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Réconciliation à quel prix : et Iyad Ag Ghaly ?

BAMAKO et Alger se reparlent. Les ambassadeurs sont revenus, les frontières diplomatiques se rouvrent et une visite du général Assimi Goïta en Algérie est annoncée. Tant mieux ! Mais derrière les poignées de main demeure une question qui fâche : que deviendra Iyad Ag Ghaly?

Chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, inscrit sur la liste des sanctions des Nations unies, Iyad Ag Ghaly reste l’un des principaux ennemis du Mali. Son nom est associé aux violences qui endeuillent le pays depuis plus d’une décennie.

À Bamako, une vieille suspicion persiste : le chef djihadiste bénéficierait de protections ou de relais du côté algérien. Certains vont jusqu’à le présenter comme un pion des services de renseignement d’Alger. Mais cette accusation, régulièrement évoquée, n’a jamais été publiquement démontrée et l’Algérie la rejette.

Alors, réconciliation, oui. Mais à quel prix ?

Le rapprochement entre les deux voisins ne sera véritablement sincère que si Alger apporte des réponses claires sur les mouvements des groupes armés le long de sa frontière et pose des actes contre leurs éventuels sanctuaires.

On peut rétablir les ambassadeurs et multiplier les déclarations fraternelles. Mais tant qu’Iyad Ag Ghaly restera libre de manœuvrer, une ombre continuera de planer sur les retrouvailles entre Bamako et Alger.

Entre voisins, on peut tout pardonner. Sauf de fermer les yeux sur celui qui met le feu à votre maison.

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