du tabou autour de cette denrée dans nos sociétés, des commerçants peu scrupuleux vendent désormais de l’alcool  sous le couvert de «boissons énergisantes».  Certains ont été démasqués . . .

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  • PROCÈS EN DIFFAM

    PROCÈS EN DIFFAM

    Notre confrère Africable Télévision, Djénébou Mariko, la présentatrice et Kadiatou N’Diaye reconnus  non coupables

    Notre confrère Africable Télévision, notre consœur Djénébou Mariko, présentatrice de l’émission Femmes Capables sur la chaîne sous-régionale et Mme Kadiatou N’Diaye, ingénieur géologue ont été reconnus non coupables de diffamation par le Tribunal  de grande instance de la Commune VI qui a rendu son délibéré hier matin sur le procès en diffamation que leur avaient intenté la Société minière de Loulo  (Somilo) et certains de leurs dirigeants.

    Le 23 octobre dernier, Kadiatou N’Diaye, ingénieur géologue de son état, arbitrairement licenciée par Somilo après 9 ans de bons et loyaux services,  avait déclaré dans l’émission Femmes capables, avoir été, de longs mois durant, victime d’harcèlement sexuel de la part de certains de ses patrons qui se sont opposés à son avancement et qui ont même essayé de la faire passer pour une psychopathe avec la complicité du médecin attitré de la boîte.

    Après l’émission qui a été largement commentée par Le Sphinx, les mis en cause et la société qui les emploie ont vaillamment  contesté ses propos et ont exigé et obtenu de la part de notre confrère Africable Télévision, un droit de réponse dans la même émission le 13 novembre 2022. Fin de l’histoire ? Que nenni ! comme le dirait l’autre.

    Somilo, malgré son démenti, a cru bon, sans doute pour faire taire à jamais Mme N’Diaye et Africable Télévision, d’intenter un procès en diffam contre eux, via une citation directe  comme l’exige la Loi sur la presse et les délits de presse, le 26 janvier dernier. Une erreur fatale, car, Mme N’Diaye droite dans ses escarpins, répéta à la barre in extenso tout ce qu’elle avait dit sur le plateau d’Africable Télévision ; mieux elle enfonça même le clou, en exhibant des preuves matérielles, des audios d’échanges téléphoniques qui ont laissé complètement baba les plaignants et les membres qui composaient la cour ce jour-là.

    Du coup, ce qui devrait arriver arriva, le verdict  est « sans appel » :

    Africable Télévision non coupable de diffamation

    La présentatrice de Femmes capables, Djénébou Mariko,  non coupable

    Mme Kadiatou N’Diaye,  non coupable

    Selon des sources proches du dossier, Somilo et les mis en cause ont interjeté appel via leurs conseils. De belles joutes croustillantes en perspective.

    N.T

  • Édito:

    Édito:

    Drogue, poison mortel de la jeunesse malienne.

    Tout le monde s’intéresse au débat sur la  politique, sur la sécurité et l’éducation, mais nul ne s’intéresse à cette question qui ronge à petit feu la santé  de la jeunesse malienne. La consommation de la drogue  est devenue un véritable fléau aujourd’hui pour une jeunesse déboussolée, sans  avenir, peu préoccupée de ses devoirs. Nous l’avons l’habitude de dire que l’avenir d’un pays dépend . . .

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  • CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DES NATIONS 2022

    CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DES NATIONS 2022

    L-(Equipe Type du CHAN . . .

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  • TIRAGE AU SORT CAN U-17 ALGERIE 2023

    TIRAGE AU SORT CAN U-17 ALGERIE 2023

    Les 12 pays qui prendront part à l’édition 2023 du championnat d’Afrique des nations des moins de 17 ans dont la phase finale se jouera en Algérie du 29 avril au 19 mai prochain ont été fixés sur leur sort à l’issue du tirage effectué ce mercredi à Annaba. Notre sélection nationale, les Aiglonnets du Mali évoluera dans le groupe 3 au Stade du 19 Mai 1956 en compagnie du Cameroun, du Burkina-Faso, et du Soudan du Sud . . .

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  • ARRESTATION ET INCARCÉRATION DU GÉNÉRAL YAYA SANGARÉ

    ARRESTATION ET INCARCÉRATION DU GÉNÉRAL YAYA SANGARÉ

    Si les zones d’ombre subsistent encore et toujours sur la question, il apparait clairement que l’inspecteur général de police à la retraite, Yaya SANGARE a bel et bien été placé sous mandat de dépôt, le lundi 30 janvier 2023, à la Maison centrale d’arrêt de Bamako-coura, par le Tribunal de Grandes Instances de la Commune IV. Il est cité dans une affaire de spéculation foncière à l’ACI 2000. L’homme serait-il lâché par Kati qu’il était parvenu à approcher . . .

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  • Diadié SANKARE à la Nuit de l’Entrepreneuriat de Bamako « L’Afrique a besoin de champions qui soient des modèles pour la jeunesse »

    Diadié SANKARE à la Nuit de l’Entrepreneuriat de Bamako « L’Afrique a besoin de champions qui soient des modèles pour la jeunesse »

    Invité d’honneur de la VIIIe édition de la Nuit de l’Entrepreneuriat de Bamako, qui s’est déroulée le week-end dernier à l’Hôtel de l’Amitié, Diadié SANKARE, DG de SAER Emploi (fondée il y a tout juste trente ans) est revenu sur son parcours de chef d’entreprise. La jeunesse malienne a fait une ovation à cet entrepreneur d’exception et à sa leçon de choses. Reportage.

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    On sait qu’en Afrique – certainement encore plus qu’ailleurs – la question de l’emploi est cruciale pour absorber et faire face à une extraordinaire croissance démographique et donner demain du travail à tous comme au Mali, où plus de 75 % de la population a moins de 20 ans !

    D’où l’importance de la « Nuit de l’Entrepreneuriat » dont la VIIIe édition était consacrée ce dernier week-end au secteur privé, source incontournable d’emplois et facteur de développement économique. Même les autorités officielles de la Transition semblent désormais en avoir bien conscience : l’État, quel qu’il soit, ne pourra pas résoudre seul ce problème majeur. Le secteur privé est devenu incontournable car ce sont les entreprises qui créent l’emploi, et non les administrations.

    Devant les quelque 400 jeunes entrepreneurs ou étudiants maliens mobilisés pour l’événement, son fondateur Bouba Traoré a fait venir un invité de marque pour la cérémonie d’ouverture à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako, en la personne d’Amadou Sankaré, ancien Président du CNPM (Conseil National du Patronat du Mali) et PDG de SAER Emploi, qu’il a lancée en 1993 et qui fête cette année ses trente ans. Et surprise, au terme du premier panel de haut niveau axé sur « Les secteurs clés qui s’imposent pour relancer l’économie du pays », l’événement aura été fêté de manière bon enfant par l’arrivée sur le podium d’un superbe gâteau d’anniversaire !

    À la tête aujourd’hui d’une trentaine de sociétés regroupées dans SAER (Société Africaine d’Études et de Réalisation), implantée dans une dizaine de pays et employant au total plus de 4 000 personnes, celui que tout le Mali surnomme depuis longtemps « Diadié » raconte d’emblée une anecdote résumant parfaitement son « parcours d’entrepreneur » exemplaire et, à vrai dire, hors du commun.

    « Je suis heureux d’être parmi vous car, pour moi, tout a commencé précisément dans cet hôtel Laïco L’Amitié de Bamako, dont je fus un temps le PDG avant d’être relevé de mes fonctions et remercié quelques mois plus tard ». L’homme, qui ne s’en laisse pas conter et ne ménage pas sa peine pour faire bouger les lignes, dérangeait sans doute trop de mauvaises habitudes et de pesanteurs par ses méthodes efficaces d’entrepreneur privé. Et par son franc parler dont il a encore donné un bel exemple samedi, n’hésitant pas à critiquer les errements économiques de l’État et de la Transition politique, en présence de deux ministres du gouvernement.

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    « Chez nous, le travail
    n’a plus de valeur »

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    En mettant le doigt sur quelques paradoxes de la vie économique par des petites phrases et formules choc qui font mouche et furent très applaudies. En voici un petit florilège.

    « Un simple constat : chez nous au Mali, le travail n’a plus de valeur. Ceux qui travaillent ne gagnent pas et ceux qui ne travaillent pas gagnent ! ». D’où l’importance, ajoute-t-il aussitôt, de « revenir aux fondamentaux », pour comprendre la situation économique dans laquelle se trouve aujourd’hui le Mali.

    « Nous sommes la troisième économie de la sous-région après la Côte d’Ivoire – dont le premier client à l’exportation est le Mali – et le Sénégal, dont le premier client à l’exportation est également le Mali. Vous avez vu ce qui s’est passé avec les sanctions de la CEDEAO : ces pays ont été asphyxiés (…) Et même le Togo nous dépasse en budget ! Vous trouvez cela normal ? », lance-t-il sous les applaudissements de la salle.

    Gâteau d’anniversaire pour les 30 ans de SAER-Emploi. © BF

    « Je suis persuadé que le développement se fera en 2050 en Afrique », observe-t-il en invitant tous les décideurs présents comme la jeunesse africaine à rester en Afrique et à miser résolument sur le Continent qui comptera alors plus de 2 milliards d’habitants. « C’est là que tout se passera demain. Mais, comme toute l’Afrique, le Mali a besoin de champions qui soient des modèles de réussite pour la jeunesse », ajoute-il en invitant les autorités à créer les conditions de cette transformation économique indispensable pour donner un peu d’espoir à la nouvelle génération qui arrive en masse sur le marché du travail. Le Groupe SAER Emploi a le savoir-faire en ce domaine : n’a-t-il pas déjà inséré plus de 100 000 jeunes Africains dans le marché du travail ? Et Diadié met aujourd’hui son expérience au service des jeunes Africains.

    « Or, les jeunes pensent que l’argent fait tout. Non, ce n’est pas l’argent, c’est le travail qui fait le business, la ténacité, les idées innovantes, la patience et la persévérance dans l’effort, la confiance des investisseurs et partenaires qui permettent de construire une société bien gérée et qui donnent des résultats et enfin de l’argent dûment gagné », explique-il en soulignant qu’il ne faut pas inverser les rôles, mais être prêts bien au contraire à mouiller la chemise et à faire les petits boulots nécessaires à la croissance de l’entreprise avant de monter en gamme et de toucher le « jackpot ».

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    « Sortez de votre bureau et…
    de votre costume trois pièces »

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    Et Diadié parle d’expérience, car cela fait trente ans qu’il innove presque tous les jours, en répétant à satiété à ses collaborateurs : « Une entreprise qui ne trouve pas de nouvelles solutions et de nouveaux marchés, ou ne saisit pas de nouvelles opportunités, est appelée à disparaître ». Il en a fait sa règle d’or et c’est la clé de sa réussite. Le public est tout ouïe et les jeunes Maliens lui posent de nombreuses questions.

