Journal Le Sphinx

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SANCTIONS AMÉRICAINES

Karim Keïta toujours dans les filets de Washington

Chassez le passé, il revient au galop ! Les sanctions américaines visant Karim Keïta, fils de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, refont surface dans l’actualité. Mais que personne ne s’y trompe : elles ne sont pas nouvelles. Elles remontent au 9 décembre 2022.

Ce jour-là, le département américain du Trésor avait inscrit Karim Keïta parmi plus de 40 personnes et entités sanctionnées pour leur implication présumée dans des faits de corruption ou de violations des droits humains.

Washington lui reprochait notamment d’avoir profité de ses anciennes fonctions de président de la Commission défense de l’Assemblée nationale pour détourner des dépenses militaires, percevoir des pots-de-vin et orienter des contrats vers ses proche, destituer des cadres hostiles au régime

 Les autorités américaines l’avaient aussi mis en cause dans la disparition du journaliste Birama Touré. Des accusations que l’intéressé a toujours contestées. Karim Keïta  avait promis, à travers un de ses avocats,  d’apporter des clarifications au Trésor américain ; clarifications que ce dernier depuis quatre (4) ans 

La mesure entraîne le blocage de ses éventuels biens et intérêts financiers placés sous juridiction américaine. Les citoyens et entreprises des États-Unis ne peuvent, sauf autorisation, effectuer de transactions avec lui. L’ancien président guinéen Alpha Condé avait également été visé lors de cette même vague de sanctions. 

Toutefois, contrairement à ce qui circule, le gel des avoirs ne signifie pas leur restitution automatique au peuple malien. Il ne faut pas non plus confondre cette sanction financière avec le mandat d’arrêt international lancé contre Karim Kéïta   par la justice malienne dans le dossier Ministère public contre Moussa Diawara et autres pour enlèvement, torture et assassinat  de Birama Touré. 

Une éventuelle coopération judiciaire ou extradition obéit à une procédure distincte. Encore faut-il que les autorités maliennes en aient la volonté !

En attendant nos confrères auraient dû s’intéresser aussi à l’extraction du corps de Birama Touré qui se trouve dans un vieux puits sis dans un domaine de la famille Haîdara à Sébénikoro ! C’est la moindre des choses non ?

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