Journal Le Sphinx

Notre axiome, c'est la vérité, le plus haut phare de la déontologie journalistique

LA PLUME D’ACIER AU CŒUR DE SOIE 

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À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, ce 8 mars 2026, nous tournons nos regards vers une icône de la presse malienne. Directrice de « L’Inter de Bamako », Amy Sanogo n’est pas seulement une journaliste ; elle est, depuis plus de trente-cinq ans, la voix infatigable des sans-voix et le rempart des opprimés. Portrait d’une femme de conviction qui a fait de l’encre le sang de son engagement pour le Mali.

Dans les salles de rédaction où l’agitation est constante et où l’urgence dicte sa loi, une silhouette se détache par sa sérénité et sa détermination inébranlable. Amy Sanogo. Un nom qui résonne comme une promesse de vérité dans le paysage médiatique malien. Alors que le monde célèbre les droits des femmes, il est essentiel de s’arrêter sur le parcours de celle qui a passé plus de trois décennies à écrire l’histoire de son pays, une édition à la fois.

Une vie au service de la vérité

Trente-cinq ans de carrière. Ce n’est pas un simple chiffre, c’est une vie de sacerdoce. Depuis ses débuts, Amy Sanogo a choisi le camp de la difficulté : celui des « plus faibles ». Là où d’autres auraient pu céder à la facilité ou au confort des salons dorés, elle a préféré arpenter les terrains poussiéreux et écouter les récits oubliés. À travers les colonnes de L’Inter de Bamako, elle a dénoncé les injustices avec une rigueur analytique qui force le respect, mais surtout avec une humanité qui touche au cœur.

La « Maman » de la Presse malienne

Au-delà de sa fonction de Directrice de publication, Amy est une « femme battante » dans le sens le plus noble du terme. Dans un secteur souvent dominé par les hommes, elle a su imposer sa marque, non par la force, mais par l’excellence de son travail et la solidité de ses principes. Elle incarne cette génération de femmes maliennes qui portent le pays sur leurs épaules, alliant la douceur de la bienveillance à la fermeté du défenseur des droits humains.

[Image de la presse écrite au Mali et journalisme engagé]

Un héritage gravé dans l’encre

Rendre hommage à Amy Sanogo aujourd’hui, c’est célébrer la résilience. C’est reconnaître que derrière chaque article de L’Inter de Bamako, il y a une veille citoyenne constante. Son engagement ne s’est jamais émoussé face aux crises que le Mali a traversées ; au contraire, il s’est fortifié. Elle reste une boussole pour la jeune génération de journalistes, leur montrant que la presse est avant tout un outil de développement social et de protection des libertés.

En ce 8 mars 2026, le Mali ne salue pas seulement une journaliste émérite, il remercie une fille dévouée, une patriote dont la plume continuera longtemps d’éclairer les zones d’ombre de notre société.

Merci, Amy, pour ces 35 années de lumière. 

  A K Dramé