    « Une chose très importante à avoir pour être un bon entrepreneur, c’est la confiance en soi. Il faut aussi savoir bien s’entourer de gens compétents, avoir un bon modèle économique et surtout une vision si l’on veut réussir et aller loin. Et il faut de surcroît garder toujours la capacité à se relever après un échec. Si tu tombes, il faut te relever aussitôt car, si tu te couches, on marche sur toi ».
    Le langage est direct, mais la leçon porte : Diadié fait un tabac pour cette première séance de la Nuit de l’Entrepreneuriat.

    Maîtresse de cérémonie, Nabou Fall n’est pas en reste. Celle que l’on ne présente plus en Afrique puisque la DG de Vizeo (un jour à Abidjan où elle est basée, le lendemain à Dakar, le surlendemain à Bamako ou Yaoundé… ) coache en permanence des jeunes femmes entrepreneures ou des personnalités du monde des affaires. Elle appelle ainsi les entrepreneurs à « sortir de leur zone de confort » avec, elle aussi, le sens de la formule : « Sortez de votre bureau et de votre costume trois pièces » pour découvrir enfin les réalités concrètes de la vie quotidienne en Afrique.

    Sourcce : Bruno FANUCCHI pour AfricaPresse.Paris (APP)
    @africa_presse

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  • CHAN 2022 

    CHAN 2022 

    L’Algérie et le Sénégal pour une finale inédite

    La grande finale de la 7e édition du championnat d’Afrique des Nations (CHAN) oppose ce samedi l’Algérie au Sénégal. Les deux pays ont obtenu leur ticket pour le bouquet final en se débarrassant respectivement du Nigeret du Madagascar à l’issue des rencontres des demi-finales. Pour la première fois de leur histoire, Algériens et Sénégalais croiseront le fer ce samedi en finale de l’édition 2022 du Championnat d’Afrique des nations. Les deux formations ont décroché leur billet pour la grande finale en barrant respectivement la route aux Nigériens et aux Malgaches au terme des demi-finales disputées mardi dernier. En première heure, les Fennecs ont croqué d’une bouchée le Mena en marquant cinq buts à zéro (5-0). Et le meilleur buteur de cette compétition, Aymen Mahious n’y est pas pour rien. Le joueur de 25 ans a envoyé deux missiles à l’équipe du Niger qui n’a pas réussi à résister. Il s’agit de la plus large marge de victoire dans une demi-finale du CHAN, dépassant le 4-0 infligé par le Maroc au Cameroun lors de la dernière édition il y a deux ans. Dans l’autre demi-finale, les Lions de la Téranga se sont qualifiés en s’imposant devant les Baréa de Madagascar par le minimum d’un but à zéro (1-0). Dès la cinquième minute, Les Lions de la Téranga ont ouvert le score et pris le dessus sur l’équipe malgache qui n’est pas parvenue à inscrire de but durant les 85 minutes restantes. Le Sénégal et l’Algérie s’affronteront demain 4 février au Stade Nelson Mandela d’Alger à 20H30 heure locale.

    A.M.N.

  • TRADITIONNELLE CONFÈRENCE DE PRESSE ANNUELLE DE B2GOLD

    TRADITIONNELLE CONFÈRENCE DE PRESSE ANNUELLE DE B2GOLD

    2022, une autre année de performances opérationnelles remarquables

    La compagnie minière canadienne B2Gold Mali a animé mercredi dernier sa traditionnelle conférence de presse annuelle pour annoncer des nouvelles performances opérationnelles remarquables en enregistré en 2022 à savoir une production globale d’or de 1027874 onces.  Une performance partagée avec l’État du Mali signifiée par les 228 milliards XOF versés au gouvernement et les 539 nouveaux emplois créés en 2022.

    La traditionnelle conférence annuelle de B2Gold a été animée ce mercredi 1er Février 2023 à son siège par le PDG Johnson Clive accompagné de son Vice-président Bill Lytle directeur des opérations de B2Gold Mali. Comme à l’accoutumée,  cette conférence annuelle avait pour objectif principal la présentation du bilan de l’année écoulée et faire part de l’état d’avancement des projets de l’année en cours. La société B2Gold Mali à travers son Directeur des opérations, Bill Lytle, a saisi cette occasion pour donner des éclaircissements sur la situation réelle du permis d’exploitation de la mine d’or de Menankoto.

    B2Gold a connu une autre année de performances opérationnelles remarquables en 2022, dépassant la moitié de la fourchette prévisionnelle annuelle globale de production d’or de la Société. La production globale d’or de la Société a été de 1 027 874 onces en 2022.

    Selon les responsables de la société,« la mine de Fekola au Mali, soutenue par les employés, communautés et fournisseurs locaux, a grandement contribué au succès global de la production de la Société en 2022. La Mine de Fekola a produit 598 661 onces au cours de l’année, juste à la limite supérieure de sa fourchette prévisionnelle (entre 570 000 et 600 000 onces) et a atteint un record de production trimestriel de 244 013 onces d’or au quatrième trimestre. Le maintien et l’entretien d’une relation positive et productive avec le gouvernement malien et le peuple malien en général, est d’une extrême importance pour la société. Dans ces relations, nous sommes toujours orientés par nos valeurs d’équité, de respect, de transparence et de responsabilité. Cette approche éclaire chacune de nos relations, qu’il s’agisse d’un intervenant gouvernemental de haut niveau, d’un employé ou d’un membre d’une communauté impactée. B2Gold et le peuple malien ont réussi à atteindre le succès de la production 2022 malgré une année difficile qui comprenait des défis continus au niveau de la chaîne d’approvisionnement. B2Gold et le gouvernement du Mali ont travaillé avec acharnement pour maintenir le projet Fekola sur la bonne voie. »

    Contribution Économique :La contribution économique est évaluée par rapport à la valeur économique, par le biais des salaires des employés, des impôts, des paiements aux gouvernements et des investissements communautaires. Paiements au gouvernement du Mali B2Gold a versé 228 milliards XOF au gouvernement malien en 2022 (soit un total de plus de 813 milliards XOF depuis 2016).

    Perspectives : En 2022, la production aurifère consolidée de la société provenant de ses trois mines actives devrait se situer entre 950 000 et 1 000 000 onces. Selon Bill Lytle, bien que ces prévisions de production de Fekola comprennent la production estimée de Cardinal, elles ne tiennent pas compte de l’augmentation potentielle de la production d’or de Fekola en 2022 en raison de l’acheminement par camion de matériaux provenant de la zone Anaconda (comprenant le Permis Menankoto et le Permis Bantako Nord) – la mise à jour des ressources minérales devant être annoncée vers la fin de ce trimestre. Il ajouta que malgré les sanctions en cours contre le Mali annoncées par la communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest le 9 janvier 2022, la mine de Fekola a continué de fonctionner sans entrave et a pu atteindre ses objectifs de production en 2022. M. Bill Lytle termine sa présentation par cette phrase : Nous surveillons également de près la situation en Ukraine afin d’anticiper tout impact qu’elle pourrait avoir sur notre exploitation minière.

    Répondant aux questions des journalistes, le directeur des opérations de B2Gold a fait savoir que sa société occupe le deuxième rang des compagnies minières au Mali, et un fervent défenseur de l’environnement.

    A.M. NIANG

  • ALGER-PARIS: NOUVEL AXE DE LA FRANÇAFRIQUE?

    ALGER-PARIS: NOUVEL AXE DE LA FRANÇAFRIQUE?

    L’interview du président algérien, Abdelmajid TEBBOUNE  le 30 décembre 2022 publiée dans le journal français « Le Figaro » interroge sur les orientations récentes de la politique algérienne au Mali . . .

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  • 29 Janvier 2016 – 29 Janvier 2023

    29 Janvier 2016 – 29 Janvier 2023

    Vendredi 29 janvier 2016-dimanche 29 janvier 2023, cela fera exactement 07 ans, jour pour jour,  que disparaissait notre collègue et confrère Birama Touré. Et comme il l’a promis,  Le Sphinx, votre journal préféré,  a jeté un faisceau de lumière sur cette disparition au bout de deux ans d’enquête. Aidé en cela par les journaux : Le Matinal, Le Pays, Africa Kibaru et d’autres confrères de la place dont certains, il est vrai,  à cause des liasses d’euros de Karim Keïta alias Katio, nous ont abandonnés en plein vol . . .

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  • EXCLUSIF : EVASION AU CAMP I DE LA GENDARMERIE DE BAMAKO

    EXCLUSIF : EVASION AU CAMP I DE LA GENDARMERIE DE BAMAKO

    Incroyable mais vrai ! Les deux suspects arrêtés il y a une semaine par la police de Baco Djicoroni (ex-15ème Arrondissement), remis au Camp I de la gendarmerie, se sont en effet évadés aujourd’hui dimanche 22 janvier 2023 . . .

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  • Exclusif : ASSASSINAT DE DEUX AGENTS DE CHANGE ET DE TRANSFERT D’ARGENT

    Exclusif : ASSASSINAT DE DEUX AGENTS DE CHANGE ET DE TRANSFERT D’ARGENT

    Les corps ont été retrouvés, égorgés et abandonnés dans la forêt à Tienfala. Les enquêtes conduites par la police du 15ème  Arrondissement de Bamako révèlent un acte prémédité commandité par de supposés porteurs d’uniformes et un civil, tous interpellés . . .

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  • Affaire Diocolo Coulibaly – Ambassade du Mali à Washington

    Affaire Diocolo Coulibaly – Ambassade du Mali à Washington

    Une Journée de  Souveraineté nationale entachée par une plainte devant la justice américaine

    Le feuilleton Diocolo-Coulibaly Vs Ambassade du Mali à Washington se poursuit. Il a commencé dans les colonnes de votre Journal préféré le 15 janvier 2021… Aux dernières nouvelles, la victime a saisi les tribunaux américains et l’affaire est désormais judiciarisée à l’américaine. Vue sous le prisme de la Journée de la souveraineté Nationale, elle prend une autre connotation à Bamako.

    Aux dernières nouvelles, le diplomate malien en poste à Washington D.C a adressé une lettre à la justice américaine expliquant son incapacité à se présenter devant la Justice dans le procès opposant sa représentation diplomatique à Diocolo Coulibaly. «Small Claims Court», le tribunal de conciliation s’est déclaré incompétent pour trancher la question. Les protagonistes sont donc appelés à se rendre devant une autre juridiction.

    En attendant, suite à l’adoption de la «Journée de la Souveraineté Nationale», est-il convenable qu’une affaire maliano-malienne soit traitée à l’étranger et par des juridictions étrangères ? Cela ne doit pas manquer d’interpeller le premier Diplomate de la République. Mais comment en est-on arrivé-là ?

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    Pour rappel, le 22 Janvier 2021, notre confrère Diocolo Coulibaly, après 09 ans de bons et loyaux services rendus aux usagers de l’ambassade du Mali à Washington D.C., Metro Area, a été abusivement et brutalement licencié de son poste d’Huissier-réceptionniste sans droits, sans préavis et remplacé par une charmante fille de nationalité camerounaise par Mahamadou Nimaga ambassadeur du Mali à Washington D.C. au moment des faits.

