Boncana Maïga, disparu le 28 février 2026 à Bamako, restera comme l’un de ces rares musiciens dont le nom se confond avec une esthétique tout entière : celle du pont patiemment jeté entre l’Afrique de l’Ouest et les Caraïbes, entre le fleuve Niger et le Malecón de La Havane. Flûtiste élégant, arrangeur redouté, pédagogue discret mais exigeant, il aura façonné pendant plus d’un demi‑siècle le son moderne d’une Afrique qui se veut à la fois fidèle à ses racines et pleinement mondialisée.