    La seule raison que Mahamadou Nimaga a pu évoquer dans un rapport fallacieux erroné et dépourvu de toute honnêteté, est qu’il a insulté les autorités de la transition malienne. Le sieur Coulibaly a-t-il véritablement insulté les autorités de la transition ?

    Dans un article publié le 15 janvier 2021 dans Le Sphinx, Diocolo Coulibaly s’est juste prononcé sur la gestion du Mali par le gouvernement de Bah N’Daw. Et à titre personnel.

    Ce qu’on pourrait retenir dans cet article comme une prophétie est le suivant : «le gouvernement de Bah N’Daw ne donne aucun signe rassurant les Maliens et les partenaires techniques et financiers du Mali… Toutes prises de décisions majeures concernant la vie de la nation malienne en l’absence des partis politiques précipitera la fin de la transition».

    Quatre mois après la publication de cet article, le régime de Bah N’Daw a été balayé suite à un coup d’État pour les griefs évoqués.

    Ce qui est bon à savoir, c’est que Diocolo Coulibaly était lié à l’ambassade par un contrat de travail à durée indéterminée et sans aucune restriction administrative recruté sur place, donc sans statut particulier.

    Aussi, Diocolo Coulibaly s’est exprimé en tant que citoyen malien, Journaliste, homme politique, membre de la société civile aux États-Unis.

    Secrétaire général du syndicat des travailleurs maliens aux États-Unis d’Amérique (UTMA) Affilié au SYNTDAE et à l’UNTM.

    Syndicaliste à ce titre, Diocolo Coulibaly bénéficie d’une immunité syndicale garantie par l’Union Internationale (U.I.T) le Bureau International du Travail (B.I.T) et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM).

    Mahamadou Nimaga, dans cette aventure honteuse a bénéficié du soutien irresponsable de l’ancien Segal Aboubacar Gouro Diall et de Broulaye Traoré Directeur des ressources humaines au ministère des Affaires étrangères.

    Là où il faut crier à l’injustice

    Ce même Nimaga qui se présente comme un défenseur des Colonels au pouvoir a pourtant posté ceci sur son compte Twitter : «Que l’acharnement et méchanceté cessent. Trop c’est trop. Je trouve désolant d’avoir du plaisir à calomnier les gens »).

    Notre bon ambassadeur, en violation du devoir de réserve qui lui est imposé, défendait ainsi le fils de son père Karim Keïta contre lequel des Maliens se sont dressés suite à ses escapades et sorties malencontreuses ?

    Comme si cela ne suffisait, l’ambassadeur Mahamadou Nimaga a fait pire que Diocolo Coulibaly. Il a violé le secret professionnel en publiant sur les réseaux sociaux des documents administratifs internes de plus de dix avec le sceau «confidentiel».

    Le Segal Aboubacar Gouro Diall et le directeur des ressources humaines Broulaye Traoré ont notifié à Diocolo Coulibaly qu’il a été recruté et licencié sur place et qu’il revenait donc à la justice américaine de statuer sur son cas. Ce, après moult tentatives de régler l’affaire à l’amiable à Bamako.

    Une plainte en bonne et due forme sera donc été introduite contre l’État auprès du tribunal fédéral américain. Et pour cause.

    Mahamadou Nimaga a obligé Diocolo Coulibaly à travailler pendant la pandémie du Coronavirus Covid-19 ce, alors que le Président américain Donald J Trump avait signé un décret pour instaurer l’État d’urgence qui a entraîné la fermeture des frontières et tous les services et business aux États-Unis d’Amérique.

    Le Président Assimi Goita, considéré comme le premier Diplomate et employeur des Ambassadeurs, doit se sentir concerné au plus haut point.

    D’ores et déjà, une source proche du dossier nous a mis la puce à l’oreille : les avocats américains envisageraient de saisir la commission des Droits de l’Homme des Nations Unies.

    La question qui taraude les esprits des Maliens est la suivante:

    Le Président Assimi Goita qui vient de décréter le 14 janvier 2023 comme journée «Nationale de la Souveraineté du Mali»  se laissera-t-il embourbé dans le mensonge de ses conseillers qui ont d’autres calendriers ?

    Et qu’en pense Diocolo Coulibaly lui-même : «j’ai été au Mali, j’ai essayé de rencontrer le colonel Assimi Goita. Ma demande d’audience est restée lettre morte depuis le mois d’octobre 2022… J’ai ensuite adressé la même demande au Secrétaire général de la Présidence. J’ai eu  un entretien avec deux responsables du service social de la présidence. Mais rien jusqu’à présent».

    Cette incroyable affaire prendra le temps qu’il faut tant que  l’abus et l’injustice règnent sur les plus faibles.

    A suivre

    Batomah Sissoko

    29 JANVIER 2016-29 JANVIER 2023

  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    Passons l’éponge sur les faits et circonstances qui ont conduit à leur arrestation suivie de leur placement sous mandat de dépôt. Minimisons les mois de rétention qui ont privé ces ivoiriens de leur liberté élémentaire, oublions également les 72 heures de procès et le verdict expéditif qui incluait la peine capitale contre les trois jeunes dames de ce contingent qui aura produit suffisamment de spectacles . . .

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  • The Best Fifa : Liste des différents prétendants

    The Best Fifa : Liste des différents prétendants

    Pour des récompenses prévues le 27 février, la Fifa a dévoilé le jeudi 12 janvier les différentes  listes des prétendants aux trophées The Best Fifa . . .

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  • CHAN 2022 : Le Mali éliminé de la course dès le premier tour

    CHAN 2022 : Le Mali éliminé de la course dès le premier tour

    C’est la grosse surprise de ce CHAN 2022 ! Finaliste de la précédente édition et considéré comme un des favoris au coup d’envoi de la compétition, le Mali a été battu et éliminé par la Mauritanie (0-1) dès le premier tour ce mardi dans le derby à Oran . . .

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  • Afrique de l’ouest : la guerre et les clercs

    Afrique de l’ouest : la guerre et les clercs

    Olivier Vallée

    20 janvier 2023

    On a beau jeu d’ironiser ou de gloser sur l’opération spéciale de Poutine en Ukraine ! En Afrique, la France multiplie les opération extérieures (OPEX) tandis que les Nations-Unies perpétuent des missions de la paix sans issues et de plus en plus désavouées par les supposés bénéficiaires. Il semble bien que pour faire la paix il serait nécessaire d’accepter de considérer que se déroule, du Nigéria au Burkina,  une guerre . . .

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  • EXCLUSIF : EVASION AU CAMP I DE LA GENDARMERIE DE BAMAKO

    EXCLUSIF : EVASION AU CAMP I DE LA GENDARMERIE DE BAMAKO

    Les deux militaires, PROMOUBE MOUNKORO et KOUSSE DOUBA MOUNKORO, impliqués dans l’assassinat de deux agents de change de devises étrangères, tous reconnus respectivement comme soldats de 2ème classe et caporal, se sont évadés de la prison du camp I de Bamako ce dimanche 22 janvier 2023 avec trois autres prisonniers . . .

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  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    SORT DES 46 MERCENAIRES IVOIRIENS

    Désespéré, Alassane Dramane Ouattara opte enfin pour des négociations sincères

    Chantages, menaces et invectives ont été les armes favorites des autorités ivoiriennes depuis 49  mercenaires (3 femmes et 46 gaillards) envoyés par elles ont été capturés le 10 juillet 2022 à l’aéroport international Modibo Keïta par les services maliens avec une facilité qui a déconcerté Abidjan. Depuis, entre dénégations et explications embrouillées les unes plus que les autres, le Président Alassane Dramane Ouattara et ses équipes ont tenu tellement de discours discourtois que l’affaire a pris des proportions qu’elle ne devrait pas connaître. Leurs homologues, les autorités maliennes, durant tout ce temps, ont préféré garder leur calme, préférant la discrétion pour donner une chance à la diplomatie, en évitant les propos vexatoires.

    De leur part, ce n’était pas la peur. Que non ! Pour les colonels fins stratèges et les politiques bien avisés aux commandes du Mali, il n’est pas question de céder à une quelconque menace de gouvernants mafieux, encore moins d’obéir aux injonctions d’une poignée de desperados aux affaires dans un quelconque pays. Inutile donc de descendre dans la fange, inutile aussi de boxer au-dessous de la ceinture. Les peuples épris de justice et de paix, en l’occurrence les Maliens, les Panafricains et des gens honnêtes d’Europe et d’ailleurs, savent bien que le Mali a été agressé, seulement moins de dix jours après la levée des sanctions illégitimes et criminelles que lui avait infligée, six mois plus tôt, le 9 janvier 2022,  la CEDEAO sous pavillon de la France, et qu’une affaire de mercenaires n’est pas une affaire mince. La Minusma a vite fait savoir qu’elle n’attendait pas du tout les 49 mercenaires et l’ONU elle-même avait reconnu les armes prises sur les envahisseurs sont inconnues de ses arsenaux. Olivier Salgado, le porte-parole de la Minusma, s’est quand-même hasardé à soutenir le contraire et il a dû fuir le Mali avant d’être déclaré persona non grata par les autorités du pays.

    Abidjan, après un conseil de guerre, n’exigera pas moins la libération sans condition de ses soldats après avoir soutenu qu’ils ne sont pas de son armée nationale. La Côte d’Ivoire finit par solliciter la médiation togolaise pour trouver au plus vite une bonne solution à cet imbroglio qui n’aurait pas dû exister. Pendant que Lomé se démenait comme un beau diable en jouant de toute son intelligence par l’entregent de son ministre des Affaires étrangères et des Togolais de l’extérieur, le petit-frère du Président Ouattara, Birama Ouattara, ministre très fort, menace Bamako de représailles si les 49 mercenaires ne sont pas libérés avant le 7 août, date anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Maladresse. Bamako ignore superbement le coup de gueule, autant en emporte le vent. Le Togo ne démord pas néanmoins. Le Colonel Assimi Goïta, par respect pour le Président Faure, décide de libérer les trois dames parmi les 49 affreux. Celles-ci regagnent Abidjan. Plutôt que de donner le change à cette action malienne hautement humanitaire et stratégique à la fois, Alassane Dramane Ouattara multiplie les impairs. Il se fait menaçant, il distille des mots peu amènes sur les autorités de Bamako. Le Togo s’émousse, mais n’abandonne pas. Pr. Robert Dussey multiplie les initiatives, convaincu que Bamako est de bonne foi mais déterminé à se faire respecter par la reconnaissance de la vérité par Abidjan : les 49 en treillis sont des mercenaires et non des soldats désignés pour la relève du contingent ivoirien de la Minusma. En plus, la Côte d’Ivoire doit s’engager à respecter désormais la souveraineté du Mali, ce qui procède d’une logique que l’on ne peut élider. La Côte d’Ivoire fait l’effort dans ce sens, mais ne rompt pas avec ses mises en scènes, croyant que ce sont les subterfuges et les ruses qui lui sauveront la face.    

    Au nom des relations séculaires entre la Côte d’Ivoire et le Mali

    Bref, au mois de juillet, Umaru Embalo Cissokho, devenu président de la CEDEAO, s’empare à sa façon du dossier et laisse planer la création d’une force anti-putsch. Il annonce que sa ministre des Affaires étrangères se rendra bientôt à Bamako et que lui-même y viendra après, laissant entendre clairement que sa menace est bien pour le Mali. Depuis, non seulement sa ministre désignée ne sera pas vue à Bamako, en plus lui-même ne semble pas désormais connaître la voie qui mène à Bamako. Entre temps, la CEDEAO organise son sommet aux USA, loin des terres ouest-africaines, loin de l’Afrique. A l’issue de ce conclave, une haute délégation est envoyée le 29 septembre à Koulouba. Les hauts membres se font retirer leurs nano micro d’enregistrement, confondus donc d’espionnage eu profit des ennemis du Mali. Ce n’est pas tout : ils sont mis en face des preuves indéniables que les 46 gars que le Mali a déférés devant la justice ne sont autres que des mercenaires envoyés par Alassane. Alassane Dramane Ouattara, par journalistes et activistes, fait croire à une imminente libération de ses tueurs. Puis, non, les autorités de Bamako ont fait directement de nouvelles propositions à la Côte d’Ivoire. En doublant, on le comprend, toutes les médiations, ce qui se révèle évidemment faux. Il ne restait plus que le sommet de la CEDEAO tenu début décembre à Abuja. Celui-ci se préoccupe peu du dossier des 46 mercenaires. Mais il faut continuer à désinformer, pour tromper la honte indicible. Ainsi, si le Mali ne libère pas les prisonniers avant la fin de l’année 2022, les armées nouvelles de la CEDEAO en feront voir au pays de Soundiata Keïta. Une réunion des chefs d’état-major de la CEDEAO devait même être tenue le ce 19 décembre pour parler de la mise en place de la superbe Force anti-coups d’Etat et contre le terrorisme. Inutile épouvantail désormais.

    Le Premier ministre ivoirien vient de sonner la fin des manœuvres dilatoires. Il a confié à des journalistes que tout a été tenté comme moyens de contrainte, mais que rien n’a marché. L’option militaire n’étant pas possible contre le Mali, le Président Ouattara est désespéré   , il a décidé de résoudre l’affaire par la voie diplomatique. Et il veut être sincère. 

    « Compte tenu des relations séculaires entre le Mali et la Côte d’Ivoire ».

    Salifou Cissé  (Journal Le National)

  • CARTE D’IDENTITÉ NATIONALE BIOMÉTRIQUE CEDEAO

    CARTE D’IDENTITÉ NATIONALE BIOMÉTRIQUE CEDEAO

    Comment le régime kleptocratique s’est accaparé du contrat : 53 marchés de la Canam au peigne fin

    Le contrat de la carte d’identité nationale biométrique Cédéao signé par les autorités de la Transition continue à faire couler beaucoup d’encre et de salive à travers des déclarations et justifications aussi scrabbleuses les unes que les autres. 

    Toutefois, sans s’appesantir sur les explications distillées çà et là et en attendant d’obtenir les réponses précises aux questions qu’il a posées aux autorités actuelles, « Le Sphinx »  survole ici, de ses  longues ailes, les 53 marchés que la Canam a attribués entre 2016 et 2021 à certaines sociétés créées par IBK et ses ouailles afin de s’accaparer du juteux marché de la carte d’identité nationale biométrique sécurisée couplée à la carte de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) que la société Cissé Technologie avait remporté dans les règles de l’art.

    De 2016 à 2021, la Canam a fait 53 marchés, répartis comme suit : 

    • 2016 : 2 497 184 544 FCFA 
    • 2017 : 8 475 057 040 FCFA
    • 2018 : 5 832 722 960 FCFA
    • 2019 :     160 467 846 FCFA
    • 2020 :      219 834 000 FCFA
    • 2021 :  1 057 272 899 FCFA

    Soit la bagatelle de 18 242 539 289 FCFA

    En 2017 la Canam a signé des 21 marchés pour un montant de 8,4 milliards FCFA et en 2018, 8 marchés d’un montant de 5,8 milliards de FCFA soit un montant total de 14 307 780 000 FCFA. Vous l’aurez compris près de 78,43% des dépenses effectuées par la Canam en 6 ans se sont passées en cette période où justement le gouvernement après l’adjudication du marché à CTech faisait semblant de renégocier le prix de carte d’identité nationale biométrique comme l’indique la lettre N° 2557/MSPC-SG en date du 23 août 2017 signée par le général Salif Traoré alors ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dans laquelle ce dernier propose à la société CTech 6000 FCFA par carte couplée que cette dernière accepta aussitôt, car elle estimait qu’à la longue, elle allait rentabiliser son business (voir document) . 

    En réalité, c’est en s’accaparant de la commande publique que le régime corrompu et kleptocratique d’Ibrahim Boubacar Kéïta avec comme Premier ministre Soumeylou Boubéye Maïga, a financé la présidentielle de 2018. Il n’était pas question de laisser une telle manne financière à des opérateurs économiques maliens qui ont refusé de leur servir de faire-valoir. Même s’ils avaient remporté à la loyale des marchés, il fallait leur ôter le pain de la bouche. Quels que soient les moyens utilisés. Pour cela, rien de plus efficace que les sociétés-écrans avec des personnages anodins pour leur servir de cache-sexe.

    Il fut donc décidé de retirer le marché à CTech. Pour cela, on fit appelle aux manœuvres sordides de Boubou Cissé alors ministre de l’Économie et des Finances et son Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga qu’IBK obligea à avaler son chapeau en le poussant à annuler, in fine, le contrat de la carte d’identité nationale biométrique couplée à la carte AMO, sous le fallacieux prétexte que la première citée est régie par une loi alors que la seconde l’est par un décret.   

    C’est ainsi qu’ils créèrent des centaines de sociétés pour « recurer » tous les marchés publics. Comme « Le Sphinx » l’a précisé, société Solution Informatique  et la société Cemac enlevèrent à la même période les marchés suivants :

    10,3 milliards distribués aux deux sociétés-écrans

    • Marché n° 0334/DGMP-DSP 2017 passé par « appel d’offres ouvert » portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés à la Société Cemac Sarl pour un montant maximum de 438 900 000 FCFA TTC
    • Marché n° 00335/DGMP-DSP 2017 passé par « appel d’offres ouvert » portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés à la société Cemac Sarl pour un montant maximum de 352 458 960 FCFA TTC ;
    • Marché n° 00336/DGMP-DSP 2017  passé par « appel d’offres ouvert » renouvelable à Solution Informatique portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant maximum de 1 967 490 000 FCFA TTC ;
    • Marché 00337/DGMP-DSP 2017 passé par « appel d’offres » à Solution Informatique portant sur la Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés  (Fourniture de station d’enrôlement) pour un montant de  279 720 706 FCFA TTC ;
    • Marché n° 00338/DGMP-DSP passé par « appel d’offres » à Solution Informatique portant sur Fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés  (Fourniture de pièces d’usure pour le compte de la Canam) pour un montant de  280 477 826 FCFA TTC (voir documents)

    Pour l’année 2018

    • Marché n°01639/DGMP-DSP 2018 passé par reconduction du marché n° 00335 DGMP/DSP 2017 à la Cemac portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés (Fourniture de pupitre de mise à jour) pour un montant maximum de  352 458 960 FCFA TTC ;
    • Marché n°2232/DGMP-DSP 2018 passé au profit de la Cemac et par tacite reconduction du marché n° 00334/DGMP-DSP portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés (Fourniture  de cartes d’assurés ALD et H pour le compte de la Canam pour un montant maximum de 438 900 000 FCFA TTC ;
    • Marché n° 01640/DGMP-DSP 2018 passé au profit de Solution Informatique par reconduction du marché n°00336/DGMP-DSP 2017 portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés pour un montant de maximum 1 967 490 000 FCFA TTC ;
    • Marché n° 01641/DGMP-DSP 2018 passé au profit de Solution Informatique par  reconduction du marché n° 00339/DGMP-DSP 2017 portant fourniture de matériels techniques et de cartes d’assurés  pour un montant maximum de 1 995 000 000 FCFA TTC

    Ces dix marchés d’un montant total de 8 797 589 491 FCFA TTC ont été attribués à … Solution Informatique Sarl créé 2017 comme nous l’avons dit et à CEMAC Sarl immatriculée au RCCIM sous le numéro MA.BKO.2017.B.312700 pour 1 587 710 920 FCFA TTC. (Voir documents)

    Des cartes fabriquées par GLI, un sous-traitant de Cegedim le partenaire de CTech

    Deux nouvelles sociétés créées donc en 2017  pour les besoins de la cause comme le montrent leurs numéros d’immatriculation au Registre du Commerce et du Crédit mobilier, c’est-à-dire au  même moment où Boubou Cissé alors ministre de l’Économie et des Finances faisait semblant de négocier le prix de ladite carte d’identité nationale couplée à la carte d’assuré avec l’attributaire provisoire du marché sous le fallacieux prétexte que l’État n’avait pas d’ assez d’enveloppe financière pour honorer ledit marché qu’il avait pourtant lui-même lancé

    Selon nos investigations ces deux sociétés bénéficiaires font partie des centaines de sociétés-écrans qui ont servi aux membres de « Ma Famille d’Abord » à s’accaparer de toutes les commandes publiques importantes qui ont été lancées à tire larigot sous le magistère du régime criminel et kleptocratique de feu Ibrahim Boubacar Kéita. Lesdits marchés qui ont été également fractionnés pour les besoins de la cause, n’ont pu être exécutés ( ?) sans le concours malveillant de la Canam qui a permis aux deux nouvelles sociétés de bénéficier de l’expertise technique de Cegedim, le partenaire de Ctech,  qui a fini par trahir cette dernière. La preuve, les spécifications techniques demandées portaient sur des « cartes à puce avec logo Canam avec application biométrique GLI.. » et celles proposées par la même Canam  précisaient : « … puce à contact avec application GLI et pré-encodage… ». Ces mentions démontrent incontestablement le  lien de connivence noué dans le dos de Ctech, entre la Canam, Cegedim, les deux sociétés attributaires des marchés (Solution Informatique et Cemac) et GLI qui n’est autre , tenez-vous bien, que le sous-traitant de Cegedim, partenaire exclusif de Cissé Technologie au Mali jusqu’en 2025.

    On prend les mêmes et on …continue

    Naturellement au lendemain de la réélection controversée d’IBK en 2018, toutes les caisses de l’État étaient vides, le quatuor infernal IBK, Karim, Boubéye et Boubou est passé par là. À telle enseigne que pour l’année 2019, la Canam n’a pu passer qu’un seul marché relatif à la fourniture de consommables et accessoires informatiques . Ledit marché a été attribué à IKA Service Sarl appartenant à… Boubacar Diakité, le représentant de Solution Informatique. Laquelle Solution Informatique a obtenu en 2021 donc bien après le coup d’État,  le marché N° 00865/DGMP-DSP-2021 relatif à l’acquisition de stations d’enrôlement et de kits d’authentification pour le compte de la Canam pour un montant de 719 703  039 FCFA. 

    Sur les 18 milliards dépensés par la Canam plus de 90% des marchés ont été « aspirés »  par les sociétés-écrans. Elle n’est pas la seule, tous les ministères, toutes les sociétés et entreprises d’État sont concernés. Ce sont des milliers de milliards qui se sont retrouvés dans des comptes privés dans les comptes de plusieurs hiérarques de l’ancien régime. Tous, sans exception,  sont devenus ex-nihilo, multimillionnaires.

    Les vieilles méthodes ont la vie dure. Avec le retour des militaires au pouvoir, rien n’a changé. Au lieu de créer des sociétés-écrans, nos bidasses ont préféré continuer avec celles du régime kleptocratique  d’IBK et avec certaines nouvelles sociétés créées par leurs parents, amis et…maîtresses. Suivez mon regard.

    Il n’est donc pas surprenant qu’ils aient donné à Dermalog via Solution Informatique dans des conditions des plus opaques,  le contrat de fabrication de la nouvelle carte d’identité nationale biométrique Cédéao ; conditions opaques que l’Animal antique se propose de vous éclaircir très bientôt !

    Adama Dramé

  • AFFAIRE ASSASSINAT DE KALILOU COULIBALY (2019)

    AFFAIRE ASSASSINAT DE KALILOU COULIBALY (2019)

    Seulement six (06) mois après sa condamnation à la réclusion à perpétuité et au paiement de 100 millions de FCFA d’intérêts civils, l’assassin de Kalilou Coulibaly a bénéficié d’une mystérieuse grâce présidentielle. Il y a pire . . .

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  • BUREAU DU VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL

    BUREAU DU VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL

    3ème Évaluation de Politiques Publiques  

    PRODEFPE : 47% des bénéficiaires sondés ont été insérés mais l’accompagnement post-formation a manqué.

    Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a évalué le Programme Décennal de Développement de la Formation Professionnelle pour l’Emploi (PRODEFPE) 2015-2024. Pour rappel, l’Évaluation de Politique Publique se définit comme une appréciation systématique et objective d’une politique, en cours ou terminée, de sa conception . . .

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  • COUPE DU MONDE QATAR 2022

    COUPE DU MONDE QATAR 2022

    Le onze type du Mondial 2022.

    Composé d’Argentins, de Français, de Croates et de Marocains, les quatre nationalités présentes dans le dernier carré, voici le onze type de la Coupe du Monde 2022. Entre révélations, esthètes et génies de ce sport, cette formation organisée en 3-4-3 retrace le gratin du football international.

    Le verdict est tombé ce dimanche soir au terme d’une rencontre totalement folle et d’un match au suspense rare. Emmenée par son héros Lionel Messi, couronné pour la première fois de sa carrière, l’Argentine a ainsi décroché la troisième étoile de son histoire, après 1978 et 1986, au détriment des Bleus (3-3, 4-2 aux t.a.b.). Cette 22ème finale de Coupe du Monde aura surtout clôturé en apothéose un tournoi très largement décrié à ses débuts. De la déroute brésilienne au sacre argentin en passant par le rêve éveillé des Marocains et la nouvelle épopée tricolore, cette compétition aura connu de nombreux rebondissements. Plus que des rires et des pleurs, propres à la grandeur de l’événement, ce Mondial a également révélé de nombreux joueurs. De quoi concocter un onze type.

    – Emiliano Martinez : clivant, provocant, voire même exaspérant pour certains, le dernier rempart de l’Albiceleste n’en reste pas moins l’un des grands artisans du sacre des siens. Solide sur sa ligne tout au long du Mondial, le portier d’Aston Villa, chauffé par les déclarations de Kylian Mbappé, a une nouvelle fois sorti le grand jeu lors de la séance de tirs au but décisive face aux Bleus. Un arrêt face à Coman, une déstabilisation payante face à Tchouaméni et une nouvelle célébration déroutante face aux caméras au moment de recevoir le trophée de meilleur gardien de la compétition. Parfait résumé de son épopée au Qatar.

    – Nicolas Otamendi : critiqué pour ses débuts sous le maillot argentin et tenu comme l’un des principaux responsables de la débâcle vécue face à l’Allemagne en quart de finale de la Coupe du monde 2010, l’actuel défenseur de Benfica s’est depuis complétement métamorphosé. Très rassurant tout au long de la compétition, l’ancien de Porto et Manchester City s’est imposé comme le patron de la défense albiceleste. Avec 36 duels remportés, 10 interceptions et très peu de dribbles subis, Otamendi a régné en maître. Du mauvais élève aperçu au Cape Town Stadium à la solidité affichée sur les pelouses qatariennes, la progression est déroutante. Des performances récompensées d’une première étoile sur la scène mondiale.

    – Joško Gvardiol : étincelant tout au long de ce Mondial, l’homme masqué des Vatreni a dégouté l’ensemble des attaquants adverses… avant que Lionel Messi ne lui rappelle qu’il était en mission. Excepté cette impuissance face au génie, le reste est impressionnant. Des tacles précieux, des retours salvateurs, une solidité de tous les instants dans le duel, impérial dans les airs. Une Coupe du monde taille patron qui devrait, très certainement, lui ouvrir les portes d’un avenir radieux. Manchester City a tout vu.

    – Dayot Upamecano : appelé par Didier Deschamps pour disputer la première Coupe du Monde de son histoire, DayHot Upamecano ne s’est pas manqué. Dominant dans les duels, précieux dans les situations de profondeur, inspiré à la relance, le défenseur du Bayern Munich a prouvé qu’il était, aujourd’hui, l’un des défenseurs les plus complets au monde. Aux côtés de Varane ou Konaté, l’Ébroïcien, touché par le virus et absent face aux Lions de l’Atlas, n’a que très rarement été pris à revers, à l’image de ses prestations époustouflantes réalisées contre l’Australie ou encore le Danemark. Le dénouement du Stade de Lusail, ce dimanche 18 décembre, lui laissera malgré tout un goût amer.

    – Sofyan Amrabat : remplaçant du côté de la Fiorentina la saison dernière, le milieu défensif de 26 ans ne reverra très certainement jamais le banc. Auteur d’une Coupe du Monde XXL et symbole même du parcours historique par les Lions de l’Atlas, le Marocain fait logiquement partie de cette équipe type. Titulaire indiscutable dans le poste de sentinelle dans le milieu à 3, le natif de Huizen (au sud-est d’Amsterdam) a été monstrueux lors de la phase de poules et encore plus face à l’Espagne puis le Portugal ou même face à la France alors qu’il jouait avec une blessure au dos. Doté d’un volume de jeu impressionnant, il reste l’une des très grandes révélations de ce Mondial.

    – Luka Modric : parlons de révélation pour certains, évoquons plutôt confirmation pour d’autres. Finaliste malheureux en Russie malgré un Mondial exceptionnel, le Ballon d’Or 2018 a récidivé du côté de Doha. Pas de but ni de passe décisive dans l’escarcelle du Croate mais le milieu du Real Madrid a, une nouvelle fois, rayonné dans l’entrejeu des Vatreni. Grand artisan de la troisième place glanée par les hommes de Zlatko Dalić, sa prestation majuscule réalisée face au Brésil est encore disponible en replay. Un virtuose âgé de 37 ans qui laissera forcément un grand vide lorsqu’il décidera de raccrocher.

    – Enzo Fernandez : placé sur le banc en début de compétition avant d’intégrer le onze lors du troisième match face à la Pologne, le joueur de Benfica s’est rapidement imposé comme un titulaire indiscutable pour Lionel Scaloni et son inexpérience sur la scène internationale ne s’est clairement pas fait ressentir. Récompensé du trophée du meilleur jeune de la compétition, son activité dans l’entrejeu s’est avérée essentielle pour l’Albiceleste dans la conquête du titre mondial. Impressionnant dans la récupération du ballon, sa qualité d’orientation dans le jeu est également à signaler. Lieutenant de Lionel Messi, le milieu de 21 ans devrait rapidement voir les cadors européens se positionner.

    – Antoine Griezmann : une finale ratée, certes. Mais alors pour le reste… que dire. Replié en position de milieu relayeur depuis le début du Mondial, l’homme à tout faire des Bleus a enchaîné les courses, les phases de pressing, les récupérations dans plusieurs compartiments du terrain et même souvent dans la surface des Bleus, avec quelques sauvetages clés tout au long des quatre semaines de compétition. Juste techniquement, à l’instar de cette demi-finale de classe mondiale réalisée face au Maroc, le joueur des Colchoneros a sublimé le jeu tricolore au Qatar. Difficile alors d’en vouloir au natif de Mâcon pour cette ultime rencontre manquée tant son apport pendant toute la compétition aura été précieux.

    – Lionel Messi : certains diront définitivement le GOAT. Et pour cause, l’œuvre réalisée par la Pulga dans ce Mondial a une résonnance particulière. Passons les pleurs de son meilleur ennemi, CR7, cette étoile décrochée sur le gong face aux Bleus place assurément le septuple Ballon d’Or au sommet de ce sport. Nommé meilleur joueur du tournoi, celui qui totalise 7 buts et 3 passes décisives au Qatar n’a cessé de porter les siens, à l’image de cette finale marquée d’un nouveau doublé et d’un sang-froid glaçant pour transformer son penalty. Si certains comme Zlatan Ibrahimovic convoquait déjà le destin, Messi, lui, s’est chargé de l’écrire. Génie.

    – Kylian Mbappé : brillant, impressionnant, insuffisant. La finale du natif de Bondy est à l’image de son tournoi. Parfois transparent, souvent écœurant, l’attaquant du Paris Saint-Germain a scintillé lors de ce Mondial. Meilleur buteur de la compétition avec 8 réalisations – et deux passes décisives – son triplé historique inscrit face aux Argentins n’aura finalement pas suffi. Un destin cruel pour le numéro 10 français qui n’enlève pas la dimension prise par le Parisien sur la scène mondiale. Décisif face à l’Australie, bourreau du Danemark et de la Pologne, catalyseur face au Maroc et génial contre l’Albiceleste, Mbappé aura tout fait pour décrocher sa deuxième étoile. Un cadeau envolé, de peu, pour celui qui soufflera sur sa 24ème bougie, ce mardi.

    – Julian Alvarez : le futur de l’Albiceleste à la pointe de l’attaque est assuré. Pour sa première Coupe du Monde, le nouvel attaquant de Manchester City a rayonné. Auteur de 4 buts en 7 matches, le buteur de 21 ans a parfaitement su épauler Lionel Messi en pointe. A l’image de son doublé et de sa prestation réalisée face à la Croatie en demi-finale, le prodige de Calchín est entré dans une nouvelle dimension. Pour le plus grand bonheur de Lionel Scaloni mais également de Pep Guardiola, déjà entraîneur d’un certain Erling Haaland…

    L’équipe type de la compétition : Martinez – Otamendi, Gvardiol, Upamecano – Amrabat, Modric, Fernandez, Griezmann – Messi, Mbappé, Alvarez.

    Remplaçants : Dominik Livaković, Yassine Bounou, Achraf Hakimi, Azzedine Ounahi, Romain Saiss, Bukayo Saka, Jude Bellingham, Olivier Giroud.

  • CARTE D’IDENDITÉ NATIONALE BIOMÉTRIQUE SÉCURISÉE CEDEAO

    CARTE D’IDENDITÉ NATIONALE BIOMÉTRIQUE SÉCURISÉE CEDEAO

    Après ses interrogations sur les conditions dans lesquelles le marché de la carte d’identité nationale biométrique sécurité Cédéao a été attribué, « Le Sphinx » s’attendait à un éclairage de la part du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte du gouvernement, Abdoulaye Maïga. Mais hélas, ses explications, lors du lancement officiel de la production de ladite carte, l’ont laissé sur sa faim. Et pour cause . . .

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  • QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    QUAND UN CONFRÈRE FORCE L’ADMIRATION

    Éditorial

    QUAND DR. CHOGUEL KOKALLA MAÏGA REFUSE D’ABANDONNER LE MALI EN PLEIN VOL !

    Enfin ! Depuis vendredi dernier, 25 novembre 2022, on en sait sur l’état de santé du Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, et l’on a compris quel est son avenir en tant qu’homme d’État. L’aubade, dont le Président de la Transition, Chef de l’État, Colonel Assimi Goïta, a été le maestro  en l’accueillant ce jour à 08h au Palais de Koulouba, a . . .

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  • La tragédie des hommes accroupis

    La tragédie des hommes accroupis

    En ces temps éprouvants que traverse le Mali, c’est une bonne nouvelle que la publication par un éditeur de Bamako d’un livre écrit par un Malien de retour au pays. Cependant, Amadou Tidiani Traoré, dans la tragédie des hommes accroupis, on s’en doute au titre, n’écrit pas que la vie est un long fleuve tranquille. Même et surtout pour le quatuor qui tient les fils du récit et décline des partitions concurrentes. Il est composé de deux couples qui vont se séparer à un âge où il est plus facile d’envisager . . .

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  • BUREAU DU VERIFICATEUR GENERAL

    BUREAU DU VERIFICATEUR GENERAL

    Remise du Rapport annuel 2021 au Président de la Transition, Chef de l’État

    Le mardi 29 novembre 2022, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, a solennellement remis son Rapport annuel 2021 à Son Excellence Monsieur Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État.

    La cérémonie a eu lieu au Palais présidentiel de Koulouba, en présence du

    Premier ministre par Intérim, le Colonel Abdoulaye MAIGA, du Président du Conseil

    National de Transition, des Présidents des Institutions de la République et de certains membres du Gouvernement. Y a pris part un invité de marque : l’Auditeur Général du Rwanda, Monsieur Alexis Kamuhiré dont la présence à cette cérémonie témoigne de la volonté du Bureau du Vérificateur Général du Mali de s’approprier des meilleures pratiques du contrôle de la gestion des finances publiques, à l’image de celles du Rwanda. L’Auditeur Général était accompagné de la Directrice Générale de la Coopération du Rwanda, Mme Christine Nkulikinka. Nous avons aussi noté la présence d’une forte délégation du Bureau du Vérificateur Général (BVG).

    Dans son allocution introductive, le Vérificateur Général du Mali a soutenu que la remise solennelle du Rapport annuel du Vérificateur Général est un évènement hautement symbolique marquant un moment inédit de porter à la haute attention du

    Président de la Transition, Chef de l’État, la synthèse des observations, analyses, critiques et suggestions formulées au compte de l’année 2021. Le Vérificateur Général a aussi tenu, à l’endroit du Chef de l’État, à « renouveler ses très sincères remerciements et a réitéré tout son engagement à remplir convenablement sa mission » et il a remercié le Gouvernement et salué vivement sa vision de la lutte contre la délinquance financière qui nous permet de mettre en œuvre des stratégies efficaces grâce notamment aux dispositions pertinentes de la nouvelle loi régissant le BVG».

    En retour, le Président de la Transition, Chef de l’État, Assimi Goïta a déclaré : « Je voudrais vous féliciter chaleureusement pour le travail que vous ne cessez, à travers votre Bureau, d’accomplir en mettant en exergue les dysfonctionnements des structures et services publics sur la base d’une cartographie qui offre une vue d’ensemble sur la question. Par la persévérance de vos équipes, de nombreuses missions de vérifications ont été courageusement conduites au cours l’année 2021 et suivies de recommandations pertinentes. » Le Chef de l’État a ajouté : « La lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition. En témoignent les sollicitations importantes adressées au Bureau du Vérificateur Général par les membres du Gouvernement. […] Vous comprendrez alors tout l’intérêt pour moi de recevoir ce rapport et de l’exploiter à souhait pour que des actions décisives puissent être entamées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, particulièrement dans la gestion efficace des fonds et deniers publics. Je note avec satisfaction la diversité des interventions du Bureau du Vérificateur Général qui a su évoluer sur des vérifications financières et de conformité, des vérifications de performance, des vérifications de suivi de recommandations, et l’évaluation de politiques publiques. Ces interventions ont couvert presque tous les secteurs stratégiques du développement de notre Pays. » 

    Le rapport annuel 2021 est alimenté par la synthèse de 33 rapports sectoriels qui sont repartis en 20 vérifications financières ou de conformité, huit (8) vérifications de suivi des recommandations, quatre (4) vérifications de performance et une (1) évaluation de politique publique. Lesdits rapports ont tous été publiés sur son site WEB.

    Par ailleurs, les missions de vérification sectorielles ont décelé des irrégularités administratives et financières. Concernant les sanctions administratives, en plus des suites réservées aux dénonciations et transmissions aux autorités judiciaires relatives aux irrégularités financières, le Vérificateur Général suggère également qu’une attention particulière soit accordée à l’application effective des sanctions administratives et disciplinaires dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des recommandations. En ce qui concerne les transmissions et dénonciations, en 2021, le Bureau a transmis 18 dossiers au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et dénoncé 22 dossiers aux Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles Économiques et Financiers.

    La situation des dénonciations se présente comme suit :

    – seize (16) dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande

    Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle

    Économique et Financier ;

    – cinq (5) dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande

    Instance de Kayes, chargé du Pôle Économique et Financier ;

    – un (1) dossier au Procureur de la République près le Tribunal de Grande

    Instance de Mopti, chargé du Pôle Économique et Financier.

    Des copies des 22 dossiers ont été transmis au Directeur Général du Contentieux de l’État pour suivi et défense des intérêts de l’État.

    Quant aux suites judiciaires y réservées, le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême a communiqué par écrit au Bureau, la situation des suites judiciaires des 18 transmissions reçues. Elle se présente comme suit :

    – quatre (4) dossiers ont été déférés au Parquet Général de la Cour Suprême ;

    – quatorze (14) dossiers ont fait l’objet d’examen par les chambres compétentes.

    Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune

    III du District de Bamako, chargé du Pôle Économique et Financier, a fait parvenir par écrit au Bureau, la situation des suites judiciaires des 16 dénonciations reçues au titre de l’année 2021. 

    Ainsi :

    – un (1) dossier a fait l’objet de l’ouverture d’une information judiciaire au niveau d’un cabinet d’instruction du Pôle Économique et Financier ;

    – six (6) dossiers sont en enquête préliminaire ;

    – neuf (9) dossiers sont en cours de traitement au Parquet du Pôle Économique et Financier. 

    La situation au niveau du Pôle Économique et Financier près le Tribunal de Grande Instance de Kayes est la suivante :

    – un (1) dossier est programmé pour être jugé ;

    – deux (2) dossiers ont fait l’objet de l’ouverture d’une information judiciaire au niveau des cabinets d’instruction du Pôle Économique et Financier ;

    – un (1) dossier est en enquête préliminaire ;

    – un (1) dossier est en cours de traitement au Parquet du Pôle Économique et

    Financier.

    Enfin, suite au seul dossier de dénonciation qu’il a reçu au titre de l’année 2021, le

    Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du

    Pôle Économique et Financier, a transmis ledit dossier à la Brigade d’Enquête

    Financière du Pôle aux fins d’enquête préliminaire.

    Ce résultat est le fruit de la forte synergie engagée entre les autorités judiciaires et le

    Bureau, suite notamment à l’adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur Général.

    Juste après la remise solennelle du Rapport annuel du Vérificateur Général, le

    Président de la Transition, Chef de l’État, a accordé une audience aux hôtes rwandais qui étaient accompagnés du Vérificateur Général. C’était en présence du Premier ministre par Intérim, du Président du Conseil national de Transition et de certains de ses proches collaborateurs. Le Vérificateur Général a également remis son rapport annuel 2021 au Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maîga, le vendredi 02 décembre 2022. Il le remettra ensuite au Président du Conseil National de Transition et au Président de la Cour Suprême. Enfin, le rapport sera disséminé aux organisations de la Société Civile au siège du Conseil National de la Société Civile et présenté aux Partenaires Techniques et Financiers au Bureau du Vérificateur Général.

  • Le Trésor américain sanctionne plus de 40 personnes et entités dans neuf pays liées à la corruption et aux atteintes aux droits humains

    Le Trésor américain sanctionne plus de 40 personnes et entités dans neuf pays liées à la corruption et aux atteintes aux droits humains

    Séparément, Keita est également accusé d’avoir organisé l’enlèvement, la torture et le meurtre apparent de Birama Toure (Toure), un journaliste qui enquêtait sur l’implication de Keita dans la corruption. Plusieurs témoins affirment avoir vu Touré dans une prison gérée par les services de renseignement maliens avec des signes clairs d’avoir été brutalement tortur . . .

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  • FONDS COVID 

    FONDS COVID 

    FONDS COVID

    Après l’arrestation du président de la CCIM et ses deux acolytes, est-ce la fin de l’impunité au Mali . . .

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  • TRIBUNE

    TRIBUNE

    POUR L’ AFRIQUE ET POUR TOI MALI

    Tout le monde parle actuellement de bouillonnement sociopolitique. Dans les grins, dans la presse, dans les transports en commun, dans les marchés, ça se discute. Tant mieux pour une nation organisée qui a son opinion nationale vitale et alerte.

    Avec un peu de jugeote, on ne peut nier cette évidence. Syndicats, partis, activistes de tous bords, tout le monde crie sur fonds de vie chère, d’insécurité, d’insalubrité, et tout ce qui fait se ressentir le mal être. Sans oublier l’avant-projet de constitution. Ces dossiers ne sont pas nouveaux.

     Pendant son mandat, les maliens avaient fait savoir à ATT que le pays était sur répondeur, que l’argent ne circulait pas. Sous IBK la vie chère est revenue, les syndicats ont rué dans les brancards comme c’était le cas depuis Modibo Keita. Il en est ainsi dans un état, pour une nation. A chaque fois, c’est au gouvernant de trouver la parade, qui convienne à ces maux et à leur époque.

    J’ai la chance d’être un modeste  témoin actif  de cette vie sociopolitique de mon pays depuis au moins 25 ans. J’ai eu l’impression qu’IBK et son régime ont vite oublié les raisons qui ont amené la Transition de 2012. Cela a été dit jusqu’à sa chute. Et maintenant j’entends à gauche et à droite les mêmes récriminations faites à IBK de ne pas tirer les leçons du passé récent, chaud ou frais dans les mémoires.

    Si j’ai un seul conseil à donner aux autorités actuelles et singulièrement à ceux que les maliens et les africains appellent affectueusement « les cinq colonels », aux chefs d’institutions actuels, à la gouvernance actuelle, de même que tous ceux qui sont en responsabilité au plus petit échelon, du chef d’institution au chef de section, à l’agent mandaté: que les Maliens et l’Afrique les regardent.

    Les Maliens et les Africains, citoyens de base, demandent que la marche enclenchée ne doit faiblir, que la cadence doit rester soutenue, que la mobilisation ne doit faiblir.

    En cela il faut au plus haut degré, entre nos dirigeants, nos responsables, nous citoyens, de la loyauté, de la dignité, de la probité, par-dessus tout, du patriotisme.

    L’heure est à la préservation de l’intérêt général dans un écosystème politico-économico-sécuritaire certes fragile. 

    Il y a quelques mois, sur cette même page j’ai parlé de l’individualisme. Ce mal continue de gangrener notre société malienne, notre administration sur fond de course pour l’enrichissement personnel, pour le confort individuel. Cela à un moment où toutes les actions doivent être communes, collectives, collégiales pour le Mali et pour l’Afrique.

    En responsabilité nationale, sur la haute marche du podium, il faut agir en homme d’État, quand le destin nous y propulse, car c’est seul l’homme d’État  qui pense aux générations futures et qui s’oublie. Il le faut à travers les idées, les actions, les réformes dont le souvenir reste indélébile pour l’histoire.

    C’est en cela que l’on cite aujourd’hui encore Modibo Keita, Kwame N’Krumah, Thomas Sankara et autres.

    Pour les Maliens et les Africains, une révolution est née au Mali et est en marche. Jusque dans les Antilles, le Mali est scruté, admiré, envié. Travaillons à ce que cela ne devienne poussière. La révolution a cela de particulier qu’elle génère des ennemis en son sein, à côté et même loin. Alors comme le dit Richard Kingsley Morgan, écrivain britannique : « toute révolution exige des sacrifices ».

    Si  nous laissons le « mur Mali » se fissurer, les margouillats, lézards et autres reptiles n’attendent que de s’y engouffrer. Nous avons une intelligence collective à fort quotient pour empêcher cela, fort de la richesse de notre vivre ensemble, de notre héritage culturel et historique. 

    Quel sacrifice nous demandent les temps actuels, pour le Mali et pour l’Afrique ? A mon avis c’est de nous sacrifier nous-mêmes, de nous éloigner de l’individualisme, de prendre les bonnes décisions pour le bien du plus grand nombre, de mettre au travail  les serviteurs désintéressés et engagés, en nous éloignant de ces castings népotiques et infructueux, de mettre la vertu en toute idée et en toute action.

    Ce menu est un viatique pour éviter le naufrage individuel ou collectif.

    Le Mali nous a déjà tant donné, donnons-lui ce qu’il mérite, pour qu’il mérite de l’Afrique, du monde et de l’universel.

    Alassane Souleymane

    Journaliste

  • CRISE AU SEIN DU CNPM

    CRISE AU SEIN DU CNPM

    Diadié dit Amadou Sankaré : « L’unité syndicale est notre combat, même si nous respectons la liberté syndicale.  En effet, on ne peut pas vouloir rassembler et travailler uniquement avec une fraction du Patronat. »

    Depuis plusieurs mois le Conseil national du Patronat du Mali (CNPM) traverse une crise due au renouvèlement de son bureau. Deux élections ont eu lieu créant un bicéphalisme entre le bureau de Diadié dit Amadou Sankaré et celui de Mamadou Sinsy Coulibaly. Pour mettre fin à la crise, une Assemblée générale extraordinaire tenue le 02 avril 2022 dernier avait mis en place un bureau de 16 membres, 8 membres de chaque tendance de chaque tendance avec un Président. Cette disposition qui n’est pas prévue dans les Statuts et règlement intérieur visait, selon eux, à doter le CNPM d’une administration provisoire avec pour mandat : la gestion courante du CNPM, l’élaboration et l’adoption d’un règlement électoral et l’organisation de nouvelles élections. Avec comme recommandation la prise d’initiatives nécessaires pour favoriser la réconciliation et le rassemblement du secteur privé autour de l’essentiel, la défense des intérêts des entreprises.

    Malheureusement, ce qui était censé être la solution risque plutôt d’exacerber les tensions avec l’introduction des clauses restrictives, source d’exclusion. Au fond, l’Administration provisoire (non conventionnelle) vient de perpétrer un véritable coup d’Etat en prenant des mesures discriminatoires tendant à exclure certains membres. Dans cette interview qu’il a accordée au «Sphinx» Diadié dit Amadou SANKARE, avec la courtoisie et le franc-parler qu’on lui connaît, revient sur ces décisions iniques et réitére ses ambitions qui n’ont pas changé d’un iota.

    Le Sphinx : Monsieur Diadié Sankaré, il y a 4 mois, lors de l’interview exclusive que vous nous avez accordée, on vous demandait si vous aviez confiance aux membres du bureau de l’Administration Provisoire mis en place ? Aujourd’hui l’histoire nous donne raison, ils ont été déloyaux envers vous puisque les mesures qu’ils viennent de prendre sont non seulement discriminatoires mais aussi dépassent les prérogatives que l’Assemblée générale extraordinaire du 02 avril 2022 leur a données. Elles ont été prises pour vous exclure et vous empêcher de vous présenter à la Présidence du Patronat. Votre réaction ?

    Diadié Sankaré :  Effectivement vous m’avez posé la question lors de l’interview que je vous ai accordée il y a quatre mois, juste après l’assemblée générale qui a vu la mise en place de l’Administration provisoire.

    Moi, je ne parle pas de loyauté ou de déloyauté, ou de trahison. Je pense plutôt que l’Administration provisoire n’est pas partie au fond dans la réflexion. Peut-être qu’ils n’ont pas pris le temps de bien approfondir les voies et moyens permettant d’aller à une élection juste, inclusive et impartiale.

    Il y avait plusieurs mécanismes mais peut-être qu’ils sont allés à la solution la plus facile. Qui consiste à dire que comme il y a deux protagonistes, il faut les éliminer. On s’est dit si on élimine mon challenger et on me garde, c’est injuste, on s’est dit si on m’élimine et qu’on le garde, c’est injuste, donc il faut éliminer les deux. Ce qu’ils n’ont pas fait toutes les réflexions nécessaires. Parce que quand vous lisez ces articles, on parle de mandat, or il se trouve que moi je n’ai jamais exercé une minute de mandat. Il est clair que je n’ai pas fait de mandat. Ils vont jusqu’à dire que même celui qui a fait fonction quelle que soit la durée et le mode d’accès, (même si c’est 01 minute), bon tout ça c’est pour viser quelqu’un.

    Moi je ne pense pas qu’à ce stade, le Patronat soit une question de personne. Ce n’est pas un problème de Diadié, ce n’est pas un problème de Coulibaly.

    Je crois et je l’avais dit déjà, c’est une organisation qui doit être pérenne, qui fonctionne normalement avec une vision, avec un programme, avec des acteurs bien dévoués qui veulent aller loin. Pour moi, franchement, je ne veux pas parler de loyauté ou de déloyauté.

    Mais n’ont-ils pas tout de même outrepassé les prérogatives que l’Assemblée du 2 avril dernier leur a données ?

    Bien sûr qu’ils ont dépassé ces prérogatives, mais peut-être qu’ils ont pensé que dès qu’ils sont là, qu’ils ne représentent plus aucun camp, C’est possible aussi, en tout cas, c’est comme ça que je pense. Mais ce qu’ils oublient, le CNPM, ce n’est pas un problème de camp ou bien de personne ou de président, c’est un problème de bureau. On dit Mamadou Sinsy et son bureau ; Diadié Sankaré et son bureau. C’est-à-dire s’ils ont poussé l’analyse, peut-être on aurait pu dire aucun des bureaux. Ni le bureau de Sinsy, ni le bureau de Diadié ne pourront être dans le nouveau bureau qui va venir. En ce moment-là d’accord. Alors qu’il fallait trouver des mécanismes afin que tout le monde se retrouve. Parce que dès qu’on élimine des personnes, on crée des problèmes d’ego, ça ne règle pas le problème. Moi je pense qu’ils ont vraiment manqué de réflexion. La loyauté, c’est autre chose, je ne rentre pas dans ça. Je ne vais pas insulter, dire que des gens ont été déloyaux vis-à-vis de moi. Ce n’est pas ce que je cherche. Ce n’est pas moi, c’est un programme.

    Sur les 39 groupements professionnels qui avaient fait à cette Assemblée Générale du 02 avril, 26 ont complétement désavoué l’administration provisoire. Ils ont décidé de mettre en place un collègue transitoire de 05 personnes venant des deux côtés plus un Président qui sera choisi de façon consensuelle afin de sortir définitivement de cette crise. Qu’est-que vous en pensez ?

    Franchement, je ne commente pas cette décision, je n’étais pas là, mais ce sont quand même des gens qui sont légitimes. Quoi qu’on dise le CNPM est composé de Groupements Professionnels et des Conseils Patronaux de Région, voilà les organisations qui composent le Patronat. Il n’y a pas d’entreprises dans le Patronat en tant que telles, mais ce sont des organisations professionnelles. Même si ce sont les entreprises qui cotisent. Donc c’est légitime si les organisations décident de faire quelque chose mais j’avoue que je ne veux pas commenter le bien ou mal fondé de cette décision. Je pense que tout ça est dû au fait que l’Administration provisoire a essayé de trouver la voie la plus courte.

    Ils sont allés jusqu’à dire que s’il n’y a pas de consensus, ils sont prêts à créer un nouveau Patronat. Qu’est-ce vous en pensez ?

    L’unité syndicale est notre combat, même si nous respectons la liberté syndicale.  En effet, on ne peut pas vouloir rassembler et travailler uniquement avec une fraction du Patronat. On sait que dans certains pays il y a plusieurs patronats, mais moi je pense qu’aujourd’hui le Mali doit avoir un seul syndicat des employeurs. 

    Par contre le Mali n’a pas besoin d’un patronat qui est discrédité aujourd’hui. On a besoin d’un patronat crédible. Un patronat avec des vrais patrons, un patronat composé de chefs d’entreprises, un patronat qui a une vision, un programme d’actions. Un patronat qui se gère avec des personnes, qui se gère avec l’ensemble des entreprises ; qui se gère avec une vision et qui contribue à faire des propositions concrètes pour que nous puissions vraiment changer de façon structurelle notre économie.

    Moi je pense que c’est de ça qu’on a besoin. On a besoin de créer la confiance entre le secteur public et le secteur privé. On a besoin de créer la confiance entre les entrepreneurs eux-mêmes ; on a besoin de faire en sorte que dans le secteur privé malien les entrepreneurs maliens puissent échanger entre eux. Que nous puissions créer une véritable économie locale dynamique qui peut être exportée !

    Mais Monsieur Sankaré, là on va vers un blocage. Si jamais de l’autre côté ils ne veulent pas adhérer à la proposition des 26 regroupements qui sont majoritaires, qu’est-ce qui va se passer in fine ?

    C’est sûr que le problème n’est pas réglé. Cela devient plus compliqué aujourd’hui qu’avant. Puisqu’avant on disait : Mamadou Sinsy et son bureau, Diadié Sankaré et son bureau ; maintenant, on parle de Diadié et de Sinsy, ça devient compliqué puisqu’on a polarisé le débat sur deux personnes.

    Comme vous l’avez déjà dit ce n’est pas votre personne qui incombe, vous ne voulez pas devenir Président pour des questions d’intérêts personnels mais pour changer et mettre le Patronat malien à niveau. Ces vœux sont-ils toujours d’actualité ? N’êtes-vous pas un peu dépité ?

    Je vais vous dire la vérité : que je sois Président du Patronat ou pas, je suis un opérateur économique ; je suis un entrepreneur malien qui essaie de donner le bon exemple. Je suis un entrepreneur citoyen, un entrepreneur résilient, ça c’est clair. Donc, aujourd’hui que je sois Président ou pas, je vais travailler pour que le secteur privé malien émerge. Je vais travailler pour qu’on puisse moderniser notre économie ; je vais travailler pour qu’on puisse moderniser notre secteur public ; c’est-à-dire faire des propositions concrètes où que je me trouve. Je peux être un porte-voix du secteur privé que je sois président ou pas du Patronat. D’ailleurs je le fais tous les jours. Partout dans le monde où je passe, je défends l’économie malienne, je parle de nos potentialités ; je parle de tout ce qu’on peut faire au Mali.

    Toujours est-il que vous serez candidat quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse ?

    De toutes les façons comme je vous l’ai dit, moi je n’ai pas été Président donc rien ne m’empêche d’être candidat. Et je pense qu’on ne peut pas exclure nommément quelqu’un parce que c’est à peine si on n’a pas écrit Diadié Sankaré dans les textes présentés. C’est très discriminatoire. Il est clair que je vais engager ma propre réflexion et ensuite je prendrais ma propre décision.

    Propos recueillis par Adama Dramé

  • Disparition d’un journaliste au Mali

    Disparition d’un journaliste au Mali

    Pourquoi le fils de l’ex-président doit être entendu

    09 Juillet 2021

    Par Adama Dramé

    Alors qu’Interpol s’intéresse à Karim Keïta, soupçonné d’être impliqué dans la disparition d’un journaliste en 2016, Reporters sans frontières (RSF) dévoile les résultats de son enquête qui justifient que le fils de l’ancien président malien soit entendu dans cette affaire.

    Saura-t-on un jour ce qui est arrivé au journaliste malien Birama Touré dans la soirée du 29 janvier 2016? L’ex reporter du Sphinx, un journal d’investigation malien, porté disparu depuis cette date, est probablement  mort selon les informations de RSF. Karim Keïta, le fils de l’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta renversé par un coup d’État il y a un an, détient peut-être une partie de la réponse à cette énigme. C’est la conviction d’un juge d’instruction du tribunal de grande instance de la commune IV de Bamako qui a sollicité le soutien d’Interpol selon l’AFP. C’est aussi celle de RSF. 

    “Birama a été tué et je l’ai vu couché”

    Que s’est-il passé? Au moment de sa disparition, Birama Touré avait commencé à enquêter sur une liaison qu’aurait entretenu Karim Keïta avec la femme de l’un de ses amis. Son ancien patron, le directeur de publication du Sphinx Adama Dramé qui a travaillé pendant près de 20 ans avec lui, est persuadé que cette enquête est à l’origine de sa disparition. Selon ses informations, c’est le lieutenant-colonel Cheikh Oumar N’Diaye, à l’époque conseiller du président, responsable de la division recherches de la Sécurité d’État, et en lien avec Karim Keïta (alors la commission Défense de l’Assemblée nationale), qui aurait proposé ses services pour régler cette affaire.  

    Selon un témoignage exclusif obtenu par RSF en 2019, mais qui n’avait pas encore été rendu public, Birama Touré a été détenu pendant plusieurs mois dans une prison secrète de la sécurité d’État, les services de renseignements maliens. Notre organisation a pu s’entretenir avec l’un des codétenus du journaliste. Selon ce témoin dont nous préservons l’anonymat pour sa sécurité, le journaliste a notamment occupé la “chambre froide”, une cellule dans laquelle les détenus étaient régulièrement torturés. Après de longs mois de calvaire, “Birama a été tué et je l’ai vu couché”, affirme ce témoin qui dit avoir assisté à la scène de ses propres yeux. Le journaliste aurait été exécuté de “trois coups de feu” à la fin de l’année 2016. Et le lieutenant-colonel Cheik Oumar N’Diaye était présent au moment des faits selon ce témoin… 

    Autre témoignage très inquiétant, celui de l’inspecteur de police Papa Mambi Keïta, ex-chef de la section cybercriminalité de la brigade d’investigations judiciaires (ndlr: sans lien de parenté avec la famille du président), tombé en disgrâce auprès de l’ancien régime pour avoir ordonné l’arrestation d’un des hommes de main de Karim Keïta… Contacté par RSF, il affirme lui aussi que Birama Touré a été tué et son corps “jeté dans puits”. Une information qu’il tient d’un informateur de la sécurité d’État qui lui a affirmé que le journaliste “n’aurait pas survécu aux sévices qui lui ont été infligés”. 

    En octobre 2017, le journal malien Le Pays, révélait également disposer de témoins affirmant que Birama Touré avait été détenu et séquestré à la sécurité d’État sur “ordre de Karim Keïta”. Le directeur de publication a par la suite été entendu par la justice sans que Karim Keïta ne soit inquiété. 

    Si ces récits divergent légèrement, le nom de Karim Keïta y revient systématiquement. Et les tentatives de diversion sont loin de faire illusion. Pour les deux ans de la disparition du journaliste, le 29 janvier 2018, une page Facebook à la gloire du fils de l’ex président intitulée “Soutien à Karim Keïta Katio” affirmait que Birama Touré, “endetté jusqu’au cou” aurait fui vers Dakar où il serait chez son oncle et en bonne santé. Une version qui n’a jamais été étayée par la moindre confirmation sérieuse.  

    “Si nous voulons savoir ce qui est arrivé à ce journaliste porté disparu et donné mort par certaines sources, il est essentiel que Karim Keïta dise ce qu’il sait compte tenu des liens qu’il a avec cette affaire, estime le responsable du bureau Afrique de RSF, Arnaud Froger. Les proches du journaliste attendent en vain la vérité depuis plus de cinq ans. Il est temps que la justice fasse toute la lumière sur ce qu’il est advenu de ce reporter.” 

    Joint par RSF, l’avocat de Karim Keïta a démenti l’existence d’un mandat d’arrêt international contre son client et indiqué que ce dernier faisait simplement l’objet d’une “demande de renseignements pour être entendu par Interpol à Abidjan”, en Côte d’Ivoire où il réside depuis le renversement de son père par un coup d’État militaire en août 2020. Il a également précisé que Karim Keïta n’avait “jamais eu affaire avec Birama Touré” et qu’il ne le connaissait pas.

    Une enquête préliminaire bâclée

    Aucune investigation sérieuse n’a jamais été menée pour tenter d’identifier ce qui est vraiment arrivé à Birama Touré. Dans les jours qui suivent la disparition du journaliste, ses proches visitent les hôpitaux et les morgues de la capitale malienne. En vain. Une enquête préliminaire est ouverte après le dépôt d’une plainte de la famille pour « disparition inquiétante”. Elle conclut rapidement, le 25 avril 2016, à une “disparition volontaire pour fuir les charges sociales et financières liées à son futur mariage”. Une thèse qui ne tient pas selon RSF, qui a pu rencontrer à Bamako deux membres de la famille de Birama Touré. Ces derniers ont confirmé que les préparatifs du mariage se passaient très bien, que le jour de sa disparition, il s’était rendu à la mairie pour le déclarer et qu’il avait reçu des promesses de soutien pour préparer cet événement qui devait avoir lieu quelques jours plus tard. Le 29 janvier 2016, après avoir pris congé de sa famille avec laquelle il avait passé l’après-midi, le journaliste rentre chez lui à moto vers 19h30. Il n’arrivera jamais jusqu’à son domicile et n’avait aucun effet personnel sur lui… Un scénario bien éloigné des préparatifs pour un départ volontaire. 

    Le dossier de l’enquête préliminaire consulté par RSF contient également de nombreuses zones d’ombres. Les fadettes ne font état d’aucun appel téléphonique reçu par le journaliste ni le jour, ni le lendemain de sa disparition alors que ses proches ont tenté à de multiples reprises de le joindre. Les caméras de vidéosurveillance présentes sur l’axe emprunté par le journaliste n’ont pas été exploitées. L’un de ses anciens collègues, rencontré au Mali par RSF, et qui est l’une des dernières personnes à avoir vu Birama Touré alors qu’il était accompagné d’un homme qui semblait menaçant, n’a pas été interrogé… 

    Le Mali reste un pays dangereux pour l’exercice du journalisme. Deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon y ont été assassinés en 2013. Le journaliste français Olivier Dubois y est otage d’un groupe armé depuis le 8 avril dernier.

    Le Mali occupe la 99e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse 2021 récemment publié par RSF.

  • L’Intelligence Artificielle et le Journalisme : Vers une nouvelle ère de l’analyse ?

    L’Intelligence Artificielle et le Journalisme : Vers une nouvelle ère de l’analyse ?

    Alors que les algorithmes génératifs s’emparent de la production de contenus, l’analyse humaine et l’éthique journalistique sont soumises à rude épreuve. Entre opportunité technologique et menace de standardisation, comment l’analyste du jour peut-il utiliser ces nouveaux outils sans perdre son âme ? === Par A K DRAMÉ === 

    L’Arrivée massive de l’intelligence artificielle générative dans les rédactions ressemble un peu à l’arrivée d’un invité surprise dans un dîner de gala : il est rapide, impressionnant, mais il a parfois tendance à parler un peu trop fort . . .

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